Auteur/autrice : nigeractu

  • Stratégie du jnim : une guerre d’usure qui redessine le Mali

    Stratégie du jnim : une guerre d’usure qui redessine le Mali

    Le JNIM change de stratégie : une guerre d’usure redessine le paysage malien

    Au Mali, les dynamiques sécuritaires évoluent. Les groupes armés, et notamment le JNIM, ne se contentent plus d’affrontements frontaux. Depuis des mois, leurs actions visent à fragiliser durablement l’État et ses structures, transformant le conflit en une épreuve d’endurance où chaque kilomètre de territoire devient un enjeu.

    Des attaques ciblées pour épuiser l’État malien

    Les récentes offensives du JNIM et du Front de libération de l’Azawad contre les forces armées, les convois logistiques et les axes routiers ne sont pas anodines. Ces opérations, répétées et méthodiques, ne cherchent plus à conquérir des villes ou des bases militaires. Leur objectif est ailleurs : rendre certaines zones ingouvernables, couper les voies de communication et isoler les populations des services publics.

    Les conséquences sont immédiates. Dans le centre et le nord du pays, les déplacements administratifs, commerciaux ou humanitaires deviennent de plus en plus risqués. Les administrations locales peinent à maintenir une présence stable, tandis que les populations se tournent vers des systèmes parallèles pour assurer leur survie. L’État malien, malgré ses efforts militaires, voit son autorité s’effriter dans les zones rurales.

    La mobilité, nouvelle cible des groupes armés

    Le cœur de la stratégie actuelle des groupes djihadistes repose sur la perturbation des flux : hommes, marchandises, carburant, ou encore agents de l’État. En ciblant les axes routiers et les convois, le JNIM et ses alliés ne visent pas seulement les militaires. Ils sapent les fondements mêmes de la souveraineté malienne.

    Cette approche présente plusieurs avantages pour les groupes armés. D’abord, elle est peu coûteuse en termes de ressources humaines et matérielles. Ensuite, elle disperse les forces de sécurité, les obligeant à couvrir des zones toujours plus vastes. Enfin, elle installe une insécurité permanente, alimentant un sentiment d’abandon parmi les civils.

    Dans certaines régions, la présence de l’État se limite désormais à des interventions ponctuelles et militaires. Les écoles, les centres de santé et les tribunaux, lorsqu’ils existent, fonctionnent de manière intermittente. Les populations locales, privées de services publics, se retrouvent livrées à elles-mêmes ou contraintes de négocier avec des acteurs armés pour accéder à des ressources vitales.

    Le tout-militaire, une réponse insuffisante

    Depuis les coups d’État et le retrait des forces étrangères, le pouvoir malien mise sur une stratégie sécuritaire renforcée pour légitimer son action. Les partenariats militaires, notamment avec des acteurs comme Africa Corps, sont présentés comme un retour à la souveraineté. Pourtant, cette approche montre ses limites.

    Une souveraineté ne se mesure pas uniquement à la capacité de mener des opérations armées. Elle repose aussi sur la possibilité de garantir la continuité territoriale, économique et administrative. Or, le Mali peine à concilier ces deux dimensions. Les opérations militaires, bien que nécessaires, ne suffisent pas à rétablir une présence étatique durable dans les zones reculées.

    Le paradoxe est flagrant : plus l’État renforce sa posture militaire, plus certaines régions se fragmentent. Les services publics, les infrastructures et les institutions locales disparaissent progressivement, laissant la place à des dynamiques de survie où les groupes armés jouent un rôle croissant.

    Le Sahel, un terrain propice aux recompositions armées

    Le Mali n’est pas un cas isolé. Toute la bande sahélienne connaît une recomposition rapide des acteurs armés, des alliances locales et des circuits économiques. Les frontières poreuses entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger facilitent les mouvements de groupes jihadistes, qui exploitent les faiblesses étatiques et les rivalités communautaires.

    L’alliance du G5 Sahel, bien que destinée à renforcer la coopération régionale, n’a pas permis de contrer efficacement la progression des groupes armés. Les réponses restent largement nationales, alors que les défis sont transfrontaliers. Le JNIM, par exemple, bénéficie d’une flexibilité territoriale et d’un ancrage local qui lui permettent de contourner les dispositifs de sécurité classiques.

    Cette asymétrie joue en faveur des groupes armés. Leur capacité à s’adapter rapidement, à exploiter les réseaux informels et à s’insérer dans des économies parallèles leur donne un avantage stratégique. Ils ne cherchent pas nécessairement à contrôler entièrement un territoire, mais à en rendre l’administration impossible pour l’État.

    Au-delà du militaire : les racines sociales du conflit

    Réduire la crise malienne à une simple confrontation armée serait une erreur. Les racines du conflit sont profondément sociales, économiques et territoriales. Dans de nombreuses zones rurales, les populations subissent un double abandon : celui de l’État et celui des institutions traditionnelles.

    Les frustrations liées aux conflits fonciers, aux rivalités communautaires ou à la pauvreté structurelle créent des espaces de vulnérabilité que les groupes armés exploitent. Ils ne sont pas toujours à l’origine de ces tensions, mais savent les instrumentaliser pour recruter et étendre leur influence.

    La question centrale n’est donc plus seulement militaire. Elle est politique : comment reconstruire une légitimité étatique dans des territoires où l’État n’apparaît plus que sous la forme d’interventions militaires ponctuelles ?

    L’avenir du Mali se jouera probablement dans la capacité — ou l’incapacité — à reconstruire une présence publique stable en dehors des opérations sécuritaires. Une guerre d’usure ne détruit pas seulement des positions militaires. Elle érode les routes, l’économie, les administrations et, finalement, l’idée même d’un territoire gouverné.

    Mourad Ighil

  • Élection d’ousmane sonko à la tête de l’assemblée : quels enjeux pour le Sénégal ?

    Élection d’ousmane sonko à la tête de l’assemblée : quels enjeux pour le Sénégal ?

    élection d’ousmane sonko à la tête de l’assemblée : quels enjeux pour le Sénégal ?

    RFI
    ousmane sonko lors d’un discours politique

    Moins de quatre jours après son éviction de la primature, Ousmane Sonko s’est imposé comme un acteur clé en devenant président de l’Assemblée nationale. Dans un discours marqué par l’audace, il a balayé d’un revers de main toute idée de « déshonneur » et mis en avant sa « légitimité populaire ».

    Avec une fermeté peu commune, il a promis de ne pas instaurer de « blocage », de « vendetta personnelle » ou de « chaos institutionnel ». En revanche, il compte bien exercer un « contrôle strict » sur l’action gouvernementale et utiliser « tous les leviers de contre-pouvoir » à sa disposition si nécessaire.

    une cohabitation inédite qui s’annonce tendue

    Cette nouvelle dynamique dessine une cohabitation que certains qualifient d’« inédite ». Selon le politologue Ellimane Haby Kane, à la tête du think tank Legs Africa, Ousmane Sonko « met les manières » tout en cherchant à « contrôler l’exécutif ». Une posture qui pourrait rapidement se heurter aux ambitions du président Bassirou Diomaye Faye.

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    Le Pastef, parti d’Ousmane Sonko, reproche déjà au président Bassirou Diomaye Faye de ne pas avoir consulté les siens lors de la nomination du Premier ministre et de la composition du gouvernement. Un bras de fer s’annonce donc, comme en témoigne un communiqué publié mardi soir par le parti. Celui-ci évoque des échanges avec la présidence pour la formation du futur exécutif, tout en posant des conditions à sa participation.

  • Saint-Étienne et nice se séparent sur un score vierge en barrage de ligue 1

    Saint-Étienne et nice se séparent sur un score vierge en barrage de ligue 1

    Saint-Étienne s’incline face à Nice (0-0) : le suspense reste entier pour le barrage retour

    Les Verts et les Aiglons se sont neutralisés lors d’un match aller sans éclat à Geoffroy-Guichard. La décision se jouera à Nice dans quelques jours.

    Un match stérile, mais qui a passionné les supporters stéphanois. À Geoffroy-Guichard, l’AS Saint-Étienne, troisième de Ligue 2, et l’OGC Nice, seizième de Ligue 1, ont partagé les points (0-0) lors du barrage aller d’accession à l’élite. Une rencontre sans âme, où le score a reflété la médiocrité du spectacle.

    Sur le terrain, les occasions ont été rares et peu concluantes. Les deux équipes ont cumulé onze tentatives, mais aucune n’a trouvé le chemin des filets. Malgré la pression du public local, les Verts n’ont pas su convertir leurs rares incursions dans la surface niçoise. Côté niçois, malgré l’absence précoce de Bouaddi, blessé à la tête, les Aiglons ont opposé une défense organisée, limitant les dégâts.

    Les stéphanois, qui rêvaient d’un exploit devant leur public, ont été déçus. Leur incapacité à marquer, malgré quelques frappes de Clauss (25e), Davitashvili (58e) ou Boakye (60e), a douché les espoirs de progression. Nice, affaiblie par cette sortie forcée, n’a pas réussi à capitaliser sur leurs faiblesses.

    Le match retour, prévu à l’Allianz Riviera, s’annonce électrique. Tout se décidera ce vendredi 29 mai : Saint-Étienne devra-t-il se contenter de la Ligue 2, ou parviendra-t-il à faire basculer la rencontre en sa faveur ? De son côté, Nice, déjà finaliste de la Coupe de France, devra montrer plus d’ambition pour éviter la relégation.

  • Barrage L1-L2 : Saint-Étienne et Nice se livrent un duel serré ce vendredi

    Barrage L1-L2 : Saint-Étienne et Nice se livrent un duel serré ce vendredi

    Barrage L1-L2 : Saint-Étienne et Nice s’affrontent pour une place en Ligue 1 ce vendredi

    Le suspense reste entier après un match aller sans éclat entre l’AS Saint-Étienne et l’OGC Nice. Les deux clubs se sont quittés sur un score de parité (0-0) lors du barrage aller de Ligue 1/Ligue 2, disputé mardi soir. La décision finale sera donc à trancher ce vendredi lors de la manche retour, dans un stade Allianz Riviera fermé au public. Après 90 minutes, 120 minutes ou une éventuelle séance de tirs au but, le 18e club de Ligue 1 pour la saison 2026-2027 sera enfin connu.

    Un match aller terne et sans saveur

    Les 180 minutes de ce barrage aller n’ont pas suffi à départager les deux équipes. Les joueurs des Verts et des Aiglons, conscients de l’enjeu, ont adopté une approche défensive et prudente. Peu de moments créatifs, encore moins de buts : une rencontre terne, comme en témoignent les statistiques du match. Seuls 11 tirs ont été recensés, aucun n’a trouvé la cible, et le total des xG s’est limité à 0,41. Une performance loin de faire vibrer les supporters.

    Un arbitrage controversé

    Dès le premier quart d’heure, l’arbitre Bastien a marqué le ton. Deux décisions non prises, pourtant claires selon les images : un contact sur Luan Gadegbeku (34e) et un pied haut de Lucas Stassin sur Peprah Oppong (41e). Aucune sanction n’a été infligée. Le match est resté dans un calme plat, sans aucune action notable.

    La seconde mi-temps, un timide réveil

    La pause a permis aux deux équipes de se recentrer. Les supporters stéphanois, présents en masse, ont poussé leurs joueurs à tenter leur chance. Zuriko Davitachvili a frôlé l’ouverture du score (58e) avec une frappe brossée qui a trouvé le poteau. Augustine Boakye a ensuite tenté une volée puissante (60e), mais Yéhvann Diouf a su réagir. Maxime Bernauer a également marqué le match de son empreinte (66e). Malgré ces quelques sursauts, Nice est resté enfermé dans son propre camp, incapable de créer le danger.

    Une équipe niçoise en difficulté

    Les Aiglons, privés de leur attaquant star Elye Wahi (suspendu) et poussés par un public en liesse, ont peiné à exister. Mohamed-Ali Cho, mis en avant par la tactique de Claude Puel, n’a jamais trouvé l’espace nécessaire pour briller. La paire Julien Le Cardinal-Maxime Bernauer a parfaitement verrouillé le milieu, rendant toute initiative niçoise vaine. Une prestation collective décevante pour les hommes de Philippe Montanier.

    Le fait marquant : une sortie prématurée pour Boudaoui

    Dès la 10e minute, le match d’Hicham Boudaoui a basculé. Après un choc violent avec Abdoulaye Kanté, l’international algérien a quitté le terrain, la mâchoire touchée. Les images ont révélé l’ampleur de la blessure : une sortie immédiate, remplacée par Charles Vanhoutte. Alors que sa participation au match retour est déjà incertaine, cette blessure pourrait également impacter sa préparation pour la Coupe du monde avec l’Algérie, selon le protocole commotion en vigueur.

    Un enjeu majeur pour le football français

    Ce vendredi, l’Allianz Riviera sera le théâtre d’un duel à huis clos. Peu importe le scénario, l’équipe qui décrochera la 18e place de Ligue 1 pour la saison prochaine sera connue. Que ce soit après 90 minutes, 120 minutes ou une séance de tirs au but, l’incertitude plane. Et même si le spectacle n’a pas été au rendez-vous lors de la manche aller, les supporters espèrent une fin de match plus palpitante.

  • CEDEAO et AES : le dialogue face aux réalités politiques du Sahel

    CEDEAO et AES : le dialogue face aux réalités politiques du Sahel

    CEDEAO et AES : le dialogue face aux réalités politiques du Sahel

    La récente mission de Lansana Kouyaté, envoyé spécial de la CEDEAO auprès des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), a relancé le débat sur l’efficacité de la diplomatie régionale. Lors de son passage à Ouagadougou, il a plaidé pour une « coopération renforcée » auprès du capitaine Ibrahim Traoré. Son argument central repose sur une réalité incontestable : les liens humains et économiques entre les nations du Sahel transcendent les frontières politiques. Pourtant, cette approche, bien que pragmatique, se heurte à une défiance tenace, alimentée par des décennies de promesses non tenues de la part des autorités en place.

    La CEDEAO face au défi économique et humanitaire

    Le dialogue proposé par la CEDEAO mérite d’être salué. En privilégiant la négociation à l’escalade, l’organisation ouest-africaine démontre une volonté de stabiliser une région en proie à l’instabilité. Mais cette stratégie s’appuie sur des enjeux concrets, souvent ignorés dans les débats politiques.

    L’interdépendance économique régionale : Près de 75 % des échanges commerciaux des pays enclavés du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) transitent par les ports des États côtiers de la CEDEAO. Une rupture brutale de ces flux condamnerait des millions d’habitants, déjà fragilisés par l’insécurité et la précarité. La CEDEAO a donc tout intérêt à éviter une confrontation qui pénaliserait les populations plutôt que les dirigeants. • La lutte contre le terrorisme : Les groupes armés ne se soucient guère des alliances politiques. Ignorer cette réalité reviendrait à affaiblir la lutte antiterroriste. La CEDEAO tente ainsi de préserver une coopération sécuritaire minimale, malgré les tensions actuelles.

    L’asymétrie de la bonne foi : un obstacle majeur

    Si l’intention de la CEDEAO est louable, son optimisme semble disproportionné. L’histoire des transitions politiques en Afrique de l’Ouest est marquée par une succession de engagements non respectés. Les régimes militaires de l’AES n’échappent pas à cette tendance, accumulant les promesses trahies envers leurs propres citoyens et la communauté internationale.

    Un calendrier politique bouleversé

    Les transitions au Mali et au Burkina Faso devaient initialement s’achever en 18 à 24 mois. Aujourd’hui, ces échéances ont été purement et simplement abandonnées, au nom d’un prétendu « impératif sécuritaire ». Cette volte-face illustre une stratégie de maintien au pouvoir, où la stabilité démocratique est sacrifiée sur l’autel de l’urgence sécuritaire.

    Des engagements internationaux systématiquement contournés

    La CEDEAO a déjà été confrontée à des accords signés puis dénoncés en quelques mois, sous prétexte de « souveraineté retrouvée ». Les traités d’intégration régionale, forgés sur plusieurs décennies, sont ainsi réduits à néant par des rhétoriques opportunistes. Négocier avec des partenaires qui considèrent le droit international comme une option relève d’une illusion dangereuse.

    La rupture du contrat social

    Le mépris le plus flagrant concerne les populations elles-mêmes. Les juntes du AES, arrivées au pouvoir en promettant sécurité et renaissance nationale, ont instauré un climat de répression :

    • Interdiction des partis politiques et étouffement de la société civile.
    • Censure de la presse indépendante et répression des opposants sous couvert de « défense nationale ».
    • Prolifération des violences, malgré les changements d’alliances géopolitiques.

    En somme, l’État, censé protéger ses citoyens et garantir leurs libertés, bafoue quotidiennement ses devoirs fondamentaux.

    Dialoguer sans cautionner : une équation complexe

    La CEDEAO a raison de chercher à éviter un conflit ouvert. Maintenir des échanges économiques et techniques est vital pour la stabilité de la sous-région. Toutefois, cette médiation ne doit pas servir de caution à des régimes qui utilisent le temps des négociations pour consolider leur emprise sur le pouvoir.

    Pour que le dialogue soit efficace, il doit s’accompagner de garanties tangibles et contraignantes. Sans cela, cette initiative ne fera que prolonger un cycle bien connu : celui des promesses éphémères suivies de désillusions amères. La CEDEAO doit rester ferme sur ses exigences, sous peine de devenir complice d’un statu quo qui mine la crédibilité de toute la région.

  • Édouard Dahome, un Guadeloupéen à la tête d’un ministère clé au Bénin

    Édouard Dahome, un Guadeloupéen à la tête d’un ministère clé au Bénin

    Édouard Dahome, un Guadeloupéen à la tête d’un ministère clé au Bénin

    Édouard Dahome, originaire de Basse-Terre en Guadeloupe, vient d’être nommé ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines au Bénin. Une décision qui marque un tournant dans les relations entre les Antilles et l’Afrique de l’Ouest, tout en renforçant les liens économiques et identitaires entre ces deux régions.

    Édouard Dahome, un Guadeloupéen nommé ministre au Bénin

    Un parcours d’excellence entre Guadeloupe et Bénin

    Polytechnicien de formation, Édouard Dahome a bâti une carrière solide dans le secteur énergétique, notamment au sein d’EDF. Son intégration au gouvernement béninois, piloté par Romuald Wadagni, symbolise une passerelle inédite entre les deux rives de l’Atlantique.

    Cette nomination intervient dans un contexte où les diasporas antillaises et africaines cherchent à renforcer leurs collaborations. Pour le Bénin, elle représente un atout majeur, avec l’arrivée d’un expert reconnu dans la gestion des ressources stratégiques.

    Une reconnexion historique et symbolique

    Au-delà de l’aspect politique, cette nomination résonne comme un pont entre l’histoire coloniale et les dynamiques actuelles. Elle rappelle que les liens entre le Bénin et la Guadeloupe, forgés par l’esclavage et la résistance, évoluent aujourd’hui vers des partenariats concrets.

    Pour de nombreux Antillais, cette présence guadeloupéenne au sein d’un gouvernement africain est une source de fierté. Elle illustre une volonté croissante de retisser des connexions administratives, culturelles et économiques avec le continent africain.

    Cette initiative s’inscrit dans une tendance où les diasporas afro-caribéennes s’investissent davantage dans les affaires africaines, que ce soit par la naturalisation, l’entrepreneuriat ou la coopération technique.

    Un symbole d’avenir pour le Bénin et les Antilles

    En confiant à Édouard Dahome la responsabilité des secteurs de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, le gouvernement béninois mise sur une expertise locale renforcée. Son profil, à la fois antillais et africain, en fait un acteur idéal pour promouvoir des projets transfrontaliers.

    Cette nomination pourrait ouvrir la voie à d’autres collaborations similaires, renforçant ainsi l’influence des talents issus de la diaspora dans les affaires du continent.

    Une chose est sûre : cette décision trace une nouvelle ère de coopération entre le Bénin et les Antilles, où l’histoire et l’innovation se rencontrent pour façonner un avenir commun.

  • Barrages aller ligue 1 : nice affronte saint-Étienne ce mardi

    Barrages aller ligue 1 : nice affronte saint-Étienne ce mardi

    Ce mardi soir, l’OGC Nice se rendra au stade Geoffroy-Guichard pour y affronter l’AS Saint-Étienne lors de la manche aller des barrages d’accession ou de maintien en Ligue 1. Une rencontre cruciale pour les deux clubs, alors que les Niçois, actuellement 16es du classement en Ligue 2, tenteront de rebondir après leur défaite en finale de la Coupe de France.

    Parmi les joueurs clés de l’équipe azuréenne, les internationaux sénégalais Yehvann Diouf et Antoine Mendy ont été titularisés pour ce duel décisif. Leur présence sur le terrain pourrait s’avérer déterminante pour espérer décrocher le précieux sésame vers l’élite du football français.

    un enjeu majeur pour les deux clubs

    Pour l’AS Saint-Étienne, troisième de Ligue 2, cette confrontation représente l’opportunité de valider une montée directe ou de sécuriser un avantage avant le match retour. Quant à l’OGC Nice, relégué en deuxième division, chaque point compte pour éviter une nouvelle saison en Ligue 2 et tenter de retrouver l’élite dès que possible.

    une équipe niçoise en quête de rebond

    Après avoir échoué face au RC Lens en finale de Coupe de France, les joueurs de l’OGC Nice auront à cœur de montrer leur ambition et leur détermination sur la pelouse des Verts. Leur objectif est clair : obtenir un résultat positif dès ce match aller pour aborder la réception avec sérénité.

  • Crise en Centrafrique : exode massif après attaque de mercenaires près de bamingui

    Crise en Centrafrique : exode massif après attaque de mercenaires près de bamingui

    Crise en Centrafrique : exode massif après attaque de mercenaires près de Bamingui

    Les habitants du village M’béngou, situé aux abords de Bamingui, fuient en masse depuis l’incursion violente de mercenaires étrangers. Ces derniers ont perpétré des actes meurtriers contre des civils, semant la terreur et provoquant un chaos sans précédent dans la région.

    Un climat de terreur s’installe dans la région de Bamingui

    L’irruption brutale de ces combattants a plongé le village M’béngou dans un état de panique généralisée. Les témoignages recueillis décrivent une scène apocalyptique : des maisons incendiées, des familles dispersées et des blessés abandonnés sur place. Les autorités locales peinent à rétablir l’ordre, tandis que les rescapés cherchent refuge dans des zones plus sûres.

    Les mercenaires, dont l’identité exacte n’a pas encore été confirmée officiellement, auraient agi sans distinction, ciblant des civils innocents. Les dégâts matériels et humains sont considérables, et la population locale craint désormais pour sa sécurité au quotidien.

    Des conséquences humanitaires dramatiques

    L’attaque a laissé derrière elle un bilan humain lourd. Plusieurs personnes ont perdu la vie, tandis que d’autres ont subi des blessures graves. Les structures médicales locales, déjà fragiles, sont submergées par l’afflux de victimes. Les rares centres de soins disponibles peinent à faire face à l’urgence.

    Les déplacés internes affluent vers les villages voisins, où les conditions d’accueil restent précaires. L’absence de moyens logistiques aggrave la situation, et les ONG sur place appellent à une mobilisation internationale pour éviter une crise humanitaire plus large.

    Que faire face à cette escalade de violence ?

    Les autorités centrafricaines tentent de rassurer la population, mais leur marge de manœuvre reste limitée. Des patrouilles militaires ont été déployées pour sécuriser les zones sensibles, mais leur efficacité dépend largement des ressources disponibles.

    Les leaders communautaires appellent au calme et exhortent les populations à signaler toute présence suspecte. La collaboration entre les forces de sécurité et les habitants est cruciale pour endiguer cette vague de violence.

    Face à l’ampleur de la crise, la communauté internationale est appelée à intervenir pour protéger les civils et restaurer la paix dans cette région déjà fortement éprouvée.

  • Tabaski à Bamako : les déplacés de faladiè face à la précarité des fêtes

    Tabaski à Bamako : les déplacés de faladiè face à la précarité des fêtes

    SociétéMali

    tabaski à Bamako : les déplacés de faladiè face à la précarité des fêtes

    À quelques jours de l’Aïd al-Kébir, les familles évacuées du marché de Faladiè à Bamako tentent de célébrer dans des conditions difficiles.

    Enfants dans un centre éducatif à Bamako

    Dans l’enceinte dévastée du camp informel des déplacés de Faladiè, à Bamako, un modeste centre éducatif subsiste tant bien que mal. Ce « Centre amis des enfants », autrefois dédié à l’apprentissage, abrite aujourd’hui des familles entières fuyant les violences dans leur région d’origine. Ces personnes, privées de leur moyen de subsistance, attendent une solution durable pour leur relogement.

    À la veille de l’Aïd al-Kébir, les conditions de vie restent extrêmement difficiles. Aminata, mère de quatre enfants, a quitté sa région natale de Bandiagara en 2019 pour échapper aux combats. Après l’évacuation forcée du camp en avril, elle et sa famille se retrouvent dans ce centre sans confort, où les besoins les plus basiques ne sont pas couverts.

    Son témoignage reflète l’urgence de la situation :

    « L’impossibilité de bénéficier d’un site adapté aggrave notre précarité. Outre les soins médicaux, nous manquons cruellement de vivres – riz, huile – et même de vêtements décents pour que nos enfants puissent célébrer dignement cette fête. »

    Des jeunes privés de leurs moyens de subsistance

    Jeunes éleveurs à Bamako

    À moins de 500 mètres du centre, deux adolescents, Fousseyni et Oumar, observent avec amertume l’abattage d’un mouton. Âgés de 14 et 15 ans, ils comptaient autrefois sur ce travail saisonnier pour subvenir à leurs besoins, notamment pendant le mois de Tabaski. Aujourd’hui, sans moutons à vendre ni bœufs à conduire, ils peinent à gagner quelques francs CFA.

    « L’an dernier, à la même période, nous vendions des moutons et transportions des bœufs pour les clients. Nos revenus étaient bien plus élevés. Aujourd’hui, nous restons les bras croisés, impuissants. Pourtant, nous revenons chaque jour, espérant malgré tout décrocher un peu de travail. »

    Une surveillance humanitaire en suspens

    Malgré l’intervention de structures locales et internationales telles que le Samu Social Mali ou l’Unicef, sous l’égide de la Direction nationale du développement social, les familles du camp de Faladiè restent dans l’attente d’une solution durable. Le centre éducatif et ludique, autrefois animé, peine à remplir son rôle initial.

    Pour l’instant, aucun nouveau site n’a été attribué pour leur installation. Les déplacés, dont ils sont désormais 300 familles, doivent composer avec des conditions de vie précaires, alors que la fête de Tabaski approche.

  • Méfaits des mercenaires russes à Obo en Centrafrique

    Méfaits des mercenaires russes à Obo en Centrafrique

    À Obo, une ville du sud-est de la Centrafrique, le domicile de Thierry, un père de famille, a été vandalisé par des mercenaires russes. Cet incident s’inscrit dans une série de violences attribuées à ces groupes armés opérant dans la région.

    Les faits se sont déroulés dans un quartier résidentiel, où les agresseurs ont forcé l’entrée du logement avant de s’emparer de biens précieux. Thierry, qui vit avec sa famille dans cette maison, a témoigné de l’ampleur des dégâts : meubles brisés, affaires personnelles dispersées, et des objets de valeur emportés.

    Les autorités locales n’ont pas encore réagi publiquement à cet acte, mais des sources locales rapportent que des plaintes ont été déposées par les habitants touchés par ces exactions. Les mercenaires russes, souvent associés à la force privée Wagner, sont régulièrement pointés du doigt pour leurs méthodes violentes et leur impact sur la sécurité des civils.

    Ce cas illustre la précarité dans laquelle vivent les populations de Obo, une zone déjà fragilisée par les conflits armés et les tensions intercommunautaires. Les habitants appellent à une intervention rapide pour mettre fin à ces agissements et protéger les familles.

    Les conséquences de ces pillages déstabilisent davantage une région où la reconstruction peine à s’enclencher. Les familles, comme celle de Thierry, se retrouvent sans ressources, aggravant une situation humanitaire déjà critique.

  • Ousmane Sonko à la tête du parlement sénégalais : une ascension politique sous haute tension

    Ousmane Sonko à la tête du parlement sénégalais : une ascension politique sous haute tension

    Une prise de pouvoir institutionnelle aux allures de coup de théâtre

    À peine sorti de l’enceinte judiciaire où son nom avait été évoqué pour des raisons procédurales, Ousmane Sonko s’est vu offrir, en un temps record, les rênes de la plus haute instance législative du pays. Ce revirement politique, aussi soudain que spectaculaire, soulève inévitablement des interrogations quant à la nature des arrangements qui ont présidé à cette transition. L’ancien député, fraîchement débarqué de ses fonctions antérieures, a ainsi troqué son statut de figure contestataire contre celui de président de l’Assemblée nationale, un poste qui concentre des pouvoirs décisifs en matière de législation et de contrôle de l’exécutif.

    Le départ précipité de son prédécesseur, survenu dans des circonstances peu claires, a ouvert la voie à cette nomination express. Certains y voient le fruit d’une orchestration minutieuse, tandis que d’autres s’interrogent sur les motivations profondes d’un tel enchaînement. Une chose est certaine : cette ascension fulgurante place désormais Ousmane Sonko au cœur des mécanismes de prise de décision nationale.

    Le parlement, nouvelle arme d’une stratégie de confrontation

    Avec cette acquisition stratégique, le leader politique se dote d’un outil redoutable pour peser sur l’équilibre des pouvoirs. En tant que président de l’Assemblée nationale, il dispose désormais de leviers majeurs : maîtrise de l’ordre du jour législatif, validation ou rejet des textes budgétaires, et capacité à influencer voire bloquer les initiatives gouvernementales. Cette position lui permet d’exercer une pression constante sur l’exécutif, transformant le parlement en tribune d’opposition permanente.

    Les observateurs s’interrogent : s’agit-il d’une volonté légitime de rééquilibrer les institutions ou d’une manœuvre calculée pour asphyxier toute velléité réformiste ? Les tensions entre les deux têtes de l’État pourraient rapidement dégénérer en un bras de fer institutionnel, où chaque loi et chaque vote deviendrait un champ de bataille politique.

    Entre ambition affichée et critiques acerbes

    Pour ses détracteurs, cette ascension est la preuve tangible d’un opportunisme décomplexé. Longtemps présenté comme l’emblème de la contestation sociale, Ousmane Sonko incarne désormais, aux yeux de certains, l’image même du politicien pragmatique, prêt à troquer ses idéaux contre une parcelle de pouvoir. Ses détracteurs dénoncent un homme qui, après avoir dénoncé les travers du système, en a finalement épousé les rouages pour en tirer profit.

    Les défenseurs de sa démarche, en revanche, y voient l’aboutissement logique d’un parcours politique marqué par la persévérance. Qu’il s’agisse d’une ambition légitime ou d’un calcul tactique, une chose est indéniable : son influence sur la vie politique sénégalaise n’a jamais été aussi palpable. En s’emparant du perchoir, il franchit un cap décisif, transformant son opposition frontale en une opposition institutionnelle, plus structurée et potentiellement plus dommageable pour ses adversaires.

    Un tournant politique aux conséquences incertaines

    Cette reconfiguration des rapports de force au sommet de l’État laisse présager des mois de tensions et de négociations serrées. Le contrôle du parlement, pièce maîtresse du jeu démocratique, devient l’enjeu d’une bataille où chaque camp tente de s’assurer un avantage décisif. La question qui se pose désormais est la suivante : cette nouvelle donne servira-t-elle les intérêts des citoyens sénégalais, ou ne fera-t-elle qu’alimenter une logique de confrontation stérile ?

    Une chose est sûre : la politique sénégalaise vient d’entrer dans une phase de turbulence accrue. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel de cette prise de pouvoir sur la stabilité institutionnelle et la cohésion nationale.

  • Sénégal : Ousmane Sonko mise sur le dialogue à condition qu’il soit « responsable »

    L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été élu mardi président de l’Assemblée nationale quatre jours après avoir été limogé par le chef de l’Etat, qu’il pourrait continuer à défier depuis ce nouveau poste influent.