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  • Côte d’Ivoire : les DOMEX Awards 2026 accélèrent la professionnalisation du travail domestique

    Côte d’Ivoire : les DOMEX Awards 2026 accélèrent la professionnalisation du travail domestique

    Côte d’Ivoire : les DOMEX Awards 2026 accélèrent la professionnalisation du travail domestique

    Le gouvernement ivoirien renforce son engagement pour structurer le secteur du travail domestique, avec les DOMEX Awards 2026 comme symbole de cette dynamique.

    Côte d'Ivoire : les DOMEX Awards 2026 accélèrent la professionnalisation du travail domestique

    Les autorités ivoiriennes ont renouvelé leur volonté de structurer et de reconnaître officiellement le travail domestique, un domaine indispensable à l’économie et à la vie de milliers de foyers.

    Maurice Grah, sous-directeur des Études et du Développement de la Sécurité sociale, représentait le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle. Il a rappelé cet engagement le 16 juin 2026 à Abidjan-Cocody, à l’occasion de la première édition des DOMEX Awards, tenue en parallèle de la Journée internationale des travailleurs domestiques.

    Organisés par Aurée Services et l’Association ivoirienne des acteurs d’agences d’emploi privé (AIAEP), les DOMEX Awards 2026 ont pour but d’accompagner les initiatives nationales de formalisation et de professionnalisation du travail domestique, en accord avec les standards du travail décent de l’OIT. Cette cérémonie a aussi célébré le 15e anniversaire de la Convention n°189 de l’OIT, entrée en vigueur en Côte d’Ivoire en 2026 après sa ratification en avril 2025.

    « Le travail domestique est resté trop longtemps sous-estimé et marqué par l’informalité, plongeant nombre de travailleurs dans la précarité et les privant de protection sociale », a déploré Maurice Grah.

    Il a souligné que le gouvernement a placé le travail décent, l’inclusion sociale et l’élargissement de la protection sociale au rang de priorités. La ratification de la Convention n°189 concrétise cette ambition, offrant désormais aux employés domestiques les mêmes droits fondamentaux que les autres salariés.

    Avec le soutien de l’OIT et des partenaires sociaux, plusieurs mesures ont été entreprises : une étude nationale du secteur en 2024, la création de dix référentiels de formation et de certification en 2025, et l’élaboration en cours d’un cadre réglementaire incluant un contrat-type, une classification des métiers et une grille des salaires, alignés sur les principes du travail décent.

    D’après le représentant du ministre Adama Kamara, ces actions reflètent la détermination du gouvernement à améliorer durablement les conditions de vie et de travail des acteurs du secteur.

    Prenant la parole au nom de la directrice pays de l’OIT, Noëlie Kotty, coordonnatrice nationale du projet AGRIDOM, a salué la ratification de la Convention n°189 et les avancées dans la formalisation. Elle a considéré les DOMEX Awards comme une occasion importante de reconnaître l’apport des travailleurs domestiques et de promouvoir leurs droits.

    De son côté, Annick Désirée Dogba, fondatrice et présidente de l’Association des personnels de maison, a plaidé pour de meilleures conditions de travail. « Nous souhaitons un véritable changement, car nous faisons encore face à de nombreuses difficultés », a-t-elle affirmé.

    La première édition des DOMEX Awards a rassemblé des représentants de la CGECI, des syndicats comme DIGNITÉ, des agences d’emploi privées et de nombreux employés domestiques.

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  • Bénin : l’Assemblée nationale examine deux textes majeurs ce vendredi

    Bénin : l’Assemblée nationale examine deux textes majeurs ce vendredi

    Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a convoqué les députés de la dixième législature à une séance plénière ce vendredi 19 juin 2026 au Palais des Gouverneurs. Deux projets de loi, soumis à la procédure d’urgence, figurent à l’ordre du jour : le budget rectificatif pour l’exercice 2026 et la révision de la loi relative à l’organisation et au fonctionnement du Médiateur de la République.

    La Conférence des présidents a validé ce calendrier resserré afin de permettre un examen et un vote rapides de ces textes prioritaires. Cette célérité vise à aligner l’action publique sur la nouvelle configuration gouvernementale issue de l’arrivée au pouvoir du président Romuald Wadagni, ainsi que sur les orientations stratégiques qu’il a définies.

    Un budget rectificatif en hausse de 8 %

    Le projet de loi de finances rectificative prévoit une augmentation du budget général de l’État, passant de 3 783,984 milliards à 4 086,620 milliards de francs CFA, soit une progression de 8 %. Les projections macroéconomiques restent inchangées, avec un taux de croissance maintenu à 7,5 %. Les charges de personnel enregistrent une baisse de 9,8 %, une rationalisation opérée sans compromettre les recrutements programmés ni les dépenses d’acquisition de biens et services. Parallèlement, les recettes budgétaires augmentent de 2 % et les dépenses d’investissement de 8,5 %.

    Au-delà des équilibres financiers, ce collectif budgétaire traduit une inflexion marquée en faveur des priorités sociales. De nouveaux crédits sont mobilisés pour renforcer la protection sociale et le capital humain : installation de points d’eau dans les écoles et centres de santé, accélération du programme de supplémentation nutritionnelle des mille premiers jours, consolidation de l’assurance maladie obligatoire et prise en charge des enfants en situation de rue ou de mendicité.

    Le secteur de l’éducation bénéficie également d’une impulsion significative avec le lancement de la gratuité des frais de scolarité pour les filles de l’enseignement secondaire général à partir de la rentrée 2026-2027, ainsi que la construction de magasins destinés aux cantines scolaires.

    Sur le plan de la sécurité intérieure, l’État revoit à la hausse ses dotations pour consolider le dispositif de sécurité publique, notamment via le déploiement d’une solution de vidéoprotection dans les grandes agglomérations. Les secteurs de la santé et des infrastructures ne sont pas en reste : les crédits du Programme d’investissements publics sont renforcés pour soutenir la construction et la réhabilitation d’hôpitaux et de dispensaires, l’entrée en phase opérationnelle du Centre hospitalier international de Calavi, et la réalisation d’ouvrages d’assainissement et de transport.

    Enfin, dans un contexte marqué par le renchérissement des prix dû aux crises géopolitiques, le gouvernement entend soutenir le tissu productif à travers la subvention des intrants agricoles, afin d’améliorer la productivité et de consolider la sécurité alimentaire nationale.

    La séance de ce vendredi s’annonce ainsi comme un moment clé du calendrier parlementaire, tant par la portée financière du collectif budgétaire que par les signaux politiques et sociaux qu’il émet.

  • Sénégal : le face-à-face inédit entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko rebat les cartes politiques

    Sénégal : le face-à-face inédit entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko rebat les cartes politiques

    Après avoir porté ensemble le projet du parti Pastef au pouvoir en mars 2024, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko sont aujourd’hui engagés dans un bras de fer politique qui redessine les équilibres institutionnels. Le limogeage de Sonko de la Primature, suivi de son retour à l’Assemblée nationale et de son élection à la tête de l’institution parlementaire, marque une étape sans précédent au Sénégal.

    Cette situation oppose un président qui détient des prérogatives constitutionnelles étendues à un leader politique plébiscité par son parti et qui conserve une large majorité parlementaire. Le politiste Abdou Fattah Niane analyse les ressources de pouvoir de chaque homme et les facteurs qui influenceront l’évolution du rapport de force.


    Que révèle cette crise sur l’exercice du pouvoir au Sénégal ?

    Il s’agit bien d’une crise, d’autant qu’elle oppose le président de la République et son ancien Premier ministre, devenu président de l’Assemblée nationale. Cette dynamique met en lumière des difficultés dans la gouvernance. Jusqu’à présent, le modèle sénégalais reposait sur un régime présidentialiste, avec une prééminence du fait majoritaire : le parti au pouvoir était aussi majoritaire à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, on assiste de fait à une cohabitation.

    Il est encore tôt pour tirer des conclusions définitives, car les événements évoluent. Cette séquence constitue un test de résilience pour le régime politique sénégalais et sa capacité à surmonter les crises. C’est dans ces moments que la solidité du système se juge. Le système peut-il s’accommoder d’une division réelle du pouvoir au sommet ? Ou reste-t-il attaché à un pouvoir fort s’exerçant à la fois sur l’exécutif et le législatif comme depuis 1963 ? L’avenir le dira. La modération dans l’exercice du pouvoir semble être un rouage protecteur de la stabilité politique.

    Cette crise est-elle une rupture dans l’histoire politique sénégalaise ?

    À l’échelle nationale, il s’agit plutôt d’une rupture. Depuis 1960, une seule crise a menacé la stabilité des institutions : celle entre le président Léopold Sédar Senghor et son Premier ministre Mamadou Dia en 1962. Pour comprendre la situation actuelle, il faut rappeler que le président dispose de pouvoirs constitutionnels très importants. Il définit la politique de la nation que le Premier ministre exécute. Cependant, lors de l’élection de Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko l’avait choisi comme candidat avant de lui apporter un soutien décisif.

    La situation résulte de la rencontre entre deux légitimités distinctes : la légitimité juridique du président, doté de pouvoirs étendus, et la légitimité politique du Premier ministre, qui contrôle l’appareil partisan et bénéficie d’une forte assise populaire. Les résultats des législatives du 17 novembre 2024 le confirment. Les prochaines élections locales de janvier 2027 joueront un rôle de régulation dans ce processus de cohabitation controversé.

    Sur quelles ressources de pouvoir s’appuient aujourd’hui Faye et Sonko ?

    Les partis politiques cherchent à procurer des avantages matériels à leurs militants, tandis que ceux-ci font fonctionner l’organisation. Les deux hommes peuvent recourir à l’expertise tout en consolidant leurs soutiens électoraux. Ousmane Sonko s’appuie sur le parti Pastef-Les Patriotes, qui l’a élu à l’unanimité (589 délégués) lors de son congrès du 6 juin 2026, et sur une majorité parlementaire de 130 députés sur 165, avec des pouvoirs constitutionnels importants (contrôle de l’action gouvernementale, évaluation des politiques publiques, motion de censure).

    Bassirou Diomaye Faye, quant à lui, détient les pouvoirs constitutionnels du chef de l’État, mais a besoin de l’Assemblée nationale pour exercer certaines prérogatives. Il peut compter sur le pouvoir d’État et la posture présidentielle, une ressource symbolique mobilisable.

    Quels facteurs détermineront l’évolution du rapport de force ?

    Les enjeux sont majeurs, mais le jeu politique est régulé périodiquement par les élections, mécanismes correcteurs et pacificateurs. Un consensus fort sur le calendrier électoral, une exigence de transparence et une modération dans l’exercice du pouvoir sont nécessaires. Les perceptions des populations sur la gouvernance d’Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye seront déterminantes. L’efficacité des politiques publiques, la moralisation de la vie publique, les attentes en matière de reddition des comptes et de justice pour les martyrs (personnes tuées lors des manifestations entre 2021 et 2024) pèseront sur l’équilibre.

    Les élections et le système de partis sont des rouages protecteurs des démocraties. Cependant, le manque de transparence des processus électoraux et l’absence de modération peuvent pousser les populations sénégalaises vers l’action collective violente.

  • Silence assourdissant à l’Est : l’AFC/M23 accuse la médiation de complicité avec Kinshasa

    Silence assourdissant à l’Est : l’AFC/M23 accuse la médiation de complicité avec Kinshasa

    Les autorités de l’AFC/M23 lors d’une réunion avec la Monusco à Goma

    Le coordonnateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a vivement critiqué ce qu’il appelle le discours « irresponsable » et « va-t-en-guerre » du président Félix Tshisekedi, prononcé à Houston après le match RDC-Portugal. Le chef de l’État avait promis une reconquête imminente des zones contrôlées par le mouvement politico-militaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

    S’exprimant jeudi 18 juin à Goma, Nangaa a réaffirmé la détermination de son groupe à se défendre face aux menaces de Kinshasa. Il s’est dit perplexe devant l’attitude de la communauté internationale, qu’il accuse de complicité face aux violations des engagements de paix par le gouvernement congolais. Selon lui, les forces gouvernementales mènent des attaques intensives sur le terrain, en contradiction avec les efforts diplomatiques en cours.

    « Face à cette situation dramatique et au regard des calamités qui s’ensuivent, nous avons la responsabilité, devant Dieu, l’Histoire et la Nation, de constater ce silence assourdissant de la médiation et des partenaires au processus de paix, qui frise la complicité. Surtout que la communauté internationale dispose d’informations détaillées sur la réalité du terrain, les bilans massifs des victimes civiles et les auteurs de ces crimes », a-t-il dénoncé.

    Il a également souligné que les médiateurs de Doha, les missions diplomatiques, les agences internationales et les organisations de défense des droits humains sont informés de la détérioration sécuritaire et humanitaire, en particulier dans les Hauts-Plateaux de Minembwe. « Cette absence d’action renforce le sentiment d’impunité et encourage la poursuite des violences », a-t-il ajouté.

    Nangaa a dénoncé une tendance à minimiser la crise dans l’est du pays, estimant que Félix Tshisekedi compromet délibérément les efforts de paix sous le regard impuissant des partenaires internationaux.

    « Nous refusons que les souffrances des populations de l’Est du Congo soient traitées comme une tragédie périphérique qui se déroule à plus de 2 000 kilomètres de Kinshasa. Chaque vie humaine mérite la même protection et la même considération. Nous attirons l’attention de tous sur les nombreux obstacles, les duperies, les manipulations, les jongleries et les intrigues dans le chef de Monsieur Félix Tshisekedi et de ses partenaires internationaux, qui ne cessent de compromettre gravement les efforts de paix », a-t-il déploré.

    Il a également pointé du doigt le renforcement des dispositifs militaires et le déploiement de nouvelles forces sur le terrain, qu’il juge antithétiques à une désescalade sincère. « De nombreux engagements pris dans le cadre du processus de paix demeurent lettre morte. Alors que plusieurs centaines de prisonniers de guerre ont été libérés par l’AFC/M23 comme mesure de confiance, les engagements réciproques attendus de la part du régime de Kinshasa n’ont connu aucune mise en œuvre », a-t-il regretté.

    Cette nouvelle escalade verbale intervient dans un contexte marqué par des tentatives diplomatiques, notamment les accords de Washington et le processus de Doha, visant à instaurer un cessez-le-feu durable et à relancer le dialogue entre les parties. Toutefois, ces initiatives n’ont pas encore produit de résultats concrets sur le terrain, où les hostilités se poursuivent entre la rébellion et les forces gouvernementales.

    Face à cette impasse, de nombreuses voix continuent d’appeler au respect des engagements souscrits, mais ces appels restent sans effet notable. L’écart entre les réalités du terrain et les avancées diplomatiques sur le papier peine à se réduire, chaque partie interprétant les accords selon sa propre lecture, rendant leur mise en œuvre toujours plus incertaine.

  • L’AFC/M23 dénonce le silence complice des médiateurs face aux actions de Kinshasa

    L’AFC/M23 dénonce le silence complice des médiateurs face aux actions de Kinshasa

    Le mouvement politico-militaire AFC/M23, par l’intermédiaire de son coordonnateur politique Corneille Nangaa, a vivement critiqué jeudi 18 juin 2026 ce qu’il considère comme une attitude irresponsable et belliciste du président Félix Tshisekedi. Ce dernier s’était exprimé à Houston, aux États-Unis, après la rencontre RDC-Portugal lors de la Coupe du monde, promettant de reconquérir prochainement les zones tenues par la rébellion dans l’est du pays.

    Depuis Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, Corneille Nangaa a réaffirmé la détermination de son mouvement à se défendre face aux menaces venues de Kinshasa. Il s’est dit perplexe devant l’attitude de la communauté internationale, qu’il accuse de complicité passive. Selon lui, les instances internationales sont pourtant informées des offensives menées par les forces gouvernementales, en violation des engagements pris et des efforts diplomatiques en cours pour apaiser le conflit.

    « Face à cette situation dramatique et aux calamités qui en découlent, nous avons le devoir, devant Dieu, l’Histoire et la Nation, de relever ce silence assourdissant de la médiation et des partenaires au processus de paix, qui confine à la complicité. La communauté internationale dispose de rapports détaillés sur le terrain, sur le nombre élevé de victimes civiles et sur les responsables de ces crimes », a fustigé Corneille Nangaa.

    Il a ajouté :

    « Les médiateurs des pourparlers de Doha, les missions diplomatiques, les agences onusiennes et les organisations de défense des droits humains sont au courant de la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire, en particulier dans les Hauts-Plateaux de Minembwe. Cette inaction renforce l’impunité et encourage la poursuite des violences. »

    Nangaa a également dénoncé une tendance à minimiser la crise dans l’est de la RDC. Selon lui, Félix Tshisekedi ne cesse de compromettre les efforts de paix, sous le regard impuissant des partenaires internationaux du pays.

    « Nous refusons que les souffrances des populations de l’Est soient traitées comme une tragédie lointaine, comme on le dit souvent, à plus de 2 000 kilomètres de Kinshasa. Chaque vie humaine mérite la même protection. Nous attirons l’attention sur les obstacles, les duperies, les manipulations et les intrigues de Félix Tshisekedi et de ses partenaires internationaux, qui sabotent gravement les efforts de paix en République démocratique du Congo », a-t-il déploré.

    Il a poursuivi :

    « Le renforcement des dispositifs militaires et le déploiement de nouvelles forces sur le terrain sont incompatibles avec une véritable désescalade. Plusieurs engagements pris dans le cadre du processus de paix restent lettre morte. Alors que l’AFC/M23 a libéré des centaines de prisonniers de guerre comme geste de confiance, le régime de Kinshasa n’a pris aucune mesure réciproque. »

    Cette nouvelle escalade verbale intervient dans un contexte marqué par des initiatives diplomatiques, notamment les accords de Washington et le processus de Doha, visant à instaurer un cessez-le-feu durable et à relancer le dialogue entre les parties. Cependant, ces efforts n’ont pas encore produit de résultats tangibles sur le terrain, où les hostilités se poursuivent entre la rébellion et les forces gouvernementales.

    Face à cette impasse, de nombreux appels nationaux, régionaux et internationaux exhortent les parties à respecter leurs engagements. Mais pour l’instant, ces appels restent sans effet notable. Le fossé entre les réalités du terrain et les avancées diplomatiques sur le papier semble se creuser, chaque partie interprétant les accords à sa manière, rendant leur mise en œuvre de plus en plus incertaine.

  • Alliance Maroc-Gambie : le message stratégique du président Barrow remis à Rabat

    Alliance Maroc-Gambie : le message stratégique du président Barrow remis à Rabat

    Les liens diplomatiques entre le Maroc et la Gambie ont franchi une nouvelle étape de convergence à Rabat. Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, s’est entretenu ce jeudi avec son homologue gambien, Sering Modou Njie, venu dans la capitale du Royaume en tant qu’envoyé spécial du président Adama Barrow.

    L’objet principal de cette visite était la transmission d’un message personnel du président gambien destiné à Mohammed VI, illustrant la communication fluide entre les deux dirigeants.

    Des remerciements appuyés pour l’appui socio-économique du Maroc

    À l’issue de la réunion, le ministre gambien des Affaires étrangères s’est adressé à la presse pour formuler les remerciements de son gouvernement et de son peuple envers le souverain alaouite. Njie a salué le soutien indéfectible que Rabat accorde au développement socio-économique de la Gambie, notant que cet engagement se concrétise par des réalisations tangibles via la signature de nombreux accords bilatéraux et la réalisation de projets structurants qui profitent déjà directement aux populations. Ces actions communes sont étroitement pilotées sous l’égide du Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Étranger.

    Une vision partagée pour une coopération régionale approfondie

    Au cours de ses déclarations, le ministre gambien a souligné la volonté ferme de son pays de poursuivre le renforcement de la coopération dans des domaines d’intérêt commun. Il a affirmé que les relations actuelles sont non seulement excellentes, mais qu’elles s’appuient également sur des principes solides de fraternité, de solidarité et de bénéfice mutuel, reflétant parfaitement la vision prospective que partagent Mohammed VI et le président Adama Barrow pour le progrès des deux nations. Ce plan d’action bilatéral pour le partenariat et la croissance régionale s’inscrit pleinement dans les orientations diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger.

  • Évaluation ONU au Gabon : un test décisif pour la gouvernance et la transparence

    Évaluation ONU au Gabon : un test décisif pour la gouvernance et la transparence

    Du 29 juin au 1er juillet 2026, Libreville accueille une mission internationale d’évaluation dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Cette visite-pays permettra à des experts de l’ONU, du Tchad et de la Libye d’analyser les progrès du Gabon en matière de prévention de la corruption et de recouvrement des avoirs illicites.

    Après plusieurs années de réformes institutionnelles et de renforcement des contrôles sur l’action publique, le Gabon franchit une nouvelle étape dans son engagement anticorruption. La Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) a confirmé la tenue de cette phase clé du mécanisme d’examen, qui se déroulera à l’Hôtel Boulevard de Libreville.

    Cette mission réunit des représentants de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), du Tchad et de la Libye. Ces pays ont été désignés pour évaluer l’application par le Gabon des dispositions de la convention relatives aux mesures préventives et à la récupération des biens issus d’activités illicites.

    Une évaluation aux enjeux stratégiques

    Adhérent à la CNUCC depuis le 1er octobre 2007, le Gabon participe activement au mécanisme d’examen des États parties. Après un premier cycle centré sur l’incrimination des infractions et la coopération internationale, le second cycle aborde deux volets sensibles : la prévention de la corruption et la restitution des avoirs détournés.

    Les travaux prévus à Libreville permettront aux examinateurs internationaux de scruter les dispositifs nationaux sur la transparence de la gestion publique, les marchés publics, les déclarations de patrimoine, la participation de la société civile, la lutte contre le blanchiment d’argent ainsi que les mécanismes de saisie et de restitution des fonds illégalement acquis.

    Plusieurs institutions mobilisées

    Pour cette évaluation, l’ensemble des administrations concernées est mis à contribution. Ministères, Parlement, Cour des comptes, Contrôle général d’État, ANIF, Douanes, ARMP, autorités judiciaires, forces de sécurité, organisations patronales et représentants de la société civile participent aux différentes sessions de travail.

    La coordination nationale du processus est assurée par la CNLCEI via son point focal auprès de l’ONUDC, Séraphin Ondoumba, commissaire-membre de l’institution. La Commission souligne que cette mission constitue une opportunité pour mettre en lumière les avancées du Gabon tout en identifiant les améliorations nécessaires pour renforcer la gouvernance et la transparence.

    Un test pour la gouvernance de la Ve République

    Au-delà de son aspect technique, cette évaluation survient dans un contexte où les questions de bonne gouvernance, de transparence des finances publiques et de lutte contre l’enrichissement illicite sont au cœur des attentes citoyennes. Les conclusions de cet examen pourraient servir de feuille de route pour les prochaines réformes institutionnelles et administratives. Elles permettront également au Gabon de bénéficier d’un accompagnement technique renforcé et d’un partage d’expériences avec les autres États parties à la Convention.

    À travers cette étape, Libreville entend démontrer sa volonté de consolider les principes de redevabilité, de transparence et de gestion rigoureuse des ressources publiques, des exigences incontournables pour renforcer la confiance des citoyens, des partenaires internationaux et des investisseurs.

  • Pétrole au Gabon : Record Resources recentre sa stratégie sur le pays

    Pétrole au Gabon : Record Resources recentre sa stratégie sur le pays

    La firme canadienne Record Resources a officialisé, le 17 juin 2026, la vente de ses actifs non essentiels du lac Temiskaming pour rediriger ses capitaux vers ses opérations pétrolières au Gabon.

    Ce mouvement traduit un pivot stratégique notable, orienté vers le potentiel énergétique gabonais. En se délestant de ses participations canadiennes, l’entreprise ambitionne de dynamiser l’exploration et la mise en valeur de ses permis d’hydrocarbures, qu’elle estime plus rémunérateurs et prometteurs.

    L’attrait du bassin pétrolier gabonais

    Cette orientation intervient alors que le Gabon accentue ses efforts pour redynamiser sa production d’or noir et séduire de nouveaux investisseurs dans le domaine.

    Pour les autorités, ce repositionnement représente un indicateur favorable. Il atteste de l’intérêt que suscite le bassin pétrolier gabonais auprès des acteurs internationaux et renforce les perspectives d’investissements, d’exploration et de création de richesse dans l’industrie des hydrocarbures.

  • Le Maroc mise sur un islam modéré pour contrer la radicalisation

    Le Maroc mise sur un islam modéré pour contrer la radicalisation

    À la suite des attentats de Casablanca en 2003, Rabat n’a pas seulement renforcé ses mesures sécuritaires. Les autorités ont aussi lancé une réforme profonde pour mieux structurer le champ religieux, avec un accent mis sur la formation des imams et la lutte contre les discours extrémistes.

    Une étude de l’Institut d’études de géopolitique appliquée (IEGA), publiée ce jeudi 18 juin 2026, montre que cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale de prévention, de déradicalisation et de consolidation des institutions religieuses.

    La Commanderie des croyants, pilier du dispositif

    Au cœur de ce modèle se trouve la Commanderie des croyants (Imarat al-Mouminine), une institution dirigée par le roi Mohammed VI, inscrite dans la Constitution marocaine. Elle donne au souverain une légitimité religieuse pour trancher les questions doctrinales et promouvoir un islam de modération.

    Alexandre Negrus, président de l’IEGA et co-auteur du rapport, explique que la Commanderie des croyants est la clé de voûte de l’ensemble du système. Il souligne que « ce qui distingue le Maroc des autres États ayant tenté de réguler le champ religieux est que cette régulation s’exerce de l’intérieur même de la sphère religieuse, le souverain étant reconnu comme une autorité religieuse et non comme un simple superviseur politique ».

    Le modèle repose aussi sur trois références doctrinales : le malikisme, tradition juridique historique au Maghreb et au Sahel ; l’acharisme, qui lie foi et raison ; et le soufisme, qui répond aux besoins spirituels parfois exploités par les extrémistes.

    Un exemple pour le Sahel

    Pour de nombreux analystes, le Royaume a développé une réponse originale à la menace extrémiste, alliant prévention et encadrement religieux aux côtés des mesures sécuritaires.

    Driss Aït Youssef, expert en sécurité, partage cette analyse. Selon lui, plusieurs pays du Sahel confrontés au djihadisme peuvent s’inspirer de certains aspects de l’expérience marocaine.

    Il note cependant que « la transposition du modèle a des limites importantes. La stabilité observée au Maroc repose en grande partie sur le statut particulier du roi Mohammed VI en tant que Commandeur des croyants, une fonction reconnue par les populations ». Cette légitimité aide à structurer et réguler durablement le champ religieux.

    L’étude met aussi en avant le programme Moussalaha, qui vise la réconciliation religieuse et sociale des personnes condamnées pour terrorisme, ainsi que le rôle de l’Institut Mohammed VI, qui forme chaque année des centaines d’imams africains pour diffuser un islam de modération dans la région.

    Défis du numérique et limites du modèle

    Malgré ses résultats, le modèle marocain fait face à des critiques et des défis. Alexandre Negrus relève que « la standardisation des prêches empêche l’utilisation des mosquées officielles pour des discours radicaux, mais elle favorise un islam institutionnel parfois éloigné des préoccupations quotidiennes des fidèles ».

    Il identifie aussi la montée des espaces numériques comme un défi majeur. Les discours radicaux circulent désormais en dehors des cadres traditionnels de régulation, réduisant l’efficacité des mécanismes de contrôle.

    Autre limite : la difficulté à reproduire ce modèle ailleurs. Si des États sahéliens s’en inspirent, ses fondements reposent sur des spécificités marocaines, comme la Commanderie des croyants et la légitimité historique de la monarchie, qui n’ont pas d’équivalent dans la plupart des pays de la région.

    Les auteurs du rapport estiment ainsi que le modèle marocain doit être vu comme une source d’inspiration, non une formule reproductible à l’identique. Il offre néanmoins des pistes de réflexion pour renforcer la résilience des sociétés face à la radicalisation et aux fractures identitaires, dans un contexte sahélien marqué par de fortes turbulences sécuritaires.

  • Attaque de Niamey, révision constitutionnelle en Rdc, accord États-Unis/Iran et politique migratoire européenne

    Attaque de Niamey, révision constitutionnelle en Rdc, accord États-Unis/Iran et politique migratoire européenne

    Iran/USA

    Ce jeudi, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) a revendiqué l’attaque perpétrée contre l’aéroport de Niamey, six mois après une première offensive menée par l’État islamique. Par ailleurs, en République démocratique du Congo, le Sénat a adopté à son tour une proposition de loi relative à l’organisation de référendums pour une révision constitutionnelle, texte déjà approuvé par l’Assemblée nationale début juin. Cette réforme ouvre la voie à un possible troisième mandat présidentiel.

    Au sujet du projet de protocole d’accord en cours de négociation entre Washington et Téhéran, plusieurs points sont évoqués : le programme nucléaire iranien, la réouverture du détroit d’Ormuz et le déblocage des avoirs iraniens. Que sait-on précisément de ces discussions ?

    L’Europe durcit ses politiques migratoires. En Suède, le Parlement vient d’adopter deux textes destinés à simplifier les procédures d’expulsion des migrants. Cette tendance se retrouve au niveau de l’Union européenne, qui réfléchit à l’installation de centres hors de ses frontières pour accueillir les personnes en situation irrégulière.

    Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes du continent africain analysent l’actualité africaine et internationale.

    Avec la participation de :

    Hannane Ferdjani, journaliste et fondatrice du média en ligne Beyond the Noise Africa

    Lanciné Bakayoko, journaliste à la RTI

    Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales

  • Ibrahima Konaté rejoint le Real Madrid, mbappé valide le transfert en pleine Coupe du monde

    Ibrahima Konaté rejoint le Real Madrid, mbappé valide le transfert en pleine Coupe du monde

    Ibrahima Konaté et Kylian Mbappé vont désormais partager le même quotidien. Une fois la Coupe du monde 2026 achevée et leur coupure estivale passée, les deux internationaux français prendront la direction de Valdebebas, le centre d’entraînement du Real Madrid. Jeudi, la Casa Blanca a officiellement annoncé la signature du défenseur français, qui a quitté Liverpool fin mai en tant qu’agent libre. Une nouvelle qui a ravi Mbappé.

    « Je suis profondément attristé de ne pas avoir eu l’occasion de vous dire au revoir à tous »

    « Il y a cinq ans, je suis arrivé ici en tant que jeune joueur plein de rêves. Aujourd’hui, je pars avec des souvenirs qui m’accompagneront toute ma vie », écrivait Konaté le 31 mai, en parallèle de son arrivée au château de Clairefontaine pour la préparation de la Coupe du monde 2026 avec l’équipe de France. Il annonçait ainsi son départ de Liverpool après cinq saisons sur les bords de la Mersey. « Représenter ce club a été un honneur. Nous avons partagé des moments incroyables… des hauts et des bas, des trophées, des défis, des amitiés pour la vie, ainsi que des moments déchirants qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires, aucun n’étant plus douloureux que la perte de notre frère Diogo. À mes coéquipiers, à mes entraîneurs, au staff et à tous ceux qui travaillent en coulisses, merci de m’avoir aidé à progresser jour après jour. Aux supporters… merci pour votre amour, votre énergie et votre incroyable soutien. Anfield est vraiment un endroit spécial, et jouer devant vous était quelque chose que je n’ai jamais pris pour acquis. Je suis profondément attristé de ne pas avoir eu l’occasion de vous dire au revoir à tous lors du dernier match. À ce moment-là, je ne savais pas que ce serait la dernière fois que je porterais ce maillot devant vous », a poursuivi le défenseur central de l’équipe de France. À 27 ans, Konaté a accepté l’approche du Real Madrid en signant un contrat de quatre saisons, le liant au club madrilène jusqu’en juin 2030.

    Kylian Mbappé like et commente la publication du Real Madrid sur la signature de Konaté

    L’annonce officielle de cet engagement a eu lieu jeudi, communiquée à la fois par le Real Madrid et sa nouvelle recrue sur leurs réseaux sociaux respectifs. Sur Instagram, un post de collaboration a été publié et commenté par le capitaine de l’équipe de France : Kylian Mbappé. En pleine Coupe du monde avec Konaté sur le sol américain, Mbappé a accueilli à bras ouverts son coéquipier en équipe de France qui le deviendra également en club désormais. « Ibou », voici ce qu’a commenté Kylian Mbappé avec un émoji cœur.

  • Olivier Giroud dévoile ses prédictions pour l’avenir d’Ayyoub Bouaddi

    Olivier Giroud dévoile ses prédictions pour l’avenir d’Ayyoub Bouaddi

    Le Paris Saint-Germain suivrait de près la situation d’Ayyoub Bouaddi en cette période de mercato, alors que le jeune international marocain dispute actuellement la Coupe du monde. Sa récente titularisation a impressionné les observateurs, relançant les spéculations sur son futur. Le PSG serait en pole position, mais Olivier Giroud, son ancien coéquipier à Lille, voit les choses autrement.

    «Sa tête est bien faite dans le sens où il est calme, il est confiant»

    Ayant côtoyé Bouaddi au LOSC cette saison, Olivier Giroud, désormais consultant pour la BBC, a dressé un portrait élogieux du joueur de 18 ans. « J’ai été impressionné par sa maturité et par son entourage, qui est vraiment sain. Sa tête est bien faite dans le sens où il est calme, il est confiant. Il reste toujours lui-même, même sur un terrain. C’est un cadeau de l’avoir dans son équipe. Je pense que le Maroc peut-être vraiment très heureux de l’avoir ».

    «S’il y arrive alors il jouera au Real Madrid la saison prochaine»

    Selon l’ancien attaquant des Bleus, malgré l’intérêt du PSG, c’est au Real Madrid que Bouaddi pourrait poser ses valises s’il progresse dans la finition. « Il a montré son talent dès le premier match et ce n’est que le début parce qu’il n’a que 18 ans. Je pense que ça va être dur de le garder à Lille. C’est un joueur très complet. La seule chose qu’il doit améliorer et il le sait car on lui dit beaucoup, c’est la finition. Être plus agressif devant le but. S’il y arrive alors il jouera au Real Madrid la saison prochaine ».