Crise politique au Cameroun : le conseil constitutionnel appelé à trancher

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crise politique au Cameroun : le conseil constitutionnel appelé à trancher

Le Cameroun fait face à une situation politique tendue après plus d’un mois et demi d’absence du président Paul Biya, parti en Suisse pour un séjour privé.

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une absence prolongée qui interroge

Le président Paul Biya, chef de l’État camerounais, n’a pas quitté le sol helvétique depuis son départ le 7 juin pour un séjour privé. Près de six semaines plus tard, son retour à Yaoundé n’est toujours pas annoncé. Cette absence prolongée, inhabituelle pour un dirigeant de 93 ans, alimente les spéculations sur son état de santé et relance les interrogations quant à la gestion du pouvoir.

Les réactions divergent selon les sensibilités politiques. Certains y voient un signe de faiblesse institutionnelle, tandis que d’autres minimisent l’importance de cette situation. Quoi qu’il en soit, cette crise latente place le Cameroun sous haute tension.

Nintcheu exige une intervention du conseil constitutionnel

Le député Jean-Michel Nintcheu, figure de l’opposition camerounaise, a interpellé le conseil constitutionnel pour qu’il constate officiellement la vacance du pouvoir. Dans un message publié sur son réseau social le 17 juillet, il a directement appelé l’institution à trancher : « Le conseil constitutionnel doit constater la vacance au sommet de l’État ». Une prise de position qui s’inscrit dans une logique de pression politique et de respect des institutions.

le pouvoir rassure, mais les doutes persistent

Face aux critiques, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, a tenté de calmer le jeu. Christophe Mien Zok, directeur de la propagande de la formation politique, a tenu à rassurer : « Le pouvoir n’est pas vacant. Le Lion n’est pas parti ». Malgré cette affirmation, les actes officiels continuent d’être signés par le président Biya depuis Genève, comme en témoignent les messages de félicitations adressés à des dirigeants étrangers, dont Emmanuel Macron à l’occasion de la fête nationale française.