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  • Mauritanie : les ressorts d’une économie en transition

    Mauritanie : les ressorts d’une économie en transition

    La polémique autour du prix des carburants a eu un mérite inattendu : elle a forcé la politique économique mauritanienne à sortir de l’ombre. Des choix ont dû être justifiés, des chiffres rendus publics, des positions confrontées.

    Dans une précédente analyse, j’avais abordé ce sujet. Aujourd’hui, je souhaite élargir le regard vers les fondamentaux de l’économie, les promesses du gaz et un filet social qui, selon les données les plus récentes, s’avère plus étendu qu’on ne l’imaginait.

    Cohérence des politiques : l’ordre des décisions en question

    Ma première contribution soulignait la légitimité du choix d’ajuster les prix tout en mettant en place des transferts ciblés. Mais elle relevait aussi que la Banque centrale pointait un excès de liquidités bancaires comme source d’inflation. Ce point mérite d’être approfondi.

    L’économiste Sidi Mohamed Biya a formulé une nuance importante : face à un choc énergétique, la réponse la plus cohérente est celle qui a été suivie. D’un côté, la politique monétaire agit sur la demande et les anticipations d’inflation ; de l’autre, les transferts ciblés protègent le revenu réel sans alimenter la demande globale. Les transferts vers les ménages vulnérables ne créent pas la même pression inflationniste qu’une expansion budgétaire généralisée.

    Le séquençage des décisions confirme cette approche. Les mesures sociales du gouvernement datent du 31 mars 2026, tandis que le relèvement du taux directeur est intervenu le 18 mai 2026. La Banque centrale a donc agi après l’arbitrage gouvernemental, non avant. Ce n’est pas un « on relâche, puis on resserre », mais l’inverse. La critique d’une incohérence séquentielle perd ainsi une partie de sa force.

    Reste un angle mort : l’inflation mauritanienne n’est pas seulement importée via les carburants. Elle est aussi alimentée par un excès de liquidités dans le système bancaire, comme le reconnaît la Banque centrale. Ce deuxième moteur, intérieur, est distinct du débat sur les carburants. C’est sur la liquidité bancaire et la composition de la dépense publique que la critique économique retrouve ses bases les plus solides.

    Le socle macroéconomique : des chiffres qui contrastent avec le récit de fragilité

    Avant de conclure à la fragilité de l’économie mauritanienne, quelques repères objectifs s’imposent. La dette publique avoisine 42 % du PIB, jugée soutenable avec un risque de surendettement modéré. Les recettes publiques atteignent environ 22,5 % du PIB, en hausse grâce aux nouvelles mesures fiscales. Les réserves de change couvrent près de 6,4 mois d’importations, un niveau confortable. La croissance a été de 4,0 % en 2025, avec un rebond attendu en 2026 porté par le démarrage de la production gazière.

    Ce tableau ne décrit pas une économie en rupture, mais une économie sous tension, avec des chantiers structurels encore ouverts.

    Le gaz : une promesse qui ne garantit rien automatiquement

    Fin 2024, le projet Greater Tortue Ahmeyim a livré son premier gaz. Les premières cargaisons de GNL ont suivi en 2025, et la production monte progressivement vers sa capacité nominale. La Mauritanie est désormais producteur de gaz. Ce n’est pas anodin.

    Mais la rente n’est pas une transformation. Elle peut en financer une, à condition que les institutions s’en donnent les moyens. Routes, énergie accessible, écoles, justice, secteur privé productif : voilà ce que la rente peut acheter si elle est bien orientée. Un signal récent va dans ce sens : en mars 2026, la Banque centrale a annoncé un partenariat mobilisant environ 900 millions de dollars en financements islamiques pour les entreprises mauritaniennes. C’est un pas utile, mais le contenu local ne se décrète pas : il se construit par la formation, la sous-traitance encadrée et le temps.

    La vraie souveraineté : stocks, règles, concurrence

    La Mauritanie importe la quasi-totalité de ses carburants raffinés : environ 800 000 tonnes de gasoil et 125 000 tonnes d’essence par an. Ses capacités de stockage restent limitées, et sa logistique de distribution est concentrée entre quelques opérateurs. Cette dépendance a un coût en devises et une vulnérabilité réelle à chaque choc mondial.

    La souveraineté qui mérite d’être discutée n’est pas une notion abstraite. C’est une résilience concrète : des stocks suffisants, des règles de concurrence transparentes, une capacité à surveiller les marges et à arbitrer entre opérateurs. Le gaz, en réduisant progressivement la facture énergétique pour l’électricité, allégera à terme la pression sur les réserves de change. Mais l’effet sur les carburants de transport ne sera ni immédiat ni direct.

    Le social : des chiffres qui changent la donne

    C’est ici que les informations les plus récentes obligent à réviser le cadrage initial du débat. Le 11 juin 2026, le Président de la République a rendu publics les chiffres de l’effort social en cours. Sur le seul poste du soutien aux prix de l’énergie, l’État avait déjà mobilisé l’équivalent de 4,06 milliards MRU. Ce montant devrait atteindre 13 milliards MRU d’ici la fin de l’année. Parallèlement, des aides alimentaires sont versées à 155 000 familles supplémentaires, et des transferts monétaires touchent 352 000 ménages à travers tout le pays, soit près de trois fois plus que les 124 000 initialement annoncés. Plus de 42 500 fonctionnaires civils et militaires, ainsi que 27 600 retraités, bénéficient d’un soutien exceptionnel. L’enveloppe totale des interventions sociales devrait dépasser 14,8 milliards MRU sur l’année en cours.

    Ces chiffres éclairent trois points du débat. D’abord, la couverture réelle du dispositif : 352 000 ménages, c’est un effort significatif, comparable à la couverture du programme Tekavoul à pleine capacité. Le registre social national a démontré son utilité. Ensuite, la question du coût : le soutien aux prix de l’énergie (13 milliards MRU attendus en 2026) dépasse largement l’estimation du plafonnement pur présentée dans la première contribution (environ 5 milliards MRU pour le seul gasoil). Mais les deux chiffres ne sont pas directement comparables, car le périmètre est plus large. Enfin, la nature de l’approche retenue : une combinaison d’ajustement partiel des prix, de soutien sectoriel et de transferts ciblés multiples. Cette hybridation a un coût total qui dépasse probablement celui d’une option pure, mais c’est le prix d’un choix qui protège sans exposer brutalement les ménages.

    Les prestations via Tekavoul et le registre social national demeurent modestes au regard des besoins réels. Le vrai chantier est de rendre ces transferts réguliers plutôt que ponctuels, et de revaloriser progressivement leur montant.

    Les chantiers qui décideront de la suite

    Le socle macroéconomique est solide. La rente gazière est en marche. Le filet social est réel et plus large qu’on ne le pensait. Ce qui manque encore, c’est la transformation : construire une économie capable de créer de la valeur au-delà de la rente et de la dépense publique.

    Cela passe par l’investissement dans le capital humain, car aucune richesse naturelle ne remplace une école qui forme. Par la correction des déséquilibres régionaux, pour que la croissance profite à tout le pays, pas seulement à Nouakchott. Et par des institutions qui fonctionnent avec constance, au-delà des cycles politiques et économiques.

    Conclusion

    La première mission d’une économie est de gérer ses équilibres. La seconde, plus difficile, est de rendre la prospérité durable et partagée. Ces deux missions ne s’opposent pas, mais elles n’avancent pas au même rythme.

    Le débat sur les carburants a eu une vertu : il a rappelé que protéger les plus vulnérables et tenir les comptes publics ne sont pas deux objectifs contradictoires. Ils exigent les mêmes instruments : la rigueur dans le ciblage, la régularité dans le versement, la transparence dans la dépense. Ce n’est pas une question de générosité, mais de méthode.

    Une économie qui sait compter doit aussi savoir construire, et savoir qui elle protège.

  • Rabat abrite désormais le siège des Capitales africaines de la Culture

    Rabat abrite désormais le siège des Capitales africaines de la Culture

    Le siège des Capitales africaines de la Culture (CAC) a été officiellement inauguré ce jeudi à Rabat, en présence de nombreuses personnalités issues des mondes culturel et diplomatique.

  • Sable et survie : le quotidien des jeunes à N’Djamena

    Sable et survie : le quotidien des jeunes à N’Djamena

    N'Djamena : La jeunesse face à la précarité, entre sueur et sable

    Le manque d’emplois formels pousse une partie de la jeunesse de N’Djamena vers des activités pénibles pour joindre les deux bouts. Au marché d’Emtoukoui, dans le 7e arrondissement, des dizaines de jeunes hommes ont fait du commerce du sable leur unique source de revenus. Un labeur éreintant, loin des carrières de bureau, mais indispensable pour survivre.

    D’après les projections macroéconomiques du Groupe de la Banque Mondiale concernant le Tchad, le taux de pauvreté pourrait atteindre 45,4 % de la population, soit environ 9,5 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté.

    Sous un soleil intense, le long de l’axe goudronné du marché d’Emtoukoui, le paysage est immuable. Des « porte-tout » chargés à bloc sont alignés, en attente d’un client. À côté, des visages marqués par la fatigue et le découragement guettent le moindre passage. Ici, ce n’est pas le commerce ordinaire ; c’est celui de la survie, le commerce du sable.

    Au Tchad, selon les données de l’INSEED et des rapports nationaux comme ECOSIT4, le taux de chômage des 15-24 ans s’élève à 30,3 %. Pour la tranche des 15-30 ans, le taux global avoisine les 22 %, tandis que celui des jeunes diplômés sans emploi dépasse les 60 %.

    Un quotidien à la force des bras

    Pour ces jeunes, dont beaucoup ont vu les portes de l’emploi classique se refermer, le sable est devenu la seule ressource accessible. Le processus est physique, répétitif et épuisant : le sable est chargé dans des sacs de 50 kg, puis transporté à bout de bras ou à l’aide de ces fameux porte-tout, outils de travail qu’ils promènent dans les quartiers pour proposer leurs services.

    « On ne choisit pas ce travail par passion, mais par nécessité », confie l’un d’eux, le regard fuyant, marqué par une journée harassante. « Il faut bien manger, survivre. Alors on ose, peu importe la pénibilité. » La majorité de ces jeunes, peu scolarisés, tente de trouver une issue à travers cette activité, mais cela n’est pas chose aisée.

    Une économie de la débrouille

    Le modèle économique, s’il peut être qualifié ainsi, reste précaire et aléatoire. Selon la distance, la difficulté du trajet ou la capacité de négociation du client, le prix de la course varie entre 2000 et 5000 francs CFA. Une somme modeste au regard de l’effort physique fourni quotidiennement.

    Cette situation illustre la réalité brutale d’une partie de la jeunesse n’djamenoise. Face à l’absence d’opportunités professionnelles formelles, le secteur informel devient le dernier rempart contre la misère, transformant ces jeunes en ouvriers de l’ombre dont la sueur bâtit le quotidien de la capitale, souvent dans l’indifférence générale.

    À Emtoukoui comme ailleurs, ces jeunes ne réclament pas la charité, mais une chance. En attendant, ils continuent de scruter l’horizon pour le prochain client, le porte-tout chargé, le visage fermé par le poids d’un avenir incertain.

  • Rabat et Banjul consolident leur partenariat stratégique

    Rabat et Banjul consolident leur partenariat stratégique

    Le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, a accueilli jeudi à Rabat son homologue gambien, Sering Modou Njie, envoyé spécial du président Adama Barrow. Ce dernier était porteur d’une missive adressée au roi Mohammed VI.

    À l’issue de l’entretien, Njie a salué l’excellence des relations entre le Maroc et la Gambie, soulignant des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre Rabat et Banjul.

    Le chef de la diplomatie gambienne a également mis en avant la qualité du partenariat bilatéral, fondé sur des intérêts communs et une volonté partagée d’approfondir cette dynamique.

    Enfin, Njie a réaffirmé la détermination de son pays à renforcer encore la coopération bilatérale dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

  • Nizar Baraka appelle les centristes à une diplomatie proactive face aux crises mondiales

    Nizar Baraka appelle les centristes à une diplomatie proactive face aux crises mondiales

    Nizar Baraka appelle les centristes à une diplomatie proactive face aux crises mondiales

    Lors d’une réunion de l’Internationale Démocratique Centriste (CDI), Nizar Baraka a exhorté les partis centristes à dépasser le simple cadre du dialogue pour devenir une véritable force d’action face aux tensions internationales. Le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal a également plaidé pour une implication renforcée des jeunes et des femmes dans la vie politique, tout en réaffirmant les priorités diplomatiques du Maroc, de l’Afrique au Sahara.

    Cette intervention marque une volonté de transformer les engagements verbaux en actions concrètes, dans un contexte mondial marqué par des crises multiples. Baraka a insisté sur la nécessité pour les centristes de jouer un rôle moteur dans la résolution des conflits et la promotion de la paix.

  • Michael Olise au coeur d’une bataille à 220m€ entre le PSG et le Real Madrid

    Michael Olise au coeur d’une bataille à 220m€ entre le PSG et le Real Madrid

    Cette saison, Michael Olise s’impose comme l’un des meilleurs joueurs du monde, brillant sous les couleurs du Bayern Munich. Le PSG a coché son nom pour renforcer son attaque, mais le Real Madrid serait prêt à proposer pas moins de 220 millions d’euros pour le recruter, ce qui pourrait faire échouer les plans parisiens.

    Mardi soir, l’équipe de France a débuté sa Coupe du monde en battant le Sénégal (3-1), et Kylian Mbappé a particulièrement brillé après une première période difficile, inscrivant un doublé. Cependant, l’homme du match a été Michael Olise, auteur d’une passe décisive pour le buteur du Real Madrid.

    Le PSG lorgne sur Michael Olise

    Michael Olise a livré une prestation de haute volée face au Sénégal, confirmant sa forme étincelante avec le Bayern Munich. L’ailier français enchaîne les performances de choix en Allemagne, ce qui n’a pas échappé au PSG. Le club de la capitale souhaiterait ajouter ce talent à son secteur offensif et serait prêt à investir une somme conséquente pour finaliser le transfert. Le double champion d’Europe pourrait ainsi s’offrir un nouvel international français pour son attaque, après Barcola, Dembélé et Doué.

    Real Madrid : une offre stratosphérique de 220M€

    Le PSG devra composer avec une concurrence de taille : le Real Madrid. Le géant espagnol aurait également inscrit le nom du Français sur sa liste pour renforcer son attaque et serait prêt à des dépenses exceptionnelles. La direction madrilène pourrait offrir jusqu’à 220 millions d’euros au Bayern Munich pour racheter les trois dernières années de contrat du joueur de 24 ans. Reste à savoir si les Bavarois accepteront de céder leur joyau à ce prix, alors que leur intention initiale était de conserver Michael Olise.

  • Le Bénin obtient 12,57 milliards de FCFA de la BID pour moderniser son agriculture

    Le Bénin obtient 12,57 milliards de FCFA de la BID pour moderniser son agriculture

    Le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa quête de souveraineté alimentaire. La Banque Islamique de Développement (BID) vient d’approuver un financement de 12,57 milliards de FCFA destiné à la modernisation du secteur agricole béninois. Cette enveloppe vise prioritairement la restauration de la fertilité des sols, un défi majeur alors que le pays subit les effets croissants des changements climatiques.

    Au-delà de son montant, le choix du partenaire financier révèle une stratégie géopolitique et économique réfléchie. En sollicitant la BID, Porto-Novo diversifie ses bailleurs de fonds, réduisant ainsi sa dépendance historique envers les institutions de Bretton Woods et les marchés obligataires occidentaux, dont les taux d’intérêt actuels sont particulièrement désavantageux. Fondée sur le partage des risques et l’adossement à des actifs réels, la finance islamique se présente comme un instrument adapté au financement de projets d’infrastructure à long terme.

    Sur le plan économique, cette décision est avant tout pragmatique. Investir dans la résilience des terres n’est plus une simple option écologique, mais une nécessité pour préserver le produit intérieur brut. En renforçant la capacité des cultures à résister aux sécheresses et aux inondations, le gouvernement béninois évite des importations d’urgence coûteuses en devises étrangères. Cela contribue à stabiliser la balance commerciale et à garantir l’autonomie du pays à long terme.

  • Statut de député de Sonko : le FDR dénonce l’incompétence du Conseil constitutionnel

    Statut de député de Sonko : le FDR dénonce l’incompétence du Conseil constitutionnel

    Le Conseil constitutionnel a annoncé son incompétence pour se prononcer sur le statut d’Ousmane Sonko, qui occupe la fonction de deuxième personnalité de l’État. Cette décision a immédiatement suscité des réactions, notamment de la part du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR). Dans un communiqué, la coalition estime que cette déclaration d’incompétence ne change rien à l’illégalité qu’elle dénonce, qualifiée de « forfaiture ». Le FDR appelle chaque citoyen à s’opposer à cette situation, jugée contraire à la morale et au bien commun.

    Par ailleurs, la Conférence des Leaders du FDR affirme sa détermination à prendre, dans le respect des lois de la République, toutes les initiatives nécessaires pour construire une « alternative démocratique ». La coalition lance un appel à tous les partis politiques, à la société civile, aux syndicats et à la jeunesse pour former un front large.

  • Opération forcée à Markounda : Didot Ali et ses adjoints emmenés par des mercenaires russes à Bossangoa

    Opération forcée à Markounda : Didot Ali et ses adjoints emmenés par des mercenaires russes à Bossangoa

    À Markounda, des mercenaires russes ont mené une opération surprise. Didot Ali et ses adjoints ont été embarqués de force et conduits vers Bossangoa.

    Cette action musclée, qui s’est déroulée sans annonce préalable, a directement ciblé le groupe dirigé par Didot Ali. Les circonstances exactes de ce transfert sous contrainte restent à préciser.

  • PSG : Yan Diomandé à 100m€, la Coupe du monde relance la piste

    PSG : Yan Diomandé à 100m€, la Coupe du monde relance la piste

    Fort de son deuxième sacre consécutif en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain se concentre désormais sur son recrutement estival. Les dirigeants parisiens souhaitent rajeunir l’effectif de Luis Enrique pour la saison à venir. Plusieurs cibles ont été évoquées ces dernières semaines, notamment Yan Diomandé, l’ailier du RB Leipzig. Le jeune international ivoirien de 19 ans a impressionné lors du premier match de la Côte d’Ivoire dans cette Coupe du monde 2026, ce qui pourrait raviver l’intérêt du PSG.

    «D’autres clubs pourraient entrer dans la danse»

    «Liverpool cherche toujours un ailier supplémentaire. Diomandé figure sur leur liste, tout comme sur celle du PSG. Vous savez ce que la Coupe du monde peut changer. Sa bonne prestation au Mondial pourrait attirer d’autres prétendants», a expliqué le spécialiste du mercato Fabrizio Romano sur sa chaîne YouTube.

    Le RB Leipzig fixe le prix : 100M€

    Pour convaincre le club allemand, il faudra mettre le prix. Les pensionnaires de la Bundesliga veulent conserver leur pépite et ont donc fixé le montant du transfert aux alentours de 100 millions d’euros. Le PSG et les autres courtisans de l’attaquant ivoirien sont prévenus. Reste à savoir si les Rouge et Bleu accepteront de débourser une telle somme cet été. Depuis leur arrivée, Luis Campos et Luis Enrique se sont montrés réticents à payer des montants aussi élevés pour des recrues. Affaire à suivre…

  • Ousmane Sonko : le Jëf-Jël appelle à un recours devant la Cour suprême

    Ousmane Sonko : le Jëf-Jël appelle à un recours devant la Cour suprême

    Le Parti Alliance Jëf Jëf de Talla Sylla a officiellement pris connaissance de la décision n° 5/C/2026 rendue par le Conseil constitutionnel le 17 juin 2026. Cette décision fait suite au recours déposé le 1er juin par dix-huit députés de l’opposition, qui contestaient l’intégration d’Ousmane Sonko en tant que député, validée par le Bureau de l’Assemblée nationale le 24 mai 2026. Dans un communiqué, la formation politique, attachée à l’État de droit, réaffirme son respect des décisions de justice et souligne que les arrêts du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités.
     
    Le Jëf Jël apporte néanmoins des clarifications importantes :

    1. Une déclaration d’incompétence n’est pas une validation
    Contrairement à certaines interprétations, le Conseil constitutionnel n’a pas validé la réintégration de M. Sonko. Il s’est simplement déclaré incompétent pour juger de la légalité de cet acte. Comme le souligne une expertise juridique, la haute juridiction a préféré se retrancher derrière son incompétence, évitant ainsi de se prononcer sur la question constitutionnelle de l’incompatibilité et des conditions du mandat parlementaire.
     
    2. Une voie claire vers le juge administratif
    Le Conseil constitutionnel a qualifié la décision du Bureau de l’Assemblée nationale d’« acte administratif » interne, ne relevant pas du processus électoral. Il a ainsi désigné la juridiction compétente : la Chambre administrative de la Cour suprême. Cette qualification ouvre une voie procédurale précise pour les requérants.
     
    3. L’appel à poursuivre le combat légal
    Le Jëf Jël estime qu’il n’y a pas d’urgence tant que le cadre légal est respecté et que le prétoire reste le champ de bataille. Le parti choisit la force du droit plutôt que la politique de la chaise vide. Il invite solennellement les députés requérants à ne pas abandonner et à introduire sans délai un Recours pour Excès de Pouvoir devant la Cour suprême. Seuls les parlementaires disposent aujourd’hui de l’intérêt à agir nécessaire pour mener cette ultime bataille pour la dignité de l’Assemblée nationale. Le combat pour la République est un marathon juridique et politique.
     
    En conclusion, l’alliance Jëf Jël promet de rester vigilante et debout aux côtés de tous les démocrates qui refusent les coups de force institutionnels.
  • Au sommet FII PRIORITY, le Togo appelle à un partenariat renouvelé entre Afrique et Europe

    Au sommet FII PRIORITY, le Togo appelle à un partenariat renouvelé entre Afrique et Europe

    À Rome, la capitale italienne, se tient du 17 au 19 juin le sommet FII PRIORITY Europe 2026. Le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a profité de cette tribune pour appeler à un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et l’Europe. Invité d’honneur de ce forum dédié à la compétitivité du continent européen, il a mis en avant le rôle de plateforme logistique régionale que le Togo souhaite jouer dans la transformation des chaînes de valeur mondiales.

    Faure Gnassingbé, invité d’honneur au sommet FII PRIORITY Europe à Rome

    C’est dans les salons du Waldorf Astoria Rome Cavalieri que Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, a participé, mercredi 17 juin 2026, aux travaux du sommet FII PRIORITY Europe. Arrivé la veille dans la capitale italienne, le chef de l’exécutif togolais a été invité par Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) et président du FII Institute, organisateur de l’événement.

    Ce sommet réunit chefs d’État, investisseurs et décideurs économiques autour du thème « L’Europe réinventée : capital, souveraineté et autonomie stratégique ». Les discussions portent sur les mécanismes de financement de la réindustrialisation, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la transformation du travail dans une économie marquée par l’intelligence artificielle. Selon les chiffres mis en avant par les organisateurs, la croissance de la zone euro est projetée autour de 1,2 % en 2026, tandis que le potentiel d’investissements privés supplémentaires que pourrait mobiliser le continent sur dix ans est évalué à près de 800 milliards d’euros.

    Le Togo mise sur l’attractivité de ses investissements pour le partenariat Afrique-Europe

    Dans son intervention, le chef de l’exécutif a insisté sur les perspectives qu’ouvre, selon lui, le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe. Porté par certaines des croissances les plus dynamiques de la planète, le continent africain constituerait désormais un terrain privilégié pour les flux d’investissement, le développement des infrastructures de connectivité et de logistique, ainsi que pour l’approfondissement de l’intégration régionale.

    Le Togo, a-t-il ajouté, entend prendre toute sa part dans cette dynamique en s’appuyant sur sa position de plateforme logistique régionale. Lomé met en avant les performances de son Port autonome, le développement de zones industrielles intégrées et les réformes conduites pour améliorer le climat des affaires, avec l’objectif déclaré de capter davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer les corridors reliant le pays à son arrière-pays.

    « Porte d’entrée naturelle vers l’hinterland ouest-africain, au service d’une croissance partagée », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo.

    Connectivité régionale : l’offensive diplomatique et économique de Lomé

    Ce déplacement à Rome s’inscrit dans une semaine chargée pour la diplomatie économique togolaise. En effet, trois jours plus tôt, le Président du Conseil avait présidé à Lomé l’ouverture de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette succession d’initiatives illustre la volonté du gouvernement togolais de faire de la connectivité — portuaire, aérienne et numérique — un axe central de sa stratégie de développement national.