Catégorie : Actualités

  • Rabat accueille un sommet historique pour relancer les relations franco-marocaines

    Rabat accueille un sommet historique pour relancer les relations franco-marocaines

    À Rabat, une rencontre diplomatique franco-marocaine s’engage à « révolutionner » les échanges bilatéraux

    Correspondance
    Rencontre diplomatique de haut niveau entre le Maroc et la France à Rabat

    Une nouvelle dynamique s’installe entre Rabat et Paris à l’occasion d’une réunion de haut niveau marquée par des déclarations volontaristes des deux côtés. Les chefs de gouvernement marocain et français ont ouvert la séance ce matin, insistant sur la volonté commune de « transformer l’essai » dans leurs relations bilatérales.

    Ces échanges, lancés en 1996 sous le règne de Hassan II, avaient été suspendus pendant des années, notamment en raison de la pandémie et d’une période de tensions diplomatiques. Leur relance aujourd’hui symbolise un renouveau des liens entre les deux nations.

    Un partenariat d’exception pour un nouveau départ

    Pour Aziz Akhannouch, chef du gouvernement marocain, la visite d’État du président français en 2024 a posé les bases d’un « partenariat d’exception ». Il a évoqué une « nouvelle page » dans l’histoire des relations franco-marocaines, traçant une feuille de route ambitieuse pour les années à venir.

    Son homologue français a abondé dans ce sens, qualifiant cette rencontre de « moment décisif ». Les deux parties affichent une volonté claire : « passer à une autre dimension » dans leur collaboration, notamment sur les plans économique, sécuritaire et diplomatique.

    Sécurité et coopération au cœur des discussions

    Avant la séance plénière, les ministres des deux pays se sont entretenus en bilatéral. Sébastien Lecornu a rencontré Aziz Akhannouch pour aborder des sujets sensibles comme la lutte antiterroriste et les enjeux de sécurité régionale.

    Une visite royale en France est également évoquée comme un événement majeur. Ce déplacement pourrait aboutir à la signature d’un nouveau traité bilatéral, destiné à redéfinir les fondations de la relation entre Paris et Rabat.

    Une dizaine d’accords pour concrétiser les ambitions

    À l’issue des échanges, plus d’une dizaine d’instruments de coopération ont été officialisés. Ces textes, incluant conventions et déclarations d’intention, couvrent des domaines variés et témoignent de l’engagement des deux pays à renforcer leurs liens.

  • Pme au Bénin : les nouvelles mesures pour booster l’économie locale

    Pme au Bénin : les nouvelles mesures pour booster l’économie locale

    pme au Bénin : les nouvelles mesures pour booster l’économie locale

    Dans un élan résolument tourné vers l’avenir, la Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi a effectué une tournée stratégique inédite, scellant ainsi un engagement fort en faveur des entrepreneurs et artisans béninois. En visitant conjointement l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME) et le Fonds de Développement de l’Artisanat (FDA), elle a posé les jalons d’une refonte ambitieuse visant à lever les freins structurels qui entravent le dynamisme économique du pays.

    une gouvernance ancrée dans le terrain pour des résultats tangibles

    Cette mission, loin d’être un simple déplacement protocolaire, s’inscrit dans une démarche volontariste de proximité. La Ministre a enchaîné les échanges avec les équipes opérationnelles à Cotonou, après une tournée régionale ayant touché les départements du Mono, du Couffo, du Zou et des Collines. L’objectif ? S’assurer que les politiques publiques conçues au plus haut niveau de l’État trouvent un écho concret dans leur mise en œuvre sur le terrain.

    En évaluant directement le bilan des programmes prioritaires, elle a pu cerner avec précision les obstacles administratifs et logistiques qui ralentissent encore l’activité des PME et des artisans. Cette immersion a révélé des pistes concrètes pour optimiser les processus et fluidifier l’exécution des réformes, garantissant ainsi une réponse plus rapide aux besoins du secteur privé.

    adpme : un accompagnement renforcé pour des entreprises plus compétitives

    Première escale de cette journée dédiée, les locaux de l’ADPME ont accueilli la Ministre, aux côtés de sa Directrice Générale, Madame Alvyne Alia. L’enjeu central de cette rencontre ? Rendre l’appui de l’État plus visible et plus efficace pour les entrepreneurs béninois. L’accent a été mis sur trois leviers majeurs : la synergie entre tous les acteurs, l’accompagnement vers le secteur formel et l’augmentation du taux d’exécution des projets.

    La transition vers le formel a été présentée comme une priorité absolue, non seulement pour sécuriser les emplois, mais aussi pour élargir l’assiette fiscale et offrir aux micro-entreprises les moyens de se structurer. L’idée est claire : transformer les petites entreprises en véritables locomotives de l’économie nationale, sans laisser aucun acteur de côté.

    Pour y parvenir, l’ADPME devra rendre son soutien plus tangible, éviter la dispersion des efforts et maximiser l’impact de chaque franc public investi. La Ministre a insisté sur l’importance de rendre l’aide publique palpable au quotidien pour les entrepreneurs, tout en renforçant la coordination entre les structures d’accompagnement.

    fda : modernisation et inclusion pour un artisanat compétitif

    Direction ensuite le Fonds de Développement de l’Artisanat (FDA), dirigé par Monsieur Cletus Nestor GuezO. Avec un poids économique et culturel majeur, l’artisanat béninois représente un vivier d’emplois et un vecteur d’identité nationale. La Ministre a exposé une feuille de route ambitieuse, articulée autour de trois axes stratégiques pour moderniser le secteur.

    L’accès au financement figure en tête des priorités : il s’agit de briser les barrières qui empêchent les artisans d’accéder aux circuits bancaires traditionnels, afin de leur permettre de développer leurs ateliers et d’élargir leur production. Le renforcement des compétences est tout aussi crucial pour améliorer la qualité des produits et les adapter aux standards des marchés régionaux. Enfin, la digitalisation des procédures s’impose comme un impératif pour accélérer les démarches, simplifier les interactions avec l’administration et garantir une gestion transparente des fonds alloués.

    synergie et accélération : les clés d’une transformation réussie

    La Ministre a marqué un tournant en appelant à une collaboration renforcée entre l’ADPME et le FDA. Pour elle, le moment est venu d’agir avec détermination, en brisant les cloisonnements organisationnels qui freinent l’efficacité collective. L’objectif ? Optimiser chaque ressource investie pour qu’elle se traduise par des emplois créés, des entreprises durables et un artisanat béninois plus résilient et compétitif.

    En saluant les efforts déjà accomplis, elle a lancé un appel à la mobilisation générale, rappelant que l’impact à long terme des réformes dépendra de la capacité des équipes à travailler de concert. Le message est sans ambiguïté : le gouvernement béninois mise sur une croissance inclusive, portée par des structures locales solides et tournées vers l’innovation.

    Cette double visite de terrain a ainsi consolidé une vision claire : celle d’une économie béninoise où les PME et l’artisanat, soutenus par des politiques publiques ciblées, deviennent les piliers d’un développement durable et équitable.

  • Starlink autorisé en Côte d’Ivoire : une révolution numérique pour les zones isolées

    Starlink autorisé en Côte d’Ivoire : une révolution numérique pour les zones isolées

    Starlink enfin autorisé en Côte d’Ivoire : un tournant pour l’internet en Afrique de l’Ouest

    La Côte d’Ivoire vient d’accorder une licence à Starlink, le service d’internet par satellite développé par le milliardaire Elon Musk. Cette décision historique marque un pas décisif vers la réduction de la fracture numérique dans le pays. L’annonce a été officiellement confirmée lors d’une cérémonie organisée à l’Ambassade américaine d’Abidjan, en présence de Frank R. Garcia, Secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines.

    Un accès internet sans précédent pour les régions les plus reculées

    Starlink va s’appuyer sur une constellation de satellites en orbite basse pour fournir une connexion internet haut débit, même dans les zones rurales ivoiriennes les moins desservies. Selon l’Agence Ivoirienne de Presse, la filiale locale de Starlink a obtenu une licence temporaire de 12 mois délivrée par l’ARTCI, l’autorité de régulation des télécommunications. Cette technologie innovante élimine le besoin d’infrastructures terrestres coûteuses, offrant ainsi une solution rapide et efficace pour combler le retard numérique des campagnes.

    Un investissement américain de 170 millions de dollars pour la souveraineté numérique

    L’arrivée de Starlink s’accompagne d’un engagement financier majeur des États-Unis. L’entreprise Cybastion a obtenu une garantie de financement de 170 millions de dollars de la part de l’U.S. Export-Import Bank pour la construction d’un centre de données souverain en Côte d’Ivoire. Ce projet d’envergure, qui porte le nom de Cybastion, vise à moderniser les services publics et à sécuriser les données sensibles du pays. Ce centre de données national constituera le premier du genre à héberger des informations stratégiques sur le territoire ivoirien, renforçant ainsi l’autonomie numérique du pays.

    Trois partenariats majeurs conclus lors de la visite américaine

    La visite officielle à Abidjan a permis de finaliser trois accords économiques d’envergure. En plus de l’autorisation accordée à Starlink et du financement du centre Cybastion, un contrat de 293 millions de dollars a été signé avec ABD Group pour le développement d’infrastructures prioritaires dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Par ailleurs, un partenariat a été conclu avec NTELX pour optimiser la logistique du Port d’Abidjan, un axe essentiel pour l’économie du pays.

    La Côte d’Ivoire à l’avant-garde de la transformation digitale

    Avec plus de 29 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire se positionne comme la première économie francophone d’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement ivoirien a lancé plusieurs initiatives ambitieuses pour accélérer la transition numérique, dont la dématérialisation des services administratifs et le développement de l’e-gouvernement. Cependant, malgré des avancées notables dans les grandes villes comme Abidjan et Bouaké, de nombreuses zones rurales restent mal desservies. Starlink pourrait ainsi jouer un rôle clé dans l’uniformisation de la couverture internet à travers tout le territoire.

    Les États-Unis, déjà un partenaire économique important de la Côte d’Ivoire dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture, renforcent désormais leur collaboration dans le secteur technologique. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de compétition accrue entre les grandes puissances pour influencer l’Afrique de l’Ouest. En diversifiant ses alliances, Abidjan cherche à maximiser les opportunités de développement tout en préservant ses intérêts stratégiques.

    Un entretien au plus haut niveau

    Frank R. Garcia a également été reçu par le Vice-Président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné. Cette rencontre visait à évaluer les retombées des nouveaux partenariats économiques entre les deux pays. Ces accords, qui s’ajoutent à d’autres initiatives similaires menées par la Chine et la France, illustrent l’importance croissante de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale. Les prochaines étapes consisteront à lancer officiellement les services de Starlink et à avancer dans la réalisation du centre de données Cybastion.

  • Le Bénin, fer de lance de la modernisation administrative en Afrique, brille au CAFRAD

    Le Bénin, fer de lance de la modernisation administrative en Afrique, brille au CAFRAD

    Rabat a été le théâtre du 17ᵉ Forum ministériel panafricain du CAFRAD le mardi 14 juillet 2026. En amont de la 61ᵉ session du Conseil d’Administration, Rodrigue Chaou, le ministre béninois en charge du Budget et de la Fonction Publique, y a dévoilé la stratégie avant-gardiste du Bénin. Entre une numérisation poussée des services et des réformes structurelles audacieuses, Cotonou se positionne désormais comme un modèle de gouvernance moderne, déterminée à transformer son administration en un véritable moteur de croissance économique.

    Un rendez-vous stratégique pour l’avenir des services publics africains

    La capitale marocaine, reconnue comme un carrefour historique de la coopération Sud-Sud, a accueilli ce sommet de grande envergure. Le Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives (CAFRAD), fondé en 1964, demeure l’institution intergouvernementale de référence pour la refonte des structures étatiques à l’échelle continentale.

    Cette année, le forum s’est penché sur un enjeu capital, abordant la thématique du leadership comme catalyseur indispensable de l’action publique dans un contexte VICA(P)D. Cet acronyme complexe met en lumière une réalité concrète : les administrations doivent aujourd’hui naviguer dans un environnement marqué par la volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté, mais aussi par les profondes mutations de la transformation numérique.

    Pour le Bénin, représenté par Monsieur Rodrigue Chaou, ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget et de la Fonction Publique, cette rencontre dépassait la simple formalité diplomatique. Elle a offert une occasion unique de confronter les réformes nationales aux meilleures pratiques africaines et de réaffirmer une ambition claire : faire de l’administration publique un levier majeur de compétitivité économique pour le Bénin.

    Nouveaux styles de leadership public face aux défis contemporains

    Les travaux, qui ont rassemblé des ministres, des experts internationaux et de hauts fonctionnaires, ont été structurés autour de deux interventions théoriques et pratiques de premier plan.

    La première présentation, assurée par le Dr Dieudonné Assouvi, Directeur général du CAFRAD, a esquissé le profil du manager public de demain. Dans un environnement instable, les méthodes bureaucratiques rigides et pyramidales ont démontré leurs limites. Le Dr Assouvi a ainsi plaidé en faveur d’un leadership agile, capable d’anticiper les crises économiques et de réagir en temps réel pour assurer la continuité de l’État.

    La seconde intervention, menée par le Professeur Sehl Mellouli de l’Université Laval au Canada, a abordé des préoccupations cruciales en établissant un lien entre le leadership politique et la souveraineté numérique. À l’ère de l’intelligence artificielle et du cloud souverain, l’indépendance technologique des États africains n’est plus une option, mais une condition essentielle à la sécurité nationale et à l’attractivité économique.

    L’impact économique de la digitalisation : le pari gagnant du Bénin

    « Une administration moderne n’est pas seulement un outil de prestige politique ; c’est le premier partenaire de l’investissement privé et de la création de richesse. »

    Lors de la session ministérielle de partage d’expériences, la délégation béninoise a pu mettre en avant ses avancées remarquables. Depuis plusieurs années, le Bénin s’est résolument engagé dans une numérisation accélérée de ses services publics. Cette stratégie repose sur la conviction profonde que la simplification des démarches administratives réduit considérablement les coûts de transaction pour les entreprises et assainit durablement le climat des affaires.

    Le Bénin a notamment partagé son expérience réussie concernant la dématérialisation des procédures fiscales. En simplifiant et en digitalisant la collecte de l’impôt et les formalités douanières, le pays sécurise ses recettes publiques tout en éliminant les goulots d’étranglement bureaucratiques qui pénalisent les opérateurs économiques.

    Dans la même dynamique, la mise en place du guichet unique de création d’entreprises permet de réduire le temps nécessaire à la création d’une entité juridique à quelques heures seulement en ligne. Cette facilité stimule l’entrepreneuriat des jeunes et attire les investisseurs directs étrangers. Enfin, la transparence induite par la numérisation minimise les contacts physiques entre usagers et agents grâce aux plateformes en ligne, réduisant ainsi les risques de corruption et renforçant la confiance des citoyens envers leurs institutions.

    Une administration résiliente au service des citoyens

    Au-delà des gains de productivité macroéconomiques, la modernisation administrative portée par le Bénin vise un impact direct sur le quotidien des populations. Lors des débats à Rabat, la question de l’inclusion numérique a été largement abordée, soulignant que la transformation digitale ne doit pas exclure les franges les plus vulnérables de la société.

    Pour le gouvernement béninois, la numérisation s’accompagne d’une politique active de décentralisation et d’accès aux services essentiels. Qu’il s’agisse de l’obtention d’actes d’état civil, de casiers judiciaires ou de documents d’identité, la réduction des délais administratifs permet de réintégrer les citoyens dans l’économie formelle et de garantir l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire, des zones urbaines aux régions les plus reculées.

    Cap sur la 61ᵉ session du Conseil d’Administration du CAFRAD

    Le Forum ministériel à peine terminé, les délégations se tournent déjà vers la 61ᵉ session du Conseil d’administration de l’institution. Pour le ministre Rodrigue Chaou et ses homologues, l’enjeu sera désormais de traduire les orientations stratégiques discutées en feuilles de route opérationnelles concrètes.

    Les États membres devront notamment évaluer le bilan d’activité du CAFRAD, définir les futurs programmes de formation des hauts cadres africains et intensifier la coopération Sud-Sud en matière d’ingénierie administrative.

    En participant activement à ces instances de décision, le Bénin démontre qu’il ne se contente pas d’adopter des modèles de gouvernance, mais qu’il contribue activement à la co-construction de l’administration africaine du XXIᵉ siècle. C’est un signal fort adressé aux partenaires au développement et aux marchés internationaux : à Cotonou, l’État se modernise pour mieux grandir.

  • La rdc à la tête de l’ONU : un mois pour marquer l’histoire diplomatique

    La rdc à la tête de l’ONU : un mois pour marquer l’histoire diplomatique

    la rdc à la tête de l’ONU : un mois pour marquer l’histoire diplomatique

    Caricature : Kash

    la présidence congolaise au conseil de sécurité de l’ONU : un tournant diplomatique

    En juillet 2026, la République démocratique du Congo (RDC) écrit une nouvelle page de son histoire diplomatique en assurant la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies. Une responsabilité majeure qui marque son retour sur la scène internationale après plus de trois décennies d’absence. Ce mandat, débuté six mois seulement après son élection comme membre non permanent pour 2026-2027, symbolise une reconnaissance de son rôle croissant en Afrique.

    Sous la bannière « Plus de paix, plus de justice, plus de développement et plus de multilatéralisme », la RDC, dirigée par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, transforme cette présidence en une tribune pour défendre les intérêts africains. Kinshasa met particulièrement l’accent sur la gouvernance des ressources naturelles, un enjeu crucial pour le continent. Un sommet de haut niveau est d’ailleurs prévu le 22 juillet 2026 sous l’égide du président Félix Tshisekedi, afin d’aborder le lien entre exploitation illicite des minerais et financement des conflits armés.

    Autre priorité : la lutte contre les violences sexuelles en temps de conflit. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a d’ailleurs porté ce dossier lors d’une intervention internationale en début de mois. Parallèlement, la RDC gère les crises mondiales actuelles tout en maintenant une vigilance particulière sur la situation dans sa région orientale. Sans renoncer à son devoir de neutralité, elle utilise cette visibilité pour alerter la communauté internationale sur les conséquences humanitaires de l’agression qu’elle subit, avec l’objectif d’obtenir des sanctions plus strictes contre les groupes armés et leurs soutiens extérieurs.

    Femme

    Masisi : les femmes de Burungu réclament la création d’un centre de formation sur leurs droits

    Santé maternelle : lancement de la plateforme « Kulela » à Kinshasa pour accompagner les femmes enceintes

    Monoparentalité : un atelier à Kinshasa met en lumière la résilience et l’autonomisation des femmes

    ONU : face à la hausse des violences sexuelles liées aux conflits, le Royaume-Uni exige la fin de l’impunité

    COMESA Business Council : Éliane Mukeni élue 2ème vice-présidente

    RDC : le CAFCO propose une collaboration pour prévenir les discours de haine en ligne

    la présidence congolaise à l’ONU : un mois pour marquer l’histoire
    Bujumbura s’invite au cœur des tensions politiques en RDC
  • Rabat abrite la 15ème réunion de haut niveau Maroc-France ce jeudi

    Rabat abrite la 15ème réunion de haut niveau Maroc-France ce jeudi

    Rabat au cœur des échanges stratégiques entre le Maroc et la France

    La capitale marocaine, Rabat, accueille ce jeudi 16 juillet la quinzième édition des travaux de la réunion de haut niveau entre le Maroc et la France. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du partenariat d’exception renforcé qui unit les deux nations, placé sous l’égide des plus hautes autorités, à savoir Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président français Emmanuel Macron.

    L’événement rassemble les plus hauts responsables des deux pays pour examiner les avancées concrètes réalisées dans le cadre de cette collaboration privilégiée. « À Rabat comme à Casablanca, Tanger, Marrakech ou Laâyoune, chaque initiative mise en œuvre aujourd’hui façonne l’avenir des relations entre nos deux pays », a déclaré l’ambassadeur français Philippe Lalliot, en présence de Mohamed Saad Berrada, ministre marocain de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports.

    Lors de son intervention, le diplomate français a souligné l’importance des domaines couverts par ce partenariat, notamment la reconnaissance officielle par la France, dans sa lettre d’juillet 2024 adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de « l’ancrage de la souveraineté marocaine sur le Sahara ». Une position qui renforce davantage les liens entre les deux pays.

    « La France figure en tête des investisseurs étrangers au Maroc et reste le premier employeur international dans le royaume », a rappelé Philippe Lalliot. Il a également évoqué le rôle historique des entreprises françaises, présentes depuis plus de dix ans, dans le développement industriel du Maroc.

    Parmi les enjeux majeurs de cette session, trois priorités ont été mises en avant :

    • Renforcer la coopération face aux défis mondiaux et consolider la sécurité mutuelle ;
    • Unir les efforts pour dominer les secteurs porteurs de demain et dynamiser les économies des deux nations ;
    • Promouvoir les échanges culturels et éducatifs, en particulier entre les jeunes générations, garants de la pérennité des relations franco-marocaines.

    Cette quinzième session de haut niveau marque une nouvelle étape dans la construction d’un avenir commun, où chaque projet et chaque engagement pris aujourd’hui dessineront les contours de la relation bilatérale de demain.

  • Tchad suppression des visas africains prévue pour 2027

    Tchad suppression des visas africains prévue pour 2027

    Le Tchad a officialisé la fin de l’obligation de visa pour les ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027. Cette annonce historique a été révélée le 15 juillet à N’Djamena, lors de l’inauguration du Forum africain de l’eau, en présence du président Mahamat Idriss Déby Itno et avec le soutien de la Banque mondiale. Désormais, les voyageurs issus du continent pourront fouler le sol tchadien sans démarche administrative préalable.

    Avec cette mesure, le Tchad s’aligne sur une poignée d’États africains promouvant une circulation plus libre des personnes. Une avancée saluée dans un contexte où l’Union africaine milite depuis des années pour une meilleure intégration régionale, favorisant les échanges économiques et la coopération entre nations voisines. Cette politique s’inscrit également dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine, visant à fluidifier les déplacements et les transactions commerciales.

    Quelles conséquences pour les voyageurs africains au Tchad dès 2027 ?

    Bien que le calendrier soit désormais acté, les modalités pratiques restent à définir. Le gouvernement tchadien dispose d’un délai d’un an pour ajuster les dispositifs frontaliers, renforcer les contrôles sécuritaires et adapter les procédures administratives. Cette ouverture, bien que symbolique, représente un défi de taille pour un pays enclavé, entouré par plusieurs États et confronté à des enjeux sécuritaires persistants.

    L’enjeu principal réside dans la coordination entre les différents acteurs : services de sécurité, administration migratoire, compagnies aériennes et systèmes d’identification. Plusieurs pays africains ont déjà supprimé les visas pour leurs voisins, mais leur expérience montre que la réussite dépend d’une préparation rigoureuse et d’une collaboration étroite avec les États limitrophes.

    Pour les entrepreneurs, étudiants, chercheurs et participants aux grands événements régionaux, cette mesure pourrait faciliter leurs déplacements. Cependant, son efficacité dépendra largement de l’amélioration des infrastructures de transport et de la simplification des procédures aux postes-frontières.

    Cette décision stratégique a été dévoilée dans un cadre diplomatique hautement symbolique. Le Forum africain de l’eau, qui a réuni des décideurs publics, des partenaires financiers et des experts internationaux, a offert une tribune idéale pour annoncer cette réforme. Elle positionne le Tchad au cœur des débats continentaux sur l’équilibre entre ouverture et contrôle des frontières.

    La suppression des visas africains au Tchad ne se résumera pas à un simple décret. Elle nécessitera des textes d’application clairs, des moyens humains et techniques adaptés, ainsi qu’une coopération renforcée avec les pays du Sahel et de l’Afrique centrale. Pour les voyageurs, le message est clair : le Tchad s’ouvre. Pour les autorités, le véritable travail commence maintenant.

  • Sébastien Lecornu en mission diplomatique à Rabat pour renforcer les liens franco-marocains

    Sébastien Lecornu en mission diplomatique à Rabat pour renforcer les liens franco-marocains

    Un déplacement officiel de deux jours pour relancer la coopération bilatérale

    Sébastien Lecornu, Premier ministre français, a atterri à Rabat mercredi soir pour une visite diplomatique de deux jours. Objectif affiché : resserrer les liens entre la France et le Maroc à travers une série de partenariats renforcés. Plusieurs accords majeurs dans les secteurs économique, sécuritaire, énergétique et culturel sont prévus lors de cette escale officielle.

    Sébastien Lecornu en mission diplomatique à Rabat pour renforcer les liens franco-marocains

    Un contexte diplomatique marqué par un réchauffement des relations

    Accueilli par Aziz Akhannouch, son homologue marocain, Sébastien Lecornu entame cette visite dans un contexte de détente progressive entre Paris et Rabat. Ce rapprochement s’est amorcé en 2024 avec la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Les deux dirigeants s’entretiendront en privé avant de coprésider la 15ᵉ Rencontre de haut niveau franco-marocaine, un événement diplomatique inédit depuis 2019.

    Une quinzaine d’accords stratégiques en préparation

    Parmi les dossiers prioritaires, une quinzaine d’accords devraient être finalisés lors de cette visite. Les domaines concernés couvrent l’aviation civile, les infrastructures, la gestion de l’eau, l’interconnexion électrique, la défense ainsi que la culture. Un partenariat inédit entre l’Institut du monde arabe de Paris et le ministère marocain de la Culture est également au programme. Cette tournée pourrait également poser les bases d’une future visite officielle du roi Mohammed VI en France, déjà prévue dans les mois à venir.

    Le Maroc, pilier de la stratégie française au Maghreb

    Cette mission diplomatique illustre la volonté de la France de faire du Maroc son partenaire privilégié au Maghreb. Sur le plan sécuritaire, notamment dans la lutte contre les menaces au Sahel, Paris compte désormais davantage sur Rabat. Cette approche s’inscrit dans un contexte où les relations avec l’Algérie, bien qu’en amélioration, restent sujettes à des tensions ponctuelles.

  • Tchad : 200 jeunes formés aux métiers verts pour un avenir durable à N’Djamena

    Tchad : 200 jeunes formés aux métiers verts pour un avenir durable à N’Djamena

    Tchad : 200 jeunes formés aux métiers verts pour un avenir durable à N’Djamena

    La capitale tchadienne, N’Djamena, marque une étape clé dans la lutte contre le chômage des jeunes grâce à une initiative ambitieuse alliant emploi et écologie. La Mairie de N’Djamena et l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE) ont lancé, ce mercredi, l’insertion de deux cents jeunes dans les métiers du maraîchage. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme d’Insertion des Jeunes dans les Métiers Verts (PROJEV), visant à promouvoir des emplois durables tout en accélérant la transition écologique.

    Cérémonie de lancement du projet PROJEV à N'Djamena

    Un projet au cœur des enjeux socio-économiques du Tchad

    Le lancement officiel de cette initiative a eu lieu dans l’enceinte de l’espace Kuweïte de Farcha, situé dans le premier arrondissement de N’Djamena. Mahamat Alhafiz Idriss, responsable du guichet du crédit agricole à l’ONAPE, a rappelé que le projet PROJEV a pour mission de former et d’accompagner les jeunes afin de les doter des compétences nécessaires pour lancer des activités génératrices de revenus. L’objectif ? Créer des emplois stables et durables, tout en répondant aux défis environnementaux actuels.

    Le maire du premier arrondissement, Djamal Moussa Yaya, a salué cette initiative qui illustre la synergie entre les institutions publiques. Une collaboration essentielle pour transformer les politiques en actions concrètes, notamment dans la lutte contre le chômage des jeunes, un fléau qui touche particulièrement la jeunesse tchadienne.

    Les métiers verts, une réponse aux défis du Tchad

    Nassouradine Abakar Kessou, directeur général de l’ONAPE, a mis en lumière l’un des principaux défis du Tchad : l’emploi des jeunes. Malgré un potentiel économique considérable, le pays fait face à un taux de chômage et de sous-emploi alarmant chez les jeunes. Pour y remédier, la formation et l’insertion dans les métiers verts s’imposent comme des solutions prioritaires. Ces métiers ne se contentent pas de créer des emplois, a-t-il expliqué, ils favorisent également la préservation de l’environnement et le développement durable.

    Le plan MIDI : une feuille de route pour la jeunesse tchadienne

    Seid Adji Seid, directeur de cabinet adjoint de la mairie de N’Djamena, représentant le maire Sanoussi Hassana Abdoulaye, a détaillé les ambitions du plan MIDI. Ce dernier repose sur cinq piliers : le civisme, une formation pratique de qualité, l’accompagnement entrepreneurial, la transition agricole urbaine et le soutien aux industries culturelles et artistiques. Une réponse locale, pragmatique et ambitieuse, conçue pour répondre aux aspirations légitimes des jeunes à une vie digne et épanouie.

    S’adressant directement aux jeunes bénéficiaires, il a déclaré : « Vous n’êtez plus de simples demandeurs d’emploi, vous incarnez désormais l’avenir de la transition écologique de notre ville. Les métiers verts ne sont pas une solution temporaire, mais une voie vers un développement harmonieux, alliant croissance économique, respect de l’environnement et amélioration du cadre de vie de nos concitoyens. »

    Un avenir prometteur pour les jeunes de N’Djamena

    Après une formation technique complète, les deux cents jeunes sélectionnés seront installés sur un terrain de dix hectares dédié au maraîchage. Ce projet leur offrira l’opportunité de mettre en pratique leurs nouvelles compétences, tout en contribuant activement à la vitalité économique et écologique de la capitale tchadienne.

  • Niamey réfléchit aux enjeux démographiques majeurs du Niger

    Niamey réfléchit aux enjeux démographiques majeurs du Niger

    Une conférence dédiée aux défis démographiques à l’Université Abdou Moumouni

    À l’occasion de la Journée mondiale de la population, l’Université Abdou Moumouni de Niamey a été le cadre d’une rencontre inédite. Chercheurs, enseignants, étudiants et représentants institutionnels ont partagé leurs analyses sur les défis démographiques et leurs répercussions sur la société nigérienne.

    Cette journée a permis d’aborder les questions socio-anthropologiques liées à l’évolution de la population. L’objectif ? Mettre en lumière les besoins en données fiables et en stratégies adaptées pour renforcer les politiques publiques. L’éducation, la santé et l’insertion professionnelle figuraient parmi les thèmes prioritaires des discussions.

    L’importance cruciale des données démographiques

    Les participants ont souligné un constat partagé : sans une connaissance approfondie des dynamiques sociales et culturelles, il est impossible d’élaborer des politiques publiques efficaces. Cette rencontre a mis en avant le rôle central de la recherche et des échanges entre acteurs diversifiés pour anticiper les mutations de la société.

    Une démographie nigérienne entre défis et opportunités

    Les débats ont révélé que les enjeux démographiques du Niger sont à la fois complexes et porteurs d’avenir. Si la croissance démographique rapide représente un défi majeur, elle peut aussi devenir une force motrice. À condition que les jeunes générations disposent des outils nécessaires pour s’épanouir pleinement dans la vie économique et sociale du pays.

  • L’unesco Mali s’implique dans le concours d’excellence inter-lycées de l’eni-abt

    L’unesco Mali s’implique dans le concours d’excellence inter-lycées de l’eni-abt

    l’unesco Mali s’implique dans le concours d’excellence inter-lycées de l’eni-abt

    Le Mali a vibré au rythme de l’excellence académique et scientifique lors de la 16ᵉ édition du Concours d’Excellence Inter-Lycées organisé par l’École Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT). L’événement, qui a réuni élèves, étudiants, enseignants et partenaires, a mis en lumière les talents de la jeunesse malienne dans les domaines des sciences et de l’innovation.

    une cérémonie placée sous le signe de l’excellence et de l’innovation

    Le Bureau de l’UNESCO au Mali a marqué sa présence lors de la cérémonie de remise des prix, qui s’est tenue le 4 juillet 2026 dans les locaux de l’ENI-ABT. Ce rassemblement a permis de célébrer non seulement les lauréats, mais aussi l’engagement des jeunes Maliens en faveur de la science et de la technologie.

    Dans son discours d’ouverture, le Dr Kélétigui Daou, directeur général de l’ENI-ABT, a exprimé sa gratitude envers l’UNESCO pour son soutien indéfectible. Il a salué les initiatives de l’Organisation en matière d’éducation, en insistant sur l’importance de l’inclusion des filles dans les filières scientifiques et techniques (STIM).

    la promotion des sciences et de l’innovation au cœur des échanges

    La secrétaire générale du Club UNESCO de l’ENI-ABT a souligné l’importance de cette édition dans la valorisation du mérite scolaire. Elle a également rappelé le rôle clé des Clubs UNESCO dans la diffusion des valeurs de citoyenneté, de paix et de développement durable au sein de la jeunesse malienne.

    Mme Oumou Dicko, Chargée des Programmes Sciences au Bureau de l’UNESCO au Mali, a félicité les organisateurs et les participants pour leur engagement. Elle a mis en avant les nombreuses opportunités offertes par l’UNESCO : bourses d’études, mentorat et participation à des journées internationales dédiées à la science. Elle a encouragé les jeunes à s’investir davantage dans les disciplines scientifiques et technologiques pour contribuer au développement du pays.

    l’UNESCO et l’ENI-ABT : un partenariat au service de la jeunesse

    Cet événement illustre la collaboration étroite entre l’UNESCO et l’ENI-ABT pour promouvoir l’excellence académique et scientifique au Mali. En soutenant des initiatives comme ce concours, l’UNESCO renforce son engagement en faveur d’une éducation de qualité, inclusive et tournée vers l’innovation.

  • Fermeture temporaire de la rue des caraïbes à Abidjan pour le chantier du métro

    Fermeture temporaire de la rue des caraïbes à Abidjan pour le chantier du métro

    Depuis ce mercredi 15 juillet, la rue des Caraïbes à Port-Bouët, dans le sud d’Abidjan, est inaccessible aux véhicules. Cette fermeture, prévue pour deux mois et demi, est imposée par le ministère des Infrastructures et de l’Entretien Routier pour permettre la construction du tablier d’un pont ferroviaire dans le cadre de la Ligne 1 du métro. La circulation y reprendra à partir du 30 septembre.

    Les usagers sont invités à se conformer aux consignes de circulation mises en place autour du chantier. Cette interruption s’inscrit dans un calendrier précis visant à achever la première ligne de métro aérien de Côte d’Ivoire dans les délais impartis.

    Un tracé de 37,4 km reliant sept communes ivoiriennes

    La Ligne 1 du métro d’Abidjan s’étendra sur 37,4 kilomètres, reliant Anyama, au nord de la capitale économique, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny à Port-Bouët, au sud. Ce projet traversera sept communes et permettra de transporter plus de 500 000 passagers par jour en seulement 50 minutes, soit huit fois plus rapide que les trajets actuels en voiture aux heures de pointe.

    Ce vaste programme inclut la construction de 18 stations, 24 ponts, un viaduc au-dessus de la lagune Ébrié ainsi que 34 passerelles piétonnes. En juin dernier, les travaux de génie civil du viaduc étaient presque terminés, et 12 des 24 tabliers de ponts prévus avaient déjà été réalisés. L’inauguration de la ligne est prévue pour fin 2028.

    Un projet porté par des entreprises françaises

    Le consortium à l’origine de ce chantier rassemble Bouygues Travaux Publics, Alstom, Colas Rail et Keolis. Bouygues Travaux Publics est en charge des travaux de génie civil et de la fourniture du matériel roulant, tandis que Keolis assurera l’exploitation de la ligne pendant quinze ans après sa livraison.

    Le budget total du projet s’élève à environ 1,36 milliard d’euros, principalement financé par la France via l’Agence française de développement et des prêts du Trésor français. Ce financement place le métro d’Abidjan parmi les plus importants investissements français en Afrique de l’Ouest dans le domaine des transports.

    Contexte et enjeux pour l’agglomération abidjanaise

    Avec près de 5,5 millions d’habitants, l’agglomération d’Abidjan fait face à une congestion routière chronique. La commune de Port-Bouët, située au sud et abritant l’aéroport international ainsi que plusieurs zones industrielles, est particulièrement touchée par ces embouteillages quotidiens en raison de l’absence de transport en commun structuré à grande capacité.

    Ce nouveau métro a pour objectif de désengorger le réseau routier et d’offrir une alternative rapide et fiable aux bus et taxis-brousse. Selon les estimations, le projet devrait également générer des milliers d’emplois locaux, tant pendant la phase de construction que lors de l’exploitation de la ligne.

    Impact économique et diplomatique pour la France

    Pour la France, le métro d’Abidjan représente un outil stratégique d’influence économique et diplomatique en Afrique francophone. Ce projet illustre la volonté française de financer des infrastructures majeures dans ses anciennes colonies, où les entreprises nationales conservent une longueur d’avance face à la concurrence internationale, notamment chinoise et turque.

    La réussite de ce chantier pourrait servir de référence pour d’autres projets similaires en Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et en Guinée. Les travaux se poursuivent à un rythme soutenu, et la fermeture de la rue des Caraïbes marque l’une des dernières phases critiques avant la pose des rails et l’installation des rames Alstom sur l’ensemble du tracé.