Auteur/autrice : nigeractu

  • Cérémonie d’investiture au Bénin : un élan vers la réconciliation politique

    Cérémonie d’investiture au Bénin : un élan vers la réconciliation politique

    Cotonou a offert, le 24 mai 2026, une journée riche en symboles. L’investiture officielle de Romuald Wadagni, nouveau président de la République du Bénin, a rassemblé bien au-delà des habituels dignitaires. Opposants historiques, anciens chefs d’État et représentants de plusieurs nations voisines ont répondu présents. Cette mobilisation exceptionnelle pourrait bien marquer le début d’une ère nouvelle pour le paysage politique béninois.

    La cérémonie a été marquée par des moments forts, comme la présence remarquée des anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi. Ces deux figures majeures, longtemps critiques envers le pouvoir sortant, ont choisi de franchir le pas et d’assister à l’événement. Leur participation envoie un message clair : celui d’une reconnaissance institutionnelle et d’une volonté de stabilité républicaine. À noter que Nicéphore Soglo, dont les critiques envers le régime précédent étaient connues, avait même mené campagne pour soutenir le nouveau chef de l’État.

    Les tribunes officielles ont été le théâtre d’échanges spontanés entre personnalités politiques aux sensibilités variées. Au-delà des protocoles, c’est la portée politique de ces présences qui a capté l’attention des observateurs. Depuis des années, le climat politique au Bénin était marqué par des tensions liées aux réformes institutionnelles et aux conditions d’organisation des élections, dénoncées par une frange de l’opposition. Les législatives de 2019, les contestations autour du retour d’exil de certains opposants et les débats sur la réforme du système partisan avaient creusé des divisions durables. Dans ce contexte, voir des acteurs autrefois opposés au pouvoir se retrouver autour du nouveau président prend une dimension particulière.

    La participation active de responsables et de figures de l’opposition à cette cérémonie d’investiture constitue l’un des signes les plus tangibles de cette volonté d’apaisement. Elle témoigne d’une reconnaissance du processus de transition et d’un choix délibéré de privilégier le dialogue républicain. L’image de Boni Yayi assistant à la prestation de serment de Romuald Wadagni contraste fortement avec les années de tensions passées. Elle donne à voir un retour progressif à une forme de normalisation du jeu politique au Bénin.

    Plusieurs analystes s’accordent à dire que Romuald Wadagni bénéficie d’un contexte différent de celui qui avait entouré l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon en 2016. Technocrate reconnu, ancien ministre de l’Économie et des Finances, le nouveau président incarne une approche davantage centrée sur la gestion économique et les réformes administratives. Son profil consensuel semble séduire, y compris parmi les milieux critiques envers l’ancien régime.

    Une diplomatie régionale en mouvement

    L’investiture a également été l’occasion d’une mobilisation diplomatique sous-régionale sans précédent. Des délégations venues des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), comme le Niger, le Burkina Faso et le Mali, ont rejoint celles du Nigeria, du Togo et d’autres États voisins. Cette présence massive n’est pas anodine. Elle intervient dans un contexte régional où les tensions sécuritaires persistent et où les transitions politiques militaires ont redessiné les équilibres au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

    En accueillant ces représentants, le nouveau pouvoir béninois affiche clairement sa volonté de renouer le dialogue et de renforcer la coopération régionale. Le Bénin, confronté depuis plusieurs années à la menace terroriste dans sa partie nord, a tout intérêt à renforcer sa collaboration avec ses voisins directs. La présence de ces délégations envoie un signal fort : malgré les critiques internes, le Bénin reste un acteur stable dans une région en proie aux crises. Mais c’est avant tout sur le plan intérieur que cette cérémonie pourrait initier un changement de dynamique.

    L’essentiel reste à construire

    Malgré ces signes encourageants, la prudence reste de mise. Une décrispation ne se décrète pas par des gestes symboliques ou une simple coexistence protocolaire lors d’une cérémonie. Romuald Wadagni hérite d’un pays en mutation économique, mais toujours marqué par des fractures politiques profondes. Son défi sera de préserver les acquis de gouvernance tout en restaurant la confiance entre les institutions, l’opposition et les différentes composantes de la société.

    Cette investiture a au moins permis une chose : rassembler autour d’une même table des acteurs qui, pendant des années, évoluaient dans une logique de confrontation quasi permanente. Dans une Afrique de l’Ouest fragilisée par les crises institutionnelles et les ruptures démocratiques, cette image d’unité autour de la transition béninoise s’impose déjà comme un signal politique majeur. La question désormais est de savoir si cette séquence protocolaire ouvrira réellement la voie à une ère nouvelle de dialogue et de réconciliation au Bénin.

  • Jeunes du lac Tchad soutiennent les soldats contre boko haram

    Jeunes du lac Tchad soutiennent les soldats contre boko haram

    Ce dimanche après-midi, à Baga-Sola, les jeunes du Lac Tchad ont tenu à manifester leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) engagées dans la lutte contre le groupe Boko Haram. À travers la Coordination des associations des jeunes du Lac (CADELAC), ils ont choisi de marquer leur solidarité par un geste concret et symbolique.

    Sous les yeux des autorités locales, Mahamat Adam Moustapha, coordonnateur de la CADELAC, a d’abord rendu un vibrant hommage aux familles endeuillées à la suite des récentes attaques perpétrées par Barka Tollorom. Il a ensuite rendu un hommage appuyé aux soldats nigériens, soulignant « leur abnégation et leur courage sans faille pour garantir la sécurité de tous ». Le représentant des jeunes a réaffirmé leur volonté de participer activement à la protection des communautés locales.

    Pour concrétiser cette solidarité, la CADELAC a remis cinq sacs de riz de 50 kg ainsi que dix cartons de pâtes alimentaires aux FDS. Une initiative que Mahamat Adam Moustapha a qualifiée de « modeste mais porteuse de sens », reflétant la détermination d’une jeunesse prête à se mobiliser pour la paix dans la province du Lac.

  • Renforcement sécuritaire pour la Tabaski au Tchad : mesures exceptionnelles annoncées

    Renforcement sécuritaire pour la Tabaski au Tchad : mesures exceptionnelles annoncées

    Tabaski au Tchad : les autorités renforcent la sécurité des lieux de culte et publics

    Le général Ali Ahmat Aghabache, ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, a donné des directives fermes pour garantir la tranquillité pendant les célébrations de la Tabaski. Ces instructions, adressées aux forces de l’ordre, visent à sécuriser l’ensemble des espaces fréquentés lors de cette fête majeure.

    Une vigilance accrue dans tous les lieux stratégiques

    Dans un communiqué officiel, le général Ali Ahmat Aghabache exige une mobilisation totale des services de sécurité. L’objectif est double : protéger les mosquées, églises et autres lieux de culte, ainsi que les marchés et édifices publics où se rassemblent les fidèles. Chaque zone susceptible d’accueillir des rassemblements doit bénéficier d’une surveillance renforcée pour éviter tout incident.

    Tabaski : une période propice aux rassemblements massifs

    La Tabaski, ou Aïd al-Adha, est l’une des fêtes religieuses les plus importantes de l’islam. Elle se caractérise par des prières collectives, des sacrifices d’animaux et des rencontres familiales et communautaires. Ces traditions entraînent une affluence exceptionnelle dans les lieux de culte et les espaces publics, rendant la sécurisation d’autant plus cruciale.

    Pour éviter tout trouble, les autorités ont insisté sur le respect scrupuleux des protocoles de sécurité pendant toute la durée des festivités. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte où les défis sécuritaires persistent dans la région.

    Un dispositif préventif face aux menaces régionales

    Les mesures renforcées visent à anticiper les risques et à garantir le bon déroulement des célébrations. En mettant l’accent sur la prévention, le gouvernement tchadien cherche à préserver la sérénité des citoyens et la cohésion sociale pendant cette période festive.

  • Le vfl wolfsburg relégué en 2.bundesliga après une défaite en barrage

    Le vfl wolfsburg relégué en 2.bundesliga après une défaite en barrage

    le vfl wolfsburg, mené par Eriksen et Majer, relégué en 2.bundesliga

    le club allemand, défait à Paderborn lors du match retour de barrage (1-2 a.p.), quitte la Bundesliga pour la première fois depuis 1996-1997.

    Le VfL Wolfsburg a connu une soirée amère ce lundi soir à Paderborn. Les loups du nord de l’Allemagne, dirigés par Christian Eriksen et Lovro Majer, se sont inclinés 1-2 après prolongation face au SC Paderborn, scellant ainsi leur relégation en 2.Bundesliga. Une première depuis la saison 1996-1997.

    un début prometteur rapidement gâché

    Dès la troisième minute, le VfL Wolfsburg a cru tenir son avantage. Grâce à une passe décisive d’Adam Daghim, Dzenan Pejcinovic a ouvert le score. Mais la joie a été de courte durée. Joakim Maehle, joueur clé de l’équipe, a écopé de deux cartons jaunes en l’espace de trois minutes (11e et 14e), transformant radicalement le cours du match. Les Paderborn ont alors pris le contrôle du jeu.

    une égalisation qui relance la partie

    Menés à dix contre onze, les hommes de Dieter Hecking ont résisté pendant près de trente minutes avant de craquer. À la 38e minute, sur un corner, Filip Bilbija a égalisé d’une tête plongeante, profitant d’une touche longue pour s’imposer dans la surface.

    la prolongation tourne au cauchemar

    Malgré leur supériorité numérique, les joueurs de Wolfsburg n’ont pas réussi à concrétiser leurs occasions. Paderborn, lui, a multiplié les tentatives : 31 tirs avant le début de la prolongation. Lovro Majer, absent du onze de départ, a assisté impuissant à l’ascension de son équipe vers le but décisif.

    La décision s’est jouée en fin de match. Après une dizaine de minutes en prolongation, la défense wolfsbourgeoise a cédé. Sur un centre depuis la gauche, Laurin Curda s’est retrouvé seul face au gardien Kamil Grabara, qui avait pourtant été héroïque toute la soirée. Le ballon a trouvé le fond des filets à la 99e minute, scellant le sort des loups.

    paderborn en Bundesliga, wolfsburg en 2.bundesliga

    Les joueurs de Paderborn ont réalisé un exploit historique en s’imposant face à une équipe de Bundesliga lors des barrages. Ils retrouveront l’élite allemande la saison prochaine pour la première fois depuis 2019-2020. De leur côté, les coéquipiers de Christian Eriksen et Lovro Majer devront se contenter de la deuxième division, une descente qui marque la fin d’une ère pour le club.

    Une soirée à oublier pour Wolfsburg, qui quitte la Bundesliga après près de trois décennies en première division.

  • Les magistrats du Tchad engagent des poursuites contre le ministre de la sécurité publique

    Les magistrats du Tchad engagent des poursuites contre le ministre de la sécurité publique

    Les deux principales organisations syndicales de la magistrature tchadienne, le Syndicat des Magistrats du Tchad (SMT) et le Syndicat Autonome des Magistrats du Tchad (SYAMAT), ont saisi le procureur général de la Cour d’appel de N’Djamena. Leur objectif : engager des poursuites judiciaires contre Ali Ahmat Aghabache, ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, pour des propos tenus lors d’une déclaration publique.

    des déclarations jugées outrageantes envers les magistrats

    Le 24 mai 2026, le ministre a tenu des propos largement diffusés, qualifiés d’injurieux et de diffamatoires par les représentants des magistrats. Ces déclarations ont provoqué une réaction immédiate au sein de la communauté judiciaire, où l’indignation a rapidement gagné du terrain.

    une plainte fondée sur des textes juridiques précis

    Les deux syndicats s’appuient sur plusieurs articles du Code pénal et du Code de procédure pénale pour étayer leur plainte. Ils invoquent notamment les articles 142, 144 et suivants du Code pénal, ainsi que les articles 527 et 528 du Code de procédure pénale, pour dénoncer des infractions de discrédit public sur des décisions judiciaires et des actes d’outrage envers un corps professionnel.

    des demandes fortes pour préserver l’autorité de la justice

    Dans leur requête, les magistrats réclament l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie. Ils exigent que toutes les procédures légales soient engagées contre le ministre et appellent à la protection de l’indépendance, de la dignité et de l’autorité de la justice tchadienne.

  • Politique sénégalaise : al aminou mohamed lo nouveau premier ministre après le départ de sonko

    Politique sénégalaise : al aminou mohamed lo nouveau premier ministre après le départ de sonko

    politique sénégalaise : al aminou mohamed lo nouveau premier ministre après le départ de sonko

    Portrait officiel du nouveau Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo

    Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a officialisé lundi la nomination d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo au poste de Premier ministre. Ce dernier, ancien secrétaire général puis ministre dans le gouvernement précédent, succède à Ousmane Sonko, écarté le 22 mai après des tensions persistantes avec le chef de l’État.

    Cette décision s’inscrit dans un contexte de bouleversements politiques majeurs au Sénégal. Le limogeage d’Ousmane Sonko, figure influente de la scène nationale, marque un tournant dans l’équilibre du pouvoir depuis l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la présidence en avril 2024.

  • Sénégal : qui est le nouveau Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô ?

    Sénégal : qui est le nouveau Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô ?

    Sénégal : qui est le nouveau Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô ?

    Portrait officiel du Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô

    Le président Bassirou Diomaye Faye a officialisé, le lundi 25 mai, la nomination d’Ahmadou Al Aminou Lô au poste de Premier ministre du Sénégal. Cette décision, annoncée par décret et diffusée sur les écrans de la télévision nationale, marque un tournant dans la gouvernance du pays.

    Diplômé de l’économie et ancien cadre de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Ahmadou Al Aminou Lô a occupé des fonctions clés au sein de l’administration sénégalaise. Il a notamment assuré le secrétariat général du premier gouvernement dirigé par Bassirou Diomaye Faye, avant d’être promu ministre.

    Cette nomination survient dans un contexte de profondes tensions entre le chef de l’État et Ousmane Sonko, limogé quatre jours plus tôt. Depuis plusieurs mois, les désaccords entre les deux personnalités politiques avaient fragilisé la cohésion au sommet de l’État.

  • Dégagement de la voie publique au 7e arrondissement de N’Djaména

    Dégagement de la voie publique au 7e arrondissement de N’Djaména

    une opération de nettoyage urbain pour désengorger l’avenue Taïwan

    L’administration du 7e arrondissement de N’Djaména a initié hier, lundi 25 mai, une vaste campagne de dégagement des espaces publics sur l’avenue Taïwan. Cette initiative municipale a pour objectif principal de restaurer la fluidité du trafic routier, d’assurer la sécurité des usagers et d’embellir cette artère centrale située dans la capitale tchadienne.

    des installations anarchiques à l’origine des blocages

    Sous la supervision directe du maire du secteur, Adoum Hassan Djimet, cette opération se concentre sur l’élimination des obstacles illégaux qui entravent la circulation. Il s’agit notamment des étals commerciaux improvisés, des constructions non autorisées empiétant sur la chaussée, ainsi que des animaux errants qui aggravent les risques d’accidents.

    un appel à la responsabilité collective

    Face à l’urgence de la situation, le premier magistrat du 7e arrondissement a interpellé les habitants pour qu’ils participent activement à ce changement. Dans une déclaration publique, il a souligné l’impact dramatique des occupations illégales : « La circulation doit respirer. Tous les citoyens du 7e arrondissement doivent adopter un nouveau comportement. Chaque jour, des vies sont perdues à cause de l’obstruction des routes par des installations anarchiques ».

    des sanctions immédiates pour les contrevenants

    Le maire a annoncé une tolérance zéro envers les récalcitrants. Toute occupation illégale des voies sera systématiquement démantelée, avec saisie immédiate des marchandises exposées sans autorisation. De même, les animaux en divagation seront interceptés et placés sous surveillance municipale. « Ceux qui continuent à obstruer les axes routiers seront interpellés et leurs biens confisqués. Les animaux errants seront également confisqués », a-t-il martelé.

  • Psg : dembélé et hakimi dans la tourmente avant la finale

    Psg : dembélé et hakimi dans la tourmente avant la finale

    PSG : Dembélé et Hakimi dans la tourmente avant la finale

    Le Paris Saint-Germain se trouve dans une situation délicate à l’approche de la finale de la Ligue des champions, prévue ce week-end à Budapest. Les deux stars du club, Ousmane Dembélé et Achraf Hakimi, ont manqué le dernier match amical interne, ce qui alimente les craintes sur leur état physique.

    Une finale sous haute tension pour le PSG

    Alors que le compte à rebours avant le choc contre Arsenal est lancé, l’effectif parisien est mis à rude épreuve. Les champions de France en titre espèrent remporter leur première Ligue des champions après plusieurs années d’attente, mais la disponibilité de leurs joueurs clés reste incertaine.

    Hakimi : une absence qui inquiète le staff

    Le latéral droit marocain, touché à la cuisse lors des demi-finales contre le Bayern Munich, n’est pas attendu à 100 % de ses capacités avant mercredi. Une absence qui pourrait bouleverser les plans tactiques de Luis Enrique, habituellement porté par son apport offensif depuis le flanc droit.

    Dembélé : une prudence qui se comprend

    L’ailier français, absent d’un match de préparation interne, souffre d’une blessure contractée lors d’un récents match en championnat. Malgré ses déclarations rassurantes, son absence prolongée laisse planer le doute sur sa capacité à tenir son rôle face à une défense d’Arsenal en pleine confiance.

    Arsenal en position de force

    Les Gunners, fraîchement sacrés champions d’Angleterre après vingt-deux ans d’attente, abordent cette finale avec un moral d’acier. Une éventuelle absence de Dembélé ou Hakimi pourrait renforcer leur avantage, d’autant que le PSG doit encore trancher sur la participation de ses deux joueurs phares avant le départ pour la Hongrie.

    Un entraînement décisif en vue

    Mardi, lors de la prochaine séance d’entraînement, tout pourrait se jouer. Ce sera le premier vrai test à haute intensité pour les Parisiens depuis le week-end. Pour Enrique, ce sera l’occasion de faire un point crucial sur la condition de ses hommes avant ce qui s’annonce comme un choc historique.

  • Rebelles touaregs à Kidal : une situation explosive au Mali

    Rebelles touaregs à Kidal : une situation explosive au Mali

    rebelles touaregs à Kidal : une situation explosive au Mali

    Une offensive éclair menée par des groupes armés touaregs alliés à des factions djihadistes a bouleversé la situation sécuritaire au Mali ces dernières semaines. À Kidal, ville stratégique du nord du pays, les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont repris le contrôle de la cité, abandonnée par l’armée malienne et ses alliés depuis fin avril. Une avancée qui s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes et de recompositions géopolitiques.

    une alliance inédite entre touaregs et djihadistes

    L’ascension récente des rebelles touaregs du FLA ne peut être dissociée de leur rapprochement avec le JNIM, groupe terroriste affilié à Al-Qaeda. Ensemble, ils ont orchestré une série d’attaques coordonnées qui ont mis en déroute les forces maliennes et leurs partenaires, notamment les mercenaires russes de l’Africa Corps, dans plusieurs localités du nord malien. Ces événements ont contraint la population locale à évacuer Kidal, vidant la ville de ses habitants.

    Sur place, nos équipes ont pu constater l’ampleur des dégâts et recueillir les témoignages des combattants touaregs. Ceux-ci se préparent désormais à une possible contre-offensive de l’armée malienne, soutenue par des alliés internationaux. La situation à Kidal illustre la complexité des enjeux sécuritaires au Sahel, où les dynamiques locales et les alliances temporaires redessinent constamment la carte des conflits.

    Kidal, une ville au cœur des tensions

    Kidal, située dans l’extrême nord-est du Mali, est une région riche en ressources mais marquée par des décennies de revendications autonomistes. La reprise de la ville par les rebelles touaregs du FLA marque un tournant dans le conflit, d’autant plus que cette faction avait perdu le contrôle de Kidal fin 2023. Aujourd’hui, leur alliance avec le JNIM leur permet de renforcer leur position et de défier le pouvoir central de Bamako.

    Les autorités maliennes, déjà fragilisées par des années d’instabilité, doivent désormais composer avec cette nouvelle donne. L’armée malienne, appuyée par des forces étrangères, tente de se réorganiser pour contrer cette avancée. Pourtant, la population civile paie le prix fort de ces affrontements, avec des déplacements massifs et une insécurité grandissante.

    un avenir incertain pour le Sahel

    Cette situation met en lumière les défis auxquels le Mali et ses voisins du Sahel doivent faire face. Les alliances changeantes entre groupes armés, les interventions étrangères et les revendications autonomistes créent un environnement explosif. À Kidal, comme ailleurs dans la région, la paix reste un objectif lointain, tandis que les habitants subissent les conséquences d’un conflit qui semble sans fin.

    Les observateurs s’interrogent : comment Bamako parviendra-t-il à reprendre le contrôle de Kidal ? Quelles seront les réactions des partenaires internationaux ? Et surtout, quel sort est réservé à la population touarègue, prise en étau entre les différents acteurs du conflit ? Autant de questions sans réponses, dans un contexte où chaque décision pourrait aggraver ou apaiser les tensions.

  • Leadership des jeunes en Côte d’Ivoire : un appel à l’engagement responsable

    Les jeunes de Bondoukou invités à incarner une citoyenneté exemplaire

    Dans le cadre d’un atelier dédié à l’encadrement des acteurs de jeunesse, les responsables associatifs de Bondoukou ont été sensibilisés à l’importance d’adopter une posture responsable face aux enjeux politiques. Cette rencontre, organisée par le Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI) au siège de la direction régionale de la Jeunesse, a réuni samedi 23 mai 2026 les figures emblématiques de la jeunesse locale.

    Renforcer les capacités pour une jeunesse engagée

    Sous le thème « Animation de la vie associative et leader de jeunesse face à la politique : quelle posture ? », cet atelier avait pour objectif de promouvoir une jeunesse consciente de ses responsabilités. Alexis Adjoumani Kouadio, délégué départemental du CNJCI, a rappelé le rôle clé des associations dans la préservation de la cohésion sociale et de la paix, un contexte particulièrement sensible dans la région du Gontougo.

    « Les organisations de jeunesse ne sont pas de simples structures administratives. Elles doivent incarner un cadre d’encadrement citoyen et devenir des partenaires actifs de l’administration publique », a-t-il souligné. Pour lui, chaque leader doit incarner une exemplarité à la fois envers l’État et la société, afin de garantir un engagement constructif et apolitique au sein des mouvements associatifs.

    Former des responsables pour un leadership efficace

    Kouacou Désiré, directeur régional du ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique du Gontougo, a insisté sur la nécessité de cultiver des compétences en leadership. « Diriger une association ne se limite pas à occuper un poste. Il s’agit de fédérer, d’animer et de porter des actions concrètes au service des communautés », a-t-il expliqué.

    L’atelier a également abordé des thèmes essentiels comme la gestion organisationnelle, le dialogue constructif et la prévention des manipulations politiques au sein des mouvements de jeunesse. Une attention particulière a été accordée à la formation des responsables sur ces enjeux cruciaux.

    La jeunesse, un pilier de stabilité sociale

    Représentant le préfet de la région du Gontougo, Gnaihi Hugues a salué cette initiative comme un levier essentiel pour renforcer la stabilité sociale. « La jeunesse représente une force incontournable pour notre pays. Elle doit être un moteur de paix et d’engagement citoyen », a-t-il déclaré, encourageant les participants à s’approprier les enseignements transmis lors des échanges.

    Un programme riche en interventions

    Plusieurs communications ont marqué cette journée : une présentation sur l’animation de la vie associative par Jean Pierre Kouassi, un témoignage inspirant sur l’engagement associatif de Gla Serge, et un panel animé par Pascal Kouamé sur la posture des leaders face à la politique. L’événement a également été l’occasion de présenter le nouveau bureau local du CNJCI, réunissant présidents de jeunesse, responsables associatifs, étudiants et acteurs du civisme de toute la région.

    Un engagement pour l’avenir

    Cette rencontre a mis en lumière l’importance d’un leadership responsable et apolitique au sein des associations de jeunesse. En renforçant les capacités des acteurs locaux, le CNJCI contribue activement à bâtir une société plus unie, où chaque jeune peut devenir un acteur clé du développement régional.

  • Sénégal : la fin d’une alliance historique entre Diomaye Faye et Sonko

    Sénégal : la fin d’une alliance historique entre Diomaye Faye et Sonko

    Sénégal : la fin d’une alliance historique entre Diomaye Faye et Sonko

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a destitué vendredi 22 mai son premier ministre Ousmane Sonko, mettant un terme brutal à une collaboration née il y a plus de dix ans. Cette rupture survient après des mois de tensions croissantes entre les deux hommes, arrivés au pouvoir en avril 2024.

    L’alliance « Diomaye c’est Sonko » a volé en éclats. Le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, qui avait renversé l’ordre politique sénégalais en avril 2024 en s’opposant à l’ancien président Macky Sall, vient de se briser.

    En effet, Ousmane Sonko, privé de candidature à la présidentielle pour une condamnation judiciaire l’ayant privé de ses droits civiques, avait choisi de soutenir Bassirou Diomaye Faye. Le calcul était simple : garder l’influence sur le pouvoir tout en occupant la tête du gouvernement. Une stratégie qui a rapidement montré ses limites.

    Pendant douze ans, les deux hommes avaient formé un tandem indissociable au sein du mouvement les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). Pourtant, à peine deux ans après leur accession au pouvoir, les divergences ont pris le dessus. Les tensions se sont accumulées, transformant une alliance solide en un conflit ouvert.

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