Catégorie : Actualités

  • Condamnation de Succès Masra : la cour suprême tchadienne confirme la détention

    Condamnation de Succès Masra : la cour suprême tchadienne confirme la détention

    Condamnation de Succès Masra : la Cour suprême tchadienne confirme sa détention

    La Cour suprême du Tchad a rendu sa décision ce 21 mai : elle confirme la condamnation de l’ancien Premier ministre et figure de l’opposition, Succès Masra. L’opposant tchadien reste donc incarcéré, malgré le rejet de son appel. Une annonce qui intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées à N’Djamena.

    Condamnation de Succès Masra : la Cour suprême tchadienne confirme sa détention

    Un rejet de l’appel qui maintient Succès Masra en prison

    L’avocat de Succès Masra, Me Francis Kadjilembaye, a confirmé l’issue de l’audience : « Malgré les arguments juridiques présentés, la Cour suprême a décidé de rejeter l’appel ». Arrêté en mai 2025, l’opposant tchadien avait été condamné en août 2024 à 20 ans de prison ferme pour « diffusion de messages à caractère haineux et xénophobe » ainsi que pour « complicité de meurtre ». Une peine lourde qui suscite de vives réactions.

    Une procédure jugée politique par les défenseurs des droits humains

    L’organisation Human Rights Watch dénonce une procédure « à motivation politique » et souligne que la détention prolongée de Succès Masra reflète « l’intolérance du gouvernement face à la dissidence ». À N’Djamena, un important dispositif policier entourait la Cour suprême lors de l’audience. Plusieurs journalistes ont, selon des témoins, été empêchés d’assister aux débats.

    Un climat politique explosif au Tchad

    Cette décision intervient alors que le Tchad traverse une période de forte tension. Début mai, huit responsables de l’opposition ont été condamnés à huit ans de prison, notamment pour « insurrection ». Peu avant ces verdicts, les autorités ont dissous la principale coalition d’opposition. Les partis opposés au pouvoir dénoncent régulièrement des pressions et l’interdiction de manifester. Fin avril, un militant du parti Les Transformateurs, dirigé par Succès Masra, a été tué par les forces de l’ordre lors d’un rassemblement réclamant sa libération.

    Un parcours politique marqué par l’opposition puis une brève alliance

    Économiste formé en France et au Cameroun, Succès Masra s’était imposé comme l’un des principaux rivaux du président Mahamat Idriss Déby Itno avant d’être nommé Premier ministre en 2024. Lors de l’élection présidentielle de la même année, il s’était présenté contre le chef de l’État. Selon les chiffres officiels, Mahamat Déby avait obtenu 61,3 % des voix, contre 18,5 % pour Succès Masra, qui avait contesté ces résultats et revendié la victoire.

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  • Le Premier ministre Ousmane Sonko révèle un état des lieux alarmant des infrastructures nigériennes

    Le Premier ministre Ousmane Sonko révèle un état des lieux alarmant des infrastructures nigériennes

    Un inventaire complet des infrastructures nigériennes en cours de réalisation ou abandonnées révèle des dysfonctionnements majeurs, selon les données présentées par le Premier ministre Ousmane Sonko.

    Le Premier ministre Ousmane Sonko lors du conseil interministériel sur les infrastructures

    Lors d’un conseil interministériel dédié aux infrastructures, Ousmane Sonko a présenté un bilan détaillé des 245 actifs et projets identifiés à travers les différents ministères. Ces infrastructures, réparties en quatre catégories patrimoniales, soulèvent des enjeux financiers et opérationnels majeurs pour l’État.

    Quatre catégories d’infrastructures à surveiller

    1. Les actifs dormants : infrastructures achevées mais non exploitées

    Parmi les 30 projets achevés mais non mis en service, 25 sont actuellement bloqués, représentant un investissement gelé de 279 milliards de francs CFA. Quinze de ces projets ont été classés comme prioritaires en raison de leur impact financier et des blocages persistants.

    2. Les infrastructures recyclables ou valorisables

    Vingt-trois actifs déjà en service pourraient être optimisés ou réaffectés. Répartis dans huit secteurs différents et gérés par 13 entités, ces infrastructures ont une valeur estimée à 1 065 milliards de francs CFA.

    3. Les projets en cours nécessitant un achèvement urgent

    Sur les 94 projets en cours, 62 sont bloqués. Leur coût total s’élève à 5 227 milliards de francs CFA, avec un besoin de financement complémentaire de 973 milliards pour les finaliser.

    4. Le patrimoine immobilier et foncier recyclable

    L’État nigérien recense 97 biens, dont 91 situés à Dakar. Leur valeur marchande globale est estimée à 132 milliards de francs CFA, tandis que leur rénovation nécessiterait un budget de 12,1 milliards.

    Les causes des blocages : un cocktail de dysfonctionnements

    Les retards et les arrêts de projets s’expliquent par plusieurs facteurs :

    • Blocages financiers (42 projets) : insuffisance de crédits, non-paiement des échéances ou défauts de paiement entraînant l’arrêt des travaux et l’absence d’équipements.
    • Blocages techniques (18 projets) : manque de coordination entre les acteurs, défauts de raccordement, équipements manquants ou sites non disponibles.
    • Blocages juridiques (14 projets) : conflits juridiques, marchés annulés, blocages administratifs ou absence de statut institutionnel formalisé.
    • Blocages opérationnels (13 projets) : infrastructures achevées sans modèle d’exploitation ou de gestion, parfois depuis plusieurs années.

    Parmi les causes récurrentes, Ousmane Sonko cite également l’inadéquation entre les infrastructures et les besoins réels, ainsi que l’absence de réception formelle delaying leur mise en service.

    Des mesures immédiates pour limiter les pertes

    Face à cette situation, le Premier ministre a annoncé deux décisions majeures :

    • La création d’un comité spécialisé à la Primature pour approfondir l’inventaire et proposer des solutions concrètes.
    • Une demande formelle de compléter l’inventaire, jugé incomplet, afin d’identifier l’ensemble des infrastructures concernées.

    Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité d’anticiper les problèmes techniques liés aux raccordements hydrauliques et électriques, et de repenser la planification des infrastructures pour inclure leur exploitation dès la conception. Il a dénoncé les pertes colossales engendrées par ces dysfonctionnements, attribuant les retards aux roublardises, négligences et laxismes de certains acteurs. Il est désormais impératif d’appliquer une tolérance zéro face à ces manquements, a-t-il conclu.

  • Tabaski à Niamey : les moutons, omniprésents, mais inabordables pour les foyers nigériens

    Tabaski à Niamey : les moutons, omniprésents, mais inabordables pour les foyers nigériens

    Quelques jours avant l’Aïd al-Adha, les artères de Niamey se transforment en autoroutes à bétail. Les camions s’immobilisent en file indienne aux portes des marchés, tandis que les étals regorgent de moutons. Pourtant, l’abondance affichée ne se traduit pas par une baisse des tarifs : l’inflation étouffe le budget des habitants.

    Niamey, fin mai 2026 – Le spectacle est saisissant : des troupeaux à perte de vue, des bêlements résonnant entre les ruelles, et cette odeur caractéristique qui imprègne l’air. Les routes asphaltées et les pistes de terre sont sillonnées par des convois de camions lourds, venus des quatre coins du Niger pour alimenter les étals de la capitale. Niamey vit au rythme de l’Aïd, mais cette année, la fête rime avec dépenses exorbitantes.

    Contrairement à 2025, marquée par une relative modération des prix, l’édition 2026 confirme la tendance à la hausse, plongeant les ménages dans l’embarras. Les familles, déjà fragilisées par la hausse généralisée des produits de base, doivent désormais faire face à ce nouveau choc tarifaire.

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    Des écarts de prix vertigineux sur les marchés de Niamey

    Sur les places de vente, les étiquettes des moutons affichent des chiffres qui donnent le vertige. Les tarifs oscillent désormais entre 85 000 et 450 000 FCFA, selon la catégorie de l’animal. Voici ce que révèlent les dernières cotations :

    • Segment d’entrée (80 000 – 100 000 FCFA) : des agneaux ou jeunes moutons, idéaux pour les budgets serrés, mais dont la qualité laisse souvent à désirer.
    • Gamme intermédiaire (120 000 – 200 000 FCFA) : la catégorie la plus plébiscitée par les classes moyennes. Ces bêtes, bien charpentées, représentent déjà un effort financier conséquent pour de nombreuses familles.
    • Haut de gamme (250 000 – 450 000 FCFA) : des spécimens imposants, parfois issus de races rares, réservés à une clientèle aisée. Un luxe désormais inaccessible pour l’immense majorité des Nigériens.

    L’inflation frappe aussi les condiments essentiels

    Le piment sec, star des grillades de l’Aïd, subit lui aussi les affres de la hausse des prix. Malgré des stocks largement suffisants, son coût a explosé en une semaine. Un sac de 100 kg, qui coûtait 20 000 FCFA la semaine dernière, s’affiche désormais à 30 000 FCFA. À l’unité, la petite mesure de 800 grammes se monnaie à 1 000 FCFA.

    DR

    Le pouvoir d’achat des Nigériens mis à rude épreuve

    « On voit des moutons partout, mais personne ne peut se les offrir », confie un client désabusé devant un marché de la périphérie de Niamey. Ce constat reflète l’état d’esprit général dans la capitale. À l’approche de l’Aïd al-Adha, la pression sur les finances des familles nigériennes atteint des sommets.

    Malgré l’afflux massif de bétail et la diversité des offres, la spéculation et la frénésie des derniers jours risquent de marginaliser une partie de la population. Résultat : pour beaucoup de foyers, cette Tabaski 2026 s’annonce sous le signe des sacrifices et des compromis douloureux.

  • Visite historique d’Ousmane Sonko à Popenguine avant le pèlerinage marial

    Visite historique d’Ousmane Sonko à Popenguine avant le pèlerinage marial

    Une rencontre empreinte de solennité avant le pèlerinage marial de Popenguine

    Alors que le Sénégal s’apprête à vivre un moment fort de son calendrier religieux, le Premier ministre Ousmane Sonko a rencontré Monseigneur André Guéye à Popenguine. Cette visite, placée sous le signe du dialogue et de la convivialité, s’est tenue à quelques jours d’un événement attendu par des milliers de fidèles : le pèlerinage marial.

    Ousmane Sonko et Monseigneur André Guéye en discussion à Popenguine avant le pèlerinage marial

    L’entretien, qui s’est déroulé dans une atmosphère marquée par la simplicité et la bienveillance, a permis aux deux personnalités de partager leurs réflexions sur l’importance spirituelle et sociale du pèlerinage. Ce rassemblement, l’un des plus significatifs du pays, rassemble chaque année des fidèles venus de toutes les régions du Sénégal pour honorer la Vierge Marie.

    Des échanges au service de la paix et de la cohésion nationale

    À l’issue de leur discussion, Monseigneur André Guéye a exprimé des vœux forts pour le Sénégal. Ses prières, porteuses d’espoir, ont souligné l’importance de la paix, de la stabilité et du progrès pour le pays. Il a également mis en avant les valeurs de solidarité et d’unité, essentielles à l’approche de ce grand rassemblement religieux.

    Cette visite s’inscrit dans une tradition bien ancrée : celle des autorités politiques qui, à chaque édition du pèlerinage, rendent hommage aux communautés religieuses et aux figures spirituelles du pays. Une démarche qui renforce les liens entre les institutions et les acteurs spirituels, tout en soulignant l’importance de la foi dans la vie nationale.

    Un pèlerinage marial au cœur de la vie religieuse sénégalaise

    Le pèlerinage de Popenguine, événement phare du calendrier sénégalais, attire chaque année des milliers de pèlerins. Ce rassemblement, centré sur la dévotion à la Vierge Marie, est l’occasion pour les fidèles de se retrouver dans un esprit de partage et de recueillement. La présence d’Ousmane Sonko à ses côtés avant l’événement souligne l’intérêt des autorités pour ces grands moments de foi, tout en réaffirmant le rôle central de la religion dans la société sénégalaise.

  • Le Sénégal accélère la finalisation des infrastructures stratégiques sous l’impulsion du premier ministre

    Le Sénégal accélère la finalisation des infrastructures stratégiques sous l’impulsion du premier ministre

    Dakar, capitale dynamique du Sénégal, a été le théâtre d’une réunion interministérielle décisive. Le Premier ministre, Ousmane Sonko, y a tracé une feuille de route claire pour les membres du gouvernement : donner une impulsion forte à l’achèvement et à la mise en service des infrastructures en cours de réalisation dans chaque département ministériel.

    des mesures ciblées pour les infrastructures maritimes et portuaires

    Dans ce cadre, une attention particulière a été portée sur les infrastructures maritimes et portuaires. Ousmane Sonko a appelé le ministre des Pêches et de l’Économie maritime à agir promptement pour leur exploitation optimale, notamment via des partenariats public-privé. Plusieurs projets phares sont concernés :

    • le port de Foundiougne-Ndakhonga ;
    • le quai de pêche de Ndangane Sambou (centre du pays) ;
    • le point de débarquement aménagé de Soumbédioune ;
    • les sites de transformation de Rufisque (ouest).

    Les dragues de l’Agence nationale des affaires maritimes, basées dans les régions de Kaolack et Fatick, ont également été mentionnées, soulignant l’importance de leur rôle dans la modernisation des infrastructures hydrauliques.

    62 projets bloqués en ligne de mire pour une relance rapide

    Le gouvernement a identifié 62 projets d’infrastructures actuellement en souffrance. Parmi les plus emblématiques figurent :

    • l’université du Sine-Saloum El Hâdj Ibrahima Niass ;
    • les espaces numériques ouverts ;
    • les aéroports régionaux de Saint-Louis, Matam (nord) et Kolda (sud) ;
    • le terminal à conteneurs du port de Nadayane (ouest) ;
    • les chambres froides et le mémorial du bateau Le Joola ;
    • la reconstruction de l’hôpital Aristide-Le-Dantec de Dakar.

    un comité dédié pour un suivi rigoureux

    Pour garantir la reprise et la finalisation de ces projets, un comité spécial sera mis en place. Ce dernier aura pour mission de prendre les dispositions financières, administratives et juridiques nécessaires. Ousmane Sonko a insisté sur un point crucial : « Le respect de toutes les exigences de qualité et de coût requises sera une priorité absolue »*.

    des infrastructures techniques et sociales au cœur des priorités

    Le Premier ministre a également souligné l’importance de bien dimensionner les aspects techniques des projets, notamment les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunication. Il a demandé aux ministres de veiller à :

    • l’équipement adéquat de ces réseaux ;
    • la définition de modèles d’exploitation adaptés ;
    • une gestion durable et une maintenance efficace.

    Les maisons de la jeunesse et de la citoyenneté, en construction dans plusieurs villes comme Tivaouane, Mbour, Linguère, Ranérou, Bambey, Diourbel, Kaolack et Tambacounda, ont également été évoquées. Leur équipement et leur mise en service sont attendus pour novembre 2026.

    valoriser les infrastructures agroindustrielles et sportives

    Le gouvernement a également discuté des 11 fermes villageoises « Naatangué », réparties dans les régions de Fatick, Kaolack, Louga, Thiès et Tambacounda. Les agropoles de Mpal, Adéane, Dioulacolon et Mbellacadiao ont également été abordées lors de cette réunion.

    Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de définir des modèles d’exploitation durables avec des partenaires privés, en tenant compte des besoins locaux. Il a demandé aux ministères concernés d’explorer des options de valorisation pour chaque infrastructure, telles que :

    • la cession de droits d’usage ;
    • le bail emphytéotique ;
    • la location ;
    • la concession de longue durée ;
    • la réhabilitation ;
    • l’affectation administrative ;
    • ou tout autre mode de partenariat public-privé.

    Les stades nationaux et autres infrastructures sportives ne sont pas en reste. Le Premier ministre a recommandé leur mise en exploitation optimale, éventuellement via des partenariats public-privé.

    valoriser le patrimoine public et immobilier

    Le patrimoine immobilier et foncier des missions diplomatiques et consulaires sénégalaises à l’étranger a également été passé au crible. Ousmane Sonko a demandé au ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur de proposer un mécanisme de valorisation ou de recyclage, respectueux des législations locales et de l’intérêt national. Une réunion interministérielle sera organisée pour définir une doctrine appropriée.

    Le gouvernement a également abordé la question du patrimoine immobilier et foncier de La Poste, des secteurs ferroviaire et aéroportuaire, des autoroutes, des universités publiques et des hôpitaux. Il a recommandé aux structures concernées de prendre les mesures nécessaires pour leur recyclage ou leur valorisation.

    Enfin, pour le patrimoine immobilier des armées, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de trouver le mode de gestion le plus adapté, y compris en impliquant le secteur privé pour une exploitation optimale.

  • Ousmane Sonko mobilise une task force pour relancer 245 infrastructures au Sénégal

    Ousmane Sonko mobilise une task force pour relancer 245 infrastructures au Sénégal

    Un diagnostic alarmant des infrastructures publiques

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a convoqué ce jeudi un Conseil interministériel dédié aux infrastructures, au Building administratif Président Mamadou Dia. Les résultats de l’audit mené par l’État révèlent une situation critique : 245 projets et actifs publics, représentant des investissements colossaux, sont paralysés par des blocages financiers, juridiques ou techniques.

    Des milliards de FCFA bloqués dans des infrastructures inutilisées

    Parmi les constats les plus préoccupants, 30 infrastructures achevées ne sont pas exploitées, dont 25 sont actuellement à l’arrêt. Ces projets, estimés à 279 milliards de FCFA, sont gelés malgré leur achèvement. Quinze d’entre eux ont été classés en haute priorité en raison de leur importance stratégique pour l’économie sénégalaise.

    L’État a également recensé 23 actifs déjà en service, mais sous-exploités ou sous-valorisés, pour une valeur de 1 065 milliards de FCFA. Parallèlement, 94 projets en cours de réalisation, dont 62 sont à l’arrêt, mobilisent un investissement global de 5 227 milliards de FCFA. Leur finalisation nécessiterait un apport financier supplémentaire de 973 milliards de FCFA.

    Un patrimoine immobilier et foncier à optimiser

    Le gouvernement a également passé au crible le patrimoine immobilier et foncier de l’État. À Dakar, 97 biens ont été identifiés, avec une valeur marchande estimée à 132 milliards de FCFA. Ces actifs représentent une opportunité majeure pour renforcer les recettes publiques et dynamiser l’économie locale.

    Une task force pour accélérer les solutions

    Face à cette situation, Ousmane Sonko a ordonné la création immédiate d’une task force, placée sous l’égide du Secrétaire général du Gouvernement. Cette structure, dont le suivi sera hebdomadaire, devra remettre une feuille de route opérationnelle avant le 30 juin 2026. Ses missions incluent la finalisation des chantiers, la définition de modèles de gestion viables et la valorisation des actifs publics.

    Le Premier ministre a souligné l’absurdité de certaines infrastructures achevées mais jamais utilisées, parfois depuis des années. Ces blocages s’expliquent par un manque de coordination entre les acteurs, des retards administratifs ou encore l’absence de modèles d’exploitation adaptés.

    Les projets emblématiques concernés

    • Infrastructures portuaires et maritimes : Foundiougne, Soumbédioune, Ndangane
    • Maisons de la Jeunesse et de la Citoyenneté dans plusieurs régions
    • Fermes villageoises Naatangué ANIDA et agropoles : Mpal, Adéane, Dioulacoulon, Mbellacadiao
    • Grandes infrastructures bloquées : Université du Sine-Saloum, 45 Espaces numériques ouverts (ENO), aéroports régionaux (Saint-Louis, Matam, Kolda)
    • Projets stratégiques : Terminal à conteneurs du Port de Ndayane, Mémorial du Bateau Le Joola, hôpital Aristide Le Dantec

    Vers des partenariats public-privé pour dynamiser les infrastructures

    Le gouvernement mise sur les partenariats public-privé (PPP) pour optimiser l’exploitation de plusieurs actifs. Parmi les projets concernés figurent les stades nationaux, les parcs et réserves naturelles, ainsi que certains biens immobiliers de l’État et des représentations diplomatiques sénégalaises à l’étranger.

    Objectif : réduire les actifs dormants et améliorer la rentabilité

    Cette vaste opération de recensement et de rationalisation vise à renforcer l’efficacité des investissements publics, réduire le nombre d’infrastructures inutilisées et améliorer leur rentabilité. En identifiant les blocages et en proposant des solutions adaptées, l’exécutif entend redynamiser l’économie sénégalaise et maximiser l’impact des projets financés par l’État.

  • Le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    Le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    le Sénégal mise sur le dialogue pour relever ses défis politiques et économiques

    Président Bassirou Diomaye Faye et amadou Ba

    L’ancien Premier ministre Amadou Ba a plaidé, lors d’un entretien au palais présidentiel, pour un renforcement urgent du dialogue politique et une restauration de la confiance financière du Sénégal. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Dialogue national initié par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a consulté plusieurs figures de l’ancienne gouvernance.

    Lors de cet échange, Amadou Ba a salué l’importance de cette initiative, soulignant que des discussions approfondies s’imposent pour aborder les enjeux majeurs du pays. Il a insisté sur la nécessité de trouver des terrains d’entente durables, notamment sur les réformes institutionnelles et les défis sécuritaires qui pèsent sur le Sénégal.

    des réformes électorales et politiques au cœur des débats

    L’ancien chef du gouvernement a évoqué les réformes électorales en cours, estimant que davantage de temps aurait été nécessaire pour bâtir des consensus solides. Il a ainsi proposé au président de prolonger les débats de « dix à quinze jours supplémentaires » afin d’éviter toute précipitation et de garantir des solutions pérennes.

    « Le pays a besoin de consensus, le pays a besoin de dialogue », a-t-il martelé, précisant que cette démarche ne relevait pas d’une stratégie partisane, mais bien de l’intérêt général.

    une économie sénégalaise sous pression

    Sur le plan économique, Amadou Ba a exprimé ses craintes quant à l’impact de la conjoncture internationale sur l’économie locale. Les difficultés actuelles, aggravées par les tensions géopolitiques, touchent directement les citoyens et limitent les marges de manœuvre de l’État.

    Il a également rappelé que le Sénégal n’a pas bénéficié de financement du Fonds monétaire international (FMI) pendant douze ans sous son ministère des Finances. « Moi-même, en tant que ministre, je n’ai pas reçu un seul franc du FMI pendant six ans », a-t-il confié, tout en soulignant que le pays avait su maintenir sa crédibilité malgré cette absence de programme.

    Cependant, l’ancien Premier ministre a averti que les dégradations successives des notations financières du Sénégal augmentent aujourd’hui le coût des emprunts et réduisent la capacité d’investissement de l’État.

    sécurité et partenariats internationaux : des enjeux cruciaux

    Les discussions ont également porté sur les questions de sécurité, dans un contexte sous-régional marqué par des tensions persistantes. Amadou Ba a appelé à un dialogue élargi pour renforcer les forces de défense et de sécurité, tout en maintenant des relations stables avec les partenaires économiques internationaux.

    Enfin, il a réaffirmé son appartenance à l’opposition tout en prônant une approche constructive sur les questions nationales. « Je reste dans l’opposition, mais certaines priorités dépassent les clivages politiques. Il est essentiel d’agir avec sérénité pour le bien du pays », a-t-il conclu.

  • Lomé, le champ de bataille secret entre la France et la Russie

    Lomé, le champ de bataille secret entre la France et la Russie

    Un petit État ouest-africain au cœur d’un duel géopolitique

    Lomé n’est plus seulement la capitale du Togo, mais désormais le théâtre d’une guerre d’influence discrète et intense entre deux géants : la France et la Russie. Dans cette partie d’échecs africaine, chaque coup compte, et chaque allié stratégique peut basculer du jour au lendemain. Le Togo, longtemps perçu comme un partenaire discret de Paris en Afrique de l’Ouest, est devenu l’épicentre d’une rivalité qui redessine les équilibres régionaux.

    Un partenaire historique en quête de modernité

    Longtemps considéré comme un bastion de stabilité dans le Golfe de Guinée, le Togo a vu son statut évoluer. Alors que la France, autrefois incontournable en Afrique, peine à maintenir son influence au Sahel après les ruptures avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, elle tente de consolider ses positions sur le littoral. Une stratégie de dernier recours pour éviter un déclin irrémédiable dans la région.

    En avril 2026, le ministre français des Affaires étrangères a effectué une visite officielle à Lomé, une première depuis plus de vingt ans. Un geste symbolique fort, mais aussi une tentative pour réaffirmer une présence française qui se veut désormais tournée vers des projets concrets. Paris mise sur des investissements ciblés pour séduire une jeunesse togolaise de plus en plus méfiante envers les anciennes puissances coloniales. Parmi les réalisations phares : un hôpital universitaire flambant neuf et un centre d’intelligence artificielle, censés incarner une nouvelle ère de partenariat.

    L’ombre de Moscou plane sur la sécurité togolaise

    Sur le front militaire, la Russie a déjà pris une longueur d’avance. Face à la montée des menaces jihadistes dans le nord du pays, notamment dans la région des Savanes, le Togo cherche des solutions rapides et efficaces. Un accord de coopération militaire, signé en 2025 avec Moscou, a ouvert la voie au déploiement de l’Africa Corps, la structure officielle russe qui succède aux groupes paramilitaires comme Wagner. Pour Lomé, l’enjeu est clair : obtenir un soutien opérationnel et du matériel militaire sans les contraintes politiques souvent associées aux partenariats occidentaux.

    Le port de Lomé, un enjeu économique majeur

    Au-delà des questions sécuritaires, la bataille se joue aussi sur le terrain économique. Le port en eaux profondes de Lomé, seul du genre en Afrique de l’Ouest, est une cible de choix pour les deux puissances. La Russie ambitionne d’en faire un hub logistique incontournable pour relier le Golfe de Guinée à l’hinterland sahélien. Des projets d’infrastructures transfrontalières, comme une ligne de chemin de fer et un pipeline vers le Burkina Faso, sont déjà à l’étude. Une stratégie qui, si elle aboutit, permettrait à Moscou de renforcer son influence jusqu’au cœur du Sahel.

    Le soft power russe, une arme redoutable

    Pour séduire l’opinion publique et la société civile togolaise, la Russie déploie une panoplie d’outils de soft power. Des bourses universitaires en masse pour étudier en Russie, des centres de langue et des événements culturels, ainsi qu’une campagne d’influence médiatique promouvant des narratifs souverainistes et anti-occidentaux. Une stratégie qui trouve un écho favorable auprès d’une partie de la population, en quête d’alternatives aux modèles traditionnels.

    Faure Gnassingbé, l’artisan d’un équilibre fragile

    Au milieu de cette tourmente, le président togolais Faure Gnassingbé joue un rôle clé. Pragmatique et opportuniste, il instrumentalise cette rivalité pour tirer le meilleur parti pour son pays. Tout en maintenant des relations cordiales avec la France – notamment en participant aux sommets France-Afrique –, il prépare activement sa participation au prochain sommet Russie-Afrique prévu en octobre. Une diplomatie du ni-ni qui lui permet de maximiser les gains, mais qui comporte des risques à long terme.

    « Ce jeu d’équilibriste expose le Togo à une dépendance accrue envers les puissances étrangères, au détriment de ses propres intérêts nationaux », analyse un observateur politique basé en Afrique de l’Ouest. Une stratégie qui, si elle est payante à court terme, pourrait s’avérer coûteuse pour la souveraineté du pays.

    Lomé, laboratoire des nouvelles dynamiques africaines

    Le Togo incarne aujourd’hui une nouvelle forme de diplomatie africaine, où le pragmatisme prime sur les alliances idéologiques. Entre le modèle sécuritaire et décolonial de Moscou et l’héritage historique et développementaliste de Paris, Lomé est devenue un terrain d’expérimentation des rapports de force sur le continent. Une position inconfortable, mais qui place le pays au cœur des enjeux géopolitiques futurs.

  • 245 projets d’infrastructures en suspens au Sénégal, annonce Ousmane Sonko

    245 projets d’infrastructures en suspens au Sénégal, annonce Ousmane Sonko

    Dakar — Deux cent quarante-cinq chantiers d’infrastructures publics, représentant un investissement total de 279 milliards de francs CFA, restent paralysés dans tout le pays. C’est ce qu’a révélé le Premier ministre Ousmane Sonko lors d’une réunion interministérielle dédiée aux infrastructures, tenue à Dakar.

    Le diagnostic technique mené par les différents ministères, à la suite d’une directive du Conseil des ministres du 15 avril dernier, a permis d’identifier ces projets bloqués. Selon Sonko, ces arrêts prolongés transforment ces investissements en « actifs dormants », entraînant des pertes financières majeures.

    Parmi ces projets figurent aussi bien des infrastructures achevées mais jamais mises en service que des chantiers à différents stades d’avancement. Ousmane Sonko a souligné que le manque de financements constitue la principale cause de ces blocages. Certains projets sont également interrompus pour des raisons techniques, a-t-il précisé.

    Des mesures pour relancer les projets

    Pour remédier à cette situation, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un comité spécialisé au sein de la Primature. Ce comité aura pour mission de finaliser et d’approfondir l’inventaire des projets bloqués, jugé encore incomplet par Sonko.

    Il a également insisté sur la nécessité d’anticiper les problèmes de raccordement des réseaux hydrauliques et électriques pour éviter de nouveaux blocages. « Construire une infrastructure sans prévoir son exploitation est inconcevable », a-t-il déclaré, dénonçant les conséquences financières désastreuses de ces retards.

    Le Premier ministre a pointé du doigt les pratiques néfastes telles que la négligence, le laxisme et les retards de livraison, qualifiant ces comportements de « roublardise ». Il a appelé à une tolérance zéro face à ces défaillances, afin d’accélérer la livraison des projets et de limiter les pertes.

  • Trafic interrompu entre Dakar et Bamako : ce qui bloque l’axe routier sénégalo-malien

    Trafic interrompu entre Dakar et Bamako : ce qui bloque l’axe routier sénégalo-malien

    Sur le parking à la sortie de Kidira, au Sénégal, près de la frontière avec le Mali, le 16 octobre 2025.

    Sur l’axe routier reliant Dakar à Bamako, le trafic est actuellement paralysé près de la frontière entre le Sénégal et le Mali. Les transporteurs et les commerçants subissent de plein fouet cette interruption qui perturbe les échanges entre les deux pays.

    Une situation qui s’aggrave à la frontière

    Depuis plusieurs jours, les véhicules en provenance du Mali ou à destination de ce pays restent bloqués aux abords de Kidira, ville sénégalaise située à quelques kilomètres de la frontière. Les conducteurs de camions de marchandises et les voyageurs peinent à traverser la zone, où les contrôles se sont intensifiés.

    Les raisons de ce blocage ne sont pas encore clairement établies. Certains évoquent des tensions locales, tandis que d’autres pointent des difficultés logistiques ou administratives. Une chose est sûre : cette situation perturbe sérieusement les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Mali.

    Des répercussions économiques immédiates

    Le secteur du transport routier est en première ligne. Les entreprises spécialisées dans le fret entre les deux pays voient leurs activités ralentir, avec des retards importants dans la livraison des marchandises. Les commerçants, quant à eux, craignent pour l’approvisionnement de leurs stocks, notamment en produits agricoles et manufacturés.

    « Nous attendons depuis plus de 48 heures, nos camions sont bloqués sans explication », confie un responsable de transport joint sur place. Les appels aux autorités locales n’ont pas encore donné de solutions concrètes.

    Les autorités en alerte

    Face à cette crise, les autorités sénégalaises et maliennes tentent de trouver une issue. Des réunions d’urgence ont été organisées pour évaluer la situation et identifier les causes de ce blocage. Les forces de l’ordre présentes sur place ont renforcé leur présence afin de sécuriser la zone et faciliter la reprise des échanges.

    Cependant, les solutions tardent à se concrétiser. Les transporteurs, impatients, réclament une intervention rapide pour éviter une aggravation de la situation.

    Un impact sur les populations

    Au-delà des professionnels du transport, cette interruption touche directement les populations des deux côtés de la frontière. Les habitants de Kidira et des zones environnantes dépendent en grande partie des échanges avec le Mali pour leur approvisionnement en denrées de base.

    Les prix de certains produits pourraient ainsi augmenter en cas de prolongation du blocage, affectant le pouvoir d’achat des ménages. Les autorités locales appellent à la patience, tout en travaillant activement pour rétablir la fluidité de l’axe routier.

  • Houngbédji lance un appel solennel pour l’honneur du Bénin en fin de mandat

    Houngbédji lance un appel solennel pour l’honneur du Bénin en fin de mandat

    Un appel à la hauteur des enjeux nationaux

    À l’aube d’une transition politique majeure au Bénin, Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a marqué les esprits par un discours chargé de symboles. Face à l’imminence de la fin du second mandat du président Patrice Talon, il a formulé un appel sans ambiguïté à son successeur : préserver « l’honneur du Bénin » comme boussole ultime de son action.

    Un héritage de rigueur et de transformation

    Depuis son entrée en fonction, Wilfried Léandre Houngbédji a été le visage d’une administration où la discipline et les réformes ont redessiné le paysage institutionnel. Son rôle, bien au-delà de la simple gestion de l’information, s’est articulé autour d’une mission exigeante : incarner la souveraineté et la dignité d’un État en pleine mutation.

    Lors d’échanges avec des journalistes et des observateurs, il a souligné que cette fonction dépasse le cadre traditionnel pour devenir un pilier de la crédibilité nationale. « Le prochain responsable qui portera la voix de l’exécutif devra saisir que le Bénin a basculé dans une nouvelle ère. Ce qui est en jeu, ce n’est rien de moins que l’honneur de notre pays, sa réputation internationale et la dignité retrouvée de ses citizens », a-t-il déclaré, selon des proches du gouvernement.

    Les défis d’une continuité républicaine

    Cet appel intervient dans une période où les projecteurs sont braqués sur les préparatifs des élections de 2026. En posant ces repères moraux, Wilfried Léandre Houngbédji esquisse le profil idéal pour assurer la pérennité de l’État :

    • Une rigueur républicaine intransigeante : poursuivre la dynamique de la Rupture sans relâchement.
    • Une résilience face aux critiques : défendre la parole publique avec fermeté, tant sur le plan local qu’international.
    • Un patriotisme sans faille : placer systématiquement l’intérêt national et l’image du Bénin au-dessus de tout.

    Un testament politique qui dépasse les clivages

    Pour les analystes réunis à Cotonou, cette déclaration résonne comme un avertissement adressé à la future classe dirigeante. Sous la présidence de Patrice Talon, la communication gouvernementale a été profondément restructurée, abandonnant les pratiques passées au profit d’une approche plus directe, parfois controversée, mais résolument tournée vers les résultats.

    En insistant sur « l’honneur du Bénin », Wilfried Léandre Houngbédji rappelle une vérité fondamentale : la communication de l’État n’est pas un simple outil de persuasion, mais un levier stratégique au service du développement. La question reste entière : qui, parmi les futurs acteurs politiques, saura endosser ce rôle exigeant et incarner cette vision ?

  • Tabaski à N’Djamena : une capitale tchadienne en pleine effervescence

    Tabaski à N’Djamena : une capitale tchadienne en pleine effervescence

    La capitale tchadienne, N’Djamena, vibre d’une énergie particulière à l’approche de la Tabaski. Entre tradition religieuse et dynamisme commercial, la ville se pare de couleurs et d’une animation inédite, malgré les défis économiques qui persistent.

    des marchés animés et des rues saturées

    Dès les premières heures du jour, l’activité bat son plein dans les principaux marchés de N’Djamena. Les étals regorgent de moutons aux robes variées, tandis que les commerçants déploient leurs meilleures offres pour séduire les acheteurs. Les prix, bien que plus élevés qu’à l’accoutumée, n’entament pas l’enthousiasme des familles tchadiennes déterminées à honorer cette fête sacrée.

    Les artères de la ville, notamment autour des grands axes, sont le théâtre d’embouteillages monstres. Entre les charrettes chargées de marchandises, les motos filantes et les voitures qui progressent au ralenti, la circulation devient un véritable casse-tête. Les négociations entre vendeurs et clients ajoutent une touche de folklore à cette scène quotidienne, transformant chaque marché en un véritable théâtre à ciel ouvert.

    une économie boostée par la tradition

    Pour les commerçants, la période précédant la Tabaski représente une aubaine. Les tailleurs, souvent débordés, peinent à répondre à la demande croissante de tenues neuves. Les vendeuses de henné et de parfums, quant à elles, voient affluer une clientèle féminine impatiente de se parer pour l’occasion. Les épices, les ustensiles de cuisine et les produits de beauté s’arrachent à prix d’or, reflétant l’engouement général.

    Cependant, cette frénésie commerciale a un revers : la hausse des prix sur certains produits alimentaires de base. Les autorités appellent à la modération et rappellent l’importance de respecter les règles de sécurité routière pour éviter les incidents, surtout dans ce contexte de circulation chaotique.

    un moment de partage et de solidarité

    Au-delà de son aspect religieux, la Tabaski incarne avant tout un temps fort de cohésion sociale. Les familles se réunissent, les voisins échangent des plats préparés avec soin, et les rues se parent de décorations festives. Les enfants, excités, courent entre les maisons tandis que les adultes préparent avec ferveur le repas traditionnel.

    Marché animé de N'Djamena avant la Tabaski