Les deux principales organisations syndicales de la magistrature tchadienne, le Syndicat des Magistrats du Tchad (SMT) et le Syndicat Autonome des Magistrats du Tchad (SYAMAT), ont saisi le procureur général de la Cour d’appel de N’Djamena. Leur objectif : engager des poursuites judiciaires contre Ali Ahmat Aghabache, ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, pour des propos tenus lors d’une déclaration publique.
des déclarations jugées outrageantes envers les magistrats
Le 24 mai 2026, le ministre a tenu des propos largement diffusés, qualifiés d’injurieux et de diffamatoires par les représentants des magistrats. Ces déclarations ont provoqué une réaction immédiate au sein de la communauté judiciaire, où l’indignation a rapidement gagné du terrain.
une plainte fondée sur des textes juridiques précis
Les deux syndicats s’appuient sur plusieurs articles du Code pénal et du Code de procédure pénale pour étayer leur plainte. Ils invoquent notamment les articles 142, 144 et suivants du Code pénal, ainsi que les articles 527 et 528 du Code de procédure pénale, pour dénoncer des infractions de discrédit public sur des décisions judiciaires et des actes d’outrage envers un corps professionnel.
des demandes fortes pour préserver l’autorité de la justice
Dans leur requête, les magistrats réclament l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie. Ils exigent que toutes les procédures légales soient engagées contre le ministre et appellent à la protection de l’indépendance, de la dignité et de l’autorité de la justice tchadienne.
