Auteur/autrice : nigeractu

  • Bénin : le cpp 2026-2036 scelle une alliance historique pour une économie transformée

    Bénin : le cpp 2026-2036 scelle une alliance historique pour une économie transformée

    Bénin : le Cadre de Partenariat Pays 2026-2036 scelle une alliance historique pour une économie transformée

    Le Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa a été le théâtre, le vendredi 17 juillet 2026, d’un événement marquant : le lancement officiel du Cadre de Partenariat Pays (CPP) 2026-2036, fruit d’une collaboration sans précédent entre le gouvernement béninois et le Groupe de la Banque mondiale. Ce partenariat décennal, aligné sur la vision ambitieuse « Alafia Bénin 2060 », trace la voie vers une refonte profonde de l’économie nationale. Décryptage d’une feuille de route stratégique conçue pour redéfinir le paysage socio-économique du pays.

    Un partenariat historique dans un contexte de relance économique

    Sous les lambris du Sofitel Cotonou Marina, l’atmosphère était à la fois solennelle et porteuse d’espoir. Membres du gouvernement, diplomates, représentants d’institutions internationales et acteurs du secteur privé s’étaient réunis pour célébrer cet accord phare. Ce CPP n’est pas une simple extension des programmes antérieurs : il incarne une refonte complète de la stratégie d’accompagnement financier et technique de la Banque mondiale envers le Bénin pour les dix prochaines années.

    Ce lancement survient à un moment clé de l’histoire béninoise. Porté par la vision « Alafia Bénin 2060 », le gouvernement mise sur la consolidation des acquis macroéconomiques tout en accélérant la redistribution des fruits de la croissance. La présence de Madame Anna Bjerde, Directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale, souligne la confiance renouvelée des bailleurs de fonds envers les réformes structurelles mises en œuvre par l’exécutif.

    Une feuille de route économique ambitieuse et inclusive

    Le cœur du CPP bat au rythme d’une ambition économique claire : transformer structurellement l’économie béninoise pour la rendre plus compétitive, résiliente et inclusive. L’enjeu n’est plus seulement d’afficher une croissance du PIB satisfaisante, mais de bâtir une économie durable, capable de générer des emplois stables et de réduire les inégalités.

    Grâce à des financements stables sur dix ans, la Banque mondiale offre au Bénin la possibilité de planifier des projets d’infrastructure majeurs sans compromettre ses équilibres budgétaires. Cet afflux de capitaux et d’expertises vise à stimuler l’investissement privé, aussi bien national qu’international, créant ainsi un cercle vertueux de développement autonome.

    Trois piliers pour une transformation durable

    Pour maximiser l’impact de ce partenariat, les deux entités ont identifié trois axes stratégiques interconnectés :

    1. Renforcer le capital humain : la clé d’une croissance pérenne

    Aucune transformation économique ne peut réussir sans une population en bonne santé et dotée des compétences adaptées. Le premier pilier du CPP se concentre sur l’amélioration de la nutrition, de la santé publique et de la formation professionnelle. L’objectif ? Adapter l’offre éducative aux besoins réels du marché du travail, tant aujourd’hui que demain.

    2. Développer des infrastructures productives : réduire les freins à la compétitivité

    Le manque d’infrastructures reste un obstacle majeur pour les entreprises locales. Le partenariat prévoit des investissements massifs dans des secteurs stratégiques : énergie, numérique et transports. En optimisant les liaisons entre les zones agricoles, les centres urbains et le port de Cotonou, le Bénin vise à diminuer ses coûts logistiques et à stimuler ses exportations.

    3. Accélérer la transformation par le secteur privé

    Le secteur privé est désigné comme le moteur principal de la création d’emplois durables. Le CPP soutiendra les réformes visant à améliorer le climat des affaires, à faciliter l’accès au crédit pour les PME et à encourager l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

    L’emploi des jeunes : un défi et une opportunité majeure

    Le succès de ce plan se mesurera à l’aune de l’insertion professionnelle de la jeunesse béninoise. Avec une population majoritairement jeune, le Bénin fait face à une urgence sociale qui représente aussi une opportunité économique colossale.

    Monsieur Aristide Medenou, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Coopération, a souligné lors de son discours l’importance cruciale de ce volet. Pour le gouvernement, le CPP 2026-2036 doit agir comme un accélérateur d’opportunités. L’accent sera mis sur le développement de filières agricoles à haute valeur ajoutée et sur l’agro-industrie, des secteurs capables d’absorber une main-d’œuvre jeune et de limiter l’exode rural.

    En associant l’assistance technique de la Banque mondiale aux priorités nationales d’industrialisation, comme dans la zone industrielle de Glo-Djigbé, le cadre garantit que les nouveaux emplois créés seront non seulement nombreux, mais aussi durables et ancrés dans l’économie réelle.

    Résilience et stabilité : des garde-fous pour une croissance durable

    Une économie prospère ne peut se construire sur des fondations fragiles. Le CPP 2026-2036 intègre, de manière transversale, les objectifs du Programme de prévention et de résilience*. Dans un contexte ouest-africain marqué par des défis sécuritaires et climatiques, le Bénin mise sur le renforcement de sa cohésion nationale.

    Les investissements ne se concentreront pas uniquement sur les grandes villes du Sud. Une partie significative des projets ciblera les régions périphériques et septentrionales, afin de réduire les disparités régionales. En offrant des infrastructures de base (eau potable, électricité, pistes rurales) et des perspectives d’emploi aux jeunes de ces zones, le programme cherche à éliminer les sources de vulnérabilité sociale et à consolider la stabilité du territoire.

    Un plan salué par les acteurs internationaux

    Madame Anna Bjerde a exprimé son admiration pour la vision stratégique du leadership béninois, citant nommément les ambitions du Chef de l’État et de son équipe. Selon elle, ce partenariat arrive à point nommé pour concrétiser les concepts macroéconomiques en résultats tangibles pour « les entrepreneurs, les agriculteurs et les familles béninoises ».

    Cette reconnaissance renforce la crédibilité du Bénin auprès des institutions financières internationales et confirme son statut de bon élève réformateur. Elle rappelle également que la Banque mondiale se positionne comme un partenaire de long terme, prêt à s’adapter aux réalités changeantes du terrain.

    Vers un Bénin émergent d’ici 2036 ?

    Le Cadre de Partenariat Pays 2026-2036 pose les bases d’une décennie de transformations profondes. En ciblant simultanément le capital humain, les infrastructures et le secteur privé, le Bénin et la Banque mondiale appliquent une thérapie de choc économique globale.

    La réussite de ce plan dépendra de la rigueur de son exécution, de la qualité de la gouvernance des projets et de la capacité d’absorption des investissements par l’administration publique et le secteur privé local. Si les promesses de Cotonou se matérialisent dans les villes et les villages du pays, le Bénin pourrait bien incarner le modèle de transformation économique inclusive dont l’Afrique de l’Ouest a tant besoin. Le compte à rebours est lancé pour les dix prochaines années.

  • Salomon beas dénonce les dérives ethniques du mrc

    Politique

    Salomon Beas dénonce les dérives ethniques du MRC

    L’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a vivement critiqué son ancien parti, qu’il accuse de dérive ethno-tribale et de pratiques anti-démocratiques.

    Un parti qui trahit ses promesses démocratiques

    Dans une publication virulente sur sa page Facebook, Salomon Beas a partagé son désenchantement envers le MRC. Intitulé « Purge tribale ou lutte démocratique au sein du MRC », son message dénonce ce qu’il qualifie de trompe-l’œil démocratique.

    Selon lui, le parti, officiellement présenté comme une vitrine de la démocratie au Cameroun, cache en réalité une réalité bien différente. « Nous avions affaire à une structure où la tribu prime sur les idées, où l’élimination politique devient une méthode de fonctionnement », explique-t-il. Il évoque un système où les caciques communautaires, assoiffés de pouvoir, étouffent toute velléité d’opposition interne.

    Salomon Beas, ancien militant engagé, décrit une organisation où la loyauté envers le leader prime sur les convictions politiques. « Le MRC ne permet pas à ses membres d’évoluer librement. Une fois à l’intérieur, il est difficile, voire impossible, de s’en extraire sans subir des représailles », précise-t-il.

    Des accusations qui résonnent avec les critiques passées

    Ses révélations font écho à celles de Paul Eric Kingue, figure historique du parti décédée, qui avait qualifié le MRC de secte ethno-fasciste. Dans ses écrits, il mettait en garde contre une gouvernance opaque, où un petit cercle dirigeait les destinées du mouvement sans transparence.

    Salomon Beas reprend ces éléments pour souligner une domination ethnique déguisée en projet politique. « Ce que le RDPC pratique ouvertement, le MRC l’applique avec une subtilité perverse, en s’appuyant sur une vision ethnique dominante », dénonce-t-il. Pour lui, la politique ne devrait pas se confondre avec les chefferies traditionnelles.

    Il conclut en appelant à une prise de conscience collective : « En politique, l’assujettissement au chef n’a pas sa place. Nous devons rejeter ces pratiques qui sapent les fondements mêmes de la démocratie ».

    Ces déclarations de Salomon Beas surviennent dans un contexte de tensions internes au MRC, où plusieurs figures ont récemment quitté le parti, dénonçant des méthodes similaires.

    MRC, Salomon Beas

  • Énergie et nutrition : le Bénin obtient 320 millions USD de la Banque mondiale pour dynamiser sa croissance

    Énergie et nutrition : le Bénin obtient 320 millions USD de la Banque mondiale pour dynamiser sa croissance

    Cotonou accélère sa transformation structurelle. Le vendredi 17 juillet 2026, le gouvernement béninois et la Banque mondiale ont officialisé deux accords de financement majeurs d’un montant global de 320 millions de dollars américains. Entre souveraineté énergétique, dynamisation agricole et renforcement du capital humain, ces investissements croisés marquent un tournant décisif pour l’économie du pays et le bien-être de ses populations. Analyse d’une stratégie qui conjugue béton et développement social. C’est dans le cadre moderne de la Cité ministérielle à Cotonou que s’est jouée, ce vendredi 17 juillet, une séquence financière et politique de premier plan pour l’avenir du Bénin. Devant un parterre de ministres, de représentants de la Banque mondiale et de partenaires techniques et financiers, le pouvoir exécutif a scellé un partenariat de 320 millions de dollars américains (USD). Ce double engagement de l’institution de Bretton Woods ne se contente pas d’injecter des liquidités ; il vient valider la vision macroéconomique de Cotonou. En ciblant simultanément les infrastructures lourdes et le capital humain, le Bénin fait le pari d’une croissance inclusive, capable de transformer durablement le quotidien de ses citoyens tout en consolidant ses indicateurs économiques. Le barrage de Dogo-Bis : Le nouveau poumon énergétique et agricole de l’Ouémé Le premier volet de ce financement, d’un montant de 150 millions USD, est entièrement dédié au Projet de construction du barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis. L’adjectif « multifonction » n’est pas un vain mot : cette infrastructure est pensée comme le pivot d’un écosystème productif intégré. Sur le plan énergétique, le Bénin poursuit sa marche vers l’autonomie. En augmentant la capacité nationale de production d’électricité, le projet Dogo-Bis va permettre de réduire la dépendance vis-à-vis des importations d’énergie de la sous-région, un facteur historique de vulnérabilité pour les industries locales. Édouard DAHOME, Ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, a d’ailleurs insisté sur ce point : ce barrage va directement dynamiser la vallée de l’Ouémé en apportant une électricité stable et compétitive. Mais l’impact économique va bien au-delà des mégawatts. En sécurisant l’approvisionnement en eau, l’infrastructure permettra l’émergence d’un véritable pôle agro-industriel. La vallée de l’Ouémé, riche de son potentiel agricole, souffrait jusqu’ici du manque de maîtrise de l’eau et de structures de transformation. Avec Dogo-Bis, le gouvernement entend stabiliser les rendements agricoles toutes saisons confondues et attirer les investisseurs privés dans la transformation locale des produits agricoles. Programme ALAFIA I : Miser sur le capital humain pour porter la croissance Si les infrastructures de béton et d’acier sont nécessaires, elles restent stériles sans une force de travail en bonne santé. C’est tout le sens du second accord, évalué à 170 millions USD, qui finance le Programme ALAFIA I : « Nourrir le Bénin pour l’avenir ». Ce programme s’attaque à la racine du développement économique : la petite enfance, la nutrition et la santé des femmes. En investissant massivement dans des services intégrés de qualité, le Bénin fait le choix de prévenir plutôt que de guérir. Les retours sur investissement du développement de la petite enfance sont, selon toutes les études économiques majeures, les plus élevés en matière de politiques publiques. Une population mieux nourrie et mieux soignée dès le plus jeune âge se traduit, à moyen et long termes, par une baisse des coûts de santé publique, une amélioration des taux de scolarisation ainsi qu’une hausse de la productivité de la future main-d’œuvre béninoise. ALAFIA I pose ainsi les fondations sociales indispensables pour que la croissance économique ne soit pas qu’un chiffre abstrait, mais une réalité partagée. Une synergie financière au service de la transformation structurelle L’aspect le plus remarquable de cette double signature réside dans la complémentarité des projets. Comme l’a souligné Monsieur Hugues Oscar LOKOSSOU, Ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette, ces enveloppes ne doivent pas être analysées de manière isolée. « Ces investissements permettront d’améliorer la sécurité alimentaire, de renforcer la connectivité des territoires et de soutenir la croissance économique », a-t-il précisé. En reliant la sécurité nutritionnelle (ALAFIA I) à l’augmentation des capacités agricoles et industrielles (Dogo-Bis), le Bénin crée un cercle vertueux. Les produits de la vallée de l’Ouémé nourriront les centres urbains et ruraux, réduisant ainsi la facture des importations alimentaires mondiales, tandis que l’amélioration de la santé publique fournira les bras nécessaires à l’essor industriel du pays. De plus, le renforcement de la connectivité des territoires garantit que les richesses créées circuleront efficacement à travers tout le pays. Un modèle de développement durable et inclusif pour la sous-région ? Avec cette enveloppe globale de 320 millions USD, la Banque mondiale témoigne de sa confiance envers la gouvernance financière et la stabilité macroéconomique du Bénin. Dans un contexte régional parfois marqué par l’incertitude, Cotonou se positionne comme un hub attractif pour les bailleurs de fonds internationaux. L’ambition affichée est claire : accélérer la transformation structurelle de l’économie. En passant d’une économie de transit et d’agriculture de subsistance à une économie semi-industrielle, diversifiée et résiliente, le Bénin se donne les moyens de résister aux chocs extérieurs. L’accent mis sur la durabilité des infrastructures et l’inclusion des populations les plus vulnérables (notamment les femmes et les enfants en milieu rural) montre que le pays cherche à inventer un modèle de croissance qui ne laisse personne de côté. La signature de ces deux accords de financement le 17 juillet 2026 n’est pas qu’une simple formalité administrative ou un succès diplomatique de plus. C’est une brique fondamentale posée pour l’avenir du Bénin. En choisissant d’investir simultanément dans l’énergie productive de la vallée de l’Ouémé et dans l’avenir de sa jeunesse via le programme ALAFIA I, le gouvernement béninois démontre qu’il a compris l’équation du développement moderne : il ne peut y avoir de puissance économique durable sans un capital humain solidement valorisé. Reste désormais le défi de l’exécution sur le terrain, attendue de près par les populations et les observateurs économiques.
  • Emploi au Togo : les compétences qui feront la différence en 2026

    Emploi au Togo : les compétences qui feront la différence en 2026

    Le marché du travail au Togo évolue rapidement

    Avec l’émergence de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé et la digitalisation croissante des entreprises, les recruteurs togolais ne se contentent plus des diplômes traditionnels. Découvrez les compétences les plus prisées pour décrocher un poste rapidement cette année.

    1. La logistique et la gestion des chaînes d’approvisionnement

    Le Port autonome de Lomé, devenu un carrefour logistique majeur en Afrique de l’Ouest, attire de nombreuses entreprises. Ce secteur en plein boom recherche des profils spécialisés pour répondre à ses besoins croissants.

    • Les postes les plus demandés : experts en gestion des stocks automatisés, spécialistes du dédouanement numérique et responsables d’entrepôts industriels.

    2. Le marketing digital et la gestion des communautés en ligne

    Les entreprises togoises, qu’elles soient des PME ou de grands groupes, misent sur leur visibilité numérique. Les recruteurs sont à la recherche de talents capables de booster leur présence en ligne.

    • Les compétences recherchées : experts en référencement naturel (SEO), gestionnaires de campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux et créateurs de contenus vidéo engageants.

    3. La maintenance industrielle et l’électromécanique

    L’industrialisation accélérée du Togo crée une forte demande en profils techniques qualifiés. Les entreprises des zones franches et de la PIA ont besoin de techniciens compétents pour assurer la maintenance des équipements modernes.

    Conseil pour booster votre employabilité : Les certifications courtes (Google, Microsoft ou formations locales) sont désormais essentielles. Les recruteurs togolais privilégient l’expertise pratique aux parcours académiques longs.

  • Paul kagame avertit sur la sécurité du Rwanda face aux menaces du m23

    Paul kagame avertit sur la sécurité du Rwanda face aux menaces du m23

    Paul Kagame met en garde : « faire disparaître le M23, c’est aussi vouloir faire disparaître le Rwanda »

    Paul Kagame, président du Rwanda

    Kigali, Rwanda – Lors d’une réunion du Bureau politique du Front patriotique rwandais (FPR), le président Paul Kagame a livré un discours sans équivoque sur la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs. Face aux tensions persistantes avec la République démocratique du Congo (RDC) et aux sanctions américaines pesant sur son pays, il a réaffirmé la détermination du Rwanda à protéger sa souveraineté et sa sécurité.

    Dans un contexte où l’armée rwandaise, certains de ses officiers et plusieurs entreprises du pays sont soumis à des sanctions, le chef de l’État a dénoncé les tentatives perçues comme des pressions pour réduire le Rwanda au silence. Selon lui, la seule issue pour museler le pays serait sa disparition pure et simple.

    « Faire taire les gens sera bien plus compliqué que certains ne le pensent. Ceux qui nous ordonnent de nous taire soutiennent en réalité ceux qui veulent nous tuer, comme ils l’ont fait par le passé. Et nous gérons cela selon nos propres règles. La seule manière de me réduire au silence ? Ce sera quand je ne serai plus là. »

    Paul Kagame a également souligné l’égalité fondamentale de toutes les vies humaines, rejetant toute forme de discrimination dans l’évaluation de leur valeur. Tout en reconnaissant la vulnérabilité du Rwanda, il a catégoriquement rejeté l’idée que quiconque puisse souhaiter la disparition de son pays.

    « Certains semblent croire que la vie de certains êtres vaut plus que celle des autres. Ce n’est ni ma vision ni celle du FPR. Nous sommes un petit pays, insignifiant à bien des égards. Oui, vous pouvez nous nuire. Mais souhaiter notre disparition ? Cela dépasse largement le cadre d’une simple menace. »

    Le M23 et la région des Grands Lacs : une crise persistante

    Le président rwandais est revenu sur la situation dans l’est de la RDC, où le mouvement M23, qualifié de groupe armé par les Nations unies et plusieurs pays occidentaux, contrôle désormais de larges zones des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Kigali dément toute implication directe dans le soutien à ce groupe, malgré les accusations portées contre lui.

    Paul Kagame a interprété les appels à l’élimination du M23 comme une menace directe contre le Rwanda lui-même. Une position qu’il a justifiée par l’absence de résultats concrets des différentes initiatives diplomatiques en cours, malgré l’Accord de Washington et les cycles de négociations à Doha et Montreux.

    « Quand ils annoncent vouloir faire disparaître le M23, c’est en réalité le Rwanda qu’ils visent. Je ne peux pas accepter une telle perspective. Cependant, si ce scénario devait se concrétiser malgré nos efforts, sachez que nous serons prêts à y faire face. »

    Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC continue de se dégrader, malgré les engagements pris dans le cadre des différents processus de paix. Les discussions à Doha et Montreux, censées relancer le dialogue entre Kinshasa et la rébellion, peinent à produire des avancées tangibles. L’instabilité au Moyen-Orient et le non-respect des accords par les différentes parties ont encore compliqué la recherche d’une solution durable.

    Face à cette impasse, les appels au respect des engagements internationaux se multiplient, tant au niveau national que régional et international. Pourtant, les réalités sur le terrain restent éloignées des promesses diplomatiques, chaque partie interprétant les accords selon sa propre compréhension, rendant leur mise en œuvre toujours plus hypothétique.

  • Condoléances : Ousmane Sonko aux Parcelles Assainies chez Diamil Sané (vidéo)

    Condoléances : Ousmane Sonko aux Parcelles Assainies chez Diamil Sané (vidéo)

    Condoléances : Ousmane Sonko aux Parcelles Assainies chez Diamil Sané (vidéo)

    Condoléances : Ousmane Sonko aux Parcelles Assainies chez Diamil Sané (vidéo)

    Cette visite souligne l’importance des relations interpersonnelles entre les hommes politiques, même en dehors des fonctions officielles. Elle révèle comment la solidarité peut transcender les clivages et permettre un soutien mutuel dans des moments de peine.

    Ousmane Sonko s’est rendu aux Parcelles Assainies pour présenter ses condoléances à Diamil Sané, maire de la commune, à la suite du décès de sa mère.

    Visite de soutien à Diamil Sané

    Ce déplacement s’inscrit dans un élan de compassion envers le maire des Parcelles Assainies, durement éprouvé par la disparition de sa mère. Ousmane Sonko a ainsi partagé un moment de recueillement avec la famille du défunt, tout en lui adressant ses prières et ses encouragements.

    Cette marque de soutien illustre également les liens de proximité qui unissent les responsables politiques dans les moments difficiles, au-delà des responsabilités institutionnelles et des engagements publics.

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    Ousmane Sonko

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  • Populisme au Burkina Faso : entre enthousiasme populaire et attentes concrètes

    Populisme au Burkina Faso : entre enthousiasme populaire et attentes concrètes

    Les vidéos et photographies relayées à l’occasion de la tournée officielle du capitaine Ibrahim Traoré dans la province du Yagha illustrent une mobilisation massive de la population, marquée par des acclamations spontanées à chaque étape de son déplacement. Aux yeux de ses partisans, ces rassemblements spontanés témoigneraient d’un soutien indéfectible à son action gouvernementale. Toutefois, une telle interprétation relève davantage d’une analyse superficielle que d’une évaluation rigoureuse de son mandat.

    Dans toute démocratie, les responsables politiques bénéficient généralement d’un accueil chaleureux lors de leurs déplacements officiels. Pourtant, ces démonstrations d’enthousiasme ne sauraient constituer un critère valable pour mesurer l’efficacité d’une gouvernance. Seules les actions menées, les politiques publiques mises en œuvre et l’amélioration tangible du cadre de vie des citoyens permettent d’en juger avec justesse.

    Une communication politique centrée sur l’émotion plutôt que sur les résultats

    Plusieurs analystes soulignent que la stratégie communicationnelle adoptée par Ibrahim Traoré s’appuie largement sur une rhétorique populiste. Les discours patriotiques, les références historiques et les attaques récurrentes envers les nations voisines occupent une place centrale dans ses prises de parole, au détriment de réponses concrètes aux défis quotidiens des Burkinabè. Pour ces observateurs, cette approche vise davantage à alimenter une adhésion émotionnelle qu’à rendre compte d’un bilan tangible.

    Plutôt que de consacrer une part conséquente de ses interventions à des considérations historiques ou à des accusations dirigées contre des États étrangers, ses détracteurs estiment que le chef de l’État gagnerait à recentrer ses efforts sur les promesses faites à la population. Les priorités identifiées par ces critiques concernent principalement la sécurisation du territoire, la revitalisation de l’économie locale, l’insertion professionnelle des jeunes, l’amélioration des services publics et la lutte contre la précarité.

    L’écart entre symboles et réalisations tangibles

    Selon ces mêmes critiques, la gouvernance actuelle privilégie les symboles aux résultats concrets. Les discours sur la souveraineté et la fierté nationale séduisent une frange de l’opinion publique, mais ils ne sauraient se substituer aux infrastructures essentielles, aux établissements scolaires, aux centres hospitaliers, aux opportunités d’emploi ni à la restauration durable de la paix dans les zones frappées par les violences.

    Cette méthode est également suspectée de servir de diversion politique. En orientant les débats vers les relations internationales ou les récits historiques, les préoccupations immédiates des Burkinabè risquent de se retrouver reléguées au second plan. Les citoyens, eux, exigent avant tout des solutions tangibles et mesurables, bien plus que des discours mobilisateurs.

    Les images de liesse populaire diffusées sur les réseaux sociaux ne doivent donc pas être interprétées comme une validation systématique des choix politiques adoptés. L’histoire démontre que la popularité d’un dirigeant est éphémère et dépend, in fine, de sa capacité à concrétiser des avancées significatives plutôt qu’à susciter des acclamations éphémères.

    En conclusion, de nombreux observateurs s’accordent à dire que le Burkina Faso nécessite avant tout une gouvernance axée sur des réalisations effectives plutôt que sur une communication permanente. Les discours, les références culturelles ou les manifestations de soutien populaire peuvent renforcer une image politique, mais ils ne sauront jamais remplacer les réformes structurelles, les investissements ciblés et les réponses concrètes attendues par une population confrontée à des enjeux majeurs. Tant que les engagements fondamentaux ne se traduiront pas par des améliorations visibles dans le quotidien des Burkinabè, les démonstrations d’enthousiasme ne suffiront pas à combler les attentes toujours insatisfaites.

  • IDE :  plus de 216 milliards de FCFA d’investissements étrangers captés par le Gabon en 2025

    IDE :  plus de 216 milliards de FCFA d’investissements étrangers captés par le Gabon en 2025

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    Le Gabon consolide sa position parmi les économies les plus attractives de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en matière d’investissements directs étrangers (IDE). Selon le World Investment Report 2026 de la CNUCED, le pays a enregistré des entrées d’IDE de 379 millions de dollars en 2025, soit 216 milliards de Fcfa contre 310 millions de dollars en 2024, confirmant un rebond après plusieurs années marquées par une forte volatilité des flux. Cette progression intervient dans un contexte mondial où les investissements internationaux demeurent concentrés sur un nombre limité de pays et de secteurs stratégiques, notamment les infrastructures numériques, les minerais critiques et l’énergie.  

    Le stock d’IDE au Gabon atteint désormais 19,24 milliards de dollars, contre 18,89 milliards un an plus tôt, illustrant la confiance maintenue des investisseurs internationaux. Les sorties d’IDE demeurent quant à elles limitées, à 56 millions de dollars, ce qui traduit un profil d’économie davantage réceptrice qu’exportatrice de capitaux. Cette dynamique confirme le rôle du Gabon comme principal pôle d’accueil des investissements internationaux en Afrique centrale, grâce notamment à ses ressources naturelles, à ses infrastructures et aux réformes engagées pour améliorer le climat des affaires.  

    Une diversification économique nécessaire 

    Le rapport souligne toutefois que l’Afrique reste confrontée à une forte concentration des investissements sur quelques économies et quelques secteurs. La CNUCED rappelle que les perspectives demeurent fragiles en raison des tensions géopolitiques, de l’incertitude commerciale et du ralentissement des grands projets d’infrastructures. En Afrique, la baisse des opérations de financement de projets et la concentration des flux dans un nombre restreint de pays traduit la nécessité d’élargir les bases de l’attractivité économique.  

    Le Gabon devra capitaliser sur sa position de locomotive de la CEMAC pour attirer davantage d’investissements dans les secteurs à forte valeur ajoutée, notamment la transformation locale des matières premières, l’industrie, l’économie numérique et les énergies renouvelables. Dans un environnement international marqué par une compétition accrue entre les territoires d’accueil des capitaux, la capacité du Gabon à poursuivre les réformes structurelles et à renforcer l’intégration économique régionale sera déterminante pour préserver son avance et contribuer à faire de la CEMAC une destination plus compétitive pour les investisseurs internationaux.

  • Mercato Strasbourg : Chaos total après un transfert avorté à 20 M€

    Mercato Strasbourg : Chaos total après un transfert avorté à 20 M€

    Alors que le transfert d’Ibrahima Ba au RC Strasbourg semblait scellé, l’opération a capoté à la surprise générale. Si la version officielle évoque un échec à la visite médicale, l’agent du défenseur sénégalais démonte totalement cette thèse et crie au complot.

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    J’en profite
    Illustration : "Mercato Strasbourg : Chaos total après un transfert avorté à 20 M€"

    Une volte-face contractuelle masquée par un prétexte médical ?

    Le feuilleton Ibrahima Ba (21 ans) vire au règlement de comptes public. Pour renforcer sa ligne défensive sous les ordres du nouvel entraîneur Hugo Oliveira, Strasbourg pensait avoir réalisé le coup parfait en chipant le roc de Famalicão au nez et à la barbe du Benfica Lisbonne, pourtant prêt à aligner un chèque record de 20 millions d’euros. Le joueur avait privilégié ses retrouvailles avec son ancien coach. Mais alors que les examens médicaux étaient en cours en Alsace, le deal s’est brutalement effondré. Le quotidien L’Équipe a rapidement annoncé un recalage médical.

    Une explication officielle qui a provoqué la fureur noire de l’entourage du joueur. Sorti du silence ce samedi sur les réseaux sociaux, l’agent du défenseur central a livré un témoignage incendiaire, accusant directement la direction strasbourgeoise de malhonnêteté intellectuelle et financière.

    « Le mot meilleur ne vient pas avec bon marché »

    Selon le représentant du joueur, le point de rupture n’a jamais été d’ordre physique, mais purement financier. En pleine séance de signature, le club alsacien aurait tenté un coup de force : « Quand le contrat du joueur nous a été présenté, nous avons constaté une baisse de 33 % du salaire annuel par rapport à ce qui avait été convenu. Les mensonges ont pris l’ascenseur pendant que la vérité prenait les escaliers. »

    L’agent explique que les tests médicaux de 5 heures s’étaient parfaitement déroulés, au point que le joueur s’apprêtait à réaliser ses photos officielles pour les médias du club. Ce n’est qu’après le refus catégorique du clan Ba de signer ce contrat au rabais que les dirigeants strasbourgeois auraient soudainement simulé des « inquiétudes médicales » pour justifier l’échec de l’opération auprès du grand public.

    Pour enfoncer le clou, l’agent balaie les doutes sur l’état de forme du Sénégalais, rappelant qu’Hugo Oliveira lui-même poussait pour ce transfert record. Il sous-entend enfin que Strasbourg a tout simplement paniqué face aux restrictions imposées par la DNCG et le Fair-Play Financier : « Si le fair-play financier vous frappe avec une grosse amende, ce n’est pas de notre faute… Ne mentez pas sur sa santé. » Le climat s’annonce particulièrement lourd en Alsace après ce déballage médiatique qui égratigne sérieusement l’image des Bleu et Blanc.

  • Ligue 1. Après le transfert avorté d’Ibrahima Ba, l’agent du joueur accuse le Racing Club de Strasbourg

    Ligue 1. Après le transfert avorté d’Ibrahima Ba, l’agent du joueur accuse le Racing Club de Strasbourg

    Ligue 1 Après le transfert avorté d’Ibrahima Ba, l’agent du joueur accuse le Racing Club de Strasbourg

    Alors qu’il semblait tout proche du Racing Club de Strasbourg, le défenseur sénégalais n’y a finalement pas signé samedi. L’agent d’Ibrahima Ba réfute la thése de la visite médicale ratée.

    Aujourd’hui à 14:58 | mis à jour aujourd’hui à 15:52 – Temps de lecture :
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    Que s’est-il vraiment passé entre le Racing Club de Strasbourg et Ibrahima Ba ? Le défenseur sénégalais devait s’engager vendredi en Alsace avant… que son transfert ne capote au dernier moment. Raison évoquée dans un premier temps ? Le joueur n’aurait pas réussi sa visite médicale.

    Un motif que conteste, depuis, l’un des représentants d’Asfan Sports Management, qui gère ses intérêts. Sur son compte Instagram, son agent a d’abord écrit, la nuit dernière, un message énigmatique : « Je ne laisserai quiconque mentir quand il s’agit de mon joueur ».

    « Nous avons constaté une baisse de 33 % du salaire annuel »

    Puis, ce samedi matin, ce dénommé Alioune a longuement développé. « Quand le contrat du joueur nous a été présenté, nous avons constaté une baisse de 33 % du salaire annuel par rapport à ce qui avait été convenu. Les mensonges ont pris l’ascenseur pendant que la vérité prenait les escaliers », a-t-il attaqué.

    « Après 4 à 5 heures de tests médicaux, on nous a dit que tout allait bien et que le joueur allait faire sa séance médias. C’est seulement après notre refus de signer un contrat avec un salaire réduit de 33 % que le club nous a soudainement annoncé des inquiétudes concernant sa santé. Après plusieurs heures d’attente, nous sommes rentrés au Portugal. À la minute où nous avons pris cette décision, les médias ont annoncé qu’Ibrahima Ba avait échoué à la visite médicale. C’est complètement faux », a-t-il ajouté.

    Avant de s’en prendre encore plus clairement au Racing Club de Strasbourg, récemment sanctionné par l’UEFA pour ses trop nombreuses dépenses : « Si le fair-play financier vous frappe avec une grosse amende, ce n’est pas de notre faute… »

    À lire aussi : Football. Retournement de situation : Ibrahima Ba ne viendra pas au Racing Club de Strasbourg !

    Le précédent Enciso

    L’éventuel transfert d’Ibrahima Ba au Racing Club de Strasbourg est-il désormais complètement illusoire ? Cela y ressemble. Quoi que… Tout semble aujourd’hui possible. L’été dernier, Julio Enciso était reparti en Angleterre après, déjà, une visite médicale à complications. Il avait finalement rejoint les bords du Krimmeri quelques jours plus tard…

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  • Libération d’un journaliste nigérien après 14 mois de détention

    Libération d’un journaliste nigérien après 14 mois de détention

    Un journaliste de Radio Sahara FM libéré après 14 mois de détention au Niger

    Un soulagement pour la presse nigérienne : Hamid Mahmoud, journaliste à Radio Sahara FM basée à Agadez, a recouvré la liberté ce vendredi après plus d’un an d’emprisonnement. Son arrestation, intervenue en mai 2025, avait été largement médiatisée en raison des circonstances entourant son placement en détention.

    journaliste nigérien libéré après détention

    Les raisons de l’arrestation et le parcours judiciaire

    Hamid Mahmoud et deux autres confrères de Radio Sahara FM avaient été interpellés à Agadez en mai 2025. Leur crime ? Avoir relayé des informations concernant une supposée rupture des accords sécuritaires entre le Niger et la Russie. Ces déclarations, jugées sensibles par les autorités, avaient conduit à leur transfert vers Niamey mi-mai 2025, puis à une présentation devant un tribunal militaire un mois plus tard.

    Selon les informations disponibles, Hamid Mahmoud avait été placé sous mandat de dépôt le 13 juin 2025 à la prison civile de Kollo, près de la capitale. Initialement poursuivi pour « atteinte à la défense nationale » et « complot contre l’autorité de l’État », son dossier avait finalement été requalifié en délit de presse. Une évolution qui a permis d’envisager sa libération après 14 mois d’incarcération.

    Une année 2025 marquée par la détention de journalistes au Niger

    La libération de Hamid Mahmoud intervient dans un contexte où le Niger a connu une vague d’arrestations de professionnels des médias. Treize journalistes ont été placés en détention en 2025, selon les associations de presse nigériennes. Parmi eux, Mahaman Sani, un autre journaliste de Radio Sahara FM, a été libéré dès août 2025, tandis que Massaouda Jaharou avait bénéficié d’une sortie provisoire quelques mois plus tôt.

    Cette affaire illustre les tensions persistantes entre le pouvoir et les médias au Niger, notamment sur les questions de sécurité et de relations internationales. Radio Sahara FM, créée en 2003, reste l’une des radios les plus influentes du Nord désertique nigérien, où les enjeux sécuritaires sont particulièrement sensibles.

    Fin d’une affaire, mais pas des débats

    Si la libération de Hamid Mahmoud est accueillie avec satisfaction par la communauté des journalistes, elle soulève des questions sur la liberté de la presse et les limites imposées à l’information au Niger. Les associations de défense des droits de l’homme et les fédérations de médias continuent de dénoncer les restrictions croissantes pesant sur les professionnels de l’information dans le pays.

    Cette affaire rappelle également l’importance d’un climat médiatique libre et sécurisé, surtout dans une région où les défis sécuritaires et politiques sont omniprésents. La communauté internationale, et en particulier les organisations de défense des droits humains, restent attentives aux évolutions de la situation au Niger.

  • Gabon : l’eau, un enjeu stratégique majeur pour l’avenir du pays

    Gabon : l’eau, un enjeu stratégique majeur pour l’avenir du pays

    Gabon : l’eau, un enjeu stratégique majeur pour l’avenir du pays

    Libreville, juillet 2026 – L’accès à l’eau potable s’impose désormais comme un défi géopolitique et économique de premier ordre en Afrique. Lors du récent Forum africain de l’eau à N’Djamena, les dirigeants du continent ont souligné l’urgence d’agir face à la pression croissante sur les ressources hydriques. Sans investissements massifs et sans une coopération régionale renforcée, aucun projet de développement durable ne pourra aboutir.

    En participant activement à cette rencontre, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a confirmé l’engagement du Gabon dans cette dynamique collective. Son objectif ? Trouver des solutions concrètes aux défis persistants liés à l’approvisionnement en eau sur le territoire national.

    À son retour à Libreville, le chef de l’État a ramené bien plus qu’une simple présence diplomatique. Les discussions tenues lors du Forum ouvrent des pistes inédites en matière de financement, de coopération technique et de partage d’expertise, autant d’atouts pour soutenir les réformes en cours visant à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement dans tout le pays.

    L’Afrique confrontée à une crise hydrique sans précédent

    Pendant deux jours, N’Djamena a accueilli les plus hauts responsables africains, des institutions financières et des partenaires internationaux. Leur constat est unanime : l’Afrique subit une pression sans précédent sur ses ressources en eau. Entre croissance démographique galopante, urbanisation accélérée, sécheresses fréquentes, inondations répétées et bouleversements climatiques, les défis sont multiples.

    Plusieurs orientations stratégiques ont été adoptées lors de ces assises. Il a été question d’accélérer les investissements dans les réseaux d’eau potable, de renforcer la résilience des infrastructures face aux changements climatiques, d’améliorer la gouvernance des ressources hydriques, de développer des mécanismes de financement innovants et de favoriser une gestion transfrontalière des bassins hydrographiques. Le Forum a également mis l’accent sur l’importance de multiplier les partenariats entre États, banques de développement, acteurs privés et bailleurs internationaux pour combler le déficit de financement qui freine de nombreux projets sur le continent.

    L’objectif est clair : transformer l’eau en levier de croissance, en pilier de la santé publique et en facteur de stabilité économique.

    Le Gabon relève le défi avec détermination

    Pour le Gabon, ces recommandations résonnent particulièrement. Malgré un potentiel hydrique exceptionnel en Afrique centrale, le pays fait face à des difficultés persistantes dans l’accès à une eau potable de qualité, notamment dans la région de Libreville.

    Le président Oligui Nguema a fait de l’amélioration de l’accès à l’eau et de l’assainissement une priorité nationale. La déclaration récente d’un état d’urgence hydrique témoigne de cette volonté de répondre à la fois aux besoins immédiats des populations et de construire des solutions durables pour l’avenir.

    La participation au Forum africain de l’eau s’inscrit dans cette logique. Elle offre au Gabon l’opportunité de mobiliser de nouveaux partenaires financiers, de s’inspirer des meilleures pratiques internationales et de bénéficier d’un accompagnement technique pour moderniser ses infrastructures hydrauliques.

    Les échanges bilatéraux organisés en marge du Forum ont également permis de consolider les relations avec plusieurs partenaires africains et internationaux engagés dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de la gestion durable des ressources hydriques.

    L’eau, clé de voûte du développement gabonais

    Au-delà de la simple question de l’approvisionnement en eau potable, c’est toute la stratégie de développement du Gabon qui est en jeu. L’eau influence directement la santé publique, la sécurité alimentaire, l’agriculture, l’industrie, la production énergétique et l’attractivité des investissements. Dans un contexte où le pays ambitionne de diversifier son économie, sécuriser cette ressource devient un impératif économique et un enjeu social de première importance.

    Les perspectives dégagées lors du Forum à N’Djamena offrent au Gabon une occasion unique d’accélérer la modernisation de ses réseaux de distribution, de renforcer la résistance de ses infrastructures face aux aléas climatiques et d’améliorer significativement les conditions de vie des citoyens.

    « Les travaux du Forum ont permis d’ouvrir de nouvelles voies en matière de financement des infrastructures hydrauliques, de coopération technique et de transfert de savoir-faire », précise la présidence de la République.

    À l’heure où les effets du réchauffement climatique redéfinissent les équilibres mondiaux, la maîtrise de l’eau s’affirme comme un marqueur essentiel de souveraineté pour les États. Pour le Gabon, le véritable défi consiste désormais à concrétiser les engagements pris à N’Djamena. L’accès universel à une eau potable de qualité n’est plus seulement un objectif de développement : il devient une condition sine qua non pour garantir la prospérité et la résilience du pays dans les décennies à venir.