Renforcement de la coopération franco-congolaise pour la protection des forêts du bassin du Congo

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La France et la RDC unissent leurs efforts pour la sauvegarde des écosystèmes forestiers

Dans le cadre d’une visite officielle à Kinshasa, Christophe Lecourtier, Directeur général du Groupe Agence française de développement (AFD), a rencontré ce mardi 14 juillet 2026 Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat. Cet entretien marquant s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre la République démocratique du Congo et la France, avec une attention particulière portée à la préservation des forêts du bassin du Congo et à la lutte contre les changements climatiques.

Une première mission pour Lecourtier en RDC

Cette rencontre, première du genre pour Christophe Lecourtier en République démocratique du Congo, s’est tenue au siège du ministère de l’Environnement. Les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment l’appui au secteur de la santé publique – en particulier l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) – ainsi que sur la consolidation des actions en faveur de la protection des forêts. Ces échanges s’inscrivent dans le prolongement des engagements pris lors de l’Appel de Belém, qui confère à la RDC un rôle central dans la gestion des forêts du bassin du Congo.

Lors de la conférence de presse qui a suivi l’entretien, Christophe Lecourtier a salué les avancées de la politique environnementale congolaise, qualifiant les orientations gouvernementales de « visionnaires ». Il a réaffirmé l’engagement de la France à soutenir la RDC dans ses ambitions climatiques, rappelant que la protection des forêts constitue une priorité absolue pour l’AFD.

Des forêts congolaises au cœur des enjeux climatiques mondiaux

Le Directeur général de l’AFD a souligné l’importance stratégique des forêts du bassin du Congo, non seulement pour la RDC, mais aussi pour l’équilibre climatique mondial. « Ce qui se passe dans ces immenses étendues forestières, ces vastes tourbières et ces ressources naturelles de votre pays impacte directement le climat en Europe et dans le monde entier », a-t-il déclaré. Cette déclaration intervient alors que l’Europe fait face à des canicules historiques, rappelant avec urgence l’urgence d’une action climatique globale.

Christophe Lecourtier a mis en avant le projet pilote Z3D, une initiative innovante visant à associer les communautés locales aux efforts de lutte contre la déforestation. Ce mécanisme repose sur des incitations financières directes, permettant aux populations de bénéficier des retombées économiques générées par la préservation des écosystèmes. « Ce projet pourrait avoir un impact bien au-delà des frontières congolaises », a-t-il précisé.

Un partenariat renforcé pour la COP en Turquie

Les discussions ont également abordé les préparatifs de la prochaine Conférence des Parties (COP), prévue en Turquie à l’automne 2026. Christophe Lecourtier a exprimé la conviction que la RDC, grâce aux mesures adoptées en Conseil des ministres, est parfaitement positionnée pour jouer un rôle clé lors de cet événement international. « Vous pouvez compter sur la France et sur l’AFD pour vous accompagner dans cette démarche et présenter vos initiatives lors de la COP », a-t-il assuré.

L’AFD, un acteur majeur du développement durable en Afrique centrale

Avec un portefeuille de plus de 731 millions d’euros répartis sur 35 projets en cours en RDC, l’AFD s’impose comme l’un des principaux bailleurs de fonds français en Afrique centrale. Présente dans 160 pays, l’agence française déploie ses activités à travers trois entités complémentaires : l’Agence française de développement (AFD) pour le financement public, Proparco pour le soutien au secteur privé et Expertise France pour la coopération technique.

Ses interventions couvrent un large spectre de défis mondiaux, allant de la croissance économique inclusive à la lutte contre le changement climatique, en passant par la préservation de la biodiversité, la promotion de l’égalité des genres, la consolidation de la paix et le renforcement des systèmes de santé. Ces actions s’appuient sur une approche adaptée aux réalités locales, combinant financements, expertises et partenariats stratégiques.

Cette visite officielle illustre la volonté commune des deux pays de transformer les forêts du bassin du Congo en levier de développement durable, tout en répondant aux impératifs climatiques globaux. Une coopération renforcée qui pourrait servir de modèle pour d’autres régions du continent africain.

Photo d’illustration

Photo d’illustration : Les forêts du bassin du Congo, un enjeu climatique mondial.