Auteur/autrice : nigeractu

  • Départ du Premier ministre algérien après un séjour au Niger

    Départ du Premier ministre algérien après un séjour au Niger

    Un geste fort de solidarité internationale

    Le Premier ministre algérien, M. Sifi Ghrieb, a quitté Niamey hier, marquant la fin d’une visite officielle au Niger. Cette mission, qui s’est déroulée sur plusieurs jours, s’est conclue par l’inauguration d’un projet énergétique majeur : la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne, d’une capacité de 40 mégawatts. Cette infrastructure, offerte par l’Algérie, symbolise la profondeur des liens de coopération et de fraternité entre les deux nations.

    Une coopération énergétique renforcée

    Ce projet s’inscrit dans une dynamique de soutien aux efforts de développement du Niger, notamment dans le domaine des infrastructures énergétiques. La centrale, réalisée sous forme de don, vise à renforcer l’autonomie électrique du pays et à améliorer les conditions de vie des populations nigériennes. M. Sifi Ghrieb, porteur d’un message du président algérien Abdelmadjid Tebboune, a coprésidé l’inauguration avec son homologue nigérien, M. Ali Lamine Zeine Mahaman.

    Rencontres et engagements politiques

    Lors de son séjour, le Premier ministre algérien a été reçu par le président nigérien, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Cette audience a permis d’échanger sur les relations bilatérales et les perspectives de collaboration future. M. Sifi Ghrieb a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à consolider les liens de solidarité et de coopération avec le Niger, dans un esprit de partenariat mutuellement bénéfique.

    Le Premier ministre a quitté Niamey en fin de journée, salué à l’aéroport international par le chef du gouvernement nigérien et l’ambassadeur d’Algérie au Niger, M. Ahmed Saadi.

  • Décès d’Eugène Atigan : l’audiovisuel togolais perd une légende

    Décès d’Eugène Atigan : l’audiovisuel togolais perd une légende

    le Togo en deuil : la disparition d’une icône des médias

    Le paysage audiovisuel et culturel du Togo est sous le choc. Eugène Kossi Atigan-Ameti, plus connu sous le nom d’Eugène Atigan, s’est éteint ce mercredi 3 juin 2026 des suites d’un malaise brutal. Avec sa disparition, le Togo perd une personnalité majeure, dont l’héritage marquera durablement les esprits.

    Animateur hors pair, producteur visionnaire et communicateur hors norme, Eugène Atigan a façonné des décennies de divertissement local. Ses émissions, devenues des références, ont marqué des générations entières. Parmi ses créations les plus populaires, on compte notamment Télé Loisirs, Couleurs des Vacances ou encore Le Cabaret de la Saint-Valentin. Son talent et son professionnalisme ont fait de lui une figure incontournable de la télévision nationale.

    Son influence s’étendait bien au-delà des écrans. Par son éloquence et son sens de l’innovation, il a inspiré toute une génération d’animateurs et de journalistes. Beaucoup lui doivent leur carrière, reconnaissant en lui un mentor inestimable pour le secteur médiatique togolais.

    un parcours semé d’épreuves et de résilience

    La carrière d’Eugène Atigan a basculé en 2009 lorsqu’il est arrêté à l’aéroport international de Lomé dans une affaire de trafic de stupéfiants. Condamné à dix ans de prison, il purgera finalement huit années derrière les barreaux avant d’obtenir sa libération conditionnelle en septembre 2017.

    Malgré cette épreuve, l’homme de culture n’a jamais abandonné sa passion. Au contraire, il a su transformer cette expérience en une nouvelle mission. À l’intérieur de la prison civile de Lomé, il s’est investi dans des projets artistiques et sociaux, organisant des activités culturelles pour les détenus. Son engagement en faveur de la réinsertion et de la dignité humaine a été salué par de nombreux acteurs du secteur.

    une renaissance porteuse d’espoir

    À sa sortie de prison, Eugène Atigan a choisi de se reconstruire et de partager à nouveau sa passion avec le public. Dès 2018, il lance Le Super Cabaret, une émission alliant variétés, débats et promotion des talents locaux. Ce retour sur le devant de la scène est perçu comme un symbole de résilience et de détermination, incarnant la capacité à renaître après l’adversité.

    En 2026, il occupait encore un poste clé au sein de Pyramide TV, en tant que directeur des programmes et de l’antenne. Son expertise et son expérience continuaient de façonner le paysage médiatique togolais, prouvant que son impact dépassait largement les frontières de l’écran.

    un héritage culturel inestimable

    Eugène Atigan laisse derrière lui l’image d’un homme passionné, dévoué à la culture, à la communication et à la transmission. Son parcours, jalonné de succès, d’épreuves et de renaissance, restera gravé dans la mémoire collective.

    À travers ses émissions, son soutien aux artistes et son rôle de formateur pour les jeunes talents, il a contribué de manière significative à l’essor des médias et de la culture au Togo. Sa disparition provoque une profonde émotion dans le monde culturel et médiatique. Famille, amis, collaborateurs et téléspectateurs rendent aujourd’hui hommage à cet homme qui a dédié sa vie à faire rayonner la culture togolaise.

    Ses proches et l’ensemble des professionnels des médias et de la culture adressent leurs sincères condoléances à sa famille et à ses proches, touchés par cette perte irréparable.

  • Coly seck président de la quatrième commission de l’ONU : le Sénégal en première ligne

    Coly seck président de la quatrième commission de l’ONU : le Sénégal en première ligne

    Un diplomate sénégalais à la tête d’une commission clé de l’ONU

    L’Ambassadeur Coly Seck, représentant permanent du Sénégal auprès des Nations Unies, a été élu à la présidence de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale pour la 81e session. Cette élection, officialisée le 2 juin 2026 à New York, marque une reconnaissance majeure de l’engagement du pays en faveur du multilatéralisme et des enjeux internationaux.

    La Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, joue un rôle central dans les travaux de l’ONU. Elle aborde des sujets aussi variés que les opérations de maintien de la paix, les missions politiques spéciales, les droits des populations des territoires occupés, ou encore la coopération internationale dans l’espace extra-atmosphérique. Une responsabilité d’autant plus stratégique que la 81e session de l’Assemblée générale s’annonce comme un moment charnière pour l’Organisation.

    Un leadership sénégalais salué à l’international

    Dans une déclaration relayée par la Mission permanente du Sénégal à l’ONU, l’Ambassadeur Seck a exprimé sa gratitude envers les États membres pour leur confiance. « Servir cette Commission avec détermination et professionnalisme sera un honneur », a-t-il souligné, rappelant l’importance de renforcer l’efficacité de l’ONU face aux défis contemporains. Son élection consacre également le rôle actif du Sénégal dans les opérations de paix, où le pays déploie plus de 3 000 Casques bleus, un engagement reconnu par le Département des opérations de paix de l’ONU.

    Une session sous le signe du multilatéralisme et des défis globaux

    Cette élection intervient dans un contexte où les Nations Unies doivent relever des enjeux majeurs : intensification des conflits, restrictions croissantes de l’espace humanitaire, reculs en matière de droits humains, et contraintes financières pesant sur l’Organisation. Le Secrétaire général António Guterres a d’ailleurs rappelé l’importance de la diplomatie et du dialogue pour surmonter ces défis. « Les divisions peuvent être transformées en une volonté commune de progresser », a-t-il affirmé lors de son allocution.

    Parallèlement à l’élection de l’Ambassadeur Seck, l’Assemblée générale a désigné Khalilur Rahman (Bangladesh) à la présidence de sa 81e session. Ce dernier a mis en lumière les tensions actuelles, tout en insistant sur la nécessité de réaffirmer la confiance dans les institutions multilatérales.

    Les membres du Bureau de la Quatrième Commission

    • Vice-Présidents : Fahad Mohammad Alajm (Koweït), Deborah Maria Borg (Malte), Andrei Nicolenco (Moldavie)
    • Rapporteur : Matthew Moxey (Bahamas)

    Avec cette nouvelle mission, le Sénégal renforce sa position sur la scène diplomatique internationale, démontrant son attachement aux principes de solidarité et de coopération mondiale portés par l’ONU.

  • Stratégie des cadres du PDCI pour unifier le parti

    Stratégie des cadres du PDCI pour unifier le parti

    Jean-Louis Billon entouré de ses proches lors d'un déjeuner à Abidjan
  • Jean-Louis Billon
  • Jean-Marc Yacé
  • Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI)

Les figures clés du PDCI s’unissent pour redonner espoir au parti

Dans l’enceinte du célèbre restaurant Richard’s, à Abidjan, les discussions ont pris une tournure stratégique lors d’un déjeuner réunissant les cadres influents du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Autour de la table, Jean-Louis Billon et Jean-Marc Yacé, deux personnalités majeures du parti, ont échangé sur les moyens de restaurer l’unité et l’influence du PDCI. Une rencontre qui s’inscrit dans un contexte où les dissensions internes menacent la cohésion du mouvement.

Un rassemblement symbolique pour relancer l’action politique

Ce déjeuner, organisé le 2 juin 2026, a servi de cadre à des échanges intenses entre les cadres du PDCI. L’objectif ? Trouver des solutions concrètes pour surmonter les divisions qui fragilisent le parti. Parmi les participants, plusieurs figures du parti, dont Jean-Louis Billon, ont insisté sur l’importance de la solidarité interne pour retrouver une dynamique politique forte.

Les discussions ont également porté sur les prochaines échéances électorales, où le PDCI doit impérativement se présenter unie pour peser face à ses adversaires. Les cadres ont souligné la nécessité de mobiliser les militants et de clarifier les positions du parti sur les grands enjeux nationaux.

Les défis à relever pour le PDCI

Malgré les efforts des dirigeants, le PDCI fait face à des défis de taille. Les tensions internes, les divergences d’opinions et la concurrence des autres formations politiques compliquent la tâche des cadres. Jean-Marc Yacé, l’un des artisans de cette réunion, a rappelé que la cohésion était la clé pour retrouver la crédibilité perdue ces dernières années.

Les participants ont également évoqué la nécessité de moderniser les méthodes de travail du parti. L’adaptation aux nouvelles réalités politiques et sociales, ainsi que la communication efficace avec les militants, figurent parmi les priorités identifiées lors de cet échange.

En conclusion, cette rencontre entre cadres du PDCI marque une étape importante dans la tentative de reconstruction du parti. Les discussions tenues à Abidjan pourraient bien déterminer l’avenir politique de cette formation historique en Côte d’Ivoire.

  • Bilan politique d’ousmane sonko : quand le rêve messianique s’effrite au pouvoir

    Bilan politique d’ousmane sonko : quand le rêve messianique s’effrite au pouvoir


    Ousmane Sonko face au miroir du pouvoir

    Un espoir déçu après deux ans de gouvernance : celui qui se présentait comme le « sauveur » du Sénégal, porteur d’une rupture radicale avec l’ancien système, a vu son image de « Messie » politique s’effriter face aux réalités du pouvoir. Après vingt-quatre mois passés à la tête de l’État, le constat est sans appel : les promesses d’une transformation profonde peinent à se concrétiser.

     

    Un bilan économique en demi-teinte : entre promesses non tenues et réformes structurelles absentes, la gestion actuelle peine à répondre aux attentes des citoyens. Le pouvoir d’achat stagne, le chômage des jeunes persiste, et la relance économique reste un vœu pieux. La rhétorique mobilisatrice de l’opposition n’a pas suffi à combler le vide des résultats concrets.

     

    Éthique et incohérences : l’effritement de la crédibilité : celui qui avait bâti sa réputation sur la moralisation de la vie publique a rapidement adopté les pratiques qu’il dénonçait. Le népotisme, le manque de transparence et les passe-droits sont devenus monnaie courante. En sacrifiant l’éthique sur l’autel des calculs politiques, il a trahi la confiance d’une jeunesse en quête d’exemplarité.

     

    L’Assemblée nationale, symbole d’un pouvoir contesté

    Le point le plus controversé de cette gouvernance réside dans la manière dont le pouvoir a été exercé face aux institutions. En forçant un schéma institutionnel jugé anticonstitutionnel, le gouvernement a franchi une ligne rouge. De nombreux juristes et observateurs dénoncent une dérive autoritaire, incompatible avec les valeurs démocratiques.

     

    Le pouvoir, révélateur des failles : deux ans de gouvernance ont révélé les limites d’Ousmane Sonko, tant sur le plan technique que moral. Le mythe du leader providentiel s’est écroulé, laissant place à une réalité décevante. Le Sénégal n’a plus besoin de prophètes autoproclamés, mais de dirigeants capables d’incarner l’efficacité et l’intégrité.

     

    Il est temps pour les citoyens de tourner la page des illusions et d’évaluer le bilan non pas sur les promesses, mais sur les actes. L’histoire retiendra qu’Ousmane Sonko n’était pas la solution, mais une impasse. Face à l’incompétence et au mépris des institutions, l’heure est à la lucidité et à la résistance républicaine.

  • Reprise des échanges économiques et sécuritaires entre le Bénin, Niger, Nigeria et Burkina Faso

    Reprise des échanges économiques et sécuritaires entre le Bénin, Niger, Nigeria et Burkina Faso

    Une dynamique diplomatique régionale pour relancer les échanges

    Les déplacements officiels du président béninois Romuald Wadagni à Abuja, Niamey et Ouagadougou symbolisent une volonté affirmée de restaurer les liens stratégiques avec les voisins immédiats du Sahel. Cette initiative s’inscrit dans une logique de reconstruction des partenariats bilatéraux, après une période marquée par des tensions et des ajustements institutionnels au sein de l’espace ouest-africain.

    L’économie comme levier de coopération

    L’interdépendance économique entre le Bénin, le Niger, le Nigeria et le Burkina Faso repose sur des infrastructures logistiques critiques. Pour les États enclavés comme le Niger et le Burkina Faso, l’accès aux marchés internationaux passe inévitablement par les corridors transfrontaliers, notamment celui reliant Cotonou à Niamey et ses prolongements vers Ouagadougou. Ces axes routiers et portuaires sont essentiels pour le transit des marchandises, des denrées alimentaires aux produits énergétiques.

    Le Port Autonome de Cotonou joue un rôle central dans ce réseau, son activité étant directement liée au volume des échanges avec les pays sahéliens. De même, le pipeline Agadem-Sèmè-Kpodji illustre cette complémentarité : le Niger exporte sa production pétrolière via l’infrastructure béninoise, tandis que le Bénin en tire des revenus de transit. La création d’un comité d’experts chargé d’identifier les obstacles à la libre circulation en moins de quinze jours confirme l’urgence de lever ces freins pour préserver ces flux économiques vitaux.

    Sécurité transfrontalière : une réponse coordonnée aux menaces

    La zone du Parc W, partagée entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, reste un espace sous pression en raison des activités des groupes armés et du banditisme transfrontalier. La reprise du dialogue direct avec Niamey et Ouagadougou vise à renforcer la coordination sécuritaire, une nécessité impérieuse pour contrer ces menaces. Aucun État ne peut agir isolément face à ces défis asymétriques : la mutualisation des renseignements, les patrouilles conjointes et l’harmonisation des stratégies militaires sont désormais au cœur des priorités.

    Cette approche ne se limite pas à une réponse immédiate aux crises. Elle s’inscrit dans une vision à long terme, où la stabilité de chaque pays est indissociable de celle de ses voisins. La sécurité du territoire béninois, par exemple, est étroitement liée à la stabilité des régions frontalières nigériennes et burkinabè.

    Un équilibre entre souveraineté et interconnexion régionale

    La stratégie diplomatique actuelle cherche à concilier deux impératifs : le maintien des engagements macro-régionaux et la préservation des canaux de communication bilatéraux. En ciblant d’abord Abuja, puis Niamey et Ouagadougou, le Bénin positionne son action comme un pont entre les dynamiques sous-régionales et les réalités locales.

    Cette démarche répond à une logique de réduction des risques géopolitiques, tout en favorisant la reprise des flux commerciaux et la protection des populations. Dans un contexte où les équilibres ouest-africains se redéfinissent, ces initiatives bilatérales directes deviennent un levier essentiel pour sécuriser l’avenir économique et social de la région.

  • Paul nsapu dénonce les atteintes graves aux droits humains dans l’est de la rdc

    Paul nsapu dénonce les atteintes graves aux droits humains dans l’est de la rdc

    Paul Nsapu alerte sur les violations massives des droits humains à l’est de la RDC

    Lors d’un débat organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a dressé un bilan contrasté de la situation des droits humains sous le régime du président Tshisekedi.

    Des avancées légales à Kinshasa, mais des droits fondamentaux bafoués à l’est

    Dans la capitale Kinshasa, Paul Nsapu a reconnu des progrès sur le plan législatif, notamment en matière de droits civils et politiques ainsi que de droits économiques et sociaux. Cependant, il a souligné que ces avancées restent théoriques, car elles ne se traduisent pas par une amélioration concrète des conditions de vie des citoyens. Selon lui, ces violations persistent en raison des défaillances structurelles accumulées par les différents régimes politiques congolais, caractérisés par un manque criant de développement et de services publics essentiels.

    L’est de la RDC, zone de non-droit où la vie humaine est quotidiennement menacée

    À l’est du pays, dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, la situation est bien plus alarmante. Paul Nsapu a qualifié cette région de « noyau dur des violations des droits humains », où les atteintes aux droits fondamentaux, comme le droit à la vie et la sécurité des personnes, sont quotidiennes.

    Il a pointé du doigt la présence de l’armée rwandaise et l’activité de ses alliés locaux comme des facteurs aggravants de cette crise. Pour le président de la CNDH, ces acteurs exacerbent les tensions et rendent encore plus précaire la situation des populations civiles, déjà fragilisées par des années de conflits.

    Les libertés individuelles, le droit à la dignité et la sécurité sont systématiquement bafoués dans ces zones, où l’État congolais peine à exercer son autorité. Paul Nsapu a insisté sur l’urgence d’une intervention pour protéger les populations et rétablir l’ordre dans ces régions en proie à l’insécurité chronique.

    Une situation qui nécessite une réponse urgente

    Face à ce constat accablant, Paul Nsapu a appelé à une mobilisation nationale et internationale pour mettre fin à ces violations massives. Il a souligné que la communauté internationale doit jouer un rôle clé dans la protection des droits humains en RDC, notamment dans les zones où l’État est absent ou impuissant.

    Pour lui, la priorité reste la protection des civils et la restauration de l’autorité de l’État dans ces régions, afin de garantir le respect des droits fondamentaux de chaque Congolais.

  • Droits de l’homme en rdc : deux visages des violations selon paul nsapu

    Droits de l’homme en rdc : deux visages des violations selon paul nsapu

    Droits de l’homme en RDC : deux réalités distinctes selon Paul Nsapu

    Lors d’un Space live organisé mardi par Stanis Bujakera Tshiamala, Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a livré une analyse approfondie de la situation des droits humains en République démocratique du Congo. Son intervention a mis en lumière deux dynamiques opposées qui coexistent dans le pays.

    À Kinshasa : des violations structurelles ancrées dans le temps

    Paul Nsapu a d’abord souligné les violations des droits humains observées dans les provinces sous contrôle de Kinshasa. Selon lui, ces atteintes portent principalement sur les droits civils et politiques, mais aussi sur les droits économiques et sociaux.

    Il a pointé du doigt des problèmes récurrents comme le droit au travail, l’accès à la santé et à l’éducation, qu’il attribue aux défaillances accumulées des différents régimes politiques ayant marqué l’histoire du pays. Ces violations, selon lui, trouvent leur origine dans l’absence de développement durable et dans l’absence d’amélioration concrète des conditions de vie des populations.

    À l’est du pays : la violation des droits fondamentaux s’intensifie

    Le constat est bien plus alarmant dans les provinces de l’est, notamment dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et une partie de l’Ituri. Paul Nsapu a qualifié cette zone de « noyau dur des violations des droits humains ».

    Il a insisté sur le fait que le droit à la vie et le droit à la sécurité y sont quotidiennement bafoués. Le président de la CNDH a directement pointé du doigt la présence de l’armée rwandaise et l’activisme de ses groupes alliés comme des facteurs aggravants de cette situation critique. Ces acteurs, selon lui, agissent sur un territoire échappant largement au contrôle des autorités congolaises.

    Un appel à l’action

    À travers son analyse, Paul Nsapu a mis en évidence l’urgence de prendre des mesures concrètes pour protéger les droits humains dans toutes les régions de la RDC. Son intervention rappelle l’importance de renforcer les institutions et de mettre fin aux ingérences extérieures qui exacerbent les tensions locales.

    Cette prise de parole intervient dans un contexte où la question des droits de l’homme reste un enjeu majeur pour la stabilité et le développement durable de la République démocratique du Congo.

  • Bilie by nze : une détention qui interroge l’indépendance de la justice au Gabon

    Bilie by nze : une détention qui interroge l’indépendance de la justice au Gabon

    Politique

    Bilie By Nze : une détention qui interroge l’indépendance de la justice au Gabon

    Libreville, 3 juin 2026 – L’ancien Premier ministre et opposant gabonais Alain-Claude Bilie By Nze reste incarcéré depuis le 16 avril 2026, malgré les contestations croissantes entourant la régularité de sa détention. La Cour d’appel de Libreville a rejeté mardi la demande de nullité déposée par sa défense, confirmant ainsi son maintien en prison.

    Derrière cette affaire judiciaire se profile une question bien plus large : celle de l’équilibre entre indépendance de la justice, pouvoir politique et respect des droits fondamentaux dans l’instruction des affaires sensibles. Le dossier, officiellement classé comme une procédure pénale classique, soulève en réalité des enjeux institutionnels majeurs.

    Des vices de procédure et des accusations de prescription

    Alain-Claude Bilie By Nze est poursuivi pour des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie datant de 2008. Ses avocats estiment que ces infractions sont prescrites depuis 2018, rendant les poursuites juridiquement infondées. Ils dénoncent également plusieurs irrégularités, parmi lesquelles des vices de forme et une qualification pénale contestable.

    Selon ses conseils, notamment Me Arthur Vercken, l’arrestation aurait été suivie d’une période de 24 heures sans accès à un avocat, avant son placement sous mandat de dépôt. Ces éléments, combinés à la prescription alléguée, alimentent les critiques sur le respect des procédures judiciaires et des garanties fondamentales du procès équitable.

    Un dossier à forte dimension politique

    Cette affaire survient dans un contexte politique tendu, où Bilie By Nze incarne l’une des principales figures de l’opposition au régime de Brice Clotaire Oligui Nguema, élu en 2025. Ancien Premier ministre sous Ali Bongo Ondimba, il est aujourd’hui perçu comme un opposant de poids dans un paysage politique en pleine recomposition.

    La procédure judiciaire, perçue comme arbitraire par une partie de l’opinion publique et de l’opposition, dépasse le cadre pénal pour devenir un symbole des tensions autour de l’État de droit dans la période post-électorale. Le président Oligui Nguema a d’ailleurs tenu à rappeler, lors d’une intervention publique, que cette affaire relève exclusivement du pouvoir judiciaire et qu’il n’interfère en aucune manière avec son déroulement.

    Un test pour la crédibilité des institutions gabonaises

    Le rejet de la demande de libération provisoire par la Cour d’appel de Libreville place désormais la justice gabonaise sous le feu des projecteurs. Les arguments de la défense, fondés sur la prescription et les irrégularités alléguées, remettent en cause la transparence et la rigueur des procédures judiciaires dans les affaires impliquant des personnalités politiques.

    Cette situation interroge la capacité du système judiciaire à garantir un traitement équitable, conforme aux standards internationaux, sans influence politique. Dans un pays en pleine transition institutionnelle, chaque décision judiciaire concernant une figure majeure de l’opposition est analysée comme un indicateur de la maturité démocratique du Gabon.

    Au-delà du cas de Bilie By Nze, c’est la confiance entre les citoyens et les institutions qui est en jeu. L’issue de cette affaire pourrait ainsi peser lourdement sur la perception de l’indépendance de la justice et, par ricochet, sur la stabilité politique du pays.

  • Pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    Pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    pénurie de carburant à Ségou : les habitants subissent le blackout quotidien

    Depuis des mois, Ségou suffoque sous le poids d’une crise du carburant qui paralyse l’économie locale. Ruptures de stock, prix exorbitants et marché noir enflent à mesure que les attentes s’allongent.

    file d'attente devant une station-service à Bamako

    Un approvisionnement en dents de scie

    Depuis septembre 2025, Ségou, deuxième ville du Mali, endure une pénurie récurrente de carburant. Les convois, protégés par les Forces armées maliennes, n’arrivent plus que deux à trois fois par mois. Cette fréquence insuffisante aggrave la crise, alors que la ville dépend entièrement de ces livraisons pour son fonctionnement.

    À chaque arrivée, une dizaine de camions-citernes déchargent leur précieuse cargaison. La majorité du carburant est réservée aux industries et à Énergie du Mali, laissant à peine de quoi alimenter les stations-service. Résultat : les réserves s’épuisent en moins de 48 heures, plongeant la population dans l’incertitude.

    Le marché noir s’envole

    Face à cette situation, le marché parallèle se développe à grande vitesse. Dans les rues de Ségou, le litre d’essence s’échange entre 2 000 et 5 000 francs CFA, soit bien au-delà des tarifs officiels. Les habitants dénoncent une spéculation éhontée, alimentée par des revendeurs qui profitent de la faiblesse des contrôles.

    Des questions persistent sur l’origine de ce carburant illégal. Beaucoup suspectent des détournements ou des reventes frauduleuses, alors que les autorités tentent de renforcer les patrouilles sur les axes routiers.

    homme marchant devant une cabine téléphonique à Ségou

    L’économie locale à l’arrêt

    Les répercussions de cette crise sont visibles à tous les niveaux. Les transports en commun, notamment les katakatani, ont vu leurs tarifs doubler, passant de 100 à 200 francs CFA. Les élèves, les enseignants et les travailleurs peinent à se déplacer, tandis que l’activité commerciale ralentit dans les artères principales de la ville.

    Les Forces armées maliennes multiplient les contrôles pour intercepter les camions de carburant détournés. Malgré ces efforts, la population réclame une solution pérenne pour sortir de cette impasse qui étouffe chaque jour davantage l’économie locale.

  • Maroc : la politique royale des barrages, clé d’une autonomie hydrique durable

    Maroc : la politique royale des barrages, clé d’une autonomie hydrique durable

    une stratégie hydraulique royale au service de la souveraineté du Maroc

    Sous la direction éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a hissé la gestion de l’eau au rang de priorité nationale absolue. Grâce à une politique ambitieuse des barrages, le Royaume s’affirme aujourd’hui comme un modèle d’autonomie hydrique en Afrique, combinant innovation et résilience face aux défis climatiques. Cette vision stratégique, portée par le Souverain, a permis de bâtir un patrimoine hydraulique d’envergure, essentiel à la prospérité des territoires et à la sécurité des populations.

    un patrimoine hydraulique en pleine expansion

    D’ici fin 2026, le Maroc comptera 156 grands barrages, offrant une capacité totale de 20,8 milliards de mètres cubes. Parmi eux, 14 ouvrages sont actuellement en construction, témoignant de l’engagement continu du pays en faveur d’une gestion optimale de ses ressources hydriques. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’une stratégie initiée il y a plusieurs décennies, mais renforcée ces dernières années par des investissements massifs et une expertise nationale reconnue.

    Entre 2021 et 2026, pas moins de 8 nouveaux barrages ont été achevés, illustrant la rapidité d’exécution et l’efficacité des programmes mis en œuvre. Ces infrastructures, conjuguées à une pluviométrie favorable cette année, garantissent désormais une sécurité hydrique minimale de deux ans pour l’eau potable et l’irrigation sur l’ensemble du territoire.

    les petits barrages, un atout complémentaire pour les zones rurales

    Au-delà des grands ouvrages, le Maroc mise également sur les petits barrages pour renforcer la résilience des territoires, en particulier dans les zones reculées. Un programme ambitieux prévoit la construction de 155 petits barrages d’ici fin 2028, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Ces structures visent à :

    • assurer l’accès à l’eau pour les populations rurales,
    • sécuriser les nappes souterraines,
    • constituer des réserves stratégiques pour les générations futures.

    Cette approche intégrée, combinant grands et petits barrages, reflète une volonté de justice territoriale et de développement équilibré à travers le Royaume.

    un mix hydrique diversifié pour une sécurité à long terme

    La souveraineté hydrique marocaine repose sur un mix hydrique équilibré, articulé autour de plusieurs leviers stratégiques :

    • la politique des barrages,
    • la gouvernance par bassin hydraulique,
    • le dessalement de l’eau de mer,
    • la réutilisation des eaux usées,
    • l’adaptation au changement climatique.

    En matière de dessalement, le Maroc vise une couverture de 60 % des besoins en eau potable grâce à cette technologie d’ici 2030. Cette ambition s’appuie sur des infrastructures modernes et une gestion rigoureuse des ressources disponibles.

    solidarité nationale et justice territoriale

    Les interconnexions entre bassins et les autoroutes de l’eau illustrent une autre facette de cette politique : la construction d’une solidarité nationale autour de l’eau. Ces infrastructures permettent de redistribuer les ressources de manière équitable, en assurant la sécurité hydrique des grandes villes comme des zones rurales les plus éloignées.

    « Ces autoroutes de l’eau garantissent une sécurité hydrique durable pour les pôles urbains et les localités rurales, renforçant ainsi la cohésion sociale et économique du pays », a souligné un responsable du secteur.

    des défis financiers et une gouvernance exigeante

    La préservation d’un patrimoine hydrique aussi vaste exige des ressources financières stables et des mécanismes de financement adaptés aux cycles longs d’investissement. Parmi les solutions envisagées :

    • les obligations vertes,
    • les financements climatiques concessionnels,
    • les Partenariats Public-Privé,
    • les mécanismes de mixage (subventions, prêts bonifiés, garanties).

    Une gouvernance efficace, incluant l’évaluation régulière des performances des barrages et une programmation pluriannuelle des maintenances, est également indispensable pour pérenniser ces acquis.

    le rôle clé de l’équité et de la durabilité

    Pour les experts, la souveraineté hydrique ne se limite pas à la quantité d’eau disponible. Elle repose aussi sur un arbitrage interrégional fondé sur l’équité, la durabilité, la productivité et la solidarité. Une gestion optimale des ressources en eau doit concilier :

    • la sécurisation de l’offre,
    • la maîtrise des coûts,
    • la préservation des écosystèmes.

    Cette approche holistique, intégrée à la Vision Royale, positionne le Maroc comme un leader continental en matière de gestion durable de l’eau.

  • Rencontre historique entre Niamey et Alger sur les partenariats stratégiques

    Rencontre historique entre Niamey et Alger sur les partenariats stratégiques

    Le renforcement des liens entre le Niger et l’Algérie s’accélère avec une série d’initiatives concrètes. Quelques heures seulement après l’inauguration d’une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger à Niamey, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a accueilli le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, pour un entretien approfondi axé sur l’avenir des relations bilatérales.

    Cette rencontre, organisée au palais présidentiel, s’inscrit dans un contexte de consolidation des partenariats stratégiques entre les deux pays sahéliens. Elle a permis aux délégations nigérienne et algérienne d’évaluer les avancées réalisées dans plusieurs domaines clés et de tracer de nouvelles perspectives de collaboration.

    Quelques instants auparavant, le chef du gouvernement algérien avait participé, aux côtés du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine, à la cérémonie d’inauguration de l’infrastructure énergétique. Cette centrale, d’une capacité de 40 mégawatts, illustre la rapidité d’exécution des projets prioritaires entre les deux nations, réalisés en moins de trois mois après la pose de la première pierre le 24 mars dernier.

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    Une dynamique de coopération étendue à des secteurs clés

    Lors de cet échange avec le président nigérien, les discussions ont couvert des domaines jugés essentiels pour le développement des deux pays. L’énergie et les hydrocarbures ont occupé une place prépondérante, mais les échanges ont également porté sur les infrastructures, la santé, la digitalisation et les transports.

    Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à approfondir le partenariat initié par les présidents Abdourahamane Tiani et Abdelmadjid Tebboune. L’objectif ? Élever la coopération nigéro-algérienne à un niveau supérieur en privilégiant des projets concrets, capables de stimuler les économies locales et d’améliorer le quotidien des populations.

    Pour Niamey, cette dynamique représente une opportunité de diversifier ses alliances stratégiques et de renforcer ses capacités dans des secteurs vitaux. Pour Alger, il s’agit d’une stratégie visant à étendre son influence économique et diplomatique au Sahel.

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    Un alignement sur les enjeux sécuritaires du Sahel

    Les délégations ont également échangé sur la situation politique et sécuritaire de la région. Face aux défis persistants au Sahel, les responsables nigériens et algériens ont souligné l’importance d’une coordination renforcée pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité. Cette convergence de vues illustre le rapprochement croissant entre Niamey et Alger, deux capitales déterminées à jouer un rôle clé dans un espace régional en pleine transformation.

    La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs hauts responsables nigériens, dont le ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré, le ministre de l’Énergie Pr Amadou Haoua, le porte-parole du gouvernement Dr Soumana Boubacar, ainsi que des cadres du secteur énergétique, comme la directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi.

    En consolidant leur partenariat, Niamey et Alger ne se limitent pas à multiplier les projets bilatéraux : ils visent à inscrire leur collaboration dans une perspective régionale, susceptible d’influencer les équilibres énergétiques et sécuritaires du Sahel. La prochaine étape consistera à transformer cette volonté politique en résultats tangibles pour les populations et à faire entendre une voix commune sur la scène internationale.

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