Auteur/autrice : nigeractu

  • Maïmouna sène fustige l’obsession judiciaire d’ousmane sonko au Sénégal

    Maïmouna sène fustige l’obsession judiciaire d’ousmane sonko au Sénégal

    L’ancienne députée Maïmouna Sène, figure influente du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République (APR), a lancé une charge virulente contre le Premier ministre Ousmane Sonko. Lors d’un débat parlementaire, elle a pointé du doigt ce qu’elle qualifie de dérives populistes et de manipulations judiciaires, estimant que ces pratiques détournent l’attention des véritables défis économiques du pays.

    Dans une allocution ferme, la responsable politique a rappelé que la transparence institutionnelle, bien que nécessaire, ne doit pas se transformer en outil de communication politique pour masquer l’incapacité du gouvernement à redresser la situation économique du Sénégal. Pour Maïmouna Sène, les priorités des citoyens sénégalais se situent ailleurs : relance économique, création d’emplois et maîtrise de l’inflation. Elle a vivement critiqué la tendance à privilégier les règlements de comptes plutôt que des actions concrètes pour répondre aux besoins de la population.

    « Si des preuves existent, qu’elles soient présentées devant les tribunaux et que la justice travaille en toute indépendance. Le peuple sénégalais n’a pas élu ses dirigeants pour qu’ils se perdent dans des querelles stériles ou des chasses aux sorcières. Son mandat est clair : stabiliser l’économie, générer des emplois et lutter contre la hausse des prix. Comme on dit souvent : soi-même avant les autres. Commencez donc par appliquer ces principes au sein de votre propre camp avant de pointer du doigt vos adversaires », a-t-elle lancé.

    En exigeant moins de discours et davantage de résultats tangibles, Maïmouna Sène a appelé Ousmane Sonko à appliquer le principe de reddition des comptes au sein de son propre parti avant de s’en prendre aux autres forces politiques. Une mise en garde qui reflète les tensions croissantes entre l’exécutif et l’opposition sur la gestion des priorités nationales.

  • Ousmane Sonko clarifie la gestion des tensions au sein du Pastef

    Ousmane Sonko clarifie la gestion des tensions au sein du Pastef

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole ce vendredi matin à l’Assemblée nationale pour aborder un sujet sensible : les tensions internes au sein de son parti, le Pastef. Lors de la séance des questions d’actualité, il a fermement rappelé que les divergences au sein du mouvement ne pourraient en aucun cas être réglées par des décisions administratives. Cette déclaration marque une volonté claire de mettre fin aux spéculations sur d’éventuelles fractures au sein de l’exécutif.

    Face aux députés, Ousmane Sonko a adopté un ton sans équivoque pour écarter toute tentative de fragilisation de son gouvernement. Il a insisté sur le fait que les désaccords internes doivent être traités en interne, sans intervention extérieure. Cette prise de position vise à renforcer la cohésion du parti et à rassurer sur la stabilité politique actuelle.

  • La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La junte malienne piégée par son alliance avec les mercenaires russes

    La stratégie sécuritaire de Bamako s’effondre face aux revers militaires

    Lorsque les partenaires extérieurs renoncent aux combats, l’échec d’une politique se mesure à la rapidité de leur départ. Au Mali, les récents revers face à une coalition de groupes armés — dont le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) — ont révélé l’incapacité de la junte à garantir la stabilité du pays. En misant sur des forces paramilitaires étrangères pour assurer sa sécurité, Bamako a scellé son propre affaiblissement.

    Kidal, symbole d’un retrait négocié et non d’une victoire militaire

    Le mois d’avril 2026 restera comme celui d’un tournant historique. Kidal, reprise en 2023 par l’armée malienne et ses alliés russes d’Africa Corps, est retombée aux mains des rebelles. L’évacuation des mercenaires n’a pas été le fruit d’une résistance héroïque, mais d’une négociation en sous-main. Ces derniers ont même abandonné une partie de leur arsenal pour obtenir un passage en sécurité, laissant derrière eux une armée malienne désemparée.

    Un officier malien, sous couvert d’anonymat, a résumé l’amertume ambiante : « Les Russes ont choisi de nous laisser tomber à Kidal ». Cette trahison symbolique illustre une réalité géopolitique implacable : une milice mercenaire agit avant tout dans son intérêt, pas pour défendre une nation étrangère.

    L’onde de choc de l’offensive s’étend jusqu’à Bamako

    La crise ne se limite plus aux régions septentrionales. En avril, les combats ont atteint Kati et la capitale, où le général Sadio Camara, ministre de la Défense et principal artisan de l’alliance avec Moscou, a trouvé la mort. Sans ce pilier stratégique, la junte se retrouve affaiblie, au moment même où le GSIM étend son emprise autour de Bamako.

    Le blocus imposé par les groupes armés asphyxie le pays : carburant, vivres et médicaments manquent cruellement. Les écoles ferment, l’électricité devient un luxe, et l’économie s’effondre. Malgré les drones russes censés compenser le retrait des missions internationales (MINUSMA, Barkhane), la situation reste hors de contrôle. Les frappes, souvent imprecises, ont davantage alimenté les tensions locales qu’elles n’ont sécurisé les territoires.

    Un repli stratégique vers la protection du régime

    Alors que Moscou tente de justifier son retrait en évoquant un « complot déjoué », la réalité est tout autre. Les mercenaires d’Africa Corps recentrent leurs efforts sur la seule sauvegarde du pouvoir en place à Bamako, abandonnant toute ambition de reconquête nationale. Les analystes s’accordent à dire que le retrait des forces russes est désormais inévitable, avec pour seul objectif de limiter les pertes.

    L’impuissance de l’Alliance des États du Sahel

    Présentée comme un rempart contre l’instabilité, l’Alliance des États du Sahel (AES) reste silencieuse face à la crise malienne. Moscou, cherchant une issue honorable, se désengage progressivement. La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres acteurs régionaux n’ont pas réussi à endiguer la dégradation sécuritaire et humanitaire.

    La junte, après avoir sacrifié diplomatie et alliances locales au profit d’un contrat militaire privé, se retrouve isolée. À Bamako, la question n’est plus de savoir si le régime tombera, mais quand. Le vide sécuritaire qu’il a lui-même engendré pourrait bien sceller son destin en quelques semaines ou mois.

  • Ousmane sonko dénonce l’imposition de l’homosexualité par l’occident

    Ousmane sonko dénonce l’imposition de l’homosexualité par l’occident

    Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, s'exprime avec conviction lors d'une intervention à l'Assemblée nationale à Dakar le 28 novembre 2025.

    Lors d’un discours marquant à l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué les pressions exercées par les pays occidentaux pour imposer l’homosexualité comme une norme universelle. Selon lui, ces tentatives de normalisation menacent les valeurs culturelles et morales du continent africain.

    une position ferme contre les influences extérieures

    Ousmane Sonko a réaffirmé avec force que le Sénégal refuse catégoriquement toute forme de dictature culturelle venue d’ailleurs. « L’Occident cherche à exporter ses modèles sociétaux sans tenir compte des réalités africaines », a-t-il déclaré sous les applaudissements de certains députés. Il a souligné que l’homosexualité, bien que présente dans certaines sociétés, ne doit pas devenir un standard imposé par des puissances étrangères.

    Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’Afrique et les nations occidentales sur des questions sociétales. Le Premier ministre a dénoncé une stratégie délibérée visant à saper les structures familiales traditionnelles en Afrique.

    réactions et enjeux autour de ce discours

    Les mots d’Ousmane Sonko ont suscité des réactions contrastées. Certains observateurs y voient une défense légitime des valeurs africaines, tandis que d’autres craignent que cette rhétorique n’alimente les divisions au sein de la société sénégalaise. Le débat sur l’homosexualité reste en effet un sujet sensible dans plusieurs pays du continent.

    Les associations de défense des droits humains ont immédiatement réagi, appelant à un dialogue apaisé plutôt qu’à des affrontements stériles. « La question des droits LGBTQ+ ne doit pas être instrumentalisée pour servir des intérêts politiques », a-t-on pu entendre parmi les défenseurs des libertés individuelles.

    un sujet qui dépasse les frontières du Sénégal

    Cette polémique dépasse largement les frontières du Sénégal. En effet, plusieurs chefs d’État africains ont récemment exprimé des réserves similaires face aux pressions occidentales. La question de l’homosexualité divise profondément le continent, où certains pays ont durci leur législation tandis que d’autres tentent d’adopter une approche plus inclusive.

    Ousmane Sonko a conclu son intervention en réaffirmant que le Sénégal restera attaché à ses traditions et à ses lois, tout en appelant à une coopération respectueuse avec les partenaires internationaux.

  • Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Forum africain de l’eau 2026 : n’Djamena au cœur des enjeux hydriques du continent

    Le Tchad s’apprête à accueillir un événement d’envergure continentale dédié à l’eau. Le ministre d’État en charge des Finances, Tahir Hamid Nguilin, et Farouk Mollah Banna, représentant de la Banque mondiale au Tchad, ont présenté ce projet ambitieux lors d’un point presse. Le Forum africain de l’eau « De la Vision à l’Action » se tiendra les 15 et 16 juillet 2026 dans la capitale, N’Djamena.

    Un forum continental pour une cause nationale

    L’annonce a été accueillie avec enthousiasme par les autorités tchadiennes. Le ministre Tahir Hamid Nguilin a souligné l’importance symbolique et stratégique de cet événement : « Organiser ce forum chez nous est une fierté pour le gouvernement tchadien. C’est une reconnaissance de notre engagement à faire de la sécurité hydrique une priorité absolue. »

    Le Tchad, un géant des ressources hydriques en Afrique

    Le pays mise sur ses atouts naturels pour peser dans les débats. Le ministre a rappelé les richesses du Tchad en matière d’eau : le lac Tchad, les fleuves Chari et Logone, les lacs Fitri, Léré et Iro, ainsi que les systèmes fluviaux comme le Barh Aouk et le Batha. Il a également évoqué les bassins partagés, comme celui de Nubie, qui structurent l’hydrologie de toute la sous-région.

    Des défis majeurs à relever

    Malgré ces ressources, le Tchad fait face à des obstacles persistants. Les effets du changement climatique, la pression démographique et des infrastructures hydrauliques fragiles menacent la disponibilité de l’eau. Pour Tahir Hamid Nguilin, ces défis rendent indispensable la tenue de ce forum : « Ces enjeux justifient notre implication active dans les discussions continentales. »

    Un soutien financier décisif de la Banque mondiale

    Farouk Mollah Banna a confirmé l’engagement de l’institution en faveur du secteur. Un projet d’envergure, estimé à 160 millions de dollars, est en préparation pour renforcer les capacités hydriques du pays. « Ce financement sera soumis au conseil d’administration deux semaines avant le forum », a-t-il précisé.

    Un rassemblement d’experts pour des solutions concrètes

    Ce forum réunira des acteurs clés : décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, ainsi que des spécialistes du continent. L’objectif ? Trouver des réponses adaptées pour une meilleure gestion des ressources en eau en Afrique. Une étape cruciale pour transformer les ambitions en actions tangibles.

  • Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking zongo Cotonou : un pas vers la révolution logistique au Bénin

    Parking Zongo à Cotonou : une infrastructure clé pour booster la logistique béninoise

    Un nouveau chapitre s’ouvre aujourd’hui pour le transport routier et la gestion portuaire au Bénin. Le Parking Zongo, joyau de modernité situé aux abords du Port Autonome de Cotonou (PAC), vient d’accueillir ses premiers camions. Cette réalisation ambitieuse marque un tournant majeur dans l’organisation des flux logistiques, tant pour le pays que pour ses voisins sahéliens.

    Un terminal de 700 places pour révolutionner le stationnement des poids lourds

    Implanté à proximité immédiate des terminaux portuaires, ce parking géant s’étend sur 13 hectares et offre une capacité d’accueil exceptionnelle de 700 places. Désormais, les routiers n’auront plus à s’entasser le long du boulevard de la Marina, où le stationnement anarchique engendrait des blocages quotidiens. Les aires de manœuvre spacieuses et les giratoires optimisés permettent aux conducteurs de manœuvrer en toute sérénité, réduisant drastiquement les risques d’accidents et les tensions liées à l’espace.

    Ce terminal tampon joue un rôle crucial dans l’écosystème logistique ouest-africain. Il absorbe le flux massif de camions en provenance et à destination du Niger, du Burkina Faso et du Mali, consolidant ainsi la position stratégique du Port Autonome de Cotonou comme hub incontournable de la sous-région.

    La digitalisation au service d’une logistique sans friction

    L’innovation technologique est au cœur de ce projet. Le Parking Zongo est entièrement connecté au Guichet unique du commerce extérieur (GUCE), permettant une gestion optimisée des flux. Les transporteurs bénéficient désormais de services sans couture :

    • Réservation online des emplacements pour une planification précise des tournées.
    • Paiement dématérialisé des droits de stationnement via des solutions sécurisées, éliminant les files d’attente aux guichets physiques.
    • Suivi en temps réel des mouvements de véhicules grâce à un système de vidéosurveillance avancé et à un guidage automatisé.

    Un espace dédié au bien-être des routiers

    Le projet ne se limite pas à une simple infrastructure de stockage. Sous l’impulsion du programme « Rangazongo », ce parking devient un vrai lieu de vie pour les chauffeurs. Après des heures de route éprouvantes, ils disposent désormais de :

    • Blocs sanitaires et douches modernes pour une hygiène irréprochable.
    • Zones de repos et espaces de détente pour se ressourcer avant de reprendre la route.
    • Points de restauration pour des pauses conviviales et gourmandes.

    La sécurité, quant à elle, est assurée en permanence grâce à un contrôle d’accès rigoureux et un éclairage performant, protégeant aussi bien les conducteurs que leurs marchandises précieuses.

    Un investissement stratégique pour le Bénin et l’Afrique de l’Ouest

    Ce projet, fruit d’un investissement de près de 25 milliards de FCFA dans le cadre du plan de modernisation du Port Autonome de Cotonou, symbolise l’ambition du Bénin de devenir la plateforme logistique par excellence en Afrique de l’Ouest. En centralisant l’accès aux terminaux portuaires via un point unique, le Parking Zongo accélère les opérations et renforce la compétitivité économique du pays.

    Pour les opérateurs logistiques, l’ère des attentes interminables sur les routes cotonoises est révolue. Place à l’efficacité, au confort et à la performance, trois piliers qui redéfinissent les standards du transport routier au Bénin.

  • Ousmane sonko fustige la pression occidentale sur les droits lgbtq+ au Sénégal

    Ousmane sonko fustige la pression occidentale sur les droits lgbtq+ au Sénégal

    ousmane sonko fustige la pression occidentale sur les droits lgbtq+ au Sénégal

    Portrait officiel du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko lors d'un discours à l'Assemblée nationale

    Lors d’une allocution devant les députés, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué les tentatives de l’Occident pour imposer les valeurs LGBTQ+ dans un pays où la majorité musulmane rejette ces pratiques. Il a qualifié cette démarche de « tyrannie », accusant les pays riches de vouloir exporter un modèle sociétal incompatible avec les traditions locales.

    Cette déclaration intervient quelques semaines après la promulgation, fin mars, d’une loi sénégalaise renforçant les sanctions contre les relations entre personnes du même sexe. Le texte, signé par le président Bassirou Diomaye Faye, double désormais les peines d’emprisonnement, passant de un à cinq ans à cinq à dix ans de détention.

    Les premières arrestations en application de cette législation ont déjà été recensées, confirmant la volonté des autorités de faire respecter scrupuleusement les nouvelles dispositions. Sonko a insisté sur la nécessité d’une application intégrale de la loi, rejetant catégoriquement toute idée de moratoire, en réponse à un appel lancé par des personnalités africaines publiant dans un quotidien français.

    « Il existe une minorité, l’Occident, qui, grâce à son influence médiatique et économique, cherche à imposer ses normes au reste du monde, alors que huit milliards d’êtres humains ne partagent pas ces valeurs », a-t-il déclaré, soulignant l’absence de critiques émanant d’autres régions du globe.

    La nouvelle législation sénégalaise ne se limite pas aux simples relations homosexuelles. Elle prévoit également des peines de trois à sept ans d’emprisonnement pour toute personne reconnue coupable d’avoir encouragé ou financé de telles pratiques. Cette mesure s’inscrit dans une politique nationale déterminée à préserver les valeurs traditionnelles du pays.

    Ousmane Sonko, avant de devenir Premier ministre en 2024, avait clairement affiché son intention de criminaliser davantage l’homosexualité, transformant une infraction mineure en délit majeur. Son discours récent confirme la fermeté de sa position face aux pressions extérieures.

  • Ousmane Sonko critique l’influence occidentale sur les droits LGBTQ+ au Sénégal

    Ousmane Sonko critique l’influence occidentale sur les droits LGBTQ+ au Sénégal

    Ousmane Sonko critique l’influence occidentale sur les droits LGBTQ+ au Sénégal

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    Portrait d'Ousmane Sonko lors d'une déclaration

    Les débats sur les droits des personnes LGBTQ+ agitent régulièrement le Sénégal, nation majoritairement musulmane où les valeurs traditionnelles s’opposent souvent aux revendications venues d’ailleurs. Ousmane Sonko, figure politique de premier plan, dénonce avec vigueur ce qu’il qualifie de tentative d’imposition de normes étrangères par les pays occidentaux.

    Pour lui, la promotion des droits LGBTQ+ n’est qu’un prétexte utilisé pour saper les fondements culturels et religieux du pays. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où les tensions entre valeurs locales et influences extérieures restent vives, notamment depuis que des organisations internationales appellent à une reconnaissance accrue des minorités sexuelles.

  • Actualité nigérienne : les derniers échanges politiques et économiques à Niamey

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    actualités en continu

    22 mai 2026dialogue national : Bassirou Diomaye Faye s’entretient avec Abdoulaye Daouda Diallo et Amadou Kane sur la situation financière du Niger
    22 mai 2026fonds politiques : Ousmane Sonko milite pour une gestion plus transparente et encadrée
    22 mai 2026réforme judiciaire : Yassine Fall annonce une refonte du pool financier pour plus d’efficacité
    22 mai 2026emploi et patriotisme économique : Ousmane Sonko promet la création de milliers d’emplois
    22 mai 2026crise énergétique : Cheikh Diba alerte sur l’impact budgétaire des subventions au Moyen-Orient
    22 mai 2026renforcement de la loi : Ousmane Sonko défend une position ferme à l’assemblée nationale

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  • Ousmane Sonko défend la nouvelle loi contre les actes contre nature au Sénégal

    Ousmane Sonko défend la nouvelle loi contre les actes contre nature au Sénégal

    Durcissement du Code pénal : le gouvernement sénégalais refuse tout recul sur la loi contre les actes contre nature

    Lors d’une séance parlementaire remarquée, le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé avec fermeté l’engagement du gouvernement à appliquer sans concession la nouvelle législation visant les actes qualifiés de « contre nature ». Interpellé par les députés, il a catégoriquement écarté toute possibilité de moratoire ou de report, malgré les pressions venues de l’étranger.

    Une loi appliquée avec rigueur pour préserver l’ordre social

    Dans un discours prononcé devant l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a souligné que l’effectivité du texte prime désormais sur les débats. Pour lui, une fois promulguée, une loi doit s’imposer à tous, y compris à ceux qui en contestent le bien-fondé. Cette position reflète la détermination des autorités à faire respecter le durcissement des sanctions prévues par l’article 319 du Code pénal.

    Des peines alourdies pour lutter contre les dérives sociales

    La réforme, entrée en vigueur le 27 mars 2026, modifie en profondeur l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965. Elle alourdit significativement les peines encourues : jusqu’à dix ans de prison et des amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA pour les infractions reconnues. Par ailleurs, le texte introduit des dispositions réprimant l’apologie et le financement de ces actes, élargissant ainsi le champ d’application de la loi.

    Une souveraineté législative défendue face aux critiques internationales

    Face aux réactions négatives émanant de plusieurs capitales occidentales, Ousmane Sonko a martelé que le Sénégal n’a de leçons à recevoir de personne. Pour le chef du gouvernement, ce texte est l’expression de la volonté souveraine du peuple sénégalais de préserver ses valeurs et son modèle sociétal. Il a catégoriquement rejeté les ingérences extérieures, rappelant que chaque nation dispose du droit de fixer ses propres normes.

    Ousmane Sonko a justifié cette réforme par la nécessité de protéger la société sénégalaise, évoquant notamment les enjeux sanitaires liés à la propagation de certaines maladies. Selon lui, cette loi s’inscrit dans une démarche globale de préservation de l’ordre public et de la santé collective.

    Fin des discussions : pas de moratoire en vue

    En réponse aux interrogations des parlementaires, le Premier ministre a fermé définitivement la porte à tout moratoire. Pour le gouvernement, l’heure est désormais à l’application stricte et impartiale du texte, sans délai ni exception. Cette position marque une volonté affichée de ne pas céder aux pressions, qu’elles soient locales ou internationales.

  • Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Togo : une exemption de visa en apparence libérale mais sous haute surveillance numérique

    Une initiative diplomatique présentée comme une révolution panafricaine

    Dans un élan de communication politique, le Togo a officiellement levé l’obligation de visa pour les ressortissants africains. Sous les applaudissements des médias internationaux, cette mesure a été saluée comme un pas décisif vers la libre circulation continentale. Pourtant, derrière cette façade se dissimule une réalité bien plus restrictive, où la modernité technologique sert d’outil de contrôle plutôt que de levier d’ouverture.

    Une mesure universelle… sur le papier

    L’annonce, relayée avec empressement, promettait une accessibilité simplifiée pour tous les voyageurs africains. Les critères annoncés semblaient sans ambiguïté :

    • Bénéficiaires : Tous les détenteurs d’un passeport africain valide.
    • Durée du séjour : Un maximum de trente jours.
    • Points d’entrée : Ouverture théorique de l’ensemble des frontières, terrestres, aériennes et maritimes.

    Cette présentation a rapidement suscité l’enthousiasme, rapprochant le Togo des rares pays africains ayant adopté une politique d’ouverture totale, comme le Rwanda ou le Bénin. Cependant, une analyse plus fine des modalités révèle une toute autre dynamique.

    Le subterfuge numérique : quand le visa devient un filtre invisible

    L’adage populaire selon lequel « le diable se niche dans les détails » prend tout son sens face à cette réforme. Sous couvert d’abolition du visa, le gouvernement a en réalité instauré un système de filtrage préalable, transformant une mesure d’ouverture en mécanisme de surveillance.

    Pour accéder au territoire togolais, chaque visiteur doit désormais accomplir une série de démarches électroniques strictes, et ce, avant même d’embarquer :

    • Une inscription obligatoire sur la plateforme officielle voyage.gouv.tg au moins vingt-quatre heures avant le départ.
    • Le remplissage intégral d’un formulaire de déclaration de voyage en ligne.

    Cette procédure, officiellement destinée à faciliter l’accueil des touristes et des professionnels, s’apparente en réalité à une autorisation électronique. Des dispositifs comparables existent déjà dans d’autres pays, comme l’ESTA américain ou l’ETA britannique, mais leur objectif affichée est avant tout sécuritaire. Au Togo, cette plateforme centralise les données des visiteurs, offrant à l’État un contrôle sans précédent sur les flux migratoires.

    La question légitime se pose : cette technologie pourrait-elle être détournée pour exclure certains profils, comme des journalistes indépendants, des militants des droits humains ou des opposants politiques ? L’absence de garanties transparentes laisse planer un doute quant à l’utilisation future de ces informations.

    Les motivations réelles : un équilibre fragile entre image et pouvoir

    Cette initiative, bien que présentée comme un acte de générosité panafricaine, s’inscrit dans une stratégie plus large, à la fois intérieure et extérieure, orchestrée par le chef de l’État.

    Sur le plan international, le président Faure Gnassingbé cherche à redorer son blason après des réformes constitutionnelles controversées ayant prolongé son mandat. S’afficher comme un champion de l’intégration africaine permet de détourner l’attention des critiques internes et de renforcer son image sur la scène continentale.

    Sur le plan national, cette mesure sert un objectif moins avouable : le renforcement du contrôle migratoire. En regroupant toutes les données des visiteurs sur une seule plateforme gouvernementale, le régime dispose désormais d’un outil de surveillance moderne. Les profils des entrepreneurs, des journalistes et des influenceurs sont ainsi traçables dès leur arrivée, offrant une mainmise accrue sur les acteurs susceptibles de contester l’autorité en place.

    Une ouverture économique limitée par la bureaucratie

    Si les acteurs économiques espéraient une libéralisation des échanges grâce à cette exemption, ils se heurtent à une réalité bien différente. Certes, les frais de visa traditionnels ont disparu, mais la complexité administrative reste intacte.

    Les entrepreneurs et les professionnels du tourisme, loin de bénéficier d’une liberté de mouvement, doivent désormais naviguer dans un labyrinthe de procédures numériques. La promesse d’une Afrique sans frontières se heurte à la réalité d’un système où l’ouverture ne s’exerce que sous surveillance étroite.

    Conclusion : une réforme en trompe-l’œil

    L’exemption de visa togolaise ne constitue pas, comme certains l’ont présenté, un acte de foi envers le panafricanisme. Elle représente plutôt un outil de soft power, combiné à un mécanisme de contrôle numérique sophistiqué. En donnant d’une main tout en gardant le contrôle de l’autre, le régime de Faure Gnassingbé rappelle une fois de plus que, sous son gouvernorat, l’ouverture ne s’exerce que dans les limites imposées par le pouvoir.

  • Sénégal : l’État passe à l’offensive contre les infrastructures livrées mais inutilisées

    Sénégal : l’État passe à l’offensive contre les infrastructures livrées mais inutilisées

    Le gouvernement sénégalais lance une opération de grande envergure pour exploiter pleinement son patrimoine public. Vingt-cinq infrastructures déjà construites mais jamais mises en service représentent un coût colossal : 279 milliards de francs CFA immobilisés sans retour économique ou social. Ce bilan révèle une faille majeure dans la gestion des projets publics, où la livraison d’un ouvrage ne garantit pas son utilisation effective.

    Des actifs dormants, un gaspillage de ressources

    L’État a identifié des bâtiments administratifs, des équipements sectoriels et des structures économiques achevés mais inutilisés. Ces actifs, non exploités, entraînent des pertes financières continues : coûts d’entretien, de gardiennage, et risques de dégradation accélérée. La démarche vise à réintégrer ces infrastructures dans le circuit productif ou administratif par redéploiement, mutualisation ou partenariats. Chaque site fait l’objet d’une analyse approfondie pour comprendre les raisons de sa non-utilisation.

    Plusieurs causes reviennent systématiquement : absence de budget de fonctionnement, affectation tardive ou inadéquate, ou encore manque de préparation logistique pour la mise en service. Ces lacunes illustrent les faiblesses du pilotage post-livraison, un point régulièrement souligné par les instances de contrôle financier.

    Un levier contre la pression budgétaire

    Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de maîtrise des dépenses publiques. Avec un service de la dette élevé et une volonté de réduire la dépendance aux financements extérieurs, l’État mise sur la valorisation de l’existant. Mobiliser des actifs déjà payés permet de dégager des marges sans recourir à de nouveaux emprunts, tout en évitant d’alourdir la pression fiscale.

    L’audit s’ajoute aux revues critiques menées sur les contrats publics et les comptes des entités parapubliques. L’objectif est clair : avant d’envisager de nouveaux investissements ou d’augmenter les recettes, il faut optimiser les ressources déjà disponibles. Cette approche rejoint les recommandations de la Cour des comptes, qui met en garde depuis des années contre les faiblesses de la gestion post-livraison.

    Réformer la gouvernance des projets publics

    Au-delà des chiffres, cette initiative interroge la gouvernance des infrastructures. La livraison d’un ouvrage ne doit pas marquer la fin du processus, mais le début de son utilité. Pourtant, le découpage entre conception, financement, réalisation et exploitation reste souvent flou, fragmenté entre plusieurs ministères et agences. Cette fragmentation génère des angles morts et des responsabilités diluées.

    Pour les vingt-cinq sites concernés, plusieurs solutions sont envisagées. Certains pourraient être attribués à des administrations actuellement locataires de bureaux privés, générant des économies immédiates. D’autres pourraient faire l’objet de concessions ou de cessions à des opérateurs privés, sous conditions strictes. Une troisième option consisterait à combler les lacunes (recrutements, équipements, raccordements) pour activer le service prévu initialement. Le choix dépendra des évaluations au cas par cas et des arbitrages budgétaires futurs.

    Cette opération constitue un test de crédibilité pour l’administration sénégalaise. Sa réussite dépendra de la mise en place d’un suivi rigoureux et de la publication régulière des progrès réalisés. Le Sénégal pourrait ainsi servir d’exemple aux autres pays de la région, où les infrastructures fantômes pèsent lourdement sur la rentabilité des investissements publics.