Le Burkina Faso a officiellement condamné le groupe Canal+ pour son refus de diffuser gratuitement la chaîne de télévision nationale. Cette décision, prise sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré, illustre les tensions actuelles autour de la liberté de la presse dans le pays.
Auteur/autrice : nigeractu
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Bradley Barcola, cible des cadors anglais : arsenal et liverpool à l’affût
Malgré sa prestation en demi-teinte lors de la finale de la Ligue des champions, où ses occasions en prolongation auraient pu faire basculer le match face à Arsenal (1-1, 4-3 aux tirs au but), Bradley Barcola demeure une priorité pour plusieurs grands clubs européens. Sous contrat avec le Paris Saint-Germain jusqu’en 2028, l’ailier français de 23 ans voit son avenir s’écrire de plus en plus loin de la capitale.
Liverpool toujours à l’affût pour Barcola
Le club de la Mersey, désormais dirigé par Andoni Iraola après le départ d’Arne Slot, suit de près l’évolution du dossier. Selon des sources proches du dossier, les Reds envisagent de recruter deux ailiers et le nom de Bradley Barcola figure en bonne place sur leur liste. L’offre de prolongation soumise par le PSG n’ayant pas satisfait l’entourage du joueur, les courtisans anglais se tiennent prêts à passer à l’action.
Arsenal prêt à dégainer pour l’ailier parisien
De leur côté, les Gunners de Mikel Arteta peaufinent les ultimes détails avant de soumettre une offre officielle au PSG. Le technicien espagnol souhaite renforcer son secteur offensif, notamment au poste d’ailier gauche, et voit en Barcola la recrue idéale. Les décideurs londoniens considèrent l’opération comme réalisable, ce qui pourrait relancer un feuilleton qui a animé le mercato parisien ces derniers mois.
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Félix Tshisekedi à Houston : discours pour l’unité nationale après le match RDC-Portugal
À Houston, le président congolais Félix Tshisekedi s’est adressé aux supporters réunis après le match nul historique de la RDC face au Portugal (1-1) en Coupe du monde. Son discours a mêlé fierté sportive et appel solennel à l’unité nationale.
Mercredi, dans la ville texane, le chef de l’État a rencontré des membres de la diaspora. Il a insisté sur la nécessité de rester soudés face aux divisions. « Leurs complices sont devenus fous. Soyez unis. Qu’ils ne vous trompent pas, qu’ils n’utilisent pas le régionalisme pour vous avoir. Refusez de trahir votre pays », a-t-il lancé.
Tshisekedi a également évoqué la situation sécuritaire dans l’est du pays, dénonçant ceux qui « nous ont infiltrés ». Il a assuré que les prochains mois verront une amélioration. « J’ai la foi que, dans les jours qui viennent, tout le Congo sera libéré. Nos frères et sœurs font la fête à Goma, à Bukavu, on sera ensemble », a-t-il déclaré.
Le président a salué la performance des Léopards. « Les Léopards ont fait notre fierté. J’ai demandé à la FIFA si nous sortons de la poule, ils vont ajouter des billets pour les Congolais qui sont ici. Ne craignez rien », a-t-il ajouté. Il a souligné que ce match prouvait la résilience du pays, même en temps de guerre.
Félix Tshisekedi a annoncé son retour prochain en RDC pour se consacrer à d’autres dossiers. Il a exhorté les Congolais à montrer leur dignité et à investir dans tous les domaines : sport, science, éducation. « Soyez fiers d’être Congolais. C’est ma mission de vous rendre cette fierté », a-t-il conclu.
Ce premier point en Coupe du monde pour la RDC a été obtenu à Houston, où le président a tenu un discours mêlant politique, identité nationale et espoir.
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La plateforme de Marrakech, un pilier pour la sécurité africaine et l’action commune
- Défis géopolitiques et guerres asymétriques
- Le modèle stratégique marocain : une doctrine souveraine
- Dynamisme diplomatique et institutionnel
- Développement socioéconomique et diplomatie spirituelle
- Consolidation de la Plateforme de Marrakech et projection future
Une conviction forte anime la politique étrangère marocaine : la sécurité et la stabilité du continent africain sont intrinsèquement liées à celles du Maroc. Cette vision va au-delà du cadre sécuritaire classique pour embrasser une stratégie globale, mêlant renforcement institutionnel et coopération en matière de renseignement de qualité. Rabat s’impose ainsi comme une force régionale crédible, capable de combler les failles de sécurité par lesquelles s’infiltrent les menaces transfrontalières.
Défis géopolitiques et guerre asymétrique
Les conflits asymétriques imposent une réalité de terrain complexe, exigeant une vigilance permanente. Les organisations extrémistes exploitent les fractures politiques et la porosité des frontières dans la région sahélo-saharienne pour financer leurs activités et recruter. La coordination entre les agences antiterroristes est cruciale ; l’unité des visions africaines devient une nécessité face à l’alliance dangereuse entre groupes armés et réseaux criminels. Cette urgence s’accentue avec l’expansion des menaces dans l’espace numérique et l’usage de technologies avancées pour déstabiliser la paix régionale.
Les défis géopolitiques actuels appellent une interprétation fine, qui dépasse les analyses superficielles. Les risques qui pèsent sur plusieurs pays du continent exigent une réponse marocaine ancrée dans l’histoire, la géographie et la dynamique politique. Forte de cette orientation, Rabat contribue à renforcer les États africains par des voies de développement et de sécurité, offrant un modèle stratégique qui conjugue développement durable et surveillance sécuritaire.
Le modèle stratégique marocain : une doctrine souveraine et intégrale
La force de l’approche marocaine réside dans sa capacité à intégrer les dimensions sécuritaire, scientifique, spirituelle et développementale pour démanteler la structure des menaces avant leur propagation. La Plateforme de Marrakech devient ainsi un laboratoire stratégique pour élaborer une doctrine de sécurité africaine autonome, loin des modèles importés souvent inadaptés aux réalités du continent.
Rabat rejette les solutions clés en main qui ont montré leurs limites sur les terrains complexes africains. Elle promeut un modèle continental fondé sur l’alliance du renseignement de terrain, du renforcement spirituel et du développement humain. L’engagement marocain procède d’une conviction : l’Afrique est un continent auquel le pays appartient géographiquement, identitairement, politiquement et historiquement.
Dynamisme diplomatique et institutionnel
Cette action diplomatique émane des hautes directives royales. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, joue un rôle clé dans la mise en œuvre concrète de cette vision. Il traduit avec habileté la vision royale en partenariats tangibles, faisant de la Plateforme de Marrakech un outil exécutif qui dépasse les simples échanges protocolaires.
Bourita anime la diplomatie de sécurité marocaine par une coordination permanente avec les partenaires régionaux et internationaux, assurant l’alignement des voies sécuritaires sur l’agenda de développement et de souveraineté des États africains. Rabat se profile comme un centre diplomatique africain capable de gérer les dossiers de sécurité les plus sensibles avec rigueur, en dehors de toute influence étrangère.
L’approche marocaine en Afrique combine rigueur dans l’application de la loi et efficacité dans la gestion des crises. Elle mobilise l’expertise des organismes souverains – Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), Direction Générale de la Sécurité Nationale (DGSN), Gendarmerie Royale, Forces Armées Royales, Bureau Central des Investigations Judiciaires (BCIJ), Direction Générale des Études et Documentation (DGED) – ainsi que le corps diplomatique pour contrer les plans de sabotage et le terrorisme transfrontalier.
Développement socioéconomique et diplomatie spirituelle
La durabilité de la stabilité dépend, dans la vision stratégique marocaine, de la capacité à doter les États africains de fondations économiques solides. Les grands projets – gazoducs, initiatives atlantiques pour l’accès des pays du Sahel à l’océan – s’intègrent aux efforts sécuritaires pour bâtir un bloc de stabilité stratégique. Parallèlement, la dimension spirituelle et formative agit comme un outil de prévention à long terme, immunisant les sociétés africaines contre l’extrémisme.
L’institution de l’Imarat al-Mu’minin joue un rôle central dans la protection de l’espace religieux et la diffusion des valeurs de modération. Les institutions religieuses marocaines, sous l’égide de la Fondation Mohammed VI des Savants Africains, forment des cadres capables de déconstruire les discours radicaux en s’appuyant sur un islam modéré, marque de fabrique de l’expérience marocaine.
Consolidation de la Plateforme de Marrakech et projection future
Le succès de la Plateforme de Marrakech dans l’établissement des bases d’une doctrine africaine de sécurité réduit les marges de manœuvre des puissances externes qui cherchent à déstabiliser l’équilibre continental. Le Maroc pose la pierre angulaire d’un édifice sécuritaire africain où la stabilité relève d’un engagement national et souverain des États eux-mêmes.
Lancée en 2022, la Plateforme a réuni les chefs des agences antiterroristes africaines lors de sessions successives : Marrakech (2022), Tanger (2023), Fès (2024) et Agadir (2025). Ces rendez-vous sont devenus un cadre incontournable pour l’échange d’expériences et le renforcement de la coopération régionale. Ainsi, le Maroc demeure la boussole du continent vers un avenir sûr, prospère et indépendant, transformant les initiatives marocaines en réalisations tangibles qui protègent la souveraineté des États africains face aux menaces asymétriques grandissantes, et intègrent la dimension atlantique comme un corridor sûr pour l’intégration économique et un rempart contre la déstabilisation.
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Comment l’État social s’impose dans la campagne électorale marocaine
Publié aujourd’hui à 07h56 Lecture : 5 minutes.
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Sénégal : le Conseil constitutionnel rejette le recours de l’opposition sur la réintégration d’Ousmane Sonko
Le Conseil constitutionnel sénégalais s’est déclaré « incompétent » pour examiner la requête de l’opposition visant à contester le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, suivi de son élection à la présidence de l’institution le 26 mai dernier.
Quelques jours après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre, Ousmane Sonko, figure charismatique du parti Pastef qui dispose d’une large majorité au Parlement, a retrouvé son siège de député puis a été porté au perchoir.
L’opposition sans recours
Cette élection a été vivement contestée par les opposants, qui estiment que cette réintégration violait le règlement intérieur de l’Assemblée. Ils avaient dénoncé un « coup d’État institutionnel ». La décision du Conseil constitutionnel, rendue mercredi 17 juin, met un terme définitif à toute possibilité de recours pour l’opposition.
Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de mars 2024, Ousmane Sonko avait été nommé Premier ministre en avril 2024 après la victoire de son proche allié, Bassirou Diomaye Faye. Lors des législatives de novembre 2024, le Pastef a remporté 130 sièges sur 165, mais Sonko avait alors renoncé à son mandat parlementaire pour rester à la tête du gouvernement.
« Nous n’allons pas nous associer à cette mascarade »
L’opposition soutient que pour redevenir député, M. Sonko aurait dû, en amont, démissionner de son poste de Premier ministre et siéger temporairement à l’Assemblée avant de retourner au gouvernement. Le député d’opposition Abdou Mbow avait déclaré fin avril : « La majorité parlementaire a installé quelqu’un, Ousmane Sonko, qui a déjà perdu son mandat de député et ne peut le retrouver. Nous n’allons pas nous associer à cette mascarade. »
Avec la décision du Conseil constitutionnel, le leader du Pastef demeure donc à la tête de l’Assemblée nationale. Depuis ce poste, il pourrait exercer un contre-pouvoir face au président Bassirou Diomaye Faye, son ancien allié avec lequel la rupture est désormais consommée.
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Michael Olise : Deschamps lui conseille de rester au Bayern plutôt que de filer au PSG ou au Real
Deux ans après son départ de Crystal Palace pour le Bayern Munich, Michael Olise (24 ans) est de nouveau au cœur des rumeurs de transfert. Le Paris Saint-Germain et le Real Madrid suivraient de près l’ailier des Bleus, auteur d’une saison exceptionnelle avec le club bavarois. Mais le sélectionneur Didier Deschamps a un avis bien tranché sur la question : le joueur devrait privilégier la continuité en Allemagne.

Titulaire indiscutable dans l’animation offensive des Bleus, Olise a confirmé son statut lors de la Coupe du monde, délivrant une passe décisive pour Kylian Mbappé mardi dernier. Avec 22 buts et 26 passes décisives toutes compétitions confondues cette saison, le natif de Londres enchaîne les performances de haut niveau. Ses trois réalisations et une offrande lors de ses deux dernières sorties sous le maillot tricolore renforcent l’intérêt des plus grands clubs européens.
«Il s’est développé de manière remarquable»
Interrogé récemment sur la progression de son protégé, Didier Deschamps n’a pas caché sa satisfaction. « Michael Olise a connu des débuts un peu compliqués en équipe de France, mais grâce à sa persévérance et au soutien du staff, il s’est développé de manière remarquable », a confié le sélectionneur, soulignant l’importance de l’environnement dans lequel évolue le joueur.
Rester au Bayern, la meilleure option selon Deschamps
Pour le technicien français, une grande partie de la réussite d’Olise repose sur la confiance de son entraîneur Vincent Kompany. « Kompany a joué un rôle clé dans son ascension fulgurante. Sous sa direction, Michael a montré efficacité, caractère et personnalité. Il continuera à briller s’il reste au Bayern Munich », a-t-il estimé. Un message clair qui pourrait peser dans la balance, alors que les rumeurs d’un départ vers le PSG ou le Real Madrid s’intensifient.
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Ciment cher au Burkina Faso : le vrai coût du programme Faso Mêbo
Pour justifier la flambée des prix du ciment, les autorités burkinabè mettent en avant l’essor des chantiers communautaires de l’initiative « Faso Mêbo ». Pourtant, au-delà de l’aspect économique discutable de ce programme, l’invoquer pour expliquer la crise du ciment relève d’une profonde incohérence.
Au Burkina Faso, la tonne de ciment atteint désormais des tarifs prohibitifs pour le citoyen moyen, freinant le secteur du bâtiment et asphyxiant l’économie nationale. Face à ce mécontentement général, le gouvernement a développé une rhétorique bien rodée : si le ciment est cher, c’est parce que le pays est en chantier grâce à Faso Mêbo, ce programme présidentiel de travaux communautaires. Cette explication officielle souffre pourtant d’une double faiblesse. Non seulement l’utilité réelle de Faso Mêbo est loin de faire l’unanimité, mais l’utiliser comme bouclier pour justifier les pénuries met en lumière les carences de la planification étatique.
Faso Mêbo : un outil politique à l’efficacité économique contestable
Présentée comme le symbole du développement endogène, l’initiative Faso Mêbo repose essentiellement sur la mobilisation populaire, le bénévolat et les dons de matériaux, notamment de ciment. Si l’intention d’engager les citoyens dans la construction de leur pays est louable sur le plan symbolique, la réalité économique et technique de ce modèle pose de sérieuses questions.
En confiant des chantiers d’infrastructures d’envergure (routes, pavages, bâtiments publics) à des logiques de bénévolat et de dons aléatoires, l’État s’éloigne des standards de l’ingénierie et de la durabilité. Sans un suivi technique rigoureux et des budgets de maintenance garantis, nombre d’observateurs craignent que ces infrastructures à bas coût ne se détériorent à la première saison des pluies, transformant l’effort populaire en un immense gaspillage de ressources. De plus, en court-circuitant le secteur privé local du BTP, cette démarche affaiblit les PME nationales qui créent de vrais emplois durables et paient des impôts, au profit d’une gestion de chantiers souvent informelle.
L’incongruité de l’argument officiel sur la hausse des prix
Admettons néanmoins que Faso Mêbo consomme une quantité significative de ciment. Expliquer la cherté du produit par ce seul facteur demeure une anomalie logique et économique.
Dans une économie planifiée, l’apparition d’un nouveau besoin d’État s’anticipe. Affirmer que les prix flambent parce que l’État utilise le ciment revient à admettre que les autorités ont lancé un programme d’envergure nationale sans jamais évaluer les capacités de l’appareil industriel à le soutenir. Un État ne peut pas être surpris par sa propre consommation.
La vérité que cette communication tente de masquer se trouve ailleurs :
- L’asphyxie énergétique des usines : Le premier frein à la disponibilité du ciment reste l’incapacité de l’État à fournir une électricité stable aux cimenteries locales, qui tournent au ralenti à cause des délestages.
- Le piège du protectionnisme rigide : En interdisant les importations de ciment pour protéger des usines locales qui n’ont pas l’énergie pour produire, l’État a lui-même créé la pénurie.
- Le marché noir institutionnalisé : Cette rareté artificielle fait le bonheur des spéculateurs, face auxquels les mécanismes de contrôle du ministère du Commerce se révèlent impuissants.
Blâmer Faso Mêbo pour la crise du ciment est un contresens. Soit cette initiative est d’une envergure modeste et son impact sur le marché global est minime, soit elle est aussi massive que le prétend le gouvernement, et son lancement sans planification industrielle préalable relève d’une lourde erreur de pilotage. Dans les deux cas, la cherté de la vie et du ciment au Burkina Faso ne trouve pas sa source dans le patriotisme des pavés, mais bien dans les choix stratégiques défaillants d’un État qui peine à rationaliser son économie.
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Elye Wahi dans la tourmente après un carton jaune suspect

La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé mercredi avoir déposé, le 29 mai, une plainte contre X pour des soupçons de Paris truqués autour d’un carton jaune reçu par l’attaquant de l’OGC Nice Elye Wahi, lors de la dernière journée de Ligue 1 face à Metz.
Le parquet de Marseille a confirmé l’interpellation, le 29 mai 2026, d’un joueur professionnel de 23 ans évoluant en Ligue 1, dans le cadre d’une enquête ouverte pour escroquerie en bande organisée, corruption sportive en bande organisée, recel et blanchiment. Après son audition en garde à vue, il a été remis en liberté, et les investigations se poursuivent.
Plainte déposée par la LFP
Au lendemain du match OGC Nice – FC Metz comptant pour la 34ᵉ journée de Ligue 1 le 17 mai, la LFP a été alertée par ses partenaires spécialisés dans la surveillance des marchés de Paris sportifs. Des mouvements atypiques ont été constatés à l’international, avec un volume inhabituel de mises concernant un avertissement impliquant Elye Wahi.
Après avoir transmis ces éléments à la police nationale, à l’Autorité nationale des jeux et à la Fédération française de football, la LFP a déposé une plainte contre X le 29 mai pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée.
Un carton jaune litigieux
Lors de cette rencontre, l’attaquant de 23 ans, qui dispute actuellement la Coupe du monde avec la Côte d’Ivoire, a reçu un carton jaune à la 36ᵉ minute pour une semelle sur le défenseur messin Salidou Sané. Il aurait déjà pu être averti à la 32ᵉ minute pour un tacle par-derrière sur Bouna Sarr.
Cet avertissement a valu à Wahi une suspension pour le match aller du barrage L1/L2 opposant Nice à Saint-Étienne, permettant aux Aiglons de se maintenir dans l’élite.
La LFP rappelle qu’elle reste pleinement mobilisée pour garantir l’intégrité de ses compétitions et qu’elle agira avec fermeté contre tout comportement compromettant.
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Nigeria et Cameroun : un nouvel accord de défense pour la sécurité régionale
Nigeria et Cameroun : un nouvel accord de défense pour la sécurité régionale
Le Nigeria et le Cameroun ont conclu un accord de coopération militaire à Yaoundé, visant à renforcer la sécurité de leur frontière sud commune. Ce mémorandum d’entente prévoit une meilleure coordination des opérations, un partage accru du renseignement et un rapprochement dans les domaines de la formation militaire et de l’industrie de défense.
La cérémonie de signature a eu lieu après deux jours de discussions entre responsables militaires et sécuritaires des deux pays. Le document actualise le cadre de coopération face aux défis sécuritaires observés sur le territoire terrestre et dans l’espace maritime partagé. Il inclut le renforcement de la coordination opérationnelle, du partage de renseignements, de l’appui logistique, des formations militaires conjointes et des programmes d’échanges de personnels. Les deux parties ont aussi convenu d’améliorer leurs mécanismes de réponse aux menaces sécuritaires communes.
Le général Christopher Musa, ministre nigérian de la Défense, a déclaré que l’accord offre désormais un cadre structuré pour la coopération militaire entre les deux pays, institutionnalisant leur collaboration sur les préoccupations sécuritaires communes. Les discussions ont également porté sur la Force opérationnelle conjointe maritime combinée, récemment créée. Les responsables ont souligné l’importance de rendre cette structure pleinement opérationnelle pour renforcer la sécurité maritime dans le golfe de Guinée et protéger les intérêts économiques et sécuritaires régionaux.
La coopération dans le domaine industriel de la défense a occupé une place importante lors des échanges. Le ministre nigérian a réaffirmé la volonté de son pays de développer des partenariats en technologies de défense et innovation. Il a noté que « l’un des défis durables du développement des capacités de défense africaines reste la faiblesse de la production locale d’équipements militaires », plaidant pour une coopération industrielle régionale plus étroite.
Christopher Musa a présenté les opportunités offertes par la Defence Industries Corporation of Nigeria, réaffirmant l’ouverture à des projets communs de fabrication d’équipements, transfert de technologies, recherche, innovation et développement des compétences. Joseph Beti Assomo, ministre délégué camerounais chargé de la Défense, a exprimé l’intérêt du Cameroun pour approfondir la coopération bilatérale en innovation et technologies de défense. Il a indiqué qu’un cadre formel de propositions est en cours de finalisation pour concrétiser les futurs projets communs dans ce secteur.
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Faso Mêbo : travaux visibles et zones d’ombre financières
Une agence au cœur des critiques
Créée par les autorités de transition comme symbole de la reconstruction nationale, l’agence Faso Mêbo, lancée sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré, suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations. Derrière le discours officiel vantant le patriotisme et l’effort collectif, des observateurs pointent un système opaque dans la gestion des ressources publiques et des contributions citoyennes.
Alors que la communication gouvernementale insiste sur la transparence et la rigueur, plusieurs sources et analystes économiques évoquent d’importantes dérives financières qui profiteraient à des proches du pouvoir.
La stratégie de la vitrine
Les réalisations de Faso Mêbo sont bien visibles : pavage de rues, réhabilitation de caniveaux, aménagements urbains. Ces travaux donnent l’image d’une transformation rapide du cadre de vie à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso ou Koudougou. En mobilisant la jeunesse, les étudiants et la diaspora, les autorités ont construit un récit fort autour de la participation populaire à la souveraineté nationale.
Mais, selon certains spécialistes, cette visibilité pourrait servir à détourner l’attention d’enjeux plus profonds. « Les travaux à forte intensité de main-d’œuvre restent relativement peu coûteux au regard des montants annoncés dans le cadre de l’effort national », explique sous anonymat un économiste burkinabè. « L’accent mis sur les infrastructures visibles fait parfois oublier la question essentielle : celle de la destination réelle des fonds mobilisés. »
Des soupçons sur la gestion des ressources
Les critiques portent principalement sur les mécanismes de contrôle. Bien que l’agence mette en avant la traçabilité de ses opérations, plusieurs observateurs regrettent l’absence d’organes indépendants capables de vérifier l’utilisation des ressources provenant du budget de l’État et des contributions populaires.
Des documents internes et des alertes relayées par certaines sources font état de possibles irrégularités : marchés attribués sans concurrence, coûts jugés excessifs pour certains matériaux ou encore lignes budgétaires peu transparentes. Ces pratiques profiteraient, selon ces mêmes sources, à un cercle restreint de responsables civils et militaires.
Un climat qui freine les critiques
La question qui revient souvent est celle du silence des institutions de contrôle et d’une partie des médias locaux. Plusieurs observateurs l’expliquent par le contexte politique actuel, marqué par une forte pression sur les voix critiques.
Des journalistes, des activistes ou encore des magistrats ayant exprimé des réserves sur certaines décisions du pouvoir ont déjà dénoncé des intimidations ou des mesures de réquisition vers les zones de combat. D’autres organisations de défense des droits humains évoquent également des cas de disparitions ou d’atteintes aux libertés, alimentant un climat de peur qui limite les initiatives d’enquête.
Entre patriotisme et exigence de redevabilité
Pour certains analystes, Faso Mêbo illustre ce qu’ils qualifient de « populisme infrastructurel » : des réalisations concrètes et visibles qui renforcent l’adhésion populaire, mais qui soulèvent en parallèle des interrogations sur la gouvernance et la transparence.
L’engagement des citoyens dans les projets communautaires est largement salué. Toutefois, plusieurs voix estiment que cet élan patriotique ne doit pas se faire au détriment de la reddition des comptes. Pour elles, l’amélioration du cadre de vie ne saurait remplacer les exigences de transparence et de bonne gestion des deniers publics.
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Affaire Wahi : la LFP saisit la justice après des Paris suspects sur un carton jaune
Une communication inattendue de la Ligue de football professionnel (LFP) est venue troubler la fin de saison de Ligue 1. Mercredi soir, l’instance dirigeante a révélé avoir été alertée sur des mouvements atypiques concernant un investissement lié à Elye Wahi, attaquant de l’OGC Nice, au lendemain de la rencontre Nice – Metz disputée le 17 mai pour la 34e journée.
Ce match, soldé par un terne 0-0, avait envoyé les Niçois en barrage face à l’AS Saint-Étienne pour sauver leur place dans l’élite. Mais c’est un détail qui attire désormais l’attention : un carton jaune reçu par Wahi ce soir-là. Selon la LFP, un volume inhabituel de Paris a été constaté à l’international sur ce carton. Ce avertissement a d’ailleurs privé le joueur du match aller des barrages contre l’ASSE, en raison d’une accumulation de cartons.
La LFP affirme avoir immédiatement transmis ces éléments au Service central des courses et jeux de la police nationale, à l’Autorité nationale des jeux et à la Fédération française de football. Une plainte contre X a été déposée le 29 mai 2026 pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée.
L’instance précise qu’elle ne fera aucun commentaire supplémentaire et n’a pas engagé de procédure disciplinaire pour l’instant, se réservant le droit d’agir selon l’évolution des investigations. Par ailleurs, un footballeur de 23 ans évoluant en Ligue 1 a été arrêté le 29 mai dans le cadre d’une enquête du parquet de Marseille. Il a été remis en liberté après sa garde à vue, et les investigations se poursuivent. Elye Wahi serait soupçonné d’avoir délibérément provoqué ce carton jaune. Les images montrent une faute bien réelle sur Sadibou Sané (Metz), mais sans caractère manifestement intentionnel.
Si l’affaire suscite de nombreuses interrogations, il paraît peu probable que l’AS Saint-Étienne soit impactée dans le résultat de sa saison. À titre de comparaison, en Angleterre, un cas similaire impliquant Lucas Paqueta (West Ham) pour un carton jaune avec des Paris anormaux n’avait valu qu’un blâme de la part de sa fédération.
Communiqué officiel de la LFP :
« Au lendemain de la rencontre OGC Nice – FC Metz comptant pour la 34e journée de Ligue 1 le 17 mai dernier, la LFP a été alertée par ses partenaires spécialisés dans la surveillance des marchés de Paris sportifs de mouvements atypiques constatés à l’international. Ces alertes portaient sur un volume inhabituel de mises concernant un avertissement impliquant le joueur Elye Wahi.
Conformément à ses missions et à son engagement constant en matière de protection de l’intégrité des compétitions, la LFP a immédiatement transmis ces éléments aux autorités compétentes, à savoir le Service central des courses et jeux de la police nationale, l’Autorité nationale des jeux ainsi que la Fédération française de football.
Dans ce cadre, et afin de permettre la pleine manifestation de la vérité, une plainte contre X a été déposée le 29 mai 2026 pour des faits susceptibles de relever de la corruption sportive et de l’escroquerie en bande organisée.
À ce stade, et compte tenu de la procédure en cours ainsi que des exigences de confidentialité qui s’y attachent et qui lui ont été formulées par les autorités de police, la LFP ne fera pas de commentaire supplémentaire et n’a pas engagé de procédure disciplinaire. Elle se réserve néanmoins la possibilité de le faire en fonction de l’évolution des investigations.
La LFP rappelle qu’elle demeure pleinement mobilisée pour garantir l’intégrité de ses compétitions et qu’elle agira avec la plus grande fermeté à l’encontre de tout comportement susceptible de la compromettre. »
