L’Africa Corps accusé de largage d’armes à sous munitions au Mali

Avion de combat russe Su-24M en approche d’un ravitailleur dans la région de Kaliningrad

Des accusations graves pèsent sur les forces russes déployées au Mali depuis plusieurs semaines. Selon les premiers rapports, des sous-munitions auraient été larguées par des appareils de l’Africa Corps sur des zones habitées, provoquant l’inquiétude des populations locales et des observateurs internationaux.

Une opération militaire controversée

Les images et témoignages recueillis sur place révèlent l’ampleur des dégâts causés par ces armes à fragmentation, interdites dans de nombreux pays en raison de leur dangerosité pour les civils. Les habitants des villages touchés décrivent des scènes de désolation, avec des terrains jonchés de débris métalliques et des familles contraintes de fuir pour échapper aux risques d’explosion.

Les autorités maliennes n’ont pas encore réagi officiellement à ces allégations, mais des sources locales évoquent une collaboration accrue entre les forces de Bamako et l’Africa Corps depuis le retrait des troupes françaises en 2022.

Des conséquences humanitaires alarmantes

Les organisations de défense des droits de l’homme s’alarment de l’impact de ces opérations sur les populations civiles. Les sous-munitions, conçues pour disperser des centaines de petites bombes sur de vastes zones, laissent des séquelles durables : blessures graves, handicaps permanents et destruction des moyens de subsistance.

Un expert en armement a déclaré sous couvert d’anonymat : « Ces armes sont particulièrement meurtrières pour les enfants, qui les confondent souvent avec des jouets. Leur utilisation viole les conventions internationales et doit cesser immédiatement. »

Une escalade des tensions au Sahel

Cette affaire survient dans un contexte déjà tendu au Mali, où les groupes armés et les milices gagnent du terrain. L’intervention de l’Africa Corps, perçue comme un soutien militaire clé par les autorités de Bamako, suscite des débats parmi les analystes. Certains y voient une solution à la crise sécuritaire, tandis que d’autres dénoncent un manque de transparence et des risques pour la stabilité régionale.

Les habitants des zones touchées, eux, réclament avant tout la fin des combats et la protection des civils. « Nous voulons vivre en paix, sans avoir à craindre chaque jour pour nos vies et celles de nos enfants », confie un père de famille de la région de Mopti.

Que dit le droit international ?

La Convention d’Oslo sur les armes à sous-munitions, ratifiée par plus de 120 pays, interdit leur utilisation, leur production et leur stockage. Le Mali, bien que n’étant pas signataire de ce traité, est tenu de respecter les principes du droit humanitaire international, qui protègent les populations civiles en temps de guerre.

Les organisations non gouvernementales appellent à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces accusations et sanctionner, si nécessaire, les responsables de ces actes.