Mali : une prime record pour l’arrestation du chef du JNIM
Le gouvernement malien a annoncé une récompense exceptionnelle de deux milliards de francs CFA, soit près de trois millions d’euros, pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation d’Iyad Ag Ghaly. Ce dernier, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) affilié à Al-Qaïda, figure désormais parmi les terroristes les plus recherchés du continent africain. Cette mesure intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu au Mali.
Iyad Ag Ghaly, figure majeure du terrorisme au Sahel
Ancien chef rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly est devenu l’un des principaux instigateurs de l’insurrection jihadiste qui sévit au Sahel depuis plus de dix ans. Dirigeant du JNIM, il est aujourd’hui visé par des sanctions internationales, notamment celles de l’ONU, et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Son arrestation permettrait une avancée majeure dans la lutte contre le terrorisme dans la région.
D’autres responsables jihadistes également ciblés
En plus de la prime offerte pour Iyad Ag Ghaly, le régime malien a mis à prix la tête de six autres dirigeants armés. Parmi eux figurent Amadou Kouffa, cadre influent du JNIM, ainsi que les chefs du Front de libération de l’Azawad (FLA), Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif. Selon les autorités, ces derniers seraient impliqués dans la planification et l’exécution d’attaques contre l’État malien.
Une réponse aux offensives jihadistes récentes
Cette annonce survient quelques semaines après des attaques d’envergure menées par le JNIM et ses alliés contre plusieurs positions stratégiques de l’armée malienne. Ces opérations, marquées par une coordination sans précédent, ont coûté la vie au ministre de la Défense malien, Sadio Camara, soulignant l’urgence d’une réponse ferme de l’État.
