Catégorie : Actualités

  • Crise sécuritaire au Mali : le ministre Ismaël Wagué au chevet des populations de Bandiagara après un massacre

    Crise sécuritaire au Mali : le ministre Ismaël Wagué au chevet des populations de Bandiagara après un massacre


    Au Mali, une délégation gouvernementale, conduite par le ministre d’État chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général Ismaël Wagué, s’est rendue à Bandiagara (centre), lundi 11 mai 2026. Ce déplacement fait suite à l’attaque terroriste meurtrière menée le 6 mai dernier contre les villages de Kori-Kori et de Gomossogou, dans le cercle de Bankass.    

    La délégation a officiellement présenté les condoléances de l’État lors d’une cérémonie au gouvernorat de la région. À cette occasion, une assistance composée de 25 tonnes de mil, 25 tonnes de riz et une enveloppe de 20 millions de FCFA a été remise pour soutenir les victimes.

    Selon le ministre, cette attaque est attribuée aux combattants du groupe JNIM. Pour l’instant, cependant, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités. Les dozos de Dana Ambassagou ont annoncé plus de 60 morts et plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

    Youssouf Toloba, chef de cette milice, a affirmé que ces villages ont été pris pour cibles après avoir refusé de signer des « accords de paix » avec les groupes armés terroristes. De son côté, Noël Tessougué, sous-chef des dozos, a déclaré que la milice ne laisserait plus en paix les villages ayant passé des accords avec les combattants du JNIM. 

    Au cours de son intervention, le ministre Ismaël Wagué, a rappelé l’engagement des autorités de la transition à mettre fin aux violences contre les civils sur l’ensemble du territoire nationale. 
    Il a conclu son allocution par un appel à l’unité, à la solidarité et à la cohésion nationale pour faire face aux défis sécuritaires actuels.
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  • Crise à Adakpamé : la destitution présumée de Togbui Lanklivi 1er secoue le Togo

    Crise à Adakpamé : la destitution présumée de Togbui Lanklivi 1er secoue le Togo

    L’annonce du retrait supposé de l’acte de reconnaissance de Togbui Adjikou Lanklivi 1er provoque un véritable séisme dans les milieux administratifs et coutumiers au Togo. Depuis quelques jours, cette affaire monopolise l’attention, générant des débats passionnés sur les plateformes numériques et au sein des cercles d’opinion, où s’entremêlent des problématiques de droit, de protocole et de pouvoir traditionnel.

    D’après des informations circulant localement, le ministère de l’Administration territoriale aurait décidé d’annuler la reconnaissance officielle du chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, situé dans la commune du Golfe 1 à Lomé. Bien qu’aucune communication officielle n’ait encore formellement confirmé la nouvelle, les spéculations vont bon train quant aux motivations de cette mesure.

    Un incident protocolaire à l’origine de la discorde

    Le point de départ de cet imbroglio remonterait à une cérémonie de présentation des vœux de fin d’année adressés au président Faure Gnassingbé. Des sources concordantes indiquent que la présence de Togbui Lanklivi lors de cet événement officiel aurait créé un malaise au plus haut niveau.

    Il semblerait que seuls certains chefs coutumiers, préalablement sélectionnés sur une liste restreinte, étaient autorisés à participer à cette rencontre. Or, le nom de l’autorité d’Adakpamé Kpota-Colas n’y figurait pas. Cette intrusion a été perçue par les services administratifs comme un manquement grave aux usages protocolaires et un acte de désobéissance vis-à-vis des règles encadrant les apparitions des chefs traditionnels lors des manifestations d’État.

    Une onde de choc dans les communautés traditionnelles

    Au-delà de l’aspect purement administratif, ce dossier revêt une dimension symbolique forte. Pour de nombreuses communautés, la révocation d’un arrêté de reconnaissance est un acte extrêmement sensible qui ébranle la légitimité et l’honneur de la fonction de chef.

    Dans le quartier d’Adakpamé, les partisans de Togbui Lanklivi manifestent leur désaccord face à une sanction qu’ils estiment excessive. Ils mettent en avant son bilan social, rappelant ses multiples interventions en faveur de la médiation communautaire, de l’harmonie sociale et de l’assistance aux plus démunis.

    Ses soutiens insistent également sur son engagement constant pour la jeunesse et la préservation de la paix au sein de sa juridiction locale.

    L’équilibre fragile entre État et coutume

    À l’inverse, certains analystes considèrent que cette mesure vise à réaffirmer l’autorité de l’État et le respect des cadres législatifs régissant la chefferie. Au Togo, la reconnaissance des chefs est soumise à un processus administratif rigoureux, plaçant ces derniers sous la tutelle directe des institutions républicaines.

    Cette affaire met en lumière les frictions latentes entre la légitimité issue de la communauté et l’encadrement institutionnel. Dans un tel système, tout écart par rapport au protocole peut rapidement se transformer en une crise politique majeure.

    Une figure centrale de la vie locale

    Intronisé officiellement en 2024, Togbui Adjikou Lanklivi 1er était devenu une personnalité incontournable à Adakpamé Kpota-Colas. Son implication dans les projets de proximité et la vie du quartier lui avait conféré une visibilité certaine.

    Le silence actuel du ministère de l’Administration territoriale laisse toutefois planer un doute persistant, alimentant les interrogations sur les conséquences réelles de cette décision pour l’avenir de la chefferie dans cette zone.

    Une polémique grandissante

    Alors que la controverse continue d’enfler, de nombreux observateurs préconisent une clarification rapide des autorités afin de dissiper les malentendus. Cette situation rappelle l’importance stratégique de la chefferie traditionnelle dans le tissu social togolais, particulièrement lorsque les rapports de force entre pouvoir administratif et représentativité coutumière sont scrutés de près.

  • Saison des pluies 2026 au Niger : les autorités préviennent des dangers

    Saison des pluies 2026 au Niger : les autorités préviennent des dangers

    À l’approche de la période pluvieuse, le Niger se prépare à affronter les défis climatiques de l’année. Le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC) a récemment émis un avertissement sérieux concernant les menaces pesant sur le cheptel et les infrastructures à travers la zone agropastorale.

    Le 11 mai 2026, l’organisme rattaché au ministère de l’Intérieur a exhorté les citoyens, et plus particulièrement les acteurs du monde pastoral, à faire preuve d’une prudence accrue. Les analyses météorologiques suggèrent que l’hivernage 2026 affichera des précipitations régulières, voire supérieures aux normales saisonnières, accompagnées de rafales violentes capables de causer des dommages importants.

    Des prévisions météorologiques sous haute surveillance

    Le Niger s’attend à une saison des pluies intense. Selon les experts de la météo nationale, la bande agropastorale devrait connaître une pluviométrie oscillant entre des niveaux normaux et excédentaires, comparativement aux statistiques enregistrées entre 1991 et 2020.

    Si ces pluies sont essentielles pour les cultures, elles portent en elles des risques non négligeables pour les infrastructures fragiles et la survie des troupeaux.

    Menaces sur le bétail et les bâtiments

    Le COVACC souligne que les premières précipitations sont souvent précédées de vents impétueux. Ces phénomènes climatiques sont particulièrement redoutables pour les animaux dont l’organisme est éprouvé par la fin de la période de soudure. Le bétail, affaibli par le manque de pâturages récents, se retrouve exposé à une mortalité accrue lors de ces tempêtes.

    Parallèlement, la force du vent engendre des destructions matérielles significatives, allant de l’arrachage de toitures à l’effondrement de constructions traditionnelles en banco.

    Bilan des premiers sinistres enregistrés

    Les rapports de la Direction générale de la protection civile font déjà état de dégâts matériels en date du 11 mai 2026. Dans la région de Tahoua, plus précisément à Allakaye dans le département de Bouza, les rafales ont emporté le toit d’un bâtiment scolaire de trois classes et endommagé un Centre de santé intégré (CSI).

    La région de Dosso n’est pas épargnée. À Dankassari, les intempéries ont détruit des salles de classe, un entrepôt ainsi que plusieurs installations électriques, dont des lampadaires et des poteaux de haute tension.

    Directives de sécurité et prévention

    Pour minimiser l’impact de ces aléas, le COVACC préconise une série de mesures préventives :

    • Consulter systématiquement les alertes météo diffusées par les canaux officiels.
    • Mettre les animaux à l’abri dès l’annonce de vents forts.
    • Éviter de stationner ou de conduire des troupeaux dans les koris et les lits de rivières asséchés, qui peuvent se remplir brusquement.
    • S’éloigner des zones de ruissellement et signaler tout incident majeur aux autorités de proximité.

    Un défi crucial pour l’économie pastorale

    Le secteur de l’élevage étant un moteur vital de l’économie du Niger, la réussite de l’hivernage est un enjeu de subsistance pour des millions de personnes. Entre la promesse de nouveaux pâturages et la réalité des risques climatiques, les autorités s’efforcent d’anticiper les crises pour protéger les populations rurales, déjà confrontées à un contexte économique et sécuritaire complexe.

    En cette veille de saison, la vigilance reste le mot d’ordre pour transformer ces pluies en opportunité plutôt qu’en catastrophe.

  • Modernisation des corridors : le Tchad, le Cameroun et la RCA renforcent leur coopération logistique

    Modernisation des corridors : le Tchad, le Cameroun et la RCA renforcent leur coopération logistique

    Une nouvelle dynamique pour le transit des marchandises en Afrique centrale

    Le 11 mai 2026, la capitale du Tchad, N’Djamena, est devenue le centre névralgique des discussions sur le transport régional. La 5e édition du Forum tripartite a rassemblé les principaux acteurs de la logistique du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine. L’objectif majeur de cette rencontre est d’optimiser le passage des produits via les infrastructures portuaires camerounaises.

    Durant deux jours, les experts et les administrations concernées se penchent sur les obstacles qui entravent la fluidité des échanges. Pour le Tchad et la RCA, deux pays dépourvus de façade maritime, l’accès aux ports de Douala et de Kribi est vital pour assurer la pérennité de leur commerce extérieur.

    Des enjeux de sécurité et de simplification administrative

    Sous l’égide de personnalités telles que Fatima Goukouni Weddeye et Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, les débats se focalisent sur plusieurs points critiques :

    • La sécurisation renforcée des axes routiers ;
    • L’éradication des tracasseries administratives durant le trajet ;
    • L’harmonisation des procédures réglementaires entre les trois nations ;
    • La réduction significative des délais d’acheminement.

    Cette initiative dépasse le simple cadre technique pour s’inscrire dans une stratégie d’intégration économique plus vaste en Afrique centrale. En rendant la chaîne logistique plus performante, ces États espèrent stimuler la croissance régionale et attirer de nouveaux partenaires économiques.

    À terme, les participants visent une accélération des flux, une diminution des frais de transport et une synergie accrue entre les services de contrôle. Pour le Cameroun, cette collaboration permet de réaffirmer la position stratégique de ses ports comme points d’entrée incontournables pour le commerce sous-régional.

  • N’Djamena : le 5e forum tripartite pour optimiser le corridor transcamerounais

    N’Djamena : le 5e forum tripartite pour optimiser le corridor transcamerounais

    La capitale tchadienne, N’Djamena, est le théâtre, depuis le lundi 11 mai 2026, de la 5ᵉ édition du Forum tripartite. Cette rencontre majeure rassemble des délégations du Tchad, du Cameroun et de la République Centrafricaine (RCA), unies par la volonté d’aborder les défis cruciaux du transit et du commerce sous-régional.

    L’ouverture officielle des travaux a bénéficié de la présence du Général de Division Ousman Brahim Djouma, Directeur Général des Douanes et Droits Indirects du Tchad, accompagné de nombreux experts douaniers, responsables portuaires et opérateurs économiques issus des trois nations.

    C’est Fatimé Goukouni Weddeye, Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale, qui a présidé la cérémonie inaugurale de cet événement stratégique.

    Durant ce forum, les participants s’attacheront à identifier et à analyser les obstacles entravant la fluidité des flux de marchandises le long du corridor transcamerounais. L’objectif commun est clair : mettre en œuvre des solutions concrètes pour optimiser les procédures de transit, consolider la coopération douanière entre les pays membres et, in fine, stimuler l’ensemble des échanges commerciaux au sein de la sous-région.

  • Scandale de l’armement au Sénégal : deux premières incarcérations dans l’affaire des 45 milliards

    Scandale de l’armement au Sénégal : deux premières incarcérations dans l’affaire des 45 milliards

    L’enquête sur le contrat d’équipement militaire de 45 milliards de francs CFA, conclu sous la présidence de Macky Sall, connaît un tournant majeur. À Dakar, deux individus impliqués ont été placés sous mandat de dépôt. Cette décision fait suite à une action judiciaire engagée par l’Agence judiciaire de l’État (AJE), l’organisme en charge de la protection des intérêts financiers du Sénégal. Ce dossier emblématique témoigne de la détermination des nouvelles autorités à passer au crible les engagements financiers majeurs de la précédente administration.

    Le rôle pivot de l’Agence judiciaire de l’État

    L’impulsion de cette procédure émane de l’AJE, dont l’influence s’est accrue depuis l’alternance politique de 2024 portée par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Agissant pour le compte du ministère des Finances, cette structure cherche à recouvrer les deniers publics potentiellement détournés. Le juge d’instruction, saisi de l’affaire, a ordonné l’incarcération des deux prévenus après avoir relevé des indices sérieux de culpabilité.

    Avec un montant avoisinant les 69 millions d’euros, cette affaire se classe parmi les litiges financiers les plus importants du pays. Elle s’inscrit dans une dynamique globale de vérification budgétaire, déclenchée notamment après les révélations de la Cour des comptes sur les gestions passées.

    Un contrat d’armement entouré d’opacité

    Le litige porte sur des commandes de matériel pour les forces de sécurité nationale validées entre 2012 et 2024. Durant cette période, le Sénégal a renforcé ses capacités militaires face à l’instabilité régionale et aux tensions en Casamance. Cependant, de nombreux accords ont été signés sous le sceau du secret-défense, contournant ainsi le contrôle parlementaire habituel.

    Les investigations actuelles visent à vérifier la réalité des fournitures livrées, la justesse des tarifs appliqués par rapport au marché mondial, ainsi que l’existence éventuelle de commissions illicites. L’objectif est de déterminer si une fraction de ces 45 milliards a été soustraite au patrimoine public.

    Rupture politique et complexité internationale

    Cette offensive judiciaire porte un message politique fort. Le gouvernement d’Ousmane Sonko a placé la transparence et la reddition des comptes au sommet de ses priorités. L’arrestation de personnalités liées à des contrats d’envergure renforce cette image de rupture avec les pratiques antérieures, alors que d’autres secteurs comme l’énergie ou le foncier font également l’objet d’audits.

    Néanmoins, le secteur de la défense reste particulièrement délicat. Les partenariats avec des puissances étrangères ou des entreprises internationales, qu’elles soient basées en France, en Turquie ou en Israël, pourraient ralentir les procédures d’entraide judiciaire. L’instruction, qui s’annonce technique et complexe, devra naviguer entre exigences de justice et impératifs diplomatiques.

  • Faure Gnassingbé au cœur de l’opération Koundjoaré pour défier la menace terroriste

    Faure Gnassingbé au cœur de l’opération Koundjoaré pour défier la menace terroriste

    Le jeudi 7 mai 2026, le président du Conseil et chef suprême des armées a marqué les esprits en se rendant sur la ligne de front de l’opération Koundjoaré, située dans l’extrême nord du Togo. Dans un contexte marqué par la montée de l’extrémisme violent dans la région des Savanes, ce déplacement stratégique visait à galvaniser des troupes engagées dans une lutte acharnée contre l’insécurité.

    Dans cette zone frontalière où la chaleur de mai commence à peser, la surveillance est constante. Ici, la menace est souvent invisible, tapie dans les reliefs rocheux ou la brousse. C’est précisément dans ce décor exigeant que Faure Gnassingbé a choisi d’apporter son soutien aux forces de défense aux alentours de 10 heures.

    Accueilli par le colonel Latiémbé Kombaté, commandant de l’opération Koundjoaré, le chef de l’État a immédiatement pris la mesure de la situation. Face à un environnement sécuritaire régional complexe, chaque décision opérationnelle revêt une importance vitale pour la protection du territoire national.

    Ministère Des Armées

    Analyses et stratégies au Poste de Commandement

    La visite a débuté par une séance de travail intensive au sein du Poste de Commandement Opérationnel (PCO). À l’abri des regards, Faure Gnassingbé a examiné les rapports de renseignement et les cartes tactiques pour comprendre l’évolution des groupes armés.

    Les officiers supérieurs ont exposé les réalités d’une guerre asymétrique où les engins explosifs improvisés (IED) et les tentatives d’infiltration depuis le Sahel constituent des défis majeurs. Face à cette porosité des frontières, le président a insisté sur l’impératif d’adapter les dispositifs de sécurité pour accroître la réactivité des unités combattantes et limiter les vulnérabilités.

    Ministère Des Armées

    Immersion à Tchamonga : au plus près des combattants

    Le déplacement s’est poursuivi vers l’Est, au poste opérationnel avancé (POA) de Tchamonga. Sur place, le chef de l’État a assisté à une présentation tactique sur une « caisse à sable », simulant les mouvements ennemis et les protocoles d’intervention en zone critique.

    Ce fut également l’occasion d’un échange direct avec les soldats. Malgré la fatigue et la pression, ces hommes ont affiché une détermination sans faille. Faure Gnassingbé a rendu hommage à leur sacrifice et à leur sens du devoir, rappelant que la nation n’oublie pas ceux qui sont tombés au combat. Il a réitéré son engagement à renforcer les équipements militaires pour assurer une protection optimale des troupes.

    Ministère Des Armées

    Une stratégie globale : sécurité, social et prévention

    Au-delà de la réponse militaire, le Togo prône une approche holistique pour stabiliser la région des Savanes. La lutte contre le terrorisme ne se limite pas aux armes, elle passe aussi par la résilience des communautés locales.

    • Le volet militaire : L’opération Koundjoaré agit comme un bouclier protecteur aux frontières.
    • Le volet social (PURS) : Le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes accélère l’accès aux services de base (eau, électricité, éducation) pour freiner l’enrôlement des jeunes.
    • La prévention (CIPLEV) : Ce comité favorise le dialogue social et la détection précoce des signes de radicalisation.
    Ministère Des Armées

    Enfin, la coopération régionale avec le Bénin et le Burkina Faso reste un pilier essentiel. Face à une menace qui ignore les tracés géographiques, la réponse doit être collective. En se rendant à Tchamonga, Faure Gnassingbé a affirmé la volonté du Togo de protéger chaque mètre carré de son territoire, malgré l’instabilité grandissante en Afrique de l’Ouest.

  • Modernisation du secteur minier au Tchad : la ministre Fatimé Haram Acyl félicite la SONEMIC

    Modernisation du secteur minier au Tchad : la ministre Fatimé Haram Acyl félicite la SONEMIC

    Une avancée technologique majeure pour la gestion minière

    Lors de la présentation du bilan d’activité de la Société nationale d’exploitation minière et de commercialisation (SONEMIC), la ministre des Mines, Fatimé Haram Acyl, a exprimé son admiration pour les progrès réalisés. Elle a particulièrement mis en avant un logiciel de traçabilité conçu intégralement par des experts du Tchad. Cet outil numérique, qui gère déjà 147 autorisations, assure une liaison directe avec les services des douanes et des impôts, garantissant ainsi une transparence accrue dans le secteur.

    Cartographie et partenariats stratégiques mondiaux

    L’ambition de la SONEMIC s’étend également à la sécurisation des ressources. Une opération de cartographie a été lancée dans plusieurs provinces pour fiabiliser les données géologiques et prévenir les tensions sociales. Parallèlement, le Tchad renforce sa présence internationale. Des discussions sont en cours avec les Émirats concernant le traitement des eaux et la mise en place d’une unité de raffinage pour l’antimoine, illustrant une volonté de transformation industrielle.

    Une vision unifiée pour la croissance économique

    Pour la ministre, la réussite de ces réformes repose sur une communication efficace et une synergie d’action. En s’alignant sur les orientations du Chef de l’État, le secteur extractif doit devenir un pilier de l’emploi et du développement pérenne. Fatimé Haram Acyl a conclu en soulignant que cette dynamique collective est essentielle pour que le pays tire pleinement profit de ses richesses naturelles.

  • Tension à Abidjan : Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny

    Tension à Abidjan : Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny

    Le mouvement politique ADCI exprime sa vive indignation suite à l’interdiction de sortie du territoire signifiée à son leader, Assalé Tiémoko Antoine. Ce dernier a été empêché de prendre son vol pour le Canada le 11 mai 2026. Le parti dénonce une manœuvre visant à humilier son président et réclame des éclaircissements sur cette restriction de liberté qui n’avait jamais été notifiée officiellement auparavant.

    Un empêchement inattendu lors d’une mission politique

    Ce lundi 11 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine, qui préside le mouvement Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), s’apprêtait à entamer une tournée de mobilisation en Amérique du Nord. Ce déplacement, prévu jusqu’au 26 mai, visait à structurer les bases du parti au sein de la diaspora ivoirienne, une initiative déjà annoncée publiquement lors d’un séminaire à Nantes en mars dernier.

    Pourtant, le parcours judiciaire récent de l’élu laissait présager une situation régularisée. Le 23 avril 2026, le procureur adjoint, Abou Sherif, avait formellement levé sa garde à vue, lui restituant sa liberté de mouvement. Après une hospitalisation jusqu’au 25 avril et une période de convalescence, le président de l’ADCI avait repris ses activités normales, sans qu’aucune charge ou contrôle judiciaire ne lui soit signifié par la suite.

    Le récit des événements à l’aéroport d’Abidjan

    Arrivé à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, Assalé Tiémoko Antoine a franchi les étapes de contrôle habituelles sans encombre. Ce n’est qu’à seulement vingt minutes du décollage qu’un officier de police l’a conduit vers les bureaux du commissariat de l’aéroport. C’est là qu’il a appris, par l’intermédiaire du commissaire, que le procureur de la République avait ordonné son blocage au sol.

    Malgré des tentatives répétées pour entrer en contact avec le parquet, le dirigeant politique est resté sans réponse. Il a été contraint d’attendre dans les locaux de la police jusqu’au départ de son vol à 21h10, avant d’être autorisé à rentrer chez lui librement.

    L’ADCI dénonce une atteinte à la dignité

    Le secrétariat exécutif de l’ADCI, représenté par Roger Youan, s’insurge contre ce qu’il qualifie de manque d’élégance républicaine. Le parti souligne qu’aucune notification officielle de restriction de voyage n’a été transmise à l’intéressé ou à son équipe de défense depuis le mois d’avril. Pour l’organisation, ce silence suivi d’une intervention de dernière minute à l’aéroport s’apparente à un piège orchestré.

    L’ADCI réaffirme que Assalé Tiémoko Antoine est un citoyen respectueux des lois et des institutions, n’ayant aucune intention de fuir ses responsabilités. Le mouvement appelle ses sympathisants à faire preuve de calme et de retenue, tout en assurant qu’il suivra de près l’évolution de cette situation préoccupante pour les droits civiques en Côte d’Ivoire.

  • Gestion de la dette du Sénégal : El Malick Ndiaye privilégie une approche souveraine

    Gestion de la dette du Sénégal : El Malick Ndiaye privilégie une approche souveraine

    Le cap est désormais clairement fixé au sommet de l’État sénégalais. Lors d’un rassemblement lundi à Dakar, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a réitéré avec fermeté que le Sénégal ne soumettrait pas sa dette publique à une restructuration. Le chef du Parlement prône une stratégie d’autonomie, privilégiant des arbitrages budgétaires internes plutôt que des pourparlers avec un collectif de créanciers. Cette orientation confirme la trajectoire choisie par l’exécutif suite à la réévaluation, fin 2024, de l’endettement réel du pays, apparu plus élevé que les estimations initiales.

    Une doctrine économique axée sur la crédibilité financière

    Depuis plusieurs mois, le refus de renégocier la dette est devenu un pilier de la politique économique portée par le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Pour les décideurs sénégalais, s’engager dans une restructuration équivaudrait à admettre un défaut de paiement, ce qui ternirait durablement l’image du pays auprès des investisseurs internationaux. El Malick Ndiaye a soutenu cette vision en affirmant que le Sénégal possède les ressources nécessaires pour respecter ses échéances financières. Selon lui, cette décision est avant tout un acte politique fort qui dépasse les simples calculs comptables.

    Cette détermination s’oppose toutefois aux suggestions de certains partenaires financiers. Le Fonds monétaire international (FMI), qui a mis en pause son programme avec Dakar après la révision des données de la dette, insiste sur l’importance de retrouver un équilibre budgétaire. Parallèlement, les agences de notation ont revu à la baisse la note souveraine du Sénégal, augmentant ainsi le coût des futurs emprunts sur les marchés mondiaux.

    Les leviers de la souveraineté économique

    Pour concrétiser cette gestion autonome, El Malick Ndiaye et le gouvernement misent sur plusieurs axes stratégiques :

    • Élargissement de la base fiscale pour accroître les revenus de l’État ;
    • Rationalisation rigoureuse des dépenses publiques ;
    • Révision de contrats jugés défavorables pour la nation ;
    • Exploitation des ressources naturelles, notamment via les champs pétroliers de Sangomar et gaziers de Grand Tortue Ahmeyim.

    Bien que ces gisements soient prometteurs pour les finances publiques, leur impact immédiat sur la réduction de la dette reste à confirmer. Actuellement, le ratio de la dette sur le produit intérieur brut (PIB) dépasse les limites fixées par l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). L’objectif est donc de dégager des marges de manœuvre sans rompre avec les bailleurs de fonds traditionnels, alors que le remboursement des intérêts pèse lourdement sur le budget national.

    Un message fort aux investisseurs et à la population

    La déclaration du président de l’Assemblée nationale vise plusieurs objectifs. Il s’agit d’abord de rassurer les marchés financiers sur la fiabilité du Sénégal en tant qu’emprunteur. Ensuite, ce discours répond aux attentes des citoyens en honorant la promesse électorale de rupture avec la dépendance financière extérieure. Enfin, au niveau régional, Dakar affirme son leadership en matière de souveraineté économique.

    L’efficacité de ce pari dépendra de la capacité du gouvernement à produire des résultats concrets dans les prochaines lois de finances. Si un retour vers le FMI n’est pas à l’ordre du jour sous sa forme habituelle, les analystes restent attentifs à d’éventuels ajustements techniques pour sécuriser des financements à taux préférentiels. Pour El Malick Ndiaye, il s’agit de prouver la viabilité du modèle défendu par le Pastef, en inscrivant cette gestion dans une vision de long terme pour la nation sénégalaise.

  • Forte accélération de la production industrielle au Sénégal avec un bond de 23,9 %

    Forte accélération de la production industrielle au Sénégal avec un bond de 23,9 %

    L’économie du Sénégal affiche une vitalité remarquable portée par son secteur productif. Selon les indicateurs récents, la production industrielle a progressé de 23,9 % en glissement annuel au cours du mois de septembre 2025. Cette dynamique exceptionnelle contribue à hisser la croissance du produit intérieur brut (PIB) à 4,2 % sur une période de douze mois, affirmant ainsi la position de Dakar parmi les économies les plus performantes de l’UEMOA.

    Ce pic d’activité n’est pas un simple épiphénomène. Il résulte de la montée en puissance de nouvelles infrastructures industrielles déployées ces dernières années, principalement dans l’extraction et la manufacture. L’essor de la branche agro-industrielle, la solidité des industries chimiques et le démarrage de l’exploitation pétro-gazière permettent au pays de diversifier ses sources de richesse, réduisant sa dépendance historique au secteur des services.

    Le moteur des hydrocarbures et des mines

    Le secteur extractif joue un rôle prépondérant dans cette embellie. L’entrée en phase de production du champ pétrolier de Sangomar, couplée au développement du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (mené en collaboration avec la Mauritanie), soutient désormais activement les finances publiques. Ces ressources stratégiques modifient structurellement le profil des exportations du Sénégal et offrent au gouvernement des leviers budgétaires essentiels pour ses futures réformes.

    Parallèlement, les industries manufacturières maintiennent une cadence soutenue. Des secteurs clés tels que la cimenterie, la chimie minérale (notamment via les Industries chimiques du Sénégal) et l’agro-alimentaire bénéficient d’une forte demande locale et d’un regain d’intérêt sur les marchés régionaux. Cette effervescence génère des bénéfices indirects pour les secteurs de la logistique et du transport.

    Une trajectoire de croissance à 4,2 % pour Dakar

    Avec une hausse du PIB fixée à 4,2 % sur un an, le Sénégal retrouve des niveaux de performance proches de ses standards d’avant la crise sanitaire. Bien que ce chiffre soit légèrement en deçà des ambitions gouvernementales initiales liées au cycle pétrolier, il témoigne d’une résilience certaine. Les autorités expliquent ce décalage par un contexte international complexe et une gestion prudente des investissements durant les phases de transition budgétaire.

    Pour l’exécutif conduit par le Premier ministre Ousmane Sonko, l’objectif est désormais de transformer ce dynamisme industriel en opportunités d’emplois et en revenus fiscaux durables. La vision stratégique Sénégal 2050 place la transformation locale au cœur de ses priorités, visant à renforcer l’autonomie économique du pays et sa place dans les chaînes de valeur mondiales. Les résultats de septembre valident la pertinence de cette orientation.

    Points de vigilance et perspectives

    Malgré ces indicateurs au vert, certains observateurs appellent à la prudence. La hausse spectaculaire de la production s’explique en partie par une base de comparaison favorable, l’année 2024 ayant connu quelques ralentissements industriels. De plus, la question de la dette publique reste un sujet de suivi attentif pour les partenaires financiers internationaux.

    Néanmoins, le Sénégal se distingue par sa stabilité et la diversité de son tissu économique, contrastant avec d’autres nations d’Afrique de l’Ouest. Cette situation attire l’attention des investisseurs internationaux, notamment ceux originaires du Golfe, qui s’intéressent de près aux secteurs de l’énergie et des infrastructures logistiques sénégalaises. Les prochaines données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) seront cruciales pour confirmer si cette poussée industrielle s’inscrit durablement dans le temps.

  • Sénégal : alerte météo sur les côtes face à une houle menaçante

    Sénégal : alerte météo sur les côtes face à une houle menaçante

    L’ANACIM a diffusé un bulletin d’alerte signalant l’arrivée d’une houle particulièrement risquée accompagnée de vents violents sur une large portion de la côte du Sénégal. Les autorités appellent à une prudence extrême jusqu’au 16 mai.

    Avis aux pêcheurs et autres acteurs de la mer, l’importante de l’ANACIM

    D’après les prévisions de l’ANACIM, une houle provenant du Nord-Ouest, avec des creux dépassant les 2,5 mètres, est attendue sur la Grande Côte dès le mardi 12 mai à partir de 03h. Ce phénomène météorologique devrait ensuite toucher Dakar le mercredi 13 mai dès 01h du matin.

    Évolution des conditions météorologiques sur la côte

    Ces perturbations devraient persister jusqu’au samedi 16 mai à 01h. En complément de cette houle, des vents soutenus soufflant du Nord balaieront la Grande Côte du lundi 11 mai à 23h jusqu’au mercredi 13 mai à 07h, avec des rafales pouvant atteindre 40 km/h.

    Les conséquences anticipées par les experts incluent une mer extrêmement agitée, rendant les activités de pêche et de navigation périlleuses. Les vagues sur le littoral représenteront un danger réel, tout particulièrement pour les embarcations de petite taille qui sont les plus vulnérables.

    Face à ces prévisions inquiétantes, l’ANACIM exhorte les pêcheurs, les professionnels de la mer ainsi que les résidents des zones côtières à faire preuve d’une prudence extrême et à se conformer strictement aux directives de sécurité en vigueur.