Un camp militaire situé à San, ville stratégique du Mali, a été la cible d’une offensive meurtrière ce week-end. Selon des sources locales et sécuritaires, l’assaut a coûté la vie à au moins dix soldats des forces armées maliennes. L’opération, revendiquée par le groupe JNIM, a également entraîné une brève occupation des lieux avant que les militaires ne reprennent le contrôle.
Les premiers rapports évoquent des pertes humaines significatives parmi les rangs de l’armée, confirmées par des responsables sur place. « Il y a eu des pertes côté ami, a déclaré un témoin. Nos évaluations sont en cours, mais nos hommes ont rétabli la situation ». Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan définitif, précisant que les chiffres pourraient évoluer.
Le JNIM, acteur majeur de l’insécurité au Sahel
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes au Mali, où les groupes armés djihadistes multiplient les actions violentes. Le JNIM, lié à Al-Qaïda, est l’un des principaux groupes responsables de ces violences, ciblant régulièrement les forces de sécurité et les civils. La région de San, située dans le centre du pays, est particulièrement exposée aux conflits intercommunautaires et aux attaques terroristes.
Les autorités maliennes, soutenues par des partenaires internationaux, tentent de contrer cette menace. Cependant, la situation reste volatile, avec des conséquences humanitaires et sécuritaires lourdes pour la population locale.
38 jeunes libérés au Cameroun grâce à une initiative humanitaire
Cameroun
Bafoussam
Une initiative humanitaire a permis à 38 jeunes détenus, incapables de régler leurs contraintes par corps, de recouvrer leur liberté. Ces prisonniers, âgés de 16 à 28 ans, croupissaient dans les geôles de Bafoussam, une ville du Cameroun.
La fondation Françoise Puene pour la liberté, une organisation non gouvernementale, a pris en charge le paiement de leurs frais judiciaires. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de son huitième projet depuis 2014, visant à soutenir les détenus démunis et à lutter contre la surpopulation carcérale.
« Lors de nos interventions, nous avons constaté que la prison centrale de Bafoussam était principalement peuplée de jeunes, souvent mineurs ou jeunes adultes », explique la présidente de l’ONG. Les montants des contraintes par corps variaient entre 40 000 et 150 000 francs CFA, soit environ 60 à 228 euros.
Le Code de procédure pénale camerounais impose aux condamnés de s’acquitter de ces dettes après l’expiration de leur peine. Faute de moyens, beaucoup se retrouvent piégés dans un cycle de détention prolongée.
« Nos centres pénitentiaires sont saturés, et certains détenus ne peuvent pas payer leurs dettes judiciaires pour recouvrer la liberté », confirme un responsable régional. Cette situation aggrave la crise carcérale dans le pays.
« Je suis profondément reconnaissant qu’on ait payé pour moi », témoigne Efred Ngayeu, ancien détenu libéré après neuf mois d’emprisonnement, alors que sa peine initiale était de six mois. Son cas illustre les conséquences dramatiques de l’incapacité à régler ces contraintes financières.
Yamoussa Coulibaly célèbre une Côte d’Ivoire unie et dynamique pour son 66e anniversaire d’indépendance
Le 7 août 2026, la commune de Yopougon a été le théâtre d’une journée historique, celle du 66e anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. Une célébration placée sous le signe de l’unité nationale et de la fierté partagée, réunissant des milliers de citoyens autour des valeurs de paix et de progrès.
La place Ficgayo, cœur battant de l’événement, a accueilli un défilé militaire et civil d’envergure. Parmi les participants figuraient des délégations étrangères, mettant en lumière le rayonnement international du pays. Cet élan de solidarité a été l’occasion de rappeler l’importance des liens entre les nations et les peuples.
Parmi les institutions présentes, la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agréés de Côte d’Ivoire (Cnpc-CI) était représentée par son vice-président chargé de la Politique générale et des Réformes, le Dr Yamoussa Coulibaly. Ce dernier a tenu à partager son enthousiasme quant à cette célébration, qu’il qualifie de symbolique d’une Côte d’Ivoire « debout et rassemblée ».
Le Dr Yamoussa Coulibaly, vice-président de la Cnpc-CI, lors des festivités du 66e anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire.
Un engagement fort pour la construction nationale
S’inspirant du message du Président de la République, le Dr Yamoussa Coulibaly a réaffirmé l’engagement indéfectible du secteur immobilier dans la réalisation de projets d’envergure. Son objectif ? Contribuer à l’amélioration durable du cadre de vie des Ivoiriens, en alignement avec les ambitions de développement du pays.
Il a également mis en avant la nécessité de préserver la paix, pilier essentiel de toute avancée économique et sociale. Pour lui, l’unité nationale est la clé d’une nation prospère et solidaire, où chaque citoyen peut s’épanouir dans un climat de stabilité et de confiance.
Une célébration porteuse d’espoir et de cohésion
Cette journée a été bien plus qu’un simple anniversaire. Elle a incarné un moment de communion nationale, où tous les acteurs – civils, militaires, institutionnels et internationaux – se sont rassemblés pour célébrer les progrès accomplis et envisager ensemble un avenir prometteur.
Les festivités ont permis de souligner l’importance de la cohésion sociale et de la mobilisation collective. En effet, c’est grâce à cette synergie que la Côte d’Ivoire peut continuer à avancer sur la voie du développement et de l’excellence.
Dr Yamoussa Coulibaly a conclu en réitérant son appel à la responsabilité de chacun. « Bâtir une Côte d’Ivoire forte et unie est l’affaire de tous », a-t-il déclaré, invitant chaque Ivoirien à jouer son rôle dans cette grande aventure collective.
Crise alimentaire à Ati : la volaille devient inaccessible pour les ménages tchadiens
La flambée des prix de la volaille à Ati, au Tchad, frappe de plein fouet les ménages, les commerçants et les éleveurs. Une situation qui menace la sécurité alimentaire et fragilise l’économie locale, alors que les solutions tardent à se concrétiser.
Le marché central d’Ati, habituellement animé par les échanges de volailles, donne désormais une image bien différente. Les cages, autrefois remplies de poulets et de pintades, ne contiennent plus que quelques spécimens. Les négociations entre vendeurs et clients s’allongent, et les paniers repartent souvent vides. En quelques mois seulement, les prix ont explosé, bouleversant les habitudes de consommation et mettant en péril l’équilibre économique de la région.
Des prix en hausse qui transforment les habitudes alimentaires
Les commerçants confirment une augmentation spectaculaire des tarifs. Un poulet, qui coûtait entre 6 000 et 8 000 FCFA il y a quelques mois, se négocie désormais entre 10 000 et 15 000 FCFA selon la taille. Les pintades et coqs suivent cette même tendance, surtout à l’approche des fêtes religieuses ou des cérémonies familiales, périodes où la demande explose. Les prix des petits oiseaux, autrefois accessibles entre 1 500 et 2 000 FCFA, atteignent désormais 3 500 à 6 000 FCFA.
Cette hausse intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages tchadiens ne cesse de diminuer. Les familles, contraintes de réviser leur budget alimentaire, réduisent leurs achats de volaille, pourtant principale source de protéines animales. Amina Mahamat, mère de cinq enfants, témoigne de cette réalité : « Auparavant, nous pouvions offrir un poulet chaque semaine à nos enfants. Aujourd’hui, c’est devenu un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. Nous nous tournons vers des aliments moins chers, même si leur valeur nutritionnelle est moindre. »
Commerçants et restaurateurs en première ligne
Du côté des vendeurs, la situation est tout aussi préoccupante. Malgré la hausse des prix, les ventes baissent. Issa Hassan, vendeur de volailles depuis dix ans, explique : « Nous augmentons les tarifs, mais les clients se font plus rares. Certains repartent sans rien acheter. Nos revenus diminuent, et notre activité en pâtit. » Les restaurateurs et vendeurs de grillades subissent également cette crise. Pour maintenir leur clientèle, ils doivent soit augmenter le prix des plats, soit réduire les portions servies, au risque de perdre une partie de leur clientèle.
Les éleveurs sous pression face à la hausse des coûts
Les éleveurs, eux, font face à une montée des charges. Le prix des aliments pour volailles, des produits vétérinaires et du transport ne cesse d’augmenter. À cela s’ajoutent les défis liés au manque de pâturages, à la sécheresse récurrente et aux maladies qui déciment parfois les élevages. Abakar Abdoulaye, éleveur dans la région d’Ati, confie : « Nos dépenses augmentent chaque mois. Nous sommes obligés de vendre nos volailles plus cher pour couvrir nos coûts, mais cela ne garantit pas pour autant des profits. »
Une économie locale en difficulté
Cette flambée des prix ne touche pas seulement les consommateurs. Toute la chaîne économique locale est affectée. Transporteurs, revendeurs d’aliments pour bétail, restaurateurs et petits commerçants voient leurs activités ralentir. Certains acteurs estiment que les ventes de volailles auraient chuté de 20 à 30 % par rapport à l’année précédente. Une tendance qui, si elle se confirme, pourrait avoir des répercussions durables sur l’économie de la province du Batha.
Pour les économistes, une baisse de la consommation se répercute inévitablement sur les revenus des ménages et les recettes des petits commerçants, fragilisant davantage un tissu économique déjà précaire.
Quelles solutions pour sortir de cette crise ?
Face à cette situation, plusieurs acteurs locaux appellent à une intervention urgente des autorités et des partenaires de développement. Parmi les mesures proposées :
un meilleur accès à des aliments pour volailles à prix abordables ;
le renforcement des services vétérinaires et des campagnes de vaccination contre les maladies aviaires ;
des facilités de financement pour les petits éleveurs ;
un accompagnement technique pour améliorer la production locale.
Ces initiatives pourraient permettre d’augmenter l’offre de volailles, stabiliser les prix et renforcer la sécurité alimentaire dans la région. Sans réponse rapide, la précarité des ménages risque de s’aggraver, et l’économie locale pourrait subir un ralentissement durable.
Un défi quotidien pour les habitants
À Ati, l’accès à une alimentation équilibrée devient un véritable parcours du combattant. La maîtrise des prix des produits de première nécessité s’impose comme une priorité pour les autorités locales et nationales. Sans action concrète, la flambée des prix de la volaille risque d’accentuer la vulnérabilité des ménages et de freiner le développement économique de la région.
Actualité Sénégal : les principaux événements du dimanche 9 août 2026
Ce dimanche 9 août 2026, le Sénégal a connu une journée riche en événements marquants. Ousmane Sonko a rassemblé des milliers de sympathisants lors d’un rassemblement à Linguère, où il a vertement critiqué la politique menée par l’exécutif. Dans le même temps, des pluies diluviennes s’annoncent pour les régions sud et est du pays, avec des risques de précipitations estimés entre 70 % et 90 %. Par ailleurs, Aminata Touré a officialisé la signature d’un partenariat financier de 340 milliards de francs CFA avec la Banque mondiale, destiné à booster l’agriculture et les infrastructures nationales.
Un meeting politique explosif à Linguère
Ousmane Sonko a mobilisé une foule impressionnante lors de son rassemblement à Linguère. Dans un discours percutant, il a pointé du doigt les manquements de l’administration en place, dénonçant un décalage croissant entre les aspirations populaires et la réalité politique actuelle.
Pluies intenses attendues dans le Sud et l’Est du pays
Les régions du Sud, notamment la Casamance, ainsi que l’Est du Sénégal, doivent se préparer à des intempéries ce soir. Les prévisions météorologiques annoncent des averses soutenues, avec un risque pluviométrique compris entre 70 % et 90 %. Les villes de Ziguinchor, Kolda et Oussouye pourraient être particulièrement touchées jusqu’à l’aube.
Un financement historique de 340 milliards de francs CFA avec la Banque mondiale
Le gouvernement a finalisé un accord majeur avec la Banque mondiale, portant sur un financement de 340 milliards de francs CFA. Ces fonds seront principalement alloués au développement agricole et à la modernisation des infrastructures. Aminata Touré a également évoqué des discussions en cours avec le Fonds monétaire international pour renforcer la stabilité économique.
Portrait élogieux de Macky Sall par son avocate
Me Aïssata Tall Sall, intervenant lors d’un événement littéraire, a dressé un hommage appuyé à l’ancien président Macky Sall. Elle a salué sa rigueur intellectuelle et son approche méthodique dans les débats juridiques et littéraires.
Un cambrioleur neutralisé dans un acte héroïque
Un policier a été blessé au poignet lors de l’arrestation d’un individu surnommé Gallo Ka, à Thiapong. L’agent a dû subir une intervention chirurgicale après avoir été attaqué à l’aide d’un coupe-coupe pendant une tentative de vol.
Les faits saillants de cette journée
Meeting musclé d’Ousmane Sonko à Linguère contre la politique présidentielle
Risque de fortes pluies dans le Sud et l’Est avec des taux de précipitations élevés
Signature d’un accord financier de 340 milliards de francs CFA avec la Banque mondiale
Hommage rendu à Macky Sall par son avocate lors d’une cérémonie littéraire
Interpellation d’un cambrioleur ayant blessé un policier à Thiapong
Une attaque qui relance le débat sur la sécurité au Niger
Un véhicule des Forces armées nigériennes (FAN) a été la cible d’une attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) dans la soirée du vendredi 7 août 2026, sur l’axe Kabaji-Belongam, en région de Tillabéri. Cet incident, bien que son authenticité doive être confirmée par des vérifications indépendantes, illustre une fois de plus les tensions persistantes dans cette zone de l’ouest du pays.
L’usage d’un engin explosif improvisé lors de cet assaut en dit long sur les capacités opérationnelles des groupes armés. Ce mode opératoire nécessite une organisation minutieuse, un renseignement local efficace et une connaissance approfondie des mouvements des forces nigériennes. Il révèle surtout que ces groupes conservent une influence significative sur certains axes routiers, malgré les efforts déployés par l’armée.
Tillabéri, un foyer de violence toujours actif
La région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso, reste l’un des épicentres des violences au Niger. Sa position stratégique, son relief accidenté et son vaste territoire rural en font un terrain propice aux déplacements des groupes jihadistes. Ces derniers exploitent ces conditions pour mener des actions ciblées avant de se replier dans des zones difficiles d’accès.
Le JNIM et l’État islamique au Sahel y conservent des capacités opérationnelles notables, malgré les opérations militaires menées par les forces nigériennes. Cette persistance de la menace soulève une question cruciale pour la junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani : la politique de sécurité actuelle a-t-elle réellement permis une amélioration tangible de la situation sur le terrain ?
Un virage stratégique qui interroge
Depuis le départ des contingents français et américains, Niamey a opéré un changement radical dans sa stratégie de défense. Le Niger a renforcé ses liens avec la Russie et approfondi sa coopération militaire avec le Mali et le Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel. Une orientation souverainiste assumée, mais dont l’efficacité doit désormais être évaluée.
Changer de partenaires ne suffit pas à garantir la stabilité. Les résultats concrets deviennent le critère essentiel pour juger de la pertinence de cette nouvelle approche. Les populations attendent des réponses tangibles : les routes sont-elles plus sûres ? Les villages moins exposés ? Les agriculteurs peuvent-ils travailler sans craindre une attaque ? Les groupes armés ont-ils perdu leur capacité à nuire ?
La sécurité ne se décrète pas
Les défis ne se limitent pas à la dimension militaire. Les groupes armés profitent des faiblesses structurelles du pays : un État peu présent dans certaines zones, des infrastructures défaillantes, des frontières poreuses et des communautés isolées. Une stratégie centrée uniquement sur des opérations armées peut permettre de reprendre temporairement des positions, mais elle reste insuffisante sans une présence étatique durable.
La multiplication des acteurs armés, avec leurs rivalités et leurs zones d’influence chevauchées, complexifie encore la tâche des forces nigériennes. L’ennemi n’est pas toujours identifiable : il se déplace, frappe et disparaît dans des régions difficiles à contrôler. Dans ce contexte, les discours politiques ne peuvent remplacer une évaluation objective des progrès réalisés.
La souveraineté se mesure sur le terrain
Le régime de Tiani a bâti une partie de sa légitimité sur la promesse de restaurer la sécurité et la souveraineté du pays. Pourtant, la souveraineté ne se limite pas à l’indépendance diplomatique ou au rejet des anciennes alliances. Elle se traduit concrètement par la protection des citoyens : un soldat en patrouille, un commerçant en déplacement, un agriculteur dans son champ, une famille dans son village.
L’attaque sur l’axe Kabaji-Belongam rappelle une réalité brutale : contrôler Niamey ne signifie pas maîtriser l’ensemble du territoire. Tant que des groupes armés pourront frapper des cibles stratégiques, la crédibilité de la junte sera mise à l’épreuve. Le véritable test ne réside pas dans les discours ou les alliances, mais dans la capacité à rendre durablement les territoires et les populations plus sûrs.
840 camions-citernes de carburant arrivent à Bamako sous haute protection
Bamako a accueilli ce samedi matin un convoi exceptionnel de 840 camions-citernes entièrement dédiés au transport de carburant. L’arrivée de ces véhicules, placés sous la surveillance étroite des forces armées maliennes, marque une étape cruciale pour l’approvisionnement énergétique du pays.
Les forces de défense et de sécurité maliennes ont déployé des moyens importants pour garantir la sécurité de ce transit nocturne et diurne. Les douanes et l’armée maintiennent une mobilisation constante, assurant ainsi une logistique sans faille pour ce transport massif de ressources vitales.
Selon les informations relayées par les médias locaux, cette opération coordonnée permet de stabiliser progressivement l’approvisionnement en carburant à l’échelle nationale. Les différentes structures impliquées dans ce dispositif travaillent en étroite collaboration pour assurer la continuité de l’acheminement des produits pétroliers.
Bénin : le nouveau ministre de l’Éducation lance une tournée dans les départements
Le ministre béninois des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyema Natta, a entamé une série de rencontres dans plusieurs départements du Bénin. Cette initiative fait suite à sa prise de fonction et vise à dynamiser le système éducatif national.
Rencontres avec les acteurs du terrain
Accompagné de son ministre conseiller Paulin Gbenou, Armand Kuyema Natta a rencontré les responsables des directions techniques, centrales et départementales de l’enseignement maternel et primaire. Ces échanges ont permis d’évaluer le fonctionnement des services et d’identifier les principaux enjeux du secteur.
Une feuille de route axée sur la consolidation et l’innovation
Lors de ces réunions, le ministre a présenté sa vision pour renforcer les acquis du système éducatif tout en lançant de nouvelles initiatives. Il a insisté sur l’importance d’un dialogue continu avec les acteurs locaux et a souligné le rôle clé des équipes dans la réussite des réformes.
Parmi les points abordés, Armand Kuyema Natta a mis en avant les résultats positifs obtenus lors du Certificat d’études primaires (CEP) 2026, ainsi que les efforts déployés en matière de programmes et de suivi-évaluation. Pour lui, ces avancées doivent inciter les responsables à persévérer et à renforcer les dispositifs existants.
Les défis à relever : personnel et équipements
Les responsables rencontrés ont partagé leurs préoccupations, notamment le besoin urgent de recruter de nouveaux enseignants, de renforcer la formation des personnels et de moderniser les équipements informatiques des directions centrales et techniques.
La question de la relocalisation des services vers la Cité administrative d’Ahossougbéta a également été soulevée. Le ministre a confirmé que des mesures sont en cours pour concrétiser ce projet dans les meilleurs délais, sans pour autant dévoiler de calendrier précis.
Poursuite de la tournée ministérielle
Cette première visite officielle s’est poursuivie le lendemain dans les départements de l’Atlantique et du Littoral. L’objectif reste inchangé : recueillir les retours des acteurs locaux et mieux cerner les besoins du terrain pour améliorer le fonctionnement du secteur éducatif.
Bénin : bilan à mi-parcours du PTA 2026 pour le ministère de l’Intérieur
À Cotonou, du 4 au 6 août 2026, les cadres du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que les acteurs de la chaîne de dépenses, se sont réunis pour évaluer l’avancement du Plan de Travail Annuel (PTA) arrêté au 30 juin. L’objectif ? Identifier les écarts entre les prévisions et les réalisations, et mettre en place des mesures correctives pour le second semestre.
Une évaluation axée sur les résultats et les ajustements
La séance d’ouverture, présidée par Djibril Mama Cissé Moussa, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a permis de présenter le rapport d’exécution financière du ministère au 30 juin 2026. Les discussions ont également porté sur le rapport de passation des marchés publics, offrant une vision claire des dépenses engagées.
Les travaux, qui rassemblent les responsables de programmes, les dirigeants des structures ministérielles et les acteurs de la chaîne budgétaire, visent à analyser l’efficacité des actions menées. Les participants ont passé en revue les objectifs atteints, les indicateurs de performance, ainsi que les écarts constatés par rapport aux prévisions initiales.
Les échanges ont également permis de cerner les défis rencontrés lors de la mise en œuvre des activités. L’accent a été mis sur la nécessité d’adapter les stratégies pour améliorer les performances d’ici la fin de l’exercice budgétaire.
Un outil stratégique pour le pilotage des dépenses publiques
Lors de son intervention, Djibril Mama Cissé Moussa a souligné que cette revue à mi-parcours constitue un pilier du pilotage de l’action publique. Pour le ministre, cet exercice permet non seulement de mesurer les progrès accomplis, mais aussi d’anticiper les obstacles et de définir des solutions adaptées.
Il a rappelé l’importance d’une administration performante, axée sur l’efficacité et les résultats, dans un contexte où les attentes des citoyens en matière de gouvernance et de sécurité n’ont jamais été aussi fortes.
Abdel Nasser Samary, directeur de la Planification, de l’Administration et des Finances du ministère, a précisé que cette revue s’inscrit dans la dynamique de révision du cadre de dépenses à moyen terme du département. Les discussions ont également porté sur la gestion en mode programme, ainsi que sur les nouveaux décrets organisant le fonctionnement du ministère.
Les participants ont également examiné les textes relatifs aux nouvelles structures créées, afin d’assurer une meilleure cohérence avec les priorités nationales.
Mali : avancée majeure des projets de santé présidentiels à Bamako
Les chantiers des nouveaux hôpitaux des Communes III et VI à Bamako connaissent une accélération remarquable, marquant un tournant dans le renforcement du système de santé au Mali.
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Des infrastructures sanitaires en pleine expansion
Une mission officielle s’est rendue le 6 août sur les chantiers des futurs hôpitaux des Communes III et VI à Bamako. Ces constructions, intégrées au Projet présidentiel d’urgence, incarnent une volonté politique forte de moderniser le secteur médical malien. Les équipes sur place, malgré des défis climatiques persistants, affichent un rythme soutenu pour tenir les échéances.
Un engagement ministériel salué par les autorités
Le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, Ministre de la Santé et du Développement social, a inspecté les avancées avec satisfaction. Il a réitéré l’importance d’offrir des soins accessibles et de qualité aux populations locales. L’optimisme était palpable, confirmant que les délais seront respectés.
Le Ministre de la Justice a également marqué son approbation, soulignant la portée sociale de ces réalisations. Cette mobilisation interministérielle reflète une stratégie globale pour améliorer durablement l’accès aux soins au Mali.
Bénin 2060 : le Conseil national de l’Éducation mise sur les filières scientifiques et professionnelles
Du 5 au 7 août 2026, le Conseil national de l’Éducation (CNE) organise à Cotonou sa troisième assemblée consultative dédiée au développement des filières scientifiques, technologiques et professionnelles au Bénin. Cet événement rassemble les acteurs clés du système éducatif : pouvoirs publics, universités, institutions, partenaires financiers et société civile, afin de tracer les grandes lignes de l’avenir éducatif béninois.
La formation professionnelle et scientifique sera au cœur des débats lors de la rencontre.
Un cadre de réflexion pour l’éducation de demain
L’assemblée, qui se tient à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, s’inscrit dans une démarche stratégique visant à aligner le système éducatif béninois sur les enjeux de l’industrialisation et de la transformation numérique du pays. Les échanges s’articulent autour de deux axes majeurs : l’orientation des apprenants vers les disciplines scientifiques et technologiques et l’adaptation des formations professionnelles aux besoins du marché.
Les participants, issus des secteurs public et privé, débattront des moyens concrets pour renforcer l’attractivité des filières STEM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) et professionnelles. L’objectif ? Former une jeunesse capable de répondre aux défis technologiques et économiques du Bénin d’ici 2060.
Les acteurs clés réunis pour une vision commune
La rencontre rassemble les membres du CNE, des représentants gouvernementaux, des enseignants-chercheurs, des dirigeants d’institutions éducatives et des partenaires techniques et financiers. Leur mission : évaluer les avancées réalisées et proposer des pistes pour améliorer la qualité de l’enseignement et son adéquation avec les priorités nationales.
Le secrétaire exécutif du CNE, Clément Chabi, a mis en avant le rôle central de l’éducation dans la construction d’une société durable et prospère. Selon lui, « la souveraineté technologique et économique du Bénin passe inévitablement par l’investissement dans la jeunesse et la recherche ». Il a également souligné l’importance de la collaboration entre tous les acteurs pour garantir un système éducatif performant et inclusif.
Le CNE, pilier de la stratégie éducative nationale
Le président du CNE, Noël Ahonangnon Gbaguidi, a rappelé les missions légales du Conseil, qui incluent la définition des orientations stratégiques, la coordination des acteurs éducatifs et le suivi des politiques publiques dans ce domaine. Composé de 69 membres issus des secteurs public et privé, l’assemblée examine les rapports d’activités et les comptes du CNE avant de formuler des recommandations.
Lors de cette session, les participants passeront en revue les recommandations adoptées lors des précédentes assemblées et évalueront leur mise en œuvre. Les discussions porteront également sur l’amélioration de la qualité des enseignements et sur l’articulation entre les priorités éducatives et la vision « Bénin 2060 ».
Un levier pour l’innovation et l’industrialisation
Pour le CNE, le développement des filières scientifiques et professionnelles est un levier essentiel pour stimuler l’innovation, accompagner la transformation numérique et soutenir l’industrialisation du pays. Les modalités pratiques de mise en œuvre des recommandations seront précisées lors des prochaines étapes, mais l’accent est déjà mis sur la nécessité d’agir rapidement.
Cette troisième assemblée consultative marque une étape décisive dans la construction d’un système éducatif performant, capable de préparer les jeunes Béninois aux défis de demain.
La liberté d’informer au Togo n’est plus seulement un sujet de rapports d’organisations internationales ou de communiqués officiels. Elle se heurte désormais à une réalité brutale : distribuer un journal dans les rues de Lomé expose les vendeurs à des représailles.
Avec l’intensification des pressions contre les acteurs de la presse, le régime de Faure Gnassingbé franchit une étape supplémentaire dans la restriction de la parole libre. Autrefois limitées aux sanctions administratives ou judiciaires contre les rédactions, les méthodes de contrôle s’attaquent aujourd’hui au maillon le plus fragile de la chaîne médiatique : les distributeurs indépendants.
Une stratégie de musèlement systématique
Pendant des années, les autorités togolaises ont privilégié des outils classiques pour étouffer les médias : convocations arbitraires, suspensions de titres, retraits de cartes de presse ou poursuites pour diffamation. Ces pressions ont poussé de nombreux organes de presse à l’autocensure, sans pour autant étouffer totalement l’aspiration à une information pluraliste.
Mais l’interpellation récente de vendeurs de journaux à Lomé révèle une évolution dans la répression. En ciblant ceux qui assurent le lien direct entre les titres et le public, le pouvoir ne cherche pas seulement à punir un contenu critique. Il vise à instaurer un climat de terreur pour dissuader toute diffusion d’informations indépendantes.
La distribution, nouvelle cible de la censure
Les autorités togolaises ont compris un principe simple : pour asphyxier un média, il suffit de couper son accès au public. En s’en prenant aux revendeurs, elles créent un blocus invisible mais dévastateur pour des entreprises de presse déjà fragilisées par la crise économique et la baisse des ventes.
Cette stratégie repose sur un double objectif : d’une part, dissuader les vendeurs de proposer des titres d’opposition ou d’investigation, et d’autre part, fragiliser davantage les médias indépendants en les privant de revenus essentiels. Le message est clair : le régime ne tolérera aucun espace de contestation, même au niveau le plus modeste de la chaîne d’information.
La HARC, un outil de contrôle déguisé en régulateur
Au cœur du dispositif répressif se trouve la Haute Autorité de Régulation de la Communication (HARC), souvent présentée comme une instance indépendante. Pourtant, son action est de plus en plus contestée par les professionnels des médias et les syndicats, qui y voient un instrument au service du pouvoir.
Sous prétexte de « salubrité publique » ou de lutte contre la désinformation, la HARC frappe avec une sévérité disproportionnée les médias qui osent questionner la gestion politique ou financière du pays. Pendant ce temps, les titres alignés sur le discours officiel bénéficient d’une clémence inhabituelle. Cette politique à deux vitesses a transformé le paysage médiatique en un reflet édulcoré de la réalité togolaise, où les véritables enjeux sociaux et politiques sont systématiquement occultés.
Un espace démocratique en recul
Alors que les autorités mettent en avant les progrès économiques et institutionnels du Togo, la réalité sur le terrain est tout autre : la liberté de la presse recule, et avec elle, les fondements mêmes de la démocratie.
Un journal censuré ou un vendeur intimidé n’est pas seulement un acteur muselé : c’est un citoyen privé de son droit à l’information. En étouffant les rares espaces de débat, le pouvoir togolais ne fait pas disparaître les tensions sociales ou politiques. Il prive simplement la société des moyens légitimes de les exprimer.
La répression ciblant la distribution des journaux n’est donc pas un simple épisode dans l’histoire des médias au Togo. C’est le symptôme d’un système qui choisit délibérément l’asphyxie de l’information indépendante pour imposer un calme artificiel, au mépris des droits fondamentaux.