Ousmane Sonko brandit la menace d’une motion de censure contre le gouvernement d’Al Aminou Lo

Le leader du parti PASTEF a confirmé sa volonté d’utiliser tous les leviers légaux pour faire plier le gouvernement actuel. Son discours, prononcé lors d’un rassemblement à Touba, marque une escalade dans les tensions politiques entre son mouvement et l’exécutif.
Lors d’un meeting d’envergure organisé à Touba dans le cadre des 48 heures de PASTEF, Ousmane Sonko a annoncé sans ambiguïté sa volonté de déposer une motion de censure contre le gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lo. Face à des centaines de militants, il a clairement indiqué que son parti n’hésiterait pas à activer ce mécanisme si les orientations politiques actuelles persistaient.
« Nous ne reculerons devant aucun moyen légal pour renverser ce gouvernement, et nous n’attendrons pas que les dérives s’aggravent », a-t-il lancé sous les applaudissements. Le président de PASTEF a enchaîné en rappelant les sacrifices consentis par son mouvement au fil d’une décennie de lutte. « Dix ans de combat, avec des pertes humaines et des sacrifices inestimables : nous refusons catégoriquement de voir notre pays s’enliser dans des pratiques qui trahissent nos idéaux », a-t-il martelé.
Ousmane Sonko a ainsi érigé la motion de censure en pierre angulaire de sa stratégie d’opposition, estimant que ce recours parlementaire était un outil démocratique légitime pour s’opposer aux décisions gouvernementales qu’il juge inacceptables. « Chaque fois que l’intérêt national l’exigera, nous n’hésiterons pas à brandir cette arme constitutionnelle », a-t-il conclu, laissant planer une menace récurrente sur la stabilité de l’exécutif.
