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  • Gabon : le plan énergétique 2026-2035 dévoilé au Cap

    Gabon : le plan énergétique 2026-2035 dévoilé au Cap

    Le Gabon a officiellement présenté sa feuille de route énergétique pour la période 2026-2035 au Cap, en marge du Forum africain de l’énergie, un rendez-vous incontournable pour le secteur sur le continent. Conduite par le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, la délégation gabonaise a détaillé ses priorités stratégiques devant un public de plus de quarante-cinq pays, des institutions financières internationales, des fonds spécialisés et des grands opérateurs du domaine. Libreville vise ainsi à se repositionner sur la carte énergétique africaine et à attirer une partie des capitaux en circulation sur le continent.

    Une décennie pour combler le déficit énergétique

    Ce plan décennal ambitionne de structurer durablement le mix énergétique national. Le Gabon, dont l’électricité provient encore majoritairement de l’hydroélectricité et du thermique, souhaite diversifier ses sources d’approvisionnement tout en élargissant l’accès aux services de base. L’accès universel à l’électricité reste un enjeu crucial, surtout dans les zones rurales où le taux de raccordement est bien inférieur à celui des villes.

    Pour les autorités gabonaises, il ne s’agit pas seulement de produire davantage, mais aussi de moderniser un réseau de transport et de distribution vieillissant, source de pertes techniques et de dégradation de la qualité du service. Le plan repose sur trois piliers : l’augmentation des capacités installées, le renforcement des infrastructures de transport et le déploiement de solutions décentralisées pour les zones isolées. Cette approche intégrée doit rendre crédible l’objectif gouvernemental d’un accès universel.

    Le Cap, vitrine pour attirer les financements

    Le choix du Forum africain de l’énergie comme tribune est stratégique. Cette rencontre au Cap rassemble chaque année une grande partie des décideurs publics, des prêteurs multilatéraux et des investisseurs actifs en Afrique. Pour le Gabon, dont la marge budgétaire est contrainte et la dette publique surveillée, la mobilisation de financements concessionnels et de capitaux privés est essentielle à la réussite de son plan décennal.

    Philippe Tonangoye a saisi cette occasion pour présenter les opportunités d’investissement à venir, tant dans la production renouvelable que dans le segment thermique de transition. Le Gabon possède un potentiel hydroélectrique encore largement inexploité, estimé à plusieurs gigawatts, ainsi qu’un potentiel solaire notable dans certaines régions. S’y ajoute la valorisation locale du gaz naturel pour la production électrique, une piste défendue par les autorités.

    La présence d’institutions financières internationales et de fonds d’infrastructures offre à Libreville un canal direct pour entamer des négociations bilatérales. Au-delà des annonces, la transformation du plan en projets bancables reste le véritable défi. Les bailleurs attendent généralement des cadres réglementaires stables, des appels d’offres compétitifs et une visibilité tarifaire avant de s’engager sur le long terme.

    Souveraineté énergétique et arbitrages industriels

    Le plan 2026-2035 s’inscrit dans une volonté plus large de réaffirmation de la souveraineté économique portée par les autorités de transition. L’énergie en est un pilier central, car une électricité fiable conditionne le développement des chaînes de valeur industrielles locales, notamment dans le bois, les mines et la transformation des hydrocarbures. Pour monter en gamme sur ces filières, il faut une offre énergétique compétitive et régulière.

    Reste à concilier cet impératif avec les engagements climatiques du pays, qui se veut exemplaire en matière de préservation forestière. L’arbitrage entre le développement rapide de capacités thermiques et l’accélération des renouvelables va probablement orienter les choix d’investissement de la prochaine décennie. Le Forum du Cap a permis d’ouvrir ce débat publiquement et de tester l’intérêt des investisseurs pour le marché gabonais.

  • La Turquie quitte le mondial 2026 après une défaite face au Paraguay

    La Turquie quitte le mondial 2026 après une défaite face au Paraguay

    Après un revers déjà subi contre l’Australie quelques jours plus tôt, la sélection turque a de nouveau chuté, cette fois contre le Paraguay (0-1). Menée dès les premières minutes, l’équipe n’a jamais su inverser la tendance, malgré un avantage numérique durant toute la seconde période. Cette défaite scelle son élimination de la Coupe du monde 2026.

  • Une panne informatique plonge Libreville dans l’obscurité

    Une panne informatique plonge Libreville dans l’obscurité

    En pleine saison chaude, alors que les climatiseurs et ventilateurs sont indispensables, les habitants de Libreville sont plongés dans le noir. Depuis l’aube du 15 juin, les clients de la SEEG ne peuvent plus acheter les unités EDAN, les crédits nécessaires à leurs compteurs électriques.

    Dans un communiqué officiel, l’entreprise a évoqué un « dysfonctionnement informatique » survenu durant la nuit, sans donner de date précise pour le retour à la normale. En fin de journée, des sources proches espéraient un rétablissement imminent.

    Dans les rues de la capitale, de nombreux abonnés désespérés se sont rendus au siège de la SEEG, au centre-ville, pour tenter d’obtenir une solution. Mais les guichets sont restés fermés.

    « On n’a pas d’information fiable. Tout le monde est obligé d’attendre jusqu’à ce que ça se rétablisse », déplore Eric Ovono, client résigné, traduisant l’exaspération générale face à ce black-out informationnel.

    Jennifer Engouma, habituée à acheter ses tickets dans les petites agences, a rencontré un mur. « On m’a dit que c’est un problème de connexion. Je me suis donc rendue au centre-ville, à la direction générale, et ici non plus il n’y a pas d’unités. Je suis à mon 4e jour sans courant. Et la nuit, on cohabite avec les moustiques », confie-t-elle, épuisée.

    Le témoignage de Marceline est tout aussi alarmant. « C’est insupportable surtout avec la chaleur ! Mais on n’a pas le choix que d’attendre. J’ai essayé de payer par Airtel Money comme d’habitude, mais ça ne passe pas. On reçoit un message en anglais qui prouve que le système dysfonctionne. La nourriture se détériore au congélateur », s’indigne-t-elle, soulignant l’ironie d’un message d’erreur dans une langue étrangère, symbole d’un système qui a perdu ses repères.

    Au-delà de la simple panne technique, c’est la résilience des infrastructures numériques de la SEEG qui est une nouvelle fois questionnée. En cette ère de digitalisation forcée, où le paiement mobile et les compteurs intelligents sont devenus la norme, une simple défaillance informatique suffit à paralyser des milliers de ménages, les renvoyant à des méthodes de paiement obsolètes et à une attente passive.

    Alors que la nuit tombe sur Libreville, les regards sont tournés vers les serveurs de la SEEG. L’espoir d’un rétablissement rapide est sur toutes les lèvres, mais pour beaucoup, l’amertume demeure. La promesse d’un service fiable s’est une fois de plus heurtée à la fragilité d’un système qui, à la moindre secousse, plonge la capitale dans une inquiétante obscurité.

  • Brésil: une victoire 3-0 contre Haïti, mais une deuxième mi-temps moins convaincante

    Brésil: une victoire 3-0 contre Haïti, mais une deuxième mi-temps moins convaincante

    Brésil: une victoire 3-0 contre Haïti, mais une deuxième mi-temps moins convaincante

    En 1994, le Brésil met fin à 24 ans de disette en gagnant la Coupe du monde aux États-Unis. Pourtant, le sélectionneur Carlos Alberto Parreira essuie des critiques sur le jeu peu spectaculaire de son équipe, surtout en finale face à l’Italie. Journalistes, supporters et même sa mère lui reprochent ce style. Car au Brésil, le résultat ne suffit pas : la manière compte tout autant.

    Les fans brésiliens veulent des victoires, mais aussi du beau jeu, ce fameux joga bonito. Vendredi à Philadelphie, la Seleção leur a offert les deux face à Haïti (3-0)… du moins durant une mi-temps.

    Le technicien italien du Brésil, Carlo Ancelotti, a modifié son attaque en remplaçant Igor Thiago, titulaire contre le Maroc (1-1), par Matheus Cunha. Le choix s’est avéré payant très vite.

    L’attaquant de Manchester United a ouvert le score juste avant la première pause hydropublicitaire, en déviant un tir mal repoussé de son coéquipier Vinícius Jr.

    Cunha inscrit un second but d’une frappe du pied gauche dans la lucarne, encore sur une offrande de Vinícius Jr. Il en profite pour exhiber au monde entier sa célébration de surfeur.

    Le rapide Vinícius Jr. s’est à son tour transformé en buteur avant la pause, profitant d’une passe lobée de Lucas Paquetá – bien plus en verve que lors du premier match de groupe C face au Maroc – pour prendre de vitesse une défense haïtienne trop haute.

    Les tribunes vibraient. On s’attendait à ce que les Auriverdes infligent aux Grenadiers le même sort que le Canada aux Qataris la veille. D’autant qu’Haïti, au jeu rugueux, avait écopé d’un carton jaune dès la 4e minute. Mais le sélectionneur Sébastien Migné a réagi : il est passé d’une défense à cinq à une défense à quatre, avec un bloc plus bas et un milieu plus compact, ce qui a endigué l’hémorragie.

    Les Haïtiens n’ont pas « garé l’autobus » devant leur cage, comme le veut le cliché défensif. Ils ont continué à proposer un jeu direct et volontaire, mais plus lucide qu’en première période. On n’affronte pas le Brésil comme on affronte le Costa Rica.

    Une deuxième mi-temps en deçà des attentes

    La seconde période en demi-teinte du Brésil s’explique par une baisse de rythme, mais aussi par la stratégie efficace d’Haïti pour contenir l’attaque auriverde, privée de Raphinha, blessé sur le flanc droit dès la 40e minute. Ce détail n’est pas anodin : l’ailier brésilien a connu une saison exceptionnelle au FC Barcelone avec 34 buts et 22 passes décisives.

    Neymar, toujours blessé, n’a même pas fait le déplacement à Philadelphie. On peut se demander si Ancelotti n’aurait pas mieux fait de sélectionner João Pedro, tranchant à Chelsea cette saison.

    Le premier sélectionneur étranger du Brésil s’est probablement évité une polémique : écarter Neymar (34 ans), même s’il est plus ou moins blessé depuis dix ans, aurait été perçu par certains journalistes et supporters comme un crime de lèse-majesté.

    Après un match difficile contre le Maroc, le Brésil regrettera peut-être de ne pas avoir davantage creusé l’écart au différentiel de buts avant le dernier match de groupe. Les Brésiliens n’ont su profiter de quelques erreurs de communication entre les défenseurs haïtiens et leur gardien Johny Placide.

    De son côté, Haïti s’est créé quelques occasions, notamment sur un une-deux entre Martin Expérience et son ami Pierrot, qui a offert le premier corner aux Grenadiers. Ils ont bien failli marquer sur leur deuxième corner, après l’heure de jeu, mais le gardien brésilien Alisson veillait.

    Haïti est devenue vendredi la première nation éliminée de ce Mondial. Le match à prendre pour les Grenadiers, c’était contre l’Écosse, et ils ont donné du fil à retordre aux Écossais jusqu’à la dernière minute avant de s’incliner 1-0. Ils n’ont pas à rougir d’avoir été sortis par la nation la plus titrée de la compétition, pour leur deuxième participation seulement.

    Haïti jouera pour l’honneur mercredi contre la redoutable sélection du Maroc, demi-finaliste en 2022. Ce match sera suivi de près par les membres de leurs diasporas respectives au Québec, le jour de notre fête nationale.

    En 1974, Haïti avait perdu ses trois matchs de poule : 3-1 face à l’Italie, 7-0 face à la Pologne (52 ans, jour pour jour, avant cette défaite contre le Brésil) et 4-1 face à l’Argentine. Emmanuel Sanon avait marqué les deux buts des Grenadiers. Mercredi, y aura-t-il un nouveau buteur haïtien en Coupe du monde ?

    Les Brésiliens, quintuples champions du monde, éliminés en quarts de finale par la Croatie en 2022, n’ont pas remporté le tournoi depuis 2002, à l’époque des formidables 3R : Ronaldo, Rivaldo et Ronaldinho. Il s’agit de leur plus longue disette depuis celle qui a suivi le deuxième sacre de Pelé, en 1970. Ils sont dus, comme on disait avant les tirs au but de la finale de 1994 au Rose Bowl de Pasadena. Sont-ils prêts à gagner, et avec panache cette fois ?

  • Jan Paul van Hecke : le transfert à 60 millions qui booste sa confiance avant Pays-Bas – Suède

    Jan Paul van Hecke : le transfert à 60 millions qui booste sa confiance avant Pays-Bas – Suède

    Le défenseur néerlandais Jan Paul van Hecke s’est présenté en conférence de presse à Houston, la veille du match Pays-Bas – Suède, trois jours après avoir finalisé son transfert de Brighton à Tottenham pour 60 millions d’euros.

    Jan Paul van Hecke lors de la conférence de presse des Pays-Bas, ce vendredi.  (P. Noble/Reuters)

    Jan Paul van Hecke lors de la conférence de presse des Pays-Bas, ce vendredi. (P. Noble/Reuters)

    Interrogé sur son nouveau statut de joueur à 60 millions d’euros, le défenseur a souri avant de répondre : « C’est toujours difficile de s’exprimer sur ça, je suis surtout content pour ce que ça rapporte à mon ancien club et mon club formateur. Mais pour moi ça ne signifie rien, ça ne me changera pas, même si je suis fier de signer dans un des plus grands clubs anglais. »

    Avec un œil au beurre noir, Van Hecke a précisé que ce n’était pas dû à son sélectionneur Ronald Koeman, présent à ses côtés. Il a insisté sur sa concentration : « D’abord, je suis totalement concentré sur ce match et sur rien d’autre. Ce transfert ne me distrait pas, je suis connecté sur l’équipe des Pays-Bas. Concrètement, je n’étais pas impliqué la journée entière sur la finalisation du transfert. Le sélectionneur m’a laissé le temps nécessaire pour gérer ça. »

    « Être ici, c’est vraiment une super expérience, je suis tellement fier d’être là ! »
    Jean-Paul van Hecke

    Le joueur de 26 ans dispute sa première phase finale et se projette sur les échéances à venir. Il retrouvera à Tottenham son ancien entraîneur Roberto de Zerbi, ainsi que des compatriotes comme Xavi Simons et Micky van de Ven. Ce dernier est également convoité par Liverpool et Barcelone.

    Le transfert profite aussi au NAC Breda, club formateur de Van Hecke, qui avait négocié 7,5 % sur toute revente future en 2020. L’indemnité de formation devrait rapporter environ 4,5 millions d’euros au club néerlandais. « C’est mérité pour ce club », a expliqué le défenseur originaire d’Arnemuiden, une ville côtière du sud des Pays-Bas.

  • Ismaël Saïbari, homme fort du Maroc en Coupe du monde : but et transfert record

    Ismaël Saïbari, homme fort du Maroc en Coupe du monde : but et transfert record

    Ismaël Saïbari continue d’impressionner lors de cette Coupe du monde 2026. Après avoir ouvert le score face au Brésil lors du premier match, l’attaquant du PSV Eindhoven a récidivé contre l’Écosse avec une frappe puissante sous la barre dès la deuxième minute. Ce but a offert la victoire au Maroc (1-0) et place l’équipe en excellente position pour se qualifier pour les seizièmes de finale.

    Avec quatre points en deux rencontres et un dernier match abordable face à Haïti, les Lions de l’Atlas sont quasiment certains de figurer parmi les meilleurs troisièmes. Leur succès doit beaucoup à leur jeune attaquant, décisif à deux reprises. Après la finesse pour tromper Alisson, il a fait parler sa puissance d’un missile imparable pour le portier écossais.

    En parallèle, le joueur de 22 ans est sur le point de rejoindre le Bayern Munich pour un montant record de 55 millions d’euros. Avant la rencontre, le sélectionneur marocain Mohamed Ouahbi a confirmé l’information : « Nous sommes très fiers quand des joueurs marocains évoluent dans des grands clubs, et le Bayern Munich en fait partie. Le joueur reste serein et concentré sur le Maroc. Je connais bien Vincent Kompany, et il sait que la priorité aujourd’hui, c’est la Coupe du monde. On est très sereins et fiers quand ce sera fait, car nous voulons nos meilleurs éléments dans les plus grands clubs. »

  • Ultimatum de Sonko au président Faye sur la révision constitutionnelle

    Ultimatum de Sonko au président Faye sur la révision constitutionnelle

    Ousmane Sonko-Président Assemblée nationale

    Dakar – À l’issue de la Conférence des présidents tenue ce vendredi 19 juin, l’Assemblée nationale sénégalaise a dévoilé un agenda parlementaire très chargé. Les textes relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale sont programmés pour un examen en commission dès ce samedi 20 juin, avant leur discussion en séance plénière prévue le lundi 22 juin.

    Mais c’est la proposition de loi visant une révision de la Constitution qui suscite le plus d’attention. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a détaillé le dossier devant les membres du Bureau. Il a confié n’avoir reçu, à ce jour, aucune réponse du président Bassirou Diomaye Faye concernant l’avis obligatoire qui lui a été formellement soumis.

    Face à ce silence de l’exécutif, le chef du Parlement a fixé un ultimatum au lundi 22 juin. Passé ce délai, quelle que soit la position de la présidence, le Bureau de l’Assemblée nationale sera convoqué pour poursuivre la procédure législative. Ousmane Sonko a fermement indiqué son intention de voir ce texte examiné et adopté avant la fin de la session ordinaire.

    Par ailleurs, le président de l’Assemblée a rappelé que le Parlement attend toujours le dépôt de deux textes financiers majeurs, pourtant déjà validés en Conseil des ministres : le projet de Loi de finances rectificative (LFR) et le document de Débat d’orientation budgétaire (DOB). Le compte à rebours est lancé entre le législatif et l’exécutif.

    Affaire à suivre…

  • Attaque aéroport Niamey : JNIM revendique, France accusée

    Attaque aéroport Niamey : JNIM revendique, France accusée

    Attaque de l’aéroport de Niamey : le JNIM revendique

    Le jeudi 18 juin 2026, une base militaire située dans l’enceinte de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une attaque terroriste. L’opération, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) – branche sahélienne d’Al-Qaïda – a été repoussée par les Forces de défense et de sécurité nigériennes après plus de deux heures d’affrontements violents.

    Bilan et accusations

    Après plusieurs heures d’opérations de ratissage, l’armée nigérienne a communiqué un bilan officiel. Les autorités nigériennes ont accusé la France d’être impliquée dans cette attaque.

  • Rabat célèbre le 65e anniversaire des relations diplomatiques entre le Maroc et le Vietnam

    Rabat célèbre le 65e anniversaire des relations diplomatiques entre le Maroc et le Vietnam

    Une journée commémorative a marqué, vendredi à Rabat, le 65e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Maroc et le Vietnam. Organisée par l’ambassade du Vietnam au Maroc, en partenariat avec le Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, cette manifestation a mis en avant la profondeur des liens unissant les deux nations.

    L’événement a notamment été ponctué par l’inauguration d’une exposition thématique intitulée « Le président Hô Chi Minh – Symbole de paix et d’amitié internationale ». Cette exposition, ouverte jusqu’au 26 juin, retrace le parcours du héros de la libération nationale vietnamienne, dont l’engagement était guidé par les idéaux de paix, d’indépendance et de coopération entre les peuples.

    Organisée en collaboration avec l’Association d’amitié Maroc-Vietnam et le Site commémoratif du président Hô Chi Minh (ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme), la célébration a également été marquée par un séminaire consacré aux opportunités de renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines diplomatique, économique, académique, culturel et humain.

    Dans son discours d’ouverture, le Haut-Commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, Mustapha El Ktiri, a souligné la portée historique et stratégique des relations maroco-vietnamiennes. « Cette célébration incarne la rencontre de deux peuples dont les trajectoires historiques, forgées dans l’épreuve et guidées par un même idéal de liberté, se rejoignent dans une communauté de valeurs et de destin », a-t-il déclaré. Également président de l’Association d’amitié Maroc-Vietnam, M. El Ktiri a rappelé l’inauguration en 2022 à Kénitra de la Porte du Vietnam, en écho à la Porte du Maroc à Bà Vi, deux monuments jumeaux reliant les continents et les générations.

    L’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Vietnam au Maroc, Le Kim Quy, s’est réjouie de l’évolution positive et concrète des relations bilatérales. Elle a relevé l’intensification des visites de haut niveau au cours des dernières années, preuve d’une confiance mutuelle et d’une volonté commune de renforcer ce partenariat stratégique. Sur le plan économique, la diplomate a indiqué que le volume des échanges commerciaux avait atteint 390 millions de dollars en 2025, une dynamique vertueuse qui s’étend également à l’enseignement, aux échanges culturels et humains, ainsi qu’à la coopération décentralisée entre collectivités territoriales.

    La journée s’est achevée par l’inauguration de la Bibliothèque Hô Chi Minh, qui rassemble des ouvrages en français, anglais et arabe, offerts par le Site commémoratif du leader vietnamien au Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération.

  • Ekoué Djro Glokpor, nouveau pilote de la BCEAO au Togo

    Ekoué Djro Glokpor, nouveau pilote de la BCEAO au Togo

    Ekoué Djro Glokpor a officiellement pris les rênes de la Direction nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Togo. La cérémonie d’installation s’est déroulée lors de la deuxième session ordinaire du Conseil national du crédit (CNC), le 18 juin 2026 à Lomé. Cet événement marque un tournant dans la gestion monétaire et financière du pays, dans un climat économique mêlant progrès numériques et fragilités persistantes.

    Le nouveau directeur national succède à Akuwa Dogbe Azoma. Il quitte le siège de la BCEAO à Dakar, où il a occupé des postes clés : directeur de la Comptabilité, directeur général de l’Organisation et des Systèmes d’information, puis conseiller du Gouverneur. Son retour au Togo a été salué par le ministre de l’Économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, qui a présidé la session en l’absence du ministre des Finances, Essowè Georges Barcola.

    « C’est un honneur pour moi d’accepter cette responsabilité. Je mesure pleinement l’ampleur du travail à accomplir », a déclaré Glokpor face aux membres du Conseil.

    Une répartition du crédit toujours inégale

    La session a également permis de dresser un état des lieux de l’économie et de la monnaie arrêté à fin mars 2026. Les chiffres révèlent des contrastes : le taux d’utilisation des services bancaires numériques atteint 32,2 %, le taux d’intérêt moyen est descendu à 7,5 % et l’épargne collectée par les banques et institutions de microfinance a augmenté. En revanche, les prêts bancaires aux entreprises ont chuté de 15 %, les établissements se tournant vers les marchés financiers régionaux, tandis que la microfinance a vu ses encours bondir de 30 %.

    La répartition sectorielle du crédit bancaire demeure très concentrée : 70 % des nouveaux financements profitent à un petit cercle de grandes entreprises. L’agriculture ne reçoit que 1,5 % des concours et l’habitat à peine 1,1 %. Face à ce constat, le ministre Patoki a exhorté les banques à utiliser les mécanismes de partage de risques existants, tels que le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA), le Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) et le Fonds de solidarité africain (FSA).

    Le taux brut de dégradation du portefeuille bancaire s’établit à 13,4 %, bien au-dessus du seuil de 5 % visé pour 2027. Le CNC a demandé aux banques concernées de renforcer leurs actions de recouvrement.

    Accélération de la digitalisation des paiements

    Un plan d’action pour accélérer la digitalisation des paiements sur tout le territoire togolais a été adopté lors de cette session. Le ministère des Finances n’a pas encore communiqué le calendrier de mise en œuvre ni les ressources allouées.

    En tant que directeur national, Ekoué Djro Glokpor sera l’interlocuteur principal de la BCEAO auprès des autorités publiques togolaises, du ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que des directions générales des banques commerciales implantées dans le pays. Le Togo, membre de l’UEMOA, utilise le franc CFA, émis par la BCEAO basée à Dakar.

  • Gabon : l’épreuve de transparence de l’ONU à Libreville

    Gabon : l’épreuve de transparence de l’ONU à Libreville

    À la fin juin 2026, Libreville s’apprête à accueillir une mission onusienne d’un genre particulier. Le Gabon sera au centre d’un des exercices internationaux les plus rigoureux en matière de gouvernance, transparence financière et lutte contre la corruption.

    Du 29 juin au 1er juillet 2026, des experts de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) passeront au crible les dispositifs gabonais de prévention de la corruption, de détection des flux financiers illicites et de recouvrement des avoirs criminels.

    Au-delà du protocole, cet examen revêt une dimension stratégique majeure. À l’heure où la crédibilité d’un pays repose sur la robustesse de ses institutions et la santé de son économie, cette mission représente un test décisif pour la confiance internationale.

    Gouvernance sous observation

    Cette mission s’inscrit dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption, principal instrument juridique mondial de lutte contre les pratiques corruptives.

    Le Gabon a officiellement engagé ce processus en octobre 2025 en transmettant son autoévaluation aux États examinateurs, le Tchad et la Libye, ainsi qu’aux experts de l’ONUDC. L’étape qui s’ouvre désormais à Libreville est la plus déterminante. Elle permettra aux évaluateurs de confronter les textes aux réalités opérationnelles.

    L’examen portera sur deux piliers majeurs de la Convention. Le premier concerne les mesures préventives destinées à réduire les risques de corruption dans l’administration publique. Le second s’intéresse au recouvrement des avoirs, devenu l’un des enjeux les plus sensibles de la coopération internationale.

    Les experts analyseront les mécanismes de déclaration de patrimoine, les procédures de passation des marchés publics, les règles d’éthique applicables aux agents publics, les systèmes de contrôle budgétaire ainsi que les dispositifs nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux.

    La Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), les administrations économiques et financières, les juridictions, les services de sécurité et les autorités de régulation seront directement mobilisés dans cet exercice.

    La bataille mondiale des avoirs illicites

    Le chapitre sur le recouvrement des avoirs constitue probablement le cœur de cette évaluation. Aujourd’hui, les détournements de fonds publics, la corruption transnationale et les circuits de blanchiment s’appuient sur des mécanismes financiers de plus en plus sophistiqués. Les capitaux illicites traversent plusieurs juridictions, empruntent des structures complexes et disparaissent parfois derrière des montages internationaux difficilement traçables.

    Dans ce contexte, la capacité d’un État à identifier, saisir, confisquer et récupérer ces ressources est devenue un indicateur majeur de sa maturité institutionnelle. Pour le Gabon, l’enjeu est double : démontrer que les dispositifs nationaux répondent aux standards internationaux, et prouver que les institutions disposent des moyens techniques et juridiques pour protéger les ressources publiques.

    Cette dimension est particulièrement observée par les partenaires financiers internationaux, les agences de notation, les bailleurs de fonds et les investisseurs, qui accordent une importance croissante aux critères de gouvernance.

    Une crédibilité à consolider

    Au-delà des résultats techniques, cet exercice envoie un signal fort. Dans un monde où la transparence et la responsabilité publique sont devenues des exigences, les États qui acceptent de se soumettre à un contrôle indépendant montrent leur volonté de progresser. Le Gabon entend s’inscrire dans cette dynamique.

    La mission de Libreville ne se limite pas à un bilan : elle doit identifier les faiblesses, renforcer les mécanismes existants et améliorer la coopération avec les partenaires internationaux. À travers cet examen, le pays met en jeu une partie de sa crédibilité institutionnelle.

    Dans une économie mondiale où la confiance est une ressource stratégique, la qualité de la gouvernance pèse désormais autant que les richesses naturelles. Le rendez-vous de Libreville dépasse largement une simple obligation conventionnelle. C’est une occasion unique de prouver que la lutte contre la corruption n’est plus un discours, mais un chantier concret de modernisation de l’État. Pour le Gabon, l’enjeu n’est pas seulement l’évaluation, mais la conviction.

  • PSG : Liverpool prêt à payer 100m€ pour Yan Diomandé, le coup dur ?

    PSG : Liverpool prêt à payer 100m€ pour Yan Diomandé, le coup dur ?

    Avec l’ouverture officielle du mercato estival, le PSG pourrait bien frapper un grand coup sur le marché des transferts. Parmi les noms qui circulent dans l’entourage du club parisien, celui de Yan Diomandé revient avec insistance. Actuellement en pleine Coupe du monde avec la Côte d’Ivoire, l’ailier du RB Leipzig suscite un vif intérêt. Mais une ombre plane sur ce dossier : un concurrent de taille vient de se manifester.

    Diomandé et Liverpool, la connexion se précise

    Du côté du PSG, on suit de près l’évolution du jeune Ivoirien de 19 ans, mais la concurrence s’annonce rude. Liverpool, en pleine reconstruction offensive, aurait pris les devants. Les Reds préparent visiblement l’après-Mohamed Salah et voient en Diomandé un successeur idéal. Des sources proches du dossier indiquent que le club anglais aurait déjà fait part à Leipzig de sa volonté de débourser 100 millions d’euros pour s’attacher les services du crack. Le PSG reste en embuscade, mais la tendance pencherait pour l’instant du côté de la Mersey.

    Le RB Leipzig ne lâche pas son joyau

    Pour le moment, le RB Leipzig ne semble pas prêt à céder. Alors que Liverpool aurait formulé une offre de 90 millions d’euros plus 10 millions de bonus, le club allemand aurait décliné la proposition. La direction saxonne n’a aucune intention de vendre son pépite, que ce soit aux Anglais ou aux Parisiens. Au contraire, Leipzig envisagerait même de prolonger Diomandé et d’augmenter son salaire pour le conserver dans ses rangs. Une stratégie qui pourrait compliquer la tâche du PSG et de Liverpool dans ce feuilleton estival.