Catégorie : Actualités

  • Côte d’Ivoire : la dissolution de la cei, un tournant pour la démocratie ?

    Côte d’Ivoire : la dissolution de la cei, un tournant pour la démocratie ?

    Un bouleversement institutionnel dans l’histoire ivoirienne

    Lors du Conseil des ministres du 6 mai, le gouvernement ivoirien a pris une décision historique en dissous la Commission Électorale Indépendante (CEI), une instance centrale du paysage politique local depuis sa création en 2001. Cette annonce suscite une interrogation majeure : quel impact aura-t-elle sur l’organisation des prochains scrutins ?

    Une mesure présentée comme un levier de confiance

    Le porte-parole du gouvernement, le ministre Amadou Coulibaly, a défendu cette initiative en insistant sur son caractère stratégique. Selon lui, cette dissolution ne constitue pas une fin en soi, mais une étape nécessaire pour reconstruire la légitimité de l’administration électorale auprès des citoyens ivoiriens.

    « L’enjeu est de pérenniser l’organisation d’élections sereines », a-t-il souligné lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion ministérielle.

    Si les détails concernant le remplacement de la CEI restent flous, le gouvernement semble déterminé à éviter les tensions récurrentes liées aux processus électoraux en Côte d’Ivoire.

    Les raisons invoquées : entre défaillances et réformes urgentes

    Plusieurs arguments ont été avancés pour justifier cette dissolution, reflétant une analyse approfondie des dysfonctionnements passés :

    • L’érosion de la crédibilité : Instaurée après la crise post-électorale de 2000-2001, la CEI était devenue, au fil des années, le réceptacle des mécontentements politiques. Son modèle, jugé inadapté aux défis contemporains, a perdu en efficacité.
    • Un manque d’impartialité perçu : Ses détracteurs pointaient du doigt une composition trop influencée par les acteurs politiques, au détriment d’une approche technique et neutre. La légitimité de l’institution était régulièrement remise en cause.
    • L’exigence d’un renouveau structurel : Plutôt que d’opérer des ajustements superficiels, le gouvernement a choisi une refonte radicale pour aligner l’organe électoral sur les normes internationales de transparence.

    Un bilan marqué par les crises et les contestations

    Les failles de la CEI se sont illustrées à travers des épisodes récurrents de tensions :

    • Des contentieux répétés : La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a, à plusieurs reprises, pointé des déséquilibres dans la représentation des parties prenantes.
    • Des refus de participation : Plusieurs formations politiques ont boycotté les travaux de la commission ou refusé d’y déléguer des représentants, sapant ainsi son autorité.
    • Une pression citoyenne constante : Les organisations de défense des droits humains réclamaient depuis longtemps une dépolitisation totale de l’instance électorale.

    L’ombre des incertitudes : quel avenir pour l’organisation des élections ?

    Malgré l’ambition affichée de « sécuriser la paix électorale », cette décision laisse planer de nombreuses questions sur le fonctionnement futur du système :

    • La gestion transitoire des listes électorales : Qui assurera la supervision des registres en attendant la mise en place d’un nouvel organe ?
    • Le modèle de la future institution : Sera-t-elle entièrement technique, inspirée des systèmes nord-européens, ou intégrée au ministère de l’Intérieur ?

    En l’absence de réponses concrètes, l’ensemble de la classe politique ivoirienne observe avec vigilance. Si la dissolution de la CEI représente une victoire symbolique pour ses opposants, son succès dépendra entièrement de la qualité du successeur choisi.

  • Paiement digital des vaccinations : le Niger innove pour plus d’efficacité

    Paiement digital des vaccinations : le Niger innove pour plus d’efficacité

    paiement digital des vaccinations : le Niger innove pour plus d’efficacité

    Lors des Journées Nationales de Vaccination contre la poliomyélite organisées en avril 2026 dans la région de Niamey, le Niger a franchi une étape majeure en instaurant un système de paiement numérique pour les agents de santé et les acteurs communautaires impliqués. Cette initiative, menée avec le soutien technique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Niger, a permis de rémunérer plus de 1 200 intervenants par transfert mobile, remplaçant ainsi les paiements en espèces jusqu’alors pratiqués.

    Grâce à cette transformation digitale, 99 % des paiements ont été effectués en moins de 48 heures après la clôture des activités, directement sur les comptes mobiles des bénéficiaires. Ce dispositif a non seulement accéléré les transactions, mais aussi amélioré leur traçabilité, réduit les délais et supprimé les contraintes logistiques liées à la gestion des fonds en liquide. Les premiers obstacles, notamment liés à la qualité des données ou à la maîtrise des outils numériques, ont été surmontés grâce à un accompagnement ciblé, assuré avec l’appui de l’OMS Niger.

    un projet préparé en amont par l’OMS Niger

    Cette avancée s’appuie sur une phase préparatoire rigoureuse. Entre le 29 septembre et le 3 octobre 2025, l’OMS Niger a en effet organisé un atelier de formation dédié au paiement digital, destiné aux acteurs nationaux et locaux des campagnes de vaccination. Encadrée par des experts du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, cette session a permis d’accompagner le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique dans l’élaboration, la conception et la planification de l’écosystème national de paiement numérique.

    des bénéfices concrets pour la santé publique

    Le recours au paiement digital des agents de santé représente un levier essentiel pour renforcer l’efficacité, la transparence et la responsabilité des campagnes sanitaires. En garantissant des rémunérations plus rapides, sécurisées et traçables, ce système booste la motivation des équipes de terrain et optimise la performance globale des interventions médicales. Fort des résultats encourageants enregistrés à Niamey, ce modèle pourrait être étendu progressivement à l’ensemble du pays, voire intégré à d’autres programmes de santé publique, témoignant ainsi de l’engagement de l’OMS Niger en faveur de résultats tangibles et mesurables.

  • Patrice talon reçoit le titre de honon d’honneur au Bénin

    Patrice talon reçoit le titre de honon d’honneur au Bénin

    Une distinction historique pour un président engagé

    Le président du Bénin, Patrice Talon, s’est vu attribuer une reconnaissance exceptionnelle par la communauté Vodun du pays. Ce samedi 2 mai 2026, il a été élevé au rang de Hounon d’honneur, une première pour un chef d’État en fonction. Cette distinction récompense ses actions significatives en faveur du renforcement et de la valorisation des traditions ancestrales béninoises.

    Un engagement constant pour le patrimoine culturel

    Depuis son arrivée à la tête du Bénin en 2016, Patrice Talon a multiplié les initiatives pour mettre en lumière le patrimoine Vodun. Parmi les mesures phares, on note :

    • L’instauration des Journées Vodun, un événement annuel célébrant cette pratique spirituelle;
    • Le retour au pays de trésors royaux autrefois pillés;
    • La création d’une structure dédiée aux rites Vodun : le Comité des rites Vodun;
    • L’aménagement de la Route des couvents, un parcours culturel et touristique majeur;
    • Des projets d’envergure comme l’arène de Ouidah et le futur Musée international du Vodun à Porto-Novo.

    Ces actions s’inscrivent dans une vision globale visant à réconcilier le Bénin avec ses racines et à renforcer son attractivité culturelle à l’échelle mondiale.

    Une cérémonie symbolique en son honneur

    Pour marquer cette distinction, une cérémonie officielle a été organisée par les dignitaires Vodun. Patrice Talon, retenu par un emploi du temps chargé, n’a pu y assister en personne. C’est donc le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Jean-Michel Abimbola, qui a représenté le gouvernement. Celui-ci a souligné l’importance de cette reconnaissance, qui illustre l’impact positif des politiques culturelles actuelles sur plusieurs plans :

    • Le renforcement de la cohésion sociale au sein du pays;
    • L’amélioration de l’image internationale du Bénin;
    • Le rapprochement avec la diaspora béninoise.

    Le professeur Mahougnon Kakpo, figure influente de la communauté intellectuelle, a salué cette initiative. Selon lui, cette distinction honore les personnalités dont l’action contribue à préserver et promouvoir les traditions nationales.

    Un anniversaire célébré sous le signe de la tradition

    Cette distinction intervient à l’occasion des 68 ans de Patrice Talon, commémorés le 1er mai 2026. Un clin d’œil symbolique entre deux moments forts : la reconnaissance de son héritage politique et la valorisation de son engagement culturel.

  • Doungouro, Niger : les VDP impliqués dans un massacre civil après une attaque terroriste

    Doungouro, Niger : les VDP impliqués dans un massacre civil après une attaque terroriste

    Le village de Doungouro, situé dans la région de Tillabéri au Niger, a été le théâtre d’une double tragédie le lundi 4 mai 2026. Après une incursion meurtrière perpétrée par l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS), qui a coûté la vie à quatre (04) civils, l’intervention des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) de la commune de Kokorou a dégénéré en un bain de sang. Sous le prétexte fallacieux de pourchasser les terroristes, ces supplétifs de l’armée nigérienne ont ciblé indistinctement toute personne portant un turban. Le bilan total s’élève à 32 décès, dont 28 sont attribués aux miliciens, pourtant censés protéger les populations. Ce nouveau massacre soulève des interrogations cruciales quant à l’impunité dont jouissent ces « DomolLeydi » sous le régime de la junte nigérienne.

    L’attaque de l’EIGS et la terreur au marché

    Au petit matin du 4 mai, le calme habituel de Doungouro, un jour de marché hebdomadaire, a été brutalement rompu par le vrombissement de motos. Des combattants lourdement armés de l’État Islamique au Grand Sahara ont fait irruption dans le village. Leur objectif était double : semer la terreur et s’approvisionner. En quelques instants, quatre (04) civils ont été froidement exécutés devant des forains terrifiés. Les assaillants ont ensuite raflé l’intégralité du bétail présent sur la place du marché avant de se retirer vers l’ouest, en direction de la frontière malienne. Cette opération éclair met en évidence la vulnérabilité persistante de la zone des trois frontières, malgré les déclarations rassurantes des autorités de Niamey.

    L’intervention des VDP : chaos et exécutions sommaires

    Le véritable cauchemar pour les survivants a débuté après le départ des terroristes. Alertés par l’attaque, les Volontaires pour la Défense de la Patrie de la commune voisine de Kokorou sont arrivés à Doungouro. Cependant, au lieu d’apporter la protection attendue, leur intervention s’est transformée en une déchaînement de violence aveugle. Les miliciens, connus localement sous le nom de DomolLeydi, ont lancé une purge basée sur un critère absurde et dangereux : le port du turban. Pour ces hommes armés, dont l’encadrement et la formation sont souvent lacunaires, quiconque arborait le vêtement traditionnel des commerçants et des éleveurs de la région était considéré comme un complice potentiel, voire un terroriste déguisé.

    Le bilan de cette intervention est effroyable. Parmi les 28 personnes abattues par les VDP figuraient plusieurs commerçants originaires de Téra. Il s’agissait de visages familiers du marché de Doungouro, dont le seul tort était d’être présents au mauvais endroit, vêtus selon les coutumes locales. Un habitant ayant survécu à la tuerie a témoigné que les miliciens ont tiré sur toute personne en mouvement portant un turban, sans poser de questions ni chercher la moindre preuve. Il a décrit la scène comme une exécution sommaire de masse.

    Le système DomolLeydi : une menace pour la stabilité

    La tragédie de Doungouro met en lumière les profondes lacunes de la stratégie sécuritaire de la junte nigérienne. En s’appuyant massivement sur des milices citoyennes pour pallier les insuffisances de l’armée régulière, le pouvoir de Niamey a créé une entité qu’il semble désormais incapable de contrôler. Les VDP, bien que reconnus officiellement, opèrent souvent dans un vide juridique et opérationnel. Sans une chaîne de commandement rigoureuse et une présence systématique de militaires de carrière pour les encadrer sur le terrain, ces groupes sombrent régulièrement dans des dérives communautaires. À Doungouro, le glissement vers le profilage ethnique et vestimentaire est manifeste.

    Depuis le coup d’État, le discours officiel encourage les populations à se défendre. Cependant, armer des civils sans leur inculquer le respect du droit de la guerre et des droits humains est une recette pour le désastre. La junte, prompte à dénoncer les ingérences étrangères, reste étrangement silencieuse face aux exactions commises par ses propres supplétifs. Le massacre de Doungouro n’est pas un incident isolé. Il s’inscrit dans une série de bavures qui sapent la confiance entre les populations civiles et les forces de défense.

    Urgence d’une réforme sécuritaire radicale au Niger

    En ciblant des commerçants et des forains, les VDP ne font qu’accroître le sentiment d’insécurité et poussent, de manière paradoxale, certaines communautés marginalisées vers les groupes armés terroristes, qui se présentent alors comme des protecteurs. Le Niger ne pourra pas remporter cette guerre en se retournant contre son propre peuple. Le gouvernement de transition doit impérativement diligenter une enquête indépendante sur les événements de Doungouro et traduire les responsables de ces exécutions sommaires devant la justice.

    Il est vital de revoir les modalités d’intervention de ces volontaires en interdisant toute opération sans la présence directe des forces régulières. Il est également impératif de mettre fin au profilage systématique basé sur l’ethnie ou l’accoutrement, qui fragilise la cohésion nationale. Si aucune mesure n’est prise, Doungouro restera le symbole d’une dérive sanglante où l’État, par l’intermédiaire de ses milices, finit par causer plus de tort aux civils que les terroristes eux-mêmes. Les familles des 32 victimes attendent des réponses. Les morts de ce lundi noir ne sont pas des dommages collatéraux ; ils sont les témoins sacrifiés d’une stratégie sécuritaire à la dérive.

  • L’intelligence artificielle transforme l’accès à l’eau potable au Bénin

    L’intelligence artificielle transforme l’accès à l’eau potable au Bénin

    Un robot intelligent pour lutter contre la pénurie d’eau au Bénin

    À Cotonou, une avancée technologique pourrait bien révolutionner la gestion de l’eau dans le pays. Porté par la start-up SSaFE et son fondatrice, l’ingénieure Marielle Agbahoungbata, un robot filtreur doté d’intelligence artificielle s’apprête à offrir une solution concrète aux défis locaux. Cet outil, capable de transformer une eau polluée en ressource utilisable, promet de bouleverser les méthodes traditionnelles de traitement.

    Une technologie au service des besoins locaux

    L’innovation, baptisée Watt Air, va bien au-delà d’un simple appareil de filtration. Ce système, véritable laboratoire nomade, analyse en temps réel la qualité de l’eau et détermine son usage optimal : consommation humaine, irrigation ou encore usage domestique comme la lessive.

    « Grâce à l’intelligence artificielle, nous évitons le gaspillage en ajustant avec précision la quantité de produits chimiques nécessaires. C’est une approche sur mesure, aussi efficace qu’économe en énergie », précise Marielle Agbahoungbata, dont la vision allie pragmatisme et innovation.

    L’inclusion au cœur de l’innovation

    L’un des atouts majeurs de ce robot réside dans son assistance vocale multilingue. Fonctionnant en Fon, Bambara, Wolof ou Swahili, il s’adresse directement à ceux qui en ont le plus besoin : les populations rurales, souvent éloignées des infrastructures éducatives.

    Imaginez une mère de famille, dans un village isolé, utilisant ce filtreur pour recycler l’eau de sa lessive. « Elle n’a pas besoin de savoir lire pour en tirer parti. L’IA s’adapte à elle, et non l’inverse », souligne fièrement l’ingénieure. Cette technologie devient ainsi un levier d’autonomie pour les femmes et les communautés.

    Sèmè City, berceau d’une solution made in Bénin

    Né au sein de Sèmè City, le pôle d’innovation de Cotonou, le projet Watt Air incarne l’alliance entre chercheurs, chimistes et mathématiciens. Thierry d’Almeida, directeur de l’Institut de recherche local, met en avant cette collaboration comme un modèle pour répondre aux enjeux du pays.

    Soutenu par une subvention de 30 000 dollars de l’UNESCO, ce prototype illustre une tendance forte : les solutions africaines émergent sur place, portées par une connaissance intime des réalités du terrain.

    Un déploiement prévu pour 2027

    Bien que le robot en soit encore au stade expérimental, son avenir s’annonce prometteur. SSaFE recherche actuellement des partenaires et des financements pour concrétiser ce projet et le rendre accessible aux foyers béninois d’ici 2027.

    Au-delà de la performance technique, Marielle Agbahoungbata rappelle une évidence : une technologie n’a de sens que si elle sert l’humain. Et dans un pays où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, Watt Air pourrait bien devenir un symbole d’espoir et de résilience.

  • Santé mentale des adolescents séropositifs au Burkina Faso : le rôle clé de l’AFRAVIH

    Santé mentale des adolescents séropositifs au Burkina Faso : le rôle clé de l’AFRAVIH

    Le conseil santé

    santé mentale des adolescents séropositifs au Burkina Faso : le rôle clé de l’AFRAVIH

    À l’occasion de la 13e édition du congrès AFRAVIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, découvrez comment la santé mentale des adolescents vivant avec le VIH est prise en charge au Burkina Faso.

    Une consultation en santé mentale pour les personnes vivant avec le VIH.

    Avec la participation de :

    • Christine Kafando, militante burkinabè reconnue pour son engagement contre le VIH. Première femme au Burkina Faso à avoir révélé publiquement sa séropositivité, elle intervient lors de ce congrès sur la prise en charge des adolescents séropositifs en matière de santé mentale via son association.

  • Côte d’Ivoire : une baisse des taxes pour stimuler le transport aérien

    Côte d’Ivoire : une baisse des taxes pour stimuler le transport aérien

    Une initiative gouvernementale audacieuse pour promouvoir l’aviation ivoirienne

    Le gouvernement ivoirien a adopté une mesure phare visant à dynamiser le secteur du transport aérien. Une réduction de 25 % sur les redevances applicables aux passagers a été officiellement instaurée, dans le but de renforcer la compétitivité d’Air Côte d’Ivoire et d’accroître l’accessibilité des voyages par voie aérienne.

    Cette décision s’inscrit dans une démarche volontariste, bien au-delà d’un simple ajustement fiscal. En allégeant significativement le fardeau des taxes aéroportuaires, les autorités ivoiriennes posent les bases d’une transformation structurelle du paysage aérien national.

    Les enjeux d’une telle mesure

    Le coût final d’un billet d’avion résulte souvent de l’addition de plusieurs composantes, dont une part substantielle correspond aux taxes et redevances. Contrairement aux idées reçues, ces fonds ne profitent pas directement aux compagnies aériennes, mais sont reversés à l’État et aux gestionnaires des aéroports.

    La réduction de ces frais ouvre ainsi deux perspectives majeures :

    • Un avantage pour les voyageurs : la baisse des taxes se répercute directement sur le prix des billets, rendant les voyages en avion plus abordables et favorisant leur démocratisation.
    • Un atout stratégique pour Air Côte d’Ivoire : en disposant d’une politique tarifaire plus avantageuse, la compagnie nationale peut mieux rivaliser avec les grands acteurs du secteur et augmenter son taux de remplissage.

    Abidjan, vers une nouvelle destination aérienne majeure

    Cette réforme s’inscrit dans une ambition plus large : positionner l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan comme un pôle central du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

    Le gouvernement ivoirien a souligné l’importance de cette mesure : « La fiscalité aérienne, jusqu’alors jugée excessive, limitait considérablement la mobilité des citoyens ainsi que le développement de notre compagnie nationale. Grâce à cette réduction de 25 %, un frein majeur à la croissance est levé. »

    En rendant la destination Abidjan plus attractive pour les compagnies aériennes et les passagers, la Côte d’Ivoire ambitionne de capter une part accrue du trafic aérien régional et international.

    Les bénéfices attendus de cette réforme

    Cette initiative devrait avoir des répercussions positives sur plusieurs fronts :

    • Pour les voyageurs : des billets plus accessibles, favorisant ainsi les déplacements nationaux et internationaux.
    • Pour l’économie ivoirienne : un secteur aérien plus dynamique, générateur d’emplois et de croissance.
    • Pour l’ensemble de la région : une meilleure connectivité, renforçant le rayonnement d’Abidjan comme hub aérien ouest-africain.

    Synthèse des actions et objectifs

    Les mesures clés de cette réforme sont les suivantes :

    • Une diminution de 25 % des taxes aéroportuaires.
    • Un soutien direct à Air Côte d’Ivoire.
    • Une ambition affirmée de faire d’Abidjan un carrefour aérien régional.

    Les objectifs visés incluent :

    • Une réduction des coûts des billets d’avion.
    • Un renforcement de la compétitivité de la compagnie nationale.
    • Une transformation d’Abidjan en un hub stratégique pour le trafic aérien.

    Les principaux bénéficiaires de cette réforme sont :

    • Les passagers, ivoiriens et étrangers.
    • L’économie nationale.
    • Le rayonnement de la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest.
  • Les Amazones du Bénin tenaces face aux éléphantes à Abidjan

    Les Amazones du Bénin tenaces face aux éléphantes à Abidjan

    Un nul qui fait du bien pour les Amazones du Bénin

    Ce samedi, les Amazones du Bénin ont fait parler d’elles en Côte d’Ivoire. Leur match contre les Éléphantes de Côte d’Ivoire s’est terminé sur un score de parité (1-1), un résultat qui leur ouvre les portes de la suite des éliminatoires. Pas de victoire, mais une performance solide qui compte double à l’extérieur.

    Un duel sous haute intensité

    Dès le coup d’envoi, les joueuses ivoiriennes ont tenté de prendre les commandes du match, portées par l’énergie de leur public. Mais les Béninoises, bien organisées et disciplinées, ont tenu bon. Malgré l’ouverture du score des locales, les Amazones U20 ont montré qu’elles ne lâcheraient rien.

    Un retour de force qui redonne espoir

    Les jeunes Béninoises n’ont pas mis longtemps à réagir. Leur détermination a payé : elles ont égalisé, prouvant qu’elles savent se battre même dans les moments difficiles. Et ce but à l’extérieur ? Une pépite ! Dans ce genre de compétition, marquer hors de chez soi, c’est souvent la moitié de la bataille.

    Place au match retour au Bénin

    Tout se jouera désormais au Stade de Cotonou. Avec ce 1-1, les Amazones ont l’avantage : un nul ou une victoire à domicile suffirait à les qualifier pour la suite. Un scénario qui donne des frissons à leurs supporters.

    « Nos joueuses ont montré du caractère. Tenir tête à Abidjan et revenir au score, c’est énorme. Maintenant, il faut garder cette énergie pour le match retour ! » — un membre de l’encadrement technique béninois.

    Les fans béninois sont déjà en effervescence : ils comptent bien remplir les tribunes pour encourager leurs guerrières vers la victoire finale. À vos maillots, prêts, partez !

  • Patrice talon : dix ans de transformations qui ont marqué le Bénin

    Patrice talon : dix ans de transformations qui ont marqué le Bénin

    Patrice Talon : dix ans de transformations qui ont marqué le Bénin

    Alors que le président Patrice Talon s’apprête à passer la main à Romuald Wadagni, son héritage s’affiche avec éclat : un pays profondément transformé par une décennie de réformes audacieuses. De la modernisation des infrastructures à la consolidation de la stabilité politique, ces dix années de gouvernance ont redonné au Bénin une place de choix sur la scène africaine.

    Un hommage populaire sans précédent

    Le 1er mai 2026, les rues de Cotonou, Parakou et Porto-Novo vibraient d’une émotion particulière. Ce jour-là, bien plus qu’une célébration, c’était un hommage qui se dessinait. Des milliers de Béninois se sont rassemblés pour exprimer leur reconnaissance : voir un président respecter la Constitution en achevant deux mandats sans chercher à prolonger son pouvoir est devenu un exemple rare en Afrique, souvent cité comme une référence en matière de démocratie.

    Un développement territorial équilibré

    La gouvernance de Patrice Talon a rompu avec les schémas traditionnels où le progrès se concentre uniquement dans les grandes villes. Une politique de maillage territorial ambitieuse a été mise en œuvre :

    • Désenclavement des régions : des axes routiers stratégiques relient désormais l’Est à l’Ouest, dynamisant les échanges commerciaux et facilitant la circulation des biens. Les zones centrales et septentrionales ont bénéficié d’aménagements majeurs, mettant fin à leur isolement historique.
    • Asphaltage généralisé : au-delà de l’embellissement des villes, ce projet a permis d’améliorer l’éclairage public, la salubrité et la sécurité, transformant durablement le quotidien des habitants.
    • Accès universel à l’énergie et à l’eau : des investissements colossaux ont rendu ces services essentiels accessibles même dans les localités les plus reculées, faisant du Bénin un modèle en Afrique de l’Ouest.

    Romuald Wadagni, l’héritier d’un succès

    Le choix de Romuald Wadagni pour prendre la suite de Patrice Talon n’est pas anodin. Ancien ministre de l’Économie et des Finances, il a été l’architecte des réformes financières qui ont permis au Bénin de connaître une croissance remarquable. Son profil technique et son expérience au sein de l’administration en font un successeur crédible, capable de poursuivre les avancées réalisées.

    Wadagni incarne une transition sereine et méthodique. Son objectif ? Consolider les infrastructures existantes tout en renforçant les politiques sociales pour que chaque citoyen bénéficie des fruits du développement. Avec lui, le Bénin opte pour une continuité maîtrisée, évitant les ruptures et les divisions politiques.

    Une démocratie à l’épreuve du temps

    Le départ de Patrice Talon s’effectue dans le calme et le respect des institutions. En refusant de modifier la Constitution pour rester au pouvoir, il a prouvé qu’un dirigeant peut laisser une empreinte durable sans sacrifier les principes démocratiques. Ce respect des règles a inspiré une génération de dirigeants africains, montrant qu’il est possible de concilier transformation économique et stabilité institutionnelle.

    Les Béninois ont célébré ce choix historique non par des revendications, mais par des remerciements. Leur message était clair : le travail accompli est immense, et le pays est prêt à écrire une nouvelle page de son histoire, plus moderne et plus résiliente que jamais.

    Les piliers du bilan (2016-2026)

    • Infrastructures : des milliers de kilomètres de routes et de voiries urbaines rénovées, avec un accent particulier sur l’asphaltage.
    • Économie : une croissance stable, renforçant la crédibilité du Bénin sur les marchés internationaux et attirant les investisseurs.
    • Énergie : construction de centrales solaires et thermiques pour réduire la dépendance aux importations et sécuriser l’approvisionnement.
    • Politique : une transition pacifique et un respect scrupuleux de la Constitution, sans tentative de modification des règles.
  • Dr seydou coulibaly : un bilan inspirant à la tête de l’oms au Burkina Faso

    Dr seydou coulibaly : un bilan inspirant à la tête de l’oms au Burkina Faso

    Dr Seydou Coulibaly : un bilan inspirant à la tête de l’OMS au Burkina Faso

    Ouagadougou – Après quatre années passées à diriger la représentation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Burkina Faso, le Dr Seydou Coulibaly s’apprête à clore un mandat marqué par des avancées majeures en santé publique. Son approche visionnaire, son engagement sans faille et sa collaboration étroite avec les acteurs locaux ont renforcé durablement les capacités sanitaires du pays.

    Son objectif principal a été de renforcer l’accompagnement de l’OMS aux priorités sanitaires du Burkina Faso. Pour y parvenir, il a mobilisé des ressources financières colossales, atteignant plus de 42 millions de dollars américains grâce à des partenariats bilatéraux et multilatéraux. Ces fonds ont permis d’amplifier les actions de l’organisation et de soutenir les initiatives gouvernementales visant à améliorer la santé des populations.

    « Ces résultats concrets démontrent l’efficacité de notre stratégie collaborative », a-t-il souligné. Le renforcement des liens avec les autorités sanitaires, notamment le ministère de la Santé, a été salué lors de la visite du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le 25 mars. Le ministre de la Santé, le Dr Lucien Robert Kargougou, a reconnu la qualité exceptionnelle de cette collaboration, saluant le leadership du Dr Coulibaly.

    Une gestion humaine et collaborative au service de la santé publique

    Le Dr Coulibaly a instauré une dynamique de travail axée sur l’humain, où chaque membre de l’équipe se sentait écouté et valorisé. Son leadership a favorisé une culture de performance et d’adhésion, même dans des contextes complexes. Il a mis en avant des projets intégrés et orientés résultats, tout en renforçant les synergies avec les partenaires nationaux, le Système des Nations Unies et les acteurs du secteur santé.

    Ses collaborateurs témoignent de son impact positif. Hortense Meda-Traoré, son assistante, déclare : « Son humilité, son écoute attentive et sa confiance en ses équipes m’ont permis de travailler avec sérénité et efficacité. C’est un leader très accessible. »

    Pour le Dr Moyenga Laurent, spécialiste des maladies transmissibles et non transmissibles, « sa transparence et sa communication claire ont été déterminantes. Son accompagnement dans la mise en œuvre du paquet essentiel de l’OMS pour les maladies non transmissibles (WHO PEN) et la revue du programme de lutte contre le paludisme a permis de lever des blocages majeurs. »

    Des résultats tangibles et une reconnaissance unanime

    Le Dr Coulibaly s’est illustré par son talent pour fédérer les acteurs autour de projets communs, facilitant ainsi la mobilisation de fonds supplémentaires. Maurice Azonnankpo, Coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies au Burkina Faso, affirme : « Son engagement constant, son sens du collectif et son excellence dans la collaboration ont grandement contribué aux succès collectifs, reconnus au niveau national et régional. »

    Seibou Coulibaly, 1er vice-président de la Coordination nationale des subventions du Fonds mondial, renchérit : « Votre professionnalisme et votre dévouement ont été des moteurs essentiels pour les progrès réalisés ces dernières années. La qualité de votre partenariat avec tous les acteurs mérite d’être soulignée. »

    Un héritage à préserver et des défis à relever

    Alors qu’il quitte le Burkina Faso, le Dr Coulibaly appelle à la poursuite des efforts et à l’innovation pour consolider les acquis. Il plaide pour le renforcement des ressources humaines, une utilisation optimale des ressources disponibles, et une culture de cohésion au sein des équipes. « Nous avons posé des bases solides. Il est crucial de maintenir cette dynamique et d’amplifier nos actions pour une meilleure efficacité de l’OMS. »

    Son passage à la tête de la représentation de l’OMS au Burkina Faso laissera une empreinte durable, tant par les programmes soutenus que par l’inspiration qu’il a insufflée aux équipes. Il rejoindra prochainement le Hub de Dakar, dédié à la gestion des urgences sanitaires dans la sous-région.

  • Disparité des prix des carburants : quand la Côte d’Ivoire surpasse le Bénin

    Disparité des prix des carburants : quand la Côte d’Ivoire surpasse le Bénin

    Le mois de mai 2026 marque une période de tension accrue pour le pouvoir d’achat des populations ouest-africaines. Tandis que les ménages s’efforcent de préserver leurs ressources face à une inflation tenace, une divergence notable des prix des carburants se manifeste aux pompes, notamment entre la Côte d’Ivoire et le Bénin.

    Côte d’Ivoire : l’amertume du pays producteur

    Après une période de relative stabilité trimestrielle, la Direction Générale des Hydrocarbures de Côte d’Ivoire a annoncé la première révision tarifaire de l’année. Cette décision impacte significativement les consommateurs : le prix du Super sans plomb est passé de 820 à 875 FCFA/L, enregistrant une progression de 6,7 %, et le Gasoil a dépassé le seuil des 700 FCFA/L.

    Ce nouveau barème tarifaire génère une interrogation profonde parmi la population. Il est difficilement concevable qu’un État producteur de pétrole, dont les réserves devraient naturellement amortir les chocs, propose des tarifs supérieurs à ceux de ses voisins. Au-delà de l’aspect purement numérique, cette augmentation déclenche une spirale inflationniste : chaque hausse du prix du gasoil entraîne inévitablement une majoration des coûts de transport, et par conséquent, une augmentation des prix des biens de consommation courante.

    Le « bouclier » béninois : l’audace du pragmatisme

    En contraste, le Bénin semble avoir privilégié une approche axée sur la protection sociale. Bien que le pays ne possède pas encore de capacités d’extraction pétrolière significatives, les autorités de Cotonou ont mis en œuvre une politique visant à maîtriser l’inflation. Malgré la pression haussière exercée sur les cours mondiaux par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les tarifs appliqués depuis le 1er mai 2026 demeurent remarquablement concurrentiels :

    • Essence : 725 FCFA/L
    • Gasoil : 750 FCFA/L

    Il est ainsi établi que le litre d’essence au Bénin est 150 FCFA moins cher qu’en Côte d’Ivoire.

    Une source proche de l’exécutif béninois a déclaré : « L’absence de production nationale nous contraint à une gestion des plus rigoureuses, mais la préservation du pouvoir d’achat des ménages reste notre priorité absolue. »

    Par l’adoption d’une politique fiscale modulée ou de subventions spécifiques, le Bénin parvient à dynamiser son économie domestique, contrastant avec des approches qui semblent ailleurs entraver la vitalité économique.

    Une richesse pétrolière au service de qui ?

    Cette divergence des tarifs relance un questionnement fondamental sur la répartition des richesses au sein de la sous-région. Pour le citoyen ivoirien, cette augmentation est perçue comme une imposition indirecte, affectant directement ses perspectives d’avenir et son budget quotidien.

    Bien que la Côte d’Ivoire bénéficie d’un avantage stratégique grâce à ses capacités d’extraction, elle éprouve des difficultés à convertir cette ressource en un bénéfice tangible pour le consommateur. Le Bénin, en revanche, illustre qu’une gouvernance proactive peut compenser l’absence de ressources naturelles.

    Une interrogation persistante émerge : quelle est la véritable portée de la souveraineté énergétique si elle ne parvient pas à préserver les citoyens face aux turbulences économiques ?

  • Alliance des états du Sahel : frappes aériennes communes au Mali contre les groupes armés

    Alliance des états du Sahel : frappes aériennes communes au Mali contre les groupes armés

    Alliance des États du Sahel : des frappes aériennes conjointes lancées au Mali

    L’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, a mené des « campagnes aériennes intenses » sur le territoire malien après des attaques attribuées à des groupes jihadistes liés à al-Qaeda et à des séparatistes touaregs. Cette opération a été confirmée par le gouvernement du Niger en fin de semaine dernière.

    Contexte des attaques et réactions des pays de l’AES

    Le week-end dernier, des jihadistes associés à des rebelles touaregs ont lancé la plus grande offensive au Mali depuis près de 15 ans. Parmi les victimes figure le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, tué lors de ces affrontements. Ces événements ont mené à la capture de la ville stratégique de Kidal dans le nord du pays.

    L’AES, créée pour lutter contre les groupes armés dans la région, dispose désormais d’une force conjointe de 15 000 hommes, passée de 5 000 à mi-avril. Les autorités nigériennes ont salué « la réponse rapide et vigoureuse des unités de la force unifiée », qui a conduit des frappes aériennes dans les heures suivant les attaques du 25 avril 2026 à Gao, Menaka et Kidal.

    Réactions des rebelles touaregs et des autorités locales

    Le porte-parole du Front de Libération de l’Azawad (FLA), Mohamed Elmaouloud Ramadane, a appelé le Burkina Faso et le Niger à ne pas s’impliquer dans les événements en cours au Mali. Par ailleurs, les trois pays membres de l’AES sont actuellement dirigés par des juntes militaires arrivées au pouvoir à la suite de coups d’État entre 2020 et 2023.

    Les attaques contre la junte militaire malienne et ses alliés paramilitaires russes ont plongé l’ancienne colonie française dans une crise sécuritaire majeure. Lors des funérailles de Sadio Camara, le ministre de la Défense du Burkina Faso, Célestin Simporé, a déclaré au nom de l’AES que les auteurs seraient « pourchassés ».

    Manifestations de solidarité et tensions diplomatiques

    Environ un millier de personnes se sont rassemblées à Niamey, la capitale du Niger, pour exprimer leur « solidarité avec le peuple malien ». Les manifestants, réunis au Centre culturel Djado Sekou, ont scandé des slogans comme « À bas les impérialistes », « À bas les terroristes et leurs sponsors » et « Vive l’AES », tout en brandissant une photo de Sadio Camara.

    Effred Mouloul, représentant d’une coalition de la société civile, a assuré aux Maliens que « vous n’êtes pas seuls, les forces vives du Niger et de l’AES sont à vos côtés et expriment leur solidarité totale ». Il a également critiqué l’absence de solidarité visible de la part des dirigeants africains face à l’assassinat ciblé des leaders maliens et réclamé le retrait des troupes françaises du territoire de l’AES.

    Les autorités nigériennes ont accusé des puissances étrangères, principalement la France, d’avoir « soutenu les attaques de ce week-end » au Mali. Le Niger a maintes fois reproché à la France de chercher à le déstabiliser, une allégation que Paris dément formellement. En outre, le gouvernement nigérien a annulé les défilés du 1er mai dans tout le pays pour des raisons de sécurité.