Gazoduc Nigeria-Maroc : les premières études topographiques lancées sur l’axe ouest-africain

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Gazoduc Nigeria-Maroc : les premières études topographiques lancées sur l’axe ouest-africain

Le projet d’envergure du gazoduc Nigeria-Maroc entre dans une phase décisive avec le lancement des premières études topographiques sur son segment nord. Ces investigations, menées par le cabinet marocain Etafat, couvrent trois pays majeurs : le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal.

La mise en route de ces travaux a été officialisée après une réunion technique entre les experts d’Etafat — filiale du groupe français Parera — et les représentants de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) ainsi que de la Nigerian Petroleum Company (NNPC). Le cabinet a partagé des images aériennes des premières opérations, soulignant son engagement dans ce projet stratégique et sa détermination à le mener à bien.

Premières études topographiques du gazoduc Nigeria-Maroc

Ces études, qui s’étendront jusqu’au printemps 2025, porteront non seulement sur les aspects topographiques, mais aussi géophysiques et géotechniques du tracé. Elles sont réalisées en partenariat avec le groupe français Fondasol, représenté par Stéphane Ciesielski, directeur des activités internationales.

Des défis techniques et logistiques majeurs

L’expert en énergie Amin Bennouna a souligné la complexité de ces opérations par rapport aux études offshore. Contrairement à ces dernières qui se limitent à des aspects purement techniques, les investigations terrestres doivent intégrer de nombreux paramètres :

  • Les contraintes d’accès via les routes ou autres infrastructures ;
  • Les enjeux fonciers, notamment dans les zones urbaines en expansion ;
  • La recherche du tracé optimal pour le gazoduc sur cet axe ouest-africain.

Ces éléments sont cruciaux pour garantir la faisabilité et la durabilité du projet sur le long terme.

Un projet pharaonique aux ambitions continentales

Ce gazoduc, d’une longueur impressionnante de 5 600 km, représente un investissement estimé à 25 milliards de dollars. Il reliera le Nigeria à l’Europe en traversant 13 pays de la côte ouest-africaine. Une fois achevé, il sera connecté au Gazoduc Maghreb-Europe au Maroc, puis intégré au réseau gazier européen.

Ce projet ambitieux vise à renforcer la sécurité énergétique de l’Afrique de l’Ouest tout en ouvrant de nouvelles perspectives économiques pour les pays traversés.