Auteur/autrice : nigeractu

  • France-Angleterre : « Ce sera le clap de fin mais ce n’est pas un match anonyme », appuie Didier Deschamps avant son dernier match à la tête des Bleus

    France-Angleterre : « Ce sera le clap de fin mais ce n’est pas un match anonyme », appuie Didier Deschamps avant son dernier match à la tête des Bleus

    France-Angleterre : « Ce sera le clap de fin mais ce n’est pas un match anonyme », appuie Didier Deschamps avant son dernier match à la tête des Bleus

    Le sélectionneur a répété à plusieurs reprises en conférence de presse qu’il ferait « tout » pour atteindre le dernier objectif de la Coupe du monde : prendre la troisième place.

    Article rédigé par Andréa La Perna – envoyé spécial à Miami
    France Télévisions – Rédaction Sport
    Publié
    Temps de lecture : 2min
    Didier Deschamps en conférence de presse avant la petite finale de Coupe du monde France-Angleterre, le 17 juillet 2026, à Miami. (JAMIE SQUIRE / AFP)

    Didier Deschamps a vécu sa dernière conférence de presse de veille de match de l’équipe de France, vendredi 17 juillet, à Miami. Le sélectionneur des Bleus a pris vingt-cinq minutes pour répondre aux questions des journalistes portant sur la petite finale France-Angleterre et, inévitablement, sur sa situation personnelle.

    « Dans ma tête, je sais très bien que le clap de fin, c’est demain. Sans faire pleurer personne, et je ne pense pas que quelqu’un pleurera, je sais que l’équipe de France va me manquer. Vingt-cinq ans d’une vie, ça marque forcément. Mais je suis de nature positive. L’important c’est toujours ce qui est devant soi », a confié celui laissera sa place après avoir passé quatorze années en tant qu’entraîneur et onze en tant que joueur de l’équipe de France.

    Un onze remanié pour finir… ou pas ?

    Sans survendre l’importance du match de la troisième place, le sélectionneur a assuré que lui et son staff feraient « tout pour atteindre le dernier objectif de la compétition ». « On ne va pas se plaindre. Combien d’équipes sont rentrées à la maison ? 44. On n’a pas eu le match qu’on voulait avoir, mais il y a un devoir. Quand on vient en équipe de France, ce n’est pas pour recevoir. Il y a une responsabilité de porter ce maillot-là par rapport aux millions de Français qui ont vibré et qui ont été déçus », a-t-il insisté.

    Il n’a pas laissé de vrais indices concernant sa composition d’équipe. Passé juste avant lui devant le même auditoire, Ibrahima Konaté avait poussé à titre personnel pour que la meilleure équipe possible soit alignée. « Si demain on décide de faire tourner et faire plaisir alors que ça n’a pas été le cas jusque-là et qu’il y a une défaite, on pourra dire ce qu’on veut, a anticipé le nouveau défenseur du Real Madrid. On est certes déçus, mais c’est un France-Angleterre. Il y a une histoire entre ces deux nations. On doit la respecter comme on doit respecter les supporters ».

    « Personne ne va jouer par défaut. Il n’y a pas de coiffeurs. C’est un match. Est-ce que je vais faire tourner massivement ? À partir de combien [de joueurs] ? Oui, je serai amené à … [il ne termine pas sa phrase]. Certains ne peuvent pas jouer et d’autres raisons vont m’amener à faire des choix de départ », a vaguement répondu Didier Deschamps, sans donner l’identité des joueurs potentiellement forfaits. Il paraît très peu probable de voir William Saliba chausser les crampons. En revanche, Kylian Mbappé est bien « disponible ». Ce dernier peut encore terminer meilleur buteur de la compétition, qu’il s’agisse de cette édition ou de toutes les éditions confondues.

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  • Dialogue national en RDC : les leaders religieux au cœur du processus

    Dialogue national en RDC : les leaders religieux au cœur du processus

    Un dialogue national inclusif pour apaiser la RDC : Félix Tshisekedi mise sur les confessions religieuses

    Kinshasa — Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a officiellement lancé ce vendredi un dialogue national inclusif, confiant aux représentants des principales confessions religieuses du pays la mission d’accompagner ce processus. Une initiative saluée par les autorités religieuses, qui y voient une étape cruciale pour renforcer la cohésion nationale et rétablir la paix dans un pays marqué par des tensions politiques et sécuritaires.

    Lors d’une audience tenue à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le chef de l’État a présenté les contours de ce projet, présenté comme un outil essentiel pour consolider la paix et l’unité dans le strict respect des institutions et de la Constitution. Dans un communiqué émis par la présidence, il a souligné que ce dialogue devait rassembler l’ensemble des forces vives du pays, sans exclusion.

    Les confessions religieuses, acteurs clés du dialogue

    Au terme de cette rencontre, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, s’est exprimé au nom des représentants religieux présents. Il a salué la volonté du président Tshisekedi et confirmé que les leaders spirituels s’engageaient pleinement dans ce processus, le qualifiant d’« apostolat citoyen ».

    « Notre pays a besoin de communion entre les fils et filles du Congo. L’unité nationale est indispensable pour faire face aux défis actuels, notamment la guerre dans l’est du pays. »

    Cardinal Fridolin Ambongo

    Le prélat a également indiqué que les conditions et modalités exactes de ce dialogue seraient définies « chemin faisant », précisant que les participants devraient être représentatifs de la diversité congolaise. Il a appelé l’ensemble des acteurs politiques, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, à s’inscrire dans cette dynamique.

    Un appel à l’unité face aux crises multiples

    Le dialogue intervient dans un contexte particulièrement tendu, notamment en raison de la résurgence de conflits armés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la rébellion du M23, accusée de recevoir un soutien extérieur, reste active. Le cardinal Ambongo a pointé du doigt le rôle du Rwanda, qu’il accuse de soutenir militairement les groupes armés, une allégation régulièrement démentie par Kigali.

    Les représentants religieux ont également rappelé l’urgence de libérer les prisonniers politiques et de restaurer les libertés publiques, des revendications portées par une partie de l’opposition. Félix Tshisekedi, pour sa part, a réaffirmé sa détermination à conduire ce dialogue dans le cadre constitutionnel, excluant toute remise en cause des institutions issues du suffrage universel.

    Les étapes à venir

    Une feuille de route détaillée devrait être publiée prochainement, selon des sources proches des milieux ecclésiastiques. Ce document précisera les modalités d’organisation, les participants attendus et les garanties offertes aux différentes parties prenantes. Plusieurs consultations ont déjà eu lieu ces dernières semaines, notamment avec des acteurs internationaux comme le président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, qui avait reçu des représentants de l’opposition et des confessions religieuses à Bujumbura début juillet.

    Le cardinal Ambongo avait également été reçu le 9 juillet à Brazzaville par le président Denis Sassou-Nguesso, afin d’échanger sur les enjeux sécuritaires et politiques de la RDC. Ces échanges soulignent l’importance accordée à la médiation religieuse dans la résolution des crises congolaises.

    Une initiative saluée, mais des défis persistants

    Si l’annonce a été globalement bien accueillie, des questions subsistent quant à la capacité des différentes factions politiques à trouver un terrain d’entente. Une partie de l’opposition exige la libération des détenus politiques et la fin des poursuites judiciaires perçues comme arbitraires. D’autres craignent que ce dialogue ne serve à contourner les institutions ou à modifier la Constitution, un scénario que Félix Tshisekedi a fermement rejeté.

    Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la portée réelle de cette initiative et son impact sur la stabilité du pays. Les leaders religieux, forts de leur légitimité morale, pourraient jouer un rôle décisif dans la facilitation des discussions et la recherche de consensus.

    Les représentants des confessions religieuses à l’issue de leur audience avec le président Félix Tshisekedi
  • Dialogue national inclusif en rdc : les leaders religieux appelés à jouer un rôle clé

    Dialogue national inclusif en rdc : les leaders religieux appelés à jouer un rôle clé

    Félix Tshisekedi engage un dialogue national inclusif pour apaiser la RDC

    Le président Félix Tshisekedi a officiellement lancé un dialogue national inclusif lors d’une rencontre avec les principales confessions religieuses du pays. Cette initiative vise à renforcer la cohésion nationale et à consolider les institutions démocratiques, selon un communiqué de la présidence transmis après l’audience à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.

    Un processus sous l’égide des autorités religieuses

    Les représentants des confessions religieuses, réunis sous l’autorité du cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, ont salué cette annonce et exprimé leur soutien sans réserve. « Nous nous réjouissons de cette initiative et remercions le chef de l’État pour son engagement en faveur de la paix et de l’unité nationale », a déclaré le cardinal Ambongo.

    Selon lui, ce dialogue doit permettre aux fils et filles du Congo de trouver un terrain d’entente pour faire face aux défis majeurs du pays, notamment la crise sécuritaire dans l’Est. « L’unité nationale est indispensable pour surmonter les épreuves actuelles, en particulier la guerre qui frappe les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », a-t-il souligné.

    Les contours du dialogue à préciser

    Si les grandes lignes de cette initiative ont été annoncées, de nombreux détails restent à définir : date de lancement, format des discussions, participants, ordre du jour et garanties accordées aux différentes parties. Les oppositions politiques, quant à elles, formulent déjà leurs exigences, comme la libération des prisonniers politiques et la restauration des libertés publiques.

    Félix Tshisekedi a précisé que ce dialogue ne devait en aucun cas servir à contourner les institutions ou à remettre en cause les acquis constitutionnels. « Le processus doit s’inscrire dans le respect de la volonté populaire et des règles démocratiques », a-t-il rappelé lors de précédentes déclarations.

    Un contexte politique et sécuritaire tendu

    Cette annonce intervient après plusieurs mois de tensions politiques et de violences persistantes dans l’Est de la RDC. Les accusations de soutien au M23 portées contre le Rwanda par Kinshasa et certains rapports onusiens alimentent les frictions régionales. Le cardinal Ambongo a d’ailleurs évoqué cette question, appelant à une solution pacifique et négociée.

    Les confessions religieuses, reconnues pour leur rôle modérateur dans les crises sociales, ont accepté de s’investir pleinement dans ce processus. « Nous porterons cette mission comme un devoir sacré, un apostolat au service de la nation », a affirmé le cardinal Ambongo.

    Les acteurs religieux mobilisés

    Parmi les personnalités religieuses présentes lors de l’audience avec le président, on comptait :

    • Mgr André Bokundoa, représentant de l’Église du Christ au Congo ;
    • Mgr Ejiba Yamampia, de l’Église de Réveil du Congo ;
    • Cheikh Abdallah Mangala, de la Communauté musulmane ;
    • Mgr Donatien Nshole, porte-parole de l’Église catholique ;
    • Pasteur Éric Senga, porte-parole de l’Église du Christ au Congo.

    Une feuille de route détaillée devrait être publiée prochainement pour encadrer ce dialogue, qui s’inscrit dans une série de consultations menées autour de la crise congolaise.

    Cette initiative intervient après plusieurs rencontres diplomatiques, notamment avec le président Évariste Ndayishimiye du Burundi, en exercice à la tête de l’Union africaine, et le président Denis Sassou-Nguesso du Congo, qui ont tous deux appelé à la flexibilité et au compromis.

    Un espoir pour l’unité nationale

    Alors que la RDC traverse une période de profondes divisions, ce dialogue national inclusif représente une lueur d’espoir pour les observateurs. Les défis à relever restent immenses, mais l’implication des leaders religieux pourrait favoriser un climat de confiance entre les différentes factions politiques et sociales.

    Les prochaines semaines seront déterminantes pour voir si ce processus parviendra à rassembler l’ensemble des acteurs autour d’un projet commun de paix et de stabilité.

  • Intégration ouest-africaine : le CIP-UEMOA et le Niger renforcent leur collaboration à Niamey

    Intégration ouest-africaine : le CIP-UEMOA et le Niger renforcent leur collaboration à Niamey

    À Niamey, la 58ème session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP-UEMOA) bat son plein. En marge des débats officiels, une rencontre stratégique a été organisée entre les parlementaires communautaires et le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) du Niger, dirigé par le Dr Mamoudou Harouna Djingarey.

    Budget 2027 et programmation pluriannuelle : les priorités financières

    La délégation parlementaire, menée par Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, président par intérim du CIP-UEMOA, a détaillé les orientations clés discutées avec les autorités nigériennes. Cette session, qui se déroule du 13 au 18 juillet 2026 dans la capitale du Niger, s’articule principalement autour des enjeux financiers.

    « Nous avons partagé avec le président du CCR les avancées concernant l’adoption du budget 2027 du CIP-UEMOA ainsi que la programmation budgétaire pour la période 2027-2029 », a expliqué Fononna Cheick Ahmed Coulibaly.

    Bilan et perspectives pour la seconde moitié de 2026

    Les parlementaires ont également fait le point sur les réalisations du premier semestre 2026, tout en identifiant les actions prioritaires et les enveloppes budgétaires indispensables pour la fin de l’année. La quête de conseils auprès du CCR s’inscrit dans une volonté commune d’accélérer l’intégration régionale et de renforcer la cohésion au sein de l’UEMOA.

    Le Niger, un acteur clé de la solidarité ouest-africaine

    Fononna Cheick Ahmed Coulibaly a salué l’engagement sans faille du Niger, soulignant que la qualité de l’accueil réservé à la délégation reflète la qualité des relations entre le CCR et le CIP-UEMOA. Pour lui, cette coopération illustre la détermination du pays à promouvoir le dialogue et la solidarité entre les États membres.

    Les deux institutions ont célébré la rigueur et l’efficacité des travaux engagés depuis le début de la session. Leur volonté de renforcer leur partenariat vise à servir les intérêts des populations et à favoriser la prospérité des pays de l’UEMOA.

  • Olise au real madrid ? les chiffres qui inquiètent le psg

    Olise au real madrid ? les chiffres qui inquiètent le psg

    L’épopée de Michael Olise lors de la dernière Coupe du monde a marqué les esprits, malgré l’élimination précoce de l’équipe de France face à l’Espagne en demi-finale. Avec une prestation remarquée, ce jeune prodige français, habitué à briller en club, s’est imposé comme une pièce maîtresse du football tricolore. Alors qu’il pourrait bientôt prendre la relève de légendes comme Zinedine Zidane en sélection, son avenir professionnel suscite déjà des convoitises.

    Une rumeur tenace circule désormais dans le milieu du ballon rond : le Real Madrid serait prêt à débourser une somme colossale pour s’attacher les services de Michael Olise. Selon des sources internes, l’indemnité de transfert pourrait dépasser les 200 millions d’euros. Une proposition qui glace le sang au sein du PSG, d’autant plus que le club parisien peine à croire en une telle vente, « à moins de 200 millions d’euros, ce serait impensable », confie un cadre du vestiaire. Le club de la capitale semble déterminé à ne plus reproduire les erreurs du passé, où les transferts pharaoniques et les salaires astronomiques rythmaient chaque mercato.

    Un salaire annuel dépassant les 20 millions d’euros ?

    Outre l’enveloppe de transfert, c’est le salaire réclamé par Michael Olise qui inquiète le PSG. Estimé à plus de 20 millions d’euros brut par an, ce montant bouleverserait totalement la masse salariale du club. Actuellement, Ousmane Dembélé, avec un salaire annuel de 18 millions d’euros, est le joueur le mieux payé du vestiaire parisien. Intégrer un joueur exigeant une rémunération aussi élevée remettrait en cause l’équilibre financier du club, déjà soumis à une rigueur budgétaire renforcée. Le PSG préfère donc rester fidèle à sa nouvelle ligne directrice, lancée il y a trois ans, et éviter de se laisser entraîner dans une course aux dépenses inconsidérées.

    Le Real Madrid, seul prétendant sérieux ?

    Le club espagnol aurait même pris une longueur d’avance dans cette course au recrutement. Les relations techniques naissantes entre Kylian Mbappé et Michael Olise en équipe de France auraient éveillé l’intérêt du Real Madrid. Selon les informations disponibles, l’intérêt serait partagé entre le joueur et le club merengue, ce qui rendrait la compétition encore plus serrée. Pourtant, le PSG reste de marbre face à cette situation, refusant de céder aux sirènes d’un transfert qui ne s’inscrit pas dans sa stratégie actuelle. Le club parisien a en effet choisi de privilégier la stabilité et une gestion budgétaire plus raisonnable, loin des excès des saisons passées.

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    Le président de la République, Félix Tshisekedi, a échangé ce vendredi 17 Juillet avec les représentants des confessions religieuses, qu’il a reçues à la cite de l’Union Africaine, à Kinshasa.

    D’après des sources d’ACTUALITÉ.CD au sein de l’église, il s’agit d’un « dialogue national inclusif ».

    Tshisekedi avait déjà approuvé l’option d’organiser un dialogue depuis le début de l’année en cours avant de faire volte-face.

    Une feuille de route sera incessamment publiée, ajoute nos souces.

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  • Le Gabon change d’échelle

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    Le Gabon change d’échelle

    Libreville, Vendredi 17 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Un mois après son intervention devant le Parlement réuni en Congrès, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi de prolonger l’exercice de transparence politique à travers une conférence de presse animée par son Conseiller spécial et Porte-parole de la Présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe.

    Plus qu’un simple point d’étape institutionnel, cette prise de parole a dessiné les contours d’une doctrine de gouvernement et d’une ambition nationale qui dépassent désormais le cadre de la transition pour entrer dans celui de la transformation durable de l’État gabonais.

    Le message adressé aux Gabonais comme aux partenaires internationaux est clair. Le pays entend tourner définitivement la page des incertitudes pour s’imposer comme un acteur crédible, influent et stratégiquement positionné sur l’échiquier régional et international.

    Selon le Porte-parole de la Présidence, l’allocution présidentielle du 15 juin dernier aura constitué « un grand moment de vérité, de transparence et de communion autour des acquis du chemin parcouru et des perspectives à venir ». Derrière cette formule se dessine une volonté politique assumée de refonder simultanément la diplomatie, l’économie, les infrastructures et le contrat social gabonais.

    Le retour d’un État qui veut compter

    La première bataille engagée par les nouvelles autorités a été celle de la crédibilité internationale. Longtemps observé avec prudence par certains partenaires, le Gabon cherche désormais à redevenir un interlocuteur de référence sur les grands dossiers africains et internationaux. Le pays multiplie les initiatives diplomatiques, renforce ses partenariats stratégiques et affiche une volonté nouvelle de défendre ses intérêts avec davantage d’assurance.

    Selon Théophane Nzame-Nze Biyoghe, cette évolution traduit un changement profond de perception internationale. « Le Gabon entend désormais être un pays qui compte, un pays qui influence et un pays qui contribue aux grandes dynamiques régionales et internationales », a-t-il affirmé.

    Cette ambition diplomatique accompagne une mutation économique tout aussi structurante. Le pouvoir exécutif souhaite progressivement sortir d’un modèle reposant principalement sur l’exportation brute des matières premières pour construire une économie davantage orientée vers la création locale de valeur ajoutée.

    La transformation du manganèse sur le territoire national constitue l’un des symboles de cette nouvelle orientation industrielle. L’objectif affiché est simple mais stratégique. Créer davantage d’activités productives, développer les compétences nationales et générer des emplois qualifiés sur le territoire gabonais.

    Cette stratégie s’accompagne d’une diversification progressive vers l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, les technologies numériques et les industries de transformation.

    L’agriculture et les infrastructures comme nouveaux piliers

    Le secteur agricole apparaît désormais comme l’un des laboratoires les plus visibles de cette stratégie de diversification. Deux laboratoires d’analyse des sols ont été construits et équipés. Le Laboratoire national vétérinaire a été réhabilité. Une base juridique relative au foncier agricole a été constituée. De nouveaux textes encadrant les semences et les pesticides ont été adoptés.

    La loi-cadre consacrée à la sécurité sanitaire des produits alimentaires a également franchi une étape décisive. Sur le terrain, cent quarante-cinq tracteurs et équipements agricoles ont été déployés à travers le territoire tandis que quatre-vingt-onze véhicules ont été attribués aux services techniques.

    Le plan d’urgence consacré à la filière avicole mobilise à lui seul cent vingt milliards de francs CFA sur deux ans. Cent cinquante exploitations ont déjà été identifiées dans le cadre de cette stratégie. La création de la Société Agropastorale du Gabon complète cet arsenal destiné à renforcer progressivement la souveraineté alimentaire nationale.

    La même logique de transformation structurelle se retrouve dans le secteur des infrastructures. Près de mille neuf cents kilomètres de routes sont actuellement en cours d’aménagement sur le territoire national. Des axes majeurs comme Ovan-Makokou, Ntoum-Cocobeach ou encore Alembe-Mikouyi doivent permettre de désenclaver plusieurs régions et d’améliorer la circulation des biens et des personnes.

    Selon les chiffres communiqués par la Présidence, ces travaux ont déjà permis la création de plus de six mille emplois directs répartis dans l’ensemble des provinces du pays.

    La dimension sociale comme condition de la transformation

    L’ambition économique ne peut cependant produire ses effets sans amélioration réelle des conditions de vie. C’est sur ce terrain que les autorités entendent désormais être jugées. La généralisation progressive de la couverture maladie grâce au Fonds 4 marque une évolution importante du système de protection sociale en direction des travailleurs indépendants et des assurés volontaires.

    Dans le domaine sanitaire, quatorze blocs opératoires ont été réhabilités tandis que plusieurs scanners ont été installés à Port-Gentil, Mouila et Koulamoutou afin de réduire les évacuations sanitaires internes. Deux cent soixante-huit médecins généralistes ont été déployés sur le territoire. Quatre cents professionnels supplémentaires ont été recrutés. Deux cents agents de santé communautaire ont été formés.

    La lutte contre la vie chère s’inscrit également parmi les priorités affichées avec la création de la Centrale d’Achat du Gabon ainsi que plusieurs mesures fiscales visant à préserver le pouvoir d’achat des ménages. Les difficultés persistantes dans l’accès à l’eau et à l’électricité n’ont pas été occultées. Le déclenchement de l’état d’urgence hydrique traduit la reconnaissance explicite de ces défis.

    Théophane Nzame-Nze Biyoghe a expliqué que cette mobilisation exceptionnelle doit être interprétée comme la démonstration d’une volonté d’agir immédiatement tout en préparant des solutions plus durables. La visite d’État que le président Oligui Nguema effectuera la semaine prochaine en France s’inscrit dans cette logique de repositionnement stratégique du pays et d’approfondissement des partenariats internationaux sur des bases renouvelées.

    Mais au-delà des investissements, des accords internationaux ou des infrastructures, le véritable défi reste peut-être ailleurs. « Aucune transformation nationale ne peut réussir sans la mobilisation de tous », a rappelé le Conseiller spécial du chef de l’État.

    Cette phrase résume probablement l’enjeu fondamental des prochaines années. La réussite du nouveau Gabon dépendra autant des politiques publiques que de la capacité collective des institutions, des entreprises, de la société civile et des citoyens à s’approprier cette dynamique.

    Le Gabon ne cherche plus uniquement à changer de trajectoire économique. Il tente désormais de changer de culture politique, administrative et citoyenne. Et c’est souvent dans cette révolution silencieuse que se joue le destin des nations.

    FIN/INFOSGABON/SO/2026

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    • La Vision Togo 2040 : un plan ambitieux visant à structurer le corridor littoral en zones logistiques et commerciales hautement attractives, renforçant ainsi l’attractivité économique du pays.

    Un levier crucial pour l’emploi et la croissance

    Pour Mme Marie-Chantal Uwanyiligira, l’importance du PAL dépasse le cadre portuaire. Elle a rappelé que le fonctionnement optimal de ce port influence directement la performance économique du Togo et la création d’emplois durables.

    « L’impact du Port autonome de Lomé sur l’économie togolaise est colossal. Son efficacité conditionne non seulement la compétitivité du pays, mais aussi la génération d’emplois productifs. C’est pourquoi nous misons sur des partenariats durables pour amplifier son rôle. » — Mme Marie-Chantal Uwanyiligira

    La représentante de la Banque mondiale a salué les progrès réalisés par le Togo grâce à des investissements ciblés, permettant au PAL de rivaliser avec les meilleures infrastructures portuaires mondiales.

    Un financement de 200 millions de dollars pour transformer les infrastructures

    La visite s’est conclue par une annonce historique : un financement de 200 millions de dollars, soit près de 120 milliards de FCFA, a été validé pour moderniser les liaisons entre le PAL et les zones industrielles du pays. Ce projet ambitieux vise à optimiser les transports urbains et logistiques en améliorant les infrastructures routières et ferroviaires. L’objectif ? Fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité économique du Togo.

    Ce partenariat s’inscrit dans la continuité des engagements passés de la Banque mondiale, qui a déjà contribué à l’extension du port, confirmant ainsi son rôle clé dans l’accompagnement des projets structurants du pays.

  • Visite controversée de Macky Sall au Sénégal : colère des victimes et de la société civile

    Visite controversée de Macky Sall au Sénégal : colère des victimes et de la société civile

    La visite de Macky Sall au Sénégal ravive les tensions et la colère des victimes

    La venue de l’ancien président Macky Sall au Sénégal ce mois-ci a suscité une vague de contestations parmi les familles de victimes et les organisations de la société civile. Ces dernières dénoncent une provocation et exigent justice pour les proches disparus ou emprisonnés sous son mandat.

    Des familles de victimes outragées par la présence de Macky Sall

    Salimaa Thiam incarne la douleur de nombreuses familles. Son fils, Ousmane Dia, a péri lors des violences politiques qui ont marqué la fin du mandat de Macky Sall. « Apprendre son retour au pays rouvre une blessure que je n’ai pas fini de panser », confie-t-elle avec amertume. « Nous refusons sa présence dans ce pays. Il porte la responsabilité de notre malheur. Sans ses actes, il serait accueilli comme n’importe quel autre citoyen. »

    Mabinta Bibi Djiba, emprisonnée à deux reprises en 2021 et 2024, partage ce sentiment. Pour elle, la visite de Macky Sall est une insulte aux combats pour la vérité. « La réconciliation ne peut venir avant que les responsabilités ne soient établies », martèle-t-elle, appelant le président Diomaye Faye à agir en priorité.

    Une trahison politique dénoncée par les acteurs du changement

    Guy Marius Sagna, député du parti Pastef, dénonce une trahison de la part du chef de l’État. « Le président Diomaye Faye avait promis de ne jamais décevoir. Pourtant, il valide la venue d’un homme qu’il qualifie lui-même de bourreau, de tortionnaire et de responsable d’emprisonnements arbitraires entre 2021 et 2024. »

    Le collectif des victimes de Macky Sall va plus loin : pour eux, cette visite, autorisée par le Palais de la République, est une nouvelle atteinte à leur dignité. « C’est une provocation envers toutes les victimes de la répression de 2021 et 2024. »

    Un dossier politique épineux pour le président Faye

    Le professeur Adama Sadio, politologue à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, analyse la portée de cette polémique. « Le contexte est hautement politique. Les victimes, souvent perçues comme militantes ou sympathisantes du Pastef, sont instrumentalisées dans une stratégie visant à fragiliser le pouvoir en place. »

    Selon lui, cette affaire pourrait s’inscrire dans une logique de déstabilisation, où chaque camp tente de tirer profit des tensions. « Rien n’est laissé au hasard pour placer Diomaye Faye dans une position inconfortable. »

    Pourquoi cette visite divise-t-elle autant ?

    • Justice et mémoire : Les victimes réclament des comptes pour les violences et arrestations arbitraires subies sous Macky Sall.
    • Réconciliation nationale : Certains estiment que la présence de l’ancien président compromet tout processus de réconciliation.
    • Légitimité du pouvoir actuel : La gestion de cette crise interroge la capacité de Diomaye Faye à incarner l’unité et la justice.

    Cette visite met en lumière les défis persistants du Sénégal sur la voie de la réconciliation et de la consolidation démocratique.

    Macky Sall lors d’un événement officiel
    Manifestation à Dakar en 2024 contre les violences politiques
    Soutien à Macky Sall devant le siège de l’ONU
  • Réseaux sociaux : le Gabon sous cloche depuis cinq mois, le gouvernement impassible ?

    Réseaux sociaux : le Gabon sous cloche depuis cinq mois, le gouvernement impassible ?

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    Le 17 juillet 2026 marque un cap symbolique, cinq mois jour pour jour que les réseaux sociaux sont suspendus. Depuis le communiqué de la Haute Autorité de la Communication (HAC), publié le 17 février dernier, les principales plateformes numériques demeurent inaccessibles sans VPN « jusqu’à nouvel ordre ». Une mesure exceptionnelle qui, à force de durer, tend à devenir la norme. Si la décision avait été présentée comme une réponse à la prolifération des discours de haine, de la désinformation et des menaces contre la sécurité nationale, le silence assourdissant des autorités sur les conditions d’un retour à la normale nourrit désormais les interrogations. Plus le temps passe, plus le « jusqu’à nouvel ordre » ressemble à une formule administrative sans échéance, laissant les gabonais et les opérateurs économiques dans une incertitude totale.

    Derrière les écrans éteints, c’est toute une économie qui tourne au ralenti. Médias en ligne, créateurs de contenus, commerçants du e-commerce, agences de communication ou encore petites entreprises qui avaient fait des réseaux sociaux leur principale vitrine commerciale. Dans un contexte de chômage structurel de masse et de difficultés économiques persistantes, cette suspension prolongée prive de nombreux gabonais d’une source essentielle de revenus. Ironie de la situation, même les institutions publiques et les représentations diplomatiques, qui avaient largement investi ces plateformes pour communiquer avec les citoyens, se retrouvent elles aussi privées de cet outil devenu incontournable.

    L’Etat de droit en danger ? 

    L’argument de l’absence de cadre juridique apparaît aujourd’hui difficile à soutenir. En cinq mois, le gouvernement a considérablement renforcé le cadre normatif. Deux ordonnances, l’une élargissant les compétences de la HAC, l’autre encadrant spécifiquement l’usage des réseaux sociaux, ont été adoptées puis validées par le Parlement. Si les outils juridiques existent désormais pour sanctionner les abus sans priver l’ensemble de la population de l’accès aux plateformes, une question demeure. Qu’est-ce qui justifie encore le maintien de cette restriction générale ? Faute d’un calendrier précis de retour à la normale, la mesure donne le sentiment de s’installer durablement, au risque d’alimenter les critiques sur son caractère disproportionné.

    Dans les coulisses diplomatiques, des voix évoquent un recul préoccupant des libertés publiques. À l’Assemblée nationale, des députés, à l’image de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, ont publiquement dénoncé cette suspension. Dans la rue, nombre de citoyens disent hésiter à s’exprimer sur les sujets d’intérêt général, par crainte d’éventuelles interpellations. Ce climat de retenue, voire de peur, interroge les fondements mêmes de l’État de droit. Réguler l’espace numérique est une nécessité reconnue ; le maintenir sous cloche sans perspective de sortie l’est beaucoup moins. Une démocratie se renforce par des règles claires, des institutions fortes et des libertés garanties.