Un citoyen français est actuellement privé de liberté au Sénégal après avoir été interpellé le 14 février dernier. Selon des informations diplomatiques, les motifs de son arrestation incluent des « actes contre-nature », mais aussi des accusations d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux et de tentative de transmission du VIH. Cette interpellation s’inscrit dans un contexte de multiplication des procédures judiciaires de ce type dans le pays.

L’ambassade de France à Dakar suit ce dossier avec une attention particulière. Dans le cadre de la protection consulaire, notre compatriote a déjà pu recevoir quatre visites des services diplomatiques. En parallèle, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères maintient un lien étroit avec la famille du détenu pour assurer un suivi constant de l’affaire.
Un durcissement législatif marqué contre l’homosexualité
Cette arrestation intervient alors que le Sénégal a récemment renforcé son arsenal répressif. Depuis le 31 mars, une nouvelle législation punit plus sévèrement les « actes contre-nature », doublant les peines de prison encourues. Désormais, les individus suspectés risquent entre cinq et dix ans d’incarcération, ainsi que des amendes comprises entre 3 000 et 15 000 euros.
Ce projet de loi a été porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait exprimé dès février sa volonté de définir plus strictement ces actes au regard de la loi sénégalaise. Depuis l’entrée en vigueur de ces mesures, de nombreuses interpellations sont rapportées de manière régulière sur l’ensemble du territoire.
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a qualifié ces dispositions de « profondément préoccupantes », estimant qu’elles bafouent les droits humains fondamentaux.
La France a tenu à rappeler son engagement pour le respect universel des Droits de l’Homme et son combat pour la dépénalisation de l’homosexualité à l’échelle mondiale. Paris réaffirme son soutien aux personnes victimes de discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, particulièrement là où de nouvelles lois mettent en péril leurs droits et leur sécurité.
