Auteur/autrice : nigeractu

  • Bergès Mietté analyse la relation franco-gabonaise sous le prisme de la continuité politique

    Bergès Mietté analyse la relation franco-gabonaise sous le prisme de la continuité politique

    Bergès Mietté: «le Gabon maintient une alliance stratégique indéfectible avec la France»

    Rencontre entre les présidents français et gabonais, Emmanuel Macron et Brice Oligui Nguema, lors d'une conférence de presse à Libreville en novembre 2025

    Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame ce lundi 20 juillet une visite d’État en France. Ce territoire d’Afrique centrale, doté de ressources pétrolières et minières variées, cultive depuis des décennies une relation bilatérale solide avec Paris, résistant ainsi aux tendances de rééquilibrage observées ailleurs sur le continent. Bergès Mietté, professeur de sciences politiques à l’université internationale de Libreville, décrypte cette exception gabonaise dans le paysage diplomatique franco-africain.

    La visite du chef de l’État gabonais en France s’inscrit dans une dynamique de continuité politique affirmée. Contrairement à d’autres nations africaines qui réévaluent leurs partenariats avec l’ancienne puissance coloniale, le Gabon mise sur une collaboration renforcée, notamment sur les plans économique et sécuritaire. Le pays, classé parmi les plus stables de la région, mise sur cette stabilité pour attirer des investissements et consolider ses alliances traditionnelles.

    Une relation franco-gabonaise ancrée dans l’histoire

    Le Gabon et la France entretiennent des liens historiques profonds, forgés depuis l’époque coloniale. Cette relation s’est maintenue malgré les mutations politiques et les évolutions des équilibres géopolitiques en Afrique. Le Gabon, grâce à sa position stratégique en Afrique centrale et à ses ressources naturelles abondantes, a toujours su se positionner comme un partenaire de choix pour Paris.

    Bergès Mietté souligne que cette trajectoire de continuité n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une stratégie diplomatique délibérée. Le pays a su tirer parti de ses atouts pour maintenir une relation équilibrée, tout en évitant les tensions qui agitent d’autres régions du continent.

    Les enjeux économiques et sécuritaires

    Sur le plan économique, le Gabon mise sur ses ressources pétrolières et minières pour renforcer sa position. Le pays est l’un des plus petits producteurs de pétrole d’Afrique centrale, mais son pétrole de haute qualité en fait un partenaire attractif pour les compagnies françaises. Par ailleurs, ses mines de manganèse, d’uranium et de fer représentent des atouts majeurs pour les industries européennes.

    Côté sécurité, le Gabon bénéficie d’une stabilité relative, ce qui en fait un partenaire fiable pour la France dans une sous-région marquée par des instabilités récurrentes. Cette stabilité est un atout pour les entreprises françaises présentes sur place, mais aussi pour les projets de coopération militaire et sécuritaire.

    Un modèle de coopération différent

    Contrairement à d’autres pays africains qui remettent en cause les accords de coopération hérités de la colonisation, le Gabon a choisi de moderniser ses partenariats sans les rompre. Bergès Mietté explique que cette approche permet au Gabon de bénéficier des avantages économiques et technologiques offerts par la France, tout en préservant une certaine autonomie dans ses décisions.

    Cette politique de continuité affichée et assumée se traduit par une collaboration étroite entre les deux pays, que ce soit dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures ou de la formation. Le Gabon mise sur des projets concrets pour renforcer cette coopération, tout en évitant les écueils des relations postcoloniales souvent conflictuelles.

    Perspectives d’avenir

    À l’heure où de nombreux pays africains réévaluent leurs partenariats avec l’Occident, le Gabon semble tracer une voie différente. Bergès Mietté estime que cette stratégie de continuité pourrait être un modèle pour d’autres nations cherchant à concilier stabilité, développement et souveraineté.

    La visite du président gabonais en France est donc bien plus qu’un simple déplacement diplomatique. Elle symbolise une volonté de pérenniser une alliance qui a su traverser les époques et les changements politiques. Pour le Gabon, cette relation reste un pilier de sa politique étrangère, au service de son développement et de sa stabilité.

  • Gabon et France : une coopération renforcée sous le signe de la continuité

    Gabon et France : une coopération renforcée sous le signe de la continuité

    Bergès Mietté : « le Gabon confirme une alliance stratégique et durable avec la France »

    les présidents gabonais et français, brice oligui nguema et emmanuel macron, lors d'une conférence de presse à Libreville en novembre 2025

    Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame ce lundi 20 juillet à Paris une visite officielle auprès de son homologue français. Ce déplacement s’inscrit dans un contexte où le Gabon, pays pétrolier d’Afrique centrale, mise sur une relation bilatérale solide et pérenne avec Paris, malgré les évolutions récentes des partenariats franco-africains. Bergès Mietté, enseignant en sciences politiques à l’université internationale de Libreville, éclaire les spécificités de cette alliance unique sur le continent.

    La relation entre le Gabon et la France, souvent qualifiée d’exceptionnelle, se distingue par sa stabilité et sa continuité, même dans un paysage géopolitique africain en mutation. Alors que plusieurs pays du continent réévaluent leurs accords de coopération avec l’Hexagone, Libreville maintient un dialogue privilégié avec Paris, fondé sur des décennies de partenariats économiques, sécuritaires et culturels.

    Ce soutien constant s’explique en partie par les ressources naturelles du Gabon – pétrole, minerais et bois précieux – qui en font un partenaire stratégique pour la France. Mais au-delà des intérêts économiques, c’est une volonté politique commune qui semble animer cette collaboration, comme en témoigne la visite d’État du chef de l’État gabonais.

    Bergès Mietté souligne que cette trajectoire de continuité n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une stratégie délibérée des deux pays. « Le Gabon incarne une approche où la coopération fructueuse l’emporte sur les ruptures ou les réajustements imposés par d’autres acteurs », explique-t-il. Une position qui contraste avec les tensions observées ailleurs en Afrique, où les relations avec la France sont parfois redéfinies.

    Une alliance économique et diplomatique résiliente

    Le Gabon, membre de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), entretient avec la France des liens qui dépassent le cadre traditionnel de la francophonie. Les échanges commerciaux, les investissements français dans les secteurs miniers et énergétiques, ainsi que les accords de défense, illustrent cette interdépendance.

    Pour Bergès Mietté, cette relation s’inscrit dans une vision à long terme, où les deux nations misent sur la stabilité institutionnelle et la pérennité des engagements. « Contrairement à d’autres pays africains, le Gabon n’a pas connu de bouleversements majeurs dans ses alliances internationales ces dernières années », précise-t-il. Une constance qui rassure les partenaires économiques et politiques.

    Le Gabon face aux défis régionaux

    Alors que le Sahel et d’autres régions d’Afrique de l’Ouest traversent des périodes de turbulence, le Gabon se positionne comme un pays stable au cœur de l’Afrique centrale. Cette stabilité est un atout majeur pour attirer les investisseurs étrangers, notamment français.

    Cependant, Bergès Mietté met en garde contre une autosatisfaction excessive. « Le Gabon doit continuer à diversifier ses partenariats tout en consolidant ceux avec la France », souligne-t-il. La transition énergétique, la modernisation des infrastructures et la lutte contre la corruption restent des défis à relever pour assurer un développement durable.

    Perspectives d’avenir

    La visite du président gabonais à Paris intervient à un moment clé, alors que la France cherche à réaffirmer son influence en Afrique sans imposer unilatéralement ses conditions. Pour le Gabon, cette rencontre pourrait être l’occasion de renforcer les accords existants et d’explorer de nouveaux domaines de collaboration, notamment dans les technologies vertes et la formation professionnelle.

    En conclusion, Bergès Mietté rappelle que l’exceptionnalisme gabonais en matière de relations avec la France n’est pas un hasard, mais le résultat d’une stratégie mûrement réfléchie. « Ce partenariat, basé sur le respect mutuel et des intérêts communs, pourrait servir de modèle dans une Afrique en quête de nouvelles alliances », conclut-il.

  • Washington salue le retrait de l’AES de la Cour pénale internationale

    Washington salue le retrait de l’AES de la Cour pénale internationale

    La diplomatie américaine a salué le retrait des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Cour pénale internationale (CPI). Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis depuis 2023 dans une confédération née de la rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont formalisé leur sortie de la juridiction basée à La Haye. Washington voit dans cette décision un signal politique conforme à sa propre défiance historique à l’égard de l’institution.

    Un alignement inattendu entre Washington et les régimes sahéliens

    La convergence peut surprendre. Depuis les changements de régime survenus à Bamako, Ouagadougou et Niamey, les capitales sahéliennes ont multiplié les gestes de rupture avec les partenaires occidentaux traditionnels, France en tête. Le rapprochement affiché avec Moscou, l’expulsion des contingents militaires français, puis la réorientation des accords sécuritaires avaient nourri l’idée d’un basculement stratégique complet. Le soutien américain à la sortie de la CPI vient nuancer ce tableau et rappelle que la relation transatlantique avec la région reste travaillée par des lignes de fracture propres.

    Les États-Unis n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, texte fondateur de la CPI adopté en 1998. Sous plusieurs administrations, Washington a défendu l’idée que la juridiction pouvait exposer ses ressortissants, notamment militaires, à des poursuites jugées politiquement motivées. Cette posture s’est durcie ces dernières années, avec des sanctions ciblées contre certains magistrats de la Cour. En saluant la démarche de l’AES, la diplomatie américaine prolonge une doctrine ancienne, tout en offrant à Bamako, Ouagadougou et Niamey une caution internationale bienvenue.

    La CPI fragilisée par une contestation venue du Sud

    Le retrait des trois pays sahéliens intervient dans un contexte de contestation croissante de la CPI par une partie du continent africain. Depuis plusieurs années, des voix dénoncent une justice à géométrie variable, dont les enquêtes se concentreraient de manière disproportionnée sur des dirigeants africains. Le Burundi avait ouvert la voie en 2017, tandis que d’autres États ont, à divers moments, brandi la menace d’un départ collectif. La démarche de l’AES donne une nouvelle traduction politique à ce ressentiment, portée cette fois par des régimes issus de coups d’État et confrontés à des défis sécuritaires majeurs.

    Pour les autorités sahéliennes, l’argument avancé relève de la souveraineté. La CPI est présentée comme un instrument extérieur, incapable de saisir les réalités locales et susceptible d’entraver la conduite d’opérations antiterroristes. Les trois pays affrontent depuis plus d’une décennie l’expansion de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, avec un coût humain considérable. En quittant la Cour, les régimes en place cherchent aussi à préempter toute enquête future portant sur les opérations conduites par leurs forces armées et leurs partenaires étrangers.

    Un enjeu stratégique pour l’architecture judiciaire internationale

    La sortie de trois États d’un même bloc régional constitue un précédent lourd de conséquences. Elle interroge la capacité de la CPI à conserver une compétence effective sur une zone où se déroulent pourtant des violations documentées du droit international humanitaire. Les rapports d’organisations non gouvernementales, comme ceux publiés par Human Rights Watch et Amnesty International, ont fait état d’exactions attribuées à divers acteurs armés, étatiques comme non étatiques, dans l’ensemble du Sahel.

    Le soutien de Washington à cette rupture pourrait par ailleurs redessiner les équilibres diplomatiques. Il ouvre la voie à un dialogue plus pragmatique entre l’administration américaine et les régimes de transition, longtemps tenus à distance par les cadres normatifs européens. Reste à mesurer les contreparties. Les États-Unis conservent des intérêts sécuritaires dans la bande sahélo-saharienne, notamment autour de la lutte antiterroriste et de la surveillance des routes migratoires et logistiques. Un dégel, même partiel, avec l’AES servirait ces objectifs, sans nécessairement s’aligner sur les positions européennes.

    Pour la CPI, l’épisode s’ajoute à une série de revers qui fragilisent son autorité morale. La juridiction, déjà critiquée pour la lenteur de ses procédures et le nombre limité de condamnations obtenues depuis sa création, doit désormais composer avec un front sahélien assumé et un allié américain qui applaudit publiquement la sécession. Selon Seneweb.

    Pour aller plus loin

    L’Allemagne propose une force européenne pour remplacer la FINUL au Liban · Mahmoud Ali Youssouf plaide pour un dialogue renforcé avec l’AES · Sergueï Lavrov en Afrique : Moscou avance ses pions dans les Grands Lacs

  • Sénégal : la gestion de la dette confrontée au temps politique

    Sénégal : la gestion de la dette confrontée au temps politique

    La question de la dette publique sénégalaise ne se réduit plus à une équation comptable. Elle s’inscrit désormais dans une tension politique majeure, où l’horizon des marchés financiers, mesuré en décennies, se confronte à celui des mandats électoraux, borné par cinq années. C’est le cœur de la réflexion proposée par Ndèye Nangho Dioum, inspectrice des impôts et des domaines, qui replace le débat sénégalais dans une problématique universelle : celle des décisions impopulaires qu’un dirigeant doit assumer pour préserver l’équilibre des finances publiques.

    La tribune s’ouvre sur une citation de Bill Clinton, rappelant que tout chef d’État finit par affronter des arbitrages douloureux, dans l’attente que le vent politique redevienne porteur. Cette référence n’est pas anodine. Elle illustre le paradoxe auquel se trouve confronté le pouvoir sénégalais, contraint de rationaliser une trajectoire budgétaire dégradée tout en préservant la paix sociale d’un pays où les attentes populaires demeurent élevées.

    Une temporalité politique qui contraint l’action budgétaire

    La notion de temporalité politique, popularisée notamment par les travaux du politologue James M. Buchanan sur le choix public, met en évidence un biais fondamental des démocraties représentatives. Les gouvernants tendent à privilégier des mesures dont les bénéfices se manifestent à court terme, quand les coûts sont différés au-delà de leur mandat. Ce mécanisme, structurel, alimente la dérive de l’endettement dans nombre d’économies, y compris avancées.

    Au Sénégal, ce biais prend une dimension singulière depuis l’audit des finances publiques mené par le nouveau pouvoir en 2024, qui a révélé un niveau d’endettement supérieur aux chiffres antérieurement communiqués. La révélation d’un stock de dette réévalué a fragilisé la relation avec les partenaires multilatéraux, à commencer par le Fonds monétaire international (FMI), et pesé sur la notation souveraine du pays. Rétablir la sincérité budgétaire est devenu un préalable, mais un préalable coûteux politiquement.

    L’arbitrage impossible entre orthodoxie et légitimité

    Réduire un déficit exige des choix qui heurtent les électorats : compression des subventions énergétiques, rationalisation de la masse salariale de l’État, élargissement de l’assiette fiscale, ajustement des tarifs publics. Chacune de ces décisions produit ses perdants immédiats, alors que ses bénéfices, exprimés en soutenabilité de la dette et en marges de manœuvre budgétaires, ne se matérialisent qu’à moyen terme. L’auteure souligne combien cette asymétrie temporelle constitue le principal obstacle à la mise en œuvre de réformes structurelles.

    Le cas sénégalais illustre également une contrainte propre aux économies de la zone franc. La stabilité du franc CFA, arrimé à l’euro, prive les autorités de l’outil monétaire pour absorber les chocs. L’ajustement passe donc intégralement par la politique budgétaire, ce qui accentue la portée sociale des décisions prises. Concrètement, chaque arbitrage sur la dépense publique se traduit dans le quotidien des ménages, sans amortisseur monétaire.

    Restaurer la crédibilité de la signature souveraine

    Depuis leur arrivée au pouvoir en avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko affichent une volonté de refondation économique adossée à un discours de rupture. La reconquête de la crédibilité auprès des marchés financiers et des bailleurs internationaux figure parmi les priorités affichées. Reste que la remontée récente des spreads sur les eurobonds sénégalais témoigne d’une prime de risque encore élevée, signe que la défiance n’est pas dissipée.

    Par ailleurs, la mobilisation des ressources internes constitue un levier stratégique. L’administration fiscale, à laquelle appartient l’auteure de la tribune, est appelée à jouer un rôle central dans la sécurisation des recettes, notamment par la réduction des exonérations et la lutte contre l’évasion. Ce chantier, largement technique, exige néanmoins un portage politique constant, car il touche à des intérêts établis.

    La conclusion implicite de cette réflexion tient en une exigence : accepter que la maturité politique se mesure à la capacité d’assumer ce qui coûte à court terme pour préserver l’avenir. Dans un contexte régional où plusieurs États ouest-africains renégocient leur dette ou frôlent la contrainte de liquidité, le Sénégal joue une partie qui excède ses seules frontières. La discipline budgétaire, quand elle est portée avec pédagogie, peut redevenir un actif politique. Selon Financial Afrik, cette réflexion s’inscrit dans un débat public grandissant sur la trajectoire des finances publiques sénégalaises.

    Pour aller plus loin

    Cameroun-BAD : 833,8 milliards approuvés, 26 % décaissés · RDC : la Banque centrale abaisse son taux directeur à 12,5 % · CEMAC : un fonds d’urgence de 4 milliards USD contre les chocs

  • Sénégal : la gestion de la dette à l’épreuve de la temporalité politique

    Sénégal : la gestion de la dette à l’épreuve de la temporalité politique

    Par Ndèye Nangho DIOUM, Inspectrice des Impôts et des Domaines / Sénégal.

    « Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu’un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable ». Bill CLINTON

    Popularisée par James M. BUCHANAN et Gordon TULLOCK en 1962, la théorie de l’école des choix publics est ici bien illustrée par cette citation de l’ancien président américain Bill CLINTON, dans son roman-thriller « Le Président a disparu », co-écrit avec James PATTERSON. Cette théorie intègre dans l’analyse des décisions prises par les pouvoirs publics, les dynamiques assez souvent opposées entre d’une part la temporalité politique, plus courte et adossée au calendrier électoral, et d’autre part la temporalité d’une action publique qui se veut pragmatique et efficace, et qui nécessite donc une chronologie plus longue pour aboutir à des performances socio-économiques pérennes.

    A l’analyse des chiffres du reste éloquents sur la situation de la dette publique du Sénégal, il est légitime d’interroger la temporalité des choix et non-choix qui sont observés dans l’option qu’il importe de désormais prendre pour sa gestion urgente, passée l’étape de l’évaluation. En effet, du diagnostic partagé pour l’essentiel par les spécialistes, il ressort de manière constante que devront nécessairement évoluer, dans un sens favorable à sa viabilité, les trois principales caractéristiques de cette dette : le taux d’intérêt apparent, l’encours rapporté au PIB et enfin la maturité moyenne pondérée. Toucher à l’une ou l’autre de ces variables équivaut à impacter l’échéancier du stock de la dette existante, quelle que soit l’appellation que l’on voudra bien donner au moyen mis en œuvre pour y parvenir : refinancement, reprofilage, ou restructuration.

    D’ailleurs, le FMI semble conditionner la signature d’un nouveau programme en faveur du Sénégal, à une meilleure visibilité sur la formule qu’adoptera, souverainement, le gouvernement du Sénégal, et qui sera en meilleure adéquation avec les exigences budgétaires et économiques. Et il faut préciser d’emblée que le gouvernement du Sénégal est lui-même favorable à ce nouvel accord. 

    Jusque-là, la position officielle du gouvernement est d’écarter toute possibilité de restructuration, et de gérer cette zone de turbulence budgétaire grâce à des mécanismes internes tels que la consolidation budgétaire et le refinancement de la dette. Seulement, une analyse rigoureuse des chiffres interroge une telle option, au moins une année après l’état des lieux.

    Le diagnostic

    Septembre 2024 – Juillet 2026 : voilà maintenant près de deux ans que le gouvernement du Sénégal choisissait d’éprouver les véritables chiffres de la dette publique. A cet effet, le cabinet Forvis Mazars a livré, en juillet 2025, un rapport commandité par le gouvernement du Sénégal. Les chiffres de cette étude, repris par le Bulletin Statistique de la Dette Publique/2019-2024 du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan,publié en juillet 2026, font état d’un encours de 23 666,8 milliards de francs CFA (hors dette du secteur parapublic et hors arriérés) à la fin 2024, soit 118,8 % du PIB.

    Analysés sou l’angle de la viabilité, ces chiffres font apparaitre que le service de la dette (principal, intérêts et commissions) engloutit à lui seul l’intégralité des recettes fiscales : 4 357,5 milliards au total en 2025 (Rapport d’Exécution Budgétaire 2025), dont 3 269,4 milliards en principal et 1 088,1 milliards en intérêts et commissions. Cette même tendance se confirme au moins pour 2026 où le service de la dette prévisionnel est de 5 498 de francs CFA, et les recettes fiscales attendues à 5 384,8 de francs CFA.

    Autrement dit, l’Etat du Sénégal n’arrive à honorer le franc supplémentaire de dépenses, aussi bien de fonctionnement que d’investissement, qu’à la faveur d’un endettement supplémentaire. Sinon, il serait dans l’impossibilité de rembourser la dette échue.

    Face à cette réalité budgétaire qui interroge la viabilité de ladette, deux variables peuvent être mises en orbite pour analyser l’efficacité des ajustements budgétaires que le gouvernement entend mettre en œuvre dans le court/moyen terme : la progression des recettes fiscales et le refinancement de la dette.

    La progression des recettes fiscales face au poids immédiat du service de la dette

    Le gouvernement du Sénégal dévoilait en août 2025 son Plan de Redressement Economique et Social (PRES), qui se donne pour ambition de faire collecter, entre 2025 et 2028, 3 173 milliards de francs CFA de recettes fiscales supplémentairesissues des nouvelles mesures à mettre en œuvre. Ces 3 173 milliards se décomposent en 2 111 milliards de recettes directes et 1 062 milliards de recettes obtenues par effet multiplicateur de l’ensemble des mesures du PRES, qu’elles soient à caractère fiscal ou non. Pour 2026, l’objectif était de703,6 milliards FCFA en recettes fiscales (LFI 2026).

    S’agissant des produits du Domaine de l’Etat, le gouvernement table sur la collecte de 1 091 milliards de francs CFA à obtenir de ce qui est dénommé, dans ledit plan, le recyclage d’actifs fonciers de l’Etat.

    Cependant, à l’épreuve des faits, les réalisations en termes de recettes fiscales à la fin du premier trimestre 2026 se chiffrent à 54,2 milliards et les hypothèses les plus optimistes les ramènent à 300 milliards à la fin 2026. Ainsi, même si cela peut s’avérer prématuré de manifester un pessimisme quant à la sincérité des prévisions du PRES, il peut tout de même être admis de cultiver un doute raisonnable sur les possibilités dece plan à jouer la partition attendue dans l’ajustement budgétaire, toute communication politique mise à part.

    En effet, les recettes fiscales ne sont pas élastiques à souhait, et leur évolution dépend de paramètres structurels qui sont inhérents à la structuration même de l’économie : niveau du PIB, poids du secteur informel, le niveau de la maturité numérique dans l’Administration et la performance de l’effort fiscal, entre autres. De ce point de vue, il faut comprendre quele potentiel fiscal du Sénégal tourne autour de 25,3% du PIB (DPEE, 2019), tandis que le taux de pression fiscale effectif était de 18,9% du PIB en 2025 (LFR 2025). Dès lors, même sans les nouvelles impositions et les changements de taux nominaux institués par le PRES, il restait déjà au Sénégal à combler un écart fiscal de 6% dans le moyen terme, entre 3 et 6 ans. La tendance était déjà amorcée : près de 7% de progression des recettes fiscales d’abord entre 2023 et 2024,puis entre 2024 et 2025 (en francs CFA, 3593,8 milliards de recettes fiscales en 2023, 3 833,0 milliards en 2024 et 4 087,4 milliards en 2025) ; alors qu’aux mêmes périodes, le taux de croissance économique hors-hydrocarbures se situait à respectivement 3,3% et 2,2% (ANSD).

    Cela dit, le service de la dette des deux à trois prochainesannées, horizon crédible de prévision, demeure tout de mêmesupérieur aux recettes fiscales que nous sommes en droit d’attendre sur la même période. Pour 2025 déjà, le service de la dette correspondait à 106,60% des recettes fiscales. Pour 2026, le service de la dette prévisionnel est de 5 497,92 FCFA(LFI 2026), soit une augmentation de 1 000 milliards. Et jusqu’à 2028, le Sénégal connaitra un pic de remboursementsdu stock existant de dette.

    Pour ce qui est du besoin de financement, en d’autres termes le nouvel endettement nécessaire pour boucler le budget de l’exercice 2026, la LFI 2026 l’envisage à 6 075,3 milliards de francs CFA, soit plus que la dette qui sera remboursée, intérêts et commissions compris. 

    Il résulte de cette analyse comparative entre les recettes fiscales et le service de la dette, que sur le court/moyen termeet pour une gestion urgente de la dette, le rééquilibrage budgétaire par les recettes fiscales présente des limites objectives. Ce qui accentue le risque de refinancement.

    Pourquoi l’option du refinancement est un leurre conjoncturel ?

    Comme instrument de rééquilibrage budgétaire, le refinancement n’engendre une amélioration de la santé financière que lorsque la nouvelle dette coûte moins cher que celle qu’elle permet de racheter. Dans le cas contraire, elle ne fait que différer la survenue d’une crise de liquidité en l’aggravant éventuellement. En l’espèce, pour pallier l’indisponibilité des marchés internationaux de capitaux, le gouvernement du Sénégal a pris l’option de couvrir son besoin de financement grâce au marché régional de l’UEMOA. En 2025, l’Etat du Sénégal y a mobilisé 4 004 milliards de FCFAgrâce notamment aux différents Appels Publics à l’Epargne (APE), sur les 5 715,5 milliards de francs CFA qui constituaient son besoin de financement. Il faut rappeler que ce montant a été multiplié par 4 en une année, étant donné que le Sénégal avait levé 998 milliards de francs CFA sur le même marché en 2024.

    Si le service de la dette doit être pour l’essentiel refinancé par ces ressources tirées du marché domestique, il convient alors d’en comparer les coûts et les maturités respectifs pour apprécier la viabilité de cette formule. Ainsi, au 31 décembre 2024, le taux d’intérêt effectif de la dette de l’administration centrale était de 3,9%, qui se décompose en 3,4% pour la dette libellée en devises étrangères et 5,3% pour celle libellée en FCFA. S’agissant de la maturité moyenne résiduelle qui constitue un élément du risque de refinancement, elle était au 31 décembre 2024 de 8,7 années pour la dette extérieure et de 3,6 années pour celle domestique. Il faut également préciser que 14,3% de la dette totale était exigible dans le court terme, soit au plus tard courant 2025.

    Pour la nouvelle dette mobilisée à plus de 70% sur le marché régional et qui permet de refinancer le service de la dette échu courant 2025, les taux de rendement ont oscillé entre 6 et 7%en 2024. En 2026, la fourchette est même portée entre 7 et 8%, les investisseurs ayant réclamé une majoration de la prime de risque. Pour la maturité, elle a été en moyenne revue à la baisse par les investisseurs, pour les mêmes raisons. Et quand bien même il s’agirait de ressources tirées hors du marché de l’UEMOA, la prime de risque souveraine du Sénégal s’est fortement appréciée sur les marchés internationaux.

    Au constat, cette nouvelle dette est moins favorable en termes de taux et de maturité que celle qu’elle permet de racheter, même si d’aucuns avancent qu’elle optimise le risque de change au point de renverser la tendance défavorable du coût moyen et de la maturité moyenne. Cependant, il serait fondé d’émettre un doute raisonnable quant à cette dernière hypothèse sachant que non seulement cela n’a pas encore été démontré, mais également que la dette libellée en devises autres que le FCFA et l’Euro constitue 23% du stock total de la dette de l’administration centrale au 31 décembre 2024, et qu’il y’a une différence de coût de 56% entre les deux natures de dettes (respectivement 3,4% et 5,3%). Ainsi, le refinancement ignore les contraintes budgétaires mêmes immédiates et, plus cher, il aggrave la dynamique de la dette.

    Le poids aggravant du refinancement sur la dynamiquede la dette

    En 2025, l’encours de la dette de l’administration centrale a augmenté de 1 531,68 milliards de francs CFA pour atteindre 25 198, 48 milliards, tandis que le ratio dette/PIB est lui retombé à 112%. Il est toutefois crucial de préciser que cette amélioration du ratio de 7 points est due à une croissance du PIB portée par l’entrée en exploitation des hydrocarbures. En effet, sans cette nouvelle donne, le ratio dette/PIB se serait détérioré à 124%.

    Au demeurant, trois facteurs permettent d’analyser la dynamique de la dette sur le court/moyen terme : 

    – Le taux d’intérêt apparent de la dette qui représente son coût et, toutes choses égales par ailleurs, son taux de croissance ;

    – Le taux de croissance du PIB qui représente la richesse nouvellement créée ou le revenu qui permet de servir la dette. 

    – Le solde primaire qui est la différence entre les recettespropres de l’Etat et ses dépenses, exclusion faite des intérêts de la dette du côté des dépenses. 

    Ce dernier indicateur permet de voir dans quelle mesure l’Etat dégage un excédent de ses recettes propres sur les dépenses, et dans quelle mesure cet excédent peut prendre en charge le paiement des intérêts de la dette. Dès lors, si le solde primaire est négatif, en d’autres termes si les dépenses hors charges d’intérêt sont supérieures aux recettes courantes hors dons, les recettes de l’Etat non seulement ne sont pas suffisantes pour entamer le paiement des charges d’intérêts, mais ne couvrent mêmes pas ses autres charges, aussi bien de fonctionnement que d’investissement. L’Etat est alors contraint d’emprunter pour boucler, concomitamment, le financement de ces trois grandes masses : dépenses de fonctionnement, charges d’intérêt et dépenses d’investissement.

    Cela dit, il est ensuite à déterminer un quatrième indicateur qui est une synthèse des trois précédents : c’est le solde primaire stabilisant. Pour stabiliser la dette à un ratio cible dette/PIB, il faut que le solde primaire effectif soit supérieur au solde primaire stabilisant. 

    Le solde primaire stabilisant est le solde primaire qui rend possible la stabilisation du ratio dette/PIB à un niveau donné.Il peut être positif ou négatif, car tout dépendra du poids actuel de la dette par rapport au PIB, et de son écart d’avec la cible vers laquelle les pouvoirs publics ont pour objectif de le faire tendre. Un facteur aggravant du solde primaire stabilisant est l’écart entre le coût de la dette et le taux de croissance de l’économie. Si le taux d’intérêt apparent de la dette est supérieur au taux de croissance, cela impacte négativement la viabilité de la dette. A l’inverse, elle serait plus soutenable.

    Pour le cas du Sénégal, en se fondant sur le Rapport d’Exécution Budgétaire au 31 décembre 2025, le solde primaire effectif était de – 401,7 milliards de francs CFA, soit un déficit primaire égal à – 1,8 % du PIB. S’agissant du taux d’intérêt apparent de la dette, il était de 4,59% en 2025 et était supérieur de 2,4 points au taux de croissance hors hydrocarbures (2,2%). Ces trois données combinées laissent apparaitre que pour stabiliser la dette aux 119% de 2024, il aurait fallu un solde primaire stabilisant de + 2,7% du PIB. Orle solde primaire effectif était à – 1,8% du PIB. Ce résultat est vérifié par le ratio dette/PIB hors hydrocarbures, qui s’est aggravé à 124%.

    La même tendance se confirme pour 2026. La LFI 2026 prévoit un solde primaire de – 246 milliards de francs CFA. Le taux d’intérêt apparent de la dette est supposé augmenter à 4,79%. Il est également prévu un glissement positif du taux de croissance hors hydrocarbures d’un point, à 3,2%. Néanmoins, le solde primaire stabilisant de + 1,9% est tout de même supérieur au solde primaire prévisionnel effectif, qui est négatif.

    Ces statistiques rendent ainsi fortement probable un effet boule de neige sur le court/moyen terme, si ne sont maintenusque les seuls mécanismes internes de rééquilibrage budgétaire.

    En conclusion : Au-delà de la réforme du cadre institutionnel, le pragmatisme économique et financier

    Le Sénégal a dernièrement institué une Direction Générale des Financements et de la Dette pour centraliser toutes les actions qui concernent la politique d’endettement du pays. C’est une avancée majeure qu’il faut certes noter, et qui s’inscrit dans le cadre de la réforme du cadre institutionnel et normatif de la gouvernance de la dette au Sénégal. Cependant, cet aspect qualitatif dans la gestion de la crise actuelle ne doit pas occulter la logique arithmétique de la dette, et le fait que cette crise ne peut donc être résolue, sur le plan quantitatif, que par les seules gymnastiques budgétaires internes sur les recettes et les dépenses de l’Etat, ou un refinancement à des taux commerciaux, ou alors des swaps à des conditions commerciales, ou même un rebasing du PIB. Le pragmatisme économique et financier semble exiger, dans la mesure du possible suivant chaque classe de créanciers (multilatéraux, bilatéraux et commerciaux), une renégociation à la fois des échéances, des taux d’intérêts et éventuellement même une décote nominale sur certains encours. Différer une telle décision revient à accentuer, en plus du coût budgétaire, le coût économique du refinancement actuel par l’éviction des acteurs économiques privés du marché financier domestique, en plus de l’éviction de l’investissement public par la consolidation budgétaire. 

    En conclusion, un positionnement idéologique, qui peut certes conditionner dans une certaine mesure les contrecoups politiques qui résulteront de l’option à prendre, ne doit pas prendre le pas sur le pragmatisme économique et financier.Dans le cas contraire, on ne ferait que différer l’inéluctable.

  • Embuscade meurtrière près d’anéfis : l’armée malienne et ses alliés russes pris pour cible

    Embuscade meurtrière près d’anéfis : l’armée malienne et ses alliés russes pris pour cible

    embuscade meurtrière près d’anéfis : l’armée malienne et ses alliés russes pris pour cible

    Moins de dix jours après avoir rétabli sa présence à Anéfis, dans le nord du Mali, une colonne militaire composée de soldats maliens et de mercenaires russes a été prise dans une embuscade samedi.

    La reprise du contrôle d’Anéfis par l’armée malienne, soutenue par des combattants étrangers, n’a pas suffi à stabiliser la zone. Malgré les opérations récentes menées dans la région, les groupes armés hostiles conservent une capacité d’action redoutable. La nouvelle attaque, survenue dans le même secteur, en est la preuve.

    Les mercenaires russes, souvent associés à des opérations de sécurité au Mali, figuraient parmi les cibles de cette embuscade. Cet événement met en lumière les défis persistants auxquels font face les forces pro-gouvernementales, malgré les avancées militaires récentes.

    Cette série d’attaques récurrentes interroge sur la viabilité des positions reconquises. Dans le nord du Mali, où les combats s’intensifient, les axes routiers et les localités restent sous haute tension. La capacité des troupes à maintenir un contrôle durable sur ces territoires est plus que jamais remise en question.

  • L’espagne sacrée championne du monde de football 2026 après un duel haletant face à l’argentine

    L’espagne sacrée championne du monde de football 2026 après un duel haletant face à l’argentine

    🏆 l’Espagne s’impose comme championne du monde de football 2026 face à l’Argentine

    La finale de la Coupe du monde 2026 restera gravée dans les mémoires comme l’une des plus intenses de l’histoire. Après 120 minutes de jeu tendu, c’est bien la Roja qui a soulevé le trophée sacré, s’imposant 1-0 face à l’Argentine grâce à un but en prolongation de Ferran Torres à la 106e minute.

    Seize ans après son premier titre mondial, remporté en 2010, l’Espagne ajoute une deuxième étoile à son maillot. Une victoire qui consacre une domination espagnole quasi totale sur la rencontre, malgré une Argentine résiliente jusqu’au bout.

    une finale à sens unique avant l’heure de vérité

    Dès les premières minutes, la Roja a imposé son jeu, contrôlant le ballon et multipliant les occasions face à une Argentine en repli. Les Espagnols ont monopolisé la possession, accumulant les tirs et les centres, mais se sont heurtés à un Emiliano Martinez impérial.

    Le gardien argentin a réalisé une performance exceptionnelle, repoussant à plusieurs reprises les assauts de Lamine Yamal, Mikel Oyarzabal, Aymeric Laporte et Pau Cubarsi. Après 90 minutes, le score était toujours vierge : 0-0, malgré quinze tentatives espagnoles au but contre zéro pour l’Argentine.

    la délivrance arrive en prolongation

    La tension a atteint son paroxysme en prolongation. C’est au début de la deuxième mi-temps additionnelle, à la 106e minute, que le destin a basculé.

    Sur une action collective menée par Lamine Yamal, ce dernier a servi Pedro Porro sur le flanc droit. Le latéral espagnol a centré vers le second poteau, où Nico Williams a repris de la tête pour remettre le ballon dans l’axe. Ferran Torres, entré en jeu à la 62e minute, a conclu d’une frappe puissante sous la barre de Martinez.

    Un but historique, qui a fait exploser de joie les supporters espagnols et scellé le sort de la rencontre. L’Argentine, bien que vaillante, n’a pas eu le temps de réagir.

    l’Argentine à dix contre onze en prolongation

    Le sort s’est acharné sur l’Albiceleste ce soir-là. Déjà averti en fin de match réglementaire, Enzo Fernandez a écopé d’un second carton jaune à la 90e+3 minute pour une intervention tardive sur Pau Cubarsi. Expulsé, il a laissé son équipe à dix joueurs pour toute la durée de la prolongation.

    L’Argentine, en infériorité numérique, s’est repliée en défense pour tenter de tenir jusqu’aux tirs au but. Elle a tenu le choc pendant quelques minutes, mais le talent espagnol a fini par payer.

    lionel messi en quête d’un dernier exploit

    Légende du football mondial, Lionel Messi était attendu au tournant pour ce qui pourrait être son dernier match en Coupe du monde. Pourtant, le capitaine argentin a eu bien du mal à se montrer dangereux.

    Privée de ballon, l’Argentine a passé la majeure partie de la rencontre à défendre. Messi n’a réussi à déclencher sa première frappe qu’à la 118e minute, une demi-volée immédiatement contrée par Mikel Merino. Les dernières minutes ont été marquées par quelques corners argentins, sans succès.

    Après son titre en 2022 au Qatar, l’Albiceleste échoue donc à conserver sa couronne mondiale. Une désillusion pour Messi, qui quitte le Mondial sur une finale de trop.

    l’Espagne, logique vainqueur d’une finale maîtrisée

    Ce sacre espagnol est loin d’être un hasard. La Roja a réalisé un parcours quasi parfait durant cette Coupe du monde 2026, terminant en tête de son groupe avant d’éliminer successivement l’Autriche, le Portugal, la Belgique et la France en demi-finale.

    Face à l’Argentine, les Espagnols ont une nouvelle fois démontré leur maîtrise collective, leur pressing implacable et leur capacité à conserver le ballon. Malgré une inefficacité offensive pendant une grande partie du match, ils n’ont jamais dévié de leur plan de jeu.

    Les entrées décisives de Pedri, Ferran Torres, Nico Williams et Mikel Merino ont fait la différence. Luis de la Fuente, depuis son banc, a su trouver les solutions au bon moment, et l’un de ses remplaçants est devenu le héros d’une nation entière.

    une victoire espagnole incontestable malgré un score longtemps nul

    La domination espagnole était telle que la victoire de la Roja apparaît difficilement contestable. Les Espagnols ont largement dominé la possession, les occasions et le nombre de tirs, tandis que l’Argentine a souvent semblé se contenter de survivre.

    Le but de Ferran Torres à la 106e minute est venu récompenser l’équipe qui avait le plus mérité cette finale. L’Espagne succède ainsi à l’Argentine au palmarès et entre dans l’histoire comme la première nation sacrée dans une Coupe du monde à 48 équipes.

    Score final : Espagne 1-0 Argentine après prolongation.

    Buteur : Ferran Torres, 106e minute.

    L’Espagne est championne du monde de football 2026.

  • Espagne championne du monde 2026 après une finale épique face à l’argentine

    Espagne championne du monde 2026 après une finale épique face à l’argentine

    L’Espagne s’impose comme la grande gagnante de la Coupe du monde 2026 en s’imposant face à l’Argentine (1-0) après prolongation ce dimanche 19 juillet. Retrouvez l’intégralité des résultats de cette compétition historique.

    Premiers matchs : une ouverture spectaculaire

    Mexique domine l’Afrique du Sud (2-0)
    Corée du Sud bat la République tchèque (2-1)
    États-Unis écrasent le Paraguay (4-1)

    Deuxième journée : surprises et matchs nuls

    Canada et la Bosnie-Herzégovine se séparent sur un score nul (1-1)
    Qatar et la Suisse font également match nul (1-1)
    Brésil et le Maroc se quittent dos à dos (1-1)

    Troisième journée : performances remarquables

    Allemagne inflige une lourde défaite à Curaçao (7-1)
    Suède écrase la Tunisie (5-1)
    Angleterre domine la Croatie (4-2)

    Huitièmes de finale : les surprises s’enchaînent

    Maroc, Colombie et France se qualifient après des matchs serrés
    Canada et le Paraguay sont éliminés aux tirs au but

    Quarts de finale : l’Espagne et l’Argentine en demi-finale

    France et Espagne se qualifient après des matchs intenses
    Angleterre élimine la Norvège après prolongation

    Demi-finales : l’Espagne et l’Argentine en finale

    Espagne écarte la France (2-1)
    Argentine bat l’Angleterre (2-1)

    Finale : l’Espagne championne du monde

    L’Espagne remporte son premier titre mondial après une victoire cruciale face à l’Argentine en prolongation (1-0)

  • Après 15 ans de croissance, la Côte d’Ivoire mise sur l’émergence de champions économiques locaux

    Après 15 ans de croissance, la Côte d’Ivoire mise sur l’émergence de champions économiques locaux

    AFPAFP

    Après 15 ans de croissance, la Côte d’Ivoire mise sur l’émergence de champions économiques locaux

    4 min de lecture

    Cosmétiques naturels, banque en ligne, distribution de pétrole et gaz, compagnie aérienne: après 15 ans de croissance soutenue, la Côte d’Ivoire mise sur l’émergence de robustes entreprises, des « champions nationaux » privés, acteurs clés de son plan de développement à l’horizon 2030.

    Au coeur de la zone industrielle de Yopougon, en périphérie d’Abidjan, des ouvrières remplissent à la chaîne des milliers de bouteilles de cosmétiques à base de beurre de karité.

    Dans le tumulte des machines, Fodé Yattabaré raconte comment son entreprise, Kaera, a modestement démarré dans un petit appartement à la fin des années 2000.

    Aujourd’hui forte de 600 salariés, la société de ce quadragénaire vend ses produits de beauté dans toute l’Afrique de l’Ouest, et jusqu’à Paris et Dubaï – une trentaine de pays au total.

    « Il y a un écosystème propice à l’éclosion d’entrepreneurs comme nous. Cela renforce notre confiance dans les perspectives », pointe le PDG, qui espère désormais conquérir le marché européen.

    Après presque une décennie de crise politico-militaire (2002-2011) ayant considérablement affaibli son économie, la Côte d’Ivoire a retrouvé la stabilité, avec une croissance régulièrement supérieure à 6% qui l’a replacée parmi les locomotives d’Afrique de l’Ouest.

    – Confiance –

    « La Côte d’Ivoire reste l’un des pays les plus stables de la région. L’infrastructure est excellente, l’environnement est sûr, et donc ça attire et rassure les investisseurs. C’est plus facile pour nous de lever des fonds en venant d’un pays politiquement stable », abonde Régis Bamba, co-fondateur de l’entreprise Djamo.

    Cette start-up financière ivoirienne lancée en 2020 propose des services à mi-chemin entre la banque traditionnelle et le paiement par téléphone mobile. Cette solution de simplicité a déjà séduit deux millions d’utilisateurs, dont une majorité n’avait pas de compte bancaire.

    Djamo, comme Kaera ou encore le distributeur de carburant Pétro Ivoire, font partie des ces « champions nationaux », des entreprises ivoiriennes qui ont vocation à être des moteurs du développement économique et entraîner notamment dans leur sillage des PME (petites et moyennes entreprises).

    « Ca nous donne une responsabilité très forte, une responsabilité d’exemplarité », explique Sébastien Kadio Morokro, le patron de Pétro Ivoire.

    « C’est le rôle de l’État de faire ce premier investissement massif, de créer des champions nationaux qui vont à leur tour former, éduquer, créer de la valeur et permettre, après, de réinvestir », ajoute Régis Bamba.

    « La Côte d’Ivoire travaille à mettre en oeuvre une politique pour les PME. Parce que pour devenir champion, il faut être d’abord dans une pépinière, il faut être entretenu, il faut être accompagné », confirme le ministre du Plan, Souleymane Diarrassouba, qui espère voir naître « plusieurs centaines de champions nationaux » dans les prochaines années.

    Signe de la confiance des investisseurs, la Côte d’Ivoire a obtenu début juillet 80 milliards de dollars (70 milliards d’euros) de financements publics internationaux – quatre fois plus qu’espéré – pour son « Plan national de développement 2026-2030 ». Elle attend aussi près de 150 milliards de dollars (131 milliards d’euros) supplémentaires du côté du secteur privé.

    Selon l’économiste Blaise Makaye, chercheur à l’université de Bouake (centre), « c’est la dernière phase de la stratégie visant à faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire d’ici 2030 », c’est-à-dire avec un revenu brut annuel par habitant supérieur à 4.000 dollars (3.500 euros) par an, contre 2.700 dollars (2.360 euros) actuellement.

    Et malgré un secteur informel toujours écrasant – près de 90% des emplois -, les voyants macroéconomiques sont au vert pour la Côte d’Ivoire, avec notamment le relèvement en décembre de sa note souveraine (BB) par l’agence Fitch.

    – Numérisation de l’économie –

    Du côté des entrepreneurs, on appelle à encore plus de numérisation de l’économie pour faciliter les échanges, dans un pays où bureaucratie et corruption restent élevées et qui est toujours inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi).

    « La digitalisation de l’administration permet aussi à l’État d’élargir l’assiette fiscale et donc d’avoir davantage de recettes pour financer le développement », rappelle Blaise Makaye, qui ajoute que les découvertes de pétrole et de gaz de ces dernières années devraient également donner un coup de pouce.

    Autre souhait récurrent dans le secteur privé: l’accélération de la mise en place de la Zlecaf, la zone de libre échange à l’échelle du continent qui pourrait ouvrir un marché de près d’un milliard et demi de consommateurs.

    « Le principal obstacle, ce sont les différentes normes et réglementations entre les pays africains. Avec la Zlecaf, on pourrait avoir davantage d’harmonisation », plaide Fodé Yattabaré, le patron de Kaera.

    « Plus de libre-échange, c’est plus de business, plus de facilité, plus de valeur qui est débloquée », renchérit Régis Bamba, de Djamo.

    AFPEconomieGouvernementPIBParticuliers
  • Lyon découvre son adversaire de ligue des champions ce lundi

    Lyon découvre son adversaire de ligue des champions ce lundi

    L’OL confronté à son sort pour la Ligue des champions ce lundi

    L’Olympique Lyonnais ne devra pas patienter longtemps pour connaître le nom de son futur adversaire en Ligue des champions. Ce lundi midi, les instances européennes dévoileront l’identité de l’équipe qui affrontera les Gones lors du troisième tour préliminaire de la prestigieuse compétition. Un tirage qui s’annonce décisif pour la suite de la campagne européenne des Lyonnais.

    Paulo Fonseca et ses joueurs lors du match amical entre Lyon et le FC Saint-Gall (6-3), le 11 juillet. (S. Pillaud/Icon Sport)

    Les Gones, têtes de série, bénéficient du meilleur coefficient UEFA (65,750) parmi les équipes encore en lice dans ce parcours de qualification. Leur objectif ? Se frayer un chemin jusqu’à la phase de groupes de la Ligue des champions en enchaînant quatre rencontres : un troisième tour préliminaire en août, suivi d’éventuels barrages aller-retour les 18-19 et 25-26 août.

    Quels sont les adversaires possibles pour l’OL ?

    Cinq équipes se disputent l’honneur d’affronter Lyon en août. Voici les favoris selon leur coefficient UEFA :

    • Union Saint-Gilloise (Belgique) – Coefficient : 48,000
      • Champion de Belgique en 2025, vainqueur de la Coupe en 2026
      • Expérience récente : A frôlé les huitièmes de finale de Ligue des champions la saison dernière face à l’OM (défaite 2-3, 9 décembre)
    • Sparta Prague (République tchèque) – Coefficient : 38,250
      • Deuxième du championnat tchèque, connu pour son jeu physique et son marquage agressif
      • Un duel qui rappellerait le match amical de Lyon contre le Slavia Prague (défaite 0-2)
    • NEC Nimègue (Pays-Bas) – Coefficient : 13,585
      • Troisième du dernier championnat néerlandais
      • Une équipe défensive qui pourrait poser des problèmes tactiques
    • Vainqueur de Sturm Graz (Autriche) vs Heart of Midlothian (Écosse) – Coefficient : 26,000 (Sturm Graz)
      • Match décisif en Autriche aujourd’hui, retour en Écosse le 28 juillet
      • Une confrontation à enjeu pour déterminer l’ultime adversaire potentiel

    Lyon en quête de régularité après des débuts de préparation chaotiques

    La préparation de l’OL a été marquée par des huit buts encaissés en quatre matchs amicaux, dont une défaite 0-2 contre le Slavia Prague. Paulo Fonseca devra corriger ces lacunes défensives si Lyon veut éviter un nouveau camouflet en Europe. Les Lyonnais entament leur stage à Herzogenaurach (Allemagne) avec une équipe privée de Malick Fofana (cheville) et de Moussa Niakhaté, suspendu pour le match aller.

    Parmi les points positifs, Khalis Merah, de retour plus tôt que prévu, pourrait compenser les absences et renforcer l’attaque. Reste à savoir si Lyon saura rebondir face à un adversaire encore inconnu, mais dont le niveau s’annonce relevé.

    Un parcours semé d’embûches pour les clubs français

    Depuis l’instauration du format actuel (troisième tour + barrages), seules deux équipes de Ligue 1 ont réussi à se qualifier : Monaco en 2016 et Lille en 2024. Lyon, éliminé en barrages par la Real Sociedad en 2013, devra faire mieux cette saison pour éviter de rejoindre le club des déceptions européennes.

    Le tirage de ce lundi s’annonce donc crucial pour l’avenir des Gones en Ligue des champions. Entre favoris et outsiders, l’OL aura à cœur de prouver qu’il mérite sa place parmi l’élite du football continental.

  • Gabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

    Gabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

    Gabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

    RFI
    Gabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

    Selon la présidence gabonaise, le suivi des accords conclus à Libreville en novembre 2025 lors du dernier séjour au Gabon d’Emmanuel Macron sera au cœur des échanges entre les deux présidents, à Paris, ce lundi 20 juillet 2026, explique notre correspondant au Gabon, Yves-Laurent Goma.

    Depuis plusieurs mois, Libreville met la pression sur la transformation locale de son manganèse, exploité par Comilog, filiale du groupe français Eramet. Les autorités gabonaises ont fixé un ultimatum : d’ici janvier 2029, tout le minerai devra subir une première transformation locale avant exportation.

    Si Paris se dit favorable au principe, des discussions sont en cours pour assouplir le calendrier, jugé trop contraignant au regard des investissements nécessaires, notamment dans les infrastructures industrielles et énergétiques. « C’est l’objet de ce déplacement du président de la République », a insisté le porte-parole du président Oligui Nguema en fin de semaine dernière.

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    L’avenir de la base militaire de Libreville au programme des échanges

    Autre point qui devrait être abordé dans les discussions : l’accord signé avec Suez pour l’approvisionnement en eau potable à Libreville. Un an après, les blocages s’accumulent. La France appelle au respect des engagements pris, évalués à 120 milliards de francs CFA.

    Sur le plan militaire, le Gabon demande un désengagement accru des forces françaises. Il réclame notamment le titre foncier du Camp de Gaulle, ancienne base de l’armée française au Gabon, et sa rebaptisation. À terme, la coopération militaire devrait se limiter à la formation. Enfin, le Gabon assume une diversification de ses partenaires extérieurs notamment la Chine, la Turquie ou l’Inde. Paris reste cependant le principal partenaire diplomatique du Gabon.

    La dette gabonaise, autre sujet brûlant

    Et si elle n’est pas évoquée officiellement, la dette du Gabon sera un autre sujet de taille, rappelle également notre journaliste Charlotte Cosset. Cette dette dépasse 70% du PIB.

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    Libreville a lancé un audit complet dont les résultats sont attendus dans le courant du mois de juillet. Dans le même temps, le Gabon cherche à conclure un programme avec le FMI. Pourtant, fin juin, une source au sein de l’institution notait qu’un certains nombre de documents n’avaient pas encore été transmis.

    Une solution financière négociée avec les institutions internationales est encouragée par la France, qui préside également le Club de Paris, organisation de créanciers en charge de trouver des solutions pour les pays débiteurs en difficulté. Aujourd’hui, la dette gabonaise inquiète dans la sous-région. Elle pèse sur les équilibres de change et fait planer un risque d’instabilité du Franc CFA.

  • Transfert de Michael Olise : La fuite dans le vestiaire de l’équipe de France que personne n’a vu venir !

    Transfert de Michael Olise : La fuite dans le vestiaire de l’équipe de France que personne n’a vu venir !

    Alors qu’il disputait la Coupe du monde 2026 avec l’équipe de France, Michael Olise semblerait avoir pris une décision pour son avenir. Le joueur de 24 ans a en effet fait part de ses envies de quitter le Bayern Munich pour rejoindre le Real Madrid à certains coéquipiers dans le vestiaire des Bleus. Et cette fuite n’a pas manqué de beaucoup surprendre sur le mercato.

    En pleine Coupe du monde 2026, Michael Olise est devenu l’une des grandes attractions du mercato. Le joueur de 24 ans est la grande obsession de Florentino Pérez, qui souhaite le voir épauler Kylian Mbappé au Real Madrid dès la saison prochaine. L’international français aurait d’ailleurs fait part de ses envies de quitter le Bayern Munich à certains coéquipiers dans le vestiaire de l’équipe de France. Et personne n’avait anticipé une telle fuite.

    L’annonce de Michael Olise dans le vestiaire de l’équipe de France a beaucoup surpris

    Comme le rapporte AS, les révélations au sujet de la déclaration de Michael Olise dans l’intimité du groupe tricolore a beaucoup surpris. Au Real Madrid, on ne souhaite pas vraiment mettre le Bayern Munich dans une position inconfortable au vu de la bonne relation entre les deux clubs. Toujours est-il que le milieu offensif français semble vouloir changer d’air cet été. La formation bavaroise va donc devoir prendre une décision pour son mercato. Les rumeurs évoquaient la somme de 223M€ pour un éventuel transfert.

    Le Real Madrid reste à l’affût pour son transfert

    Un tel montant ferait de Michael Olise le joueur le plus cher de l’histoire. L’ailier du Bayern Munich éclipserait les 222M€ déboursés par le PSG pour recruter Neymar en 2017. Le Real Madrid semble en tout cas rester à l’affût. Florentino Pérez ne lâcherait pas l’affaire et continuerait de rêver de l’ancien de Crystal Palace. Reste maintenant à voir si le Bayern Munich ouvrira la porte à un départ ou non. Pour le moment, les dirigeants allemands seraient plutôt réticents à l’idée de vendre Michael Olise cet été. Affaire à suivre…