Catégorie : Actualités

  • Justice sénégalaise : les griefs contre l’ancien ministre Pape Malick Ndour

    Justice sénégalaise : les griefs contre l’ancien ministre Pape Malick Ndour

    l’ancien ministre sénégalais Pape Malick Ndour, membre de l’Alliance pour la République (APR), face aux accusations de la justice. © Pape Malick Ndour Officiel

    Affaire Pape Malick Ndour : les chefs d’accusation révélés par la justice sénégalaise

    L’ancien ministre de la Jeunesse et membre éminent de l’Alliance pour la République (APR) se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires. Les autorités sénégalaises ont dressé une liste de reproches précis à son encontre, mettant en lumière des pratiques contestées durant son passage au gouvernement.

    Les principaux griefs retenus contre Pape Malick Ndour

    Les investigations menées par la justice sénégalaise ont mis en évidence plusieurs irrégularités présumées. Voici les axes principaux des accusations :

    • Gestion opaque de fonds publics : Des détournements présumés de budgets alloués à des programmes jeunesse, avec des irrégularités dans les justificatifs de dépenses.
    • Népotisme et favoritisme : Des soupçons de nominations discutables au sein de structures publiques, en faveur de proches ou d’alliés politiques.
    • Violation des règles de passation de marchés : Des manquements flagrants dans l’attribution de marchés publics, sans respect des procédures légales.
    • Abus de position dominante : L’utilisation présumée de son influence pour influencer des décisions administratives ou économiques en sa faveur.

    Contexte politique et réactions

    Cette affaire survient dans un climat politique sénégalais déjà tendu. Pape Malick Ndour, figure historique de l’APR, a occupé des postes clés sous l’administration de Macky Sall. Son implication dans ces controverses relance les débats sur la transparence dans la gestion des affaires publiques au Sénégal.

    Les observateurs soulignent que cette procédure judiciaire pourrait avoir des répercussions sur l’image du gouvernement sortant et des ses proches collaborateurs. Les défenseurs de l’ancien ministre, quant à eux, dénoncent une instrumentalisation politique de la justice.

    Prochaines étapes : ce que prévoit la procédure

    La justice sénégalaise a engagé des démarches pour faire la lumière sur ces accusations. Plusieurs étapes sont désormais attendues :

    • L’audition des témoins clés, notamment des anciens collaborateurs et des responsables administratifs impliqués dans les dossiers litigieux.
    • L’expertise comptable des documents financiers pour établir d’éventuelles malversations.
    • La comparution de Pape Malick Ndour devant le tribunal compétent pour répondre des griefs retenus.

    Cette affaire s’annonce comme l’un des dossiers judiciaires les plus scrutés de ces dernières années au Sénégal, avec des enjeux à la fois politiques et juridiques majeurs.

  • Procès de succès masra : sécurité renforcée à N’Djamena pour l’audience en cassation

    Procès de succès masra : sécurité renforcée à N’Djamena pour l’audience en cassation

    À N’Djamena, la Cour suprême est aujourd’hui sous haute surveillance. Des militaires de la Garde nationale, des gendarmes et des policiers assurent un dispositif sécuritaire renforcé autour du palais de justice.

    L’entrée dans l’enceinte judiciaire est strictement contrôlée. Plusieurs reporters et équipes audiovisuelles se voient refuser l’accès à la salle d’audience, où se déroule une audience réduite.

    une audience restreinte et tendue

    Le procès se tient dans une salle exiguë de la Cour suprême, inaccessible au grand public. Il met aux prises le président de cette haute juridiction avec une dizaine d’avocats, qui défendent les intérêts du président du parti Les Transformateurs, Dr Succès Masra.

    le fond du litige

    Cette séance est entièrement consacrée au pourvoi en cassation déposé par la défense de Dr Succès Masra. Ce recours vise à contester l’arrêt rendu le 9 août 2025 par la chambre criminelle de la Cour d’appel, qui l’a condamné à vingt ans de prison.

  • Modernisation des marchés au Sénégal : Ousmane Sonko dévoile un plan ambitieux de restructuration

    Modernisation des marchés au Sénégal : Ousmane Sonko dévoile un plan ambitieux de restructuration

    Le Premier ministre Ousmane Sonko lance un plan historique pour les marchés sénégalais

    Les infrastructures commerciales du Sénégal, souvent héritées des années 1970, affichent une vétusté préoccupante. Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme lors d’une communication officielle, mettant en lumière les risques sécuritaires croissants dans ces espaces marchands. Entre 2013 et 2024, pas moins de cinquante-trois marchés ont été ravagés par des incendies à travers le pays, soulignant l’urgence d’une modernisation.

    Un programme phare : le PROMOGEM 2025-2029

    Face à cette situation, Ousmane Sonko a présenté le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), dont le plan stratégique 2025-2029 prévoit des mesures ambitieuses. Ce projet inclut la restructuration de 528 marchés existants et la construction de 67 nouveaux espaces modernes, conçus pour répondre aux besoins actuels des commerçants et des consommateurs.

    Le chef du gouvernement a également insisté sur la nécessité de réformer le PROMOGEM pour lui donner une plus grande autonomie administrative et financière. Cette réforme s’accompagne d’un investissement public de 57,5 milliards de francs CFA sur quatre ans, intégré au Plan d’investissement national.

    Une vision nationale pour des marchés plus sûrs et plus performants

    L’objectif affiché est clair : créer un réseau de marchés modernes et sécurisés couvrant l’ensemble du territoire. Pour y parvenir, une gestion rigoureuse sera mise en place, associant étroitement les collectivités locales et le secteur privé national. Ce modèle collaboratif vise à garantir la durabilité des infrastructures et à améliorer les conditions de travail des acteurs économiques.

    Avec ce programme, le gouvernement sénégalais entend non seulement moderniser les espaces commerciaux, mais aussi renforcer la résilience des marchés face aux aléas, tout en stimulant l’économie locale.

  • Succès Masra : ouverture du procès à la Cour suprême du Tchad

    Succès Masra : ouverture du procès à la Cour suprême du Tchad

    Succès Masra : ouverture du procès à la Cour suprême du Tchad

    Une atmosphère sous haute tension a entouré l’ouverture du procès de Succès Masra devant la Cour suprême du Tchad. Le leader politique, absent, a été représenté par ses avocats dans une salle strictement sécurisée.

    ouverture du procès de Succès Masra à la Cour suprême du Tchad

    Un dispositif de sécurité exceptionnel

    Dès l’aube, les autorités tchadiennes ont renforcé la protection autour du siège de la Cour suprême. Des unités policières, des gendarmes et des gardes nomades ont quadrillé les abords du bâtiment ainsi que les axes stratégiques menant à la cour. L’objectif ? Éviter toute perturbation et garantir le bon déroulement des débats.

    Les journalistes locaux et étrangers présents sur les lieux ont été priés de quitter la zone. Un incident a d’ailleurs été signalé : le chef d’antenne de la Commission nationale des droits de l’homme a été empêché d’accéder aux locaux par les forces de l’ordre.

    Un procès en l’absence du principal intéressé

    Bien que Succès Masra n’ait pas assisté à l’audience, son équipe juridique a entamé les échanges avec le président de la Cour suprême. Le leader du parti Les Transformateurs, toujours en exil ou en détention selon les rumeurs, a été représenté par ses avocats. La procédure judiciaire suit désormais son cours, malgré l’absence physique du prévenu.

    Les prochaines audiences permettront de préciser les charges retenues contre lui et d’éventuellement statuer sur son sort. Une situation qui continue de faire réagir la classe politique et la société civile tchadienne.

  • Tabaski au Mali : l’armée sécurise les convois de moutons vers Bamako

    Tabaski au Mali : l’armée sécurise les convois de moutons vers Bamako

    tabaski au Mali : l’armée sécurise les convois de moutons vers Bamako

    Avec l’arrivée de la Tabaski, la capitale malienne, Bamako, bénéficie enfin d’un approvisionnement en moutons, essentiel pour cette fête religieuse. Ces animaux, autrefois rares dans les rues de la ville, occupent désormais les abords des grands axes routiers et les espaces publics comme les terrains de football. Une situation qui contraste avec les semaines précédentes, marquées par des blocages répétés sur les routes menant à la ville.

    moutons sur un marché de Bamako avant la tabaski

    un blocus djihadiste qui pèse sur les livraisons

    Jusqu’à présent, les livraisons de moutons vers Bamako étaient fortement perturbées par les actions du Jnim, un groupe armé affilié à Al-Qaïda. Ces derniers ont instauré un véritable blocus sur les routes, notamment sur la nationale 6, qui relie Ségou à la capitale. Cette route, longue de plus de 200 kilomètres, est devenue un axe particulièrement dangereux pour les transporteurs.

    Les djihadistes ciblent aussi bien les camions de marchandises que les véhicules personnels, brûlant systématiquement ceux qui osent emprunter cette voie. Résultat : les moutons peinent à atteindre les marchés de Bamako, et les prix s’envolent.

    l’armée malienne en première ligne contre les attaques

    Face à cette situation, l’armée malienne a renforcé ses dispositifs pour briser ce blocus. Depuis plusieurs jours, des frappes aériennes sont menées régulièrement sur les positions des groupes armés. Parallèlement, des patrouilles et des escortes militaires sont organisées pour sécuriser les convois de moutons en direction de Bamako.

    Malgré ces mesures, les attaques persistent. Un éleveur de Ségou raconte son périple mouvementé :

    « Vers Zambougou, des assaillants ont lancé des projectiles sur notre camion transportant des moutons. Le chauffeur, pris de panique, a immobilisé le véhicule pour protéger passagers et animaux. Peu après, les djihadistes ont incendié le camion, emportant avec lui nos bagages. Nous avons dû parcourir à pied les kilomètres séparant Zambougou de Konobougou, avant de prendre un car jusqu’à Bamako. Heureusement, entre Konobougou et Zantiguila, nous avons bénéficié d’une escorte militaire. »

    moutons prêts pour la tabaski après avoir été égorgés et écorchés

    des prix en forte hausse pour les consommateurs

    Les attaques répétées ont un impact direct sur les prix. Le coût du transport des moutons a triplé, passant de 2 000 francs CFA en zone rurale à 5 000 ou 6 000 francs CFA à Bamako. Cette inflation se répercute sur le prix d’achat des animaux, qui atteint désormais des sommets inégalés.

    Un chef de famille interrogé dans le quartier Sans Fil de Bamako témoigne :

    « L’an dernier, ce mouton coûtait 125 000 francs CFA. Cette année, il faut débourser 175 000 francs CFA pour l’obtenir ici. À Bamako, certains moutons se vendent même à 200 000 ou 250 000 francs CFA. Le blocus a clairement contribué à cette flambée des prix. Nous espérons une stabilisation rapide. »

    vente promotionnelle organisée par les autorités

    Pour atténuer l’impact de la hausse des prix, les autorités maliennes organiseront demain une vente promotionnelle de moutons dans plusieurs sites de Bamako. Les terrains municipaux de Sogoniko, de l’hippodrome, de Torokorobougou, le terrain Sahaba de Lafiabougou, ainsi que l’ancien terrain de l’AS Real au Badialan I, seront ouverts à cette opération.

    L’objectif est de rendre les moutons plus accessibles aux familles maliennes en cette période de Tabaski.

  • La Côte d’Ivoire place la nutrition au cœur de ses priorités sanitaires

    La Côte d’Ivoire place la nutrition au cœur de ses priorités sanitaires

    la Côte d’Ivoire place la nutrition au cœur de ses priorités sanitaires

    Abidjan, en mai 2026 – Pierre N’Gou Dimba, ministre ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a réitéré l’engagement fort de la Côte d’Ivoire à ériger la nutrition en axe majeur de sa stratégie nationale de développement sanitaire et social. Cette déclaration a été faite le 19 mai 2026 à Genève, lors d’un entretien bilatéral avec Shawn Baker, vice-président exécutif des programmes et partenariats de Helen Keller International, organisé en marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé.

    Cette rencontre a permis d’approfondir les discussions sur les défis majeurs liés à la nutrition, à la santé des mères et des nourrissons, ainsi qu’à la conception de programmes ciblés pour les populations les plus exposées aux risques.

    Plusieurs initiatives phares ont été évoquées, comme les programmes de supplémentation nutritionnelle, l’enrichissement des aliments de base, ou encore les actions déployées pour lutter contre l’anémie et les carences en micronutriments chez les femmes enceintes et les jeunes enfants.

    Le ministre a mis en lumière le Plan National Multisectoriel de Nutrition, document stratégique qui structure les interventions gouvernementales contre la malnutrition sous toutes ses formes. Il a également souligné l’importance croissante des financements mobilisés, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, pour renforcer les actions en faveur de la santé nutritionnelle.


    De son côté, Shawn Baker, représentant de Helen Keller International, a salué l’adoption en 2026 d’un nouveau programme de supplémentation en micronutriments multiples destiné aux femmes enceintes. Intégré au paquet de soins prénatals, ce dispositif vise à combler les besoins nutritionnels pendant la grossesse, limiter les risques d’anémie et prévenir les naissances de faible poids.

    Il a également reconnu les avancées significatives réalisées par la Côte d’Ivoire, ainsi que la qualité des collaborations engagées avec Helen Keller International. Ces partenariats se traduisent notamment par des programmes de supplémentation en vitamine A pour les enfants de moins de cinq ans et des initiatives de nutrition communautaire.

    La Côte d’Ivoire, consciente de l’urgence sanitaire, poursuit une politique ambitieuse pour consolider ses alliances stratégiques. L’objectif ? Accélérer les progrès dans les domaines de la nutrition, de la santé maternelle et infantile, et du développement humain durable.

  • Disparition alarmante au Mali : le fils de mountaga tall introuvable après l’enlèvement de son père

    Disparition alarmante au Mali : le fils de mountaga tall introuvable après l’enlèvement de son père

    Disparition inquiétante au Mali : le fils de l’opposant Mountaga Tall porté disparu après l’enlèvement de son père

    Une vague d’inquiétude s’étend sur Bamako et au-delà depuis la double disparition de Mountaga Tall, avocat et figure emblématique de l’opposition malienne, et de son fils aîné, Cheick Mamadou Tall. Leurs avocats dénoncent des agissements illégaux dans un contexte politique particulièrement tendu sous l’ère du régime militaire actuel.

    Portait de Mountaga Tall et de son fils Cheick Mamadou Tall, opposants au régime militaire au Mali

    Cheick Mamadou Tall introuvable depuis plusieurs jours

    Cheick Mamadou Tall a été porté disparu depuis le 16 mai, date à laquelle il a reçu un appel téléphonique dont les circonstances restent floues. Cette disparition fait suite à l’enlèvement de son père, Mountaga Tall, survenu deux semaines plus tôt à Bamako, dans la soirée du 2 mai. Selon sa famille, l’avocat aurait été intercepté par des individus encagoulés. À ce jour, aucune autorité n’a communiqué sur les conditions de son arrestation ni sur son éventuel lieu de détention.

    Mountaga Tall : d’allié à opposant virulent du régime militaire

    Ancien membre influent du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Mountaga Tall avait initialement soutenu le coup d’État de 2021 avant de basculer dans une opposition frontale contre la junte militaire. Avocat engagé, il défend actuellement plusieurs militaires accusés de tentative de déstabilisation des institutions. Il s’était également illustré en contestant, devant les tribunaux, la décision des autorités de transition de dissoudre les partis politiques.

    Un climat politique et sécuritaire sous haute tension

    Ces événements surviennent dans un contexte déjà explosif. Fin avril, des attaques simultanées ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que par des factions du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques du pouvoir militaire. Face à cette escalade, les avocats des Tall exhortent les autorités administratives et judiciaires à agir sans délai pour localiser les deux hommes et faire la lumière sur leur situation.

  • Inondations au Niger : Sonko lance un plan d’urgence et de prévention

    Inondations au Niger : Sonko lance un plan d’urgence et de prévention

    inondations au Niger : Sonko lance un plan d’urgence et de prévention

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a ordonné aux membres de son gouvernement de mettre en place, sans délai, un dispositif complet pour limiter les risques d’inondations à l’approche de la saison des pluies. Cette directive, donnée lors du dernier Conseil des ministres, vise à anticiper efficacement les dangers liés aux fortes précipitations.

    Des mesures immédiates et une simulation interministérielle

    Ousmane Sonko a exigé que les ministères concernés agissent avec rigueur pour renforcer la prévention des inondations. Selon les directives transmises, plusieurs actions concrètes doivent être engagées sans attendre. Parmi elles, le pré-positionnement des équipes d’intervention et l’organisation d’un exercice de simulation interministériel avant le 15 juin 2026. Cet entraînement permettra d’évaluer la réactivité des services publics face à d’éventuelles catastrophes.

    Un plan de préparation déjà en cours

    Le gouvernement nigérien a déjà engagé plusieurs chantiers préparatoires pour réduire l’impact des inondations. Ces initiatives incluent le nettoyage des canaux d’évacuation des eaux, la vérification des systèmes de drainage, le déploiement de pompes de secours et l’élaboration de plans d’urgence dans les zones les plus vulnérables. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie globale pour protéger les populations et les infrastructures.

    Une coordination renforcée entre les ministères

    Conscient de l’ampleur des défis, Ousmane Sonko a souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les différents services de l’État. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement sera chargé de piloter cette coordination, tandis que le ministère de l’Intérieur interviendra pour la gestion des crises et la protection civile. Cette approche transversale vise à garantir une réponse immédiate et efficace en cas de catastrophe.

  • Modernisation des marchés au Sénégal : ousmane sonko révèle un plan ambitieux face à la vétusté

    Modernisation des marchés au Sénégal : ousmane sonko révèle un plan ambitieux face à la vétusté

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme lors du dernier Conseil des ministres en évaluant l’état préoccupant des infrastructures commerciales du Sénégal. Une grande partie des marchés du pays, majoritairement construits dans les années 1970, souffrent d’une obsolescence marquée, posant des risques majeurs pour la sécurité des commerçants et des consommateurs.

    Le chef du gouvernement a partagé des chiffres révélateurs : entre 2013 et 2024, pas moins de 53 incendies ont été recensés dans autant de marchés, mettant en lumière les lacunes criantes du secteur. Son analyse a permis d’identifier des défis majeurs, allant au-delà de la simple gouvernance, touchant les aspects techniques, infrastructures, organisationnels, environnementaux et sanitaires.

    Pour y remédier, Ousmane Sonko s’est appuyé sur le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), dont le Plan stratégique couvre la période 2025-2029. Ce projet ambitieux prévoit notamment la restructuration complète des 528 marchés existants et la construction de 67 nouveaux espaces commerciaux modernes. Le Premier ministre a détaillé les priorités de la phase pilote et évoqué les obstacles rencontrés en cours de route.

    Un investissement colossal et une réforme structurelle

    Pour concrétiser cette modernisation, une enveloppe budgétaire de 57,5 milliards de FCFA a été allouée sur une période de quatre ans. Ce financement s’inscrit dans le cadre du Plan d’Investissement public (PIP) de l’État. Parallèlement, une réforme institutionnelle est prévue pour doter la structure en charge de cette mission d’une autonomie administrative et financière accrue.

    Cette transformation s’accompagnera d’une révision du cadre juridique actuel afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle et la transparence. Le Premier ministre a confié à M. Sonko, en collaboration avec les ministres de l’Industrie et du Commerce, des Finances et du Budget ainsi que de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, la mission de superviser la conception et la réalisation d’un réseau de marchés modernes à l’échelle nationale.

    Il a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse de ces nouvelles infrastructures par les Collectivités territoriales et le secteur privé local, garantissant ainsi leur pérennité et leur performance.

    Marchés au Sénégal : Ousmane Sonko dresse un état des lieux alarmant des marchés et annonce un vaste plan de modernisation
  • Sonko dévoile un plan de 57,5 milliards pour transformer les marchés du Sénégal

    Sonko dévoile un plan de 57,5 milliards pour transformer les marchés du Sénégal

    Une refonte majeure des infrastructures commerciales au Sénégal

    Le Premier ministre a dévoilé un ambitieux projet de modernisation des marchés sénégalais, marqué par un investissement public de 57,5 milliards de francs CFA. Ce programme s’inscrit dans une volonté de répondre à la vétusté des infrastructures, majoritairement construites dans les années 1970, et aux risques récurrents d’incendies, avec 53 cas recensés entre 2013 et 2024. Le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM) intègre cette initiative dans son Plan stratégique 2025-2029, avec pour objectif la restructuration de 528 marchés existants et la création de 67 nouveaux espaces modernes.

    Modernisation des marchés au Sénégal par Ousmane Sonko

    Priorités agricoles et gestion des risques climatiques

    Parallèlement, le Premier ministre a souligné l’urgence d’agir sur plusieurs fronts pour la campagne agricole 2026-2027. Les lacunes dans le ciblage des bénéficiaires, le manque d’autonomie en matière de semences et les défis liés au stockage sont pointés du doigt. Pour y remédier, une accélération de la digitalisation est prévue dans les zones de Tivaouane et Nioro, avant une refonte globale des mécanismes de subvention.

    La lutte contre les inondations figure également parmi les priorités. Des directives ont été transmises pour valider sans délai les plans communaux d’urgence et organiser, avant le 15 juin 2026, un exercice de simulation interministériel destiné à tester la réactivité des services publics en cas de crise.

    Souveraineté numérique et blocages contractuels

    Enfin, le gouvernement a abordé la question du Sénégal Connect Park, un projet phare de connectivité numérique achevé à 95 % mais paralysé par des litiges contractuels. Une demande a été formulée pour qu’un nouveau calendrier de finalisation soit transmis sans délai à la Banque africaine de développement (BAD), afin de lever les obstacles et permettre la mise en service de cette infrastructure stratégique.

  • Le premier ministre Sonko lance des réformes majeures pour les marchés, l’agriculture et le numérique au Sénégal

    Le premier ministre Sonko lance des réformes majeures pour les marchés, l’agriculture et le numérique au Sénégal

    Le Premier Ministre Sonko impulse une dynamique de modernisation au Sénégal à travers trois axes stratégiques

    Lors du dernier Conseil des ministres, Ousmane Sonko a présenté un plan d’envergure visant à transformer durablement plusieurs secteurs clés du pays. Entre restructuration des marchés, préparation de la campagne agricole 2026-2027 et accélération de la digitalisation, le chef du gouvernement sénégalais a détaillé des mesures concrètes pour renforcer l’efficacité des services publics et stimuler l’économie nationale.

    Avec un budget de 57,5 milliards de FCFA alloué sur quatre ans, le Premier Ministre mise sur une gouvernance plus agile et une coordination renforcée entre les différents acteurs institutionnels et privés.

    Ousmane Sonko lors d’un conseil des ministres au Sénégal

    Des marchés publics repensés pour plus de sécurité et d’efficacité

    Le diagnostic posé par le Premier Ministre est sans appel : de nombreux marchés publics, construits dans les années 1970, présentent aujourd’hui des risques sécuritaires et une obsolescence avancée. Entre 2013 et 2024, cinquante-trois incendies ont frappé des infrastructures commerciales, révélant les failles structurelles du système actuel.

    Pour y remédier, le gouvernement s’appuie sur le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM), dont la feuille de route 2025-2029 prévoit la rénovation de 528 marchés existants et la création de 67 nouvelles structures modernes et sécurisées. Une réforme institutionnelle est également envisagée pour doter le PROMOGEM d’une plus grande autonomie dans sa gestion administrative et financière.

    L’enveloppe de 57,5 milliards de FCFA servira à financer ces transformations, avec une implication accrue des collectivités locales et du secteur privé national dans la gestion de ces nouveaux espaces commerciaux.

    Campagne agricole 2026-2027 : transparence et innovation au cœur des priorités

    La préparation de la campagne agricole à venir fait l’objet d’une attention particulière. Ousmane Sonko a salué les progrès réalisés dans la production d’engrais et de semences certifiées, notamment grâce à l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et aux initiatives locales.

    Cependant, des défis majeurs subsistent : l’autonomie semencière reste incomplète, l’accès au crédit agricole est limité, et les capacités de stockage peinent à répondre aux besoins. Le Premier Ministre a insisté sur l’urgence de digitaliser davantage le secteur, en s’appuyant sur les expériences pilotes menées dans des zones comme Tivaouane et Nioro.

    Parmi les mesures phares : une meilleure transparence dans les coûts des intrants, une distribution plus régulière et équitable des ressources, ainsi qu’un ciblage plus précis des bénéficiaires.

    Prévention des inondations : une mobilisation interministérielle avant l’hivernage

    Avec l’approche de la saison des pluies, le Premier Ministre a appelé à une mobilisation immédiate pour limiter les risques d’inondations. Les opérations de curage des canaux de drainage, la vérification des infrastructures hydrauliques et le pré-positionnement des équipes d’intervention figurent parmi les priorités.

    Il a également demandé la mise à jour des plans communaux d’urgence, le renforcement des systèmes d’alerte précoce et l’organisation d’un exercice de simulation interministériel avant le 15 juin 2026.

    Sénégal Connect Park : un projet stratégique pour l’avenir numérique du pays

    Le Sénégal Connect Park, infrastructure clé pour la souveraineté numérique, a également été au cœur des échanges. Avec un taux d’avancement physique estimé à 95 %, le projet souffre toutefois de retards liés à des contraintes financières et contractuelles.

    Ousmane Sonko a demandé aux services compétents de finaliser rapidement une nouvelle date de clôture réaliste et d’accélérer les discussions avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD). Les négociations autour de la concession du projet seront également relancées pour garantir sa finalisation dans les meilleurs délais.

  • Disparition inquiétante au Mali : le fils d’un opposant enlevé à son tour

    Disparition inquiétante au Mali : le fils d’un opposant enlevé à son tour

    Disparition inquiétante au Mali : le fils d’un opposant enlevé à son tour

    Le climat politique au Mali s’alourdit avec la disparition récente du fils de l’opposant Mountaga Tall, survenue seulement quelques semaines après l’enlèvement de ce dernier. Les avocats du militant dénoncent des agissements illégaux dans un contexte de tensions accrues entre les autorités militaires et la société civile.

    Montage illustrant l'enlèvement d'opposants au Mali

    Le 16 mai dernier, Cheick Mamadou Tall, fils aîné de Mountaga Tall, a disparu après avoir reçu un appel téléphonique dont les circonstances restent floues. Cette nouvelle disparition intervient après l’enlèvement de son père, Mountaga Tall, le 2 mai par des individus encagoulés, selon les témoignages de sa famille.

    Les avocats du militant ont publié un communiqué exprimant leur préoccupation face à ces événements. Ils exigent la libération immédiate de Mountaga Tall et de son fils, tout en réclamant une enquête approfondie pour élucider ces disparitions. Le collectif, composé de quatre avocats, a appelé les autorités judiciaires et administratives à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité.

    Mountaga Tall : un opposant sous haute tension

    Mountaga Tall, figure majeure de la contestation politique au Mali, a été membre du mouvement M5 qui a joué un rôle clé dans la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020. Après avoir initialement soutenu les militaires arrivés au pouvoir, il s’est progressivement distancié du régime, devenant l’un de ses détracteurs les plus virulents.

    Actuellement, il assure la défense de plusieurs militaires arrêtés pour tentative de déstabilisation des institutions, tout en contestant la dissolution des partis politiques décidée par la junte. Ces prises de position lui ont valu une surveillance accrue de la part des autorités.

    Contexte des tensions politiques et sécuritaires

    Ces enlèvements surviennent dans un contexte particulièrement tendu au Mali. Quelques jours avant l’enlèvement de Mountaga Tall, des attaques meurtrières ont été perpétrées le 25 avril par des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda, en collaboration avec des rebelles touaregs. Ces assauts visaient des positions stratégiques du régime militaire, accentuant les pressions sur les autorités en place.

    Les défenseurs des droits humains et les opposants politiques dénoncent une restriction des libertés depuis l’arrivée au pouvoir de la junte. Les arrestations arbitraires et les disparitions forcées se multiplient, alimentant les craintes d’une dérive autoritaire.