Une violente offensive a ciblé un convoi mixte composé d’éléments du Corps africain russe et des forces armées maliennes. Cette embuscade, survenue le 9 septembre aux abords de la localité de Kaka, située dans le secteur de Mopti, s’est soldée par la mort de 13 combattants russes et maliens.
À l’issue de cet assaut, les assaillants du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) ont mis la main sur un arsenal militaire conséquent. Le butin déclaré comprend notamment quatorze motos, deux mitrailleuses de type PKM, six fusils d’assaut Kalachnikov, six grenades ainsi qu’un important stock de munitions.
Cette nouvelle confrontation rappelle un précédent épisode survenu le 14 juillet dernier dans le nord du Mali. À cette date, une colonne militaire transportant une centaine de soldats maliens et plus de 200 paramilitaires russes du ministère de la Défense avait subi une attaque dévastatrice. Le bilan de cette précédente opération faisait état d’une soixantaine de pertes dans les rangs maliens, de dizaines de blessés et d’au moins 30 prisonniers.
Face à la multiplication de ces embuscades hautement coordonnées dans la région, aucune stratégie d’envergure n’a encore été déployée par Bamako ou Moscou pour endiguer la menace.

L’expansion continue du JNIM au Sahel
Affilié officiel d’Al-Qaïda au Sahel, le JNIM s’impose comme l’une des coalitions armées les plus redoutables de la zone. Né le 2 mars 2017 de la fusion d’entités telles qu’Ansar Dine, Al-Mourabitoun, la Katiba du Sahara et la Katiba Macina, le mouvement a fait du Mali son sanctuaire principal.
Toutefois, l’influence du groupe dépasse désormais largement les frontières maliennes. Ses unités mènent régulièrement des incursions au Burkina Faso et au Niger, tout en étendant progressivement leur rayon d’action vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, à l’instar du Bénin et du Togo.
