Auteur/autrice : nigeractu

  • Affaire de trafic de visas au Niger : le ministre de l’Intérieur sous pression

    Affaire de trafic de visas au Niger : le ministre de l’Intérieur sous pression

    Un scandale diplomatique secoue la junte nigérienne

    Le général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur du Niger et troisième personnage de la junte au pouvoir depuis juillet 2023, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire aux répercussions politiques majeures. Son épouse, ancienne employée de l’ambassade d’Espagne à Niamey, est directement impliquée dans un vaste réseau de trafic de visas Schengen, aujourd’hui démantelé par les services de renseignement nigériens.

    Une filière illicite vers l’Europe

    L’enquête révèle l’existence d’un système organisé visant à faciliter l’obtention frauduleuse de titres de séjour pour l’espace Schengen. Les investigations, menées par la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE), ont permis de reconstituer le fonctionnement de ce réseau clandestin.

    Les modalités de cette opération illégale étaient les suivantes :

    • Tarifs exorbitants : Les demandeurs devaient s’acquitter de sommes comprises entre 2 et 5 millions de francs CFA (3 048 à 7 622 euros) par visa.
    • Procédure simplifiée : Aucune présence physique en ambassade n’était requise, les démarches s’effectuant intégralement à distance.
    • Cible privilégiée : Le réseau a principalement profité à des ressortissants maliens, bénéficiaires d’une exemption frauduleuse de vérification de leur titre de séjour nigérien — pourtant obligatoire. Dès leur arrivée à Madrid, des complices se chargeaient de leur prise en charge.

    D’après les premières conclusions des enquêteurs, près de 1 500 Maliens auraient ainsi pu accéder illégalement au territoire européen grâce à cette filière.

    Des ramifications financières et des arrestations ciblées

    Les investigations ont également mis en lumière des circuits de blanchiment d’argent transitant par plusieurs pays de la sous-région, notamment le Sénégal. Les autorités ont procédé à des interpellations stratégiques :

    • Maty Cissokho Toumba, épouse du ministre de l’Intérieur, a été entendue par la DGDSE.
    • Samsoudine Idrissa, identifié comme le logisticien du réseau et proche du général Toumba, a été appréhendé alors qu’il quittait la résidence du ministre.
    • Une complice supplémentaire, recrutée par l’épouse du ministre peu avant son départ de l’ambassade d’Espagne il y a un an, fait également l’objet de poursuites.

    Un remous politique au sein de la junte

    L’ouverture de cette enquête par les services de renseignement extérieur, et non par les canaux judiciaires classiques, a exacerbé les tensions internes au sein de la junte militaire. Le président de la transition, le général Abdourahamane Tchiani, semble privilégier les membres de sa communauté d’origine, les Haoussa, au détriment des autres groupes ethniques présents au sommet de l’État. Cette affaire fragilise particulièrement les responsables issus de la communauté Zarma, parmi lesquels figurent le général Toumba et le général Salifou Modi, ministre de la Défense, pourtant estimé au sein des forces armées.

    Cette crise interne révèle les profondes divisions qui minent le régime en place et soulève des interrogations sur la stabilité future de la transition.

  • Presnel kimpembe et son parcours au psg après le transfert de pacho

    Presnel kimpembe et son parcours au psg après le transfert de pacho

    Passionné de sport depuis son enfance, il a baigné dans l’univers de la Formule 1 et admirait les exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui titulaire d’un Master en journalisme sportif, il suit chaque Grand Prix de F1 ainsi que chaque rencontre du PSG, ses deux centres d’intérêt majeurs.

    Formé au cœur du club parisien, Presnel Kimpembe a traversé toutes les épreuves de l’ère QSI au PSG. Pourtant, il a terminé son aventure avec un succès retentissant : la victoire en Ligue des champions. Dans ses confidences, il révèle que l’arrivée de Willian Pacho en 2024 a marqué un tournant décisif dans son parcours au club.

    Willian Pacho, un tournant dans la carrière de Kimpembe au PSG

    En 2024, le PSG officialise le recrutement de Willian Pacho pour un montant de 40 millions d’euros en provenance de l’Eintracht Francfort. L’international équatorien s’installe dans la capitale française pour former une charnière centrale avec Marquinhos. Une arrivée qui a nécessairement influencé Presnel Kimpembe, défenseur axial gaucher comme lui. Le Titi parisien, désormais évoluant au Qatar, a évoqué le moment où Luis Enrique lui a annoncé l’arrivée d’un joueur à son poste.

    Pacho a accéléré le départ de Kimpembe

    « Ce n’était pas un déchirement, non. Parce que j’étais déjà en fin de parcours. Je me suis toujours battu pour réussir et atteindre mes objectifs. La situation devenait plus complexe, mais cela ne m’a pas empêché de continuer à travailler, de tenter de revenir au meilleur niveau au bon moment. L’histoire est incroyable : terminer avec la victoire en Ligue des champions. J’aurais préféré partir en étant un acteur principal sur le terrain. Mais le meilleur moyen de remercier tout le monde était de quitter le club avec ce trophée », confie-t-il.

    Un mélange de joie et de frustration malgré le titre

    Le défenseur formé au PSG évoque également une pointe de frustration malgré le sacre européen. « Il y avait beaucoup de joie et de bonheur. Mais à l’intérieur, une petite part de frustration persistait. J’aurais aimé être un acteur incontournable sur le terrain. Même si je sais que j’ai joué un rôle important dans l’équipe et au sein du club, sans être sur le terrain, c’est une sensation particulière », partage Presnel Kimpembe.

  • Massacres terroristes au sourou : trois villages vidés en 48 heures avant la tabaski

    Massacres terroristes au sourou : trois villages vidés en 48 heures avant la tabaski

    Les habitants des villages de Sia, Konga et Kwarémenguel, situés dans la province du Sourou, ont été contraints de fuir en urgence après un ultimatum imposé par des groupes armés se réclamant du JNIM. Ce départ précipité, déclenché en à peine deux jours, illustre l’intensification des violences dans la Boucle du Mouhoun et l’effondrement de la sécurité au Burkina Faso.

    Un ultimatum sanglant imposé par les groupes armés

    L’histoire s’est répétée avec une brutalité inouïe : des hommes armés, identifiés comme des membres du JNIM, ont fait irruption dans les trois localités. Leur message était sans ambiguïté : quitter les lieux sous quarante-huit heures, sous peine de représailles mortelles. Face à cette menace concrète, les populations n’ont eu d’autre choix que d’abandonner leurs foyers, leurs terres cultivées et leur bétail.

    Les routes de la province du Sourou se sont transformées en un exode chaotique. Des milliers de civils, paniqués, ont pris la fuite dans un timing record. Les baluchons légers, les charrettes surchargées et les visages fermés des familles en détresse ont marqué cette fuite désespérée vers des zones jugées moins dangereuses.

    Une fête sacrée transformée en cauchemar

    L’horreur de cette situation réside dans sa temporalité. Cet exode massif coïncide avec la préparation de la Tabaski, l’une des fêtes les plus importantes de la communauté musulmane. Traditionnellement marquée par la joie, les retrouvailles et le partage, cette célébration a été réduite à néant pour ces familles.

    Plus qu’un simple déplacement, cette crise prive les habitants de leurs moyens de subsistance. Les éleveurs ont dû abandonner leur bétail, les agriculteurs leurs récoltes, et les commerçants leurs marchandises. La Tabaski 2026 sera pour eux une fête de deuil et de privations, loin de l’esprit de générosité et de solidarité qui la caractérise.

    Un déplacement forcé vers des centres urbains saturés

    Fuyant vers des villes comme Tougan ou Dédougou, ces déplacés internes espèrent trouver une protection minimale auprès des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie. Pourtant, cette arrivée massive met à rude épreuve les ressources des communes d’accueil, déjà submergées par les vagues précédentes de réfugiés.

    La solidarité locale, bien que toujours présente, commence à montrer des signes d’essoufflement. Les abris de fortune se multiplient, et les denrées de première nécessité deviennent de plus en plus rares. Pour ces populations déjà fragilisées, la survie devient un combat quotidien.

    Le Sourou, cible d’une stratégie terroriste dévastatrice

    La province du Sourou, nichée dans la Boucle du Mouhoun, est depuis des années le théâtre d’affrontements répétés entre les groupes armés et les forces de l’ordre. Cet ultimatum simultané contre trois villages stratégiques révèle une volonté délibérée d’asphyxier la région.

    En vidant les campagnes, les groupes terroristes affaiblissent le contrôle territorial de l’État. Ces zones dépeuplées deviennent des sanctuaires où les insurgés peuvent opérer en toute impunité, planifiant des attaques contre les positions militaires et les civils. Pour le Burkina Faso, la perte de ces espaces agricoles aggrave une crise alimentaire déjà préoccupante, plongeant les populations dans une précarité sans précédent.

    Un cri d’alarme pour une nation en crise

    Ce drame n’est malheureusement pas isolé. Il s’inscrit dans une série de violences qui frappent quotidiennement le Burkina Faso, où des milliers de familles vivent dans la peur et l’incertitude. La réponse à cette crise doit être globale : une action militaire renforcée pour reprendre le contrôle des territoires perdus, couplée à une aide humanitaire urgente et structurée.

    Alors que le pays se prépare à célébrer la Tabaski dans la douleur, une question persiste : jusqu’à quand les civils paieront-ils le prix de cette guerre ? Le Burkina Faso reste debout, mais ses frontières intérieures saignent, et ses habitants attendent désespérément une issue à cette spirale infernale.

  • Comment voir la finale de la ligue des champions en direct sur internet

    Comment voir la finale de la ligue des champions en direct sur internet

    comment voir la finale de la ligue des champions en direct sur internet

    Tags associés : sport football
    4 min.
    La finale de la Ligue des champions oppose Arsenal au PSG. © kovop58, Adobe Stock

    Arsenal face au PSG : toutes les solutions pour profiter de la finale de la Ligue des champions 2026 en streaming ou à la télévision.

    La XXXVᵉ finale de la Ligue des champions, qui se déroulera ce samedi 30 mai à 18 heures en Hongrie, promet un duel captivant entre le Paris Saint-Germain et Arsenal. Le PSG, tenant du titre et favori logique après son parcours impressionnant, notamment lors de la demi-finale face au Bayern Munich, devra composer avec les ambitions des Gunners, champions d’Angleterre en pleine confiance. Motivés par l’envie de remporter leur premier titre européen après leur défaite en 2006 contre le FC Barcelone, les joueurs d’Arsenal se présentent comme des adversaires redoutables.

    Une diffusion accessible à tous

    Pour la seconde année consécutive, cette rencontre majeure sera diffusée en clair sur M6, une chaîne gratuite. Les commentaires seront assurés par Xavier Domergue et Benoît Cheyrou, tandis qu’Ophélie Meunier et Smaïl Bouabdellah animeront l’émission d’avant-match dès 17 heures. Une excellente nouvelle pour les passionnés de football qui n’ont pas accès à Canal+ ou BeIN Sports, diffuseurs habituels de la compétition.

    Pour ceux qui ne pourront pas être devant leur poste samedi à 18 heures, le streaming représente une alternative flexible et performante. La plateforme Molotov TV, réputée pour sa stabilité et sa simplicité, permet de suivre le match sur différents écrans.

    Les atouts majeurs de Molotov TV

    Avec Molotov TV, ne manquez aucune action des stars du PSG ou d’Arsenal, qu’il s’agisse des dribbles de Dembélé ou des accélérations de Kvaratskhelia.

    Une compatibilité parfaite avec tous vos appareils

    Molotov transforme vos écrans en téléviseurs. Le match peut être visionné depuis un smartphone via l’application dédiée, une tablette, un ordinateur (PC, Mac, Linux) ou directement depuis votre navigateur. La solution s’adapte également aux Smart TV, consoles Xbox, Fire TV Stick, Google Nest Hub et même aux casques de réalité virtuelle. Que vous soyez chez vous ou en déplacement, Molotov TV vous accompagne partout en France.

    Une qualité d’image optimale

    Le nouveau lecteur vidéo de Molotov offre une expérience fluide et intuitive. Compatible avec le HD 1080p, il garantit une image nette et stable, sans coupure intempestive, pour une immersion totale.

    Regarder le match même à l’étranger

    Molotov TV permet de suivre la finale de la Ligue des champions depuis plusieurs pays. Si vous résidez habituellement en France et vous trouvez dans un pays de l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein ou en Norvège au moment du match, vous pouvez continuer à utiliser la plateforme grâce à une option payante de portabilité, sans frais supplémentaires.

    Molotov TV : la solution idéale pour suivre les matchs en direct où que vous soyez. © bigbabybonze, Pixabay

    Comment accéder à Molotov TV ?

    Molotov propose une version gratuite ainsi que des formules premium adaptées à tous les besoins.

    Une offre gratuite limitée

    Sans abonnement, vous pouvez accéder à plus de 50 chaînes, aux replays et au bouquet Molotov Channels, avec 3 000 heures de films, séries et documentaires. En revanche, les chaînes de la TNT des groupes TF1 et M6 (TF1, TMC, TFX, LCI, TF1 Séries Films, M6, W9, 6ter, Gulli) ne sont pas incluses dans cette offre. Pour profiter pleinement de la finale de la Ligue des champions en streaming, l’abonnement devient donc indispensable.

    Des abonnements premium flexibles

    L’offre Molotov Extra, à 6,99 € par mois (premier mois à 0,99 €), permet d’accéder à la TNT complète, dont M6, et à des chaînes thématiques en haute définition. Elle inclut également la portabilité en Europe, le retour en arrière, la reprise au début, la pause et le retour au direct. Vous pouvez aussi enregistrer le match dans votre espace personnel sécurisé sur le cloud.

    Pour un choix encore plus large, l’abonnement Molotov Extend, proposé à 10,99 € par mois (premier mois à 0,99 €), inclut plus de 150 chaînes, dont les quatre chaînes d’Universal+ (13ᵉ Rue, SyFy, E!, DreamWorks). Aucune durée d’engagement n’est requise : vous pouvez modifier ou résilier votre abonnement à tout moment.

    Quel que soit votre choix, Molotov TV vous garantit une expérience fluide et sans interruption pour ne rien manquer de cette finale de la Ligue des champions.

  • Crise politique au Sénégal : l’affrontement Faye-Sonko met le pays sous tension

    Crise politique au Sénégal : l’affrontement Faye-Sonko met le pays sous tension

Leur union, autrefois présentée comme indestructible, s’est forgée dans les bancs de l’École nationale d’administration (ENA), où les deux hommes ont lié des liens forts. Tous deux inspecteurs des impôts, ils ont cofondé en 2014 le PASTEF, parti emblématique de la contestation contre l’ancien régime. Leur parcours, marqué par l’emprisonnement politique en 2023, a scellé une complicité visible lors de la campagne victorieuse de 2024. Faye, initialement peu connu, a bénéficié du soutien sans faille de Sonko, dont la popularité auprès de la jeunesse sénégalaise est incontestable.

Leur slogan de campagne, « Diomaye mooy Sonko, Sonko mooy Diomaye » (« Diomaye c’est Sonko, Sonko c’est Diomaye »), illustrait cette solidarité apparente. Pourtant, dès leur accession au pouvoir, des fissures sont apparues. Sonko, perçu comme le véritable stratège de la victoire, incarnait une légitimité que Faye, élu président, devait en partie à son mentor.

L’histoire politique du Sénégal regorge d’exemples similaires : des duos initialement soudés, déchirés par le pouvoir. Le tandem Senghor-Dia, pionniers de l’indépendance, a vu leur relation se briser en 1962, aboutissant à l’emprisonnement de Dia. Plus tard, Wade et Seck, porte-drapeaux du sopi (changement), ont vu leur alliance voler en éclats, Seck étant incarcéré en 2005 avant d’être innocenté.

Contrairement à leurs prédécesseurs, Faye et Sonko partaient d’une base différente : le capital politique de Sonko surpassait largement celui de Faye. Pourtant, la dynamique du pouvoir a rapidement révélé des divergences profondes, notamment sur la gestion économique et la réforme de la justice.

Les tensions se sont cristallisées autour de plusieurs enjeux : le rythme des réformes, la gestion des figures de l’ancien régime, et surtout, la stratégie économique. Sonko, souhaitant une rupture nette avec les institutions financières internationales, s’est heurté à Faye, plus enclin à composer avec les contraintes existantes. Le rassemblement du 8 novembre 2025, organisé par Sonko sous le nom de « Tera Meeting », a été interprété comme une démonstration de force, rappelant à Faye le poids politique de son ancien allié.

En réponse, Faye a renforcé son ancrage en s’appuyant sur Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, un choix symbolique pour marquer son autonomie. Sonko, de son côté, a repris les rênes du parti majoritaire, contrôlant désormais 130 des 165 sièges à l’Assemblée nationale.

Sonko, désormais en position de force, pourrait chercher à fragiliser Faye, tandis que ce dernier tente de consolider son pouvoir. Cette rivalité risque d’occulter les défis réels du pays : l’emploi des jeunes, la santé publique et le pouvoir d’achat. Deux ans après l’alternance, les promesses de campagne peinent à se concrétiser, alimentant un mécontentement croissant dans la population.

Le limogeage de Sonko marque-t-il le début d’une nouvelle ère pour le Sénégal, ou simplement l’amorce d’un cycle politique déjà bien rodé ? La réponse dépendra de la capacité des deux hommes à transcender leurs divergences au service d’un pays en quête de stabilité.

  • Au Burkina Faso, l’imam Kindo interpellé après avoir critiqué la junte d’Ibrahim Traoré

    Au Burkina Faso, l’imam Kindo interpellé après avoir critiqué la junte d’Ibrahim Traoré

    L’imam burkinabè Mohamad Ishaq Kindo.

    Publié aujourd’hui à 10h36 Lecture : 2 minutes.

  • Interpellation d’un imam influent au Burkina Faso après des critiques contre le pouvoir

    Interpellation d’un imam influent au Burkina Faso après des critiques contre le pouvoir

    Interpellation d’un imam influent au Burkina Faso après des critiques contre le régime

    L’imam sunnite Mohamad Ishaq Kindo, figure religieuse respectée au Burkina Faso, a été arrêté mardi à Ouagadougou par des forces de sécurité. Cette interpellation intervient quelques jours après ses critiques virulentes contre un projet de loi encadrant les libertés religieuses dans le pays. Son arrestation a immédiatement suscité des réactions vives et provoqué des rassemblements dans la capitale burkinabè.

    Interpellation de l'imam Mohamad Ishaq Kindo au Burkina Faso

    Une arrestation tendue en pleine période de fêtes religieuses

    Selon des proches de l’imam et la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso, l’interpellation a été menée mardi après-midi par des policiers et des militaires encagoulés. L’opération, survenue à la veille de l’Aïd al-Fitr, a dégénéré en affrontements avec des fidèles présents sur place. Plusieurs blessés ont été recensés lors de cette intervention, dont le bilan reste flou. La destination de l’imam après son arrestation reste également inconnue, alimentant les inquiétudes parmi ses partisans.

    Des critiques envers un texte sur les libertés religieuses

    Deux jours avant son interpellation, un enregistrement audio de l’imam Mohamad Ishaq Kindo s’était largement répandu sur les réseaux sociaux. Dans ce message, il dénonçait un projet de loi adopté en mars dernier, qui selon lui, risquait d’entraver la pratique religieuse dans l’espace public. Le religieux mettait en garde les autorités contre toute velléité d’interdire les prières collectives et appelait à une réflexion approfondie avant toute décision pouvant restreindre les libertés fondamentales.

    Des manifestations rapidement dispersées par les forces de l’ordre

    Quelques heures après l’arrestation de l’imam, des centaines de fidèles se sont rassemblés à Ouagadougou pour réclamer sa libération. Les forces de sécurité ont dispersé le rassemblement en utilisant des gaz lacrymogènes, sans qu’aucun bilan précis des interpellations ne soit communiqué. La Fédération des associations islamiques du Burkina Faso a appelé les musulmans à garder leur calme et à éviter toute escalade de violence, tout en exigeant des éclaircissements sur les conditions de détention de l’imam.

  • Togo : la Ve République de Faure Gnassingbé, un nouveau costume pour un pouvoir intact

    Togo : la Ve République de Faure Gnassingbé, un nouveau costume pour un pouvoir intact

    Faure Gnassingbé, président du Conseil, le 12 novembre 2025, à Lomé. © Présidence du Conseil du Togo

    Publié aujourd’hui à 10h02 Lecture : 7 minutes.

  • Ousmane Sonko président de l’Assemblée nationale au Sénégal : une transition politique sous haute tension

    Ousmane Sonko président de l’Assemblée nationale au Sénégal : une transition politique sous haute tension

    Ousmane Sonko président de l’Assemblée nationale au Sénégal : une transition politique sous haute tension

    À peine cinq jours après son départ forcé de la primature, Ousmane Sonko a été propulsé à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal. Dans le même temps, le président Bassirou Diomaye Faye a désigné un nouveau Premier ministre. Un changement de cap qui suscite des interrogations et des espoirs parmi les citoyens.

    Ousmane Sonko, nouveau président de l'Assemblée nationale du Sénégal, et Bassirou Diomaye Faye, président de la République, lors de leur transition politique

    Un retour triomphal à l’Assemblée nationale pour Ousmane Sonko

    Sonko, dont le limogeage du poste de Premier ministre a marqué les esprits, retrouve son siège de député avant d’être élu à la présidence de l’Assemblée nationale. Une ascension qui n’a pas manqué de susciter des débats, notamment sur sa légitimité à reprendre son mandat parlementaire. La question juridique divise : son retour a-t-il été conforme aux règles en vigueur ?

    Rappelons qu’il avait mené la liste victorieuse en 2024, mais avait choisi de rester à la primature plutôt que de siéger à l’Assemblée. Son éviction de la tête du gouvernement l’a contraint à réintégrer l’hémicycle, relançant ainsi les discussions sur le respect des procédures parlementaires.

    Amadou Al-Aminou Lo, un profil technique pour relancer l’économie sénégalaise

    Le président Bassirou Diomaye Faye a nommé Amadou Al-Aminou Lo au poste de Premier ministre. Ancien haut fonctionnaire et économiste chevronné, ce dernier occupe déjà une place centrale dans l’administration sénégalaise. Son parcours, marqué par son passage à la Banque centrale, en fait un choix stratégique pour affronter les défis économiques actuels.

    Ce choix tranche avec les attentes d’un profil plus politique. Pourtant, son expertise en matière de marchés financiers et de politiques monétaires pourrait s’avérer décisive dans un contexte économique mondial difficile. Sonko a d’ailleurs souligné leur collaboration passée, mettant en avant sa connaissance approfondie des rouages de l’État.

    Un dialogue politique en question

    Ousmane Sonko a salué la nomination d’Amadou Al-Aminou Lo, tout en regrettant l’absence de consultation du PASTEF. Une omission qu’il justifie par son statut de leader du principal parti politique du pays et de chef de la majorité parlementaire. Son discours laisse entrevoir une volonté de dialogue, bien que le choix du Premier ministre relève avant tout du président de la République.

    Il a insisté sur l’importance de ne pas marginaliser le PASTEF, déclarant avec fermeté : « On ne peut pas faire du PASTEF sans le PASTEF. » Une phrase qui résume l’enjeu de cette transition : concilier les aspirations du parti au pouvoir avec les revendications de la majorité parlementaire. Les prochaines semaines diront si cette ouverture se concrétise, notamment à travers la composition du gouvernement.

    Les priorités selon le PASTEF : économie, transparence et justice

    Sonko a rappelé que les préoccupations des Sénégalais – économie, reddition des comptes et justice – doivent guider l’action publique. Pour lui, le débat ne porte pas tant sur les profils des ministres que sur l’adéquation des politiques avec les engagements pris. Plusieurs ministres issus de son gouvernement précédent pourraient être reconduits, mais leur maintien reste incertain.

    Au-delà des nominations, c’est bien la cohérence entre les promesses électorales du PASTEF et la réalité des politiques menées qui sera scrutée par les citoyens. Une équation complexe dans un pays en quête de stabilité et de croissance.

  • Ousmane sonko : une cohabitation politique sous haute tension au Sénégal

    Ousmane sonko : une cohabitation politique sous haute tension au Sénégal

    Au Sénégal, l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale bouleverse l’équilibre institutionnel. Élu mardi 26 mai 2026, ce rival politique du président Diomaye Faye a pris position avec clarté : il ne souhaite pas « créer une crise institutionnelle », mais entend bien que l’Assemblée nationale ne devienne pas « une chambre d’enregistrement ». Une déclaration qui laisse planer le doute sur l’avenir de la cohabitation entre l’exécutif et le législatif.

    Ousmane Sonko, au centre, arrive pour prononcer un discours suite à son élection à la présidence de l'Assemblée nationale, le mardi 26 mai 2026, à Dakar.

    Une cohabitation politique sous surveillance

    La nomination d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale sénégalaise soulève des questions majeures sur la capacité du président Diomaye Faye à gouverner sereinement. Avec une majorité législative potentiellement hostile, le chef de l’État pourrait se heurter à des blocages institutionnels. Pourtant, l’intéressé a tempéré les craintes en affirmant que « la cohabitation peut être très difficile, mais elle peut également être paisible ». Une déclaration qui, bien que rassurante, ne suffit pas à dissiper les incertitudes politiques.

    Les observateurs s’interrogent : cette cohabitation sera-t-elle un frein à l’action gouvernementale ou une opportunité pour un dialogue constructif entre les pouvoirs ? Mamadou Lamine Sarr, spécialiste des sciences politiques à l’université numérique Cheikh Hamidou Kane de Dakar, décrypte les enjeux de cette transition institutionnelle.

    L’Assemblée nationale : un rôle clé dans l’équilibre des pouvoirs

    L’Assemblée nationale sénégalaise ne se contentera pas d’être un simple organe de validation. Ousmane Sonko a clairement indiqué qu’elle ne serait pas « une chambre d’enregistrement ». Cette posture pourrait conduire à des tensions avec l’exécutif, voire à des appels à une dissolution de l’Assemblée et à des législatives anticipées. Dans ce contexte, la question de la stabilité politique au Sénégal se pose avec acuité.

    Les prochaines semaines seront déterminantes pour comprendre si cette cohabitation sera source de blocages ou, au contraire, un terrain d’entente entre les différentes forces politiques.

  • Blocus au Mali : quand la terreur isole les villages et redéfinit la vie quotidienne

    Blocus au Mali : quand la terreur isole les villages et redéfinit la vie quotidienne

    Les stratégies de blocus imposées par les groupes armés dans le centre du Mali ne datent pas d’hier. Historiquement, ces territoires ont connu des encerclements similaires lors des conflits du XIXe siècle, comme ceux opposant l’État de Ségou ou le Califat de Hamdalahi. Pourtant, avec l’essor de la Katiba Macina, affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), cette pratique a évolué : elle n’est plus seulement une tactique militaire, mais un véritable outil de domination, façonnant les rapports de force et les dynamiques sociales locales.

    Les recherches menées dans les régions de Mopti et de Bandiagara — notamment à Marébougou, Saye, Kori-Maoundé et sur le pont de Parou-Songobia — révèlent une réalité bien plus complexe qu’un simple siège. Ces zones subissent un contrôle systématique des routes, des marchés, des écoles et même des normes religieuses. L’objectif ? Rendre l’existence insupportable pour ceux qui refusent de plier. Le blocus devient ainsi une méthode de gouvernance par la terreur, où la privation des ressources essentielles sert à imposer une soumission forcée.

    Les habitants de ces villages décrivent ces arrangements sous le terme benkan, un mot bambara évoquant un pacte ou un compromis. Pourtant, derrière ce vocable se cache une réalité brutale : des exigences unilatérales imposées sous la menace. Fermeture des écoles, versement obligatoire de la zakat sur les récoltes et le bétail, port imposé du voile pour les femmes, interdiction de la musique et restriction des cérémonies sociales — autant de mesures qui transforment la vie locale en un enfer quotidien. La prétendue négociation n’est qu’une façade pour masquer une relation de domination, où la violence et l’intimidation dictent les règles.

    Marébougou : l’échec d’une résistance éphémère

    À Marébougou, dans le cercle de Djenné, la révolte éclate en 2021. Les villageois rejettent les diktats de la Katiba Macina, refusant notamment la fermeture des écoles et les prélèvements sur les ressources agricoles. Leur détermination s’explique par plusieurs facteurs : la présence régulière des forces de sécurité et l’appui d’un campement de chasseurs traditionnels, les donso. Pendant deux ans, l’engouement pour ces groupes d’autodéfense est palpable, certains y voyant une forme de résistance citoyenne contre les djihadistes. Pourtant, cette dynamique s’effondre en octobre 2021, lorsque les milices locales subissent une défaite cinglante face aux combattants de la Katiba.

    Le blocus qui s’ensuit pendant six mois est total. Les marchés sont inaccessibles, les déplacements sur les axes routiers deviennent mortels, et les champs, autrefois fertiles, sont abandonnés. La pénurie atteint des niveaux extrêmes : le sel, une denrée habituellement abondante, vient à manquer. Après des mois de souffrances, Marébougou finit par accepter un benkan — non par adhésion, mais par nécessité. Ce n’est pas un choix, mais une capitulation forcée pour mettre fin à la famine qui décime la population. En échange, le village doit accepter des modifications profondes de sa vie sociale et religieuse, tout en voyant son économie locale s’effondrer.

    Saye et Kori-Maoundé : des réactions opposées à la terreur

    À Saye, le blocus s’intensifie entre 2023 et 2025, plongeant le village dans un isolement presque total. Les habitants, qui se considèrent comme de « bons musulmans », refusent catégoriquement de se soumettre aux exigences de la Katiba. Leur résistance s’appuie sur les autorités traditionnelles et les jeunes milices locales, les donsow. Pourtant, la pression est insoutenable : les hommes sont confinés dans le village, tandis que les femmes, moins surveillées, tentent désespérément d’aller chercher de la nourriture en brousse. Mais cette liberté relative ne les protège pas de la violence structurelle du siège. Pire, Saye devient un refuge pour des déplacés d’autres villages, aggravant une crise humanitaire déjà explosive. Les besoins en nourriture et en médicaments explosent, tandis que les services publics, déjà fragilisés, sont submergés. Le blocus n’est plus seulement une tactique : c’est une arme de guerre psychologique et économique, conçue pour briser toute velléité de résistance.

    À Kori-Maoundé, la situation est différente. Depuis 2018, ce village est sous l’emprise de Dan Na Ambassagou, un mouvement d’autodéfense radical qui rejette toute négociation avec les groupes djihadistes. Les autorités locales — chefs de village, imams et maires — appliquent une ligne dure, refusant tout dialogue avec la Katiba Macina. Résultat : le blocus se durcit, devenant de plus en plus punitif. Les attaques ciblées, les assassinats et les restrictions de circulation se multiplient. En 2024, l’accès aux champs est presque totalement interdit, et les déplacements sont devenus une entreprise risquée. Pourtant, malgré ces pressions, la population refuse de plier. La mémoire collective joue un rôle clé : Kori-Maoundé est un bastion historique de la résistance, notamment contre le colonialisme français, dont une bataille décisive a eu lieu dans la région en 1892. Pour les habitants, capituler reviendrait à trahir cet héritage de lutte. Mais cette détermination a un prix : les civils fuient vers des villes comme Bandiagara, Sévaré ou Bamako, ou survivent dans des conditions de plus en plus précaires sur place.

    L’école, l’agriculture et l’élevage : les piliers de la vie locale en péril

    Dans ces villages sous blocus, l’école n’est pas qu’un lieu d’apprentissage : c’est un symbole de l’État, un espace de socialisation, et une promesse d’avenir pour les jeunes. Pourtant, la fermeture des écoles est devenue monnaie courante. À Kori-Maoundé comme à Marébougou et Saye, les enseignants ont fui, les classes sont vides, et les élèves dispersés. Ce n’est pas un dommage collatéral : c’est une stratégie délibérée pour affaiblir l’emprise de l’État et imposer un nouvel ordre, où l’administration est remplacée par des règles religieuses ou militaires. Lorsque l’école disparaît, c’est tout un avenir collectif qui s’effrite.

    L’agriculture, pilier de l’économie rurale dans les régions de Ségou et de Mopti, est également en première ligne. Les champs deviennent inaccessibles, les récoltes sont brûlées ou saisies, et les cultivateurs sont pris pour cible. À Marébougou, seuls les terrains proches du village restent exploitables. Partout ailleurs, l’insécurité réduit drastiquement les surfaces cultivables, forçant les ménages à dépendre de ravitaillements extérieurs — qui, eux aussi, sont bloqués par le siège. L’élevage et le commerce de bétail, qui complètent les revenus agricoles, subissent le même sort : les troupeaux sont enlevés, les foires hebdomadaires deviennent dangereuses, et les femmes, souvent impliquées dans le petit commerce ou le maraîchage, voient leurs marges d’autonomie s’amenuiser. Le blocus ne détruit pas seulement des revenus : il anéantit les liens d’échange qui structurent ces territoires.

    La solidarité face à l’oppression

    Pourtant, malgré l’horreur du blocus, une lueur d’espoir subsiste. Dans les trois villages étudiés, les habitants développent des stratégies de survie collective : partage de nourriture, mutualisation de l’eau, entraide médicale, répartition des tâches. À Saye comme à Marébougou, nombreux sont ceux qui soulignent un renforcement des liens communautaires face à l’adversité. Ces solidarités ne suppriment ni la faim ni la peur, mais elles retardent, au moins temporairement, l’effondrement total du tissu social. Elles rappellent une vérité souvent ignorée : les populations ne sont pas de simples victimes passives. Elles jouent un rôle actif dans leur survie, en créant localement des formes de protection face à l’absence de l’État.

    Marébougou, Saye et Kori-Maoundé illustrent une réalité glaçante : le blocus au Mali est devenu une technologie de contrôle territorial. En maîtrisant les routes, les marchés, les écoles et les normes sociales, les groupes armés redéfinissent les conditions de vie quotidienne. Bien qu’ils n’occupent pas systématiquement tous les villages, leur influence s’étend, transformant le quotidien des populations en une lutte permanente pour la survie. Entre reddition forcée, résistance prolongée, refus de négocier ou fuite partielle, les réponses varient d’un village à l’autre. Mais une question reste universelle : comment vivre quand tout ce qui relie un territoire au reste du monde — routes, champs, écoles, marchés — peut être coupé du jour au lendemain ? Dans les régions de Ségou et de Mopti, le blocus ne cause pas seulement des pénuries. Il établit aussi un ordre politique fondé sur la peur.

  • Barrage L1-L2 : Saint-Étienne-Nice, le match le plus terne depuis 2022

    Barrage L1-L2 : Saint-Étienne-Nice, le match le plus terne depuis 2022

    barrage L1-L2 : Saint-Étienne-Nice, le match le plus terne depuis 2022

    L’affrontement entre les Verts et les Aiglons a battu un triste record : aucun tir cadré et seulement 0,41 xG, le pire bilan en quatre saisons.

    Le stade Geoffroy-Guichard n’a pas vibré ce mardi soir. Saint-Étienne et Nice ont offert un spectacle anémique lors du barrage aller de Ligue 1 contre la Ligue 2 (0-0). En deux fois 52 minutes de jeu, aucune équipe n’a réussi à cadrer son tir. Avec un total de 0,41 xG – 0,11 pour l’ASSE et 0,30 pour les Niçois –, ce match s’inscrit comme le plus pauvre de l’histoire récente du football professionnel français depuis 2022.

    Seuls deux autres matchs s’en sont approchés cette saison : Grenoble-Bastia (0,55 xG, 0-0 en septembre) et Toulouse-Strasbourg (0,56 xG, 1-0 en décembre). Le 12 décembre 2023, Metz-Brest (0-1) avait également frôlé ce record avec 0,54 xG, qualifié alors d’«exploit» par les observateurs.

    Pour les Verts, l’absence totale de tentatives dans la surface adverse est un fait rare. Cette situation ne s’était produite qu’à deux reprises en vingt ans : en avril 2017 contre le Paris SG (0-5) et en décembre 2024 face à Marseille (0-2), toujours à domicile. Malgré cette panne offensive, l’ASSE affiche une solidité défensive remarquable, avec 15 clean sheets cette saison, devancée uniquement par les 18 du PSG.