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  • Le Gabon à la tête du CAMES pour un an de réformes académiques

    Le Gabon à la tête du CAMES pour un an de réformes académiques

    La 43e session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) s’est achevée à Libreville sur une décision marquante : le Gabon, représenté par le ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Charles Edgar Mombo, accède à la présidence en exercice de l’institution pour un mandat d’un an. Cette responsabilité stratégique place le pays au cœur des efforts de modernisation, d’excellence et de rayonnement de l’enseignement supérieur africain.

    À l’issue des délibérations, ponctuées par l’adoption de nombreuses recommandations et résolutions, le ministre gabonais a réaffirmé la volonté de son pays de faire de cette période un levier d’actions concrètes et de résultats mesurables, au profit des universités, des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des étudiants de l’espace CAMES.

    « Cette année de présidence gabonaise sera placée sous le signe d’un suivi rigoureux des décisions du Conseil des ministres, afin que chaque résolution adoptée se traduise par des avancées tangibles », a déclaré M. Mombo en détaillant les grandes orientations de son mandat.

    Le Gabon entend notamment veiller à l’application rapide des recommandations, promouvoir le renforcement de l’assurance qualité et de l’excellence académique dans les établissements d’enseignement supérieur, soutenir les initiatives visant à accroître la visibilité et l’attractivité internationale de la recherche scientifique produite dans les États membres, et encourager la transformation numérique de l’enseignement supérieur et de la recherche.

    Cette vision s’inscrit dans la continuité du travail mené par le Secrétariat général du CAMES, dirigé par le Professeur Souleymane Konaté. La 43e session ordinaire a ainsi entériné les propositions des experts réunis à Libreville du 15 au 16 juin. Elle a adopté une stratégie ambitieuse de redynamisation visant à renforcer la place de l’espace CAMES sur la scène scientifique mondiale. Malgré un potentiel considérable, cet espace ne représente actuellement qu’environ 2 % de la production scientifique planétaire.

    Pour inverser cette tendance, plusieurs pistes innovantes ont été retenues, dont la création d’une Académie virtuelle du CAMES. Présentée comme un véritable centre de services scientifiques et académiques, cette plateforme numérique aura pour mission d’accompagner les États et les institutions d’enseignement supérieur et de recherche dans leurs efforts pour améliorer les performances des universités, favoriser le partage des connaissances et renforcer les capacités des chercheurs.

    Le programme porté par le Gabon met également l’accent sur le renforcement de la solidarité entre les États membres, le développement de la mobilité académique, l’intensification de la coopération scientifique, ainsi que la promotion de l’innovation, de l’entrepreneuriat universitaire et de l’employabilité des diplômés.

    La ministre guinéenne de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Diaka Sidibé, présidente sortante du Conseil des ministres du CAMES, a salué l’engagement des États membres en faveur de la transformation de l’institution et exprimé sa confiance dans la capacité du Gabon à poursuivre les réformes engagées.

    La session de Libreville a également été marquée par un hommage appuyé au président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont le soutien constant à l’enseignement supérieur, à la recherche scientifique et à l’intégration académique africaine a été unanimement salué par les participants.

    Avec cette présidence, le Gabon hérite d’une mission stratégique : faire du CAMES un espace toujours plus performant, innovant et compétitif, capable de répondre aux défis contemporains de la formation, de la recherche et du développement. Une ambition qui pourrait ouvrir une nouvelle ère pour l’enseignement supérieur africain et renforcer son influence sur la scène scientifique internationale.

    L’instance suprême de gouvernance du CAMES a décidé que la 44e session ordinaire du Conseil des ministres se tiendra en 2027 à Yaoundé, au Cameroun.

  • La diplomatie béninoise sous Romuald Wadagni : un nouvel élan vers l’AES

    La diplomatie béninoise sous Romuald Wadagni : un nouvel élan vers l’AES

    Après son investiture le 24 mai, le président béninois Romuald Wadagni a entamé un voyage diplomatique qui l’a conduit au Nigeria, au Niger, au Mali, au Burkina Faso, au Togo, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Cette tournée marque un tournant dans la politique étrangère du Bénin, après des années de tensions entre l’ancien président Patrice Talon et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), en particulier le Niger.

    La nouvelle stratégie diplomatique du Bénin envers l’AES constitue un développement majeur pour l’Afrique de l’Ouest. Elle met un terme à la période de confrontation qui avait suivi les coups d’État dans les pays membres de l’AES entre 2020 et 2023, et adopte désormais une approche pragmatique combinant sécurité et économie.

    Cette posture renouvelée du président béninois saura-t-elle porter ses fruits ?

    Éric Topona en débat sous l’arbre à palabres avec ses invités :

    • Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation au Bénin.
    • David Dosseh, premier porte-parole du front citoyen Togo Debout.
    • Ousmane Ndiaye, journaliste indépendant.
  • Bénin : l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité le budget rectificatif 2026

    Bénin : l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité le budget rectificatif 2026

    Fleurissement du boulevard de la Marina Photo: Fraternité

    L’Assemblée nationale du Bénin a donné son accord unanime, vendredi en séance plénière au Palais des gouverneurs de Porto-Novo, à la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce vote sans opposition entérine un budget revu à la hausse de 8 %, atteignant désormais plus de 4 148 milliards de francs CFA, contre 3 700 milliards initialement prévus.

    Contexte et objectifs du collectif budgétaire

    Ce collectif budgétaire intervient au début du mandat du président Romuald Wadagni et reflète les premières priorités de son gouvernement. Il vise principalement à fournir aux ministères nouvellement créés ou réorganisés les ressources nécessaires à leurs missions, tout en renforçant les actions dans les secteurs sociaux et productifs. Le taux de croissance économique est maintenu à 7,5 %, en ligne avec les performances des dernières années. Le déficit budgétaire global est fixé à 487 milliards de francs CFA, soit 3,1 % du PIB, un niveau jugé compatible avec les engagements du Bénin au sein de l’UEMOA. Les dépenses en capital atteignent 1 572 milliards de francs CFA en autorisations d’engagement, en progression de 8,5 % par rapport à la loi initiale. Les dépenses ordinaires des ministères s’élèvent à 1 777 milliards de francs CFA, tandis que le plafond des emplois rémunérés par l’État reste fixé à 102 740 équivalents temps plein.

    Des mesures sociales au cœur du texte

    Plusieurs dispositions traduisent la priorité affichée par l’exécutif en matière de pouvoir d’achat et d’accès aux services essentiels. La gratuité des frais de scolarité est désormais généralisée pour les filles dans le secondaire général. Un programme de raccordement en électricité et en eau potable est étendu aux centres de santé. La prise en charge des urgences vitales sans prépaiement est inscrite dans le budget, tout comme le renforcement du filet social de proximité et des mesures en faveur de la petite enfance vulnérable. Le texte prévoit également un soutien accru au secteur agricole, avec 90 milliards de francs CFA de subventions, ainsi que des actions pour les enfants en situation de rue, avec une attention particulière pour les zones septentrionales et frontalières.

    Un dispositif fiscal modernisé

    Sur le plan fiscal, la loi introduit plusieurs mesures structurelles. La plus notable concerne la taxation des bénéfices distribuables non distribués : les entreprises qui n’auraient pas réinvesti leurs bénéfices dans les trois années suivant leur réalisation seront soumises à imposition. Pour encourager la conformité volontaire, un taux réduit de 7,5 % s’appliquera aux situations antérieures régularisées avant le 31 décembre 2026. Passé ce délai, le taux de droit commun s’appliquera, assorti de pénalités. Par ailleurs, les plateformes numériques – hébergement, ventes en ligne, transferts d’argent – entrent dans le champ de la retenue à la source, avec une obligation pesant sur les opérateurs de plateformes. Les plus-values réalisées sur la cession de valeurs mobilières d’entreprises béninoises deviennent imposables, quelle que soit la résidence du cédant. Les délais de vérification fiscale sur place sont réduits, passant de trois à deux mois pour les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à deux milliards de francs CFA. La dématérialisation des avis de vérification et des actes de procédure est consacrée avec plein effet juridique. Un seul amendement a été adopté en commission, à l’initiative du député Gérard Benoshi, pour renforcer la cohérence des dispositions relatives à cette dématérialisation, avec un avis favorable du ministère de l’Économie et des Finances.

    Des comptes spéciaux supprimés, un compte renommé

    La loi procède également à un assainissement des comptes d’affectation spéciale du Trésor. Trois comptes sont supprimés : le Fonds de modernisation des régies financières, le Fonds de développement des arts et de la culture, et le Fonds de développement du sport. Leurs soldes disponibles sont reversés au budget général. Le compte « Prévention et gestion des catastrophes » est renommé « Prévention, gestion des catastrophes et vulnérabilité » et sera alimenté, pour 2026, par 56,2 % des redevances en matière de téléphonie mobile. Enfin, les critères de répartition des concours financiers de l’État aux collectivités territoriales intègrent désormais la dimension adaptation et atténuation aux effets des changements climatiques.

    Un Conseil économique et social vigilant et un rapide débat en plénière

    Consulté conformément aux dispositions constitutionnelles, le Conseil économique et social a émis un avis favorable tout en formulant quatorze recommandations. L’institution appelle notamment le gouvernement à définir un plan de retour du déficit sous la barre des 3 % du PIB d’ici 2027-2029, à publier des rapports semestriels de viabilité de la dette publique, à mettre en place une traçabilité numérique géolocalisée pour les subventions agricoles, et à organiser des revues semestrielles d’exécution budgétaire en présence du CES et de la Cour des comptes. Les débats en plénière ont été brefs, les deux groupes parlementaires – le Bloc républicain et l’Union progressiste le renouveau – ayant convenu de limiter leurs interventions à quinze minutes chacun. Les députés des deux bords ont globalement soutenu le texte, saluant la continuité avec la trajectoire économique engagée sous la présidence de Patrice Talon, tout en appelant à une vigilance accrue dans l’exécution des dépenses et le contrôle des mesures sociales. La commission des finances, saisie au fond, a transmis quatre recommandations à l’exécutif : assurer le suivi des enfants en situation de rue avec une priorité donnée aux zones nord et frontalières, clarifier et vulgariser le programme de prise en charge des urgences vitales, étendre les mesures sociales scolaires aux œuvres universitaires, et garantir une répartition équitable des investissements sur l’ensemble du territoire national.

  • FlyGabon vise le ciel européen avec des vols directs vers Paris et Londres

    FlyGabon vise le ciel européen avec des vols directs vers Paris et Londres

    Libreville, vendredi 19 juin 2026 – Longtemps limité à un rôle domestique et régional, le transport aérien gabonais s’apprête à franchir une étape historique. En préparant l’ouverture de liaisons directes vers Paris et Londres, FlyGabon ne se contente pas d’étendre son réseau.

    La compagnie nationale porte une ambition bien plus grande : repositionner le Gabon dans les grands flux de mobilité, de commerce et d’investissement qui façonnent l’économie mondiale.

    Dans un contexte où la connectivité aérienne est devenue un indicateur de puissance économique et un outil de souveraineté, ce projet dépasse largement le simple transport de passagers. Il s’agit d’un choix stratégique visant à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des compagnies étrangères tout en renforçant l’attractivité internationale de Libreville.

    Le pari européen de FlyGabon

    La compagnie, détenue majoritairement par l’État gabonais via Fly Air Gabon Holding, travaille actuellement à l’intégration de nouveaux appareils Boeing pour soutenir sa montée en puissance. Les modèles étudiés appartiennent à la famille des Boeing 737 Next Generation et Boeing 737 MAX, deux références mondiales sur le segment moyen-courrier.

    Le choix du Boeing 737 MAX est particulièrement cohérent. Avec une autonomie d’environ 6 500 kilomètres, cet appareil permet d’envisager des dessertes directes entre Libreville et les principales capitales d’Europe occidentale. La liaison vers Paris représente environ 5 450 kilomètres, tandis que Londres se situe à près de 5 750 kilomètres.

    Cette capacité ouvre une nouvelle perspective pour le Gabon. Jusqu’à présent, une grande partie des déplacements vers l’Europe dépendait de compagnies étrangères ou de correspondances régionales. Demain, Libreville pourrait devenir un point de départ et d’arrivée direct vers certains des principaux centres économiques du continent européen.

    L’enjeu est aussi commercial. Les échanges économiques entre le Gabon et l’Europe restent parmi les plus importants du pays, qu’il s’agisse du pétrole, du manganèse, du bois transformé ou des investissements privés. Une desserte aérienne renforcée constitue un facteur décisif pour fluidifier ces relations.

    Une stratégie mondiale adaptée aux réalités africaines

    Au-delà du choix des avions, FlyGabon adopte une approche qui reflète l’évolution de l’industrie aéronautique mondiale. La compagnie privilégie le recours au leasing, autrement dit la location opérationnelle des appareils.

    Cette formule est devenue la norme internationale. Près des deux tiers des compagnies aériennes dans le monde exploitent une partie ou la totalité de leur flotte sous ce modèle. L’avantage est considérable : réduire les investissements initiaux, préserver la trésorerie et conserver une grande flexibilité opérationnelle.

    Pour les compagnies africaines, cette approche présente un intérêt encore plus marqué. Les délais de livraison chez les grands constructeurs dépassent désormais fréquemment quatre ou cinq ans. Louer des appareils permet donc de répondre rapidement aux besoins du marché sans attendre les cycles industriels particulièrement longs de Boeing ou d’Airbus.

    Cette stratégie traduit une certaine maturité économique. Plutôt que d’immobiliser des ressources importantes dans l’achat immédiat d’avions, FlyGabon privilégie une montée en puissance progressive, compatible avec les exigences de rentabilité et de croissance durable.

    Libreville veut devenir une porte d’entrée régionale

    Derrière les considérations techniques se dessine une ambition nationale beaucoup plus large. Le gouvernement gabonais entend faire de Libreville un carrefour stratégique entre l’Afrique centrale et l’Europe.

    Cette vision s’inscrit dans une dynamique plus globale de modernisation des infrastructures du pays. Ports, logistique, transport aérien et corridors économiques sont désormais pensés comme les composantes d’un même écosystème destiné à soutenir la diversification économique.

    Dans cette architecture, FlyGabon joue un rôle central. Une compagnie nationale forte ne représente pas uniquement un symbole de souveraineté. Elle devient un instrument de compétitivité, capable d’accompagner les investissements, de soutenir le tourisme, de faciliter les déplacements d’affaires et d’accélérer l’intégration régionale.

    Le défi reste considérable. Les liaisons européennes figurent parmi les plus concurrentielles au monde et exigent des standards élevés en matière de sécurité, de ponctualité, de qualité de service et de rentabilité. Mais la trajectoire choisie témoigne d’une volonté claire : sortir d’une logique de simple desserte nationale pour entrer dans celle d’un acteur continental capable de connecter durablement le Gabon aux grands centres économiques internationaux.

    L’annonce de ces futures lignes vers Paris et Londres marque ainsi davantage qu’une évolution commerciale. Elle révèle l’émergence d’une nouvelle stratégie de connectivité nationale où l’aviation devient un levier de développement économique, de rayonnement international et de souveraineté. Pour FlyGabon, le véritable décollage pourrait désormais se jouer au-dessus de l’Atlantique.

  • Sénégal : l’opposition à l’affût après la fracture Sonko-Faye

    Sénégal : l’opposition à l’affût après la fracture Sonko-Faye

    La scène politique sénégalaise connaît un nouveau chapitre avec l’éloignement progressif entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Cette division au sein de l’ex-alliance Pastef pourrait bien profiter à une opposition jusque-là discrète.

    Alors que les deux figures politiques peinent à trouver un terrain d’entente, plusieurs partis d’opposition observent attentivement la situation. Certains analystes estiment que cette rupture pourrait rebattre les cartes en vue des prochaines échéances.

    Reste à savoir si l’opposition saura capitaliser sur cette discorde pour regagner du terrain dans l’opinion publique.

  • En direct Allemagne

    En direct Allemagne

    Allemagne – Côte d’Ivoire – Coupe du monde 2026 – Poule E

    Résumé du match

    Coupe du Monde FIFA
    Phase de poules
    Germany versus Ivory Coast kick off 21:00
    Allemagne
    21:00
    plays
    Côte d’Ivoire

    Points clés

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    • Maty Sy
  • Le Burundi réaffirme son appui au Maroc pour le Sahara

    Le Burundi réaffirme son appui au Maroc pour le Sahara

    La République du Burundi a renouvelé, ce vendredi, son soutien constant et inébranlable à l’intégrité territoriale et à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, notamment la région du Sahara.

    Cette prise de position a été officialisée dans un communiqué commun publié à l’issue des discussions entre le ministre burundais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana, et son homologue marocain, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

  • Longuè Longuè : un retour mouvementé à Yaoundé

    Longuè Longuè : un retour mouvementé à Yaoundé

    @ Damien Glez

    L’article revient sur le retour rocambolesque de Longuè Longuè à Yaoundé. Une illustration de Damien Glez accompagne ce récit qui se lit en une minute.

  • Budget 2026 : les députés béninois approuvent la loi de finances rectificative

    Budget 2026 : les députés béninois approuvent la loi de finances rectificative

    Les représentants du peuple au Bénin ont voté, le vendredi 19 juin 2026, en faveur de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce texte a recueilli l’unanimité des suffrages des élus présents ou représentés lors de la séance plénière.

    Cette révision budgétaire permet au gouvernement d’effectuer des ajustements en cours d’année. Elle s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation de l’appareil d’État et de la prise en compte des priorités actualisées de l’exécutif.

    D’après le rapport de la Commission des finances, présenté en plénière par son président Gérard Gbénonchi, l’objectif principal est de réallouer les dotations aux ministères récemment créés ou restructurés. L’idée est de garantir à ces entités les moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.

    Le texte adopté modifie certaines prévisions budgétaires sans altérer les grands équilibres financiers de l’année 2026. Les changements portent essentiellement sur la redistribution des crédits pour s’adapter à la nouvelle configuration gouvernementale.

    La Commission des finances souligne que cette redistribution vise à renforcer l’efficacité de l’action administrative et la cohérence des politiques publiques. Elle assure aussi la continuité des services de l’État dans les domaines prioritaires.

    Par ailleurs, la loi rectificative maintient l’accent sur les dépenses sociales, le soutien au pouvoir d’achat, l’agriculture, l’emploi et les investissements publics à fort impact économique et social.

    Croissance maintenue à 7,5 %

    Sur le front macroéconomique, les prévisions de croissance demeurent fixées à 7,5 %. Quant au déficit budgétaire, il est arrêté à 3,1 % du produit intérieur brut, un niveau proche du plafond communautaire de 3 % en vigueur au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

    Le texte introduit également des mesures pour moderniser l’administration fiscale. Elles concernent notamment la dématérialisation des procédures de contrôle, l’amélioration du suivi des contribuables et l’adaptation de certaines règles aux évolutions de l’économie numérique.

    La loi prend aussi en compte certaines activités réalisées par des opérateurs non-résidents ainsi que les revenus issus des plateformes numériques. Ces dispositions visent à élargir l’assiette fiscale et à renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

    Après son adoption par le Parlement, la loi de finances rectificative 2026 entre désormais dans sa phase de mise en œuvre par le gouvernement et les administrations concernées.

  • La Grande Loge du Gabon en pleine tourmente

    La Grande Loge du Gabon en pleine tourmente

    Libreville – Vendredi 19 juin 2026 – Longtemps, la Grande Loge du Gabon (GLG) a cultivé une image de discrétion et d’influence, semblant immune aux turbulences politiques. Aujourd’hui, cette façade se fissure.

    À l’approche d’une assemblée générale annoncée comme décisive, l’obédience maçonnique la plus influente du pays est secouée par des querelles de succession, des contestations d’autorité, des soupçons financiers et des rivalités claniques. Au-delà de ces conflits apparents se dessine une transformation profonde : celle d’un système longtemps structuré autour d’une figure dominante et désormais contraint de redéfinir seul ses équilibres.

    Plusieurs témoignages concordants décrivent une atmosphère exceptionnellement tendue au sein de la GLG. L’institution, censée incarner fraternité et harmonie, se retrouve exposée à des divisions qui débordent largement du cadre de ses temples.

    La fin d’un ordre établi

    Pour saisir la portée de la crise, il faut revenir à l’évolution récente des rapports de pouvoir au Gabon. Pendant de longues années, l’autorité politique et l’autorité maçonnique convergeaient autour d’une même personnalité. Alors que le président de la République occupait également la fonction de Grand Maître, les ambitions individuelles demeuraient contenues par une hiérarchie difficilement contestable.

    Le tournant intervient après les événements du 30 août 2023. Alors que beaucoup s’attendaient à voir le nouveau chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, reprendre la direction de l’obédience, celui-ci choisit de ne pas briguer la grande maîtrise. En février 2024, Jacques-Denis Tsanga est finalement installé à la tête de la GLG.

    Cette décision rompt avec une tradition profondément ancrée. Pour certains observateurs, elle marque une volonté de dépolitisation de l’institution. Pour d’autres, elle ouvre surtout une période d’incertitude où l’absence d’une autorité fédératrice laisse le champ libre aux rivalités longtemps contenues.

    Une succession qui révèle les fractures

    Trois ans après son intronisation, Jacques-Denis Tsanga se retrouve au centre des critiques. Ses partisans soulignent les réformes engagées concernant l’organisation des provinces maçonniques, la gestion patrimoniale et le rayonnement international de l’obédience. Ses détracteurs dénoncent au contraire une concentration excessive du pouvoir, une gouvernance opaque et une gestion contestée de plusieurs dossiers sensibles.

    Les chiffres avancés par certains frères sont révélateurs du malaise. La fréquentation des temples serait en nette baisse. Sur environ six cents membres recensés, seuls deux cents participeraient encore régulièrement aux activités. Les radiations, les suspensions et les départs volontaires auraient contribué à alimenter un climat de défiance inédit.

    Dans ce contexte, l’élection prévue lors de la prochaine assemblée générale prend une dimension stratégique. Plusieurs candidatures ou ambitions se dessinent déjà. Des figures historiques, des responsables de haut rang et des représentants de nouvelles générations apparaissent comme des prétendants potentiels à la succession. La bataille ne porte plus uniquement sur une fonction symbolique ; elle engage l’avenir même de l’organisation.

    Le pouvoir cherche son nouveau centre de gravité

    Au-delà de la seule franc‑maçonnerie gabonaise, cette crise offre un éclairage intéressant sur les mutations des centres d’influence dans le pays. Longtemps protégée par la proximité avec le sommet de l’État, la Grande Loge du Gabon découvre aujourd’hui les contraintes de l’autonomie.

    Le paradoxe est frappant. Ceux qui critiquaient autrefois la confusion entre pouvoir politique et pouvoir maçonnique constatent désormais que cette proximité garantissait aussi une certaine stabilité interne. À l’inverse, l’émancipation progressive de l’obédience révèle des fractures que l’autorité centrale contribuait jusque‑là à contenir.

    La question dépasse donc largement le choix du prochain Grand Maître. Elle touche à la capacité de l’institution à produire une autorité reconnue par tous dans un environnement devenu plus concurrentiel et plus fragmenté. Comme dans toute organisation, lorsque le centre de gravité devient incertain, les ambitions cessent de s’organiser autour du pouvoir et commencent à s’affronter pour le conquérir.

    La crise actuelle constitue ainsi un test majeur pour la Grande Loge du Gabon. Si elle parvient à transformer cette période de tensions en opportunité de renouvellement, elle pourrait sortir renforcée de cette séquence. Dans le cas contraire, les querelles qui agitent aujourd’hui ses rangs risquent d’ouvrir la voie à une fragmentation durable.

    Pour une institution qui a longtemps fait du secret sa force, le spectacle offert aujourd’hui a déjà valeur de symbole. Il révèle qu’au sein même des structures les plus anciennes et les plus influentes, la question essentielle reste toujours la même : comment préserver l’unité lorsque l’autorité n’est plus incontestée.

  • Rabat et la CEA renforcent leur partenariat pour l’essor du continent

    Rabat et la CEA renforcent leur partenariat pour l’essor du continent

    Lors d’une rencontre à Addis-Abeba, l’ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique, Mohamed Arrouchi, et le secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete, ont exploré les voies d’un renforcement de la coopération bilatérale.

    Les échanges ont mis en lumière l’engagement constant du Royaume en faveur de l’intégration régionale et du progrès du continent. Les deux parties ont convenu de consolider leurs liens pour accélérer les projets communs.

    M. Gatete a tenu à saluer le rôle clé joué par le Maroc dans l’organisation de la 58e session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, qui s’est tenue à Tanger du 28 mars au 3 avril. Il a également relevé le soutien durable apporté par Rabat aux activités de la Commission.

    Le responsable onusien a particulièrement mis en avant l’expertise marocaine en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels, qu’il considère comme un modèle novateur et intégré. Cette approche, selon lui, parvient à lier le développement des compétences, les technologies de pointe comme l’intelligence artificielle, et les exigences de l’industrialisation.

    Face aux transformations rapides que connaît l’Afrique, M. Gatete a préconisé une diffusion élargie de ce modèle marocain afin qu’il profite à d’autres nations du continent. Il a aussi encouragé une meilleure valorisation des réussites du Maroc pour favoriser le partage de bonnes pratiques.

    Depuis la fondation de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique en 1958, le Maroc participe activement à ses travaux et appuie ses programmes de développement, contribuant ainsi à la coopération régionale et à l’intégration économique du continent.

  • Soutien renouvelé du Burundi au Maroc sur le Sahara

    Soutien renouvelé du Burundi au Maroc sur le Sahara

    Soutien renouvelé du Burundi au Maroc sur le Sahara

    Soutien renouvelé du Burundi au Maroc sur le SaharaNasser Bourita s’est entretenu avec le ministre burundais Edouard Bizimana à Rabat

    Vendredi 19 juin 2026, le Burundi a renouvelé son appui « constant et indéfectible » à la souveraineté du Maroc sur la totalité de son territoire. Cette déclaration a été faite à Rabat, au terme d’une rencontre entre le chef de la diplomatie burundaise, Edouard Bizimana, et son homologue marocain, Nasser Bourita, lors d’une visite officielle au Maroc.

    Le communiqué conjoint publié à l’issue des entretiens précise que Bujumbura réitère son soutien au plan d’autonomie marocain, considéré comme l’unique issue réaliste et crédible pour résoudre ce conflit régional. Le Burundi appuie également les démarches engagées sous l’égide des Nations unies visant à des négociations basées sur cette proposition.

    Un soutien diplomatique renouvelé autour du Sahara

    Ce positionnement reflète la continuité des soutiens africains dont bénéficie le Maroc sur ce dossier. Par ailleurs, Bujumbura a salué l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, y voyant la consécration du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme fondement d’une solution politique juste, pérenne et mutuellement acceptable. Cette nouvelle marque de soutien intervient alors que le Maroc intensifie sa diplomatie pour élargir et renforcer les appuis à son initiative.