Catégorie : Actualités

  • Transition : l’expérience de Libreville inspire Antananarivo

    Transition : l’expérience de Libreville inspire Antananarivo

    L’agenda du chef de l’État a revêtu une forte dimension politique, hier. Et pour cause, à la suite de l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA) pour le différend frontalier Gabon-Guinée équatoriale, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est entretenu également avec l’envoyé spécial de la Commission de l’UA pour Madagascar, Mohamed Idrissa Farah, et le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies auprès de l’UA, Parfait Onanga-Anyanga.

    Des échanges qui s’inscrivent dans le cadre du processus de Refondation en cours dans la Grande Île, visant à s’inspirer de l’expérience gabonaise en matière de conduite de transition. Le chef de l’État a présenté à ses hôtes les principaux engagements de la Transition au Gabon, fondée sur l’inclusivité, le respect des engagements, l’organisation d’un dialogue national ainsi que la préservation constante de la paix, l’unité nationale et la cohésion sociale.

    Toute chose qui, a-t-il souligné, a constitué la base d’organisation d’élections libres, transparentes, apaisées, crédibles et acceptées par tous. Avec à la clé, un retour à l’ordre constitutionnel, la restauration des institutions et la dignité des Gabonais sur fond de réformes. Lesquelles ont touché plusieurs pans de la société en renforçant la transparence électorale et la consolidation de la souveraineté nationale, tout en rétablissant la confiance des citoyens dans les institutions.

    Mohamed Idrissa Farah et Parfait Onanga-Anyanga ont salué la réussite de la Transition au Gabon, d’autant plus qu’elle constitue un modèle pour de nombreux États du continent et d’ailleurs. Pour rappel, la République de Madagascar est engagée sur cette voie sous la conduite du colonel Michaël Randrianirina. Ce dernier, lors de son récent séjour dans notre pays, avait salué cette réussite gabonaise et loué la qualité des infrastructures, notamment celle du Palais des Congrès Omar-Bongo-Ondimba.

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  • Alliance russe au Sahel : entre promesses sécuritaires et bilan humain dramatique

    Alliance russe au Sahel : entre promesses sécuritaires et bilan humain dramatique

    Une coopération militaire présentée comme une solution souveraine

    Les juntes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont fait le choix d’un partenariat exclusif avec la Russie pour répondre à l’insécurité grandissante dans la région. Cette alliance, présentée comme un retour à la souveraineté, devait mettre fin à la dépendance envers les anciennes puissances partenaires. Pourtant, les résultats concrets tardent à se matérialiser.

    Des violences qui persistent malgré les engagements

    Malgré l’arrivée de nouveaux équipements, de drones et d’armes, les attaques des groupes armés continuent de s’intensifier dans les trois pays. Les garnisons militaires, les villages et les populations civiles restent des cibles régulières. Selon les dernières données disponibles, plus de 10 000 personnes ont péri en 2025 dans des violences liées au conflit armé au Sahel, faisant de cette zone l’une des plus meurtrières au monde.

    Un bilan humain et social désastreux

    La crise dépasse désormais le cadre sécuritaire pour s’étendre à l’ensemble de la société. Plus de cinq millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer en raison de l’insécurité, selon les dernières estimations. Les déplacements massifs de population ont entraîné la fermeture de milliers d’écoles, privant une génération entière d’éducation, tandis que l’accès aux soins devient un luxe inaccessible dans les zones les plus exposées. Chaque offensive armée aggrave la situation, laissant derrière elle des familles brisées et des économies locales en ruine.

    Un coût économique et social insoutenable

    Les dépenses militaires explosent, absorbant une part croissante des budgets nationaux. Les États consacrent désormais des ressources considérables à l’acquisition d’armements et à la logistique de guerre, au détriment des secteurs clés comme la santé, l’éducation ou les infrastructures. Ce déséquilibre interroge : comment concilier la nécessité de sécuriser les populations avec l’urgence de répondre à leurs besoins essentiels ?

    Une dépendance qui se renforce avec le temps

    Plus la situation sécuritaire se dégrade, plus les régimes militaires se tournent vers leur partenaire russe pour obtenir un soutien accru. Cette dynamique crée une dépendance stratégique qui soulève une question cruciale : une alliance militaire qui nécessite un apport extérieur constant peut-elle vraiment incarner une souveraineté retrouvée ?

    La Russie étend son influence au Sahel

    Chaque nouvel accord signé avec les juntes militaires renforce la position de Moscou en Afrique. Les livraisons d’armes et les partenariats sécuritaires élargissent son réseau d’influence, notamment dans une région riche en ressources naturelles comme l’or et l’uranium. Au-delà du volet militaire, la Russie gagne également en poids politique, économique et médiatique, faisant du Sahel un pilier de sa stratégie africaine.

    Une stratégie qui interroge

    L’objectif initial des juntes était de rétablir rapidement la sécurité. Pourtant, les indicateurs restent alarmants : les attaques se multiplient, les civils paient un lourd tribut et les déplacements de population ne cessent de croître. Si ce partenariat n’est pas le seul responsable de la dégradation sécuritaire, il interroge sur son efficacité réelle. Pourquoi, après plusieurs années de coopération exclusive, les populations sahéliennes continuent-elles de subir des pertes humaines et des déplacements massifs ?

    Alors que les violences s’enlisent, une évidence s’impose : les civils sont les premières victimes de cette guerre. Entre les villages abandonnés, les familles endeuillées et des millions de personnes contraintes à l’exil, la Russie consolide progressivement son emprise stratégique dans la région. Le paradoxe est saisissant : plus le conflit s’éternise, plus Moscou devient indispensable aux régimes militaires, tandis que les bénéfices pour la sécurité des populations restent plus que jamais incertains.

  • Opération militaire au Bénin : six terroristes éliminés à kouandé

    Opération militaire au Bénin : six terroristes éliminés à kouandé

    Opération militaire au Bénin : six terroristes éliminés à Kouandé

    Les Forces armées béninoises (FAB) ont marqué un coup d’éclat en début de mois en menant une opération d’envergure près de la localité de Kouandé. Résultat : six terroristes neutralisés et une importante quantité d’armes saisie. Une démonstration de force qui intervient alors que la menace djihadiste gagne en intensité au nord du pays, forçant Cotonou à renforcer sa posture défensive face au retrait des partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Une traque de 30 kilomètres : la fin d’un convoi suspect

    Tout a commencé par une mission de reconnaissance minutieuse. Des mouvements inhabituels sur le terrain ont alerté les commandos béninois, déclenchant une traque sur près de 30 kilomètres. Un convoi de dix individus lourdement armés, circulant à moto sur des pistes escarpées et dans une végétation dense, tentait de s’infiltrer plus profondément dans la région de Kouandé.

    Grâce à une connaissance approfondie du terrain et une réactivité exemplaire, les soldats béninois ont devancé l’ennemi en se plaçant en position d’embuscade. Lorsque le convoi terroriste a pénétré dans la zone de neutralisation, le piège s’est refermé instantanément.

    Les échanges de tirs ont été intenses, exécutés avec une précision remarquable. Bilan : six terroristes abattus sur le champ, tandis que les survivants, blessés pour certains, ont profité du chaos pour s’enfuir. Aucun membre des forces régulières n’a été touché lors de cet engagement.

    Un arsenal démantelé : coup dur pour les réseaux logistiques

    Au-delà de l’élimination des assaillants, cette opération a permis la saisie d’un important butin de guerre, portant un coup sévère aux capacités logistiques des groupes armés. Les commandos ont récupéré un arsenal varié et des équipements cruciaux pour le renseignement militaire.

    Matériel récupéré par les FAB :

    • Armes et munitions : Plusieurs fusils d’assaut de type AK (Kalachnikov) ainsi que de nombreux chargeurs.
    • Équipements de communication : Postes radio professionnels et téléphones portables, des outils précieux pour démanteler les réseaux de complicité locaux.
    • Moyens de mobilité : Plusieurs motos utilisées pour les raids éclair.

    La saisie des moyens de communication est souvent plus stratégique que celle des armes. L’analyse des données récupérées permet aux services de renseignement de cartographier les connexions entre cellules terroristes et d’anticiper leurs futures attaques.

    Une souveraineté inébranlable face à la menace

    Cette victoire tactique envoie un message clair : le Bénin refuse de céder le moindre territoire. Malgré les prédictions pessimistes évoquant un effondrement des pays côtiers du golfe de Guinée face à la poussée djihadiste, l’État béninois démontre une résilience exemplaire.

    La doctrine militaire reste inchangée : sanctuariser le territoire national et ne concéder aucune parcelle de souveraineté aux groupes armés. En portant le combat directement en zone ennemie, les FAB prouvent qu’elles adoptent une stratégie offensive, visant à détruire les capacités des insurgés avant qu’ils ne menacent les populations civiles.

    Le vide sécuritaire créé par l’Alliance des États du Sahel

    Cependant, ce succès ne doit pas occulter une réalité géopolitique préoccupante. Si le Bénin parvient à contenir la menace, c’est dans un contexte régional de plus en plus instable. La recrudescence de l’expansion terroriste trouve sa source dans la gestion sécuritaire défaillante des États de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Niger et le Burkina Faso.

    Depuis les récentes prises de pouvoir et les changements stratégiques à Niamey et Ouagadougou, la coopération transfrontalière est au point mort. Pire encore, les armées nigérienne et burkinabè ont concentré leurs forces dans les grands centres urbains, laissant un vide sécuritaire béant dans la fameuse zone des trois frontières et le long des frontières béninoises.

    Ce repli tactique a créé une asymétrie sur le terrain, favorisant la mobilité des terroristes. Ces derniers installent leurs bases arrière de l’autre côté de la frontière, sachant qu’ils peuvent s’y retrancher en toute impunité, à l’abri des forces locales. Lorsqu’ils sont mis sous pression par l’armée béninoise, comme lors de l’opération de Kouandé, ils se replient facilement au Niger ou au Burkina Faso, où aucune force ne peut les intercepter.

    Un défi sécuritaire qui dépasse le cadre militaire

    L’opération de Kouandé constitue un succès tactique indéniable, saluant le courage et le professionnalisme des Forces armées béninoises. En éliminant cette cellule et en saisissant son matériel, les commandos ont évité un drame potentiel pour les populations locales.

    Pourtant, cette victoire met en lumière le défi colossal auquel Cotonou est confronté. Le Bénin défend ses frontières avec détermination, mais il agit avec un désavantage majeur : l’absence de partenaires sahéliens fiables et engagés à ses côtés. Pour garantir une paix durable au nord du pays, la bravoure militaire ne suffira pas. Il faudra que les États voisins assument pleinement leurs responsabilités régaliennes en contrôlant leur propre territoire. En attendant, le bouclier béninois tient bon, malgré les vents contraires régionaux.

  • Groupe Consultatif du PND 2026-2030 : le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, ouvre la seconde journée dédiée aux investisseurs

    Groupe Consultatif du PND 2026-2030 : le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, ouvre la seconde journée dédiée aux investisseurs

    Abidjan, le 09 juillet 2026- L’ouverture de la seconde journée du Groupe Consultatif du Plan national de Développement (PND) 2026-2030 dédiée aux investisseurs, le jeudi 09 juillet 2026 à Abidjan Sofitel Hôtel Ivoire, a été présidée par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé.

    « Aujourd’hui, c’est une nouvelle étape de ce Groupe consultatif consacré à l’investissement, à l’entreprise et à la création de valeur. Il s’agit de mobiliser les investissements privés nécessaires à la mise en œuvre de cette ambition de développement. Je note avec beaucoup de satisfaction que nous avons enregistré plus de 700 investisseurs venus de pays amis qui participent à cette rencontre », a déclaré Robert Beugré Mambé.


    En présence de chefs d’entreprises, d’investisseurs, de représentants du secteur privé qui ont fait massivement le déplacement à Abidjan, le Chef du gouvernement a souligné que cette rencontre constitue un cadre privilégié de dialogue avec les acteurs du secteur privé, mais également pour consolider une vision commune du développement.

    « Chers amis, par votre engagement à nos côtés, vous assumez la confiance que vous accordez aux perspectives de l’économie ivoirienne et à son potentiel de croissance. Vous êtes des partenaires déterminants dans la concrétisation de notre ambition de bâtir une économie plus compétitive et plus créatrice d’emploi. La réussite de cette ambition repose également sur la capacité des acteurs privés à investir », a-t-il dit.


    Le Premier ministre a affirmé que le gouvernement a décidé de faire du secteur privé le principal moteur de la transformation économique de la Côte d’Ivoire. Non sans rassurer les investisseurs que la Côte d’Ivoire, dont l’économie a démontré, au cours des dernières années, sa résilience, sa capacité d’adaptation dans un contexte international marqué par de profondes mutations avec une croissance moyenne de 6,5% sur la période, confirme sa place parmi les économies les plus dynamiques du continent.


    « C’est donc un marché en pleine expansion qui s’offre aujourd’hui à vous, investisseurs. Les manifestations de cette journée permettront d’accélérer les investissements dans les secteurs prioritaires du PND 2026-2030, en particulier l’industrialisation et la transformation locale de nos matières premières afin de créer davantage de valeurs ajoutées, le développement des infrastructures stratégiques, notamment dans le domaine des transports, du numérique, de la logistique, renforçant ainsi la compétitivité et l’attractivité de notre économie, l’investissement dans le capital humain, l’innovation et les services indispensables à l’émergence d’une économie plus productive, plus inclusive », a-t-il martelé.

    Robert Beugré Mambé a rappelé que la première journée consacrée aux partenaires institutionnels et à la présentation de la stratégie de développement de la Côte d’Ivoire, a permis d’enregistrer plus de 3 000 participants provenant de 49 pays, y compris la Côte d’Ivoire.


    Au nom des investisseurs, le président de la Confédération générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Ahmed Cissé, le vice-président et président du Comité Afrique du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), le président et la Confédération générale des Entreprises (CGEM) du Maroc, Mehdi Tazi, et le vice-président de la Société financière internationale (SFI), Mohamed Gouled, ont réitéré leur confiance à la vision des autorités ivoiriennes et se sont dits « prêts à prendre toute leur part dans la mise en œuvre du PND 2026-2030 », à travers des engagements financiers massifs.


    CICG

  • Falsification de la signature d’Ousmane Sonko : la liberté provisoire refusée à Khardiata Tandian, délibéré fixé au 23 juillet

    Falsification de la signature d’Ousmane Sonko : la liberté provisoire refusée à Khardiata Tandian, délibéré fixé au 23 juillet

    Le tribunal correctionnel de Dakar a reporté à nouveau le délibéré dans l’affaire de falsification de la signature de l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko impliquant Khardiata Tandian. Initialement attendu le 9 juillet prochain, le jugement est fixé au 23 juillet prochain.


    Selon les informations fournies par Les Echos, le tribunal a renvoyé à nouveau l'affaire en raison de l'absence de Cherif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le présumé complice de la prévenue.


    La défense estime que sa cliente remplit toutes les conditions requises pour bénéficier d'une liberté provisoire. « Elle est en détention depuis plus d'un an. La peine encourue pourrait être couverte par sa détention préventive », a plaidé son avocat.


    Le procureur a opposé à cette demande, estimant que la remise en liberté de Khardiata Tandian constituerait un trouble à l'ordre public. Il a également soutenu que la prévenue ne présente pas de garanties suffisantes de représentation en justice.


    La défense a soutenu qu'il n'y a aucun risque de pression sur les témoins ni de trouble à l'ordre public. Elle a également rappelé que la prévenue a déjà été entendue à la barre, rendant impossible toute dénaturation des faits.

  • Gabon : Traque des réseaux d’exploitation des mineurs à Libreville – Détermination pour protéger l’avenir de la jeunesse

    Gabon : Traque des réseaux d’exploitation des mineurs à Libreville – Détermination pour protéger l’avenir de la jeunesse

    En République gabonaise, la législation est claire : l'instruction est obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans. Cette mesure vise à garantir un accès à l’apprentissage à chaque jeune résidant dans le pays, qu’il soit gabonais ou étranger.

    Face au décalage persistant entre les textes de loi et la réalité du terrain, l'État a décidé d'engager une lutte sans concession contre le travail des mineurs. Une mission conjointe a été déployée au cœur des zones commerciales et des marchés de Libreville pour traquer les infractions et restituer aux enfants leur droit fondamental à l’éducation.

    La situation exige une fermeté absolue, rappelle Gladys Victoire Maganga, directrice des Affaires sociales et de la protection de la jeunesse. L'exploitation des mineurs n'est pas une fatalité économique, mais un crime prévu et puni par la loi.

    Les témoignages recueillis auprès des jeunes mettent en lumière la complexité de leur situation. Cette implication précoce engendre de lourdes séquelles physiques et psychologiques, tout en compromettant gravement leur scolarité.

    Cette offensive des autorités ne se limitera pas à des contrôles sporadiques. Déployée à l’échelle du territoire national, cette opération a pour ambition de dresser une cartographie précise des réseaux et des mécanismes d’exploitation.

    En s'attaquant à la racine du problème, le Gabon réaffirme sa détermination à protéger l'avenir de sa jeunesse. Cette lutte sans concession sera un succès si les enfants peuvent être protégés et donner suite à leur éducation.

  • Signature d’Ousmane Sonko falsifiée : Khardiata Tandian reste en prison, le verdict encore reporté

    Signature d’Ousmane Sonko falsifiée : Khardiata Tandian reste en prison, le verdict encore reporté


    Signature d’Ousmane Sonko falsifiée : Khardiata Tandian reste en prison, le verdict encore reporté
    Un deuxième report dans une affaire très suivie
     
    Khardiata Tandian n’est toujours pas fixée sur son sort dans l’affaire de falsification de la signature d’Ousmane Sonko. Alors que le tribunal correctionnel de Dakar devait rendre sa décision le jeudi 9 juillet 2026, le juge a décidé de rabattre une nouvelle fois le délibéré.
     
    Selon Les Échos, il s’agit du deuxième report enregistré dans ce dossier. La juridiction a désormais fixé le prononcé de la décision au 23 juillet prochain.
     
    Ce nouveau renvoi intervient pour les mêmes raisons que le précédent : le tribunal souhaite faire comparaître une autre personne citée dans la procédure.
     
    Le complice présumé absent lors du procès
     
    Le dossier ne concerne pas uniquement Khardiata Tandian. Un homme présenté comme son complice présumé, Chérif Zeyni Abidin Sy, doit également comparaître.
     
    Celui-ci n’était pas présent au moment du procès. Sa comparution est considérée comme nécessaire avant que le tribunal ne puisse définitivement vider l’affaire.
     
    C’est donc dans l’attente de sa présence que le juge a décidé de repousser une nouvelle fois le délibéré. La procédure demeure ainsi suspendue jusqu’à la nouvelle date arrêtée par la juridiction.
     
    La défense profite du report pour demander une liberté provisoire
     
    À l’occasion de ce nouveau renvoi, l’avocat de Khardiata Tandian a introduit une demande de mise en liberté provisoire.
     
    Le conseil a soutenu que sa cliente remplissait les conditions nécessaires pour bénéficier de cette mesure. Pour appuyer sa requête, il a rappelé que l’ensemble des procès-verbaux relatifs à l’affaire avaient déjà été versés dans la procédure.
     
    La défense considère, par conséquent, que le maintien en détention de sa cliente n’est plus indispensable au bon déroulement de l’instruction ou du jugement.
     
    Aucun risque de pression sur des témoins, selon l’avocat
     
    L’avocat a également fait valoir qu’il n’existait aucun risque de subornation de témoins. Il a soutenu que la remise en liberté de Khardiata Tandian ne pourrait pas compromettre les témoignages ni provoquer de troubles directement liés à la procédure.
     
    Concernant un éventuel risque de dénaturation des faits, la défense estime qu’une telle hypothèse est devenue impossible puisque la prévenue a déjà été entendue devant le tribunal.
     
    Pour son conseil, les principaux actes de procédure ont donc été accomplis et les éléments du dossier sont désormais connus de la juridiction.
     
    Une détention de plus d’un an invoquée par la défense
     
    L’avocat a également insisté sur la durée de la détention de Khardiata Tandian. Celle-ci se trouve en prison depuis plus d’un an.
     
    Selon la défense, la période déjà passée en détention pourrait couvrir une éventuelle peine qui serait prononcée contre elle. Cet argument a été utilisé pour convaincre le tribunal que la poursuite de son incarcération ne se justifiait plus.
     
    Le conseil a par ailleurs attiré l’attention des juges sur la dégradation de la situation sociale de sa cliente.
     
    « Une mère de famille » dont la situation se détériore
     
    La défense a rappelé que Khardiata Tandian est une femme mariée et mère d’un enfant. Son incarcération prolongée aurait, selon son avocat, des conséquences de plus en plus lourdes sur sa situation familiale et sociale.
     
    À travers ces différents arguments, la robe noire espérait obtenir une mesure de liberté provisoire dans l’attente du délibéré désormais programmé pour le 23 juillet.
     
    Mais cette demande s’est heurtée à l’opposition du ministère public.
     
    Le parquet évoque un trouble à l’ordre public
     
    Le procureur s’est opposé à la remise en liberté de la prévenue. Pour le représentant du ministère public, une telle mesure constituerait un trouble à l’ordre public.
     
    Le parquet a également estimé que Khardiata Tandian ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation en justice. Autrement dit, il considère que les conditions permettant d’assurer sa présence devant la juridiction jusqu’à la fin de la procédure ne sont pas réunies.
     
    Ces arguments ont finalement emporté la conviction du tribunal.
     
    La demande rejetée, Khardiata Tandian maintenue en détention
     
    Après avoir entendu la défense et le ministère public, le tribunal correctionnel de Dakar a décidé de suivre la position du procureur.
     
    La demande de liberté provisoire a donc été rejetée. Khardiata Tandian reste en détention en attendant la suite de la procédure et le nouveau délibéré annoncé pour le 23 juillet.
     
    L’affaire demeure ainsi ouverte sur deux fronts. D’une part, le tribunal attend toujours la comparution de Chérif Zeyni Abidin Sy, présenté comme un complice présumé. D’autre part, Khardiata Tandian devra patienter en prison jusqu’à la prochaine échéance judiciaire.
     
    Un dossier toujours suspendu à la comparution du second mis en cause
     
    Le dénouement de l’affaire dépend désormais de la présence du complice présumé à la prochaine audience. Son absence avait déjà empêché la juridiction de rendre sa décision à la première date prévue.
     
    Le nouveau renvoi montre que le tribunal souhaite disposer de tous les éléments et entendre toutes les personnes mises en cause avant de se prononcer définitivement.
     
    Sauf nouveau changement, Khardiata Tandian connaîtra son sort le 23 juillet prochain. D’ici là, elle restera placée en détention, sa demande de liberté provisoire n’ayant pas convaincu les juges.
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  • Tchad : Retour du président Mahamat Idriss Deby Itno après visite aux Émirats arabes unis

    Tchad : Retour du président Mahamat Idriss Deby Itno après visite aux Émirats arabes unis

    Le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a regagné N’Djamena en début de soirée, après une visite officielle aux Émirats arabes unis.

    Lors de son séjour, le chef de l’État a rencontré à deux reprises le président des Émirats arabes unis, Son Altesse Cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. La première rencontre s’est tenue au Palais présidentiel, et la seconde à la résidence du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.

    À son arrivée à N’Djamena, le président a été accueilli par le Premier ministre, Amb. Allah-Maye Halina, le chef d’État-Major général des Armées, plusieurs membres du gouvernement, le ministre d’État, secrétaire général de la Présidence, le chef d’État-Major particulier, le directeur de cabinet civil adjoint, le secrétaire Particulier adjoint ainsi que le maire de la ville de N’Djamena.

    Le président tchadien a également pris part à plusieurs activités officielles, notamment une réunion avec les représentants des différentes régions du pays.

  • Mahamat Idriss Deby : Tchad renforce sa sécurité après une mission en Arabie Sauvage

    Mahamat Idriss Deby : Tchad renforce sa sécurité après une mission en Arabie Sauvage

    Tchad – réunion de Sécurité : Mahamat Idriss Deby mobilise les forces

    Le Président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno a dirigé une réunion de sécurité pour renforcer les mesures face aux menaces, après une mission à Abu Dhabi.

    Cette rencontre a rassemblé les plus hauts responsables de l’appareil sécuritaire du pays, notamment les chefs des principaux corps de défense et de sécurité.

    La réunion a examiné l'évolution de la situation sécuritaire globale du pays. Lors de cette évaluation, le Chef de l'État et les responsables présents ont passé en revue les dynamiques sécuritaires aux frontières, la lutte contre les menaces asymétriques, le maintien de l'ordre public et la protection des biens et des personnes sur l'ensemble du territoire national.

    Après avoir écouté les différents rapports présentés par les chefs de corps, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a donné des instructions stratégiques et opérationnelles. Ces orientations visent à anticiper les menaces, à renforcer l'efficacité de l'action sécuritaire sur le terrain et à consolider la stabilité du pays.

  • Un nouveau chapitre pour l’artisanat togolais : Raymondo Koffi Séssedé à la tête du CCoM3

    Un nouveau chapitre pour l’artisanat togolais : Raymondo Koffi Séssedé à la tête du CCoM3

    Une ère de renouveau s’amorce pour les professionnels des métiers d’art des communes du Golfe 5 et du Golfe 7 au Togo. Ayant officiellement pris ses fonctions à la direction de la Chambre Consulaire des Métiers des communes du Golfe 5 et Golfe 7 (CCoM3), Raymondo Koffi Séssedé exprime sa ferme intention de transformer cette institution en un moteur essentiel pour la modernisation, la représentation et la valorisation de l’artisanat local.

    La cérémonie d’investiture, tenue le mercredi 8 juillet 2026 dans l’enceinte de la grande salle de réunion de l’IFAD d’Adidogomé, s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de mise en place des nouvelles Chambres de métiers à travers la préfecture du Golfe. Cet événement marque le début d’un mandat axé sur une gouvernance transparente, une proximité renforcée avec les artisans togolais et une impulsion significative au développement économique du secteur.

    Mairie Golfe 7

    Une nouvelle direction pour dynamiser le secteur artisanal

    Sous la présidence du préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, cette rencontre décisive a rassemblé d’éminentes personnalités. Parmi elles figuraient le représentant officiel du ministre en charge de l’Artisanat, la sénatrice et maire de la commune du Golfe 7, Dangbuié Afi Xolali Pascaline, ainsi que le deuxième adjoint au maire, Djadja Kossi Senam. De nombreuses autres autorités politico-administratives et des délégués des diverses branches professionnelles de l’artisanat étaient également présents, témoignant de l’importance de l’événement.

    Au cœur de cette assemblée, Raymondo Koffi Séssedé, par ailleurs président du Comité Villageois de Développement (CVD) de Ségbé-Douane, a reçu officiellement les symboles de sa fonction. Son élection, survenue le 21 juin dernier suite à un scrutin organisé par une commission électorale ad hoc, le place à la tête du CCoM3 pour un mandat de quatre ans.

    Sa mission principale sera de représenter activement les intérêts des artisans auprès des instances publiques, tout en œuvrant à la structuration et au renforcement d’un secteur vital pour l’économie locale du Togo.

    Mairie Golfe 7

    « La confiance reçue doit se transformer en actions concrètes »

    Dès son installation, le nouveau président a clairement défini les lignes directrices de son mandat, invitant l’ensemble des artisans à s’unir autour d’une vision partagée et ambitieuse pour l’artisanat Togo Golfe.

    « La confiance que nos pairs nous ont témoignée est une véritable incitation à l’action. Ensemble, par notre engagement, notre capacité d’innovation et notre esprit de service, nous ferons rayonner nos métiers, surmonterons les défis qui se présentent et bâtirons un artisanat plus solide, plus compétitif et jouissant d’une reconnaissance accrue », a affirmé Raymondo Koffi Séssedé devant les délégués et les invités.

    Par cette déclaration, le nouveau dirigeant positionne l’innovation, la solidarité professionnelle et la valorisation des savoir-faire traditionnels et modernes au cœur de son projet pour le développement de l’artisanat dans les communes du Golfe 5 et Golfe 7.

    Mairie Golfe 7

    Les Chambres de métiers, piliers du développement togolais

    Dans son allocution, le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, a souligné l’importance stratégique des Chambres de métiers dans l’exécution de la politique nationale de développement économique du Togo. Il a insisté sur le fait que les réformes initiées par les autorités publiques visent à transformer l’artisanat en un secteur mieux structuré, capable de générer davantage d’emplois, de créer plus de richesses et de contribuer de manière significative et durable à la croissance globale du pays.

    Le représentant de l’État a ainsi exhorté les nouveaux responsables consulaires à exercer leur mandat avec un sens aigu de la responsabilité, une transparence irréprochable et une proximité constante avec les artisans, afin de répondre efficacement à leurs attentes légitimes.

    Mairie Golfe 7

    Une feuille de route ambitieuse pour la modernisation

    Par ailleurs, la nouvelle équipe dirigeante du CCoM3 ne compte pas perdre de temps et entend passer rapidement à l’action. Le bureau a d’ores et déjà établi plusieurs priorités clés : défendre avec ferveur les intérêts des artisans, renforcer significativement la formation professionnelle, accompagner activement les entrepreneurs du secteur et encourager l’émergence d’un artisanat plus moderne, plus innovant et résolument plus compétitif sur le marché.

    En prenant les rênes du CCoM3, Raymondo Koffi Séssedé assume une responsabilité majeure : celle de fédérer l’ensemble des acteurs des métiers artisanaux autour d’une vision commune et de faire de cette institution un véritable levier de développement pour les communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Un défi qui dépasse la simple représentation professionnelle et s’inscrit pleinement dans les ambitions économiques du Togo.

  • Le Maroc modernise son passeport biométrique et régule l’usage des trottinettes électriques

    Le Maroc modernise son passeport biométrique et régule l’usage des trottinettes électriques

    Le Conseil de gouvernement, réuni récemment à Rabat, a validé deux projets de décret majeurs impactant directement la vie des citoyens marocains. Ces initiatives visent à la fois à renforcer la sécurité des documents d’identité nationaux et à encadrer l’utilisation croissante des engins de déplacement personnel motorisés, notamment les trottinettes électriques, pour une meilleure sécurité routière au Maroc.

    Un passeport marocain de nouvelle génération pour une sécurité accrue

    Lors de cette session gouvernementale, un projet de décret modifiant le texte fondateur du passeport biométrique marocain, datant de 2008, a été adopté. Présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, cette réforme marque le lancement d’une nouvelle génération de passeports. Ces derniers seront équipés de dispositifs de sécurité renforcés, offrant une protection optimale contre la fraude et la falsification des documents.

    Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a souligné que ce nouveau document d’identité est conçu pour mieux préserver l’intégrité du passeport marocain tout en valorisant l’identité nationale dans toutes ses dimensions. Les modalités précises de délivrance de ce passeport modernisé seront définies ultérieurement par un arrêté conjoint des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Il est important de noter que les passeports biométriques actuels resteront valides et seront remplacés progressivement.

    Trottinettes électriques : une réglementation pour la sécurité urbaine au Maroc

    Parallèlement, le gouvernement a également approuvé un projet de décret visant à adapter le Code de la route aux nouvelles réalités des mobilités urbaines. Ce texte intègre spécifiquement les engins de déplacement personnel motorisés, à l’image des trottinettes électriques, qui connaissent un essor considérable dans les villes marocaines.

    Les nouvelles règles clés pour les utilisateurs de trottinettes électriques :

    • La vitesse maximale autorisée est désormais plafonnée à 25 km/h.
    • Le port d’un casque homologué devient obligatoire pour tous les usagers.
    • L’utilisation d’écouteurs ou de casques audio est strictement interdite pendant la conduite, afin de garantir une pleine perception de l’environnement routier.
    • Les enfants de moins de huit ans ne sont plus autorisés à utiliser ces engins sur la voie publique.
    • Des équipements spécifiques devront être utilisés pour le transport de jeunes enfants, assurant leur sécurité.

    Cette réforme législative répond à la nécessité d’établir un cadre juridique clair et équilibré. L’objectif est de concilier l’innovation en matière de mobilité, la sécurité des usagers et un partage harmonieux de l’espace public dans les agglomérations marocaines. Les autorités espèrent que ces dispositions contribueront à réduire les comportements à risque et à accompagner de manière sécurisée le développement des modes de déplacement alternatifs.

  • L’école primaire de demain au Cameroun : l’UNESCO accompagne les

    L’école primaire de demain au Cameroun : l’UNESCO accompagne les

    Actualité

    L’école primaire de demain au Cameroun : l’UNESCO accompagne les enseignants vers une intégration durable du numérique (programmation et robotique) en classe

    Comment préparer les enfants aux métiers du 21e siècle – logique, codage, résolution de problèmes ? C’est le défi que le Ministère de l’Education de Base se propose de relever, avec l’accompagnement de l’UNESCO, à travers l’intégration progressive d’outils pédagogiques numériques dans les écoles primaires publiques du Cameroun.

    Porté par une synergie entre le Ministère de l’Éducation de Base (MINEDUB) et l’UNESCO, avec l’appui technique et financier de la GIZ dans le cadre du projet GenerationDigital, 60 enseignants issus de 10 écoles primaires pilotes ont pris part à une formation organisée du 22 au 26 juin 2026 à Mbankomo. »

    L’objectif était clair : transformer ces pionniers en véritables architectes d’une révolution pédagogique dans un contexte de transformation du système éducatif camerounais.

    Cet atelier dépassait la simple mise à disposition d’équipements. L’enjeu était  d’outiller les enseignants pour qu’ils s’approprient ces technologies, les intègrent efficacement dans leurs cours face aux exigences des programmes scolaires, et sachent en assurer la maintenance de base, y compris dans des contextes où la connectivité reste limitée. Les équipements concernés comprennent notamment des robots Edison, des kits Makey Makey, des Raspberry Pi, des vidéoprojecteurs portables, des ordinateurs, des routeurs Wi Fi portables et des ressources numériques hors ligne adaptées au niveau primaire.

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    La formation a privilégié une approche pratique, centrée sur l’expérimentation directe. Organisés en équipes par école, les enseignants ont manipulé les équipements, exploré les bases de la programmation avec Scratch, conçu des séquences pédagogiques intégrant le numérique et travaillé sur des activités favorisant la logique, le codage, la créativité, la collaboration et la résolution de problèmes. Cette démarche permet d’ancrer les outils numériques dans les objectifs du programme scolaire, afin qu’ils deviennent de véritables supports d’apprentissage et non de simples équipements additionnels.

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    L’appui technique et pédagogique de l’UNESCO contribue également à renforcer la pérennité de l’après-formation. Les participants ont été initiés aux procédures de maintenance de premier niveau, à la gestion responsable du matériel, au registre d’utilisation des équipements et au rapportage mensuel. Chaque équipe école repart également avec un Plan d’Action Numérique Scolaire et un « Enseignant-Référent » chargé du lancement et de l’animation d’un Club Technologique au sein de son établissement, afin d’ancrer durablement les acquis de la formation dans le quotidien des élèves.

    À travers GenerationDigital, l’UNESCO soutient une transformation progressive des pratiques pédagogiques, en aidant les écoles pilotes à faire du numérique un outil vivant, maîtrisé et utile pour améliorer les apprentissages et préparer les élèves aux compétences du vingt et unième siècle.