Auteur/autrice : nigeractu

  • Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financer la santé sexuelle au Burkina Faso par des solutions locales : un impératif face aux défis actuels

    La santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso traverse une période critique, marquée par une réduction drastique des financements internationaux et une crise sécuritaire persistante. Dans ce contexte, les acteurs locaux et les communautés doivent désormais prendre les devants pour préserver les droits fondamentaux en matière de planification familiale et de santé reproductive.

    Selon les dernières données du ministère de la Santé, jusqu’à 81 % des fonds alloués à ce secteur provenaient de partenaires extérieurs. Avec leur retrait progressif, le pays se trouve face à un déficit financier majeur, menaçant la continuité des services essentiels. Face à cette situation, des alternatives endogènes et durables s’imposent comme une nécessité absolue.

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso

    Des solutions locales pour une santé sexuelle autonome

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso, insiste sur l’urgence d’agir localement. Pour lui, « il est temps de cesser de dépendre des partenaires étrangers. Les Burkinabè doivent s’investir activement dans la santé sexuelle pour lutter contre les grossesses précoces, les mariages forcés et la mortalité maternelle ».

    Plusieurs axes stratégiques émergent pour mobiliser les ressources internes :

    • Sensibilisation des populations : informer les citoyens sur l’importance de contribuer financièrement à ces services vitaux.
    • Implication des leaders communautaires : associer les figures religieuses et traditionnelles pour renforcer l’adhésion aux campagnes de santé reproductive.
    • Collecte communautaire transparente : instaurer des mécanismes de financement local via les collectivités territoriales pour une gestion rigoureuse des fonds.

    L’engagement de l’État et des partenaires nationaux

    Malgré les difficultés, le gouvernement burkinabè a déjà engagé des actions concrètes. Entre 2020 et 2025, près de 3,9 milliards de francs CFA ont été investis dans l’achat de produits contraceptifs. Ces efforts, bien que notables, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins. « La mobilisation des ressources endogènes est une priorité stratégique », souligne la représentante de la Direction de la santé de la famille.

    Les zones rurales et les régions en proie à l’insécurité bénéficient d’une attention particulière, où l’accès aux soins est le plus limité. L’État mise sur des solutions durables pour garantir l’autonomie sanitaire du pays.

    Boureima Sanga, coordinateur du REMAPSEN Burkina Faso

    Le rôle clé des médias dans la promotion des financements locaux

    Boureima Sanga, coordinateur du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), rappelle l’importance de l’information. « Dans un contexte de crises multiples, les médias doivent maîtriser les mécanismes de financement endogène. Leur rôle est crucial pour sensibiliser les populations et soutenir la souveraineté sanitaire du Burkina Faso ».

    Le REMAPSEN, créé en 2020, organise régulièrement des rencontres de plaidoyer avec l’appui du Partenariat de Ouagadougou. Ces initiatives visent à renforcer les capacités des journalistes et à promouvoir des solutions locales et pérennes en matière de santé sexuelle et reproductive.

    Pourquoi ces alternatives endogènes sont-elles indispensables ?

    Les avantages des solutions locales sont multiples :

    • Durabilité : une gestion autonome des fonds assure une continuité des services, même en cas de retrait des bailleurs.
    • Appropriation citoyenne : l’implication des communautés renforce l’adhésion aux programmes de santé reproductive.
    • Résilience : les mécanismes locaux s’adaptent mieux aux réalités du terrain, notamment dans les zones reculées.

    En conclusion, le Burkina Faso doit accélérer sa transition vers des modèles de financement endogènes pour garantir les droits en santé sexuelle et reproductive. Cette démarche, bien que complexe, est la clé pour assurer un avenir plus sain et plus autonome à sa population.

  • Affaire CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour son titre contesté

    Affaire CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour son titre contesté

    Déchus de leur titre de champion d’Afrique par la Confédération africaine de football (CAF), les Lions de la Teranga ont formellement déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui s’engage à rendre une décision « dans les meilleurs délais ».

    Le Sénégal a officiellement interjeté appel. Une semaine après l’annonce de la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer aux Sénégalais leur titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, en raison de leur sortie du terrain lors de la finale contre le Maroc, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé ce mercredi avoir « enregistré un appel de la Fédération sénégalaise ».

    Cet appel était vivement attendu. Comme prévu, le Sénégal exige l’annulation de la résolution de la CAF et la restitution de son titre, brillamment remporté sur le terrain en prolongation grâce à un but décisif de Pape Gueye. La finale avait été marquée par une controverse majeure en fin de partie, lorsque l’arbitre avait accordé un pénalty aux Marocains, finalement manqué par Brahim Diaz. En signe de protestation, les joueurs sénégalais avaient alors momentanément quitté la pelouse, avant de reprendre le jeu quelques instants plus tard.

    « Une formation arbitrale du TAS sera désignée pour statuer sur cette affaire, après quoi un calendrier procédural sera défini », a précisé l’instance dans un communiqué. Aucune date d’audience n’a encore été fixée à ce jour.

    « Le TAS est parfaitement outillé pour traiter ce type de litiges, grâce à l’expertise d’arbitres spécialisés et indépendants », a affirmé Matthieu Reeb, directeur général du TAS. « Nous sommes conscients de l’impatience des équipes et des supporters à connaître la décision finale le plus rapidement possible, et nous veillerons à ce que la procédure arbitrale soit menée dans les délais les plus courts, tout en garantissant à toutes les parties un procès équitable. »

  • Togo : l’inflation des prix à la consommation, une progression mesurée en février 2026

    Togo : l’inflation des prix à la consommation, une progression mesurée en février 2026

    En février 2026, l’économie togolaise a enregistré une évolution notable de son indicateur des prix à la consommation. Les données officielles révèlent une progression modérée de l’inflation au Togo, signalant une tendance à la hausse, bien que sous contrôle.

    Durant ce mois, la hausse des prix a atteint 0,4 %, marquant un léger accroissement par rapport au mois précédent. En effet, en janvier, l’indice des prix à la consommation s’était établi à 0,2 %, indiquant une accélération de 0,2 point de pourcentage.

    Malgré cette progression, les analystes s’accordent à dire que la situation reflète une stabilité relative dans l’environnement économique du pays, avec des pressions inflationnistes qui demeurent contenues et gérables pour les ménages et les entreprises.

  • Washington s’efforce de raviver sa présence diplomatique au Sahel, focalisant sur Niamey après ses démarches à Bamako et Ouagadougou

    Washington s’efforce de raviver sa présence diplomatique au Sahel, focalisant sur Niamey après ses démarches à Bamako et Ouagadougou

    L’engagement diplomatique des États-Unis au Sahel est en pleine intensification. Washington multiplie les ouvertures stratégiques vers le Niger, s’inscrivant dans la lignée de démarches similaires observées antérieurement au Mali et au Burkina Faso. Cette série d’initiatives s’inscrit dans une tentative de

  • Ligue des champions : Le résultat des huitièmes et le programme des quarts

    Ligue des champions : Le résultat des huitièmes et le programme des quarts

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    Ligue des champions : Le résultat des huitièmes et le programme des quarts

    Le choc attendu PSG – Liverpool aura bien lieu, après leurs victoires contre Chelsea et Galatasaray. Découvrez les résultats des huitièmes de finale de l’UEFA Champions League, et le programme complet des quarts de finale.
  • Faure Gnassingbé : un jeu diplomatique subtil entre Russie, CEDEAO et AES

    Faure Gnassingbé : un jeu diplomatique subtil entre Russie, CEDEAO et AES

    Faure Gnassingbé lors d'un sommet diplomatique à Abuja en décembre 2025

    Le Togo adopte une approche diplomatique discrète mais stratégique. Le 9 mars, Andreï Belousov, ministre russe de la Défense, s’est rendu à Lomé où il a été reçu par Faure Essozimna Gnassingbé. Bien que cette visite ait été confirmée par une source proche de la présidence togolaise, aucune annonce officielle n’a été publiée.

    Une diplomatie de l’ombre pour préserver des équilibres

    Cette rencontre illustre la stratégie de Faure Gnassingbé, qui navigue entre plusieurs blocs géopolitiques sans prendre parti ouvertement. Le Togo, bien que membre de la CEDEAO, entretient des liens avec la Russie et l’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

    Cette position médiane permet à Faure Gnassingbé de maintenir des relations diversifiées, essentielles pour la stabilité et le développement du pays. En évitant les tensions, il sécurise des partenariats économiques et politiques variés.

    Pourquoi cette stratégie est-elle gagnante ?

    • Diversité des alliances : le Togo bénéficie de soutiens multiples, réduisant sa dépendance à un seul bloc.
    • Stabilité régionale : en évitant les conflits, le pays préserve sa sécurité et son économie.
    • Opportunités économiques : cette neutralité attire des investissements de sources variées.

    Un jeu diplomatique qui reflète une vision à long terme

    La discrétion du Togo dans ses communications officielles est calculée. Elle permet au pays de négocier sans pression externe, tout en renforçant son image de médiateur crédible. Faure Gnassingbé mise sur cette approche pour consolider le rôle du Togo comme acteur clé en Afrique de l’Ouest.

    En équilibrant ses relations avec la CEDEAO, la Russie et l’AES, il démontre une maîtrise des enjeux géopolitiques, essentielle pour un pays comme le Togo, situé au cœur de dynamiques régionales complexes.

  • La can 2026 bascule au Maroc après la disqualification du Sénégal

    La can 2026 bascule au Maroc après la disqualification du Sénégal

    Deux mois après une finale explosive de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2026, la Confédération africaine de football (CAF) a opéré un revirement historique. Le titre, remporté dans les circonstances controversées par le Sénégal face au Maroc le 18 janvier à Rabat, lui a été retiré pour être attribué aux Lions de l’Atlas. Cette décision, qualifiée d’inique par la fédération sénégalaise, a suscité une vague de réactions et donné lieu à une procédure d’appel immédiate.

    une décision controversée et un appel en urgence

    Dans un communiqué publié le 17 mars 2026, la CAF a justifié sa décision en invoquant les articles 82 et 84 de son règlement. Selon ces dispositions, une équipe qui quitte le terrain prématurément ou refuse de poursuivre un match est considérée comme forfait et perd le match sur tapis vert. Malgré la victoire sénégalaise 1-0 en prolongation, la CAF a homologué le score à 3-0 en faveur du Maroc, déclarant les Lions de la Teranga forfaits. La fédération sénégalaise a réagi avec fermeté, dénonçant une décision sans précédent et promettant de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour contester cette sanction.

    les réseaux sociaux en ébullition

    La décision a déclenché une vague de réactions sur les plateformes numériques. Le défenseur sénégalais Moussa Niakhaté, évoluant à l’Olympique lyonnais, a partagé sur Instagram une photo de lui brandissant la coupe d’Afrique avec un message cinglant : « Venez les chercher ! Ils sont fous, eux ! ». Ses coéquipiers ont rapidement emboîté le pas, amplifiant la polémique. Le 18 janvier, les joueurs sénégalais avaient temporairement quitté le terrain après une décision arbitrale controversée : un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu d’une seconde mi-temps déjà agitée.

    Le chaos s’est installé : les supporters sénégalais, mécontents, ont envahi les tribunes, lancé des projectiles et tenté d’envahir la pelouse. Pendant ce temps, Brahim Diaz, ailier marocain, a manqué le penalty décisif, laissant le match se poursuivre dans la confusion. En prolongation, le Sénégal a finalement marqué par Pape Gueye, mais la CAF a invalidé ce résultat.

    un précédent marquant dans l’histoire du football africain

    Pour justifier sa décision, la CAF s’est appuyée sur un précédent : en 2019, l’Espérance sportive de Tunis avait été déclarée vainqueur de la Ligue des champions de la CAF après le retrait des joueurs du Wydad Casablanca, qui avaient quitté le terrain en protestation contre une panne de la VAR. Bien que le résultat final n’ait pas été remis en cause, les deux fédérations avaient écopé d’amendes salées pour comportements antisportifs. Par ailleurs, 18 supporters sénégalais, emprisonnés depuis la finale, attendent désormais leur procès en appel, reporté au 30 mars.

    Côté marocain, la fédération a souligné que sa démarche visait uniquement à faire respecter le règlement de la compétition, sans remettre en cause le mérite sportif des équipes. Une position qui contraste avec l’indignation exprimée par Dakar.

  • Retrait du titre de la can 2025 au Sénégal : comprendre la décision de la caf et l’appel au tas

    Retrait du titre de la can 2025 au Sénégal : comprendre la décision de la caf et l’appel au tas

    C’est une onde de choc sans précédent qui traverse le football africain et particulièrement le milieu sportif sénégalais. Alors que les supporters célébraient encore le sacre des Lions de la Téranga, la Confédération africaine de football (CAF) a pris une mesure radicale : retirer le trophée continental au Sénégal, deux mois seulement après sa victoire 1-0 contre le Maroc lors de la finale disputée en terre marocaine.

    Le Jury d’Appel de l’instance dirigeante a officiellement prononcé le forfait du Sénégal, attribuant ainsi le titre de champion de la Coupe d’Afrique 2025 au Maroc.

    Un séisme médiatique et sportif

    Le fronton du Tribunal arbitral du sport

    La presse sénégalaise et les réseaux sociaux sont en ébullition depuis l’annonce de ce verdict. L’incompréhension domine chez les fans, tandis que les médias internationaux analysent ce retournement de situation spectaculaire. La question du timing interpelle de nombreux observateurs, à l’image du consultant Samir Nasri qui s’est étonné de ce délai de deux mois avant de remettre en cause le résultat acquis sur le terrain.

     La une du journal « L'Observateur », sur laquelle on peut lire « Dans les coulisses d'un scandale sans précédent », en référence à la décision de la CAF de retirer sa victoire à l'équipe sénégalaise pour finalement l'attribuer au Maroc, deux mois après la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025

    Ce sujet, qui alimente également le flux Niger actualité et passionne les débats sur Niamey actualité, souligne la complexité des règlements sportifs africains.

    Les fondements juridiques de la décision

    Le milieu de terrain sénégalais Pape Gueye qui a inscrit l'unique but de la finale de la CAN 2025 au Maroc.

    La CAF s’est appuyée sur les articles 82 et 84 de son règlement pour justifier ce retrait. Selon le communiqué, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a été déclarée forfait, entraînant un score administratif de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).

    L’article 82 stipule qu’une équipe quittant le terrain sans autorisation ou refusant de jouer est considérée comme perdante. L’article 84 complète cette disposition en précisant qu’un tel manquement entraîne l’exclusion définitive de la compétition et une défaite par forfait. La Commission d’Appel a ainsi infirmé le jugement rendu initialement par la commission de discipline.

    Les instances juridiques en action

    Sadio Mané (Sénégal) et Patrice Motsepe font des gestes lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations opposant le Maroc au Sénégal au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah, à Rabat, au Maroc, le 19 janvier 2026.

    Le système juridique de la CAF repose sur deux piliers : la Commission de discipline (première instance) et le Jury d’appel. Ce dernier, composé de 9 membres et présidé par la Nigériane Roli Daibo Harriman, réunit des experts de plusieurs nations comme la Tunisie, le Togo, la Mauritanie ou encore la République Démocratique du Congo.

    Le recours du Maroc, déposé début février, pointait du doigt la gravité des incidents survenus lors de la finale : retrait de l’équipe sénégalaise, envahissement de la pelouse et scènes de violence. Pour la FRMF, les sanctions initiales n’étaient pas proportionnelles aux faits.

    Le Tribunal arbitral du sport (TAS) : l’ultime espoir du Sénégal

     L'équipe du Sénégal en colère contre l'arbitre Jean-Jacques Ndala pour avoir accordé un penalty en fin de match après consultation du VAR lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations opposant le Sénégal au Maroc au stade Prince Moulay Abdellah, le 18 janvier 2026 à Rabat, au Maroc.

    Face à cette situation, le Sénégal a choisi de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. Cette institution internationale indépendante est chargée de trancher les litiges sportifs mondiaux en dernier ressort.

    La FSF a décidé de saisir le Tribunal Arbitral du Sport

    Le TAS dispose d’un panel de plus de 300 arbitres impartiaux. Si les procédures d’urgence peuvent aboutir en 48 heures, les dossiers complexes comme celui-ci peuvent nécessiter plusieurs mois de délibération. La sentence du TAS sera finale et exécutoire, mettant un terme définitif à cette saga judiciaire qui passionne l’actu Niger et l’ensemble du continent.

  • Scandale à la CAN 2025 : le Sénégal dépossédé de son titre, la CAF accusée de corruption

    Scandale à la CAN 2025 : le Sénégal dépossédé de son titre, la CAF accusée de corruption

    Un véritable séisme secoue le football africain. Suite à un recours de la Fédération marocaine, l’instance dirigeante du football continental a pris la décision choc d’attribuer le titre de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, bien que ce dernier ait perdu la finale (0-1) contre le Sénégal le 18 janvier. En réaction, la fédération sénégalaise a immédiatement annoncé faire appel, et le gouvernement a exigé l’ouverture d’une enquête internationale pour des « soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF », la Confédération africaine de football.

    La nouvelle, qualifiée de « blague du siècle » par de nombreux observateurs, a créé une onde de choc. Deux mois après une finale chaotique, le jury d’appel de la CAF a donc tranché en faveur du Maroc. Dans un communiqué, l’instance a indiqué avoir décidé de « déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale », validant ainsi le résultat sur un score de 3-0 pour les Lions de l’Atlas.

    La fédération sénégalaise a promis de contester cette décision, tandis que le gouvernement sénégalais a fermement réclamé, ce mercredi, une investigation internationale. « Le Sénégal rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée », a martelé Marie Rose Khady Fatou Faye, la porte-parole de l’exécutif.

    Une décision basée sur les articles 82 et 84 du règlement

    Dénonçant « une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain », la fédération sénégalaise a confirmé son intention d’engager « une procédure d’appel devant le Tribunal arbitral du sport » (TAS) à Lausanne, en Suisse, et ce, « dans les plus brefs délais ».

    Abdoulaye Sow, secrétaire général de la FSF, a affirmé au journal Le Soleil qu’il ne rendrait pas le trophée. « La CAF est pourrie, les réactions dans le monde après cette décision confirment une indignation totale… Le combat est loin d’être perdu. Je veux rassurer tous les Sénégalais. La coupe ne quittera pas le pays. »

    Les faits remontent au 18 janvier. Dans les arrêts de jeu de la finale, alors que le score était nul, le Maroc obtient un penalty pour une faute jugée peu évidente sur Brahim Diaz. Cette décision a provoqué la colère des joueurs sénégalais, qui estiment qu’un penalty leur avait été refusé auparavant. Leur sélectionneur, Pape Thiaw, leur a alors demandé de quitter la pelouse. Après 15 minutes d’une interruption confuse, où seul Sadio Mané était resté sur le terrain, le match a repris. Brahim Diaz a manqué son penalty, et Pape Gueye a finalement marqué le but de la victoire pour le Sénégal.

    Près de deux mois plus tard, la CAF a décidé de déclarer le Sénégal forfait. L’instance s’appuie sur l’article 84 de son règlement, qui sanctionne l’infraction décrite à l’article 82 : « si, pour n’importe quelle raison, une équipe quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle sera considérée comme perdante ».

    Le précédent du Wydad Casablanca

    La fédération marocaine de football a pris « acte de la décision », soulignant dans un communiqué que sa démarche ne visait pas à « contester la performance sportive » mais à « demander l’application du règlement ».

    Ce cas n’est pas sans rappeler un précédent. En 2019, l’Espérance Sportive de Tunis avait été déclarée vainqueur de la Ligue des champions de la CAF trois mois après que les joueurs du Wydad Casablanca eurent quitté le terrain en finale pour protester contre une panne de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).

    Fin janvier, le jury disciplinaire de la CAF avait déjà sanctionné les deux fédérations avec des amendes de plusieurs centaines de milliers d’euros pour comportements antisportifs. En parallèle, le procès en appel de 18 supporters sénégalais, condamnés à des peines de prison pour « hooliganisme » après la finale, a été reporté au 30 mars.

  • Can 2025 : le Sénégal dénonce une décision controversée de la caf et réclame une enquête

    Can 2025 : le Sénégal dénonce une décision controversée de la caf et réclame une enquête

    CAN 2025 : le Sénégal conteste la décision de la CAF et exige une enquête transparente

    Le président du Sénégal Bassirou Diomaye Faye et le capitaine de l'équipe nationale Khalidou Koulibaly célèbrent la victoire du Sénégal en Coupe d'Afrique des Nations 2025 avec le trophée

    Le gouvernement sénégalais a réagi avec fermeté face à la décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF), qui a invalidé le résultat de la finale de la CAN 2025 remportée par le Sénégal face au Maroc. Une décision qualifiée d’« inédite et d’une gravité exceptionnelle », heurtant les principes fondamentaux de l’éthique sportive tels que l’équité et la loyauté.

    Dans un communiqué officiel, le gouvernement sénégalais a catégoriquement rejeté « cette tentative de dépossession injustifiée » et exigé le lancement d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur les soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF. Parallèlement, Dakar reste mobilisé pour obtenir la libération des supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale.

    Les raisons invoquées par la CAF

    Le Maroc a été déclaré vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 après l’annulation du résultat de la finale, initialement remportée par le Sénégal sur le score de 1-0. La CAF a justifié sa décision en invoquant le comportement de l’équipe sénégalaise lors du match, estimant qu’elle avait enfreint l’article 82 du règlement de la compétition.

    Concrètement, l’article 82 stipule qu’une équipe refusant de jouer ou quittant le terrain sans autorisation de l’arbitre est déclarée perdante et éliminée. Cet article a conduit à l’application de l’article 84, qui prévoit une défaite sur tapis vert par 3-0.

    Les faits marquants de la finale controversée

    Le match s’est terminé sur une victoire du Sénégal grâce à un but de Pape Gueye en prolongation, après un parcours chaotique en fin de rencontre. À la 8e minute du temps additionnel, l’arbitre Jean-Jacques Ndala a accordé un penalty au Maroc après consultation de la VAR, une décision contestée par les Sénégalais qui avaient vu un but d’Ismaïla Sarr annulé quelques minutes plus tôt.

    Sous le choc, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a ordonné à son équipe de quitter la pelouse. Après 17 minutes d’interruption, les joueurs sont finalement revenus sur le terrain. Le penalty de Brahim Diaz, transformé en « panenka », a été arrêté par Édouard Mendy, avant que Gueye ne marque le but décisif.

    Les réactions des deux fédérations

    La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a confirmé avoir fait appel du résultat, insistant sur le fait que sa démarche visait uniquement à faire appliquer le règlement, et non à contester la performance sportive des équipes. « Nous réaffirmons notre engagement envers la clarté compétitive et la stabilité des compétitions africaines », a déclaré la FRMF.

    De son côté, la Fédération sénégalaise de football a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision de la CAF, la qualifiant d’« injuste, sans précédent et inacceptable » qui « jette le discrédit sur le football africain ».

    Les conséquences de la décision

    La polémique autour de cette finale a dépassé le cadre sportif. Le sélectionneur marocain Walid Regragui a qualifié les agissements du Sénégal de « honteux », tandis que le président de la FIFA Gianni Infantino a condamné les « scènes déplorables » survenues en fin de match.

    Pape Thiaw, par ailleurs, a reconnu avoir commis une erreur en retirant son équipe du terrain et a présenté des excuses au football africain. Le Maroc a quant à lui limogé son sélectionneur Walid Regragui le 5 mars, soit quatre mois avant la Coupe du monde.

    Malgré cette décision controversée, le journaliste sportif Maher Mezahi a souligné que l’émotion liée à la victoire sénégalaise ne pouvait être effacée : « On ne peut pas effacer les 16 dernières minutes de ce match et ce que nous avons vu ».

  • Final de la can 2025 : le Maroc sacré champion après l’annulation du titre du Sénégal

    Final de la can 2025 : le Maroc sacré champion après l’annulation du titre du Sénégal

    Le Maroc a officiellement remporté la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 après que la Commission d’appel de la CAF a annulé le résultat de la finale face au Sénégal. Cette décision historique intervient suite à des incidents majeurs survenus au stade de Rabat, où les Lions de la Teranga avaient quitté le terrain en signe de protestation.

    une finale marquée par la controverse et le forfait du Sénégal

    La Confédération africaine de football (CAF) a tranché en faveur du Maroc après avoir examiné un recours déposé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Selon le communiqué officiel, l’équipe du Sénégal a été jugée coupable d’avoir enfreint les articles 82 et 84 du Règlement de la CAN en quittant prématurément le terrain lors de la prolongation. La CAF a ainsi attribué une victoire par forfait 3-0 au pays hôte, privant le Sénégal d’un deuxième titre continental.

    Les tensions ont explosé en fin de match, lorsque l’arbitre a accordé un penalty au Maroc après consultation du VAR, déclenchant une réaction en chaîne. Le sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, a ordonné à ses joueurs de regagner les vestiaires, provoquant un chaos de plusieurs minutes. Bien que Sadio Mané soit parvenu à les convaincre de reprendre la partie, le mal était fait : le Sénégal a été sanctionné pour son comportement.

    le Maroc reconnu vainqueur malgré des sanctions financières

    Malgré cette victoire historique, la FRMF n’a pas été épargnée par les sanctions. La CAF a confirmé une amende de 100 000 dollars pour des interférences autour de la zone VAR, tandis que l’utilisation de lasers par les supporters a entraîné une pénalité de 10 000 dollars. Une autre amende, initialement de 100 000 dollars, a été réduite à 50 000 dollars pour un incident impliquant des ramasseurs de balles.

    Ces pénalités financières, bien que significatives, n’ont pas effacé le bouleversement sportif majeur : le Maroc est désormais le nouveau champion de la CAN 2025, et le Sénégal, privé de son titre, doit digérer une décision qui restera dans les mémoires.

    réactions et conséquences d’une décision sans précédent

    Dans une interview post-match, Sadio Mané a défendu l’attitude de ses coéquipiers : « Ce n’est que du football. L’arbitre peut parfois se tromper, mais arrêter un match comme ça n’est pas juste. J’ai décidé de ramener tout le monde sur le terrain, car ce qui compte, c’est de respecter le jeu. Le monde entier regardait ce match. »

    La décision de la CAF confirme que le comportement des joueurs sénégalais a été jugé incompatible avec les valeurs du tournoi. Une conclusion qui ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de la CAN, où les règles et le fair-play ont pris le pas sur les émotions du terrain.

  • Maroc champion can 2025 suite à la disqualification du Sénégal

    Maroc champion can 2025 suite à la disqualification du Sénégal

    La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 vient de vivre un rebondissement historique. Le titre de champion d’Afrique, initialement remporté par le Sénégal, lui a été retiré par la Confédération africaine de football (CAF). C’est finalement le Maroc qui se voit attribuer le trophée après un litige concernant la finale.

    un titre retiré deux mois après la victoire

    Il y a seulement deux mois, les Lions de la Teranga fêtaient leur sacre lors d’une finale épique contre le Maroc. Pourtant, la CAF a depuis invalidé cette victoire, invoquant des irrégularités dans la conduite du match. Le Sénégal, privé de son titre, a immédiatement annoncé son intention de contester cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

    Cette volte-face a provoqué une vague d’émotions parmi les supporters sénégalais et les joueurs, comme en témoigne une publication de Moussa Niakhaté sur les réseaux sociaux : « Venez les chercher ! Ils sont fous eux ! »

    les incidents de la finale de janvier 2026

    La finale du 18 janvier 2026 restera dans les mémoires comme l’une des plus controversées de l’histoire de la CAN. Un penalty sifflé en fin de match a déclenché des échauffourées sur le terrain et dans les tribunes, entraînant une interruption prolongée de la rencontre. Malgré ces tumultes, le Sénégal s’était imposé 1-0 en prolongation, soulevant le trophée sous les acclamations.

    Cependant, la CAF a appliqué l’article 82 de son règlement, déclarant le Sénégal perdant sur tapis vert pour non-respect des procédures réglementaires en fin de match. Cette décision, annoncée le 17 mars 2026, a suscité de vives réactions et relancé le débat sur l’équité dans le football africain.

    réactions et perspectives

    Les autorités sénégalaises ont réagi avec fermeté à cette annonce. Les joueurs et les supporters, habituellement unis autour de leur équipe, expriment désormais leur colère et leur incompréhension. Le Maroc, de son côté, prépare déjà sa célébration en tant que nouveau champion, tandis que le Sénégal mise sur une bataille juridique pour récupérer son titre.

    Cette affaire soulève des questions sur la transparence des instances dirigeantes et la gestion des litiges sportifs en Afrique. Les observateurs attendent désormais la réaction du TAS, qui pourrait rendre un verdict définitif dans les semaines à venir.