Catégorie : Actualités

  • Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Le Tchad s’apprête à accueillir un événement d’envergure continentale dédié à l’eau. Le ministre d’État en charge des Finances, Tahir Hamid Nguilin, et Farouk Mollah Banna, représentant de la Banque mondiale au Tchad, ont présenté ce projet ambitieux lors d’un point presse. Le Forum africain de l’eau « De la Vision à l’Action » se tiendra les 15 et 16 juillet 2026 dans la capitale, N’Djamena.

    Un forum continental pour une cause nationale

    L’annonce a été accueillie avec enthousiasme par les autorités tchadiennes. Le ministre Tahir Hamid Nguilin a souligné l’importance symbolique et stratégique de cet événement : « Organiser ce forum chez nous est une fierté pour le gouvernement tchadien. C’est une reconnaissance de notre engagement à faire de la sécurité hydrique une priorité absolue. »

    Le Tchad, un géant des ressources hydriques en Afrique

    Le pays mise sur ses atouts naturels pour peser dans les débats. Le ministre a rappelé les richesses du Tchad en matière d’eau : le lac Tchad, les fleuves Chari et Logone, les lacs Fitri, Léré et Iro, ainsi que les systèmes fluviaux comme le Barh Aouk et le Batha. Il a également évoqué les bassins partagés, comme celui de Nubie, qui structurent l’hydrologie de toute la sous-région.

    Des défis majeurs à relever

    Malgré ces ressources, le Tchad fait face à des obstacles persistants. Les effets du changement climatique, la pression démographique et des infrastructures hydrauliques fragiles menacent la disponibilité de l’eau. Pour Tahir Hamid Nguilin, ces défis rendent indispensable la tenue de ce forum : « Ces enjeux justifient notre implication active dans les discussions continentales. »

    Un soutien financier décisif de la Banque mondiale

    Farouk Mollah Banna a confirmé l’engagement de l’institution en faveur du secteur. Un projet d’envergure, estimé à 160 millions de dollars, est en préparation pour renforcer les capacités hydriques du pays. « Ce financement sera soumis au conseil d’administration deux semaines avant le forum », a-t-il précisé.

    Un rassemblement d’experts pour des solutions concrètes

    Ce forum réunira des acteurs clés : décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, ainsi que des spécialistes du continent. L’objectif ? Trouver des réponses adaptées pour une meilleure gestion des ressources en eau en Afrique. Une étape cruciale pour transformer les ambitions en actions tangibles.

  • Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking Zongo à Cotonou : une infrastructure clé pour booster la logistique béninoise

    Un nouveau chapitre s’ouvre aujourd’hui pour le transport routier et la gestion portuaire au Bénin. Le Parking Zongo, joyau de modernité situé aux abords du Port Autonome de Cotonou (PAC), vient d’accueillir ses premiers camions. Cette réalisation ambitieuse marque un tournant majeur dans l’organisation des flux logistiques, tant pour le pays que pour ses voisins sahéliens.

    Un terminal de 700 places pour révolutionner le stationnement des poids lourds

    Implanté à proximité immédiate des terminaux portuaires, ce parking géant s’étend sur 13 hectares et offre une capacité d’accueil exceptionnelle de 700 places. Désormais, les routiers n’auront plus à s’entasser le long du boulevard de la Marina, où le stationnement anarchique engendrait des blocages quotidiens. Les aires de manœuvre spacieuses et les giratoires optimisés permettent aux conducteurs de manœuvrer en toute sérénité, réduisant drastiquement les risques d’accidents et les tensions liées à l’espace.

    Ce terminal tampon joue un rôle crucial dans l’écosystème logistique ouest-africain. Il absorbe le flux massif de camions en provenance et à destination du Niger, du Burkina Faso et du Mali, consolidant ainsi la position stratégique du Port Autonome de Cotonou comme hub incontournable de la sous-région.

    La digitalisation au service d’une logistique sans friction

    L’innovation technologique est au cœur de ce projet. Le Parking Zongo est entièrement connecté au Guichet unique du commerce extérieur (GUCE), permettant une gestion optimisée des flux. Les transporteurs bénéficient désormais de services sans couture :

    • Réservation online des emplacements pour une planification précise des tournées.
    • Paiement dématérialisé des droits de stationnement via des solutions sécurisées, éliminant les files d’attente aux guichets physiques.
    • Suivi en temps réel des mouvements de véhicules grâce à un système de vidéosurveillance avancé et à un guidage automatisé.

    Un espace dédié au bien-être des routiers

    Le projet ne se limite pas à une simple infrastructure de stockage. Sous l’impulsion du programme « Rangazongo », ce parking devient un vrai lieu de vie pour les chauffeurs. Après des heures de route éprouvantes, ils disposent désormais de :

    • Blocs sanitaires et douches modernes pour une hygiène irréprochable.
    • Zones de repos et espaces de détente pour se ressourcer avant de reprendre la route.
    • Points de restauration pour des pauses conviviales et gourmandes.

    La sécurité, quant à elle, est assurée en permanence grâce à un contrôle d’accès rigoureux et un éclairage performant, protégeant aussi bien les conducteurs que leurs marchandises précieuses.

    Un investissement stratégique pour le Bénin et l’Afrique de l’Ouest

    Ce projet, fruit d’un investissement de près de 25 milliards de FCFA dans le cadre du plan de modernisation du Port Autonome de Cotonou, symbolise l’ambition du Bénin de devenir la plateforme logistique par excellence en Afrique de l’Ouest. En centralisant l’accès aux terminaux portuaires via un point unique, le Parking Zongo accélère les opérations et renforce la compétitivité économique du pays.

    Pour les opérateurs logistiques, l’ère des attentes interminables sur les routes cotonoises est révolue. Place à l’efficacité, au confort et à la performance, trois piliers qui redéfinissent les standards du transport routier au Bénin.

  • Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Une initiative diplomatique présentée comme une révolution panafricaine

    Dans un élan de communication politique, le Togo a officiellement levé l’obligation de visa pour les ressortissants africains. Sous les applaudissements des médias internationaux, cette mesure a été saluée comme un pas décisif vers la libre circulation continentale. Pourtant, derrière cette façade se dissimule une réalité bien plus restrictive, où la modernité technologique sert d’outil de contrôle plutôt que de levier d’ouverture.

    Une mesure universelle… sur le papier

    L’annonce, relayée avec empressement, promettait une accessibilité simplifiée pour tous les voyageurs africains. Les critères annoncés semblaient sans ambiguïté :

    • Bénéficiaires : Tous les détenteurs d’un passeport africain valide.
    • Durée du séjour : Un maximum de trente jours.
    • Points d’entrée : Ouverture théorique de l’ensemble des frontières, terrestres, aériennes et maritimes.

    Cette présentation a rapidement suscité l’enthousiasme, rapprochant le Togo des rares pays africains ayant adopté une politique d’ouverture totale, comme le Rwanda ou le Bénin. Cependant, une analyse plus fine des modalités révèle une toute autre dynamique.

    Le subterfuge numérique : quand le visa devient un filtre invisible

    L’adage populaire selon lequel « le diable se niche dans les détails » prend tout son sens face à cette réforme. Sous couvert d’abolition du visa, le gouvernement a en réalité instauré un système de filtrage préalable, transformant une mesure d’ouverture en mécanisme de surveillance.

    Pour accéder au territoire togolais, chaque visiteur doit désormais accomplir une série de démarches électroniques strictes, et ce, avant même d’embarquer :

    • Une inscription obligatoire sur la plateforme officielle voyage.gouv.tg au moins vingt-quatre heures avant le départ.
    • Le remplissage intégral d’un formulaire de déclaration de voyage en ligne.

    Cette procédure, officiellement destinée à faciliter l’accueil des touristes et des professionnels, s’apparente en réalité à une autorisation électronique. Des dispositifs comparables existent déjà dans d’autres pays, comme l’ESTA américain ou l’ETA britannique, mais leur objectif affichée est avant tout sécuritaire. Au Togo, cette plateforme centralise les données des visiteurs, offrant à l’État un contrôle sans précédent sur les flux migratoires.

    La question légitime se pose : cette technologie pourrait-elle être détournée pour exclure certains profils, comme des journalistes indépendants, des militants des droits humains ou des opposants politiques ? L’absence de garanties transparentes laisse planer un doute quant à l’utilisation future de ces informations.

    Les motivations réelles : un équilibre fragile entre image et pouvoir

    Cette initiative, bien que présentée comme un acte de générosité panafricaine, s’inscrit dans une stratégie plus large, à la fois intérieure et extérieure, orchestrée par le chef de l’État.

    Sur le plan international, le président Faure Gnassingbé cherche à redorer son blason après des réformes constitutionnelles controversées ayant prolongé son mandat. S’afficher comme un champion de l’intégration africaine permet de détourner l’attention des critiques internes et de renforcer son image sur la scène continentale.

    Sur le plan national, cette mesure sert un objectif moins avouable : le renforcement du contrôle migratoire. En regroupant toutes les données des visiteurs sur une seule plateforme gouvernementale, le régime dispose désormais d’un outil de surveillance moderne. Les profils des entrepreneurs, des journalistes et des influenceurs sont ainsi traçables dès leur arrivée, offrant une mainmise accrue sur les acteurs susceptibles de contester l’autorité en place.

    Une ouverture économique limitée par la bureaucratie

    Si les acteurs économiques espéraient une libéralisation des échanges grâce à cette exemption, ils se heurtent à une réalité bien différente. Certes, les frais de visa traditionnels ont disparu, mais la complexité administrative reste intacte.

    Les entrepreneurs et les professionnels du tourisme, loin de bénéficier d’une liberté de mouvement, doivent désormais naviguer dans un labyrinthe de procédures numériques. La promesse d’une Afrique sans frontières se heurte à la réalité d’un système où l’ouverture ne s’exerce que sous surveillance étroite.

    Conclusion : une réforme en trompe-l’œil

    L’exemption de visa togolaise ne constitue pas, comme certains l’ont présenté, un acte de foi envers le panafricanisme. Elle représente plutôt un outil de soft power, combiné à un mécanisme de contrôle numérique sophistiqué. En donnant d’une main tout en gardant le contrôle de l’autre, le régime de Faure Gnassingbé rappelle une fois de plus que, sous son gouvernorat, l’ouverture ne s’exerce que dans les limites imposées par le pouvoir.

  • Sénégal : l’État passe à l’offensive contre les infrastructures livrées mais inutilisées

    Sénégal : l’État passe à l’offensive contre les infrastructures livrées mais inutilisées

    Le gouvernement sénégalais lance une opération de grande envergure pour exploiter pleinement son patrimoine public. Vingt-cinq infrastructures déjà construites mais jamais mises en service représentent un coût colossal : 279 milliards de francs CFA immobilisés sans retour économique ou social. Ce bilan révèle une faille majeure dans la gestion des projets publics, où la livraison d’un ouvrage ne garantit pas son utilisation effective.

    Des actifs dormants, un gaspillage de ressources

    L’État a identifié des bâtiments administratifs, des équipements sectoriels et des structures économiques achevés mais inutilisés. Ces actifs, non exploités, entraînent des pertes financières continues : coûts d’entretien, de gardiennage, et risques de dégradation accélérée. La démarche vise à réintégrer ces infrastructures dans le circuit productif ou administratif par redéploiement, mutualisation ou partenariats. Chaque site fait l’objet d’une analyse approfondie pour comprendre les raisons de sa non-utilisation.

    Plusieurs causes reviennent systématiquement : absence de budget de fonctionnement, affectation tardive ou inadéquate, ou encore manque de préparation logistique pour la mise en service. Ces lacunes illustrent les faiblesses du pilotage post-livraison, un point régulièrement souligné par les instances de contrôle financier.

    Un levier contre la pression budgétaire

    Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de maîtrise des dépenses publiques. Avec un service de la dette élevé et une volonté de réduire la dépendance aux financements extérieurs, l’État mise sur la valorisation de l’existant. Mobiliser des actifs déjà payés permet de dégager des marges sans recourir à de nouveaux emprunts, tout en évitant d’alourdir la pression fiscale.

    L’audit s’ajoute aux revues critiques menées sur les contrats publics et les comptes des entités parapubliques. L’objectif est clair : avant d’envisager de nouveaux investissements ou d’augmenter les recettes, il faut optimiser les ressources déjà disponibles. Cette approche rejoint les recommandations de la Cour des comptes, qui met en garde depuis des années contre les faiblesses de la gestion post-livraison.

    Réformer la gouvernance des projets publics

    Au-delà des chiffres, cette initiative interroge la gouvernance des infrastructures. La livraison d’un ouvrage ne doit pas marquer la fin du processus, mais le début de son utilité. Pourtant, le découpage entre conception, financement, réalisation et exploitation reste souvent flou, fragmenté entre plusieurs ministères et agences. Cette fragmentation génère des angles morts et des responsabilités diluées.

    Pour les vingt-cinq sites concernés, plusieurs solutions sont envisagées. Certains pourraient être attribués à des administrations actuellement locataires de bureaux privés, générant des économies immédiates. D’autres pourraient faire l’objet de concessions ou de cessions à des opérateurs privés, sous conditions strictes. Une troisième option consisterait à combler les lacunes (recrutements, équipements, raccordements) pour activer le service prévu initialement. Le choix dépendra des évaluations au cas par cas et des arbitrages budgétaires futurs.

    Cette opération constitue un test de crédibilité pour l’administration sénégalaise. Sa réussite dépendra de la mise en place d’un suivi rigoureux et de la publication régulière des progrès réalisés. Le Sénégal pourrait ainsi servir d’exemple aux autres pays de la région, où les infrastructures fantômes pèsent lourdement sur la rentabilité des investissements publics.

  • Ousmane sonko met en garde contre une flambée des prix à la pompe au Sénégal

    Ousmane sonko met en garde contre une flambée des prix à la pompe au Sénégal

    ousmane sonko met en garde contre une flambée des prix à la pompe au Sénégal

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui devant l’Assemblée nationale : le Sénégal pourrait bientôt connaître une hausse significative des tarifs des carburants. Cette annonce intervient dans un contexte international marqué par une instabilité géopolitique et une volatilité accrue des cours du pétrole.

    ousmane sonko en conférence

    Lors de son intervention, Ousmane Sonko a expliqué que les prévisionnels budgétaires du pays reposaient sur un prix du baril bien inférieur à la réalité actuelle. Cette divergence exerce une pression budgétaire sans précédent sur les finances de l’État, avec des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des ménages sénégalais.

    des répercussions économiques et sociales majeures

    Le chef du gouvernement a souligné que la situation actuelle n’affecte pas uniquement les prix à la pompe. En effet, la hausse des coûts énergétiques perturbe également la logistique des importations de carburant, notamment en raison des difficultés accrues pour les assureurs couvrant les navires en provenance du Golfe.

    Selon ses estimations, le coût des subventions énergétiques pourrait atteindre plus de 1 000 milliards de FCFA, représentant une part colossale du budget national. Une telle mesure pèserait lourdement sur les finances publiques, tout en menaçant la stabilité économique du pays.

    un équilibre délicat entre contraintes économiques et protection sociale

    Ousmane Sonko a réitéré l’engagement du gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais, tout en reconnaissant les limites budgétaires face à cette crise externe. « Nous ferons tout notre possible pour atténuer l’impact, mais il ne faut pas se voiler la face : les marges de manœuvre sont réduites », a-t-il déclaré.

    Face à cette situation, le Premier ministre a également évoqué une réforme des subventions agricoles, actuellement estimées à près de 130 milliards de FCFA. Il a pointé du doigt des déficiences dans le ciblage et la gestion de ces aides. L’objectif affiché est de réorienter progressivement ces fonds vers des investissements plus productifs, comme la mécanisation et les équipements hydrauliques, afin de booster la productivité agricole tout au long de l’année.

  • Sonko durcit son discours contre l’homosexualité au Sénégal

    Sonko durcit son discours contre l’homosexualité au Sénégal

    Sonko durcit son discours contre l’homosexualité au Sénégal

    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué, lors d’une intervention publique, la supposée pression internationale visant à légitimer l’homosexualité. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte national déjà tendu envers les personnes LGBTQ+, marqué par plusieurs arrestations récentes.

    Sonko durcit son discours contre l'homosexualité au Sénégal
  • Côte d’Ivoire : inauguration d’infrastructures militaires et rapport de la HACA en revue de presse

    Abidjan, 22 mai 2026 — Les principaux titres de la presse ivoirienne mettent en lumière deux axes majeurs ce vendredi : l’inauguration d’ouvrages stratégiques dans le Nord du pays et la remise du rapport annuel 2024-2025 de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA). Ces sujets illustrent respectivement les efforts en matière de défense et de régulation médiatique.

    Des infrastructures militaires renforcées dans le Nord grâce à l’Union européenne

    Plusieurs quotidiens accordent une large place à l’inauguration de nouvelles infrastructures de défense et de sécurité dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Le Jour Plus titre sur l’événement en précisant que le vice-président Téné Birahima Ouattara a procédé à l’inauguration d’ouvrages d’une valeur de plus de 8 milliards de FCFA à Korhogo et Ferké. Ces réalisations s’inscrivent dans un partenariat renforcé avec l’Union européenne, qui a annoncé des investissements supplémentaires pour sécuriser les frontières.

    Le Matin souligne l’impact de ces infrastructures, évoquant un soutien européen de 200 millions d’euros destiné à doter l’Armée ivoirienne d’équipements et de centres logistiques. Le vice-président a salué cet engagement en déclarant : « C’est la concrétisation de l’accompagnement de l’UE à nos côtés. »

    D’autres médias comme Fraternité Matin et Soir Info relèvent la mise en service d’un centre médical des Armées, d’ateliers de maintenance et de bases opérationnelles, renforçant ainsi les capacités militaires dans une zone stratégique. Le Patriote et L’Avenir confirment cette dynamique, précisant que ces infrastructures visent à améliorer le quotidien des militaires tout en prévenant les menaces dans le Nord.

    La HACA présente son rapport 2024-2025 : vers une régulation proactive

    Le rapport annuel de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a également retenu l’attention de la presse. Fraternité Matin en fait la Une, citant Tiémoko Meyliet Koné, président de la HACA, qui insiste sur la nécessité d’une régulation fondée sur l’anticipation et la veille stratégique. Il déclare : « L’espace médiatique doit désormais reposer sur des mécanismes proactifs. »

    Le Matin et L’Expression reprennent cette thématique, mettant en avant l’engagement de l’État pour un secteur médiatique « crédible et résilient ». Le président Alassane Ouattara y voit un levier essentiel pour renforcer la confiance des citoyens dans les médias. Le Mandat souligne quant à lui les efforts salués par Tiémoko Meyliet Koné pour une gouvernance audiovisuelle transparente.

    Tabaski 2026 : les préparatifs et les enjeux économiques

    La presse consacre également des colonnes à la fête de la Tabaski, prévue le 27 mai 2026. Notre Voie et Le Rassemblement relèvent la fixation de la date par le Conseil supérieur islamique de Côte d’Ivoire (COSIM). Les prix des moutons, encadrés par l’État, font l’objet d’une attention particulière, avec des appels à privilégier l’élevage local pour soutenir l’économie nationale.

    L’Inter confirme la date du 27 mai pour la célébration, tandis que Le Jour Plus rappelle les défis structurels du secteur et l’appel du ministre Sidi Touré à la communauté musulmane pour dynamiser la filière bovine.

    L’hémicycle en action : adoption de projets de loi majeurs

    L’Assemblée nationale est également au cœur de l’actualité avec l’adoption à l’unanimité de trois projets de loi présentés par le ministre Adama Coulibaly. Soir Info et Le Patriote relèvent que ces textes portent sur la fiscalité, l’électricité et la filière agro-industrielle, marquant une avancée significative pour l’économie ivoirienne.

    Le Matin précise que ces projets s’inscrivent dans la mise en place du Millenium Challenge Account (MCA) régional, visant à renforcer la coopération économique en Afrique de l’Ouest.

    CESEC : l’Inspection générale d’État dresse un bilan positif de la gouvernance

    Enfin, L’Expression et Le Matin rapportent une intervention de l’Inspection générale d’État (IGE) devant le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Aka Aouélé, représentant l’IGE, a souligné les progrès réalisés sous le mandat du président Ouattara, notamment en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Ces avancées, selon lui, consolident la confiance des Ivoiriens envers leurs institutions.

  • La CEDEAO et ONU femmes lancent un programme pionnier pour l’égalité et l’économie verte en afrique de l’ouest

    Un projet régional ambitieux pour concilier genre et durabilité

    Abidjan a été le théâtre d’une avancée majeure en matière de politique régionale. Le Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG), en partenariat avec ONU Femmes et plusieurs agences spécialisées de l’organisation ouest-africaine, a validé un programme novateur. Ce dernier vise à fusionner les enjeux de genre, changement climatique et économie verte à l’échelle continentale.

    Une feuille de route définie lors d’un atelier décisif

    Les 15 et 16 mai derniers, les représentants des institutions ont finalisé le document stratégique de ce programme lors d’une réunion tenue à la Représentation résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire. L’objectif ? Établir une feuille de route claire pour sa mise en œuvre progressive, en alignement avec les priorités des États membres.

    Des ambitions alignées sur les défis climatiques

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale pour renforcer la résilience face aux défis climatiques tout en accélérant la transition écologique. Il s’appuie sur le Plan d’action de la CEDEAO sur le genre et le changement climatique, dont il vise à consolider le financement et l’impact. Une attention particulière sera portée aux mécanismes permettant aux femmes et aux jeunes filles de jouer un rôle central dans cette transition.

    Les voix clés du projet

    La directrice du CCDG, Sandra Oulaté Fattoh, a mis en lumière l’importance de cette initiative pour l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Selon elle, la transition écologique représente à la fois un défi et une opportunité sans précédent pour renforcer leur participation économique et sociale en Afrique de l’Ouest.

    De son côté, Adjaratou Fatou Ndiaye, représentante résidente d’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, a salué le passage « du discours politique à l’action concrète ». Pour elle, ce programme marque une étape cruciale dans la lutte contre les inégalités et la dégradation environnementale dans la région.

    Le commissaire de la CEDEAO chargé des Affaires économiques et de l’Agriculture, Dr Kalilou Sylla, a insisté sur la nécessité d’une transition verte inclusive. Il a souligné l’urgence de créer des opportunités tangibles pour les femmes et les jeunes, afin de garantir que personne ne soit laissé pour compte dans ce processus de transformation.

    Prochaine étape : l’adoption du document final

    Le texte définitif du programme sera soumis à l’approbation des parties prenantes lors d’une session de travail prévue du 29 juin au 6 juillet 2026 à Lomé, au Togo. Une étape déterminante pour concrétiser cette vision et lancer les premières actions sur le terrain.

  • N’Djamena accueille le forum africain de l’eau en 2026

    N’Djamena accueille le forum africain de l’eau en 2026

    N’Djamena, capitale du Forum Africain de l’Eau 2026

    Les 15 et 16 juillet 2026, la ville de N’Djamena deviendra le cœur des débats stratégiques sur l’eau en Afrique. Le Tchad accueillera le Forum Africain de l’Eau sous le thème « De la vision à l’action », un événement majeur réunissant les décideurs, experts et partenaires internationaux pour examiner les enjeux hydriques du continent.

    Le ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale a détaillé les ambitions de ce rassemblement : « Ce forum est bien plus qu’une rencontre, c’est un engagement concret pour transformer nos défis en opportunités ». Il a également souligné l’importance des ressources hydriques tchadiennes, parmi lesquelles figurent le lac Tchad, les fleuves Chari et Logone, ainsi que les lacs Fitri, Léré et Iro. Ces écosystèmes, partagés avec plusieurs pays voisins, constituent un atout stratégique pour la région.

    N’Djamena, ville hôte du Forum Africain de l’Eau 2026

    Un pays au cœur des ressources hydriques africaines

    Le Tchad, situé au cœur du Sahel, fait face à des défis majeurs liés à l’eau : pression climatique accrue, croissance démographique rapide et infrastructures parfois fragiles. Pourtant, son territoire abrite des ressources hydriques essentielles, comme le lac Tchad, un écosystème partagé avec le Cameroun, le Nigeria et le Niger. Le pays joue également un rôle clé dans la gestion des bassins transfrontaliers, notamment le grès de Nubie et les systèmes du Chari et du Logone.

    Le gouvernement tchadien a fait de la sécurité hydrique une priorité nationale. L’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’irrigation sont au centre des préoccupations. Les projets en cours visent à renforcer la résilience des communautés, notamment les plus vulnérables, et à sécuriser les productions agricoles grâce à une gestion durable des ressources.

    Un partenariat renforcé avec la Banque mondiale

    Le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad a réaffirmé l’engagement de l’institution aux côtés du gouvernement. Un nouveau projet, actuellement en préparation, s’inscrit dans une vision à long terme pour le secteur de l’eau. Cette collaboration s’appuie sur l’initiative « Water Forward », dont les principes — eau pour les populations, pour l’alimentation et pour la planète — guident le plan national de développement du Tchad.

    Des attentes fortes pour un impact concret

    Le Forum Africain de l’Eau 2026 vise à produire des résultats tangibles : des compacts nationaux pour l’eau, des mécanismes de suivi rigoureux et des engagements clairs de la part des pays participants. Le Tchad, en tant que pays hôte, se positionne comme un acteur engagé dans la transformation hydrique du continent, tout en réaffirmant son rôle de leader dans la gestion des ressources partagées.

    Ce rassemblement représente une opportunité unique de fédérer les efforts régionaux et internationaux pour répondre aux défis de l’eau en Afrique, tout en consolidant la position du Tchad comme un acteur incontournable de ce secteur.

  • Tchad : condamnation définitive de Succès Masra à 20 ans de prison ferme

    Tchad : condamnation définitive de Succès Masra à 20 ans de prison ferme

    Tchad : condamnation définitive de Succès Masra à 20 ans de prison ferme

    La Cour suprême de N’Djamena a clos définitivement le dossier judiciaire de l’ancien Premier ministre Succès Masra en rejetant son pourvoi en cassation.

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    La justice tchadienne a mis un point final à l’affaire Succès Masra en confirmant sa condamnation à 20 ans de prison ferme. La Cour suprême de N’Djamena a rejeté le pourvoi en cassation présenté par ses avocats, rendant ainsi le verdict irrévocable.

    L’ancien Premier ministre et leader du parti Les Transformateurs, Succès Masra, voit sa condamnation définitive pour son implication présumée dans les violences de Mandakao. Jeudi dernier, la plus haute juridiction du pays a statué sans appel sur ce dossier épineux, mettant fin aux espoirs de recours internes.

    En août de l’année précédente, la Cour criminelle de N’Djamena l’avait condamné pour « diffusion de messages incitant à la haine raciale et xénophobe », « association de malfaiteurs » et « complicité de meurtre ». Ces chefs d’accusation découlent notamment d’une publication controversée de 2023, jugée responsable d’avoir attisé les tensions intercommunautaires ayant dégénéré en affrontements sanglants à Mandakao en mai 2025.

    Lors de l’audience décisive, un important dispositif sécuritaire a été déployé autour du palais de justice. Malgré le caractère public de la procédure, les forces de l’ordre ont strictement régulé l’accès aux lieux, illustrant la sensibilité du dossier.

    Avec cette décision, Succès Masra épuise toutes les voies de recours nationales. Ses soutiens évoquent désormais la possibilité d’une intervention des instances judiciaires régionales ou internationales. « Nous espérons qu’une issue politique pourra être envisagée », a confié Claudia Hoinathy, cadre du parti Les Transformateurs, soulignant le caractère politique qu’ils prêtent à ce jugement.

  • Tchad : comment lutter contre l’indiscipline scolaire qui mine l’avenir des élèves

    Tchad : comment lutter contre l’indiscipline scolaire qui mine l’avenir des élèves

    Tchad : comment lutter contre l’indiscipline scolaire qui mine l’avenir des élèves

    Dans les établissements tchadiens, l’indiscipline scolaire perturbe gravement l’apprentissage. Une mobilisation conjointe des écoles et des familles s’impose pour redonner à l’éducation ses lettres de noblesse.

    Tchad : comment lutter contre l'indiscipline scolaire qui mine l'avenir des élèves

    Les salles de classe tchadiennes sont aujourd’hui le théâtre d’une crise éducative aux conséquences redoutables. L’indiscipline scolaire, autrefois exceptionnelle, s’est généralisée et menace directement la qualité de la formation des jeunes générations. Entre manque de respect envers les enseignants, violences verbales et matérielles, et utilisation anarchique des téléphones portables, le système éducatif tchadien vacille.

    À N’Djamena comme dans les villes de l’intérieur, les établissements scolaires peinent à maintenir un cadre d’apprentissage serein. Les enseignants, confrontés à des élèves de plus en plus hostiles à toute forme d’autorité, voient leur tâche pédagogique se complexifier chaque jour. « Maintenir l’ordre en classe relève parfois du parcours du combattant », confie un professeur de mathématiques d’un lycée de la capitale. Les règlements intérieurs, bien que stricts, semblent impuissants face à l’ampleur du phénomène.

    Pourtant, l’école n’est qu’un maillon d’une chaîne éducative où la famille joue un rôle primordial. C’est au sein du foyer que l’enfant devrait apprendre les valeurs essentielles : respect des aînés, persévérance, discipline et limites. Or, dans de nombreux cas, cette mission éducative est négligée. « Certains parents, accablés par la précarité économique, ne trouvent plus le temps de superviser l’éducation de leurs enfants », explique une mère de famille rencontrée dans le quartier Walia Barrière à N’Djamena. « Les écrans et les réseaux sociaux ont pris le dessus, transformant nos enfants en victimes passives de leur propre éducation. »

    Cette démission des familles a des répercussions directes sur le comportement des élèves. Privés de repères stables, ces derniers deviennent vulnérables aux influences extérieures, qu’elles viennent des mauvaises fréquentations ou des contenus en ligne. Résultat : un nombre croissant d’adolescents grandissent sans comprendre l’importance de l’effort ou de l’autorité, deux piliers fondamentaux d’une scolarité réussie.

    Face à cette situation, les enseignants se retrouvent en première ligne, mais leur action est limitée sans le soutien des parents. « Nous ne pouvons pas tout porter seuls », reconnaît une professeure de français. « Sans un encadrement familial solide, les efforts déployés en classe pour instaurer la discipline et transmettre des connaissances perdent une grande partie de leur efficacité. »

    Pour inverser cette tendance, une mobilisation collective s’impose. Plusieurs pistes méritent d’être explorées :

    • Organiser des rencontres régulières entre parents et enseignants pour un suivi personnalisé de chaque élève ;
    • Développer des espaces de dialogue avec les adolescents afin d’identifier et de résoudre leurs difficultés ;
    • Soutenir activement les associations de parents d’élèves pour renforcer leur rôle dans la communauté ;
    • Lancer des campagnes de sensibilisation sur l’importance de la discipline et du respect des règles scolaires.

    L’avenir du Tchad se construit dans les classes. Pour que ce pays puisse espérer un développement durable, il est impératif de restaurer l’autorité scolaire et de rétablir une collaboration étroite entre l’école et les familles. L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action concertée. Chaque acteur — enseignants, parents, responsables éducatifs — doit prendre conscience de son rôle et agir avec détermination.

  • Tabaski à Bamako : le blocus jihadiste bouleverse les fêtes et les prix

    Tabaski à Bamako : le blocus jihadiste bouleverse les fêtes et les prix

    Tabaski à Bamako : le blocus jihadiste bouleverse les fêtes et les prix

    Alpha Amadou Kané, un Malien de 40 ans originaire de Mopti, ne célèbrera pas cette année l’Aïd al-Adha, communément appelée Tabaski, dans sa famille. Une première en trois décennies. La raison ? L’intensification des attaques jihadistes qui paralysent les axes routiers menant à Bamako depuis fin avril. Ces groupes armés, affiliés à la branche sahélienne d’Al-Qaïda, ont imposé un blocus partiel sur les principaux corridors, brûlant des dizaines de véhicules et dissuadant les compagnies de transport de relier la capitale.

    • Un parc à bétail improvisé dans les rues de Bamako, où les moutons s’entassent avant le sacrifice rituel
    • Transport de bétail vers Bamako, un défi devenu périlleux en raison des attaques
    • Les Malien·ne·s s’adaptent aux contraintes en transportant le bétail par tous les moyens

    Un blocus qui étouffe la capitale et ses habitants

    Le blocus imposé par les groupes jihadistes a des répercussions dramatiques sur la vie quotidienne à Bamako. Les gares routières, habituellement bondées avant les fêtes, sont aujourd’hui désertes. Les compagnies de transport, confrontées à des pénuries de carburant et à la destruction de plusieurs de leurs véhicules, ont drastiquement réduit leurs activités.

    Une agence locale avoue sous couvert d’anonymat : « Non seulement nous manquons de gazole pour maintenir nos rotations, mais nous avons aussi perdu plusieurs bus dans les attaques récentes. C’est une perte économique colossale. »

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en temps normal, une compagnie majeure pouvait transporter plus de 50 000 passagers entre Bamako et l’intérieur du pays pour la Tabaski. Cette année, aucun trajet n’est prévu.

    Wara Bagayoko, lui aussi, renonce à sa tradition. Depuis 30 ans, il rejoignait chaque année sa région d’origine, Ségou, pour célébrer la fête en famille. « La route est trop dangereuse. Ce sera la première fois que je ne fêterai pas là-bas. »

    Seuls quelques minibus parviennent encore à circuler, soit par des itinéraires détournés, soit sous escorte militaire sur certains tronçons.

    Le bétail, victime collatérale de l’insécurité

    La filière du bétail, essentielle pour le sacrifice rituel de la Tabaski, est en crise. Les éleveurs et commerçants des zones pastorales peinent à acheminer leurs troupeaux vers Bamako, principal marché du pays. Le coût du transport d’un mouton, qui s’élevait habituellement entre 2 500 et 2 750 francs CFA (4 euros), a explosé pour atteindre 15 000 à 18 000 francs CFA (22 à 27 euros).

    Alassane Maïga, transporteur, explique cette hausse par les détours imposés et la hausse des risques. Conséquence directe : le prix des moutons a flambé. « Avant, on en trouvait à 75 000 francs CFA (114 euros). Aujourd’hui, ils se vendent à 300 000 francs CFA (457 euros). »

    Hama Ba, vendeur à Bamako, confirme : « Beaucoup de camions de moutons ont été brûlés. En temps normal, j’avais plus de 1 000 têtes en stock. Aujourd’hui, il n’en reste aucune. »

    Les Malien·ne·s, dont le salaire minimum est de 40 000 francs CFA (60 euros), se retrouvent face à un dilemme : acheter un mouton à ce prix exorbitant ou renoncer à la tradition. Iyi, qui cherche désespérément un bélier abordable, résume la situation : « Avant, on avait un large choix. Aujourd’hui, le mouton est introuvable à Bamako. »

    Des coupures d’électricité aggravées par la crise

    À la menace jihadiste s’ajoutent des coupures d’électricité massives et des pénuries d’eau potable. La société Énergie du Mali, qui exploite des centrales thermiques au fioul et au diesel, peine à s’approvisionner normalement en carburant à cause du blocus. Les délestages électriques, déjà fréquents, se sont intensifiés.

    Les couturiers, qui préparent les tenues traditionnelles pour la fête, sont particulièrement touchés. Alou Diallo, l’un d’eux, confie : « On a tenté d’acheter un petit panneau solaire, mais ça ne remplace pas le courant. »

    Les ménages s’inquiètent aussi de la conservation des aliments. Une mère de famille du quartier de Sirakoro s’interroge : « Comment conserver la viande sans électricité ? Acheter un mouton à ce prix pour risquer de perdre la viande en 24 heures à cause des coupures, c’est une vraie hantise. »

    Face à cette situation, les autorités maliennes ont annoncé l’arrivée de centaines de camions-citernes de carburant à Bamako ces derniers jours.

    Malgré l’adversité, les Bamakois·es restent déterminé·e·s à célébrer la Tabaski, même à distance. Les sacrifices rituels auront lieu, mais l’esprit festif sera terni par l’absence des familles dispersées et les défis économiques et sécuritaires.