Auteur/autrice : nigeractu

  • Nouveau gouvernement sénégalais : une étape clé dans la cohabitation politique

    Nouveau gouvernement sénégalais : une étape clé dans la cohabitation politique

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’exprime lors d’une cérémonie officielle à Dakar, mettant en lumière les efforts de réconciliation nationale

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye vient de franchir une étape symbolique avec la formation d’un nouveau gouvernement, actant ainsi une cohabitation inédite au sommet de l’État. Cette transition politique, marquée par l’intégration de membres de l’opposition, reflète une volonté de rassemblement après des années de tensions.

    Un gouvernement reflétant l’unité nationale

    Cette équipe ministérielle, dépourvue de représentants du parti Pastef, illustre une stratégie de dialogue et d’ouverture. Les choix opérés par le président Faye visent à apaiser les clivages et à consolider la stabilité politique du pays. Parmi les figures clés, certains ministres issus de l’opposition occupent désormais des postes stratégiques, renforçant ainsi la légitimité des institutions.

    Les défis de la cohabitation politique

    La composition de ce gouvernement soulève plusieurs questions quant à son efficacité future. Les observateurs s’interrogent sur les capacités des nouveaux ministres à travailler en synergie, malgré leurs divergences idéologiques. La réussite de cette cohabitation dépendra largement de la capacité des acteurs à dépasser leurs différences pour servir l’intérêt général.

    Le rôle central de Ousmane Sonko dans cette dynamique

    Bien que le parti Pastef ne soit pas représenté dans cette équipe, la figure d’Ousmane Sonko reste incontournable dans le paysage politique sénégalais. Son influence, tant sur la scène nationale qu’internationale, continuera de façonner les débats et les orientations du pays. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de cette cohabitation sur la gouvernance sénégalaise.

    Cette nouvelle page politique ouvre des perspectives pour le Sénégal, avec l’espoir d’une gouvernance plus inclusive et d’une réconciliation durable entre les forces en présence.

  • Tchad : le chef de la sécurité nationale face aux sénateurs sur la montée des violences

    Tchad : le chef de la sécurité nationale face aux sénateurs sur la montée des violences

    Tchad : le ministre de la Sécurité nationale expose les défis sécuritaires aux sénateurs

    Le général Ali Ahmat Aghabache, ministre tchadien de la Sécurité publique, a détaillé devant les sénateurs les origines des tensions communautaires et les actions engagées pour y mettre fin.

    Tchad : le ministre tchadien de la sécurité publique s'exprime devant les sénateurs sur l'insécurité

    Lors d’une séance de questions orales avec débat, le ministre tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache, a présenté ce jour un bilan détaillé des violences intercommunautaires qui secouent plusieurs régions du pays. Cette rencontre, présidée par le Dr Haroun Kabadi, président du Sénat, a permis d’aborder les tensions persistantes dans des provinces comme le Mayo-Kebbi Ouest, le Salamat ou encore le Hadjar-Lamis.

    Le président du Sénat a rappelé les épisodes violents enregistrés en 2025, notamment un conflit entre éleveurs et agriculteurs à Mandakao (Logone Occidental) en mai, suivi d’un accord en juillet. Ces tensions, souvent liées à l’accès aux ressources naturelles, ont causé la mort de nombreux concitoyens et laissé des familles endeuillées.

    En ouverture de son intervention, le général Aghabache a marqué un moment de silence en hommage aux victimes des violences communautaires, exprimant sa profonde compassion. Il a souligné que les conflits au Tchad ne se limitent pas au Logone Occidental, mais s’étendent à d’autres départements comme le Mayo-Kebbi, le Wadi, le Sila, le Bahr El-Ghazal ou le Ouaddaï.

    Les racines des violences intercommunautaires au Tchad

    Pour expliquer la persistance des actes violents, le ministre a identifié plusieurs facteurs structurels :

    • Conflits liés aux ressources naturelles : Les périodes de pluies exacerbent les tensions entre agriculteurs et éleveurs, notamment dans l’est et le sud du pays. Les dégâts causés par le bétail aux cultures déclenchent souvent des représailles violentes plutôt que des solutions pacifiques.
    • Rareté des terres et de l’eau : La sécheresse dans le nord pousse les éleveurs vers le sud, tandis que l’expansion des cultures agricoles réduit les espaces pastoraux. Cette pression accrue sur les ressources alimente les conflits entre communautés.
    • Absence de cadre juridique clair : L’absence de délimitations précises des couloirs de transhumance et des droits fonciers crée un vide juridique propice aux litiges.
    • Croissance démographique : L’augmentation de la population intensifie la demande en terres, en eau et en pâturages, fragilisant les écosystèmes et exacerbant les tensions.
    • Instrumentalisation politique des divisions ethniques : Certains acteurs exploitent les clivages tribaux pour renforcer leur influence, aggravant les rivalités locales.
    • Complexité ethnique du Tchad : Avec plus de 200 groupes ethniques, la prédominance des appartenances tribales affaiblit le sentiment national et favorise les conflits.
    • Influence des crises régionales : La circulation illégale d’armes depuis les pays voisins alimente les violences traditionnelles et en augmente la létalité.
    • Conflits fonciers historiques : Les litiges liés aux frontières communautaires et aux droits de propriété ont causé en 2025 près de 318 morts et 315 blessés.

    Les actions mises en œuvre pour rétablir la sécurité

    Face à ces défis, le ministre a rassuré sur la globalité de la sécurité au Tchad, tout en reconnaissant l’existence de poches d’insécurité. Il a insisté sur le fait que la seule présence des forces de défense ne suffit pas à résoudre ces tensions, qui nécessitent des solutions politiques et sociales durables.

    Parmi les mesures déployées, il a cité :

    • La création de nouveaux commissariats et compagnies dans des zones sensibles comme Abéché (Ouaddaï), réduisant significativement l’insécurité.
    • Des opérations ciblées entre 2024 et 2025 ayant permis la saisie de plus de 4 000 armes illégales et l’arrestation de plus de 1 300 individus.
    • La lutte contre les enlèvements, notamment dans le Mayo-Kebbi Ouest, et les activités de groupes comme Boko Haram dans le Lac.

    Les sénateurs ont salué les efforts du gouvernement, tout en soulignant l’urgence d’agir davantage contre la prolifération des armes et l’immigration irrégulière, pointée comme une source d’instabilité.

    Le général Aghabache a conclu en appelant les autorités locales, les chefs traditionnels et les élus à promouvoir activement la cohésion sociale et le vivre-ensemble pour prévenir les conflits intercommunautaires.

  • Mercato : Arsenal en duel avec le PSG pour un prodige à 97 millions d’euros

    Mercato : Arsenal en duel avec le PSG pour un prodige à 97 millions d’euros

    Le week-end dernier, le Paris Saint-Germain a remporté une victoire décisive face à Arsenal en finale de la Ligue des champions (1-1, 4 tab à 3). Pourtant, l’affrontement entre les deux clubs ne s’arrête pas là : c’est désormais sur le marché des transferts que la bataille s’annonce féroce. Les deux formations parisiennes et londoniennes convoitent en effet le même talent, le milieu portugais Mateus Fernandes.

    Avec la fin de la saison européenne, les dirigeants du club parisien doivent désormais se concentrer sur le recrutement estival. Luis Campos, responsable du secteur sportif, est déjà à pied d’œuvre pour renforcer l’effectif. Plusieurs pistes sont envisagées, dont celle d’un joueur en particulier : le jeune prodige de 21 ans évoluant actuellement à West Ham.

    Une course au recrutement pour Mateus Fernandes

    Selon les dernières informations, le milieu portugais suscite l’intérêt de plusieurs grands clubs européens. Outre le PSG et Arsenal, Manchester United figurerait également parmi les prétendants. Le départ de Fernandes de West Ham semble inévitable, le club londonien ayant été relégué en Championship à l’issue de la saison écoulée.

    Le milieu de terrain, qui a rejoint les Hammers l’été précédent en provenance de Southampton, pourrait donc quitter la Premier League pour un montant colossal. West Ham, en quête de recettes financières après sa descente, exigerait un montant équivalent au double de son prix d’achat initial, soit environ 97 millions d’euros.

    Un pari risqué pour les clubs intéressés

    Le montant demandé pour Mateus Fernandes représente un investissement majeur. Les clubs concernés devront évaluer si le talent du jeune Portugais justifie une telle dépense. Le PSG, déjà engagé dans une politique de recrutement ambitieuse, pourrait être tenté de faire une offre. Reste à savoir si Arsenal ou un autre prétendant sera prêt à aligner une telle somme pour s’assurer ses services.

  • Bénin : une gestion exemplaire de la dette publique face aux défis africains

    Bénin : une gestion exemplaire de la dette publique face aux défis africains

    L’Afrique fait face à une situation financière sans précédent : en 2024, près d’un cinquième de ses recettes publiques est englouti par le remboursement de sa dette, un niveau trois fois supérieur à celui de 2010. Cette pression inédite, qui dépasse désormais les dépenses consacrées à l’éducation, place les États du continent devant un défi de taille : concilier développement et soutenabilité budgétaire.

    Dans ce contexte complexe, le Bénin se distingue par une approche radicalement différente. Plutôt que de subir passivement les contraintes des marchés financiers, Cotonou a érigé la gestion de sa dette en véritable stratégie souveraine, transformant ainsi un exercice souvent subi en levier de résilience économique. Cette vision audacieuse, saluée par les observateurs spécialisés, repose sur une combinaison de rigueur budgétaire, d’innovation financière et de transparence.

    Une gestion de la dette repensée : l’exemple béninois

    Sous l’impulsion du ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, le Bénin a fait de la Caisse autonome d’amortissement (CAA) bien plus qu’un simple service administratif. Ce centre d’expertise est devenu un pôle décisionnel stratégique, où chaque décision d’emprunt ou de remboursement est analysée à l’aune de critères financiers sophistiqués : coût moyen pondéré, maturité des dettes, devises d’émission et opportunités de marché. L’objectif ? Optimiser chaque opération pour réduire le fardeau de la dette tout en sécurisant les finances publiques.

    Cette méthodologie a permis des avancées remarquables. Le Bénin a notamment lancé la première obligation souveraine en euros d’un pays africain noté en catégorie spéculative, avec une échéance de 14 ans. D’autres innovations ont vu le jour : rachats anticipés de dettes coûteuses, utilisation de swaps pour étaler les paiements, ou encore recours à des instruments verts et sociaux. Chaque initiative est conçue pour allonger la durée de la dette et en diminuer le coût global, deux indicateurs clés pour la stabilité financière.

    Crédibilité et transparence : les piliers de la résilience béninoise

    La réussite du modèle béninois ne repose pas uniquement sur des montages financiers astucieux. Elle s’appuie aussi sur un cadre budgétaire rigoureux, régulièrement salué par les institutions internationales. Le pays maintient un déficit maîtrisé, respecte des règles d’engagement strictes et communique de manière proactive avec les investisseurs. Cette transparence se traduit par une prime de risque réduite, un accès facilité aux marchés financiers et des conditions d’emprunt plus avantageuses que dans de nombreux autres pays africains.

    Pourtant, le Bénin n’est pas à l’abri des aléas économiques mondiaux. Les politiques monétaires restrictives des grandes puissances, la volatilité des devises ou les chocs externes peuvent peser sur le coût des nouvelles émissions. Malgré ces défis, Cotonou a prouvé qu’une gouvernance rigoureuse permet d’amortir ces chocs, évitant ainsi les pièges d’un endettement procyclique ou opportuniste, comme c’est le cas chez certains voisins.

    Trois leçons à tirer pour les autres pays africains

    L’expérience béninoise offre des enseignements précieux pour l’ensemble du continent. Premièrement, la gestion de la dette doit être traitée comme une fonction stratégique, et non comme une simple tâche administrative. Cela implique la création d’une cellule dédiée, dotée de compétences techniques pointues et d’une vision pluriannuelle, avec un tableau de bord des risques en temps réel.

    Deuxièmement, la diversification des sources de financement est un impératif. En combinant emprunts régionaux (via l’UEMOA), eurobonds, financements concessionnels et instruments thématiques, le Bénin a su répartir les risques et saisir les opportunités selon les cycles économiques. Cette approche exige cependant des ressources humaines et techniques rares sur le continent.

    Troisièmement, la gestion vertueuse de la dette nécessite un alignement politique fort entre la présidence, le ministère des Finances et la banque centrale. L’enjeu dépasse le cadre technique : il s’agit d’un choix de souveraineté. Dans un contexte où le service de la dette rivalise désormais avec les dépenses sociales, la professionnalisation de cette fonction devient un impératif absolu.

  • Romuald Wadagni lance une tournée diplomatique au Niger et au Burkina Faso

    Romuald Wadagni lance une tournée diplomatique au Niger et au Burkina Faso

    À peine installé à la présidence de la République du Bénin, Romuald Wadagni entame ce mardi 2 juin une tournée diplomatique d’envergure en se rendant simultanément à Niamey et à Ouagadougou. Cette première étape d’une série de déplacements en Afrique de l’Ouest marque une volonté claire de réchauffer les relations avec deux partenaires sahéliens clés, dans un contexte régional particulièrement tendu.

    Un geste fort pour apaiser les tensions régionales

    Cette visite intervient moins d’une semaine après l’investiture du nouveau chef de l’État béninois, élu pour succéder à Patrice Talon. Son objectif ? Relancer le dialogue avec les autorités nigériennes et burkinabè, alors que les relations entre le Bénin et ces deux pays se sont fortement dégradées ces derniers mois. Depuis les changements politiques survenus à Niamey en juillet 2023 et à Ouagadougou, les échanges diplomatiques étaient au point mort, aggravés par la fermeture de la frontière nigéro-béninoise et des tensions persistantes en matière de sécurité.

    Romuald Wadagni, ancien ministre des Finances connu pour son approche pragmatique, mise sur une diplomatie de terrain plutôt que sur des déclarations officielles. En se rendant dès le début de son mandat dans ces deux capitales sahéliennes, il envoie un signal fort : celui d’une volonté de tourner la page des conflits et de rétablir une coopération constructive.

    Un corridor économique à réactiver d’urgence

    Les enjeux économiques sont au cœur des discussions prévues avec les dirigeants nigériens et burkinabè. Le port de Cotonou, poumon logistique du Niger enclavé, a subi de plein fouet les conséquences des tensions bilatérales. Depuis la suspension des échanges consécutive aux sanctions de la Cédéao puis au retrait du Niger et du Burkina Faso de l’organisation régionale, le trafic portuaire béninois vers le Sahel a fortement diminué, au profit des ports de Lomé et Tema.

    Pour le Bénin, rétablir la fluidité des échanges avec Niamey et Ouagadougou est une priorité. Les recettes douanières et portuaires jouent un rôle clé dans les finances publiques, et leur baisse a un impact direct sur l’économie nationale. Les discussions devraient porter sur la réouverture des frontières, la levée des taxes additionnelles et la sécurisation des axes routiers reliant les trois pays. La menace des groupes armés actifs dans la zone frontalière, comme ceux opérant dans le parc W, sera également un sujet central.

    Naviguer entre Cédéao et Alliance des États du Sahel

    Le défi pour Romuald Wadagni est de taille : concilier la réconciliation avec les juntes nigérienne et burkinabè tout en maintenant les engagements du Bénin au sein de la Cédéao. Le pays reste membre de l’organisation régionale, mais Niamey et Ouagadougou ont créé en 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), une structure qui incarne leur rupture avec l’organisation d’Abuja. Le président béninois doit donc trouver un équilibre pour ne pas donner l’impression de soutenir les transitions militaires ni de s’aligner systématiquement sur les positions de la Cédéao.

    Cette tournée diplomatique revêt aussi une dimension symbolique majeure. En choisissant Niamey et Ouagadougou comme premières destinations hors de la zone côtière ouest-africaine, Romuald Wadagni montre l’importance qu’il accorde à ces partenariats. Les deux pays partagent avec le Bénin non seulement des frontières, mais aussi des défis sécuritaires communs, notamment face à la menace jihadiste qui pèse sur le nord du territoire béninois. Une coopération renforcée avec les forces sahéliennes est indispensable pour endiguer cette insécurité grandissante.

    L’accueil réservé par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré à cette initiative sera déterminant. Les deux dirigeants ont jusqu’ici privilégié des partenariats avec d’autres acteurs internationaux et adopté une posture distante vis-à-vis des institutions ouest-africaines traditionnelles. Romuald Wadagni mise sur une approche originale, distincte des pressions exercées par la Cédéao, pour démontrer que le Bénin peut jouer un rôle clé dans la stabilisation de la région.

  • Burkina Faso : pourquoi l’arrestation de l’imam Kindo met Ibrahim Traoré sous pression

    Burkina Faso : pourquoi l’arrestation de l’imam Kindo met Ibrahim Traoré sous pression

    L’imam Kindo a été interpellé à Ouagadougou le 26 mai, à la veille de la fête de l’Aïd.

    Publié aujourd’hui à 06h50 Lecture : 7 minutes.

    Ibrahim Traoré
  • Burkina Faso : pourquoi l’arrestation de l’imam Kindo met Ibrahim Traoré sous pression

    Burkina Faso : pourquoi l’arrestation de l’imam Kindo met Ibrahim Traoré sous pression

    L’imam Kindo a été interpellé à Ouagadougou le 26 mai, à la veille de la fête de l’Aïd.

    Publié aujourd’hui à 06h50 Lecture : 7 minutes.

    Ibrahim Traoré
  • Etienne fabaka sissoko : pourquoi dialoguer avec les groupes armés n’est pas une alliance

    Etienne fabaka sissoko : pourquoi dialoguer avec les groupes armés n’est pas une alliance

    Etienne Fabaka Sissoko : Pourquoi dialoguer avec les groupes armés n’est pas une alliance

    La question d’un dialogue avec le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM) divise le Mali. Entre la recherche d’une paix durable et la préservation de l’unité nationale, les positions se cristallisent. Dans cet entretien exclusif, Etienne Fabaka Sissoko, porte-parole de la Coalition des Forces pour la République (CFR), expose sa vision d’une transition politique, ses lignes rouges et réaffirme une conviction centrale : « dialoguer n’est pas s’allier ».

    Une stratégie militaire insuffisante face à la crise malienne

    La situation sécuritaire au Mali, notamment à Bamako, reste tendue. Les approvisionnements fragilisés et la hausse des prix aggravent le quotidien des populations. Le blocus imposé dans certaines zones ne fait qu’ajouter à la souffrance civile, sans apporter de solution durable. Etienne Fabaka Sissoko dénonce cette approche : « qualifier le blocus de “stratégie efficace” reviendrait à valider une méthode qui affame et prive les Maliens de leurs droits les plus fondamentaux. »

    Pour lui, la réponse ne peut être uniquement militaire. Il insiste sur la nécessité d’une solution politique capable de protéger les civils, de sécuriser les axes logistiques et de poser les bases d’une paix véritable. La CFR rejette toute stratégie qui frappe indifféremment les populations, rappelant que la souveraineté malienne passe aussi par la maîtrise de ses propres ressources.

    La CFR, une réponse à l’attente de paix des Maliens

    Créée en décembre 2025, la Coalition des Forces pour la République (CFR) se positionne comme une plateforme alternative, à mi-chemin entre les pouvoirs militaires en place et les groupes armés. Etienne Fabaka Sissoko souligne : « Les Maliens aspirent à la paix et à une voix politique structurée, responsable et indépendante. »

    La CFR n’entend pas fonctionner comme un parti classique, mais comme un mouvement de sauvegarde nationale. Son objectif ? Offrir une issue entre la prolongation d’un pouvoir militaire contesté et l’enlisement du pays dans un conflit sans fin. L’accueil réservé par la population malienne à cette initiative reflète une demande croissante de changement.

    Dialoguer sans s’allier : la position claire de la CFR

    Certains évoquent un lien entre la CFR et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Etienne Fabaka Sissoko balaye ces suppositions : « La CFR n’est pas la branche politique du FLA, et celui-ci n’est pas un bras armé de notre mouvement. »

    Le dialogue reste au cœur de la stratégie de la CFR, mais il ne signifie ni alliance ni coordination d’actions. La coalition défend une approche strictement politique et républicaine. Ses principes sont les suivants :

    • Refus de toute partition du territoire malien ;
    • Traitement politique des questions territoriales et de gouvernance ;
    • Dialogue encadré dans un cadre transparent et constitutionnel.

    Pour la CFR, la méthode est le dialogue, pas la guerre.

    Transition civile et restauration de l’État : les priorités de la CFR

    Face à l’offensive du JNIM en avril 2026, la CFR a-t-elle envisagé un scénario de transition ? Etienne Fabaka Sissoko confirme : « Un mouvement responsable se prépare toujours aux crises. »

    La coalition ne base pas sa stratégie sur la chute violente de l’État, ni sur la victoire militaire d’un groupe armé. Elle propose une transition civile de sauvegarde nationale, avec pour mission :

    • Rétablir les libertés publiques ;
    • Protéger les populations et sécuriser les axes économiques ;
    • Ouvrir un dialogue national ;
    • Élaborer une nouvelle Constitution ;
    • Organiser des élections, mais celles-ci doivent être l’aboutissement d’un processus, non son point de départ.

    Selon lui, « sans sécurité minimale ni consensus national, les mêmes causes produiront les mêmes effets. »

    Quant au rôle de l’imam Mahmoud Dicko, il ne s’agit pas de le présenter comme un futur dirigeant. Son influence pourrait plutôt s’exercer comme une autorité morale, facilitant le dialogue et la réconciliation entre les différentes composantes de la société malienne. Les responsabilités exécutives doivent revenir à des institutions civiles légitimes, issues du suffrage universel.

    Dialogue avec le JNIM : des lignes rouges inflexibles

    La CFR défend l’idée d’un dialogue avec le JNIM, mais à quelles conditions ? Etienne Fabaka Sissoko précise : « Notre approche n’est ni une reddition ni une récompense. C’est un outil pour mettre fin à la guerre et protéger les civils. »

    Les lignes rouges sont non négociables :

    • Maintien de l’unité du Mali ;
    • Respect de l’État républicain ;
    • Protection des libertés fondamentales ;
    • Rupture avec les agendas transnationaux ;
    • Arrêt des attaques contre les civils ;
    • Fin de l’impunité pour les crimes graves.

    Concernant Iyad Ag Ghali, la CFR ne fonde pas sa stratégie sur des intentions supposées. « Seuls les actes comptent. » Si des membres du JNIM souhaitent s’inscrire dans un processus de paix malien, ils devront prouver leur engagement par des actions concrètes : arrêt des hostilités, protection des civils, accès humanitaire, rupture avec Al-Qaïda et acceptation de l’unité nationale.

    La CFR rappelle que le problème dépasse le cadre malien, comme en témoignent les attaques dans les pays voisins. Toute négociation doit donc démontrer une rupture claire avec les agendas transnationaux, et non se contenter d’affirmations.

    Décentralisation et gouvernance locale : sortir des caricatures

    La question de la décentralisation et du fédéralisme est souvent réduite à un débat sur l’application de la charia. Etienne Fabaka Sissoko dénonce cette vision réductrice : « Le vrai problème n’est pas la charia, mais l’effondrement de l’État de proximité. »

    Dans de nombreuses zones, l’administration est absente, la justice inaccessible et les services publics défaillants. Les populations se tournent alors vers les autorités locales : chefs coutumiers, notables, religieux ou médiateurs. La CFR ne propose pas la charia, mais une République malienne capable d’intégrer certaines formes de médiation locale dans un cadre constitutionnel strict.

    Ses principes sont clairs :

    • Respect de la Constitution ;
    • Égalité des citoyens ;
    • Protection des femmes et des enfants ;
    • Droit de recours devant la justice nationale.

    Le débat sur la décentralisation doit porter sur la gouvernance et l’efficacité de l’État, non sur des stéréotypes.

    Un Mali unitaire, mais régionalisé : la vision de la CFR

    La CFR défend un Mali unitaire, souverain et indivisible, mais elle plaide pour une régionalisation accrue. Les collectivités locales doivent disposer de plus de responsabilités et de ressources, tandis que l’État conserve ses fonctions régaliennes.

    Dans un pays aussi vaste que le Mali, concentrer tout à Bamako est inefficace. L’État doit garantir l’unité nationale, mais les territoires doivent avoir les moyens de gérer la proximité. Cette approche vise à rétablir un État utile, proche des citoyens.

    Programme de transition : réouverture des écoles et restauration de l’État

    La CFR dispose d’un programme de transition structuré. Ses priorités sont :

    • Réouverture des écoles ;
    • Renforcement de la justice ;
    • Protection des populations ;
    • Relance économique.

    Elle défend l’indépendance de la magistrature, le soutien aux enseignants, l’amélioration des forces de sécurité et la sécurisation des corridors économiques. La crise est aussi humanitaire : restaurer l’accès à l’éducation, à la justice, à la sécurité, à l’énergie et à l’alimentation constitue la première étape de toute reconstruction nationale.

    L’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS) : une convergence civique, pas une structure militaire

    L’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS) est née peu après la CFR. Il ne s’agit pas d’une structure militaire, ni d’un commandement politique unique, mais d’une convergence civique et démocratique entre citoyens maliens, burkinabè et nigériens.

    Son objectif ? Coordonner des actions de plaidoyer, de défense des libertés publiques et de solidarité entre démocrates sahéliens confrontés à la fermeture des espaces politiques. La CFR reste une initiative malienne, répondant à la crise malienne. L’ADS vise à renforcer la voix des démocrates dans la région.

    Etienne Fabaka Sissoko conclut : « La CFR ne propose ni vengeance, ni partition, ni théocratie. Elle défend une sortie de guerre fondée sur une transition civile, un dialogue national encadré, une refondation territoriale et le retour du choix populaire. Le Mali ne sera pas sauvé par un homme fort, mais par un pacte national fort. »

  • Gouvernement du Sénégal : le pastef exclut toute participation malgré des alliés présents

    Gouvernement du Sénégal : le pastef exclut toute participation malgré des alliés présents

    Le président Faye forme un gouvernement du Sénégal marqué par une exclusion controversée

    Malgré l’annonce d’un boycott par le leader du Pastef, certains membres de ce parti politique ont été intégrés dans la nouvelle administration sénégalaise, dévoilée cette semaine. Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le chef de l’État et Ousmane Sonko, figure centrale du parti majoritaire.

    Illustration du gouvernement du Sénégal sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye

    Une équipe ministérielle entre continuité et rupture

    Le nouveau gouvernement du Sénégal, dirigé par Bassirou Diomaye Faye, compte 30 ministres. Plusieurs portefeuilles clés sont confiés à des personnalités reconduites, comme Cheikh Diba aux Finances ou Moustapha Mamba Guirassy à l’Éducation. Pourtant, l’absence de plusieurs cadres historiques du Pastef, dont Ousmane Sonko lui-même, souligne une fracture au sein de la majorité présidentielle.

    Parmi les nouvelles figures du gouvernement, on note la présence de Moussa Bala Fofana à l’Urbanisme et Yankhoba Diémé aux Forces armées. Ces choix reflètent une volonté de diversification des profils, même si le parti au pouvoir reste divisé sur la stratégie à adopter.

    Boycott du Pastef : les raisons d’un désaccord politique

    Ousmane Sonko a officiellement annoncé que son parti, le Pastef, ne participerait pas au gouvernement. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, il explique que des divergences majeures persistent avec le président Faye, notamment sur le rôle de la majorité parlementaire dans l’exécutif.

    « Des convergences existent, mais les désaccords l’emportent, surtout concernant la place du parti dans les institutions », peut-on lire dans le texte. Après une réunion avec les instances du Pastef, de nouvelles propositions ont été soumises au président, sans succès. « Le parti ne sera représenté par aucun ministre », conclut le communiqué.

    Contexte politique : une alliance brisée

    Cette crise intervient après des mois de tensions entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, tous deux issus du Pastef. Leur alliance avait permis la victoire à la présidentielle de mars 2024 sous le slogan « Sonko mooy Diomaye » (« Sonko c’est Diomaye »). Pourtant, les désaccords se sont multipliés, culminant avec le limogeage de Sonko fin mai, qui occupe désormais la présidence de l’Assemblée nationale.

    Les critiques envers le président Faye se sont intensifiées en juillet 2025, lorsque Sonko, alors Premier ministre, avait dénoncé un « problème d’autorité ». Début mai, Faye lui-même avait pointé du doigt la « personnalisation excessive » de Sonko au sein du parti. Ces tensions ont conduit à une rupture irréversible, malgré les efforts de médiation.

    Perspectives : un gouvernement sous le signe de l’incertitude

    Dans son allocution lors de la présentation du gouvernement, Bassirou Diomaye Faye a rappelé l’importance de placer la patrie au-dessus des considérations partisanes. Pourtant, l’absence du Pastef au sein de l’administration laisse planer des doutes sur la stabilité politique du pays, déjà fragilisé par une crise financière.

    Cette situation pourrait affaiblir la majorité présidentielle et compliquer la mise en œuvre des réformes promises. Le gouvernement devra désormais composer avec une opposition renforcée et des défis économiques majeurs.

  • Psg recrutement : batrakov bientôt joueur parisien pour 25 m€ ?

    Psg recrutement : batrakov bientôt joueur parisien pour 25 m€ ?

    psg recrutement : un transfert majeur en route pour 25 millions d’euros

    Avec la Ligue des champions remportée de haute main, le PSG affiche une ambition intacte pour la saison à venir. Le club parisien, qui mise sur un recrutement ciblé pour renforcer son effectif sans tout bouleverser, pourrait officialiser dès cet été un premier coup de maître. Selon les dernières informations, le milieu offensif russe Aleksey Batrakov, évoluant actuellement au Lokomotiv Moscou, serait sur le point de rejoindre la capitale française pour un montant avoisinant les 25 millions d’euros.

    Luis Campos et un représentant du PSG en discussion

    Cette recrue s’inscrit dans la stratégie du club de miser sur des profils jeunes et prometteurs, tout en conservant une base solide. Les discussions entre les deux clubs, engagées depuis plusieurs semaines, semblent désormais sur le point d’aboutir. Les observateurs les plus optimistes évoquent même un taux de réussite proche de 95 %.

    un transfert presque conclu : les détails du dossier Batrakov

    Dmitry Cheltsov, agent spécialiste du football russe, a livré des précisions sur l’avancée des négociations. « Batrakov est quasi certain de rejoindre le PSG. Les dirigeants des deux clubs ont déjà mené une dizaine d’entretiens téléphoniques. Cette semaine – qui s’achève aujourd’hui –, Luis Campos se rendra à Moscou pour finaliser les derniers détails. Pour que ce transfert échoue, il faudrait un imprévu de taille. Le montant du transfert est fixé à 25 millions d’euros, et son salaire annuel devrait tourner autour de 5 à 6 millions d’euros. Tout porte à croire que l’accord sera signé d’ici deux semaines », a-t-il déclaré lors d’une émission sportive.

    Aleksey Batrakov : un profil taillé pour le PSG ?

    Andrey Nagibin, ancien entraîneur des jeunes du Lokomotiv Moscou, a lui aussi confirmé l’intérêt du club parisien. « À ma connaissance, des discussions sont bien en cours. Batrakov a le niveau pour évoluer à haut niveau. Cependant, beaucoup de paramètres doivent être réunis pour qu’il devienne titulaire. Le championnat français est plus relevé que celui de Russie (…) Je pense à des exemples comme Safonov : parti comme gardien remplaçant, il a su saisir sa chance et s’imposer. J’ai discuté récemment avec Alexey, qui est motivé à l’idée de tenter l’aventure au PSG. Je lui ai souhaité bonne chance et j’espère que tout se passera pour le mieux », a-t-il confié dans une interview exclusive.

  • Nouveau gouvernement sénégalais : des proches de ousmane sonko nommés malgré le retrait du pastef

    Nouveau gouvernement sénégalais : des proches de ousmane sonko nommés malgré le retrait du pastef

    Nouveau gouvernement sénégalais : des proches d’Ousmane Sonko intégrés malgré la position du PASTEF

    Composition du nouveau gouvernement sénégalais

    Le parti PASTEF-Les Patriotes, fondé par Ousmane Sonko, a choisi de ne pas participer au gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al-Aminou Lo. Malgré cette décision, plusieurs ministres issus de l’entourage proche du leader politique font leur apparition dans la composition du cabinet.

    Le PASTEF-Les Patriotes a officiellement communiqué son refus de s’associer au nouveau gouvernement formé par Bassirou Diomaye Faye. Dans sa déclaration, le parti évoque des divergences majeures concernant l’organisation de l’exécutif et précise qu’aucun de ses représentants ne figurera dans ce cabinet. Pourtant, une analyse des profils nommés révèle une présence significative de figures liées, directement ou indirectement, à la mouvance portée par Ousmane Sonko.

    Des ministres aux profils liés à PASTEF dans l’exécutif

    Plusieurs personnalités intégrées au gouvernement sont régulièrement présentées comme des alliés politiques ou des soutiens proches du leader du PASTEF. Parmi elles, on retrouve Yankhoba Diémé, nommé à la tête du ministère des Forces armées, Cheikh Tidiane Dièye, responsable de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Ibrahim Sy, en charge de la Santé et de l’Hygiène publique, Marie Angélique Mame Selbe Diouf, à la Famille et aux Solidarités, ainsi que Déthié Fall, chargé des Infrastructures.

    Ces choix soulèvent des interrogations sur la cohérence politique entre les déclarations du PASTEF et la réalité de la composition gouvernementale. Certains observateurs y voient une stratégie visant à maintenir une influence politique malgré le retrait officiel du parti.

    D’autres membres du gouvernement, comme Cheikh Diba, Cheikh Niang et Boubacar Camara, sont perçus comme des technocrates ou des indépendants, sans lien apparent avec le PASTEF. Leur présence pourrait refléter une volonté d’équilibrer le cabinet entre compétences techniques et allégeances politiques.

  • Benjamin Cremaschi quitte l’Inter Miami pour Parme en Serie A

    Benjamin Cremaschi quitte l’Inter Miami pour Parme en Serie A

    Benjamin Cremaschi officialise son départ de l’Inter Miami pour la Serie A

    Le jeune milieu de terrain américain Benjamin Cremaschi a annoncé son transfert définitif à Parme, le club italien ayant activé son option d’achat pour un montant avoisinant les 5 millions de dollars. Cette décision marque la fin de son aventure avec les Herons après une saison perturbée par des blessures et des tensions internes.

    Un parcours entre espoirs et désillusions à Miami

    Issu du centre de formation de l’Inter Miami, Cremaschi avait été repéré comme l’un des talents prometteurs du club. Élu Jeune joueur américain de l’année lors de la saison précédente, il comptait alors trois sélections en équipe nationale à son actif. Pourtant, son passage en Floride s’est avéré moins glorieux que prévu.

    Recruté pour renforcer le milieu de terrain, il a rapidement été confronté à des difficultés d’adaptation. Son temps de jeu s’est réduit au fil des matchs, notamment après l’arrivée de l’international argentin Rodrigo De Paul. En octobre, il a fait ses débuts sous le maillot de Parme, mais n’a enchaîné que quelques apparitions avant de subir une grave blessure au genou en mars, mettant un terme prématuré à sa campagne.

    Des critiques et un départ forcé

    Cremaschi n’a jamais caché sa frustration face à son manque de minutes. Dans une déclaration rapportée en août, il avait exprimé son mécontentement : « Je suis frustré, je veux jouer. Le plus important pour moi est d’évoluer à un très haut niveau, et pour y parvenir, j’ai besoin de temps de jeu et d’expérience. » Ces propos ont accentué les tensions avec son entraîneur, Javier Mascherano, et accéléré son départ en prêt vers l’Europe.

    Parme mise sur un profil technique

    Le club parmesan a finalement choisi de lever l’option d’achat, estimant que le profil de Cremaschi correspondait à ses besoins futurs. Malgré un début de saison difficile, marqué par une blessure et des performances en demi-teinte, Parme mise sur le potentiel du jeune Américain pour les prochaines saisons en Serie A.

    Une opportunité pour l’Inter Miami

    Ce transfert offre un soulagement financier et sportif aux Herons. Avec un poste libéré dans l’effectif et une marge de manœuvre accrue, le club pourrait désormais cibler des profils de haut niveau pour remplacer Cremaschi. Parmi les noms évoqués, Casemiro, ancien milieu de terrain de Manchester United, est apparu comme une piste sérieuse.

    Une chose est sûre : Benjamin Cremaschi écrit une nouvelle page de sa carrière en Europe, tandis que l’Inter Miami se prépare à réorganiser son milieu de terrain pour les prochains défis sportifs.