Attaques terroristes au Burkina Faso : bilan lourd pour l’armée et les VDP

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Des assauts meurtriers revendiqués par le Jnim au Burkina Faso

Samedi 4 juillet, le Burkina Faso a subi une série d’attaques terroristes d’une rare violence, ciblant simultanément plusieurs régions du pays. Selon les premières estimations, au moins une cinquantaine de soldats et de volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont perdu la vie lors de ces raids menés par des éléments affiliés au Jnim, groupe lié à Al-Qaïda. Les zones touchées s’étendent du nord au sud-ouest, avec des camps militaires pillés et des armes emportées par les assaillants.

Un raid particulièrement meurtrier à Di, dans le Sourou

L’offensive a débuté dès l’aube, vers 5 heures, par une attaque surprise contre le camp militaire de Di, situé dans la province du Sourou, au nord-ouest du pays. Après des échanges intenses, les jihadistes ont forcé l’entrée du camp avant de battre en retraite. Les autorités locales font état d’au moins 23 militaires et 11 VDP tués lors de cet assaut. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le Jnim affirme avoir compté 22 corps de soldats et de volontaires avant de quitter les lieux.

D’autres attaques meurtrières au sud-ouest et au centre-ouest

Le même jour, deux autres localités ont été frappées : Dalan et Tiéré, respectivement dans le sud-ouest et le centre-ouest. Ces attaques ont coûté la vie à au moins 18 soldats, selon plusieurs sources concordantes. Des dégâts matériels importants ont également été signalés dans ces deux zones.

Des incendies de véhicules civils dans le nord

Par ailleurs, les villes de Thiou et Séguénéga, situées dans le nord du pays, ont été la cible d’attaques. Heureusement, aucune perte humaine n’a été déplorée ce jour-là, mais des véhicules civils ont été réduits en cendres, comme en témoignent des habitants sur place.

À ce jour, ni l’armée ni le gouvernement burkinabè n’ont réagi officiellement à ces multiples attaques, bien que des images et des revendications circulent abondamment sur les réseaux sociaux.