La Côte d’Ivoire s’engage résolument dans une nouvelle ère éducative, plaçant au cœur de ses priorités la valorisation des langues nationales. Du 10 au 12 juillet 2026, la ville de Grand-Bassam a accueilli un atelier crucial, marquant une étape décisive dans l’élaboration de la Politique linguistique de l’éducation. Sous la haute présidence du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan KOFFI, cette rencontre a rassemblé des acteurs majeurs du secteur.
L’objectif principal de cet événement était de présenter les conclusions d’une recherche de terrain approfondie et de pré-valider le projet de politique. Experts, responsables éducatifs et partenaires techniques et financiers ont œuvré de concert pour doter la Côte d’Ivoire d’un cadre de référence solide. Ce cadre est destiné à faciliter une intégration optimale des langues nationales dans les parcours d’apprentissage, contribuant ainsi de manière significative à l’élévation de la qualité de l’enseignement à travers le pays.
Lors de l’ouverture des travaux, MAH Louhan Mamadou, directeur de l’Alphabétisation des adultes et de l’Éducation des adultes et des jeunes (DAAJE), a chaleureusement remercié le ministre N’Guessan KOFFI pour son soutien indéfectible à ce projet d’envergure. Il a souligné l’importance capitale de la promotion des langues nationales, les considérant comme un moteur essentiel du développement socio-éducatif.
« La Côte d’Ivoire, avec sa richesse linguistique exceptionnelle, possède un patrimoine culturel inestimable. Sa préservation est cruciale, notamment pour améliorer la qualité de l’éducation. C’est précisément dans cette optique que s’inscrit l’élaboration de notre Politique linguistique de l’éducation », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de capitaliser sur cet héritage pour enrichir les apprentissages.
Représentant le ministre, DIOMANDÉ Mabintou épouse CHERIF, inspectrice générale et secrétaire générale de l’Inspection générale, a exprimé la gratitude du gouvernement envers les partenaires techniques et financiers, dont l’engagement constant est précieux pour le renforcement du système éducatif ivoirien. Elle a mis en lumière les défis complexes auxquels les systèmes éducatifs contemporains sont confrontés face aux profondes transformations mondiales.
Selon elle, pour relever ces défis – améliorer la qualité des apprentissages, réduire les inégalités, favoriser l’inclusion et préparer la jeunesse aux évolutions économiques, sociales, technologiques et culturelles – des politiques éducatives solidement ancrées dans les réalités nationales sont indispensables. « La langue est sans conteste l’une de ces ressources précieuses », a-t-elle déclaré, soulignant que l’intégration des langues nationales rendra les enseignements plus accessibles et pertinents pour les contextes locaux.
Les conclusions issues de cet atelier sont attendues avec un grand intérêt, en raison de leur portée stratégique. Elles devraient paver la voie à la finalisation d’un document de politique linguistique, qui servira de guide pour l’utilisation et l’appropriation des langues au sein du système éducatif ivoirien. À terme, cette initiative ambitieuse vise à transformer les langues nationales en un puissant levier d’inclusion, de réussite scolaire et de sauvegarde du patrimoine culturel, tout en optimisant l’efficacité des apprentissages pour les générations futures de Côte d’Ivoire.
