La 43e session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) s’est achevée à Libreville sur une décision marquante : le Gabon, représenté par le ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Charles Edgar Mombo, accède à la présidence en exercice de l’institution pour un mandat d’un an. Cette responsabilité stratégique place le pays au cœur des efforts de modernisation, d’excellence et de rayonnement de l’enseignement supérieur africain.
À l’issue des délibérations, ponctuées par l’adoption de nombreuses recommandations et résolutions, le ministre gabonais a réaffirmé la volonté de son pays de faire de cette période un levier d’actions concrètes et de résultats mesurables, au profit des universités, des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des étudiants de l’espace CAMES.
« Cette année de présidence gabonaise sera placée sous le signe d’un suivi rigoureux des décisions du Conseil des ministres, afin que chaque résolution adoptée se traduise par des avancées tangibles », a déclaré M. Mombo en détaillant les grandes orientations de son mandat.
Le Gabon entend notamment veiller à l’application rapide des recommandations, promouvoir le renforcement de l’assurance qualité et de l’excellence académique dans les établissements d’enseignement supérieur, soutenir les initiatives visant à accroître la visibilité et l’attractivité internationale de la recherche scientifique produite dans les États membres, et encourager la transformation numérique de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Cette vision s’inscrit dans la continuité du travail mené par le Secrétariat général du CAMES, dirigé par le Professeur Souleymane Konaté. La 43e session ordinaire a ainsi entériné les propositions des experts réunis à Libreville du 15 au 16 juin. Elle a adopté une stratégie ambitieuse de redynamisation visant à renforcer la place de l’espace CAMES sur la scène scientifique mondiale. Malgré un potentiel considérable, cet espace ne représente actuellement qu’environ 2 % de la production scientifique planétaire.
Pour inverser cette tendance, plusieurs pistes innovantes ont été retenues, dont la création d’une Académie virtuelle du CAMES. Présentée comme un véritable centre de services scientifiques et académiques, cette plateforme numérique aura pour mission d’accompagner les États et les institutions d’enseignement supérieur et de recherche dans leurs efforts pour améliorer les performances des universités, favoriser le partage des connaissances et renforcer les capacités des chercheurs.
Le programme porté par le Gabon met également l’accent sur le renforcement de la solidarité entre les États membres, le développement de la mobilité académique, l’intensification de la coopération scientifique, ainsi que la promotion de l’innovation, de l’entrepreneuriat universitaire et de l’employabilité des diplômés.
La ministre guinéenne de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Diaka Sidibé, présidente sortante du Conseil des ministres du CAMES, a salué l’engagement des États membres en faveur de la transformation de l’institution et exprimé sa confiance dans la capacité du Gabon à poursuivre les réformes engagées.
La session de Libreville a également été marquée par un hommage appuyé au président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont le soutien constant à l’enseignement supérieur, à la recherche scientifique et à l’intégration académique africaine a été unanimement salué par les participants.
Avec cette présidence, le Gabon hérite d’une mission stratégique : faire du CAMES un espace toujours plus performant, innovant et compétitif, capable de répondre aux défis contemporains de la formation, de la recherche et du développement. Une ambition qui pourrait ouvrir une nouvelle ère pour l’enseignement supérieur africain et renforcer son influence sur la scène scientifique internationale.
L’instance suprême de gouvernance du CAMES a décidé que la 44e session ordinaire du Conseil des ministres se tiendra en 2027 à Yaoundé, au Cameroun.
