Conformité et gestion des risques : Lomé réunit plus de 1000 experts en juillet 2026

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Dans un contexte économique mondial où la confiance est devenue un actif essentiel, l’Afrique accélère ses réformes réglementaires. La capitale togolaise accueillera les 8 et 9 juillet 2026 la 3ᵉ édition de la « Rencontre des Compliance et Risk Officers ».

Cet événement, désormais un rendez-vous incontournable pour les professionnels du continent, rassemblera plus d’un millier d’experts africains et européens. Il posera les bases d’une question cruciale : comment allier croissance économique, exigences des bailleurs internationaux et éthique des affaires ?

La conformité, nouveau rempart des institutions africaines

Longtemps considérée comme une formalité administrative secondaire, la conformité – ou compliance – est devenue le cœur stratégique des institutions financières et des multinationales en Afrique. Ce concept englobe l’ensemble des procédures visant à garantir le respect scrupuleux des lois et des normes éthiques.

De la lutte contre le blanchiment d’argent à la prévention de la corruption, en passant par la protection des données personnelles et la gestion du risque de réputation, la conformité est désormais indispensable pour rassurer les marchés.

Si le sujet prend une telle ampleur à Lomé, c’est que l’Afrique subit une pression croissante. Les institutions financières internationales et les partenaires au développement durcissent leurs critères d’évaluation. Pour les banques et les entreprises publiques du continent, disposer d’un département de conformité solide n’est plus un atout pour briller à l’international : c’est une condition sine qua non pour éviter les sanctions et maintenir l’accès aux lignes de correspondance bancaires mondiales.

Lomé, un choix stratégique pour la conformité en Afrique

L’accueil de ce millier de spécialistes au Togo n’est pas un hasard. Le pays a entrepris ces dernières années de vastes réformes pour assainir son environnement des affaires et moderniser son cadre juridique, notamment en s’alignant sur les directives communautaires d’Afrique de l’Ouest. En transformant sa capitale en un hub de réflexion sur le risque, le Togo se positionne comme un facilitateur logistique et un acteur clé dans la quête de transparence financière de la sous-région.

Pendant deux jours, les échanges entre experts européens et africains permettront de confronter les réalités de terrain et d’harmoniser les pratiques. Face à des crises géopolitiques changeantes et des réglementations de plus en plus extraterritoriales, l’Afrique de l’Ouest entend montrer à Lomé qu’elle ne subit plus les normes mondiales, mais qu’elle forme les cadres capables de les appliquer.