Catégorie : Actualités

  • Sommet Africa Forward : le Sénégal affiche sa détermination à Nairobi

    Sommet Africa Forward : le Sénégal affiche sa détermination à Nairobi

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a officié ce matin à Dakar le départ de la délégation sénégalaise en route pour Nairobi. Le sommet « Africa Forward », prévu jusqu’au 13 mai 2026 au Kenya, rassemble des dirigeants africains, des investisseurs internationaux et des représentants du secteur privé.

    Le président Bassirou Diomaye Faye, déjà présent sur place, sera accompagné d’une équipe ministérielle et d’experts en finance pour défendre une vision souveraine des enjeux africains.

    une ligne directrice claire pour le développement du Sénégal

    Avant le décollage, Ousmane Sonko a rappelé avec force les principes guidant la participation sénégalaise : « À Nairobi, nous défendrons une approche exigeante : pas de développement sans souveraineté, pas de souveraineté sans autonomie financière. »

    Dakar ne compte pas se contenter d’assister aux débats, mais souhaite influencer activement les nouvelles règles de financement du continent. L’objectif est de mettre fin aux contraintes économiques étouffantes imposées aux pays africains.

    les grands enjeux du sommet Africa Forward

    Ce rendez-vous inédit entre l’Afrique et la France abordera des thèmes cruciaux comme :

    • la restructuration de la dette africaine
    • le financement des infrastructures essentielles
    • l’accélération de la transition énergétique
    • les défis liés à la stabilité et à la paix sur le continent

    Le Sénégal mise sur des partenariats public-privé (PPP) plus justes, permettant de mobiliser des fonds tout en garantissant la maîtrise stratégique des choix nationaux.

  • Vegetalisation urbaine au Burkina Faso : une solution contre la chaleur et la pollution

    Vegetalisation urbaine au Burkina Faso : une solution contre la chaleur et la pollution

    vegetalisation urbaine au Burkina Faso : une solution contre la chaleur et la pollution

    Le Burkina Faso lance un vaste programme d’aménagement paysager visant à créer 80 espaces verts, 60 ronds-points végétalisés et 65 kilomètres de voiries arborées. Ces initiatives transforment progressivement le paysage des villes burkinabè, offrant des alternatives durables face aux défis climatiques et environnementaux.

    des aménagements pour rafraîchir les villes et embellir le quotidien

    Dans des centres urbains souvent marqués par la poussière, la chaleur étouffante et un manque criant d’espaces de détente, ces projets d’aménagement apportent une bouffée d’oxygène. L’exemple emblématique de l’espace vert situé au pied de l’échangeur de Ouaga 2000 illustre parfaitement ces avancées. Ces réalisations ne profitent pas uniquement aux habitants locaux : « Vous ne pouvez pas imaginer ma joie en découvrant ces lieux ! Originaire de la diaspora burkinabè, je vis au Sénégal et je reviens régulièrement. Ces espaces aménagés m’ont totalement séduite », confie le Dr Ines Bationo, de passage dans son pays.

    réduire la chaleur urbaine grâce à la nature

    Plusieurs études internationales confirment que la végétalisation des villes constitue une réponse efficace contre la hausse des températures urbaines. Les arbres de rue, en apportant de l’ombre et en limitant la chaleur ressentie, jouent un rôle clé. Selon les experts, « multiplier les espaces verts, les toitures végétalisées et les arbres permettrait de baisser la température moyenne en ville de 2°C, atténuant ainsi les risques sanitaires liés aux canicules ». Les recherches montrent également que les zones boisées affichent des températures maximales inférieures de 4°C par rapport aux espaces dégagés.

    un impact bien au-delà de l’environnement

    Au-delà de leur fonction rafraîchissante, ces aménagements renforcent le civisme et le sentiment d’appartenance des citoyens. Les espaces verts deviennent des lieux de rencontre, de repos et de cohésion sociale, favorisant ainsi les échanges et le bien-être collectif. « Ça change complètement l’environnement. Avant, c’était juste de la terre rouge, sans intérêt. Aujourd’hui, c’est beau, un microclimat s’est installé, exactement ce dont nous avons besoin. Même si nous sommes un pays sahélien, face à la canicule, l’écologie doit devenir une priorité partagée », souligne Mahamadi Ouedraogo, figure associative engagée.

    des défis à relever pour une durabilité à long terme

    Si la plantation d’arbres est une étape cruciale, leur entretien sur le long terme représente un enjeu majeur. Lassané Sawadogo, acteur de la société civile, met en garde : « Après l’aménagement, il est essentiel d’instaurer des mécanismes d’accès à ces espaces pour que la mairie et le ministère de l’Environnement puissent générer des revenus et assurer leur maintenance ».

    Les premiers retours des visiteurs sont encourageants. Sidoine Nakanabo, une visiteuse, se réjouit : « On est ravi ! Ce lieu permet de se détendre tout en stimulant le tourisme burkinabè ».

    une vision moderne de la ville : entre infrastructures et nature

    À travers ce programme, le Burkina Faso envoie un message fort : une ville moderne ne se limite pas aux routes et aux bâtiments. Elle intègre également des arbres, de l’ombre et des espaces où les citoyens peuvent se ressourcer. Une approche équilibrée pour allier développement urbain et respect de l’environnement.

  • Diplomatie : 22 ambassadeurs remplacés dans le cadre de la nouvelle politique étrangère du Niger – Agence Nigérienne de Presse

    Diplomatie : 22 ambassadeurs remplacés dans le cadre de la nouvelle politique étrangère du Niger – Agence Nigérienne de Presse

    Le traitement chinois du tarif douanier zéro « arrive à point nommé » pour les pays africains en quête d’équité commerciale, selon un expert nigérien à la Chambre de commerce (interview)
  • Sénégal et les jeux olympiques de la jeunesse 2026 : un défi historique pour l’afrique

    Sénégal et les jeux olympiques de la jeunesse 2026 : un défi historique pour l’afrique

    Sénégal et les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 : un défi historique pour l’Afrique

    Le sommet « africa forward », coorganisé par la France et le Kenya, aborde ce lundi à Nairobi l’importance du sport comme levier de développement. Une thématique au cœur des ambitions du Sénégal, qui accueillera les prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar à l’automne prochain. Cet événement marquera une première historique pour le continent africain.

    Les Jeux Olympiques de la Jeunesse représentent bien plus qu’une simple compétition sportive pour le Sénégal. Ils symbolisent une opportunité unique de mettre en lumière l’excellence du pays à l’échelle mondiale tout en valorisant les talents locaux sur la scène internationale. Dakar 2026 ne sera pas seulement un rendez-vous sportif, mais aussi une vitrine pour l’ensemble du continent africain.

    L’organisation de cet événement suscite à la fois fierté et pression pour les athlètes, les entraîneurs et les institutions sénégalaises. Après des années de préparation, le pays est désormais au cœur de toutes les attentions, avec l’obligation de réussir un événement d’une telle envergure. Les attentes sont immenses, tant sur le plan sportif que logistique et médiatique.

    Un événement olympique inédit en Afrique

    Pour la première fois de son histoire, l’Afrique accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Le Sénégal, en tant que pays hôte, a la responsabilité de faire de cet événement un succès retentissant. Dakar 2026 pourrait ainsi devenir un modèle pour les futures éditions, démontrant le potentiel du continent à organiser des compétitions d’envergure internationale.

    Le sport comme moteur de développement

    Le sommet « africa forward » illustre l’engagement des nations africaines à utiliser le sport comme un outil de transformation sociale et économique. Pour le Sénégal, cet événement est l’occasion de renforcer ses infrastructures sportives, de promouvoir les valeurs olympiques et d’inspirer une nouvelle génération d’athlètes. Les Jeux de la Jeunesse pourraient ainsi laisser un héritage durable bien au-delà de la compétition.

    Les défis à relever

    Organiser un tel événement n’est pas sans défis. Le Sénégal devra assurer la sécurité des participants, la logistique des infrastructures et une couverture médiatique à la hauteur de l’événement. Chaque détail compte pour faire de Dakar 2026 une réussite mémorable et une source de fierté pour l’ensemble du continent africain.

  • Togo : pourquoi la jeunesse doit-elle prendre son destin en main ?

    Togo : pourquoi la jeunesse doit-elle prendre son destin en main ?

    Le Togo traverse une période charnière de son histoire politique, marquée par une mutation institutionnelle sans précédent. Avec l’avènement d’une Ve République parlementaire sous le régime de Faure Gnassingbé, les fondements mêmes du système semblent vaciller. Entre une diplomatie régionale en pleine recomposition et une jeunesse en quête de perspectives, les tensions s’intensifient. L’inaction apparente de la CEDEAO pourrait bien symboliser un tournant où les attentes populaires risquent de ne plus être ignorées.

    Un système politique à bout de souffle

    Depuis son accession au pouvoir en 2005, le régime togolais a survécu en cultivant une image de stabilité et de modération sur la scène internationale. Présenté comme un médiateur incontournable dans les crises régionales, notamment au Mali, au Niger ou pour contrer les menaces terroristes au Nord, Faure Gnassingbé a su se forger une réputation de « sage » aux yeux de la communauté internationale. Pourtant, cette posture masque une réalité intérieure bien moins reluisante :

    • Une démocratie sous contrôle : La récente transition vers un régime parlementaire, effective entre 2024 et 2025, a réduit la présidence à un rôle symbolique. Le pouvoir réel est désormais concentré entre les mains d’un « Président du Conseil des ministres », dont le mandat, de fait, n’est soumis à aucune limite. Une manœuvre constitutionnelle qui consacre l’immobilisme institutionnel.
    • Une économie asphyxiée : Malgré les discours officiels sur la croissance à Lomé, la réalité est tout autre. Les prix des denrées de première nécessité flambent, tandis que le chômage des jeunes et le sous-emploi persistent. Les promesses d’entrepreneuriat et de développement ne suffisent plus à apaiser une population en détresse.

    La CEDEAO : un rempart devenu illusoire

    Pendant des années, l’argument principal du régime pour se maintenir au pouvoir était le suivant : « Si nous tombons, la CEDEAO interviendra pour rétablir l’ordre constitutionnel. » Pourtant, depuis 2026, cette menace s’est révélée être une illusion. L’organisation régionale, affaiblie par les récents coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, peine à retrouver sa crédibilité. Elle a appris, à ses dépens, que s’opposer aux aspirations populaires peut précipiter son propre déclin.

    Le message est désormais clair : si le peuple togolais, dans un mouvement unifié et souverain, décide de reprendre le contrôle de son destin, la CEDEAO — déjà critiquée pour ses incohérences — se contentera d’appeler à une « transition pacifique ». L’impunité diplomatique du régime ne tient plus qu’à un fil.

    La jeunesse togolaise face à son devoir historique

    Le moment est propice pour agir, car le régime n’a plus les moyens de réprimer indéfiniment une jeunesse qui représente 70 % de la population. Mais assumer cette responsabilité ne signifie pas céder à l’anarchie. Il s’agit d’opérer un changement de paradigme radical :

    • Rompre avec l’autosabotage : Les jeunes actifs au sein de l’administration, des forces de sécurité ou du parti au pouvoir doivent saisir l’ampleur de leur rôle. Le système qu’ils perpétuent aujourd’hui est celui qui hypothèque l’avenir de leurs propres enfants.
    • Construire une alternative crédible : Le changement ne viendra pas d’un sauveur providentiel, mais d’une mobilisation civique organisée. La jeunesse doit exiger la transparence sur la gestion des ressources nationales — phosphates, port de Lomé, infrastructures — et investir le débat d’idées.
    • Surmonter la peur : Le régime instrumentalise le souvenir des répressions passées pour paralyser toute velléité de révolte. Pourtant, l’histoire démontre que les régimes les plus autoritaires s’effondrent dès lors qu’ils perdent le consentement de la population.

    Un héritage à revendiquer

    Faure Gnassingbé a manipulé les règles pour s’offrir un pouvoir de facto illimité. Mais aucune Constitution, aussi astucieuse soit-elle, ne peut défier la volonté collective d’un peuple déterminé. Le Togo n’est pas une propriété privée : c’est une terre commune, un héritage à partager entre toutes les générations.

    La passivité n’est plus une option. Elle équivaut à une complicité dans le déclin du pays. La jeunesse togolaise doit comprendre que le moment où le monde les regardera avec respect n’est pas dans dix ans, mais aujourd’hui. Il réside dans leur capacité à s’unir et à clamer, d’une seule voix : « Le temps de l’alternance est venu. »

  • Retour triomphal des supporters sénégalais après l’incarcération au Maroc

    Retour triomphal des supporters sénégalais après l’incarcération au Maroc

    Une libération tant attendue pour trois fans du Sénégal

    Les trois premiers supporters sénégalais détenus au Maroc après les incidents survenus lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) ont atterri ce jeudi à Dakar, accueillis en héros. Abdoulaye Dieng, Ibrahima Diop et Aziz Wade ont foulé le sol sénégalais à 18h25, à bord d’un vol de la Royal Air Maroc, sous les ovations d’une foule en liesse à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass.

    Ces trois ressortissants figuraient parmi un groupe de 18 supporters interpellés lors de la finale opposant le Sénégal au Maroc. Leur condamnation par la Cour d’appel de Rabat pour des actes de hooliganisme – incluant des troubles à l’ordre public, des jets de projectiles, des dégradations matérielles et des violences envers les forces de l’ordre – avait marqué les esprits.

    Des peines de prison ferme pour trouble à l’ordre public

    Après avoir purgé une peine de trois mois de prison ferme, ils ont été libérés le 18 avril. En revanche, les 15 autres supporters encore détenus au Maroc écopent de peines variant de six mois à un an de prison ferme. Leur retour au Sénégal dépendra donc de l’expiration de leurs condamnations respectives, prévu de manière échelonnée.

    Un accueil chaleureux et des émotions partagées

    Le retour de ces trois supporters a été salué par une foule nombreuse, témoignant du soutien indéfectible des familles et des supporters du Sénégal. Cet événement marque une étape importante pour les familles des détenus, qui espèrent désormais le retour progressif de tous les ressortissants encore incarcérés.

  • Voyage de Faure Gnassingbé au Kirghizistan : une escapade géopolitique déconnectée des besoins togolais ?

    Voyage de Faure Gnassingbé au Kirghizistan : une escapade géopolitique déconnectée des besoins togolais ?

    Alors que les familles togolaises peinent chaque jour face à la hausse des prix et aux coupures d’électricité répétées, le président Faure Essozimna Gnassingbé a préféré s’envoler vers Bichkek, la capitale du Kirghizistan. Ce déplacement, loin d’apporter des réponses concrètes aux problèmes économiques nationaux, interroge sur ses véritables motivations. Entre diplomatie floue et manœuvres géopolitiques, cette escapade en Asie centrale laisse un goût de désillusion parmi la population.

    Un voyage perçu comme une fuite en avant

    À Lomé, les attentes sont claires : électricité fiable, emplois durables et accès aux soins. Pourtant, le président a choisi de se rendre dans un pays enclavé de 7 millions d’habitants, bien moins développé que les économies africaines ou moyen-orientales souvent citées en exemple. Sans contrats commerciaux majeurs ni investissements structurants, ce voyage apparaît comme une opportunité manquée pour les citoyens togolais.

    Le Kirghizistan, un choix stratégique ou une diversion ?

    Pour les observateurs avertis, l’intérêt de ce déplacement ne réside pas dans le Kirghizistan lui-même, mais dans les liens avec la Russie. En participant à des rencontres avec l’Union Économique Eurasiatique (UEEA) et l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), le Togo semble chercher à élargir ses alliances dans un contexte de tensions mondiales. Une diversification géopolitique qui, cependant, pourrait s’avérer risquée pour les partenariats historiques du pays.

    Les promesses d’échanges techniques, comme la modernisation des douanes ou des modèles d’élevage adaptés, restent des mesures marginales face aux besoins urgents du pays. D’autres nations africaines, comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, misent sur des infrastructures ambitieuses et des partenariats industriels, là où le Togo semble se contenter de solutions à petite échelle.

    L’opacité qui nourrit les critiques

    Le manque de transparence autour de cette visite aggrave son rejet. Pourquoi ce déplacement ? Pourquoi à ce moment précis ? Sans feuille de route publique ni annonces concrètes, cette initiative renforce l’image d’une gouvernance déconnectée, plus préoccupée par les salons diplomatiques que par les réalités sociales du Togo.

    Les citoyens togolais, confrontés à des difficultés économiques croissantes, attendent des actions tangibles, pas des gestes symboliques sans lendemain. Si cette stratégie de diversification ne se traduit pas rapidement par une amélioration du pouvoir d’achat ou un accès stable à l’énergie, elle restera dans l’histoire comme une simple échappatoire.

    Un pari risqué pour l’économie togolaise

    La diplomatie de rupture engagée par Faure Gnassingbé est un pari audacieux, mais il repose sur un pays déjà fragilisé par des années de crise sociale et de développement inégal. Sans résultats immédiats, cette orientation pourrait isoler davantage le Togo de ses partenaires traditionnels, tout en ne garantissant aucune avancée tangible pour sa population.

    Le temps presse : les promesses géopolitiques ne remplacent pas les solutions économiques. Pour les Togolais, l’heure est à l’action, pas aux illusions diplomatiques.

  • Côte d’Ivoire : la dissolution de la cei, un tournant pour la démocratie ?

    Côte d’Ivoire : la dissolution de la cei, un tournant pour la démocratie ?

    Un bouleversement institutionnel dans l’histoire ivoirienne

    Lors du Conseil des ministres du 6 mai, le gouvernement ivoirien a pris une décision historique en dissous la Commission Électorale Indépendante (CEI), une instance centrale du paysage politique local depuis sa création en 2001. Cette annonce suscite une interrogation majeure : quel impact aura-t-elle sur l’organisation des prochains scrutins ?

    Une mesure présentée comme un levier de confiance

    Le porte-parole du gouvernement, le ministre Amadou Coulibaly, a défendu cette initiative en insistant sur son caractère stratégique. Selon lui, cette dissolution ne constitue pas une fin en soi, mais une étape nécessaire pour reconstruire la légitimité de l’administration électorale auprès des citoyens ivoiriens.

    « L’enjeu est de pérenniser l’organisation d’élections sereines », a-t-il souligné lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion ministérielle.

    Si les détails concernant le remplacement de la CEI restent flous, le gouvernement semble déterminé à éviter les tensions récurrentes liées aux processus électoraux en Côte d’Ivoire.

    Les raisons invoquées : entre défaillances et réformes urgentes

    Plusieurs arguments ont été avancés pour justifier cette dissolution, reflétant une analyse approfondie des dysfonctionnements passés :

    • L’érosion de la crédibilité : Instaurée après la crise post-électorale de 2000-2001, la CEI était devenue, au fil des années, le réceptacle des mécontentements politiques. Son modèle, jugé inadapté aux défis contemporains, a perdu en efficacité.
    • Un manque d’impartialité perçu : Ses détracteurs pointaient du doigt une composition trop influencée par les acteurs politiques, au détriment d’une approche technique et neutre. La légitimité de l’institution était régulièrement remise en cause.
    • L’exigence d’un renouveau structurel : Plutôt que d’opérer des ajustements superficiels, le gouvernement a choisi une refonte radicale pour aligner l’organe électoral sur les normes internationales de transparence.

    Un bilan marqué par les crises et les contestations

    Les failles de la CEI se sont illustrées à travers des épisodes récurrents de tensions :

    • Des contentieux répétés : La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a, à plusieurs reprises, pointé des déséquilibres dans la représentation des parties prenantes.
    • Des refus de participation : Plusieurs formations politiques ont boycotté les travaux de la commission ou refusé d’y déléguer des représentants, sapant ainsi son autorité.
    • Une pression citoyenne constante : Les organisations de défense des droits humains réclamaient depuis longtemps une dépolitisation totale de l’instance électorale.

    L’ombre des incertitudes : quel avenir pour l’organisation des élections ?

    Malgré l’ambition affichée de « sécuriser la paix électorale », cette décision laisse planer de nombreuses questions sur le fonctionnement futur du système :

    • La gestion transitoire des listes électorales : Qui assurera la supervision des registres en attendant la mise en place d’un nouvel organe ?
    • Le modèle de la future institution : Sera-t-elle entièrement technique, inspirée des systèmes nord-européens, ou intégrée au ministère de l’Intérieur ?

    En l’absence de réponses concrètes, l’ensemble de la classe politique ivoirienne observe avec vigilance. Si la dissolution de la CEI représente une victoire symbolique pour ses opposants, son succès dépendra entièrement de la qualité du successeur choisi.

  • AES : le Mali dénonce une tentative d’assassinat contre Goïta, le Burkina suspend TV5 | Africanews

    AES : le Mali dénonce une tentative d’assassinat contre Goïta, le Burkina suspend TV5 | Africanews

    Mali

    À Bamako, un calme précaire règne depuis les attaques du 25 avril dernier. L’armée malienne est revenue sur ces événements qui ont coûté la vie au général Sadio Camara, considéré comme le numéro deux du régime militaire.

    Lors d’une conférence de presse, les Forces armées maliennes ont dénoncé une tentative d’assassinat savamment orchestrée visant les plus hautes autorités du pays, notamment le président de la transition Assimi Goïta. Selon l’armée, plusieurs véhicules kamikazes auraient été utilisés au cours de l’opération. Le sous-directeur des relations publiques des armées, le commandant Djibrila Maiga, affirme que l’un des véhicules visait directement la résidence présidentielle : Ce funeste projet savamment orchestré avait pour but d’attenter à la vie de nos autorités , a déclaré le commandant Djibrila Maiga.

    Le traitement médiatique de cette actualité a conduit les autorités du Burkina Faso à suspendre la diffusion de TV5monde. Le Conseil supérieur de la communication accuse la chaîne française de s’être rendue_complice d’apologie d’actes terroristes et d’entreprises de déstabilisation des institutions maliennes._

    Dans les rues de Ouagadougou, certains habitants soutiennent cette décision : On ne peut pas laisser ceux qui encouragent le terrorisme diffuser leurs émissions au Burkina Faso, estime Flore Guigma. D’autres dénoncent ce qu’ils considèrent comme un traitement médiatique condescendant envers les pays du Sahel : personnellement, je ne regarde plus ces chaînes. Il y a une certaine condescendance dans leur façon de traiter l’information , affirme Serge Théophile Bancé.

    De son côté, Reporters sans frontières a dénoncé une interdiction fondée sur des éléments opaques, estimant que cette décision réduit davantage l’espace informationnel dans le pays. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, plusieurs médias internationaux ont été suspendus, notamment Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America.

  • Attentat contre goïta : le Mali dénonce une opération déstabilisatrice

    Attentat contre goïta : le Mali dénonce une opération déstabilisatrice

    Un climat tendu à Bamako après des attaques meurtrières

    Depuis les violences survenues le 25 avril dernier à Bamako, une atmosphère de tension persiste dans la capitale malienne. Les Forces armées maliennes ont récemment confirmé que ces événements, qui ont coûté la vie au général Sadio Camara, visaient en réalité une manœuvre bien plus vaste : une tentative d’assassinat contre le président de la transition Assimi Goïta.

    Des véhicules kamikazes pour cibler les autorités

    Lors d’une conférence de presse, l’armée malienne a détaillé les circonstances de cette opération. Selon les déclarations du commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des Forces armées, plusieurs engins explosifs ont été utilisés dans le but de frapper les plus hautes autorités du pays. Parmi eux, l’un de ces véhicules visait directement la résidence présidentielle, témoignant d’une volonté de déstabilisation sans précédent.

    Le commandant Maiga a souligné la préméditation de cette attaque, qualifiant l’opération de projet funeste savamment orchestré. Ce complot avait pour objectif clair d’attenter à la vie de nos dirigeants, a-t-il affirmé.

    Le Burkina Faso réagit en suspendant TV5Monde

    À Ouagadougou, la réaction des autorités a été immédiate. Le Conseil supérieur de la communication burkinabè a décidé de suspendre la diffusion de TV5Monde, accusant la chaîne de complicité dans l’apologie du terrorisme et de tentative de déstabilisation des institutions maliennes.

    Des réactions contrastées dans la population

    Dans les rues de Ouagadougou, les avis divergent quant à cette décision. Certains habitants, comme Flore Guigma, la soutiennent sans réserve : Il est impensable de laisser des médias propager des messages encourageant le terrorisme sur notre sol.

    D’autres, à l’instar de Serge Théophile Bancé, dénoncent une approche médiatique condescendante envers les pays du Sahel. Ces chaînes imposent un ton méprisant, comme si notre région ne méritait pas un traitement équitable, déplore-t-il.

    Critique internationale et restrictions médiatiques

    Cette suspension s’inscrit dans une série de mesures prises depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré. Plusieurs médias internationaux, dont Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America, ont déjà été interdits de diffusion au Burkina Faso.

    Reporters sans frontières a réagi en dénonçant une interdiction opaque, soulignant qu’elle réduit davantage l’espace d’information dans le pays. L’organisation a rappelé l’importance de garantir un pluralisme médiatique, même dans un contexte sécuritaire complexe.

  • AES : le Mali dénonce une tentative d’assassinat contre Goïta, le Burkina suspend TV5 | Africanews

    AES : le Mali dénonce une tentative d’assassinat contre Goïta, le Burkina suspend TV5 | Africanews

    Mali

    À Bamako, un calme précaire règne depuis les attaques du 25 avril dernier. L’armée malienne est revenue sur ces événements qui ont coûté la vie au général Sadio Camara, considéré comme le numéro deux du régime militaire.

    Lors d’une conférence de presse, les Forces armées maliennes ont dénoncé une tentative d’assassinat savamment orchestrée visant les plus hautes autorités du pays, notamment le président de la transition Assimi Goïta. Selon l’armée, plusieurs véhicules kamikazes auraient été utilisés au cours de l’opération. Le sous-directeur des relations publiques des armées, le commandant Djibrila Maiga, affirme que l’un des véhicules visait directement la résidence présidentielle : Ce funeste projet savamment orchestré avait pour but d’attenter à la vie de nos autorités , a déclaré le commandant Djibrila Maiga.

    Le traitement médiatique de cette actualité a conduit les autorités du Burkina Faso à suspendre la diffusion de TV5monde. Le Conseil supérieur de la communication accuse la chaîne française de s’être rendue_complice d’apologie d’actes terroristes et d’entreprises de déstabilisation des institutions maliennes._

    Dans les rues de Ouagadougou, certains habitants soutiennent cette décision : On ne peut pas laisser ceux qui encouragent le terrorisme diffuser leurs émissions au Burkina Faso, estime Flore Guigma. D’autres dénoncent ce qu’ils considèrent comme un traitement médiatique condescendant envers les pays du Sahel : personnellement, je ne regarde plus ces chaînes. Il y a une certaine condescendance dans leur façon de traiter l’information , affirme Serge Théophile Bancé.

    De son côté, Reporters sans frontières a dénoncé une interdiction fondée sur des éléments opaques, estimant que cette décision réduit davantage l’espace informationnel dans le pays. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, plusieurs médias internationaux ont été suspendus, notamment Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America.

  • Paiement digital des vaccinations : le Niger innove pour plus d’efficacité

    Paiement digital des vaccinations : le Niger innove pour plus d’efficacité

    paiement digital des vaccinations : le Niger innove pour plus d’efficacité

    Lors des Journées Nationales de Vaccination contre la poliomyélite organisées en avril 2026 dans la région de Niamey, le Niger a franchi une étape majeure en instaurant un système de paiement numérique pour les agents de santé et les acteurs communautaires impliqués. Cette initiative, menée avec le soutien technique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Niger, a permis de rémunérer plus de 1 200 intervenants par transfert mobile, remplaçant ainsi les paiements en espèces jusqu’alors pratiqués.

    Grâce à cette transformation digitale, 99 % des paiements ont été effectués en moins de 48 heures après la clôture des activités, directement sur les comptes mobiles des bénéficiaires. Ce dispositif a non seulement accéléré les transactions, mais aussi amélioré leur traçabilité, réduit les délais et supprimé les contraintes logistiques liées à la gestion des fonds en liquide. Les premiers obstacles, notamment liés à la qualité des données ou à la maîtrise des outils numériques, ont été surmontés grâce à un accompagnement ciblé, assuré avec l’appui de l’OMS Niger.

    un projet préparé en amont par l’OMS Niger

    Cette avancée s’appuie sur une phase préparatoire rigoureuse. Entre le 29 septembre et le 3 octobre 2025, l’OMS Niger a en effet organisé un atelier de formation dédié au paiement digital, destiné aux acteurs nationaux et locaux des campagnes de vaccination. Encadrée par des experts du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, cette session a permis d’accompagner le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique dans l’élaboration, la conception et la planification de l’écosystème national de paiement numérique.

    des bénéfices concrets pour la santé publique

    Le recours au paiement digital des agents de santé représente un levier essentiel pour renforcer l’efficacité, la transparence et la responsabilité des campagnes sanitaires. En garantissant des rémunérations plus rapides, sécurisées et traçables, ce système booste la motivation des équipes de terrain et optimise la performance globale des interventions médicales. Fort des résultats encourageants enregistrés à Niamey, ce modèle pourrait être étendu progressivement à l’ensemble du pays, voire intégré à d’autres programmes de santé publique, témoignant ainsi de l’engagement de l’OMS Niger en faveur de résultats tangibles et mesurables.