Blog

  • Tanzanie : le bilan officiel des violences post-électorales de 2025 sous le feu des critiques

    Tanzanie : le bilan officiel des violences post-électorales de 2025 sous le feu des critiques

    Six mois après l’élection présidentielle du 29 octobre 2025, la Tanzanie reste sous le choc des violences qui ont suivi le scrutin. La Commission d’enquête gouvernementale, chargée d’éclaircir les événements, a dévoilé ce 23 avril son rapport final à Dar es Salaam. Parmi les chiffres avancés : 518 morts, un bilan qui soulève davantage de questions qu’il n’en résout.

    Un rapport contesté par l’opposition et les défenseurs des droits humains

    Alors que les autorités tanzaniennes présentent ce rapport comme une étape vers la transparence, l’opposition et les organisations non gouvernementales (ONG) dénoncent une tentative de minimiser l’ampleur des violences. Pour ces derniers, le chiffre de 518 victimes est une sous-estimation grossière des pertes réelles.

    Le gouvernement, par la voix de ses représentants, attribue la majorité des décès à des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, ainsi qu’à des tensions intercommunautaires. Selon le rapport, ces événements seraient le résultat de débordements incontrôlés lors de rassemblements non autorisés. Une version des faits que l’opposition qualifie de simpliste et trompeuse.

    Des chiffres qui divisent : 518 morts ou des milliers ?

    • L’opposition politique : Les partis d’opposition persistent à affirmer que le nombre réel de victimes dépasse largement les 518 morts. Ils évoquent des milliers de disparus et dénoncent l’absence totale de mention, dans le rapport, des disparitions forcées, un phénomène que les autorités seraient tenues de reconnaître.
    • Les ONG internationales : Des organisations comme Amnesty International ou Human Rights Watch s’appuient sur des témoignages de terrain et des analyses par imagerie satellite pour étayer leur thèse d’une répression systématique et préméditée. Contrairement aux conclusions du gouvernement, elles rejettent l’idée de bavures isolées et parlent d’une stratégie délibérée de répression.

    Un bilan qui interroge : vérité ou manipulation politique ?

    La publication de ce rapport intervient dans un contexte où la Tanzanie tente de redorer son image sur la scène internationale. En reconnaissant une partie des violences, le gouvernement cherche peut-être à éviter des sanctions ou des poursuites devant des instances comme la Cour pénale internationale (CPI). Pourtant, cette approche est perçue par beaucoup comme une tentative de contrôle des narratifs plutôt qu’une quête de vérité.

    « Ce document n’a pas pour but de rétablir la vérité, mais de réhabiliter diplomatiquement le régime », a déclaré un représentant d’une organisation de la société civile, sous couvert d’anonymat. Un avis partagé par de nombreux observateurs, qui soulignent que le rapport omet volontairement des éléments clés pour protéger les responsables politiques.

    Réconciliation nationale ou nouvelle source de tensions ?

    Alors que le gouvernement présente ce rapport comme une étape vers la guérison, la société tanzanienne reste profondément divisée. L’exigence d’une enquête internationale indépendante se renforce chaque jour, portée par des voix de plus en plus nombreuses au sein de la population et de la communauté internationale.

    Pour les analystes, tant que les zones d’ombre persisteront – notamment sur le nombre exact de victimes et l’identification des commanditaires des violences – le pays risque de s’enliser dans un cycle de défiance et de divisions. La Tanzanie se trouve aujourd’hui face à un choix crucial : soit elle engage un processus de vérité et de réconciliation, soit elle laisse les traumatismes de 2025 alimenter une crise politique sans fin.

  • Mali et ses alliés : une alliance menacée par l’infiltration russe

    Mali et ses alliés : une alliance menacée par l’infiltration russe

    L’Alliance des États du Sahel (AES), fondée pour unir le Mali, le Burkina Faso et le Niger face aux défis sécuritaires et à l’ingérence étrangère, traverse une crise majeure. Malgré des discours officiels unificateurs, des révélations issues des services de renseignement du Burkina Faso mettent en lumière une influence russe grandissante au sein des institutions maliennes.

    Cette infiltration ne se limite pas à des conseillers militaires sur le terrain : elle s’étend jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État. Parmi les personnalités citées, on retrouve des conseillers proches du président Assimi Goïta, comme Yamoussa Camara, ainsi que des acteurs clés de l’administration et de la diplomatie, tels que Modibo Maïga et Moussa Diakité. Des militaires de rang élevé, comme Bakari Koré ou Harouna Haidara, ainsi que des responsables médiatiques et des milices, dont Sékou Bolly et le journaliste Issa Cissé, sont également concernés.

    Une souveraineté malienne sous pression

    Le paradoxe est saisissant : alors que l’AES prône la souveraineté et rejette les influences extérieures, notamment occidentales, le Mali semble avoir basculé dans une nouvelle dépendance. Cette situation suscite de vives inquiétudes chez ses alliés, le Burkina Faso et le Niger, qui redoutent que les décisions politiques et militaires de Bamako ne servent plus les intérêts régionaux, mais ceux de Moscou.

    Les mercenaires et conseillers étrangers présents sur le sol malien, souvent associés à des réseaux d’influence russes, alimentent les tensions. Les partenaires de l’AES s’interrogent : à quel moment les choix stratégiques du Mali ont-ils cessé d’être indépendants ?

    L’AES en péril : entre méfiance et divisions

    L’avenir de l’Alliance des États du Sahel est désormais incertain. La fuite d’une note confidentielle, révélant cette infiltration, a ébranlé les fondements mêmes de la coopération entre les trois nations. Le Burkina Faso, en particulier, commence à prendre ses distances, craignant que cette influence étrangère ne déstabilise l’ensemble de la région.

    La question n’est plus seulement celle de la lutte contre l’insécurité, mais bien celle de la cohésion de l’alliance. Si le Mali ne parvient pas à retrouver sa pleine souveraineté, l’AES pourrait se fragiliser et s’effondrer, minée par des divisions internes et une influence extérieure que ses membres avaient juré de combattre.

  • Photographe malien : l’art au service de la sensibilisation humanitaire

    Photographe malien : l’art au service de la sensibilisation humanitaire

    Rencontre avec Tiécoura N’Daou, photographe malien engagé

    Dans le Mali actuel, où plus de 6,4 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire, l’art devient un outil puissant pour éveiller les consciences. L’exposition « Mali : regards personnels sur la crise humanitaire », présentée à Berlin, a marqué les esprits. Derrière ces clichés poignants se cache Tiécoura N’Daou, photographe, enseignant et chercheur malien. Son objectif ? Capturer l’essence de la crise à travers des images qui pèsent plus que des mots.

    Une exposition pour donner une voix aux sans-voix

    Avec 400 000 déplacés internes, principalement des femmes et des enfants, et 1,5 million de personnes touchées par une crise alimentaire au Mali, la situation humanitaire reste critique. Tiécoura N’Daou, à travers son objectif, met en lumière les réalités vécues par ces populations. Son travail, soutenu par sept organisations humanitaires dont Action contre la faim, vise à briser l’oubli qui entoure cette crise.

    « Chaque image a un poids, un sens et une portée. Avant de déclencher mon appareil, je mesure l’impact de ce que je capture », explique-t-il. Ses photographies, à la fois esthétiques et percutantes, invitent le public à une réflexion profonde sur les enjeux humains derrière les statistiques.

    Yaoundé : quand la boulangerie locale innove

    À quelques milliers de kilomètres de là, à Yaoundé, au Cameroun, une autre initiative fait parler d’elle. Un concours organisé par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) et l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC) a récompensé des boulangers locaux pour leur créativité. Leur mission ? Promouvoir les farines locales dans la fabrication du pain.

    Ce défi culinaire, qui a séduit de nombreux artisans, illustre une tendance croissante : l’utilisation des ressources locales pour une alimentation durable. Une initiative qui pourrait bien inspirer d’autres pays africains, à l’image du travail de Tiécoura N’Daou en Afrique de l’Ouest.

  • « Avant de déclencher mon appareil photo, je mesure le poids de chaque image »

    « Avant de déclencher mon appareil photo, je mesure le poids de chaque image »

    ArtsMali

    « Avant de déclencher mon appareil photo, je mesure le poids de chaque image »

    24 avril 2026

    Rencontre, cette semaine, avec le photographe malien Tiécoura N’Daou. Son exposition intitulée « Mali regards personnels sur la crise humanitaire » vient de se terminer à Berlin, la capitale allemande. En seconde partie, direction Yaoundé où de jeunes boulangers rivalisent d’inventivité pour fabriquer des pains à base de farines locales.

    https://p.dw.com/p/5CkfE

    Aujourd’hui au Mali, 6,4 million de personnes dépendent de l’aide humanitaire et de la protection. Plus de 400.000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, principalement des femmes et des enfants. 1,5 million de personnes sont touchées par une crise alimentaire et 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aigue. Au-delà de ces chiffres, il y a des personnes bien réelles : hommes, femmes, enfants, des déplacés et des humanitaires.

    C’est pour attirer l’attention du grand public sur cette crise oubliée que sept organisations humanitaires, dont Action contre la faim, ont mis sur pied une exposition du photographe malien Tiécoura N’Daou, intitulée « Mali regards personnels sur la crise humanitaire ». Entretien en première partie avec l’artiste qui est aussi enseignant et chercheur au Mali. 

    L’essor des farines locales au Cameroun

    À Yaoundé au Cameroun, une délicieuse odeur de pain chaud flotte dans l’air… mais aujourd’hui, elle a une saveur particulière. Dans la capitale camerounaise, s’est tenu récemment, le concours du meilleur artisan boulanger. 

    Organisé par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) en partenariat avec l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC), ce rendez-vous a mis l’honneur un objectif précis : promouvoir l’utilisation des farines locales dans la boulangerie. Un reportage signé Elisabeth Asen.

  • Souveraineté sanitaire au Niger : comment Garba Hakimi transforme le système de santé

    souveraineté sanitaire au Niger : comment Garba Hakimi transforme le système de santé

    Le Niger s’engage dans une révolution sanitaire sous l’impulsion du Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique. Lors de son intervention dans Le Grand Entretien de la RTN, il a exposé une vision ambitieuse : bâtir un système de santé plus autonome, ancré sur la production locale et l’innovation technologique. Cette approche marque un tournant décisif pour le pays, longtemps dépendant des importations et des évacuations sanitaires coûteuses.

    de la gestion à la transformation : une nouvelle ère pour la santé au Niger

    Depuis son arrivée à la tête du ministère en août 2023, Garba Hakimi a fait de la souveraineté sanitaire une priorité absolue. L’objectif ? Améliorer l’accès aux soins tout en réduisant la dépendance aux partenariats étrangers. Pour y parvenir, une refonte structurelle du système est en cours, intégrant des réformes globales :

    • Renforcement de la disponibilité des médicaments : optimisation des stocks et réduction des ruptures d’approvisionnement.
    • Amélioration de la qualité des prestations : mise en place de normes strictes et de contrôles renforcés.
    • Structuration du maillage sanitaire : développement de centres de santé modernes et mieux répartis sur le territoire.
    • Intégration de la médecine traditionnelle et de la prévention : valorisation des savoirs locaux et promotion de l’hygiène publique.

    Cette stratégie dépasse le cadre classique de la gestion pour s’inscrire dans une véritable transformation systémique, visant à rendre le Niger autonome en matière de santé.

    un plateau technique national en pleine mutation

    L’un des piliers de cette révolution est l’investissement massif dans les équipements médicaux. Le ministère a acquis des technologies de pointe, telles que des scanners 64 barrettes, des IRM et des accélérateurs linéaires pour la radiothérapie. Ces avancées permettent au Niger de franchir un cap majeur en matière de soins spécialisés.

    Par exemple, le traitement du cancer bénéficie désormais des trois piliers thérapeutiques : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Cette évolution élimine presque totalement le besoin d’évacuations sanitaires à l’étranger, autrefois indispensables mais onéreuses. Autre succès : la maîtrise locale de la chirurgie cardiaque, dont le coût est désormais cinq fois inférieur à celui des soins pratiqués hors du pays. Le Niger soigne désormais sur place ce qu’il exportait auparavant.

    autonomie pharmaceutique : un défi en passe d’être relevé

    La production locale de médicaments et d’intrants constitue un autre axe stratégique. Le ministre Garba Hakimi met un point d’honneur à développer une filière pharmaceutique nationale, capable de répondre aux besoins essentiels du pays. Parmi les avancées notables :

    • Fabrication locale de sérums : utilisation de ressources disponibles au Niger pour réduire les importations.
    • Renforcement de l’ONPPC : l’Office national d’approvisionnement a atteint des taux de satisfaction records en médicaments essentiels.
    • Production d’oxygène médical : installation d’unités sur l’ensemble du territoire, mettant fin à une dépendance critique et garantissant un accès gratuit à cet intrant vital.

    Ces mesures posent les bases d’une véritable indépendance pharmaceutique, réduisant la vulnérabilité du pays face aux fluctuations du marché international.

    réduire les inégalités territoriales : une stratégie de proximité

    Conscient des déséquilibres persistants entre les régions, le ministère a lancé une politique de maillage sanitaire renforcé. L’objectif est clair : rapprocher les soins des populations, notamment dans les zones les plus reculées. Les actions phares incluent :

    • Création de 36 nouveaux centres de santé intégrés en 2025 : des structures mieux équipées et autonomes, conçues pour offrir des soins de qualité.
    • Décentralisation des services obstétricaux à Niamey : allègement de la pression sur les hôpitaux saturés et amélioration de la prise en charge des urgences.
    • Renforcement des ressources humaines : recrutements et formations pour pallier le déficit de personnel, même si les besoins restent colossaux.

    Cette approche progressive vise à corriger les inégalités et à garantir un accès équitable aux soins pour tous les Nigériens.

    prévention et hygiène : les leviers d’un nouveau paradigme sanitaire

    Le ministre Garba Hakimi insiste sur l’importance de la prévention et de l’hygiène publique pour réduire l’incidence des maladies. Plusieurs initiatives illustrent cette orientation :

    • Lutte contre le paludisme : passage d’une logique curative à une approche ciblant directement les vecteurs de transmission.
    • Accès à l’eau potable et gestion des déchets médicaux : mesures structurelles pour limiter les risques sanitaires et environnementaux.

    Ces actions s’inscrivent dans une volonté de traiter les causes profondes des maladies, plutôt que leurs symptômes, marquant ainsi un changement de paradigme dans la gestion de la santé publique.

    gouvernance et défis persistants : un chantier en construction

    Malgré les progrès réalisés, des défis majeurs subsistent. Le ministre reconnaît les limites du système en matière d’éthique, d’accueil des patients et de discipline professionnelle. Pour y remédier, des mécanismes de contrôle et de sanction ont été renforcés. Cependant, la transformation des comportements reste un enjeu crucial.

    D’autres chantiers sensibles incluent :

    • Formation des ressources humaines : développement des écoles médicales et des programmes de spécialisation.
    • Régulation du secteur privé : encadrement des acteurs pour garantir la qualité et l’accessibilité des soins.

    Ces réformes structurelles sont indispensables pour consolider les avancées et pérenniser la souveraineté sanitaire du Niger.

    coopération régionale : l’AES comme levier stratégique

    La dimension régionale s’affirme comme un pilier de la stratégie sanitaire nigérienne. Dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Niger collabore avec ses voisins pour mutualiser les compétences, les équipements et les politiques de santé. À terme, cette dynamique pourrait aboutir à une organisation sanitaire commune, renforçant l’autonomie collective face aux défis sanitaires régionaux.

    un système en transition vers plus d’autonomie

    Le système de santé nigérien est en pleine mutation. Entre les contraintes structurelles et les ambitions affichées, il évolue vers un modèle plus autonome, plus accessible et mieux intégré. Si les défis restent nombreux, la trajectoire engagée par Garba Hakimi révèle une volonté sans faille : faire de la santé un pilier de la souveraineté nationale.

    Cette transition représente bien plus qu’une simple réforme : c’est une véritable révolution sanitaire, porteuse d’espoir pour des millions de Nigériens.

  • Gabon : un ancien premier ministre incarcéré dans un contexte de transition politique

    Gabon : un ancien premier ministre incarcéré dans un contexte de transition politique

    Une arrestation qui secoue le paysage politique gabonais

    Le Gabon traverse une période de turbulences politiques depuis l’arrestation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre du régime d’Ali Bongo Ondimba. Interpellé le 15 avril 2026, il a été immédiatement placé en détention provisoire, marquant un tournant dans les investigations menées par les autorités de la transition depuis le coup d’État d’août 2023.

    Des accusations qui pèsent lourd dans la balance judiciaire

    Les charges retenues contre l’ex-chef du gouvernement sont d’une gravité exceptionnelle. Selon les informations judiciaires disponibles, les faits reprochés à Alain-Claude Bilie-By-Nze incluent :

    • Abus de confiance : utilisation personnelle ou détournement de fonds publics à des fins non conformes à leur destination initiale.
    • Escroquerie : obtention illicite de ressources financières ou d’avantages par des moyens frauduleux.

    Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre d’une opération d’envergure visant à assainir les finances publiques, orchestrée par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).

    Le Parti Démocratique Gabonais (PDG) crie à l’injustice

    Dès l’annonce de l’incarcération, le PDG, parti de l’ancien Premier ministre, a réagi avec virulence. Dans un communiqué officiel, ses dirigeants dénoncent une manœuvre politique déguisée en procédure judiciaire.

    Ils déclarent notamment : « Le traitement réservé à Alain-Claude Bilie-By-Nze révèle une volonté manifeste de l’écarter de la scène politique. La rapidité et les modalités de son placement en détention laissent présager une instrumentalisation des institutions. »

    Ses partisans s’inquiètent des conditions de son arrestation et de la célérité du processus, évoquant un « théâtre judiciaire » destiné à impressionner l’opinion publique.

    Transition politique : entre fermeté et interrogations

    Cette arrestation survient dans un contexte où les anciennes figures du régime déchu sont sous haute surveillance. Si certains Gabonais y voient la fin de l’impunité, des observateurs internationaux s’interrogent sur le respect des garanties juridiques et des droits fondamentaux durant cette phase de transition.

    Pour les autorités en place, il est crucial de démontrer que la lutte contre la corruption s’applique à tous, sans distinction de rang. Quant à Alain-Claude Bilie-By-Nze, son incarcération à la prison centrale de Libreville marque le début d’un long parcours judiciaire.

  • Patrice talon et ses 2000 km de routes bitumées au bénin : un héritage durable

    Patrice talon et ses 2000 km de routes bitumées au bénin : un héritage durable

    patrice talon et ses 2000 km de routes bitumées au bénin : un héritage durable

    Au bénin, le nom de patrice talon est indissociable d’un mot : routes. En une décennie, le président a métamorphosé le paysage routier du pays, transformant des axes défoncés en voies modernes et sécurisées. Des grandes villes aux villages les plus reculés, son action a redessiné les contours du développement béninois. À l’aube de la fin de son mandat, son bilan routier s’impose comme l’un des plus marquants de l’histoire du pays.

    En 2016, le bénin souffrait d’un réseau routier en ruine. Les nids-de-poule, la poussière et l’isolement des communes freinaient l’économie et isolaient les populations. Patrice Talon a fait de la modernisation des infrastructures une priorité absolue. Son intuition était claire : des routes fluides, c’est la clé de la prospérité. Sans elles, pas de commerces dynamiques, pas d’accès aux soins, pas de scolarisation des enfants. Sa vision a donné naissance à un chantier colossal, aujourd’hui salué par tous.

    un réseau routier transformé : plus de 2000 km de bitume posés

    Les données officielles sont sans appel : plus de 2000 kilomètres de routes ont été asphaltés sous la présidence de patrice talon. Un record historique. Mais le chantier ne s’arrête pas là : plus de 1 100 kilomètres supplémentaires sont en cours de construction. Ces infrastructures relient désormais des milliers de familles à des opportunités autrefois inaccessibles.

    Les bénéfices sont concrets :

    • Les agriculteurs transportent leurs récoltes sans risquer d’endommager leurs camions ;
    • Les mères emmènent leurs enfants à l’école en toute sécurité, sans craindre les ornières ;
    • Les communes, autrefois isolées, sont désormais connectées au reste du pays ;
    • Les temps de trajet ont été drastiquement réduits, boostant l’économie locale.

    l’asphaltage, une révolution urbaine et rurale

    Le programme asphaltage a marqué un tournant. De Cotonou à Porto-Novo, en passant par Parakou, Abomey-Calavi, Djougou ou encore Ouidah, les villes ont retrouvé une nouvelle jeunesse. Les quartiers abandonnés ont été rénovés, les rues sont propres, et la circulation est enfin fluide.

    Les Béninois redécouvrent leur pays sans les contraintes d’autrefois :

    • Plus de nids-de-poule ni de flaques d’eau piégeant les piétons ;
    • Plus de nuages de poussière étouffants en saison sèche ;
    • Des services d’urgence (ambulances, pompiers) plus réactifs ;
    • Des commerçants installés en toute sérénité, sans crainte des intempéries.

    Les rues sont désormais des espaces de vie, où les enfants jouent en toute sécurité et où les habitants retrouvent fierté et dignité.

    des routes qui s’étendent au-delà des frontières

    Patrice Talon n’a pas limité ses ambitions aux frontières béninoises. Il a aussi repensé les grands axes régionaux. La route Cotonou-Niamey, qui relie le bénin au niger, a été entièrement réhabilitée. Une artère essentielle pour le commerce ouest-africain, où circulent désormais des camions chargés de marchandises sans encombre.

    Autre projet phare : la route des Pêches. Des ponts modernes, des voies élargies et des échangeurs ont été construits, réduisant les temps de trajet de plusieurs heures à quelques minutes. Le bénin est devenu un carrefour stratégique pour les pays voisins, attirant investisseurs et partenaires économiques.

    chantier routier au bénin

    un changement de mentalité : des citoyens fiers et des investisseurs séduits

    Le plus beau succès de patrice talon ? Le changement de regard des Béninois sur leurs routes. Plus personne ne se plaint de l’absence d’infrastructures. Au contraire, les citoyens s’interrogent : quelle ville sera asphaltée ensuite ? Cette fierté retrouvée a des répercussions bien au-delà du pays.

    Les visiteurs sont séduits par des villes propres et bien desservies. Les investisseurs étrangers n’hésitent plus à s’installer, convaincus par la stabilité et la modernité du réseau routier. L’économie locale a explosé : des marchés ont fleuri le long des nouvelles voies, des terres agricoles sont devenues accessibles, et des zones autrefois délaissées s’animent désormais.

    Le bitume n’est plus un simple revêtement. Il est devenu le symbole d’un bénin qui avance, fier et déterminé. Un héritage que personne ne pourra effacer, gravé dans le sol et dans les mémoires.

    paysage routier moderne au bénin
  • Affaire kemi seba : le bénin intensifie sa demande d’extradition

    Affaire kemi seba : le bénin intensifie sa demande d’extradition

    Profil et arrestation de Kemi Seba en Afrique du Sud

    L’interpellation de Kemi Seba, connu sous son nom civil de Robert Gilles Stellio Capo Chichi, à Pretoria a suscité une réaction officielle du gouvernement béninois. Lors d’une réunion gouvernementale, le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a évoqué cette situation avec une détermination marquée, déclarant : « Le destin a tranché nos divergences. »

    Les griefs majeurs du Bénin à l’encontre de l’activiste

    Le Bénin a détaillé les motifs de sa demande d’extradition. Parmi les accusations les plus graves figurent des propos et des actions jugés destabilisateurs pour les institutions républicaines du pays. L’État reproche également à Kemi Seba d’avoir régulièrement encouragé des mouvements de révolte, mettant en péril l’ordre public.

    En outre, des liens présumés avec des groupes étrangers visant à saper la politique de sécurité nationale ont été évoqués. L’activiste est aussi accusé d’avoir directement porté atteinte à l’autorité de l’État, une démarche perçue comme une tentative délibérée de fragiliser la cohésion nationale.

    Une extradition en marche pour répondre à la justice béninoise

    Face à ces allégations, le Bénin a lancé une procédure d’extradition. Le porte-parole a réaffirmé l’engagement des autorités judiciaires et diplomatiques pour obtenir son retour et son jugement sur place. « Nous attendons que les voies légales internationales aboutissent pour qu’il puisse être jugé ici même », a-t-il insisté.

    L’objectif affiché par Porto-Novo est sans ambiguïté : faire comparaître Kemi Seba devant la justice béninoise afin qu’il réponde des faits graves qui lui sont reprochés, notamment en matière de sécurité nationale et de stabilité intérieure. Ce litige juridique marque désormais une étape cruciale pour le pays.

  • Bénin : quatre entreprises industrielles obtiennent des avantages pour s’implanter

    Bénin : quatre entreprises industrielles obtiennent des avantages pour s’implanter

    Quatre projets industriels majeurs validés par le gouvernement béninois

    Lors d’une séance décisive du Conseil des ministres, présidée par le président Patrice Talon, quatre sociétés ont été sélectionnées pour bénéficier des dispositifs incitatifs du Code des investissements. Ces entreprises, actives dans des secteurs clés comme l’eau, la chimie et l’agro-industrie, vont dynamiser l’économie locale et renforcer la compétitivité du Bénin.

    Des investissements ciblés pour une couverture territoriale optimale

    Ces nouvelles implantations s’inscrivent dans une stratégie globale visant à diversifier l’activité économique et à mailler le territoire national. Voici les projets retenus :

    • Eau Technologie Environnement SA : ce projet d’envergure dans le domaine de l’eau minérale sera réalisé à Gakpé, une zone industrielle stratégique. L’objectif ? Satisfaire la demande croissante en eau embouteillée et soutenir le secteur de l’environnement.
    • Société Bénino-Tunisienne de Commerce SARL : cette entreprise se spécialisera dans la production de peinture dans la zone franche de Sèmè-Podji, un carrefour commercial essentiel pour les échanges régionaux.
    • BNS Agri Industrie SARL : dédiée à la transformation du soja, cette usine sera installée à Azonsa. Elle produira de l’huile brute et des tourteaux, consolidant ainsi la filière agricole locale.
    • Libs Benin SARL : ce complexe industriel, basé à Allada, combinera production d’eau minérale et de bière en canettes, un marché en pleine expansion au Bénin.

    Un levier pour l’emploi et l’autonomie économique

    Ces quatre projets ne se contentent pas d’accroître la production locale. Ils représentent une opportunité majeure pour l’emploi des jeunes et la réduction de la dépendance aux importations. En s’appuyant sur le Code des investissements, l’État béninois offre des avantages fiscaux et douaniers pour stimuler ces initiatives.

    L’objectif affiché est clair : passer d’une économie de consommation à une production nationale compétitive, avec des produits « Made in Benin ». Grâce à ces investissements, le pays se positionne comme un acteur clé du développement industriel en Afrique de l’Ouest.

  • Uemoa : le Niger confronté à une explosion des créances douteuses en début d’année 2026

    Uemoa : le Niger confronté à une explosion des créances douteuses en début d’année 2026

    Le bilan financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour janvier 2026 révèle une situation paradoxale. Si les banques régionales franchissent des paliers de croissance historiques, elles font face à une vulnérabilité croissante. Au sommet de cette pyramide de risques, le Niger s’impose comme le point de rupture majeur, illustrant une déconnexion de plus en plus marquée au sein de la zone.

    Le Niger : épicentre d’une crise des actifs bancaires

    Malgré une timide amélioration statistique, le Niger demeure le maillon le plus exposé du paysage financier régional. Les indicateurs de santé bancaire y sont particulièrement critiques.

    • Un taux de défaut inquiétant : Avec 24,8 % de créances dégradées en janvier 2026, le pays détient le record de l’Union. Près d’un quart des emprunts contractés ne sont plus honorés.
    • Une fragilité persistante : Bien que ce taux ait légèrement reflué par rapport aux 25,9 % enregistrés en 2025, la situation reste préoccupante. Cette instabilité est largement attribuée aux crises sécuritaires et aux aléas politiques qui pèsent sur l’économie nationale.

    Une fracture géographique : Sahel contre pays côtiers

    Les chiffres de ce début d’année dessinent une cartographie du risque très hétérogène, opposant les nations enclavées du Sahel aux économies littorales.

    Le bloc sahélien sous pression

    La zone sahélienne s’enfonce dans une zone de turbulences financières. Outre le cas nigérien, le Mali et le Burkina Faso affichent tous deux un taux d’impayés de 12 %. La situation burkinabè est jugée alarmante avec une progression de 2,1 points en seulement douze mois. De son côté, la Guinée-Bissau maintient un niveau de risque élevé avec 21,2 % de créances en souffrance.

    La stabilité relative des économies côtières

    À l’inverse, les pays ayant un accès à la mer présentent des bilans plus sains :

    • Le Bénin se distingue comme le pays le plus rigoureux avec seulement 4,3 % d’impayés.
    • La Côte d’Ivoire (6,2 %) et le Sénégal (9,7 %) font preuve d’une certaine résilience.
    • Le Togo fait toutefois exception : le pays a vu ses impayés bondir de 7,2 % à 11,9 %, marquant une dégradation brutale de son profil de risque.

    Un volume de crédit record mais une prudence accrue

    L’encours global des financements injectés dans l’économie a atteint le montant sans précédent de 40 031 milliards FCFA, soit une progression annuelle de 4,7 %. Cependant, cette dynamique est assombrie par la montée des créances en souffrance, qui s’élèvent désormais à 3 631 milliards FCFA.

    Le repli stratégique des banques

    Inquiets de cette dégradation, les établissements financiers ont abaissé leur taux de couverture à 59 % et durci leurs critères d’octroi. Pour protéger leurs bilans, les banques imposent désormais des garanties plus solides et des apports personnels plus importants. Cette sélectivité renforcée pourrait, à terme, freiner le développement des PME et PMI locales, essentielles au dynamisme de l’Union.

    En ce mois de janvier 2026, si l’architecture bancaire de l’UEMOA tient bon, la situation nigérienne et la contagion du risque au Sahel imposent une surveillance rigoureuse pour prévenir tout risque de crise systémique régionale.

  • Niger et mali : les difficultés de quitter la cedéao malgré les tensions

    Niger et mali : les difficultés de quitter la cedéao malgré les tensions

    Un discours ambigu qui révèle des contradictions profondes

    Les récentes déclarations des ministres des Affaires étrangères du Mali et du Niger ont de quoi surprendre. D’un côté, ils pointent du doigt la CEDEAO, l’accusant ouvertement de soutenir les groupes terroristes. De l’autre, ils se disent prêts à collaborer avec cette même organisation sur des dossiers spécifiques. Ce jeu de dupe, où l’on alterne entre hostilité et ouverture, trahit une réalité bien plus complexe : quitter un bloc régional ne se décrète pas en un claquement de doigts.

    L’incohérence qui sape la crédibilité internationale

    Le manque de cohérence entre les accusations portées et les propositions de coopération pose un problème majeur. Dans l’arène diplomatique, la crédibilité est une monnaie d’échange essentielle. Comment, en effet, envisager des partenariats économiques avec des États que l’on décrit comme des complices du terrorisme ?

    Cette contradiction expose les autorités sahéliennes à un risque de discrédit sur la scène internationale. Négocier des accords de développement avec des ennemis supposés de la nation relève de l’absurdité stratégique. La communauté internationale attend des partenaires fiables, capables de tenir un discours unifié et cohérent.

    L’enclavement géographique : une contrainte économique incontournable

    La décision de quitter la CEDEAO visait à afficher une indépendance totale. Pourtant, la géographie impose des limites que les discours politiques ne peuvent ignorer.

    La dépendance aux ports maritimes des voisins

    • Le Mali et le Niger, pays sans accès à la mer, dépendent entièrement des ports de Cotonou, Lomé ou Abidjan pour importer des produits essentiels comme le riz, le sucre, les médicaments ou le ciment.
    • Les coûts de transport, déjà élevés, exploseraient en l’absence de coopération avec ces voisins, rendant les prix inaccessibles pour des populations déjà fragilisées.

    En appelant à une coopération, les ministres reconnaissent, sans le dire explicitement, que l’Alliance des États du Sahel (AES) ne peut fonctionner en autarcie. Le pragmatisme l’emporte ici sur les postures politiques.

    Le mirage d’une rupture totale avec la CEDEAO

    Quitter la CEDEAO était un choix politique fort, destiné à satisfaire une partie de l’opinion publique. Mais vouloir conserver les avantages techniques du groupe tout en rejetant ses règles relève de l’illusion.

    L’écart entre la rupture affichée et les besoins concrets

    • Afficher une rupture avec l’ordre ancien, tout en ayant besoin que les flux financiers et commerciaux continuent de circuler librement, crée une tension insoluble.
    • La coopération repose sur la confiance et des règles communes. En brisant le contrat politique, les États du Sahel fragilisent la sécurité juridique de leurs propres commerçants et investisseurs.

    Le terrorisme, un ennemi qui ne connaît pas les frontières

    La colère peut être une réaction légitime, mais elle ne constitue en rien une politique étrangère. Les discours enflammés contre les voisins ne résoudront ni la crise alimentaire ni l’insécurité qui frappe la région.

    La nécessité d’une coordination régionale

    Le terrorisme est une menace transfrontalière qui se joue des frontières administratives. Pour le combattre efficacement, une coordination sincère entre les services de renseignement et les armées de toute la région est indispensable. Diviser les pays voisins, c’est offrir un cadeau inestimable aux groupes armés, qui profitent de ces divisions pour prospérer.

    La souveraineté ne se décrète pas, elle se construit

    Le Mali et le Niger découvrent, à leurs dépens, que quitter la CEDEAO représente un défi économique et social colossal. La véritable souveraineté ne se résume pas à l’indépendance affichée : elle se mesure à la capacité d’un État à nourrir sa population, à soigner ses malades et à garantir la sécurité de ses citoyens.

    Pour y parvenir, le bon voisinage n’est pas une option, mais une nécessité absolue. Privilégier la propagande au détriment des réalités vécues par les populations revient à sacrifier le bien-être des citoyens sur l’autel d’un discours politique éphémère.

  • Mali : quand les otages libérés par Mariko exposent la faiblesse de l’état

    Mali : quand les otages libérés par Mariko exposent la faiblesse de l’état

    Une photographie qui révèle les failles d’un État sous tension

    Une image, circulant à la vitesse de l’éclair sur les réseaux sociaux malien, a fait l’effet d’un électrochoc. On y distingue l’opposant Oumar Mariko, en exil, aux côtés de 17 otages tout juste libérés par le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM), la branche sahélienne d’Al-Qaïda. Si cette libération sauve des vies, elle soulève une question brûlante : pourquoi la souveraineté de Bamako semble-t-elle s’effriter, laissant place à des acteurs non étatiques ?

    Une médiation privée qui interroge la légitimité des institutions

    L’intervention d’Oumar Mariko dans cette opération interroge. Comment un homme en rupture avec le pouvoir peut-il négocier et circuler dans des zones où l’État malien peine à s’imposer ? La réponse réside dans un constat alarmant : le vide sécuritaire.

    Dans certaines régions du pays, la capacité à dialoguer ou à se déplacer ne relève plus des autorités officielles, mais de réseaux informels. Pour les spécialistes, cette situation illustre une perte progressive de contrôle de l’État sur son propre territoire. Une réalité qui alimente le doute : Bamako maîtrise-t-elle encore son destin ?

    Le JNIM, maître du jeu médiatique et politique

    Pour le JNIM, cette libération n’est pas un geste humanitaire, mais une stratégie calculée. En se présentant comme un interlocuteur « crédible » et en orchestrant des négociations filmées, le groupe cherche à se donner une image plus acceptable. Mais l’objectif est bien plus profond : remplacer l’État.

    En offrant protection et justice dans des zones où l’administration républicaine a disparu, les terroristes s’imposent comme la seule autorité visible. Un phénomène qui érode encore davantage la confiance dans les institutions maliennes.

    Les dangers d’une diplomatie parallèle

    Derrière le soulagement des familles se cachent des risques majeurs pour l’avenir du Mali :

    • Le financement du terrorisme : Les rançons versées, bien que non officielles, alimentent les caisses des groupes armés, financant de nouvelles attaques contre les forces de sécurité.
    • Une légitimité renforcée pour les insurgés : Accepter de négocier avec un chef de guerre revient à reconnaître son pouvoir sur une région. Un aveu de faiblesse qui conforte la domination du JNIM sur les populations rurales.

    Deux Mali en confrontation : la capitale contre le terroir

    Le pays est désormais divisé en deux réalités distinctes :

    • Le Mali des institutions : À Bamako, le discours officiel vante les avancées militaires et la reconquête progressive du territoire.
    • Le Mali des campagnes : Dans les zones reculées, les populations, livrées à elles-mêmes, n’ont d’autre choix que de composer avec les groupes armés pour survivre.

    Rétablir l’autorité de l’État : un défi politique et sécuritaire

    Cet épisode ne se limite pas à une simple réussite humanitaire. Il révèle une fragilité structurelle : lorsque des acteurs privés ou des opposants gèrent des questions de sécurité nationale, l’État malien perd non seulement le contrôle, mais aussi sa crédibilité.

    Pour Bamako, le vrai combat n’est plus seulement militaire. Il est politique : retrouver une souveraineté perdue, là où les négociations se font aujourd’hui sous le regard des kalachnikovs.