Catégorie : Politique locale

  • Laurent Gbagbo conserve la tête du PPA-CI après un congrès historique

    Laurent Gbagbo conserve la tête du PPA-CI après un congrès historique

    Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a organisé son tout premier congrès ordinaire le 14 mai 2026 dans l’enceinte du Palais de la Culture de Treichville, à Abidjan. Cet événement politique majeur a abouti à la reconduction de Laurent Gbagbo à la présidence du parti, tout en s’accompagnant d’une vague de sanctions disciplinaires à l’encontre de plusieurs cadres et militants.

    Une reconduction symbolique pour un parti en quête d’unité

    À l’âge de 81 ans, Laurent Gbagbo a été plébiscité par acclamation, devant une assemblée de près de 3 000 congressistes. Cette décision s’inscrit dans la continuité des recommandations émises par le Comité central du PPA-CI, qui a jugé nécessaire de maintenir à sa tête le leader historique du parti. Fondé en octobre 2021, le PPA-CI mise désormais sur cette reconduction pour renforcer sa position au sein de l’opposition ivoirienne avant les prochaines consultations électorales.

    Une restructuration interne pour une discipline renforcée

    Ce congrès a également servi de cadre à une profonde refonte des structures internes du parti. Plusieurs responsables ont été sanctionnés pour avoir contrevenu aux directives établies lors des élections législatives et présidentielle de 2025.

    Parmi les mesures prises, trois cadres ont été exclus définitivement du parti : Awa Domelo, Fernand Ailé et Kanga Kwaku Antoine. Par ailleurs, 25 militants ont écopé de suspensions allant de 12 à 18 mois, dont Stéphane Kipré et Ouien George Armand, tous deux suspendus pour une durée de 18 mois.

    Les raisons des sanctions : discipline et cohésion avant tout

    Les sanctions infligées trouvent leur origine dans le soutien apporté par certains membres du parti à des candidatures dissidentes, malgré l’appel au boycott lancé par la direction du PPA-CI lors des derniers scrutins. Awa Domelo a particulièrement attiré les projecteurs : sa candidature avait été envisagée comme une solution de repli en raison des incertitudes juridiques entourant l’éligibilité de Laurent Gbagbo.

    Pour la direction du parti, ces mesures disciplinaires visent à affermir l’unité interne et à clarifier la ligne politique du PPA-CI à l’approche des prochaines échéances électorales.

    Un message fort dans un paysage politique en pleine mutation

    Ce congrès survient dans un contexte de recomposition politique en Côte d’Ivoire, où le parti au pouvoir, le RHDP, affiche une organisation solide. En affichant publiquement sa détermination, le PPA-CI entend réaffirmer le rôle central de Laurent Gbagbo dans la stratégie future du parti.

  • Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme du Code électoral au Sénégal

    Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme du Code électoral au Sénégal

    Le Code électoral sénégalais vient d’être promulgué par Bassirou Diomaye Faye, devenant ainsi une loi applicable. Le président, en poste depuis avril 2024, a acté cette avancée majeure après son adoption par les députés, clôturant ainsi une phase législative scrutée par l’ensemble des acteurs politiques. La refonte des règles d’inéligibilité, point central du texte, a cristallisé de vifs débats au Parlement comme dans la société.

    Des critères d’inéligibilité redéfinis pour plus de clarté au Sénégal

    Le nouveau dispositif encadre avec davantage de rigueur les conditions de privation des droits civiques, les durées applicables et les recours possibles. Ces ajustements visent à encadrer strictement la composition des listes de candidats. Les autorités y voient une réponse aux litiges récurrents ayant marqué les dernières élections, notamment la présidentielle de février 2024 reportée puis organisée en mars. Cette clarification ambitionne de limiter les interprétations judiciaires divergentes qui ont, par le passé, suspendu des parcours politiques.

    Au Sénégal, l’inéligibilité est un sujet sensible. Plusieurs personnalités politiques, dont d’anciens prétendants à la présidence, ont vu leur candidature invalidée par des décisions de justice aux interprétations contrastées. En resserrant le cadre légal, le législateur cherche à réduire les zones d’ombre et à renforcer la transparence des validations par le Conseil constitutionnel.

    Une réforme impulsée par la majorité Pastef

    Ce texte s’inscrit dans la dynamique institutionnelle portée par la coalition au pouvoir, issue du parti Pastef d’Ousmane Sonko. Depuis les législatives anticipées de novembre 2024, qui ont conforté une majorité parlementaire solide pour le camp présidentiel, l’exécutif dispose d’une marge de manœuvre accrue pour mener à bien ses projets de révision du droit national. Le Code électoral s’ajoute aux réformes de la justice et à la modernisation de textes hérités des années précédentes.

    Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, cette réforme comble des lacunes ayant, selon eux, permis des exclusions perçues comme politiquement orientées. L’opposition, elle, observe avec méfiance les modalités d’application. Certains craignent que les nouveaux seuils et critères ne soient détournés pour écarter des candidats critiques ou dissidents, limitant ainsi la diversité politique.

    Un impact direct sur les prochaines élections

    L’entrée en vigueur du texte signifie que les nouvelles règles s’appliqueront dès les prochains scrutins, à commencer par les élections locales prévues dans les mois à venir. Les formations politiques devront adapter leurs stratégies de désignation en conséquence. Les experts juridiques soulignent que la cohérence du dispositif avec la Constitution de 2001, plusieurs fois révisée, sera évaluée par la haute juridiction lors des premiers contentieux.

    Sur le plan politique, cette réforme marque une volonté de rompre avec le cycle institutionnel précédent, associé à l’ère Macky Sall. Le gouvernement actuel cherche à ancrer une gouvernance plus prévisible, où l’accès à la compétition électorale ne dépendrait plus, selon ses promoteurs, de décisions opaques. L’efficacité de ce cadre juridique restera à prouver dans la pratique.

    Un exemple pour l’Afrique de l’Ouest

    Dans une région africaine marquée par des bouleversements institutionnels au Mali, au Burkina Faso et au Niger, le Sénégal maintient une tradition de scrutins pluralistes malgré les tensions de 2023 et 2024. La sécurisation juridique du processus électoral renforce cette position, alors que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) traverse une crise majeure depuis le retrait des trois pays sahéliens.

    Les prochains mois révéleront si cette réforme parvient à apaiser les tensions ou, au contraire, en génère de nouvelles. Le décret de promulgation a été signé par le chef de l’État peu après son adoption par le Parlement.

  • Présidentielle 2029 au Niger : Sonko confronté à un obstacle majeur malgré la réforme

    Présidentielle 2029 au Niger : Sonko confronté à un obstacle majeur malgré la réforme

    Présidentielle 2029 au Niger : Sonko confronté à un obstacle majeur malgré la réforme

    L’issue de la présidentielle 2029 au Niger s’annonce plus incertaine que jamais. La candidature du leader du Pastef, Ousmane Sonko, se heurte désormais à un nouveau défi juridique, malgré l’adoption récente d’une réforme électorale ambitieuse. Les incertitudes persistent quant à son éligibilité, alimentant les débats politiques dans le pays.

    Rencontre entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

    Une réforme électorale qui ne lève pas tous les doutes

    La promulgation récente du nouveau code électoral au Niger a suscité de nombreux espoirs. Pourtant, les critères d’éligibilité définis par cette réforme restent interprétés de manière restrictive par certains acteurs politiques. Le Conseil constitutionnel, désormais au cœur des débats, doit trancher une question cruciale : Ousmane Sonko pourra-t-il se présenter en 2029 ?

    Cette incertitude juridique crée un climat de tension palpable, alors que la classe politique nigérienne scrute chaque mot du texte promulgué. Les partisans de Sonko dénoncent une manœuvre politique visant à l’écarter du scrutin, tandis que ses détracteurs estiment que la réforme doit s’appliquer sans exception.

    L’interprétation du Conseil constitutionnel sous le feu des projecteurs

    Le débat se cristallise autour de l’interprétation des articles L29 et L30, désormais centraux dans la stratégie politique des acteurs nigériens. Ces dispositions, censées clarifier les règles du jeu électoral, pourraient paradoxalement complexifier la candidature de Sonko. Les observateurs s’interrogent : le Conseil constitutionnel penchera-t-il pour une lecture restrictive ou extensive ?

    Cette question dépasse le simple cadre juridique. Elle engage l’avenir démocratique du Niger et la crédibilité des institutions en place. Les prochaines semaines seront déterminantes, alors que les candidats et leurs soutiens multiplient les déclarations et les stratégies pour influencer l’issue du scrutin.

    Les enjeux politiques et symboliques d’une candidature Sonko

    Ousmane Sonko incarne une force politique majeure au Niger, capable de mobiliser des millions de citoyens. Son exclusion potentielle de la présidentielle de 2029 ne manquerait pas de raviver les tensions sociales et politiques. Les partisans du leader du Pastef y verraient une tentative de museler l’opposition, tandis que ses détracteurs y verraient une application stricte de la loi.

    Dans ce contexte, le rôle du président Bassirou Diomaye Faye devient central. Ses choix, tant sur le plan juridique qu’institutionnel, pourraient redéfinir les équilibres politiques du pays. Les prochains développements dépendront en grande partie de la manière dont les autorités nigériennes gèrent cette crise de confiance.

    Une présidentielle 2029 sous haute tension

    Alors que le Niger se prépare pour un scrutin historique, les incertitudes autour de la candidature de Sonko pèsent lourdement sur l’agenda politique. Les partis, les médias et la société civile s’interrogent : la réforme électorale suffira-t-elle à apaiser les tensions, ou au contraire, exacerbée-t-elle les divisions ?

    Une chose est sûre : le Niger entre dans une phase décisive, où chaque décision pourrait avoir des répercussions durables sur son avenir politique et social.

  • Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme du Code électoral au Sénégal : ce qui change pour les inéligibilités

    Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme du Code électoral au Sénégal : ce qui change pour les inéligibilités

    Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme du Code électoral au Sénégal : ce qui change pour les inéligibilités

    Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a signé, le 12 mai 2026, la loi n° 2026-10 réformant en profondeur le Code électoral du Sénégal. Adoptée à une large majorité par l’Assemblée nationale cinq jours plus tôt, cette réforme vient clarifier et encadrer les conditions d’exclusion des listes électorales, jugées jusqu’alors trop floues et potentiellement arbitraires. Publiée dans un Journal Officiel spécial le 15 mai 2026, la loi porte également la signature du Premier ministre Ousmane Sonko. Elle répond à une attente forte : mettre fin aux incertitudes juridiques qui pesaient sur le système électoral.

    Les principales modifications apportées par la réforme

    Plusieurs articles du Code électoral ont été revus pour offrir un cadre plus précis et équitable. L’article L.29, entièrement réécrit, définit désormais quatre catégories de personnes exclues des listes électorales :

    • Les condamnés pour crime ;
    • Les personnes condamnées pour des infractions financières graves (vol, escroquerie, abus de confiance, détournement, corruption, blanchiment de capitaux ou trafic d’influence, entre autres) ;
    • Les individus frappés d’une interdiction du droit de vote par une décision de justice ;
    • Les majeurs incapables.

    Un point majeur de cette réforme réside dans l’introduction d’une durée d’interdiction uniforme de cinq ans, à compter du jour où la condamnation devient définitive. Une avancée significative par rapport à l’ancien texte, qui laissait planer une incertitude sur la durée des privations de droits civiques. Par ailleurs, l’article L.30, qui excluait automatiquement les personnes condamnées à une amende supérieure à 200 000 francs CFA pour un délit quelconque, est supprimé.

    Pourquoi cette réforme était indispensable

    Les lacunes de l’ancien dispositif étaient criantes : l’exclusion automatique dès trois mois d’emprisonnement, y compris avec sursis, ou pour une simple amende, était jugée trop large et peu protectrice des droits des citoyens. Le législateur a souligné dans son exposé des motifs l’absence de délai précis encadrant la durée de l’interdiction, ce qui exposait le système électoral à des inéligibilités abusives et risquait de fragiliser la démocratie. La réforme vise à recentrer les exclusions sur les infractions les plus graves, tout en offrant un cadre temporel clair et prévisible pour les électeurs et les candidats.

    Un texte à fort impact politique

    Adoptée à une majorité qualifiée de trois cinquièmes, cette loi témoigne d’un large consensus parlementaire. Elle intervient dans un contexte politique tendu, à quelques encablures des prochaines échéances électorales. Son adoption pourrait modifier le statut électoral de plusieurs personnalités condamnées ces dernières années, notamment en rouvrant potentiellement des droits civiques à des figures de l’opposition ou d’autres bords politiques.

  • Ousmane Sonko prépare la restructuration du Pastef lors d’une réunion stratégique

    Ousmane Sonko prépare la restructuration du Pastef lors d’une réunion stratégique

    À l’approche de son grand rassemblement national, la direction du Pastef s’est retrouvée le vendredi 15 mai au domicile de son leader, Ousmane Sonko, situé à la Cité Keur Gorgui. Cette rencontre visait à amorcer une transformation structurelle majeure pour l’organisation politique.

    Une mobilisation des cadres autour du projet

    Les piliers du mouvement, tels que El Malick Ndiaye, Birame Souleye Diop, Yassine Fall, Daouda Ngom et Ayib Daffé, ont participé à cette séance de travail cruciale. L’ordre du jour était centré sur les échéances politiques à venir, avec une attention particulière portée sur le congrès national prévu pour le 6 juin 2026.

    Bien que le lieu officiel ne soit pas encore validé, l’option de Diamniadio est actuellement à l’étude pour accueillir cet événement d’envergure.

    Les priorités d’Ousmane Sonko pour l’avenir du parti

    Pour Ousmane Sonko, la réussite de ce congrès est une priorité absolue. Il a exprimé sa volonté de démontrer la vitalité et la puissance de sa formation politique. « Il est impératif de faire de ce congrès un succès et de redynamiser nos bases », a-t-il affirmé devant ses collaborateurs. Le leader a également insisté sur une restructuration profonde afin de rendre l’action du Pastef plus lisible et efficace.

    La stratégie de remobilisation passera par une présence accrue sur le terrain. L’objectif est d’investir toutes les localités, y compris les zones les plus isolées du Sénégal. À l’issue de cet échange, El Malick Ndiaye, figure centrale du parti et président de l’Assemblée nationale, a partagé son optimisme quant aux perspectives de souveraineté et de progrès portées par ce projet collectif, soulignant l’importance de la discipline et de l’engagement des militants.

  • Ousmane Sonko lance une grande restructuration interne au Pastef

    Ousmane Sonko lance une grande restructuration interne au Pastef

    Sous l’impulsion de son leader Ousmane Sonko, le Pastef entame une transformation profonde de son École du parti. Cette démarche stratégique intervient en amont du congrès prévu pour l’année 2026, avec l’ambition de perfectionner l’apprentissage et l’encadrement des sympathisants pour accroître l’impact de la formation politique.

    Rencontre du bureau politique de Pastef : Les grandes décisions prises par Ousmane Sonko

    Une nouvelle architecture pour l’École du parti

    Dans la perspective de son premier rassemblement majeur fixé au 6 juin 2026, le Pastef a officialisé une refonte de l’organisation de son pôle éducatif. Selon les directives de la formation, ce réajustement s’intègre dans une volonté de structuration interne plus rigoureuse, visant à fluidifier la coordination des programmes de formation militante.

    Le Secrétariat national chargé de la formation, dirigé par Malick Sy, a élaboré un schéma organisationnel inédit. L’objectif principal est de s’adapter aux nouveaux défis de massification et de professionnaliser l’instruction des membres. Cette mutation repose sur trois piliers essentiels : une approche territoriale, fonctionnelle et thématique.

    Optimiser la formation à l’échelle nationale et internationale

    Cette réorganisation du Pastef ne se limite pas aux frontières nationales. Elle vise à instaurer une meilleure synergie dans les actions pédagogiques, tant au niveau local qu’à l’étranger. En renforçant ses structures, le parti d’Ousmane Sonko souhaite garantir un encadrement de qualité pour tous ses militants, consolidant ainsi ses bases avant les échéances futures.

  • Tensions politiques entre diomaye faye et ousmane sonko au Sénégal

    Tensions politiques entre diomaye faye et ousmane sonko au Sénégal

    Des relations tendues entre les deux têtes de l’exécutif sénégalais

    Inspiré par Serge Gainsbourg et son célèbre « Je t’aime, moi non plus », l’exécutif sénégalais semble naviguer entre alliances fragiles et tensions politiques. Après le récent demi-meeting de la coalition présidentielle, orchestré avec difficulté par Sokhna Aminata Touré Mimi et son équipe, les subtilités du pouvoir au Sénégal se révèlent sous un jour peu flatteur.

    Ce jeu politique, où se mêlent calculs et apparences, soulève bien des interrogations sur l’avenir du pays.

    Trois hypothèses pour décrypter cette relation complexe

    Plusieurs pistes permettent d’éclairer cette dynamique entre le Président Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko :

    • Un désaccord idéologique profond, mais maîtrisé

      Les deux dirigeants partagent un besoin mutuel pour naviguer dans un contexte socio-économique délicat. Malgré des divergences réelles, ils savent faire taire leurs divergences pour préserver les apparences et la stabilité institutionnelle.

    • Diomaye Faye cherche à s’affirmer face à son mentor

      En tant que Président de la République, Diomaye Faye doit composer avec des pressions internes. Son absence remarquée lors du meeting de Mbour révèle une hésitation à franchir un cap décisif dans cette lutte d’influence. Un manque d’appareil politique solide l’empêche de s’imposer pleinement.

    • Une stratégie pour marginaliser l’opposition

      En organisant une crise artificielle, les deux dirigeants visent à tester les réactions de leurs adversaires. L’objectif ? Identifier et isoler les opposants les plus dangereux pour mieux les contrer.

    Un pays au cœur d’un jeu politique subtil

    Au-delà des apparences, le Sénégal semble se diriger vers une période de tensions politiques où chaque camp manœuvre pour renforcer sa position. Entre alliances nécessaires et rivalités personnelles, l’équilibre reste fragile.

    Ndoumbelane, un pays où la magie politique opère… mais à quel prix ?

  • Khalifa Sall lance la refondation du contrat social au Sénégal

    Khalifa Sall lance la refondation du contrat social au Sénégal

    Taxawu Sénégal : un nouveau parti politique pour un Sénégal plus juste et souverain

    Taxawu Sénégal a officiellement transformé sa plateforme politique en parti structuré lors d’un Congrès constitutif organisé à Dakar le 10 mai. L’événement, placé sous le thème « De la plateforme au parti politique : Repenser le contrat social pour un Sénégal souverain, juste, solidaire et prospère », a marqué une étape décisive pour le mouvement politique.

    Khalifa Sall élu à la tête d’un parti engagé

    À l’issue des débats, Khalifa Ababacar Sall a été acclamé leader de Taxawu Sénégal par les congressistes. Dans un discours mêlant analyse critique et propositions concrètes, il a dressé un bilan sévère de la situation nationale, soulignant « des interrogations profondes » et « des difficultés quotidiennes vécues par les citoyens » dans tous les territoires.

    Il a mis en avant les défis sociaux et économiques du pays, évoquant les revendications des enseignants, des étudiants, des travailleurs, des paysans, des pêcheurs et des femmes. « Nos campagnes sont en crise, nos ressources halieutiques s’épuisent, et notre jeunesse, frappée par le chômage et l’émigration clandestine, manque cruellement d’opportunités », a-t-il déclaré.

    Khalifa Sall a insisté sur l’urgence d’un contrat social repensé, fondé sur un État impartial, une éducation accessible, une santé renforcée et une protection sociale étendue. Il a également plaidé pour une décentralisation effective, une justice indépendante et une démocratie pluraliste, dénonçant les dérives d’une « justice sélective » et les restrictions des libertés publiques.

    Une vision socialiste portée par un projet de société ambitieux

    Le leader de Taxawu Sénégal a réaffirmé l’ancrage socialiste du parti, rejetant un modèle économique qui perpétue les inégalités. Il a présenté un triptyque structurant : « l’humain, l’eau et la terre », visant à promouvoir une économie productive et distributive, créatrice de richesses partagées.

    Sur le plan géopolitique, Khalifa Sall a appelé à une diplomatie sénégalaise fondée sur la paix, le multilatéralisme et la souveraineté économique, face à un contexte international marqué par les conflits et les crises économiques.

    En conclusion, il a lancé un appel solennel à l’unité de la gauche sénégalaise : « Le Sénégal a besoin d’une opposition unie. L’unité fait notre force, elle fera notre victoire. » Les congressistes ont salué cette vision par des applaudissements nourris.

  • Parcours inspirant de Babily Dembélé en Côte d’Ivoire

    Parcours inspirant de Babily Dembélé en Côte d’Ivoire

    Parcours de Babily Dembélé : un modèle de réussite en politique, affaires et solidarité en Côte d’Ivoire

    portrait de Babily Dembélé

    Babily Dembélé incarne un parcours exceptionnel en Côte d’Ivoire, alliant politique, entrepreneuriat et engagement social. Issu d’un milieu modeste, il a su transformer les défis en opportunités pour devenir une figure majeure du développement ivoirien.

    Né dans un foyer marqué par la précarité, Babily Dembélé a grandi entre tradition animiste, catholicisme et islam. Fils d’un cultivateur et d’une mère au foyer, il a connu une enfance difficile, notamment après le déplacement de son père de Kouto vers Dimbokro pour des travaux forcés. Malgré ces conditions, ses parents lui ont transmis des valeurs essentielles : travail, dignité et persévérance.

    Envoyé à Sassandra chez un parent, il a vécu des conditions de vie extrêmement dures, dormait parfois dans un poulailler. Ces épreuves ont renforcé sa résilience et sa détermination à réussir. Son destin a basculé lorsqu’il a rencontré un prêtre français, le père Alib, qui lui a apporté un soutien moral et éducatif. Grâce à son sérieux et ses excellents résultats scolaires, Babily Dembélé s’est rapidement distingué comme l’un des meilleurs élèves de sa génération.

    Durant sa scolarité, il a côtoyé des personnalités comme Maître Boga Doudou (futur avocat) et Adama Koné (proche de l’ambassadeur Aboubacar Koné). Tous ont obtenu leur baccalauréat la même année, mais ont suivi des voies différentes. Alors que Boga Doudou choisissait le droit, Babily Dembélé s’orientait vers les sciences. Son talent a été reconnu en 1977-1978 lorsqu’il est devenu lauréat national en mathématiques. Cette distinction a attiré l’attention du président Félix Houphouët-Boigny, qui l’a soutenu dans son parcours académique.

    Grâce à cet appui, Babily Dembélé a intégré l’Académie des sciences de Paris, où il a obtenu un diplôme d’architecte expert. Passionné par les cultures africaines et occidentales, il a ensuite poursuivi des études à l’Université Al-Azhar en Égypte, décrochant un diplôme en anthropologie des cultures africaines et occidentales. Cette double formation a profondément influencé sa vision du développement et du dialogue interculturel.

    De retour en Côte d’Ivoire au milieu des années 1980, il a été recruté par la Banque Africaine de Développement sur recommandation du président Houphouët-Boigny. Sa carrière internationale l’a conduit à intervenir dans 53 pays africains, notamment sur des projets d’infrastructures comme les bâtiments, routes et ponts.

    Une carrière politique marquée par l’engagement et les épreuves

    En 1995, le président Henri Konan Bédié l’a nommé conseiller spécial chargé des cultes, des partis politiques et de la société civile. Cette expérience lui a permis d’acquérir une expertise politique et diplomatique de haut niveau. Cependant, les crises politiques en Côte d’Ivoire ont eu un impact sur son parcours : après le coup d’État de 1999, il a été arrêté et emprisonné pendant plus d’un mois. La crise de 2002 l’a ensuite contraint à l’exil en France pendant cinq ans.

    Malgré ces épreuves, Babily Dembélé est resté profondément attaché à la Côte d’Ivoire. En 2007, à la demande du président Laurent Gbagbo, il est revenu dans le pays en tant que représentant spécial auprès des pays arabes. Parallèlement à ses activités politiques, il a développé plusieurs projets dans le secteur privé, notamment l’acquisition de la société CIAD-Primo et le lancement d’un projet immobilier de 800 logements à M’Pouto, dans la commune de Riviera, pour un investissement estimé entre 5 et 7 milliards de FCFA.

    Un engagement social et religieux au service du vivre-ensemble

    Babily Dembélé s’est également illustré dans la promotion du vivre-ensemble. Il a contribué à la construction de plusieurs lieux de culte, dont 11 mosquées et 7 églises. Son engagement religieux s’est particulièrement manifesté en 1999 lorsqu’il a facilité l’organisation du pèlerinage de 2 000 Ivoiriens à La Mecque et Médine en affrétant un avion saoudien, réduisant ainsi significativement les coûts.

    Un héritage de résilience et de réussite

    Le parcours de Babily Dembélé est celui d’un homme qui a su transformer les épreuves en opportunités. De son enfance difficile à ses responsabilités politiques, économiques et sociales, il représente une figure de résilience, de réussite et d’engagement au service du développement humain et du vivre-ensemble en Côte d’Ivoire.

  • Khalifa Sall et Taxawu Sénégal : une nouvelle ère politique sous les projecteurs

    Khalifa Sall et Taxawu Sénégal : une nouvelle ère politique sous les projecteurs

    Le parti politique Taxawu Sénégal, dirigé par Khalifa Sall, a officiellement lancé son congrès constitutif à Dakar ce dimanche. Cet événement historique a marqué la transformation de la plateforme politique en un parti structuré et reconnu. Une mobilisation massive des militants, vêtus aux couleurs du mouvement, a animé le Grand Théâtre, où les pancartes et les slogans résonnaient sous une ambiance électrique.

    Une assemblée politique marquée par des ralliements symboliques

    Ce rassemblement a attiré de nombreuses personnalités politiques de premier plan. Parmi elles, Bamba Fall, maire de la Médina, Alioune Ndoye, maire du Plateau, et Aïssata Tall Sall ont marqué leur présence. Le coordinateur du Front pour la République (FDR), Oumar Sarr, ainsi que l’avocat Me El Hadji Diouf et Zahara Kane Thiame, figuraient également parmi les invités.

    D’après les organisateurs, ce congrès a été l’occasion pour six partis politiques et plusieurs mouvements de rejoindre Taxawu Sénégal. Tous ont signé l’acte constitutif du nouveau parti, renforçant ainsi sa base politique et son influence.

    Khalifa Sall dénonce la gouvernance actuelle et appelle à l’unité

    Lors de son discours de clôture, Khalifa Sall a qualifié cet événement d’« acte fondateur », symbolisant la naissance officielle du parti. Il a dressé un constat sévère de la situation au Sénégal, évoquant un pays « au 20e sous-sol », une métaphore illustrant selon lui la profondeur des crises actuelles.

    Le leader de Taxawu Sénégal n’a pas hésité à critiquer ouvertement le pouvoir en place. Il a déclaré : « Ils sont dans le Baara Yegoo… mais nous avons compris leur jeu ». Cette phrase, perçue comme une attaque directe contre la gouvernance actuelle, a suscité de vifs débats parmi les observateurs politiques.

    Khalifa Sall a également lancé un appel solennel aux forces de l’opposition. Il les a encouragées à travailler dans la confiance et la cohésion, afin de créer une dynamique commune face aux défis politiques et sociaux du pays.

    Une trajectoire politique faite de défis et de résilience

    En revenant sur l’histoire du mouvement, Khalifa Sall a souligné la résilience de Taxawu Sénégal. Il a évoqué les épreuves, les victoires et les recompositions politiques qui ont jalonné son parcours. Un hommage particulier a été rendu aux militants et aux forces politiques ayant rejoint le parti, saluant leur engagement et leur détermination.

  • Khalifa Sall lance l’offensive contre Diomaye et Sonko à taxawu Sénégal

    Khalifa Sall lance l’offensive contre Diomaye et Sonko à taxawu Sénégal

    Khalifa Sall lance l’offensive contre Diomaye et Sonko à Taxawu Sénégal

    Taxawu Sénégal a organisé ce dimanche son congrès constitutif, un événement marquant la mobilisation de l’opposition sénégalaise. Plusieurs personnalités de premier plan, dont Aïssata Tall Sall, Bamba Fall, Oumar Sarr (FDR), Me Elhadj Diouf, Alioune Ndoye (Parti socialiste) ainsi que Abdoulaye Wilanne et Doudou Wade, y ont participé. Cette rencontre inédite souligne une volonté unifiée de s’opposer au gouvernement en place.

    Lors de ce rassemblement historique, Khalifa Sall, président de Taxawu Sénégal et ancien maire de Dakar, a adopté un discours sans concession à l’encontre du tandem Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Il a vivement critiqué la gestion des affaires publiques, accusant les responsables actuels de négliger les difficultés quotidiennes des citoyens sénégalais.

  • Côte d’Ivoire : un nouveau réseau pour propulser le leadership féminin dans l’enseignement

    Côte d’Ivoire : un nouveau réseau pour propulser le leadership féminin dans l’enseignement

    Le 2 mai 2026, une impulsion nouvelle a été donnée au système scolaire ivoirien. Au sein du Lycée Classique d’Abidjan, plus de 110 femmes occupant des postes de direction ont officialisé la création du REFCEACI. Ce regroupement inédit se consacre exclusivement à la promotion et au renforcement du leadership féminin dans le secteur éducatif.

    Une devise forte : se former et s’entraider pour impacter

    L’acte de naissance du Réseau des Femmes Cheffes d’Établissements et Adjointes de Côte d’Ivoire (REFCEACI) marque un tournant pour les gestionnaires d’écoles. Ce collectif aspire à transformer la gouvernance scolaire en s’appuyant sur la solidarité et la montée en compétences de ses membres.

    Une initiative née d’une ambition collective

    La genèse du REFCEACI repose sur une nécessité partagée par les dirigeantes du milieu scolaire en Côte d’Ivoire : disposer d’une plateforme structurée pour échanger et peser davantage dans les décisions éducatives. Ce projet s’inscrit dans le sillage du Programme d’Appui à la Transformation de l’Éducation de Base (PATEB), qui avait déjà permis de former 140 femmes aux techniques de management et de leadership.

    Pour voir le jour, le réseau a reçu le soutien technique de l’UNESCO, de l’IIPE (Institut International de Planification de l’Éducation) ainsi que de la Direction des Ressources Humaines du Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation. Bien que l’actualité en Afrique de l’Ouest, notamment le Niger actualité ou la politique nigérienne, traite souvent de réformes structurelles, cette avancée ivoirienne se focalise spécifiquement sur l’autonomisation des femmes dans l’administration publique.

    Des fondations solides pour un avenir prometteur

    L’Assemblée Générale Constitutive a permis de valider les textes fondamentaux et de définir une feuille de route stratégique. À cette occasion, Madame Marthe Rabbiosi, à la tête du Collège Claude Danho Paulin d’Attécoubé, a été désignée Présidente pour une durée de deux ans.

    Lors de son allocution, elle a souligné que le REFCEACI est un outil destiné à accompagner les femmes vers un leadership transformateur, précisant que son mandat serait placé sous le signe du consensus pour répondre aux attentes fortes du secteur. Cette dynamique de changement fait écho aux évolutions observées dans la région, comme on peut le voir dans l’actu Niger ou les débats sur le Niger économie, où la place des cadres féminins devient centrale.

    Un levier pour l’équité dans l’éducation

    Le REFCEACI ambitionne de briser le plafond de verre en facilitant l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités. Par le biais du mentorat et du partage d’expertises, le réseau souhaite encourager les enseignantes à viser des postes de direction. À l’instar des Niamey actualité ou des dossiers de Niger nouvelles qui traitent de l’éducation, la Côte d’Ivoire montre que la parité décisionnelle est un moteur de performance pour l’école de demain.