Un ingénieur de nationalité française, âgé d’une trentaine d’années et résidant au Sénégal, a été appréhendé lors d’une opération policière d’envergure menée à Dakar. Les chefs d’accusation portés contre lui sont particulièrement lourds : il est poursuivi pour « actes contre-nature », association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, ainsi que pour tentative de transmission du VIH.
L’accompagnement diplomatique en cours
Face à cette situation, les services consulaires français restent pleinement mobilisés. L’ambassade de France à Dakar assure un suivi rigoureux de la procédure judiciaire. Dans le cadre de la protection consulaire, le détenu a déjà reçu quatre visites. Parallèlement, une liaison constante est maintenue entre les autorités diplomatiques à Paris, notamment le ministère des Affaires étrangères, et la famille de l’intéressé.
Un cadre législatif de plus en plus sévère
Cette arrestation survient alors que le Sénégal a récemment durci sa législation. Depuis le début du mois de mars, une nouvelle réglementation prévoit des peines pouvant atteindre dix ans d’emprisonnement pour les relations entre personnes de même sexe. Ce tournant législatif s’inscrit dans une période de fortes tensions concernant les droits des minorités sexuelles. Dans ce contexte, la diplomatie française réaffirme sa position constante en faveur de la dépénalisation universelle et de la lutte contre toutes les formes de discrimination.
Matar Ndiaga Seck, une figure politique de 51 ans connue pour sa proximité avec le Premier ministre Ousmane Sonko, a été appréhendé par la Division des investigations criminelles (DIC). Cette arrestation intervient dans le cadre d’une procédure judiciaire portant sur des faits présumés d’« actes contre nature ».
Une enquête étendue dans la région du Djoloff
L’interpellation du quinquagénaire fait suite à un avis de recherche diffusé par le commissariat de Linguère, dans la région de Louga. Les services de police indiquent disposer d’éléments concordants reliant Matar Ndiaga Seck à une affaire plus vaste ayant déjà conduit à l’arrestation d’environ vingt individus dans la zone du Djoloff.
Pour l’heure, les services officiels n’ont pas encore communiqué les détails spécifiques des charges retenues ni l’évolution précise de l’instruction en cours.
Un cadre législatif de plus en plus répressif
Au Sénégal, la qualification d’« actes contre nature » s’appuie sur l’article 319 du Code pénal, qui interdit les relations entre personnes de même sexe. La situation juridique s’est considérablement durcie depuis le 31 mars 2026, date de la promulgation d’une nouvelle loi renforçant la répression. Désormais, les peines encourues peuvent atteindre dix ans de prison, et la législation cible également toute forme de promotion de ces relations.
Une multiplication des procédures judiciaires
Depuis l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions législatives, le pays connaît une vague d’interpellations sans précédent, avec plus d’une centaine de cas signalés. Parmi les personnes actuellement sous les verrous figure un citoyen français, détenu depuis le 14 février pour des motifs similaires.
Face à cette recrudescence des poursuites, des structures de soutien international se mobilisent pour offrir une assistance juridique et humanitaire. Ces organisations rapportent avoir reçu plusieurs milliers de demandes d’aide de la part de personnes se disant victimes de persécutions ou de violences liées à cette législation.
Dans le cadre d’une enquête judiciaire en cours, la Division des investigations criminelles (DIC) a procédé à l’arrestation de Matar Ndiaga Seck, un homme de 51 ans identifié comme un proche collaborateur politique du Premier ministre Ousmane Sonko. Cette interpellation s’inscrit dans une procédure visant des soupçons d’« actes contre nature ».
Une enquête étendue dans la région du Djoloff
L’opération fait suite à un signalement émis par les forces de police de Linguère, située dans la région de Louga, dans le nord du Sénégal. Selon les premiers éléments de l’investigation, des indices concordants auraient été relevés, liant cette affaire à une série d’interpellations massives ayant touché au moins une vingtaine d’individus dans la zone du Djoloff.
Bien que les détails spécifiques des accusations n’aient pas encore fait l’objet d’un communiqué officiel exhaustif de la part des autorités, la procédure suit son cours au niveau de la justice sénégalaise.
Le cadre législatif et la répression accrue
Le terme juridique d’« actes contre nature » s’appuie sur l’article 319 du Code pénal du Sénégal, qui réprime les relations entre personnes de même sexe. Le pays a récemment franchi une nouvelle étape législative le 31 mars 2026 avec la promulgation d’un texte durcissant considérablement les sanctions encourues. Désormais, ces faits peuvent être punis de peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement, tout en élargissant la répression à ce que la loi qualifie de « promotion » de telles relations.
Depuis le durcissement de cette législation, le climat sécuritaire s’est tendu avec plus d’une centaine d’arrestations recensées sur l’ensemble du territoire. Parmi les personnes actuellement détenues figure également un ressortissant français, appréhendé le 14 février dernier dans des circonstances analogues.
Une mobilisation associative face à l’urgence
Face à cette recrudescence des poursuites, des organisations de défense des droits humains se mobilisent. Un dispositif de soutien a été déployé pour assister les personnes confrontées à ces violences ou persécutions judiciaires au Sénégal. À ce jour, les services d’assistance internationale rapportent avoir traité plus de 3 000 demandes d’aide, témoignant de l’ampleur de la situation actuelle dans le pays.
Une nouvelle affaire judiciaire secoue le paysage politique au Sénégal. Matar Ndiaga Seck, une figure connue pour sa proximité avec le Premier ministre Ousmane Sonko, a été appréhendé par les agents de la Division des Investigations Criminelles (DIC).
Une interpellation liée à une enquête à Linguère
L’arrestation de Matar Ndiaga Seck fait suite à un avis de recherche diffusé par le commissariat de Linguère. Les forces de l’ordre ont agi dans le cadre d’une procédure rigoureuse visant à faire la lumière sur des faits signalés dans cette localité.
Des soupçons d’actes contre nature dans le Djoloff
Cette interpellation s’inscrit dans une investigation plus large menée dans la zone du Djoloff. L’enquête porte sur l’arrestation préalable de 22 individus, tous soupçonnés d’avoir participé à des faits présumés d’homosexualité, qualifiés juridiquement d’actes contre nature.
Les enquêteurs justifient cette mesure par l’existence d’« éléments concordants » qui établiraient un lien entre Matar Ndiaga Seck et ce dossier. La justice poursuit actuellement ses investigations pour déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire qui suscite une attention particulière.
Le tribunal d’instance de Dakar a rendu son verdict ce mardi 12 mai 2026, prononçant une peine d’un an de prison avec sursis à l’encontre d’El-Hadji Diouf. L’ancien international sénégalais, figure emblématique du football africain, était poursuivi pour non-paiement de la pension alimentaire due à sa fille.
L’ex-attaquant des Lions de la Teranga a également été sommé de verser 10 millions de francs CFA (environ 15 244 euros) en guise de dommages et intérêts à son ancienne épouse, Valérie Émilie Joséphine Leres Bishop. Cette décision fait suite à des révélations initiales qui avaient mis en lumière l’affaire sur la scène publique.
Mme Leres Bishop avait réclamé des arriérés de pension s’élevant à 9 millions de FCFA, couvrant la période de mars 2024 à septembre 2025. À cette somme s’ajoutaient 559 200 FCFA, correspondant aux frais de repas de leur enfant.
Les obligations financières de l’ancien double Ballon d’Or africain (2001 et 2002) avaient été établies par la justice sénégalaise dès juillet 2023, lors du prononcé du divorce. La garde de leur fille avait alors été confiée à la mère, et il avait été stipulé qu’El-Hadji Diouf devrait s’acquitter d’une pension mensuelle de 500 000 FCFA pour l’entretien et l’éducation de l’enfant.
Le parcours sportif d’El-Hadji Diouf reste marquant, avec 60 sélections et 18 buts inscrits sous les couleurs des Lions de la Teranga.
La Sûreté urbaine de Dakar a récemment neutralisé un vaste réseau spécialisé dans la fabrication de faux visas, mettant en évidence l’évolution constante des méthodes utilisées par les filières d’immigration irrégulière en Afrique de l’Ouest. Un individu, soupçonné d’être un acteur clé de cette organisation qualifiée de filière chinoise, a été appréhendé lors d’une opération ciblée menée par les forces de l’ordre dakaroises. Cette affaire, révélée par la presse locale, interroge une fois de plus sur les failles des systèmes consulaires dans la sous-région.
Démantèlement d’un réseau organisé de faux documents consulaires
Les enquêtes menées par la Sûreté urbaine ont permis de confirmer l’existence d’un mécanisme sophistiqué de production de fausses lettres d’approbation de visas. Ces documents, bien souvent indispensables pour obtenir un visa dans certains pays, sont des éléments clés dans le processus de demande. Lorsqu’ils sont authentiques, ils facilitent l’examen des dossiers par les services consulaires, ce qui en fait une cible privilégiée pour les candidats à l’émigration.
L’interpellation d’un suspect, identifié comme un maillon essentiel de cette organisation, fait suite à plusieurs semaines de surveillance policière. Les autorités judiciaires s’emploient désormais à remonter la chaîne des commanditaires et des bénéficiaires de ce trafic. Une piste transnationale, impliquant des complices basés en dehors du Sénégal, est activement suivie par les services de police judiciaire.
Le Sénégal, plaque tournante des trafics documentaires en Afrique de l’Ouest
Dakar joue depuis longtemps un rôle central dans les flux migratoires et consulaires en Afrique de l’Ouest. La concentration d’ambassades et de connexions aériennes vers l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient en fait un hub stratégique, autant pour les migrants en quête d’une émigration légale que pour les réseaux clandestins. Les autorités sénégalaises ont renforcé ces dernières années leurs efforts pour démanteler les structures de production de documents frauduleux, qu’il s’agisse de passeports, de visas ou d’actes d’état civil.
La Direction de la police des étrangers et des titres de voyage (DPETV), en collaboration avec la Sûreté urbaine, intervient régulièrement sur ce type de dossiers. Les réseaux identifiés, qu’ils soient chinois, africains ou moyen-orientaux, utilisent des techniques de falsification de plus en plus perfectionnées, parfois avec le soutien de complices internes au sein d’administrations ou de prestataires privés. Cette sophistication croissante complique considérablement la tâche des services consulaires et des forces de l’ordre dans la détection des fraudes.
Un défi pour la souveraineté administrative et la coopération internationale
Cette affaire soulève également des enjeux majeurs liés à l’intégrité des procédures consulaires. Les pays destinataires des demandes de visas, qu’ils soient européens, asiatiques ou du Golfe, renforcent leurs contrôles sur l’authenticité des pièces présentées. Chaque cas de fraude documentaire peut, à terme, nuire à la confiance accordée aux titres émis par les administrations sénégalaises et entraîner un durcissement des conditions d’obtention des visas pour tous les demandeurs.
La dimension chinoise de cette filière, telle que soulignée par les enquêteurs, reflète l’ancrage croissant des communautés économiques asiatiques dans l’écosystème économique dakarois. Les autorités sénégalaises s’attachent à distinguer les activités économiques légales, bénéfiques pour l’investissement et l’emploi, des activités illégales qui pourraient ternir l’image du pays. Une coopération judiciaire internationale pourrait être envisagée si l’enquête révèle des ramifications dépassant les frontières nationales.
Le suspect arrêté sera présenté au parquet de Dakar à l’issue de sa garde à vue. Les chefs d’inculpation envisagés incluent généralement l’association de malfaiteurs, le faux et usage de faux en écriture publique, ainsi que l’aide à l’immigration irrégulière. Les prochaines étapes de l’enquête permettront d’évaluer l’ampleur réelle du réseau et le nombre de documents frauduleux potentiellement distribués sur le marché noir des visas.
Finale controversée de la CAN : les supporters sénégalais toujours derrière les barreaux à Rabat
Quatre mois après la finale tumultueuse de la Coupe d’Afrique des nations, la situation des supporters sénégalais emprisonnés au Maroc n’a toujours pas évolué. Bien que trois d’entre eux aient recouvré la liberté, les principaux protagonistes du débordement, ayant envahi la pelouse pour s’en prendre aux agents de sécurité puis aux forces de l’ordre, encourent toujours de lourdes peines de prison. Leur libération, si elle est espérée, tarde à se concrétiser.
Lors d’une allocution télévisée, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son soutien inconditionnel aux supporters des Lions de la Teranga, condamnés à des peines allant de six mois à un an d’emprisonnement. « Il serait incorrect de croire que nous n’avons pas tout mis en œuvre pour défendre nos compatriotes détenus au Maroc. Ils ont notre entière solidarité », a-t-il déclaré, comme rapporté par la presse sportive.
Un appel à la clémence adressé au souverain marocain
Les autorités du Sénégal ont multiplié les démarches pour obtenir la libération des supporters arrêtés lors de l’affrontement du 18 janvier à Rabat. « Il est essentiel de respecter la souveraineté judiciaire du Maroc. Cependant, la sévérité des peines prononcées est disproportionnée et injuste. Généralement, ce type de cas se solde par des amendes… Ici, les circonstances dépassent largement le cadre sportif », a souligné Bassirou Diomaye Faye.
Pour apaiser les tensions entre les deux pays, le gouvernement sénégalais a tenté d’établir un dialogue avec l’Empire chérifien, malgré la fermeté affichée par ce dernier après les images de violence exceptionnelles pour une compétition de football d’envergure. Le Sénégal a choisi de ne pas contester les verdicts rendus par la justice marocaine. « J’ai sollicité une grâce royale auprès du roi du Maroc afin de libérer nos supporters. Une médiation impliquant toutes les parties concernées a été engagée… Nous avons même sollicité l’intervention du volet religieux », a expliqué le chef d’État, qui a envoyé une lettre à Mohamed VI. Malgré ces efforts, la situation reste dans l’impasse.
Faladiè à Bamako : des centaines de familles déplacées sans abri après une démolition
Un marché à bétail emblématique de Bamako, Faladiè, a été rasé par des engins de chantier, entraînant le déplacement forcé de plus de 300 familles déjà en situation de vulnérabilité. Cette opération brutale, survenue le 19 avril, laisse des milliers de personnes sans logement, nourriture ni assistance.
Une opération aux conséquences dramatiques pour les déplacés
Le garbal de Faladiè, marché à bétail historique de Bamako, abritait depuis 2019 un camp informel hébergeant des familles fuyant les violences dans le centre du Mali. Parmi elles, Dado, une mère de famille originaire du cercle de Bankass, a témoigné : « Nous avons quitté notre village il y a six ans, pensant trouver refuge ici. Aujourd’hui, nous sommes à la rue, sans rien. »
Avec ses sept membres, Dado faisait partie des 300 familles contraintes de quitter le camp après sa destruction. Plus de 2 000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, se retrouvent ainsi sans abri, dans un contexte déjà marqué par une crise humanitaire aiguë. Les besoins sont immenses : accès à l’eau potable, nourriture, soins médicaux et surtout, un toit.
Une relocalisation prévue, mais des conditions inacceptables
Les autorités maliennes avaient annoncé le transfert des déplacés vers Sanankoroba, à 35 km de Bamako, dans un site aménagé par l’État. Pourtant, selon plusieurs témoignages, ce site serait « non fonctionnel » et ne répondrait pas aux besoins élémentaires. Les familles, livrées à elles-mêmes, réclament une solution urgente : « Nous supplions les autorités de nous trouver un autre endroit. Notre priorité absolue est un logement, car sans toit, rien n’est possible. »
Des conditions de vie précaires aggravées par la crise
Avant leur expulsion, de nombreux déplacés survivaient en collectant des déchets et restes alimentaires pour les revendre aux éleveurs. Aujourd’hui, privés de tout, ils doivent faire face à une situation encore plus critique. Malgré le soutien d’ONG locales et internationales, l’accès à l’aide humanitaire reste limité, et les promesses des autorités se font attendre.
La Direction nationale du développement social, contactée par les médias, a déclaré qu’il était « trop tôt » pour évaluer la situation. Une réponse qui laisse peu d’espoir aux familles concernées, déjà marquées par des années de déracinement.
Que faire pour aider les déplacés ?
Face à cette crise humanitaire, plusieurs pistes se dessinent pour soutenir les familles sinistrées :
Dons en nature : nourriture, vêtements chauds, kits d’hygiène et couvertures.
Soutien financier : contributions aux associations locales accompagnant les déplacés.
Sensibilisation : partage d’informations pour alerter sur leur situation et exercer une pression médiatique.
Appel aux autorités : demandes de relocalisation dans des conditions dignes et sécurisées.
Cette tragédie rappelle l’urgence d’une réponse coordonnée pour éviter que des vies ne basculent davantage dans l’extrême précarité.
Une frappe de drone militaire, apparemment menée par l’armée nigérienne, a causé la mort de 17 civils, dont quatre enfants, et blessé au moins 13 autres personnes dans la région de Tillabéri, à l’ouest du Niger. L’incident s’est produit le 6 janvier 2026 dans le village de Kokoloko, situé à environ 120 km de Niamey et à moins de trois kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso.
Parmi les victimes figurent 11 femmes âgées de 29 à 50 ans, deux hommes et quatre enfants âgés de 5 à 10 ans. Les blessés, au nombre de 13, incluent également deux enfants. Les corps, souvent carbonisés, ont été enterrés dans des fosses communes séparées pour les femmes et les enfants d’une part, et pour les hommes d’autre part.
Des témoignages accablants sur l’attaque
Des habitants ont rapporté avoir vu un drone survoler Kokoloko à deux reprises avant de larguer une munition vers 13h30, alors que le marché était bondé. « J’ai vu le drone blanc, puis j’ai entendu un sifflement avant une explosion assourdissante », a déclaré un marchand de 36 ans, qui a miraculeusement échappé aux blessures.
Selon les récits, trois combattants de l’État islamique au Sahel (EIS) se trouvaient au marché au moment de l’attaque. Ils étaient sans armes et habillés en civil, portant des turbans. Les habitants ont précisé que ces combattants effectuaient régulièrement leurs achats dans les marchés de la région. Cependant, l’attaque a également coûté la vie à trois de ces combattants, dont les corps ont été récupérés et enterrés par l’EIS.
Une frappe qui viole le droit international
Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch, a souligné que cette frappe « a tué et blessé un grand nombre de civils sur un marché, en violation flagrante du droit de la guerre ». Elle a appelé les autorités nigériennes à mener une enquête transparente et à indemniser les victimes et leurs familles.
L’armée nigérienne, dirigée par une junte militaire depuis un coup d’État en juillet 2023, n’a fait aucun commentaire public sur cette frappe. Human Rights Watch a envoyé une lettre à la junte pour exiger des réponses, mais n’a reçu aucune réponse à ce jour.
Des preuves accablantes
Human Rights Watch a mené des entretiens avec 15 personnes, dont des témoins et des membres d’ONG, et a analysé trois vidéos ainsi que des images satellites. Les données de la NASA (système FIRMS) confirment la présence d’incendies actifs à Kokoloko à 13h31 le 6 janvier. Les images satellites du 7 janvier montrent des traces de feux supplémentaires, absentes sur les images du matin précédent.
Les images du 20 janvier révèlent des zones brûlées le long de la route principale du village. Les témoins ont expliqué que la munition larguée par le drone a provoqué un incendie alimenté par le carburant présent sur le marché et les étals en bois, favorisant la propagation rapide des flammes.
Les vidéos disponibles en ligne montrent des dégâts considérables, compatibles avec l’utilisation d’explosifs puissants. Les blessés présentaient des brûlures et des blessures causées par des fragments de munitions.
Un exode massif après l’attaque
Sur les 1 200 habitants de Kokoloko, la quasi-totalité a fui vers des villages voisins ou a franchi la frontière vers le Mali. Une femme, qui a perdu sa cousine de 50 ans et son neveu de 5 ans, a raconté : « J’ai passé la première nuit dans un village proche avec mes enfants, puis nous avons traversé la frontière avec presque rien. »
Un contexte de violences récurrentes dans le Sahel
Depuis 2019, des groupes armés islamistes, dont l’EIS, mènent des attaques contre les militaires et les civils au Niger. La région de Tillabéri est particulièrement touchée. Selon l’ACLED, en 2025, cette région a enregistré « le plus grand nombre de victimes civiles » dans le centre du Sahel, attribuées à l’EIS, à l’armée nigérienne et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).
En septembre 2025, des frappes aériennes de l’armée nigérienne sur un marché du village d’Injar, toujours dans la région de Tillabéri, avaient déjà causé la mort de plus de 30 civils. En janvier 2024, des frappes de drones avaient également tué des civils dans le village de Tiawa, situé dans la même région.
Des drones turcs au cœur des controverses
Depuis 2022, l’armée nigérienne aurait acquis plusieurs types de drones turcs, dont les Bayraktar TB-2, Karayel-SU et Aksungur UCAV. Ces drones, équipés de capteurs et de munitions guidées, permettent une surveillance et des frappes de précision. Cependant, leur utilisation dans des zones civiles densément peuplées soulève des questions sur leur ciblage.
Appel à une action internationale
Ilaria Allegrozzi a conclu en exhortant les gouvernements étrangers soutenant l’armée nigérienne à « faire pression pour que des mesures soient prises afin d’éviter tout préjudice aux populations locales ». Elle a également souligné l’obligation pour le gouvernement nigérien de fournir une assistance aux victimes et de verser des indemnités appropriées.
L’éboulement survenu à Kéniéty, dans le cercle de Kéniéba, a emporté six femmes, dont deux mères de famille, le 9 janvier 2026. Cette tragédie révèle une réalité glaçante : la pauvreté extrême pousse des femmes à risquer leur vie chaque jour pour subvenir aux besoins de leur foyer.
Des mères de famille condamnées par la misère
Dans les mines artisanales du Mali, les femmes n’ont d’autre choix que de travailler dans des conditions extrêmes. Leur combat quotidien pour nourrir leurs enfants les expose à des dangers mortels. Dans la région de Kayes, certaines d’entre elles passent plus de 12 heures sous un soleil accablant pour extraire quelques grammes d’or.
Les zones de travail qui leur sont attribuées sont souvent les plus instables. Reléguées dans des galeries abandonnées ou des fosses fragilisées, elles doivent braver des parois instables, jugées trop risquées par les autres orpailleurs. Ces sites, qualifiés de « résiduels », deviennent leurs tombes dès que la terre s’effondre sous leur poids.
Une spirale de risques et d’exploitation
Les dangers ne se limitent pas aux effondrements. Les femmes manipulent des substances toxiques, comme le mercure, sans aucune protection. Elles subissent également des violences et des exploitations sur les sites miniers, aggravant leur précarité. L’éboulement de Kéniéty, où six femmes ont perdu la vie, illustre tragiquement cette situation.
En grattant les parois d’une ancienne mine chinoise, ces mères de famille ont été surprises par un effondrement soudain. Malgré l’intervention rapide des secours, la terre a eu raison de leur fragile espoir.
Vers une solution durable pour briser ce cycle
Pour les habitants de Dialafara, la sécurité après l’exploitation minière est devenue une priorité. Les sociétés minières, en quittant les sites sans les sécuriser, laissent des cratères dangereux où les populations pauvres s’engouffrent. Le remblayage des anciennes mines est désormais une demande pressante pour éviter de nouvelles tragédies.
Au-delà de la sécurisation des sites, il est essentiel d’offrir aux femmes des alternatives économiques viables. Les autorités sont appelées à renforcer leurs actions sociales pour les orienter vers des activités génératrices de revenus. Sans une solution concrète, la pauvreté continuera de sacrifier des vies humaines dans les entrailles de la terre malienne.
Au Mali, les expressions comme « bonya » (respect), « woro songo » (prix de la cola) ou « buru songo » (prix du pain) ne servent pas uniquement à désigner des cadeaux anodins. Elles symbolisent bien souvent des pots-de-vin, des faveurs indues ou des avantages personnels qui s’insinuent dans le quotidien des citoyens et des institutions. Une pratique qui, bien que répandue, reste un fléau aux conséquences dramatiques pour la société malienne.
Qu’est-ce que la corruption et pourquoi est-elle si ancrée au Mali ?
Selon Transparency International, la corruption se définit comme « le détournement à des fins privées d’un pouvoir confié en délégation ». Cette définition s’applique parfaitement à la situation actuelle du Mali, où les petits cadeaux et les avantages personnels sont devenus monnaie courante. Que ce soit dans les services publics, les administrations ou même les relations commerciales, cette pratique s’est normalisée au point d’être perçue comme acceptable, voire nécessaire.
Myriam, directrice commerciale à Bamako, en témoigne avec amertume : « Chaque fois que je décroche un marché, des agents de l’administration ou de l’entreprise contractante exigent un pourcentage de retour. C’est à prendre ou à laisser. » Une situation qui la pousse à douter de sa capacité à poursuivre son activité dans ces conditions, tant cette extorsion systématique est devenue une norme ancrée dans les mœurs.
Des pratiques corruptives qui touchent tous les secteurs
La corruption au Mali ne se limite pas aux grands contrats ou aux hauts fonctionnaires. Elle se manifeste aussi dans des situations du quotidien :
Un pot-de-vin pour accélérer une démarche administrative ;
Un « cadeau » pour obtenir une note élevée à un examen ;
Une faveur accordée grâce à des relations plutôt qu’au mérite ;
Des paiements informels pour accéder à des services essentiels comme la santé ou l’éducation.
Omar Keita, entrepreneur à Bamako, raconte avoir dû débourser 10 000 FCFA à un pompiste pour être servi après une longue attente. Une situation qu’il qualifie de « profondément blessante », mais qui illustre la banalisation de ces pratiques. Avec la pénurie de carburant qui a frappé le pays, ces petits paiements informels sont devenus encore plus fréquents, créant un cercle vicieux où la corruption est perçue comme un mal nécessaire.
Une corruption qui menace les fondements de la démocratie et de l’économie
Pour Sibiri Diarra, ancien fonctionnaire international, « les cadeaux, même symboliques, doivent être encadrés pour éviter toute dérive ». Pourtant, au Mali, ces règles sont souvent ignorées, ouvrant la porte à tous les abus. Le manque de sanctions réelles et l’absence de cadre juridique strict renforcent cette tendance, rendant la lutte contre la corruption particulièrement difficile.
Mohamed Abdellahi Elkhalil, sociologue spécialiste du Sahel, met en garde : « La corruption a infiltré les rouages de la société malienne. Ce n’est pas une question culturelle, mais sociologique. » Selon lui, « l’envie de vivre au-delà de ses moyens » et la précarité économique sont des catalyseurs majeurs de cette pratique. Oumar Korkosse, membre du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement au Mali (Recotrade), ajoute que « la pauvreté et le chômage poussent les citoyens à adopter des comportements corruptifs pour survivre ».
Face à cette réalité, l’Association Malienne de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière (AMLCDF) insiste sur la nécessité de construire une conscience citoyenne fondée sur l’éthique et le respect du bien commun. Les initiatives de la société civile, les programmes d’éducation à la citoyenneté et les discours religieux pourraient jouer un rôle clé dans cette prise de conscience.
Un phénomène endémique aux conséquences désastreuses
Selon un sondage réalisé en mars 2024 par Afrobaromètre, les juges, les hommes et femmes d’affaires, les fonctionnaires, les agents des impôts, les policiers et les gendarmes sont perçus comme les plus impliqués dans des affaires de corruption. De nombreux citoyens avouent avoir dû verser un pot-de-vin pour accéder à des services publics, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la police.
Les résultats de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2024 de Transparency International confirment cette tendance inquiétante. Avec un score de 27/100, le Mali se classe à la 135e position sur 180 pays évalués. En 2025, malgré une légère amélioration (28/100), le pays reste parmi les nations où le secteur public est considéré comme fortement corrompu.
Le Worldwide Governance Indicators de la Banque mondiale révèle également que le contrôle de la corruption au Mali se situe à -0,86, un score bien en dessous de la moyenne mondiale (-0,04). Cette situation indique une faible capacité des institutions à combattre et contrôler ce fléau.
Me. Soumaré Boubacar, avocat au Barreau de Bamako, explique cette résignation par un phénomène de « normalisation de la corruption » : « Quand une grande partie de la population doute de l’intégrité des institutions, la corruption devient une stratégie de survie. Puisque tout le monde le fait, pourquoi pas moi ? »
Vers une prise de conscience collective ?
Pour briser ce cycle, plusieurs pistes sont évoquées :
Renforcer les sanctions contre les auteurs de corruption ;
Sensibiliser la population via des programmes d’éducation et des campagnes de communication ;
Encourager la transparence dans les administrations et les entreprises ;
Impliquer la société civile et les leaders religieux dans la lutte contre ce fléau.
La corruption au Mali n’est pas une fatalité. Elle peut être combattue, mais cela nécessite une volonté politique forte, une mobilisation citoyenne et une refonte des mentalités. Seule une approche globale, combinant répression et prévention, pourra permettre au pays de se libérer de l’emprise de ce drame social.
Libération après des mois de privation de liberté illégale
Cinq journalistes et un militant des droits humains ont été libérés au Burkina Faso début juillet 2025, après avoir été illégalement enrôlés de force dans l’armée par la junte militaire. Ces libérations, bien que positives, soulèvent des questions sur le sort de plusieurs autres personnes portées disparues depuis 2024 sans aucune information sur leur localisation.
Des arrestations liées à la critique du régime
Le 24 mars 2024 à Ouagadougou, Guezouma Sanogo, Boukari Ouoba et Phil Roland Zongo, membres de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), ainsi que Luc Pagbelguem, journaliste à la chaîne privée BF1, ont été arrêtés pour avoir dénoncé les restrictions imposées à la liberté d’expression par la junte au pouvoir. Leur conscription forcée a été confirmée par une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 2 avril 2024, montrant trois d’entre eux en uniforme militaire.
Quant à Phil Roland Zongo, sa conscription illégale n’a été rendue publique qu’au moment de sa libération. Son cas illustre l’opacité entourant ces pratiques répressives.
Des disparitions forcées toujours non élucidées
Le 18 juin 2024, Kalifara Séré, commentateur sur BF1 TV, a disparu après une réunion avec le Conseil supérieur de la communication (CSC), l’autorité de régulation des médias au Burkina Faso. Ce dernier avait exprimé des doutes sur l’authenticité de photographies du chef de l’État. En octobre 2024, les autorités ont confirmé son enrôlement forcé, tout comme celui de deux autres journalistes, Serge Oulon et Adama Bayala, dont le sort reste inconnu.
Un autre cas inquiétant concerne Lamine Ouattara, membre du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), enlevé à son domicile par des hommes en civil se prétendant membres des services de renseignement. Des proches ont confirmé son enrôlement illégal.
Une stratégie de répression systématique
Human Rights Watch a documenté l’utilisation par la junte d’une loi d’urgence pour réprimer les voix critiques. Cette loi permet d’enrôler de force des journalistes, des militants des droits humains et même des magistrats, afin de les faire taire. Pourtant, la conscription légale doit respecter des règles strictes : informer les conscrits de la durée de leur service et leur offrir la possibilité de contester cette obligation.
Les autorités burkinabè doivent mettre fin immédiatement à ces pratiques illégales et libérer toutes les personnes encore détenues arbitrairement. La conscription ne doit plus servir d’outil de répression contre les médias et les opposants.