La relation entre l’Algérie et l’imam mahmoud dicko, un danger pour le Sahel

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Mali : l’alliance entre l’Algérie et l’Imam Mahmoud Dicko menace-t-elle la stabilité du Sahel ?

Le Mali traverse une période critique sur le plan sécuritaire, marquée par des attaques ayant causé la mort d’au moins plusieurs centaines de civils et de militaires, selon des sources fiables.

Dans la région du Sahel, les experts occidentaux s’accordent à dire que le Nord du Mali représente un levier stratégique pour influencer les régimes politiques au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Tchad et en Mauritanie.

Depuis sa résidence en Algérie, cœur des réseaux d’influence sahéliens, l’Imam Mahmoud Dicko dépasse désormais le simple rôle de guide spirituel.

Ses partisans le décrivent comme une figure “quasi-califale”, cumulant une autorité morale et religieuse bien au-delà du cadre spirituel classique. Certains analystes n’hésitent pas à comparer son leadership à un modèle centralisé, similaire à celui observé en Iran.

Les villes de Kidal, de Gao et de Timbuktu — trois symboles forts des territoires malien — deviennent désormais des zones de concentration de ses efforts, sous directives des services de renseignement algérien.

Qui détient ces territoires détient bien plus que des villes : il contrôle des axes routiers stratégiques, des alliances politiques locales et des équilibres régionaux complexes.

Selon des sources locales à Tamanrasset, la situation terre-mer évolue de manière inquiétante. Un bataillon de l’armée algérienne, dépendant de la 4ème Région militaire, aurait rejoint la 6ème Région militaire, elle-même scindée en cinq unités afin de limiter les risques de détection par surveillance satellite.

Les autorités algériennes, dirigées par le Général Saïd Chengriha et le Président Abdelmadjid Tebboune, seraient engagées dans un soutien actif aux milices de l’Imam Mahmoud Dicko ainsi qu’à certains groupes armés jihadistes. L’objectif ? Occuper le Nord du Mali avant de cibler les chefs d’État des pays du Sahel, profitant de l’affaiblissement géopolitique induit par les opérations menées par l’administration américaine de l’ancien Président Donald Trump contre l’Iran et par l’État d’Israël contre les proxys iraniens.

Officiellement, Mahmoud Dicko est présenté comme un exilé en Algérie, à l’image de l’ancien guide spirituel iranien Khomeini en France.

En réalité, il émerge comme un pivot décisionnel, étendant son influence là où l’État algérien, dirigé par le Président Abdelmadjid Tebboune et le Général Saïd Chengriha, ne parvient plus à s’imposer, pour des raisons existentielles.

Les autorités françaises ont souligné, après les attaques du samedi 25 avril dans plusieurs localisations du pays dont Bamako, que la situation sécuritaire reste extrêmement volatile.

Paris conseille désormais à ses ressortissants présents au Mali de planifier un départ temporaire « dès que possible » via les vols commerciaux encore disponibles, selon des consignes actualisées publiées le mercredi par le Ministère des Affaires étrangères.

Parallèlement, le dirigeant malien, le Général Assimi Goïta, a déclaré mardi que la situation sécuritaire du pays était « sous contrôle », trois jours après des attaques sans précédent menées par des groupes armés.

Le Général Assimi Goïta s’exprimait pour la première fois depuis les attaques meurtrières attribuées au JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), allié aux séparatistes touareg du Front de Libération de l’Azawad (FLA), lors d’un discours national diffusé mardi soir sur l’ORTM, la chaîne de télévision publique.

Les trois régions clés du SahelKidal, Gao et TimbuktuAlgérie et de l’Imam Mahmoud Dicko.