Catégorie : Actualités

  • L’alliance entre le Sénégal et CMA CGM pour le développement du port de Ndayane

    L’alliance entre le Sénégal et CMA CGM pour le développement du port de Ndayane

    En marge du sommet « Africa Forward » à Nairobi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est entretenu ce lundi avec Rodolphe Saadé, le dirigeant du groupe CMA CGM. Cette rencontre a permis de consolider la vision stratégique du Sénégal en matière de transport maritime.

    Une ambition maritime renforcée à Ndayane

    Le dialogue s’est focalisé sur l’essor des infrastructures portuaires nationales, avec en point d’orgue la future mise en exploitation du port de Ndayane. Ce chantier d’envergure, couplé à une zone économique spéciale, vise à ériger le Sénégal comme le carrefour logistique incontournable de l’Afrique sur l’océan Atlantique.

    Port de Ndayane : CMA CGM réaffirme son soutien au projet logistique du Sénégal

    Des retombées économiques majeures pour le pays

    Au-delà de l’aspect technique, cette collaboration promet de transformer l’économie nationale. Les objectifs identifiés lors de ces échanges sont multiples :

    • Générer des postes de travail pérennes pour la population locale.
    • Accroître la fluidité et le volume des flux commerciaux internationaux.
    • Optimiser les rentrées fiscales et les revenus globaux de l’État.

    Le géant CMA CGM, qui déploie ses activités dans plus de 170 pays avec une flotte impressionnante de 700 navires, a confirmé son engagement total. Le groupe entend être un partenaire de premier plan pour accompagner le Sénégal dans cette nouvelle ère de croissance industrielle et logistique.

  • Sénégal : PETROSEN dément toute pénurie de carburant et met en garde contre les fausses rumeurs

    Sénégal : PETROSEN dément toute pénurie de carburant et met en garde contre les fausses rumeurs

    La société nationale PETROSEN a publié une mise au point officielle pour contrer les spéculations alarmantes qui circulent sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, qui évoquent une rupture de stock imminente de gaz, d’essence et de gasoil au Sénégal, sont formellement démenties par la direction de l’entreprise.

    Rapport sur la gestion : Ce que la Cour des Comptes a découvert à PETROSEN 

    Un faux communiqué a été massivement partagé sur diverses plateformes numériques, usurpant l’identité de PETROSEN pour annoncer de prétendues difficultés d’approvisionnement. La Direction générale précise qu’elle n’est en aucun cas l’auteur de ce document et que ces allégations sont totalement dépourvues de fondement.

    Un approvisionnement en hydrocarbures sous contrôle

    PETROSEN tient à rassurer les citoyens ainsi que tous les acteurs économiques : aucune pénurie n’est à déplorer sur l’ensemble du territoire national. Les processus d’importation, de stockage et de distribution des produits pétroliers se poursuivent normalement, en parfaite coordination avec les autorités et les professionnels du secteur énergétique.

    Face à la propagation de ces fausses informations, l’entreprise appelle le public à la plus grande vigilance et recommande de consulter uniquement les canaux de communication officiels de PETROSEN et du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Enfin, la société avertit qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs et les diffuseurs de ces fake news, susceptibles de troubler la tranquillité publique et de créer une confusion inutile.

  • Gbi de fer apporte son soutien à la lutte contre la mendicité à Abidjan

    Gbi de fer apporte son soutien à la lutte contre la mendicité à Abidjan

    Un engagement fort pour l’assainissement de la capitale économique

    L’artiste de renom Gbi de fer a officiellement manifesté son adhésion à la politique de lutte contre la mendicité déployée dans la ville d’Abidjan. Cette prise de position souligne l’importance d’accompagner les mesures administratives par un soutien des figures publiques influentes en Côte d’Ivoire.

    En encourageant ces réformes urbaines, Gbi de fer met en lumière la nécessité de transformer l’image de la métropole tout en traitant les problématiques sociales liées à l’occupation de l’espace public. Ce soutien s’inscrit dans une dynamique visant à rendre les rues d’Abidjan plus sûres et mieux organisées pour l’ensemble des citoyens.

    La sensibilisation au cœur de l’action sociale

    L’implication de personnalités telles que Gbi de fer permet de porter un message de sensibilisation auprès de la population. La lutte contre la mendicité ne se limite pas à une simple interdiction, mais représente un défi de société majeur pour le développement harmonieux de la capitale. Grâce à ce plaidoyer, l’accent est mis sur la recherche de solutions pérennes pour les personnes en situation de vulnérabilité, tout en respectant les nouvelles directives de la ville.

    Cette initiative est perçue comme un levier essentiel pour renforcer l’efficacité des actions menées par les autorités locales dans le cadre de la modernisation d’Abidjan.

  • Cep 2026 : le ministre Salimane Karimou garantit les repas des candidats

    Cep 2026 : le ministre Salimane Karimou garantit les repas des candidats

    À l’approche du Certificat d’Études Primaires (CEP), les autorités éducatives du Bénin se mobilisent pour le bien-être des élèves. Le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Salimane Karimou, a officiellement ordonné la poursuite du service de restauration scolaire durant toute la période des examens, prévue du 1er au 4 juin 2026.

    La continuité du service pour les écoles bénéficiaires

    Cette instruction ministérielle s’adresse spécifiquement aux établissements intégrés au Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI). Pour ces écoliers, l’interruption des cours habituels pour laisser place aux épreuves ne signifie pas la fin des repas chauds. Au contraire, le dispositif restera pleinement opérationnel pour éviter aux candidats de devoir rentrer chez eux ou de chercher de quoi se nourrir entre deux sessions de composition.

    Un levier pour optimiser les performances des élèves

    Le Ministre Salimane Karimou souligne l’importance de ne pas perturber les habitudes alimentaires des enfants lors de cette phase décisive. Selon ses directives envoyées aux responsables départementaux, priver les élèves de ces repas alors qu’ils en bénéficient quotidiennement depuis la rentrée pourrait nuire à leur concentration et, par extension, à leurs résultats.

    L’objectif est limpide : écarter tout risque de fatigue liée à la faim ou de stress physiologique. En assurant une nutrition stable, le gouvernement souhaite que chaque candidat puisse aborder les épreuves de l’après-midi avec un esprit alerte et un corps bien nourri.

    Une organisation logistique renforcée

    Afin de garantir l’efficacité de cette mesure sur l’ensemble du territoire national, une coordination étroite est exigée. Les directeurs départementaux ont pour mission de s’assurer de la disponibilité des stocks de vivres et de la présence effective des prestataires de cuisine pendant les quatre jours de compétition intellectuelle.

    Cette initiative confirme que la cantine scolaire est perçue comme un véritable instrument de réussite au Bénin. Les parents d’élèves concernés peuvent être rassurés : le dispositif de soutien nutritionnel demeurera inchangé jusqu’au rendu des dernières copies le 4 juin prochain.

  • Revers du Pastef au CCJS et tensions politiques entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye

    Revers du Pastef au CCJS et tensions politiques entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye

    Le paysage politique du Sénégal est actuellement marqué par les résultats des récentes élections du Conseil consultatif de la Jeunesse (CCJS), où la formation Pastef a essuyé un échec notable. Cette situation soulève de nombreuses interrogations sur la conformité légale de certains ministres en fonction. Parallèlement, des spéculations concernant une entente stratégique entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye viennent accentuer le climat de tension dans le pays.

    DIRECT : Pastef perd CCJS ; Des ministre hors la loi ; Ousmane Sonko complote avec Diomaye

    Analyse des faits marquants avec l’Imam Kanté

    Lors d’un récent décryptage de l’actualité socio-politique, le chroniqueur Ahmadou Makhtar Kanté, plus connu sous le nom d’Imam Kanté, est revenu sur les points chauds du moment. L’élément central reste la déconvenue électorale du Pastef lors du scrutin pour le Conseil consultatif de la Jeunesse. Ce revers électoral pose la question de l’influence réelle du parti auprès des organisations de jeunesse.

    Le « sargal » de Bassirou Diomaye Faye à Mbour

    Un autre sujet majeur concerne la célébration, ou « sargal », organisée en l’honneur du président Bassirou Diomaye Faye à Mbour. Cet événement intervient dans un contexte où les rumeurs de collaboration ou de complot avec Ousmane Sonko font la une des débats. Ces dynamiques de pouvoir, couplées aux doutes sur la légitimité de certains membres du gouvernement, continuent de structurer le débat public sénégalais.

  • Synthèse de l’actualité au Burkina Faso : les moments clés du 4 au 10 mai 2026

    Synthèse de l’actualité au Burkina Faso : les moments clés du 4 au 10 mai 2026

    La période du 4 au 10 mai 2026 a été particulièrement riche en événements au Burkina Faso, touchant aussi bien la culture que la défense, l’économie et la vie sociale. Voici un tour d’horizon des faits marquants qui ont rythmé la semaine.

    Succès historique pour Tanya aux Kundé d’Or 2026

    La 25e édition des Kundé d’Or, qui s’est tenue à la Salle des Banquets de Ouaga 2000, a consacré la chanteuse Tanya. Cette dernière a réalisé une performance sans précédent en remportant cinq trophées, incluant le prestigieux Kundé d’Or 2026. De son côté, l’artiste Reman a été honoré par le public en recevant le prix de la popularité.

    Hommage culturel à la lignée Marley

    Le rayonnement artistique du pays s’est également manifesté par un geste symbolique fort : la remise d’un tableau étoilé à Rohan Marley, fils de l’icône Bob Marley. Cet hommage souligne la connexion profonde entre la culture burkinabè et les grandes figures internationales du reggae.

    Défense : manœuvres militaires et coopération diplomatique

    Sur le front de la sécurité, les Forces armées nationales ont conduit l’exercice interarmes « Bangré I ». Mobilisant plus de 1 800 personnels, dont des unités spécialisées et des élèves officiers, cette opération visait à parfaire la préparation au combat de haute intensité. Parallèlement, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a reçu le ministre de la Sécurité intérieure de Somalie, le Général Abdullahi Sheikh Ismail, pour discuter de stratégies communes contre le terrorisme et de partage de renseignements.

    Lutte contre les trafics illicites à Faramana

    Une opération d’envergure menée par la gendarmerie et les VDP a permis de saisir près de 800 kg de produits stupéfiants à Faramana. Cette action d’éclat met en lumière les enjeux cruciaux de la lutte contre les réseaux criminels qui pourraient alimenter l’instabilité régionale.

    Souveraineté alimentaire et dynamisme économique

    Le volet institutionnel a été marqué par le Conseil des ministres du 7 mai, qui a validé un investissement de plus de 190 milliards de FCFA en faveur de l’agriculture et de la résilience climatique. Sur le plan entrepreneurial, les données du dernier recensement indiquent que le Burkina Faso compte désormais environ 390 000 unités économiques, bien que le secteur informel représente encore 96 % de ce tissu.

    Lancement des Diaspora Bonds et départ pour le Hadj

    Pour soutenir le développement national, le gouvernement a officiellement ouvert la souscription aux « Diaspora Bonds 2026-2033 », visant à lever 125 milliards de FCFA. Sur le plan religieux, la ferveur était au rendez-vous le 6 mai avec l’envol des 342 premiers pèlerins burkinabè vers la Terre Sainte pour le Hadj 2026.

    Valorisation des médias avec les Prix Galian

    Enfin, l’excellence journalistique est à l’honneur avec le lancement des Prix Galian 2026. Avec 268 œuvres en lice, cette compétition souligne le rôle déterminant des professionnels de l’information dans la préservation de la cohésion sociale et la lutte contre les fausses nouvelles.

    Entre défis sécuritaires et ambitions de croissance, cette semaine témoigne de la résilience et de la vitalité du Burkina Faso sur tous les fronts.

  • Nairobi : une nouvelle ère de partenariat franco-africain s’esquisse

    Nairobi : une nouvelle ère de partenariat franco-africain s’esquisse

    Ce lundi 11 mai, l’attention internationale converge vers le Kenyatta International Convention Centre (KICC) de Nairobi, où s’est ouvert le sommet Africa-Forward. Co-présidée par le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto, cette rencontre de deux jours vise à instaurer une « diplomatie du concret », s’éloignant des cadres protocolaires traditionnels. Dans un contexte où la France réévalue sa stratégie continentale, ce rassemblement au Kenya est perçu comme le point de départ d’une collaboration équilibrée, fondée sur l’innovation et la recherche.

    Le choix de Nairobi, pôle économique majeur de l’Afrique de l’Est et acteur clé de la transition écologique, n’est pas fortuit. Il signale une volonté française d’élargir sa politique africaine au-delà de sa sphère francophone historique, pour adopter une perspective véritablement continentale.

    L’ambition affichée est de concrétiser la « mue » de la politique française. Il ne s’agit plus de se limiter à l’aide au développement, mais de privilégier les échanges réciproques et l’élaboration de solutions partagées. Les travaux du sommet s’articulent autour de sept axes stratégiques :

    • La transition énergétique et l’industrialisation verte.
    • La réforme de l’architecture financière mondiale.
    • L’intelligence artificielle et les technologies numériques.
    • La santé, l’agriculture durable et l’économie bleue.

    La coopération scientifique illustre concrètement cette orientation nouvelle. En 2024, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a marqué une étape significative en inaugurant un bureau permanent à Nairobi.

    Cette initiative incarne un modèle de co-construction scientifique, remplaçant l’approche descendante. Le bureau de Nairobi agit comme un « hub » pour l’Afrique de l’Est et centrale, favorisant la mobilité des chercheurs et l’accès partagé aux infrastructures de recherche.

    Un exemple éloquent de cette dynamique est le témoignage d’une chercheuse kényane dont les recherches sur la biodiversité ont connu un essor remarquable grâce à cette collaboration. Son intégration aux réseaux de laboratoires français lui a non seulement ouvert des opportunités de financement, mais l’a également insérée dans une communauté scientifique globale où son expertise locale est devenue une ressource précieuse pour ses homologues européens. C’est cette « circulation des cerveaux » que le sommet aspire à généraliser.

    Des enjeux politiques au-delà de l’innovation

    Au-delà des discussions sur les startups et l’intelligence artificielle, des enjeux diplomatiques sous-tendent cette rencontre. Pour la France, il s’agit de réaffirmer sa position de partenaire privilégié face à l’influence croissante d’autres puissances telles que la Chine, la Russie ou la Turquie. Pour le président kényan William Ruto, la co-organisation de cet événement renforce son statut de leader panafricain, capable d’interagir sur un pied d’égalité avec les nations du G7.

    Des organisations régionales comme la CEDEAO suivent attentivement ce modèle. Si ce sommet parvient à transformer les déclarations d’intention en investissements tangibles – notamment par le biais du Business Forum réunissant 1 500 participants – il pourrait établir un précédent pour des relations axées sur la croissance mutuelle, plutôt que sur la seule sécurité.

    Le sommet Africa-Forward est-il destiné à réussir là où d’autres tentatives ont échoué ? Sa force réside dans son approche pragmatique : en mettant en lumière des réalisations concrètes, telles que l’implantation du CNRS ou les partenariats agricoles, Paris et Nairobi s’efforcent de dissiper le sentiment anti-français en démontrant les bénéfices réciproques de leur collaboration.

    Au terme de ces 48 heures, les jeunes entrepreneurs et chercheurs du continent ne s’attendront pas à de longs communiqués, mais à la concrétisation de contrats et à l’ouverture de nouveaux laboratoires. C’est à cette seule condition que le slogan « Africa-Forward » pourra véritablement prendre corps.

  • Modernisation de l’enseignement en Côte d’Ivoire : 75 inspecteurs formés au numérique

    Modernisation de l’enseignement en Côte d’Ivoire : 75 inspecteurs formés au numérique

    Dans le cadre de la seconde phase du projet de Développement des Compétences numériques des Personnels d’Encadrement et d’Enseignement (DCNPEE), un atelier stratégique s’est tenu à Yamoussoukro. Du 4 au 6 mai 2026, 75 inspecteurs pédagogiques provenant de 25 directions régionales (DRENAET) de Côte d’Ivoire ont participé à cette session intensive de renforcement de capacités.

    Cette initiative, pilotée par l’UNESCO et le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET) via sa Direction des technologies et des systèmes d’information (DTSI), vise à ancrer les outils technologiques au cœur du système scolaire. Ce programme s’inscrit directement dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de digitalisation de l’éducation (SNDECI 2024-2028).

    Des outils innovants pour une pédagogie interactive

    Les participants, spécialisés dans les disciplines des Mathématiques, des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) ainsi que de la Physique-Chimie, ont exploré diverses thématiques durant trois jours de formation :

    • La conception de contenus pédagogiques numériques adaptés ;
    • L’élaboration de présentations interactives pour dynamiser les enseignements ;
    • L’intégration de l’intelligence artificielle dans les pratiques professionnelles d’encadrement.

    L’objectif final est de transformer les méthodes d’apprentissage pour les rendre plus attractives et efficaces. Les inspecteurs formés agiront désormais comme des ambassadeurs de cette mutation technologique, en devenant des relais essentiels auprès des enseignants dans leurs régions respectives.

    Vers une école ivoirienne moderne et inclusive

    Soutenu financièrement par la GIZ, le projet DCNPEE 2 franchit ainsi un palier important vers une couverture nationale équitable, faisant suite à une première phase qui avait déjà concerné 43 cadres. Après les inspecteurs, le programme prévoit prochainement de renforcer les capacités des gestionnaires informatiques, consolidant l’ambition de la Côte d’Ivoire de bâtir un modèle éducatif performant et adapté aux enjeux technologiques du futur.

  • Comprendre le drame des fausses couches récurrentes chez les jeunes femmes au Tchad

    Comprendre le drame des fausses couches récurrentes chez les jeunes femmes au Tchad

    L’épreuve des interruptions de grossesse spontanées en milieu urbain tchadien

    À N’Djamena ainsi que dans plusieurs agglomérations du Tchad, une problématique de santé publique gagne du terrain : la multiplication des fausses couches chez les mères précoces. Ces femmes, souvent âgées d’une vingtaine d’années, traversent des épreuves médicales et sociales éprouvantes. Ce fléau, marqué par le silence et les tabous, est exacerbé par un accès limité aux soins de pointe, pesant lourdement sur l’équilibre psychologique des foyers.

    Pour éclairer les origines et les répercussions de ces pertes fœtales, le médecin généraliste Deubalbe Djonka Djoret apporte son expertise. Selon lui, une fausse couche, ou avortement spontané, se définit par l’interruption naturelle de la gestation avant la 22e semaine d’aménorrhée, soit avant d’atteindre le cinquième mois.

    Des facteurs physiologiques et nutritionnels déterminants

    Le Dr Djonka identifie d’abord des causes anatomiques locales. Des pathologies comme les fibromes utérins ou une béance cervico-isthmique (incapacité du col de l’utérus à rester fermé) empêchent souvent le maintien du fœtus jusqu’au terme.

    Le volet hormonal et alimentaire joue également un rôle crucial. « Une rupture de l’équilibre entre les œstrogènes et la progestérone peut stopper le développement embryonnaire. De même, des carences sévères en fer ou en acide folique augmentent les risques de malformations neurologiques graves, menant inévitablement à l’expulsion du fœtus », détaille le spécialiste.

    Infections et pathologies chroniques : des dangers omniprésents

    Au Tchad, les maladies infectieuses constituent une menace majeure pour les femmes enceintes. Le paludisme, la syphilis, la toxoplasmose ou encore les infections du liquide amniotique sont des facteurs de risque prédominants. À cela s’ajoutent les anomalies chromosomiques accidentelles dès la conception et l’incompatibilité du facteur Rhésus entre les parents.

    Les maladies non transmissibles ne sont pas en reste. Un diabète mal contrôlé, l’hypertension artérielle, les troubles rénaux ou cardiaques fragilisent la grossesse. Le médecin alerte aussi sur les dangers de l’automédication et l’ingestion de substances chimiques nocives pour l’embryon.

    Pourquoi les jeunes mamans sont-elles plus exposées ?

    L’expertise clinique révèle que certains comportements spécifiques à la jeunesse aggravent la situation. L’usage inapproprié de contraceptifs hormonaux détournés, la consommation d’alcool ou des pratiques traditionnelles risquées sans avis médical sont pointés du doigt par le Dr Djonka.

    Malheureusement, les outils de diagnostic précoce, tels que la cervicométrie par échographie endovaginale ou les tests génétiques poussés, restent difficilement accessibles pour une grande partie de la population tchadienne, rendant la prévention des récidives complexe.

    Un traumatisme profond pour le couple

    Au-delà de la douleur physique, ces échecs répétés brisent l’estime de soi des jeunes femmes. « L’impact émotionnel est dévastateur, pouvant conduire à des états dépressifs profonds et fragiliser durablement la relation de couple », souligne le praticien.

    Pour contrer ce phénomène, il est impératif de consulter un professionnel de santé (gynécologue-obstétricien ou généraliste) dès la confirmation de la grossesse. Idéalement, une visite préconceptionnelle permet d’identifier et de traiter les facteurs de risque avant même le début de la gestation pour maximiser les chances d’une issue heureuse.

  • Disparition de Youssouf Mahamat Youssouf, figure centrale de la province du Ouaddaï

    Disparition de Youssouf Mahamat Youssouf, figure centrale de la province du Ouaddaï

    Tchad : décès de Youssouf Mahamat Youssouf, président du Conseil provincial du Ouaddaï

    La province du Ouaddaï est en deuil suite à la perte de son dirigeant provincial. Youssouf Mahamat Youssouf, qui occupait la présidence du Conseil provincial dans cette région de l’est du Tchad, s’est éteint à N’Djamena.

    L’illustre disparu a rendu l’âme durant la nuit de dimanche à lundi au sein de l’Hôpital moderne de la capitale, succombant à une maladie de courte durée. Véritable pilier de l’administration et de la vie politique locale, il dirigeait l’institution provinciale depuis plusieurs années.

    Les informations relatives au déroulement des obsèques et aux hommages qui lui seront rendus seront communiquées ultérieurement par ses proches ou les autorités.

  • Suspension de médias internationaux au Niger : quelles conséquences sur l’information ?

    Suspension de médias internationaux au Niger : quelles conséquences sur l’information ?

    Suspension de neuf médias internationaux au Niger : une décision controversée pour la liberté de la presse

    L’Observatoire national de la communication (ONC) du Niger, dirigé par Ibrahim Manzo Diallo, a annoncé la suspension de neuf médias internationaux francophones et panafricains sur l’ensemble du territoire nigérien. Cette mesure, communiquée via la chaîne publique «Télé Sahel», s’appuie sur des arguments liés à la préservation de l’ordre public et à la cohésion nationale.

    Liste des médias suspendus par les autorités nigériennes

    • France 24
    • Radio France Internationale
    • Agence France-Presse
    • TV5Monde
    • TF1 Info
    • Jeune Afrique
    • Mediapart
    • France Afrique Média
    • LSI Africa

    Selon l’ONC, certains contenus diffusés par ces organes d’information seraient jugés «susceptibles de compromettre gravement l’ordre public, l’unité nationale et la stabilité des institutions» nigériennes. La suspension s’applique à tous les canaux de diffusion : satellites, réseaux câblés, sites internet, plateformes numériques et applications mobiles. Les autorités de Niamey semblent ainsi considérer l’espace médiatique comme un levier stratégique pour la sécurité nationale.

    Contexte sécuritaire à l’origine de cette décision

    Cette mesure restrictive intervient dans un contexte marqué par une intensification des menaces terroristes dans la région ouest du Niger, notamment près de Tillabéri, frontalière avec le Mali et le Burkina Faso. Depuis le 18 janvier 2026, des attaques attribuées à l’«État islamique au Sahel» (EIS) ont causé la mort de 31 civils, dont quatre enfants, ainsi que cinq combattants capturés. Face à cette dégradation de la situation sécuritaire, le gouvernement nigérien durcit son contrôle sur les flux d’information.

    Une stratégie de souveraineté informationnelle partagée par l’Alliance des États du Sahel

    La décision nigérienne s’inscrit dans une dynamique régionale, en lien avec les deux autres membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Mali et le Burkina Faso. Ces pays collaborent étroitement pour renforcer la régulation des médias et encadrer les flux d’information, perçus comme des enjeux de sécurité nationale. Les autorités de Niamey, tout comme celles de Bamako et Ouagadougou, accordent désormais une importance croissante à la maîtrise de l’information, au même titre que les politiques ou la diplomatie.

    Cette approche reflète une volonté de protéger la stabilité institutionnelle face à des défis multidimensionnels, incluant la menace terroriste et les pressions internationales. Cependant, elle soulève des interrogations sur l’équilibre entre sécurité nationale et liberté de la presse dans la région.

  • Coopération énergétique : Sonelgaz lance le projet d’une centrale de 40 MW au Tchad

    Coopération énergétique : Sonelgaz lance le projet d’une centrale de 40 MW au Tchad

    Une délégation d’experts du groupe Sonelgaz s’est rendue à N’Djamena afin d’amorcer les préparatifs techniques pour la construction d’une nouvelle infrastructure de production d’électricité. Ce projet d’envergure, d’une capacité de 40 MW, marque une étape clé dans le renforcement des capacités énergétiques du Tchad.

    Un partenariat stratégique entre l’Algérie et le Tchad

    Cette initiative répond aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui prône une accélération de la coopération Sud-Sud et une intégration économique africaine accrue. Ce projet fait directement suite à la visite officielle effectuée en Algérie par le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, en avril dernier.

    La mission algérienne, pilotée par Yazid Djellouli, Président-directeur général de Sonelgaz-International, a été accueillie par la direction générale de la société Tchad-Elec. Des rencontres diplomatiques et ministérielles ont également eu lieu, notamment avec Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État chargé des Finances et de l’Économie, ainsi que Passalé Kanabé Marcelin, ministre de l’Eau et de l’Énergie du Tchad. Ces échanges soulignent la dimension hautement stratégique de cette collaboration bilatérale.

    Expertise technique et déploiement sur le terrain

    Les séances de travail entre les équipes de Sonelgaz et de Tchad-Elec ont permis de définir les contours réglementaires et techniques de l’opération. Une feuille de route précise a été établie pour coordonner les interventions sur le site devant accueillir la centrale de 40 MW.

    • Évaluation approfondie des infrastructures locales disponibles.
    • Analyse des modalités de raccordement au réseau électrique national du Tchad.
    • Vérification de la conformité aux standards technologiques internationaux.

    Au-delà de la simple construction, Sonelgaz s’engage dans une démarche de transfert de savoir-faire. L’objectif est d’accompagner les partenaires tchadiens par le biais de solutions énergétiques concrètes et durables, consolidant ainsi l’influence de l’expertise algérienne sur le continent africain.