France-Maroc : un rapprochement stratégique malgré les tensions autour de pegasus

Écrit par

dans

France-Maroc : un nouveau souffle pour la coopération bilatérale

À l’occasion d’une visite officielle à Rabat, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a marqué un tournant dans les relations entre la France et le Maroc. Lors de cette rencontre avec le Chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch, les deux pays ont affiché une volonté commune de renforcer leur partenariat, malgré les récentes révélations autour du logiciel espion Pegasus.

Rencontre entre la France et le Maroc pour renforcer leur coopération stratégique

Une dynamique diplomatique relancée

Le Premier ministre français a salué un « moment charnière » dans l’histoire des relations franco-marocaines. Ce rapprochement s’inscrit dans la continuité de la reconnaissance, par le président Emmanuel Macron, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en 2024. Une décision qui avait mis fin à plusieurs années de tensions et ouvert la voie à une collaboration renforcée.

Sécurité, économie et projets communs au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur plusieurs axes majeurs :

  • La coopération sécuritaire : lutte contre le terrorisme, le narcotrafic et les menaces jihadistes au Sahel ;
  • Les investissements économiques : interconnexion électrique, projets d’infrastructure comme une future ligne de RER à Rabat, et financements de l’Agence française de développement pour des initiatives dans le domaine de l’eau ;
  • Un traité bilatéral « hors normes » : en préparation, il pourrait être signé lors de la prochaine visite du roi Mohammed VI en France.

Une douzaine d’accords ont été signés pour concrétiser ces engagements.

Pegasus : un sujet évité mais bien présent

Malgré les nouvelles révélations concernant l’utilisation présumée du logiciel Pegasus par le Maroc, aucun commentaire officiel n’a été formulé. Les autorités françaises ont choisi de mettre l’accent sur la priorité donnée au renforcement de la confiance entre les deux pays. Le Maroc, quant à lui, a rejeté ces accusations, les qualifiant d’« infondées et mensongères ».