Catégorie : Actualités

  • Don de sang à Lomé : le CNTS organise une collecte spéciale en juin 2026

    Don de sang à Lomé : le CNTS organise une collecte spéciale en juin 2026

    Une mobilisation citoyenne pour sauver des vies à Lomé

    Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) de Lomé se prépare à marquer la 22ᵉ Journée mondiale du donneur de sang, prévue le 14 juin 2026, par un événement exceptionnel. Une collecte spéciale de sang est organisée le vendredi 12 juin 2026, de 8 heures à 16 heures, pour encourager la générosité des habitants et renforcer les réserves disponibles.

    Cette initiative s’inscrit dans un élan de solidarité sous le thème « Une goutte d’humanité, donnez du sang, sauvez des vies ». Chaque donation représente une chance supplémentaire pour les patients en attente de transfusions.

    Deux lieux stratégiques pour donner son sang

    Les habitants de Lomé et des environs sont invités à se rendre sur l’un des deux sites dédiés à cette collecte :

    • le CNTS à Tokoin Doumasséssé, en face de l’EPP Doumasséssé 1 ;
    • le Poste de collecte et de distribution de Tokoin, installé au sein du CHU Sylvanus Olympio, derrière le service d’hémodialyse.

    Un appel à l’engagement collectif pour la santé publique

    Le CNTS de Lomé insiste sur l’importance de cette opération pour répondre aux besoins urgents des hôpitaux et cliniques de la capitale. Un seul don peut sauver plusieurs vies, rappelle l’institution, qui compte sur la participation massive des volontaires.

    « Chaque geste compte », déclare le Centre, soulignant que la solidarité est au cœur de cette campagne. Les participants sont remerciés par avance pour leur contribution essentielle à cette action humanitaire.

  • Le Premier ministre algérien en mission officielle à N’Djamena

    Le Premier ministre algérien en mission officielle à N’Djamena

    le Premier ministre algérien en mission officielle à N’Djamena

    N’DJAMENA — En mission spéciale déléguée par le chef de l’État, M. Abdelmadjid Tebboune, M. Sifi Ghrieb, Premier ministre algérien, a foulé le sol tchadien ce lundi 8 juin pour une visite de travail de haut niveau. Cet échange s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales, marquée par une volonté commune de renforcer les liens de fraternité et de développer les échanges économiques entre l’Algérie et le Tchad.

    Au cœur de cette visite, les discussions porteront sur les axes stratégiques de coopération, notamment dans les domaines de la sécurité régionale, des infrastructures, et des échanges commerciaux. Les deux parties échangeront également sur les défis communs, avec pour objectif d’aboutir à des accords concrets pour servir les intérêts des populations des deux pays.

    Cette initiative s’ajoute aux efforts récents déployés pour dynamiser les relations diplomatiques entre les deux nations, après plusieurs années de collaboration étroite dans divers secteurs. Les autorités tchadiennes ont réservé un accueil chaleureux au Premier ministre algérien, soulignant l’importance de cette visite pour l’avenir des relations bilatérales.

  • Fermeture ambassade belge au Mali : un tournant diplomatique majeur

    Fermeture ambassade belge au Mali : un tournant diplomatique majeur

    fermeture ambassade belge au Mali : un tournant diplomatique majeur

    Une page historique se tourne pour le Mali. La Belgique a acté, par une annonce solennelle, la fermeture définitive de son ambassade à Bamako, effective dès le 30 juin prochain. Cette décision, prise après des années d’étroite collaboration, reflète un tournant géopolitique marqué par l’aggravation des tensions régionales et un climat de méfiance croissante envers les partenaires occidentaux.

    une coopération de plusieurs décennies prise dans la tourmente

    Bruxelles a confirmé, via un communiqué officiel, la fin de sa mission diplomatique au Mali. Ce retrait, programmé pour le 30 juin, met un terme à des décennies d’échanges bilatéraux, notamment dans les domaines culturel, humanitaire et économique. La Belgique figurait parmi les principaux alliés européens du Mali, avec des investissements majeurs dans des projets de développement au Nord comme au Centre du pays.

    Ce départ s’inscrit dans une tendance plus large, celle du désengagement progressif des nations occidentales face à l’instabilité persistante au Sahel. Avec cette décision, le Mali se retrouve confronté à un isolement accru, se tournant davantage vers de nouveaux partenaires stratégiques, dont la Russie.

    insécurité et tensions : les raisons d’un retrait forcé

    La dégradation de la situation sécuritaire au Sahel a joué un rôle central dans cette rupture. Depuis le départ des forces françaises de Barkhane et le retrait de la MINUSMA, la menace terroriste n’a cessé de s’intensifier. Les groupes armés ont multiplié les attaques contre les axes routiers et les zones urbaines, rendant le maintien d’une présence diplomatique occidentale de plus en plus périlleux.

    Pour la Belgique, la sécurité de ses ressortissants et de son personnel diplomatique n’était plus garantie au-delà du 30 juin. Face à l’absence de cadre sécuritaire fiable et à l’instabilité chronique, maintenir une ambassade de plein exercice revenait à prendre un risque inacceptable. Les autorités belges estiment désormais que les conditions ne permettent plus d’assurer les missions d’assistance au développement.

    la chasse aux « espions » : un climat de suspicion généralisé

    Au-delà des enjeux sécuritaires, un autre facteur a précipité cette décision : l’escalade des tensions politiques à Bamako. Depuis plusieurs mois, les autorités maliennes ont durci leur discours envers les expatriés occidentaux, qualifiant systématiquement les experts et humanitaires de « agents secrets ». Cette rhétorique a conduit à des arrestations arbitraires, privant les Maliens d’un soutien essentiel dans des secteurs clés comme l’accès à l’eau, la santé ou l’éducation.

    Plusieurs professionnels européens ont été détenus sans motifs clairs, sans respect des procédures consulaires. Ce climat de suspicion a rendu toute activité sur le terrain impossible, poussant la Belgique à retirer définitivement sa représentation diplomatique.

    quelles conséquences pour les maliens ?

    La fermeture de l’ambassade belge, effective dès juillet, aura des répercussions immédiates et profondes pour la population. Les programmes d’aide gérés par Bruxelles, comme ceux liés à l’eau potable, à la santé reproductive ou à l’éducation de base, risquent d’être gelés ou transférés vers d’autres pays de la sous-région. Ce vide laisse les communautés vulnérables sans soutien.

    Par ailleurs, les Maliens souhaitant obtenir des visas pour se rendre dans l’espace Schengen verront leurs démarches se compliquer. Les représentations consulaires encore actives en Afrique de l’Ouest sont déjà saturées, obligeant les demandeurs à se déplacer dans des pays voisins pour accomplir leurs formalités.

    un isolement diplomatique aux conséquences multiples

    Cette décision n’est pas un cas isolé, mais le symbole d’une rupture plus large entre Bamako et ses partenaires européens. En adoptant une posture de confrontation et en multipliant les arrestations d’expatriés sous des prétextes d’espionnage, le Mali s’enferme dans une stratégie qui fragilise davantage sa position internationale.

    Alors que les défis économiques et sécuritaires exigent une coopération globale, cette fermeture prive le pays d’un interlocuteur modéré au sein de l’Europe. Le Mali, déjà en difficulté, risque de voir son isolement s’accentuer, au moment où une approche pragmatique serait indispensable pour relever les défis de demain.

  • Visite officielle à Libreville : le colonel Randrianirina explore les symboles du développement gabonais

    Visite officielle à Libreville : le colonel Randrianirina explore les symboles du développement gabonais

    Lors de sa visite officielle à Libreville, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a entrepris une immersion dans les infrastructures les plus emblématiques de la capitale gabonaise. Accompagné du vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, il s’est rendu à la Cité Émeraude, à la Baie des Rois puis à la Cité de la Démocratie. Sur ce dernier site, il a découvert la salle des banquets, le Palais des Congrès ainsi que le musée Omar Bongo Ondimba.

    Cette journée, qualifiée de « marathon touristique » par les observateurs, a permis au dirigeant malgache de constater l’ampleur des transformations réalisées au Gabon. Pour lui, ces avancées reflètent une Afrique résolument tournée vers la modernité et le progrès. « Chaque réalisation observée ici illustre la détermination des dirigeants africains à moderniser leurs nations et à accélérer leur développement », a-t-il souligné. Bien qu’il ne envisage pas de reproduire à l’identique le modèle gabonais, il reconnaît que les processus diffèrent d’un pays à l’autre. Il a salué les résultats concrets obtenus par les autorités gabonaises durant la Transition.

    Le colonel Randrianirina a notamment souligné que certaines réalisations gabonaises, jugées complexes ou irréalisables à court terme, ont été menées à bien avec succès. Il s’est dit convaincu que ces expériences peuvent inspirer Madagascar dans sa propre refondation. « Nous allons, comme évoqué précédemment, nous inspirer du Gabon pour réussir la refondation de Madagascar et permettre au pays de tenir l’élection présidentielle dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré. Son ambition est claire : accélérer le processus pour conduire Madagascar vers un scrutin présidentiel rapide. Le colonel Michaël Randrianirina a quitté Libreville en milieu de matinée.

  • Déguerpissements à Abidjan et élections marquent l’actualité ivoirienne

    Abidjan sous les projecteurs : déguerpissements, élections et ambitions sportives

    Abidjan, 8 juin — L’actualité ivoirienne de ce début de semaine est marquée par trois dynamiques majeures : une série d’opérations de déguerpissement, des scrutins internes au sein des médias et des partis politiques, ainsi qu’une préparation intense en vue du Mondial 2026.

    Les opérations de déguerpissement à Abidjan, particulièrement ciblées, suscitent des réactions contrastées. Plusieurs titres de la presse nationale relaient les positions des acteurs politiques et sociaux. Le Bélier Intrépide met en lumière la mobilisation d’Euphrasie N’Guessan aux côtés des populations affectées, tandis que Générations Nouvelles cite Pascal Affi N’Guessan pour qui ces actions constituent « un échec de la gouvernance d’Alassane Ouattara ».

    Les voix de l’opposition s’élèvent

    • Aujourd’hui souligne les tentatives gouvernementales pour atténuer les tensions, tout en pointant une opposition qui, selon lui, « se noie dans l’indifférence ».
    • Notre Voie relaie les critiques acerbes de Pascal Affi N’Guessan envers le pouvoir, dénonçant un « système qui ignore les besoins des Ivoiriens ».
    • Le Nouveau Réveil interroge : la politique « Un Ivoirien, un toit » ne se transforme-t-elle pas en « Aucun toit pour les pauvres » ?

    Une enquête publiée par Le Sursaut sur le déguerpissement de Koumassi Campement questionne les motivations derrière ces expulsions, évoquant « un complot organisé contre les plus vulnérables ». À l’inverse, Le Matin affirme que les populations concernées ont été dûment informées en amont.

    De son côté, RHDP News révèle que des mesures d’urgence ont été adoptées lors d’une réunion de crise dirigée par Beugré Mambé, sans pour autant calmer les esprits.

    Scrutins internes et transitions politiques

    L’élection de Marie Laure N’Goran à la présidence du conseil exécutif de l’UNJCI a fait la une de plusieurs organes de presse. Liberté titre sobrement « MNL, présidente ! », tandis que Le Rassemblement salue une « nouvelle ère pour le journalisme ivoirien ».

    Parallèlement, Le Quotidien d’Abidjan annonce l’élection de Guéi Sylvie Epse Doukoula au poste de secrétaire nationale de la ligue des femmes du PPA-CI. La Voie Originale appelle à passer de la parole aux actes, tandis que la nouvelle élue, citée par Le Temps, exhorte ses camarades à se tenir prêts pour les prochains défis.

    Du côté du RHDP, Le Patriote révèle que les jeunes du parti préparent une série d’initiatives en matière d’adhésion, de formation et de stratégie politique, promettant des annonces « percutantes ».

    Distinction régionale et tragédie locale

    Abidjan 24 et L’Essor Ivoirien font état d’une reconnaissance exceptionnelle : le vice-premier ministre a été désigné comme « meilleur ministre de la Défense de la décennie » au sein de l’espace CEDEAO.

    Tragédie à Brou-Akpaoussou (Andé) : Soir Info revient sur la mort violente d’un orpailleur, cherchant à éclaircir les circonstances exactes de cet événement.

    Le sport ivoirien en effervescence

    Tous les regards se tournent vers les États-Unis où les Éléphants entameront leur parcours au Mondial 2026 dès le 15 juin face à l’Équateur à Philadelphie. Fraternité Matin souligne que « les Eléphants sont en pleine immersion dans le rêve américain », tandis que Superpsort exprime une confiance palpable avec le titre « Eléphants : le mondial de tous les espoirs ».

    Autres sujets marquants

    Un malaise persiste au sein de la Chambre des rois et chefs traditionnels à Diabo et Languibonou, tandis que le ministre de l’Éducation nationale a pris des décisions concernant les affectations en classe de 6e et en Seconde.

  • Épidémie d’Ebola en RDC : bilan alarmant et épicentre en Ituri

    Épidémie d’Ebola en RDC : bilan alarmant et épicentre en Ituri

    épidémie d’Ebola en RDC : 515 cas confirmés, 91 décès et une province d’Ituri toujours en première ligne

    Femme

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    Caricature : ville morte pour les uns, ville vivante pour les autres… qui dit vrai ?
    Caricature : réapparition d’Ebola, avec un variant que même les vaccins ne connaissent pas
    Illustration : campagne de sensibilisation contre Ebola en RDC

    L’épidémie de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, frappe sans relâche l’est de la République démocratique du Congo. Selon le dernier bilan publié par l’Institut national de santé publique, 515 cas confirmés ont été recensés depuis le début de la crise dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Parmi ces cas, 91 décès sont à déplorer, ce qui porte le taux de létalité global à 17,7 %. Une situation d’autant plus préoccupante que 283 patients restent actuellement sous traitement ou en isolement, tandis que 12 personnes ont pu être déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.

    Les autorités sanitaires ont enregistré 27 nouveaux cas confirmés au cours des dernières 24 heures.

    Une propagation inquiétante dans 25 zones de santé

    L’épidémie ne cesse de s’étendre, touchant désormais 25 zones de santé sur les 104 que compte le pays. L’Ituri reste malheureusement la province la plus affectée, avec 17 zones de santé touchées sur 36, dont Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.

    Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ne sont pas épargnés, confirmant l’extension géographique de cette crise sanitaire au-delà de son épicentre initial.

    Les provinces voisines paient également un lourd tribut. À Katwa, dans le Nord-Kivu, on dénombre 11 cas confirmés et 8 décès, faisant de cette zone l’un des foyers les plus actifs.

    Les autres zones touchées incluent :

    • Beni : 5 cas confirmés et 3 décès ;
    • Butembo : 4 cas confirmés et 2 décès ;
    • Miti-Murhesa : 3 cas confirmés et 1 décès ;
    • Oicha : 2 cas confirmés et 2 décès ;
    • Kalunguta : 1 cas confirmé et 1 décès ;
    • Kyondo : 1 cas confirmé et aucun décès ;
    • Goma : 1 cas confirmé et aucun décès.

    Face à cette situation, les équipes de riposte sont confrontées à de multiples défis : l’insécurité persistante dans certaines régions de l’Ituri, des obstacles logistiques majeurs pour accéder aux populations affectées, ainsi qu’un besoin urgent de renforcer la sensibilisation afin de lutter contre les rumeurs et la désinformation.

    Les autorités sanitaires lancent un appel solennel à la population : signaler sans délai tout cas suspect et respecter scrupuleusement les mesures de prévention pour endiguer la propagation du virus.

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  • Report des épreuves du gce 2026 au Cameroun après une fuite massive

    Report des épreuves du gce 2026 au Cameroun après une fuite massive

    Education

    Report des épreuves du GCE 2026 au Cameroun après une fuite massive sur les réseaux sociaux

    Une enquête est en cours pour identifier les responsables de la diffusion des sujets confidentiels. Le ministère appelle les 208 761 candidats à conserver leur sérénité.

    Armand Djaleu
    | | 3 min de lecture
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    Une enquête est ouverte pour identifier les responsables de la diffusion des sujets confidentiels. Le ministère appelle les 208 761 candidats à conserver leur sérénité.

    C’est une décision qui surprend, mais qui s’impose : Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, a annoncé le report des épreuves écrites du GCE 2026. Cette annonce, rendue publique le samedi 6 juin 2026, fait suite à la diffusion massive de sujets confidentiels sur Internet. Résultat : toutes les épreuves restantes du GCE (General Certificate of Education), initialement prévues du 8 au 18 juin, sont désormais reportées.

    De nouvelles dates ont été fixées : les examens se dérouleront du lundi 22 juin au jeudi 2 juillet 2026. Une exception notable : les épreuves de l’enseignement technique et professionnel, qui se poursuivront comme prévu. Parallèlement, une enquête est en cours pour traquer les auteurs de cette fuite. Les preuves numériques ont été transmises aux autorités compétentes afin de déterminer l’origine de cette faille de sécurité.

    Un faux document circule

    Le ministère a appelé les 208 761 candidats à rester calmes et à profiter de ces deux semaines supplémentaires pour intensifier leurs révisions. Pourtant, dimanche, un faux document relayé sur les réseaux sociaux semait le trouble. Celui-ci annonçait un revirement de la position du ministère concernant le report des épreuves restantes du GCE. Après vérification, il s’est avéré que ce document était infondé. La décision de reprogrammer les épreuves du 22 juin au 2 juillet, prise par la ministre, reste donc inchangée. Malgré tout, il est fortement conseillé à chaque candidat de se présenter dans son centre d’examen dès lundi.

    Au Cameroun, la fuite de sujets d’examens officiels sur les réseaux sociaux, surnommée « l’eau », est un phénomène récurrent qui menace l’intégrité de diplômes comme le Baccalauréat ou le GCE.

    Des mesures pour endiguer les fuites

    Les plateformes WhatsApp et Telegram jouent un rôle central dans la propagation de ces fuites. Les sujets confidentiels y circulent sous forme de photos, parfois accompagnés de corrigés, souvent partagés tôt le matin avant le début des épreuves. Ces fuites contraignent régulièrement le ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) à reporter ou reprogrammer certaines épreuves pour préserver l’équité entre les candidats.

    Les investigations ont révélé des failles majeures dans la chaîne logistique : de la sélection des sujets à leur impression et distribution. Des cas de complicité impliquant des enseignants et du personnel administratif ont été signalés à plusieurs reprises. Pour contrer ces risques, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité, notamment par l’introduction de QR codes et une numérisation accrue des processus.

  • Pénuries de tests vih au Maroc : quand les marchés publics ignorent la production locale

    Pénuries de tests vih au Maroc : quand les marchés publics ignorent la production locale

    L’image est frappante : des centres de santé marocains contraints de refuser des dépistages VIH pendant des mois faute de kits disponibles, tandis que des fabricants nationaux possèdent des stocks prêts à être livrés en quelques jours. Ce paradoxe n’est pas qu’une simple question de logistique, mais révèle une faille structurelle des marchés publics dans le secteur de la santé. Malgré une loi exigeant la préférence nationale, les appels d’offres continuent d’écarter les producteurs locaux au profit d’acteurs étrangers.

    une préférence nationale bafouée par les cahiers des charges

    Le décret n° 2.22.431 encadre pourtant strictement les marchés publics au Maroc. Il interdit explicitement toute spécification technique avantageant une marque, un brevet ou une origine particulière. Pourtant, selon Abdelhay Rhorba, professeur en droit administratif des marchés publics à l’Université Hassan II de Casablanca, de nombreux cahiers des charges contiennent des exigences techniques si précises qu’elles excluent de facto les fabricants marocains.

    « L’ajout de critères techniques disproportionnés ou la référence exclusive à des normes détenues par un seul fournisseur constituent une violation du principe d’égalité des chances », explique-t-il. « Ces pratiques, si elles aboutissent à une exclusion injustifiée, peuvent être qualifiées de détournement de pouvoir. » Les juridictions administratives marocaines sanctionnent systématiquement les dispositifs excluant indûment des acteurs locaux, dès lors que leur effet est avéré.

    des recours possibles, mais rarement exploités

    Face à ces abus, les entreprises marocaines disposent de moyens juridiques. Un recours gracieux peut être déposé auprès de la Commission nationale de la commande publique avant la finalisation du marché. En cas d’échec, une saisine des tribunaux administratifs doit intervenir dans les soixante jours. En cas de soupçons de corruption, les procédures pénales pour trafic d’influence peuvent également être engagées. Pourtant, ces recours restent peu utilisés, faute de moyens ou par crainte de représailles.

    Sur le terrain, les témoignages s’accumulent. Plusieurs fabricants de dispositifs médicaux, s’exprimant sous couvert d’anonymat, dénoncent des cahiers des prescriptions spéciales (CPS) rédigés sur mesure pour des produits étrangers, perpétuant ainsi des marchés historiques sans tenir compte des évolutions de la production nationale. « Les CPS doivent impérativement intégrer des produits locaux, mais cela n’est presque jamais le cas », confie l’un d’eux. Lorsqu’un acteur du secteur alerte les autorités sur ces biais, les réponses se font souvent attendre… ou n’arrivent jamais.

    une politique incohérente entre ministères

    Cette contradiction ne se limite pas au ministère de la Santé. Alors que le ministère des Finances a récemment relevé les droits de douane sur certains dispositifs médicaux importés pour stimuler la production locale, le ministère de la Santé continue d’acquérir des kits étrangers, parfois plus coûteux, malgré l’existence d’alternatives locales compétitives. Une incohérence qui alimente les doutes sur l’efficacité des politiques publiques.

    Contacté à ce sujet, le ministère de la Santé affirme respecter « strictement le cadre réglementaire en vigueur » et indique que les appels d’offres sont « ouverts à tous les opérateurs répondant aux critères, avec une attention particulière portée aux entreprises implantées au Maroc ». Une précision importante : cette considération porte sur le siège social des sociétés, et non sur l’origine de fabrication des produits. Ainsi, un importateur installé au Maroc est traité comme un fabricant local, même si ses kits sont produits à l’étranger.

    les tests vih, symbole d’une souveraineté sanitaire en suspens

    Le cas des tests VIH illustre parfaitement ces dysfonctionnements. Selon des retours de terrain, des ruptures de stock ont duré plus d’un an dans certaines structures, privant des milliers de patients d’un dépistage rapide. Le ministère de la Santé reconnaît des « tensions ponctuelles » attribuées à « des délais administratifs et des perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales ». Pourtant, des fabricants locaux disposent de produits homologués et disponibles immédiatement. Pourquoi ces alternatives n’ont-elles pas été mobilisées en urgence ?

    Le ministère assure que les procédures d’acquisition de 2025 ont été menées « exclusivement via des appels d’offres, en totale conformité avec la réglementation ». Une affirmation contredite par plusieurs sources proches du dossier. Le recours au gré à gré, légal uniquement en cas d’urgence imprévisible ou d’échec d’un appel d’offres, n’aurait selon lui pas été utilisé. Pourtant, les conditions légales de cette procédure, détaillées par le décret n° 2.22.431, exigent une motivation écrite et la preuve de l’absence d’alternative sous peine d’illégalité.

    Jaafar Heikel, infectiologue de renom, rappelle l’importance des tests rapides : « Ils permettent d’atteindre des populations éloignées des laboratoires classiques, notamment via les ONG comme OPALS ou l’ALCS ». Leur interruption fragilise la riposte nationale contre le VIH, alors même que le Maroc s’est engagé dans les objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA pour 2030. « Sans tests accessibles, moins de personnes sont diagnostiquées, et la maladie progresse », alerte un fabricant local.

    Le professeur Heikel souligne aussi les avantages économiques et stratégiques d’une production nationale : « Des tests fabriqués localement, une fois validés, réduisent les coûts et renforcent la souveraineté sanitaire ». Pourtant, les acteurs du secteur s’interrogent : certains membres des commissions d’appel d’offres agiraient-ils pour protéger des intérêts privés, au mépris des directives ministérielles ?

    Un investisseur qui développe un produit conforme et se voit systématiquement écarté finira par renoncer. Le risque ? Décourager l’innovation locale au moment où le Maroc en a le plus besoin, et continuer à importer ce qu’il pourrait produire lui-même.

  • Mousso d’or 2026 : salmata sawadogo, l’excellence féminine récompensée au Burkina Faso

    Mousso d’or 2026 : salmata sawadogo, l’excellence féminine récompensée au Burkina Faso

    La quatrième édition des Mousso d’Or a marqué un nouveau chapitre dans la reconnaissance des femmes burkinabè pour leur engagement exceptionnel et leur contribution au développement du pays. Célébrée à Ouagadougou, cette soirée sous le thème de l’excellence féminine a mis à l’honneur des profils remarquables, issus de divers secteurs d’activité.

    Parmi les lauréates, Salmata Sawadogo, présidente-directrice générale de Salmata Commerce Général, a été sacrée meilleure femme de l’année. Un trophée prestigieux qui récompense non seulement son parcours entrepreneurial, mais aussi son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes à travers le pays.

    cérémonie des mousso d'or 2026 à Ouagadougou

    Au cours de cette soirée, Salmata Sawadogo a exprimé sa gratitude envers les organisateurs et ses soutiens. Pour elle, cette distinction représente bien plus qu’une reconnaissance : une motivation pour continuer à inspirer davantage de femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat et à croire en leurs ambitions.

    Les autres catégories n’ont pas été en reste. Talato Ouédraogo a remporté le prix « Pépite d’or », tandis que l’association Wend Guetta a été distinguée. D’autres lauréates ont également été mises en lumière : Charlotte Milliogo (Sport), Mam Sank (Restauration) et Almaty Meria (Artiste musicienne).

    talato ouédraogo, lauréate de la catégorie pépite d'or

    Chaque lauréate a reçu un trophée symbolique, une écharpe officielle et un diplôme attestant de sa distinction. Un trophée d’honneur a également été décerné à Adja Abibou Sana Ouédraogo pour son parcours et son dévouement exemplaire.

    La cérémonie a aussi salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), récompensés pour leur rôle essentiel dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso.

    Le commissaire général de l’événement, Mohamado Sanfo, a souligné l’importance de ces distinctions : « Quand une femme s’épanouit, c’est toute une famille qui en bénéficie. » Il a rappelé que les Mousso d’Or visent à promouvoir l’excellence féminine et à soutenir des actions sociales en faveur des femmes vulnérables. Cette année, quarante veuves de militaires tombés au combat ont bénéficié d’un programme de formation et d’accompagnement pour renforcer leur autonomie.

    mohamado sanfo, commissaire général des mousso d'or

    Malgré les défis rencontrés lors des précédentes éditions, Mohamado Sanfo a salué la progression de l’événement et l’engouement croissant qu’il suscite. « Nous avons surmonté des obstacles, mais notre détermination reste intacte. Cette année, la mobilisation record témoigne de l’importance accordée à la promotion de la femme. »

    Au total, seize catégories, sept prix spéciaux et un trophée d’honneur ont été attribués lors de cette quatrième édition. Talato Ouédraogo, lauréate de la catégorie « Pépite d’or », a encouragé ses pairs : « Nous encourageons toutes les femmes à se lancer sans hésitation. Aujourd’hui, l’excellence féminine est enfin reconnue et encouragée. »

    À travers cette cérémonie, les Mousso d’Or réaffirment leur mission : célébrer celles qui, par leur détermination et leur travail, participent activement à l’essor du Burkina Faso.

  • Le Niger face au piège financier des livraisons d’armes turques

    Le Niger face au piège financier des livraisons d’armes turques

    Une alliance militaire aux contours économiques troubles

    Lors de sa récente visite à Ankara, le général Abdourahamane Tchiani a révélé une entorse majeure aux conventions internationales en matière d’armement : la Turquie a livré du matériel militaire au Niger sans contrepartie financière immédiate. Cette décision, présentée comme un geste de solidarité, masque en réalité une stratégie d’influence où la souveraineté nigérienne se trouve engagée sur le long terme.

    Les mécanismes opaques d’un partenariat asymétrique

    Le commerce d’armements repose sur des principes stricts, notamment la nécessité d’un préfinancement ou d’une garantie bancaire. Pourtant, le Niger a obtenu des équipements essentiels sans débourser un dinar. Cette exception s’explique par des contreparties dont les contours financiers et juridiques restent flous, mais dont les conséquences pèsent lourdement sur l’avenir du pays.

    Les rouages d’un paiement différé

    Plusieurs dispositifs permettent de contourner l’absence de fonds immédiats, chacun présentant des risques spécifiques pour Niamey :

    • L’échange de ressources stratégiques : Le Niger, riche en uranium, pétrole et or, cède à la Turquie des droits d’exploitation minière exclusifs en échange des équipements militaires. Cette forme de troc hypothèque les ressources naturelles du pays pour des décennies.
    • L’engagement dans des dettes souveraines : Les livraisons sont financées par des prêts accordés par des institutions turques, transformant une crise sécuritaire en une dette publique à rembourser. Les taux d’intérêt et les échéances, bien que rarement divulgués, pèsent sur les finances de l’État.
    • La dépendance technologique et industrielle : L’acquisition de drones, blindés et systèmes de communication crée une obligation de maintenir des partenariats technologiques avec Ankara, limitant ainsi l’autonomie stratégique du Niger.

    Les concessions qui hypothèquent l’avenir

    Pour le général Tchiani, cette collaboration est indispensable pour moderniser les Forces Armées Nigériennes (FAN) après le retrait des partenaires occidentaux. Cependant, cette approche ne fait que remplacer une dépendance par une autre, tout en transférant le contrôle des ressources nationales à un acteur étranger.

    Les contreparties imposées par Ankara

    Les termes de cet accord, bien que non rendus publics, laissent entrevoir plusieurs exigences potentielles :

    • Un accès prioritaire aux gisements d’uranium et de pétrole nigériens.
    • L’installation de bases logistiques ou d’infrastructures turques sur le territoire national.
    • Un soutien diplomatique inconditionnel de la Turquie dans les instances régionales.

    La stratégie turque : une ambition régionale à long terme

    Pour Recep Tayyip Erdogan, cette flexibilité financière s’inscrit dans une vision géopolitique à plusieurs niveaux. Trois objectifs principaux guident cette politique :

    • Éloigner définitivement les puissances occidentales du Sahel.
    • S’opposer à l’influence croissante de la Russie, notamment via les groupes paramilitaires comme l’Africa Corps.
    • Promouvoir les exportations de l’industrie de défense turque, présentée comme une alternative moderne et compétitive.

    Un équilibre précaire entre sécurité et souveraineté

    Le Niger obtient une victoire politique immédiate en renforçant ses capacités militaires sans puiser dans ses réserves financières. Toutefois, cette manœuvre se révèle être un leurre : le pays échappe à la tutelle occidentale pour tomber sous celle d’Ankara. Entre la sécurité externalisée à Moscou et la dette contractée auprès de la Turquie, Niamey n’a pas rompu avec les logiques d’influence étrangère. Il a simplement troqué un créancier contre un autre, en échange d’un prix dont le peuple nigérien devra supporter les conséquences dans les années à venir.

  • Le Sahel sous l’emprise des réseaux logistiques russes

    Le Sahel sous l’emprise des réseaux logistiques russes

    Une logistique aérienne russe au service d’une stratégie d’influence

    Alors que l’attention internationale se concentre sur les unités d’Africa Corps déployées au Sahel, une infrastructure bien plus discrète se déploie dans l’ombre. Moscou a mis en place un réseau logistique aérien sophistiqué, masqué sous couvert d’accords de coopération militaire avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette flotte, surnommée « Air Wagner » par les observateurs, dépasse largement le cadre d’une simple assistance sécuritaire pour s’imposer comme un outil d’espionnage et d’ingérence sans précédent sur le continent africain.

    167 vols clandestins en 14 mois : l’étendue d’un réseau opaque

    Pour contourner les sanctions internationales et éviter toute surveillance, le Kremlin a recours à un écosystème aérien clandestin. Une enquête récente a révélé l’ampleur de cette activité : au moins 167 vols cargos ont été recensés en seulement quatorze mois. Derrière ce ballet aérien se cache un maillage complexe de compagnies aériennes interconnectées, toutes liées à des structures étatiques ou para-étatiques russes.

    Les méthodes employées pour dissimuler ces déplacements relèvent de la guerre hybride :

    • Désactivation volontaire des transpondeurs, rendant les appareils invisibles aux radars.
    • Falsification ou omission des plans de vol et des identifiants d’immatriculation.
    • Utilisation d’aérodromes secondaires pour le transit des cargaisons.

    Les experts sont unanimes : cette flotte ne se limite pas au transport de personnel ou d’équipements militaires. Elle sert également à acheminer du matériel d’écoute, des systèmes de guerre électronique et des spécialistes du renseignement du GRU, permettant ainsi de cartographier et de surveiller l’ensemble de l’espace sahélien.

    Une dépendance stratégique aux conséquences irréversibles

    Pour les gouvernements de l’AES, le partenariat avec Africa Corps est souvent présenté comme une solution rapide et sans contrainte pour lutter contre les groupes armés. Pourtant, les réalités techniques révèlent une autre ambition : celle de Moscou, qui verrouille progressivement les infrastructures vitales de ces États.

    Le soutien russe ne se limite plus aux opérations de terrain. Il englobe désormais le transport stratégique, la maintenance exclusive des flottes aériennes locales, la formation des cadres militaires et l’approvisionnement logistique. En s’installant au cœur des bases aériennes de Bamako, Ouagadougou ou Niamey, les services de renseignement russes accèdent à des données militaires souveraines, sous couvert de sécurisation des régimes. Moscou écoute, observe et collecte des informations stratégiques sur les ressources locales, les mouvements de troupes et les communications gouvernementales.

    Le prix de l’autonomie perdue

    « Air Wagner » et Africa Corps ne constituent pas des actes de bienveillance, mais des leviers d’influence brutale. En offrant cette assistance logistique, le Kremlin atteint un double objectif : briser son isolement diplomatique en s’assurant une profondeur stratégique en Afrique, tout en obtenant un droit de regard permanent sur les politiques intérieures des pays de l’AES.

    Pour les États sahéliens, le gain immédiat en matière de sécurité pourrait rapidement se transformer en un fardeau politique. La perte progressive de souveraineté face aux écoutes russes risque de peser bien plus lourd que les avantages sécuritaires promis. En ouvrant leurs espaces aériens à cette flotte fantôme, les pays de l’AES ont peut-être, sans en mesurer les conséquences, invité l’un des plus redoutables espions sur leur propre territoire.

  • La coopération sino-béninoise redessine le visage économique du Bénin

    La coopération sino-béninoise redessine le visage économique du Bénin

    Un nouveau souffle pour le partenariat historique entre Cotonou et Pékin

    L’arrivée de Romuald Wadagni à la tête de l’État béninois marque un tournant décisif dans la stratégie de développement du pays. Dès les premiers mois de son mandat, le président mise sur un renforcement sans précédent de la collaboration avec la Chine, concrétisé par le lancement d’ambitieux projets d’infrastructures à travers tout le Bénin. Cette dynamique s’inscrit dans une volonté de modernisation accélérée et de consolidation de la souveraineté économique nationale.

    Cotonou et Porto-Novo en pleine transformation urbaine

    La capitale économique et sa jumelle, Porto-Novo, font l’objet d’une modernisation en profondeur. Le gouvernement béninois, soutenu par l’expertise chinoise, déploie des efforts considérables pour améliorer les infrastructures clés de ces deux villes stratégiques :

    • Optimisation du Port autonome de Cotonou : Les travaux de réhabilitation des accès routiers et ferroviaires, menés par des entreprises chinoises spécialisées dans le BTP, visent à renforcer la fluidité des échanges commerciaux. L’objectif ? Désengorger les axes logistiques reliant ce poumon économique aux régions productrices du pays.
    • Lutte contre les inondations : Un vaste programme de drainage et d’asphaltage, financé et accompagné techniquement par des acteurs chinois, est en cours pour moderniser le réseau d’évacuation des eaux pluviales. Ce chantier s’inscrit dans une démarche de résilience face aux aléas climatiques.

    Le Grand Nord béninois : un impératif stratégique et sécuritaire

    Si la modernisation de la côte atlantique capte l’attention, c’est vers le Septentrion que se tournent les priorités du gouvernement. Les villes de Parakou, Natitingou et Kandi deviennent les fers de lance d’une politique de désenclavement et de développement régional, répondant à des enjeux économiques et sécuritaires majeurs.

    Dans un contexte où les tensions transfrontalières au Sahel menacent la stabilité de la sous-région, le Bénin mise sur l’amélioration des infrastructures pour renforcer sa résilience. Les investissements chinois dans le Nord s’articulent autour de trois axes prioritaires :

    • Rénovation des routes inter-États reliant le Bénin au Niger et au Burkina Faso, afin de dynamiser les échanges commerciaux avec ces pays enclavés.
    • Développement de structures multimodales pour faciliter le transport des marchandises et des personnes entre le port de Cotonou et les zones agricoles du Nord.
    • Renforcement des pôles agricoles à travers des infrastructures logistiques adaptées, soutenant ainsi la productivité et l’exportation.

    Un partenariat équilibré et maîtrisé

    Romuald Wadagni, reconnu pour sa rigueur en matière de gestion économique, encadre ce partenariat sino-béninois avec une approche pragmatique. L’objectif ? Éviter les écueils d’une dette excessive tout en tirant parti de l’expertise industrielle chinoise. Ce modèle repose sur des partenariats public-privé (PPP) structurants, où Pékin apporte son savoir-faire technique et Cotonou garantit un environnement macroéconomique stable et attractif pour les investisseurs.

    Les défis à surmonter pour un succès durable

    Malgré l’ampleur des ambitions, des obstacles persistent. Leur résolution déterminera la pérennité de cette dynamique de développement :

    • Assurer la formation et l’emploi des locaux dans le cadre de ces mégaprojets, afin que la population béninoise en bénéficie directement.
    • Simplifier les procédures administratives pour accélérer la réalisation des chantiers et éviter les retards coûteux.

    Avec cette relance simultanée des infrastructures au Sud et au Nord, le président Wadagni pose les bases d’une nouvelle ère pour le Bénin. En 2026, le pays pourrait bien présenter un visage économique et territorial profondément transformé, où la coopération avec la Chine joue un rôle central.