Auteur/autrice : nigeractu

  • Réouverture prochaine de la frontière bénino-nigérienne : un tournant diplomatique attendu

    Réouverture prochaine de la frontière bénino-nigérienne : un tournant diplomatique attendu

    Une avancée décisive dans les relations entre le Bénin et le Niger

    Une dynamique nouvelle s’installe entre Cotonou et Niamey, marquant un tournant dans les relations bilatérales. À peine quelques heures après l’entretien stratégique mené par le président béninois, Romuald Wadagni, lors de sa visite officielle à Niamey le 2 juin, les deux nations ont acté des mesures concrètes pour la réouverture de leur frontière commune.

    Un comité mixte, composé d’experts et de représentants des deux pays, a été désigné afin d’accélérer la levée des dernières entraves d’ordre technique et politique. Les travaux de cette instance devraient aboutir sous 15 jours, ouvrant ainsi la voie à une normalisation rapide des échanges transfrontaliers.

    Le dialogue présidentiel, catalyseur d’une nouvelle ère

    L’audience accordée par les autorités nigériennes au chef de l’État béninois a scellé une volonté politique commune de dépasser les tensions passées. Cette rencontre, placée sous le signe du pragmatisme, a permis de rétablir un dialogue constructif et de poser les bases d’une coopération renforcée.

    L’axe économique reliant Cotonou et Niamey, historiquement essentiel, avait été profondément perturbé par la fermeture prolongée de la frontière. Cette situation a mis en lumière la nécessité de revitaliser les échanges commerciaux et logistiques entre les deux pays.

    Un comité technique pour une réouverture rapide et sécurisée

    La création de ce comité bilatéral illustre la transition entre la diplomatie et l’action opérationnelle. Ses membres, issus des administrations des deux nations, ont pour mission d’évaluer les dispositifs de sécurité aux points de passage stratégiques, d’harmoniser les procédures douanières et sanitaires, et de rétablir des canaux de communication efficaces entre les services frontaliers.

    Les conclusions de ce groupe de travail, attendues d’ici deux semaines, serviront de référence pour une réouverture coordonnée et sans entrave des frontières.

    Une urgence économique et sociale

    La réouverture de la frontière répond à des enjeux majeurs pour les populations et les acteurs économiques des deux côtés. Pour le Bénin, la reprise du trafic nigérien vers le Port Autonome de Cotonou et les axes routiers représente une opportunité stratégique de dynamiser son économie. Pour le Niger, l’accès sécurisé à la côte béninoise constitue une nécessité logistique vitale pour son approvisionnement.

    En privilégiant une approche concertée et pragmatique, le Bénin et le Niger redéfinissent leur partenariat, plaçant la coopération au cœur de leurs priorités. Dans les prochaines semaines, les propositions du comité paritaire pourraient bien consacrer un nouveau chapitre dans les relations sous-régionales.

  • Gabon : le président Oligui Nguema trace sa feuille de route politique

    Gabon : le président Oligui Nguema trace sa feuille de route politique

    Politique

    Gabon : le président Oligui Nguema trace sa feuille de route politique

    Libreville, le 3 juin 2026 – Face aux défis économiques et aux attentes de la population, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a présenté sa vision politique lors d’un entretien marquant avec France 24. Il y défend une stratégie axée sur la souveraineté nationale, la transformation des ressources locales et le rejet des héritages dynastiques.

    Un an après son élection avec plus de 94 % des suffrages, le chef de l’État gabonais a choisi la Cité de la Démocratie de Libreville comme cadre d’un exercice médiatique soigneusement orchestré. L’objectif ? Clarifier sa position sur les principales questions nationales et internationales, tout en réaffirmant la ligne directrice de son mandat.

    Ce discours s’inscrit dans une volonté de marquer une rupture avec les pratiques passées. Le Gabon de Brice Clotaire Oligui Nguema mise sur un projet de société ambitieux, structuré autour de réformes progressives et d’une autonomie économique renforcée.

    Des réformes à long terme pour un Gabon en mutation

    Critiqué pour la lenteur de certaines réalisations, notamment dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, le président a rappelé que son mandat s’étend sur sept ans. Il a mis en avant les investissements colossaux engagés dans les infrastructures énergétiques, estimés à plus de 800 milliards de francs CFA.

    Pour le chef de l’État, la transformation du pays ne peut se mesurer à l’aune d’une seule année. Son approche repose sur des objectifs progressifs, visant à ancrer durablement les changements plutôt qu’à en attendre des résultats immédiats. Cette méthode devient désormais la pierre angulaire de sa communication politique.

    La souveraineté économique au cœur de la stratégie nationale

    C’est sur le plan économique que les déclarations du président ont été les plus marquantes. Concernant les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), il a confirmé son intention de parvenir à un accord, mais uniquement après un audit complet des finances publiques. Une démarche qui illustre sa volonté de reprendre le contrôle des engagements financiers du pays avant toute nouvelle collaboration internationale.

    Dans le secteur minier, une décision symbolique a été prise : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à partir de 2029. Le Gabon, l’un des plus grands producteurs mondiaux de ce minerai, entend désormais le transformer localement. Cette mesure vise à sortir d’un modèle économique basé sur l’exportation de matières premières brutes.

    Le message adressé au groupe français Eramet est sans équivoque : les usines de transformation devront être opérationnelles avant la date butoir. À défaut, l’exportation du minerai brut sera interrompue. Une position qui reflète la volonté de rééquilibrer les relations entre l’État et les multinationales, en privilégiant une meilleure création de valeur sur le sol gabonais.

    Une diplomatie d’équilibre pour un Gabon souverain

    Sur la scène internationale, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à montrer que l’affirmation de la souveraineté gabonaise ne signifie pas l’isolement. Il a confirmé sa visite d’État en France prévue pour juillet 2026, insistant sur la solidité des liens entre Libreville et Paris.

    La rétrocession du Camp de Gaulle aux autorités gabonaises s’inscrit, selon lui, dans une logique de partenariat équilibré et non de confrontation. Cette approche contraste avec les dynamiques observées ailleurs en Afrique, notamment dans certains pays du Sahel.

    Sur la proposition américaine concernant l’accueil de migrants expulsés des États-Unis, le président a clairement indiqué que cette option ne correspondait pas aux intérêts du Gabon. Une réponse qui démontre sa volonté de préserver l’autonomie décisionnelle du pays.

    L’héritage politique et la promesse d’un Gabon sans dynastie

    Lors de cet entretien, Brice Clotaire Oligui Nguema a également abordé la question de l’ancien président Ali Bongo Ondimba. Sans entrer dans les détails, il a évoqué l’état de santé de son prédécesseur et laissé entendre que les responsabilités des éventuels dysfonctionnements du régime précédent devaient être recherchées ailleurs.

    Mais c’est surtout sa réponse sur l’avenir du pouvoir qui a retenu l’attention. Dans une région marquée par les prolongations de mandat et les successions familiales, il a réaffirmé qu’aucune dynastie politique portant son nom ne verrait le jour. Pour lui, le principe d’un septennat renouvelable une seule fois est un engagement intangible. Cette déclaration s’inscrit dans sa volonté de bâtir une architecture institutionnelle fondée sur l’alternance démocratique.

    Un président sous le regard de l’histoire

    Au-delà des annonces, cet entretien révèle les fondements de la doctrine politique actuelle du Gabon. La souveraineté économique, la transformation locale des ressources, le rééquilibrage des partenariats internationaux, les réformes progressives des infrastructures et l’engagement en faveur de l’alternance démocratique en sont les piliers.

    Cependant, l’épreuve de la mise en œuvre reste à venir. Si le président bénéficie encore d’un capital politique solide, les attentes de la population sont immenses. Les Gabonais évalueront moins les promesses que les résultats concrets. Un an après son accession au pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema défend une ambition simple : celle d’un État qui reprend le contrôle de son destin économique et politique. Seul l’avenir pourra dire si cette vision se concrétisera durablement.

  • Première pierre de la centrale électrique de N’Djamena posée sous peu par sonelgaz international

    Première pierre de la centrale électrique de N’Djamena posée sous peu par sonelgaz international

    Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a annoncé lors d’une rencontre à Niamey, que la pose de la première pierre de la future centrale électrique de N’Djamena (Tchad) interviendra dans les tout prochains jours.

    Ce projet d’envergure, confié à Sonelgaz International, vise à développer une centrale dotée d’une capacité de production de 40 mégawatts. Il s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale de l’entreprise, déjà engagée sur plusieurs fronts en Afrique.

    Une expertise reconnue pour des projets énergétiques ambitieux

    L’annonce a été faite à l’occasion de l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne de Gorou Banda, d’une puissance équivalente de 40 mégawatts. Cet événement, présidé par le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, en présence de son homologue nigérien Ali Lamine Zeine Mahaman, a permis de souligner la performance de Sonelgaz International dans la réalisation de projets énergétiques transfrontaliers, respectant scrupuleusement les délais impartis.

    Mourad Adjal a salué l’achèvement de la centrale de Niamey, mettant en avant la capacité de l’entreprise à concrétiser des infrastructures majeures hors des frontières algériennes avec une efficacité remarquable.

    Une demande africaine croissante pour Sonelgaz International

    Le ministre a également révélé que des discussions avancées sont en cours pour de nouveaux projets sur le continent, avec en tête de liste la construction d’une centrale de 40 mégawatts au Tchad. La cérémonie de pose de la première pierre est programmée très prochainement.

    Plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire et le Mozambique, ont déjà exprimé un vif intérêt pour l’expertise de Sonelgaz International. Ces collaborations s’inscrivent dans le cadre de programmes énergétiques ambitieux visant à renforcer les capacités de production et à réduire les délais de réalisation grâce à l’expérience et au savoir-faire technique du groupe.

    Renforcer la coopération Sud-Sud à travers l’énergie

    Sonelgaz International se positionne comme un acteur clé pour promouvoir la coopération Sud-Sud, en associant les entreprises algériennes publiques et privées aux différentes phases des projets. Cette approche, basée sur le principe de la chaîne de valeurs, permet de renforcer la présence des compétences locales sur les marchés africains tout en optimisant les retombées économiques.

    Un accord bilatéral entre l’Algérie et le Tchad, signé en mai de l’année précédente, a acté la réalisation de la centrale de N’Djamena. Ce partenariat s’aligne sur les orientations du président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, visant à soutenir les nations africaines et à dynamiser les échanges entre pays du Sud.

    Une centrale clé pour l’avenir énergétique du Tchad

    La future centrale de N’Djamena reposera sur une technologie de production rapide, inspirée du modèle déjà déployé avec succès à Niamey. Cette expérience servira de référence pour accélérer les délais d’exécution du projet tchadien. Dès à présent, des équipes mixtes composées d’ingénieurs, de techniciens et de spécialistes de Sonelgaz International collaborent étroitement avec les partenaires locaux pour préparer le chantier.

    Ces missions, incluant des reconnaissances techniques, des coordinations logistiques et des préparatifs opérationnels, se multiplieront au fil de l’avancement du projet. Les dispositifs logistiques mis en place, similaires à ceux utilisés au Niger, garantiront un acheminement fluide des équipements et une installation optimale des infrastructures. À terme, cette centrale contribuera significativement à l’augmentation des capacités énergétiques de la capitale tchadienne, tout en consolidant la stabilité du réseau électrique national. Les retombées attendues concernent aussi bien les secteurs économiques que les services publics, renforçant ainsi la résilience du pays.

  • Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    Le Premier ministre quitte Niamey au terme d’une visite officielle au Niger

    mercredi 03 juin 2026 17:23

    NIAMEY – Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a quitté, mercredi, Niamey, au terme d’une visite officielle au Niger, au cours de laquelle il a procédé à l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne d’une capacité de 40 mégawatts.

    Premier MinistreAlgérie Niger
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  • Sénégal: Macky Sall exhorte à l’apaisement face aux tensions de l’affaire Sonko

    Sénégal: Macky Sall exhorte à l’apaisement face aux tensions de l’affaire Sonko

    La nation sénégalaise a été secouée par plusieurs jours de violences généralisées, survenues à la suite de l’arrestation de l’influent opposant politique Ousmane Sonko, impliqué dans une affaire de mœurs. Face à cette recrudescence des troubles, le président Macky Sall a pris la parole ce lundi soir, lançant un appel solennel au calme et à la sérénité. Il a vivement recommandé d’« éviter la logique de l’affrontement » pour préserver la paix sociale.

    En parallèle de cet appel à la retenue, le chef d’État a également annoncé des mesures concrètes visant à atténuer les impacts de la crise. Parmi celles-ci figure un allègement du couvre-feu, qui est désormais en vigueur de minuit à 5 heures du matin, une décision destinée à soutenir et à revitaliser l’activité économique du pays.

  • Sylvia et noureddin bongo : conséquences d’une notice rouge d’interpol au Gabon

    Sylvia et noureddin bongo : conséquences d’une notice rouge d’interpol au Gabon

    Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin lors d'un événement officiel au Gabon.

    Sylvia et Noureddin Bongo sous mandat d’arrêt international : quelles implications pour le Gabon ?

    La décision d’Interpol d’émettre une notice rouge à l’encontre de Sylvia Bongo et de son fils Noureddin Bongo Valentin place le Gabon sous les projecteurs de l’actualité internationale. Cette mesure, symbolisant une demande d’arrestation provisoire dans l’attente d’une extradition, soulève de nombreuses questions sur les répercussions juridiques et politiques dans le pays.

    Pourquoi une notice rouge a-t-elle été lancée contre les Bongo ?

    Les raisons exactes ne sont pas publiques, mais une notice rouge d’Interpol est généralement déclenchée dans le cadre d’enquêtes pour des faits graves comme la corruption, le blanchiment d’argent ou d’autres infractions financières. Cette procédure permet aux autorités judiciaires de demander l’arrestation temporaire de personnes recherchées pour faciliter leur remise à la justice.

    Quelles conséquences juridiques pour les personnes concernées ?

    Une fois une notice rouge émise, les pays membres d’Interpol sont tenus de localiser et, si possible, d’arrêter les personnes concernées. Cependant, cette mesure ne constitue pas une condamnation, mais une demande de coopération internationale pour permettre aux autorités compétentes de mener leur enquête.

    Pour Sylvia et Noureddin Bongo, cela implique que leur déplacement à l’étranger pourrait être fortement restreint. Toute tentative de franchir une frontière pourrait entraîner une interpellation immédiate, selon les accords bilatéraux en vigueur.

    Impact politique et diplomatique au Gabon

    Cette décision survient dans un contexte déjà tendu au Gabon. Les autorités locales doivent désormais gérer une situation complexe, où la crédibilité des institutions judiciaires et la stabilité politique sont en jeu. La famille Bongo, longtemps au cœur du pouvoir, se retrouve sous le feu des projecteurs, ce qui pourrait influencer les dynamiques internes.

    Le gouvernement gabonais est désormais sous pression pour clarifier sa position. Une collaboration avec Interpol pourrait être perçue comme une reconnaissance de la légitimité des poursuites, tandis qu’un rejet pourrait aggraver les tensions avec les partenaires internationaux.

    Risques d’extradition : que dit la procédure ?

    La notice rouge ne garantit pas automatiquement une extradition, mais elle en facilite le processus. Chaque pays dispose de sa propre législation et doit évaluer la demande selon ses critères juridiques. Le Gabon pourrait être sollicité pour fournir des preuves supplémentaires ou répondre à des demandes d’entraide judiciaire.

    Si les charges sont confirmées, les personnes concernées pourraient faire face à un procès au Gabon ou dans le pays ayant formulé la demande d’extradition. Cette situation met en lumière l’importance de l’indépendance de la justice gabonaise et de sa capacité à traiter équitablement cette affaire.

    Réactions internationales et médiatisation

    La diffusion d’une notice rouge est souvent médiatisée, ce qui peut amplifier les répercussions diplomatiques. Les partenaires internationaux du Gabon pourraient réévaluer leur coopération, notamment dans les domaines économique et sécuritaire.

    Cette affaire rappelle également les défis auxquels font face les pays africains dans la lutte contre la corruption et la transparence financière. Le Gabon, comme d’autres nations du continent, est observé de près quant à sa gestion de ce dossier.

  • Plateforme « dɛmɛ sira » : le Burkina Faso mise sur le numérique pour une solidarité renforcée

    Plateforme « dɛmɛ sira » : le Burkina Faso mise sur le numérique pour une solidarité renforcée

    Ouagadougou a vu le lancement officiel d’une initiative majeure pour moderniser l’action sociale au Burkina Faso. Ce 2 juin 2026, les autorités gouvernementales ont dévoilé « Dɛmɛ Sira », une plateforme numérique conçue pour amplifier l’élan de solidarité nationale à l’égard des populations les plus vulnérables.

    Une cérémonie sous le signe de l’innovation et de l’engagement citoyen

    L’événement, présidé par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré, a réuni les principaux acteurs de la transition digitale du pays. Parmi eux, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané, a joué un rôle clé en tant que marraine de la plateforme.

    Le nom « Dɛmɛ Sira », qui signifie « la voie de la solidarité », reflète parfaitement l’objectif de cet outil : offrir un canal moderne, transparent et accessible pour encourager la participation des citoyens, qu’ils résident au Burkina Faso ou à l’étranger, aux actions humanitaires et sociales.

    Un outil accessible et inclusif pour tous les Burkinabè

    Disponible directement via le site du ministère en charge de la Solidarité, cette plateforme s’inscrit dans une stratégie plus large de digitalisation des politiques publiques. Elle vise à simplifier les démarches de contribution citoyenne tout en garantissant une traçabilité optimale des fonds et des actions menées.

    Lors de son allocution, la ministre Kabré/Kaboré a mis en avant l’importance de cette initiative pour bâtir un modèle de solidarité plus inclusif. Elle a également salué le travail des équipes techniques et institutionnelles ayant permis sa concrétisation.

    Vers une société plus connectée et solidaire

    Avec Dɛmɛ Sira, le gouvernement burkinabè franchit une nouvelle étape dans l’utilisation des technologies numériques pour renforcer la cohésion sociale. Cette plateforme illustre la tendance croissante des pays africains à intégrer le digital dans la gouvernance sociale, transformant ainsi les outils administratifs en leviers d’engagement citoyen et de soutien aux plus fragiles.

    Une avancée significative pour un pays résolument tourné vers l’innovation et la solidarité.

  • Premier vol retour des pèlerins du hadj 2026 : une arrivée sous le signe de la paix à Ouagadougou

    Premier vol retour des pèlerins du hadj 2026 : une arrivée sous le signe de la paix à Ouagadougou

    Le premier groupe de pèlerins burkinabè ayant participé au Hadj 2026 a atterri à l’aéroport international de Ouagadougou, marquant le début des retours depuis les lieux saints de l’Islam. Ce mardi 2 juin 2026, 342 fidèles ont foulé le tarmac, accueillis dans une ambiance chaleureuse par leurs proches et les responsables locaux.

    Les pèlerins, vêtus de leurs plus beaux atours traditionnels, affichaient une joie palpable après avoir accompli le cinquième pilier de l’Islam. Hadja Karidja Karambiri/Koné, visibly émue, a partagé son expérience dès sa descente d’avion :

    « Le voyage à La Mecque a dépassé toutes mes attentes. C’est une expérience inoubliable pour une première participation. Nous avons prié avec ferveur pour le retour de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso »

    Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saïdou Sankara, a salué l’organisation de cette édition. Sans communiquer de bilan définitif, il a confirmé l’absence d’incidents majeurs et exprimé la reconnaissance du gouvernement envers les pèlerins pour leur engagement spirituel.

    « C’est un moment de grande satisfaction que nous vivons ce soir en accueillant nos compatriotes sains et saufs après ce voyage sacré. Nous leur transmettons les félicitations du ministre d’État et formulons le vœu que cette expérience renforce leur foi. Que leurs prières pour la nation soient exaucées »

    Pèlerins burkinabè de retour du Hadj 2026 à l'aéroport de Ouagadougou

    El Hadj Oumarou Zoungrana, représentant la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), a également félicité le comité d’organisation pour le bon déroulement de cette édition du Hadj. Les vols de retour se poursuivront dans les prochains jours, sous haute surveillance des autorités et des organisateurs.

  • Nomination de Claudy Siar à la culture au Bénin : un nouveau rôle pour l’animateur engagé

    Nomination de Claudy Siar à la culture au Bénin : un nouveau rôle pour l’animateur engagé

    nomination de Claudy Siar à la culture au Bénin : un nouveau rôle pour l’animateur engagé

    Le Bénin accueille une figure emblématique des médias africains sous une nouvelle casquette. Claudy Siar, connu pour son engagement panafricaniste et son parcours radiophonique, a été nommé Chargé de mission du Président de la République à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin. Une décision annoncée officiellement ce 3 juin 2026 par le chef de l’État béninois, Romuald Wadagni.

    Cette nomination marque un tournant dans la carrière de l’animateur, après plus de trois décennies passées à l’antenne de Radio France Internationale (RFI). Son départ de la station, intervenu fin mars 2026, a coïncidé avec l’arrêt de son émission phare Couleurs Tropicales, diffusée sans interruption depuis 1995. Une page se tourne pour un professionnel qui a su fédérer des millions d’auditeurs autour des rythmes et des cultures du continent.

    un parcours marqué par l’engagement culturel et panafricaniste

    Claudy Siar quitte RFI après avoir défendu pendant des années une ligne éditoriale centrée sur la promotion des talents africains et afro-caribéens. Son départ, présenté comme une éviction par certains observateurs, s’inscrit dans un contexte de tensions politiques et de mutations médiatiques. L’animateur a lui-même évoqué des raisons liées à ses prises de position, son engagement sans faille pour une Afrique souveraine, ainsi que ses critiques envers les politiques occidentales.

    De son côté, RFI a justifié cette séparation par la volonté de recentrer sa programmation sur une nouvelle stratégie musicale, sans pour autant entamer la renommée de l’émission qu’il animait. Un choix qui a surpris de nombreux fidèles de Couleurs Tropicales, devenue au fil des années un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique africaine et caribéenne.

    un nouveau projet avec le groupe NewWorld TV

    Après son départ de RFI, Claudy Siar s’est rapidement tourné vers de nouveaux horizons. Il a rejoint le groupe audiovisuel NewWorld TV pour lancer deux chaînes dédiées à la musique : NewWorld Mix et NewWorld Muzik. Ces nouveaux supports visent à offrir une plateforme supplémentaire aux artistes africains et diasporiques, en phase avec sa vision d’un panafricanisme culturel.

    Son rôle au sein de l’équipe du Président de la République du Bénin s’inscrit dans la continuité de cette mission. En tant que Chargé de mission à la culture, aux médias et à la visibilité, il aura pour objectif de renforcer la place du Bénin sur la scène culturelle internationale, tout en valorisant le patrimoine artistique et médiatique du pays.

    Une nomination qui suscite déjà de vives réactions, certains saluant son dynamisme et son expertise, tandis que d’autres y voient une opportunité manquée pour le secteur audiovisuel béninois.

    Reste à savoir comment ce nouveau mandat s’articulera avec ses ambitions personnelles et ses engagements passés. Une chose est sûre : Claudy Siar continue de faire parler de lui, et son influence sur la scène médiatique africaine ne semble pas près de s’éteindre.

  • Aldiouma Sow défend le dialogue de Diomaye Faye face aux accusations d’Ousmane Sonko

    Aldiouma Sow défend le dialogue de Diomaye Faye face aux accusations d’Ousmane Sonko

    Le BPN de Pastef dément toute alliance secrète au Cap Manuel

    Sur sa page Facebook, Aldiouma Sow, cadre influent du Bureau politique national (BPN) du parti Pastef les Patriotes, a livré une longue explication pour soutenir les membres du mouvement ayant accepté l’invitation du président Bassirou Diomaye Faye. Cette prise de position intervient alors que les tensions entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, continuent de polariser le paysage politique sénégalais.

    Pour Aldiouma Sow, le dialogue politique initié par le président Faye s’inscrit dans une logique de conviction, loin d’être une simple manœuvre tactique. Il rappelle que cette approche s’ancre dans l’appel au dialogue national lancé par le président en mai 2025. « Chez lui, le dialogue n’est pas une variable d’ajustement conjoncturelle », souligne-t-il, ajoutant que le chef de l’État a consacré « des jours entiers à échanger, alors que rien, ni sur le plan constitutionnel, ni sur le plan éthique ou moral, ne l’y obligeait ».

    Démenti catégorique d’un pacte secret au Cap Manuel

    Le cadre de Pastef s’est attaqué à une rumeur tenace : celle d’un prétendu accord conclu à la prison du Cap Manuel avant la libération de Diomaye Faye. « Le candidat Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu de pacte secret à la prison du Cap Manuel », affirme-t-il avec fermeté. Cette déclaration fait suite à des propos tenus par Ousmane Sonko, qui affirme, lui, l’existence d’un tel pacte entre lui et le président actuel. Aldiouma Sow va encore plus loin en suggérant que c’est dans ce même cadre carcéral que certains candidats auraient prêté serment, « main sur le Coran », s’engageant à remettre le pouvoir à Sonko dès leur élection.

    Critique des dérives messianiques au sein de Pastef

    Le membre du BPN a également dénoncé ce qu’il qualifie de « messianisme destructeur » au sein du parti, une dérive qu’il estime menacer sa survie depuis 2022. Il cite notamment les investitures aux législatives de cette année, où les cadres historiques de Pastef auraient été écartés au profit d’alliés opportunistes, ainsi que les élections locales de la même période. « Le même schéma sera reproduit lors des prochaines législatives et locales, et cela signifiera la fin politique de la base de Pastef », met-il en garde, appelant les coordonnateurs à « rejeter ce diktat messianique ».

    Un message d’encouragement aux ministres fidèles

    S’adressant aux ministres ayant choisi de rester au gouvernement malgré les pressions internes, Aldiouma Sow leur adresse un message de soutien : « Soyez fiers de votre décision. On pourra vous exclure des groupes WhatsApp et Telegram, vous suspendre des instances nationales du parti, mais personne ne pourra vous arracher, politiquement parlant, au projet patriotique. »

    Enfin, il lance un appel aux indécis pour qu’ils renoncent à la dynamique sonkiste avant qu’il ne soit trop tard : « À tous les frères et sœurs, cadres et députés encore tentés par le messianisme destructeur, vous n’avez encore rien perdu à changer d’avis. »

  • Maroc : vers un géant du commerce en ligne en afrique

    Maroc : vers un géant du commerce en ligne en afrique

    illustration du commerce électronique en afrique avec des graphiques de croissance

    Le Maroc mise sur le numérique pour révolutionner son commerce en ligne

    Le Royaume du Maroc ambitionne de transformer son paysage commercial grâce à une stratégie ambitieuse dédiée au commerce électronique. Le ministère de l’Industrie et du Commerce finalise actuellement une feuille de route nationale visant à structurer ce secteur en pleine expansion, à renforcer sa compétitivité sur la scène internationale et à positionner le pays comme une plateforme incontournable du e-commerce en Afrique.

    Un secteur en pleine mutation, porté par une croissance mondiale et locale

    Le commerce en ligne connaît une expansion sans précédent à l’échelle mondiale. Les données révèlent que les revenus générés par ce secteur ont atteint 5 800 milliards de dollars en 2023, avec une projection dépassant les 8 000 milliards en 2027. Le Maroc n’est pas en reste : son marché du e-commerce a enregistré un chiffre d’affaires de 19 milliards de dirhams en septembre 2023, soit une hausse annuelle moyenne de plus de 30 %.

    Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où les habitudes d’achat évoluent rapidement. Le paiement à la livraison, autrefois dominant, laisse désormais place à des solutions de paiement digital plus variées, reflétant une adoption croissante des technologies numériques par les consommateurs.

    Les défis à surmonter pour un essor durable

    Malgré ce potentiel prometteur, plusieurs obstacles freinent encore le développement du e-commerce au Maroc. Les pouvoirs publics identifient notamment :

    • Un cadre juridique et fiscal encore perfectible, qui nécessite des ajustements pour mieux encadrer les transactions en ligne ;
    • Des lacunes logistiques, notamment en matière de livraison et de gestion des stocks, essentielles pour garantir une expérience client optimale ;
    • Une organisation du marché fragmentée, où la coordination entre acteurs locaux et internationaux doit être renforcée ;
    • Un enjeu de confiance, crucial pour convertir les consommateurs aux nouveaux modes de paiement et réduire les réticences liées à la sécurité des transactions.

    Pour pallier ces limites, une étude approfondie du secteur est en cours. Elle analysera les infrastructures numériques et logistiques, les modèles économiques existants, ainsi que l’impact du commerce électronique sur des filières clés comme l’agroalimentaire et le textile.

    Une vision stratégique à l’horizon 2030

    La feuille de route marocaine s’appuiera sur des expériences internationales inspirantes, afin d’intégrer les meilleures pratiques adaptées au contexte local. Plusieurs axes majeurs guideront cette stratégie :

    • Un renforcement des infrastructures numériques et logistiques ;
    • Une simplification des procédures administratives et fiscales ;
    • Une intégration accrue des petites et moyennes entreprises (PME) dans l’écosystème du e-commerce ;
    • Une ouverture résolue aux marchés africains et internationaux, notamment grâce à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ;
    • Des objectifs chiffrés pour 2030, incluant la création d’emplois, l’attraction d’investissements et une croissance soutenue du secteur.

    Cette transformation s’inscrit dans une logique de long terme, visant à positionner le Maroc comme un hub logistique et numérique pour le continent africain. Une ambition qui pourrait redéfinir les équilibres économiques du Royaume et offrir de nouvelles opportunités aux entrepreneurs locaux.

    L’impact de la Zlecaf sur le commerce électronique marocain

    La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) est perçue comme un levier majeur pour le développement du e-commerce au Maroc. Cette initiative permettra de réduire les barrières douanières, d’accélérer les échanges transfrontaliers et d’ouvrir de nouveaux débouchés pour les entreprises marocaines. Elle favorisera également l’émergence de plateformes logistiques intégrées, capables de desservir efficacement l’ensemble du continent.

  • Sénégal : après les tensions politiques, Aminata Touré clarifie la position du pouvoir

    Sénégal : après les tensions politiques, Aminata Touré clarifie la position du pouvoir

    La coalition présidentielle face aux critiques de Sonko

    Dans un contexte marqué par les déclarations controversées d’Ousmane Sonko, la coordinatrice de la coalition Diomaye Président, Aminata Touré, a pris la parole pour répondre aux interrogations soulevées par les divergences politiques récentes. L’ancienne garde des Sceaux a tenu à rassurer l’opinion publique en réaffirmant que le Sénégal reste engagé dans la voie des réformes promises, malgré les tensions apparues ces derniers jours.

    Une reddition des comptes conforme à l’indépendance de la justice

    Face aux accusations d’un relâchement dans la gestion des affaires publiques, Aminata Touré a opposé une fin de non-recevoir aux craintes exprimées. Elle a notamment déclaré : « Pourquoi évoquer la fin de la reddition des comptes ? Il s’agit peut-être, au contraire, du début d’une accountability conforme aux principes d’indépendance de la justice. » Cette réponse directe vise à désamorcer les critiques adressées au président Bassirou Diomaye Faye quant à une supposée modération dans la lutte contre les irrégularités.

    Dette publique : le gouvernement privilégie le pragmatisme économique

    Sur le plan économique, le camp présidentiel défend une approche fondée sur la rigueur juridique et l’efficacité budgétaire. Aminata Touré a souligné l’importance de distinguer clairement les procédures judiciaires des enjeux politiques : « La simple animosité envers un adversaire ne saurait servir de fondement à une condamnation judiciaire. »

    Concernant la gestion de la dette publique, souvent évoquée en lien avec les relations avec le FMI, les autorités sénégalaises rejettent le terme de « restructuration », associé aux douloureux souvenirs des plans d’ajustement structurel des années 1980. À la place, elles prônent une stratégie de « reprofilage » de la dette, visant à concilier rigueur financière et protection des programmes sociaux.