Auteur/autrice : nigeractu

  • Drame au lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens contre Boko Haram

    Drame au lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens contre Boko Haram

    Des militaires tchadiens de la Force multinationale mixte partant en patrouille, le 6 mai 2026.

    L’aviation militaire du Tchad a déclenché une offensive d’envergure suite à l’assaut meurtrier contre la base de Barka Tolorom. Cette attaque djihadiste, survenue le 4 mai, avait entraîné la mort de 25 soldats, dont deux généraux, et fait 46 blessés. En représailles, des avions de chasse ont ciblé plusieurs îles du lac Tchad situées à la confluence des frontières avec le Nigeria et le Niger.

    Des frappes aériennes aux lourdes conséquences civiles

    Les opérations se sont notamment concentrées sur l’île de Shuwa, considérée comme un sanctuaire pour les membres de Boko Haram mais servant également de zone de pêche cruciale. Selon les premiers rapports, ces bombardements auraient causé la perte de nombreux civils.

    Un porte-parole du syndicat des pêcheurs local indique qu’au moins 40 pêcheurs nigérians sont portés disparus et auraient probablement péri par noyade durant les raids. La plupart des victimes étaient originaires de Doron Baga, une ville côtière du Nigeria tristement célèbre pour avoir subi un massacre de grande ampleur en 2015.

    Le silence des autorités nigérianes

    Pour le moment, les instances officielles du Nigeria n’ont pas commenté ces informations émanant du pays voisin. Ce mutisme survient dans un contexte où l’armée nigériane est elle-même régulièrement pointée du doigt pour des erreurs de ciblage ayant entraîné la mort de civils lors de précédentes opérations militaires.

  • La finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal sera diffusée au Parc des Princes

    La finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal sera diffusée au Parc des Princes

    Bien que le coup d’envoi de la finale contre Arsenal soit prévu à Budapest le 30 mai à 18 heures, les supporters parisiens pourront se rassembler dans leur enceinte fétiche. En l’absence de fanzone organisée dans les rues de la capitale, le club a pris l’initiative d’ouvrir les portes du Parc des Princes pour une retransmission en direct, renouvelant ainsi l’expérience vécue l’an dernier lors de la finale à Munich.

    Une grande soirée de fête à la Porte d’Auteuil

    Le club prévoit de communiquer officiellement jeudi tous les détails pratiques concernant cette soirée. En attendant, les fidèles du club peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur une liste d’alerte pour être informés en priorité de l’ouverture de la billetterie. Le Paris Saint-Germain souhaite transformer le stade en un lieu de communion intense pour soutenir les joueurs à distance.

    L’organisation promet un événement d’envergure, rappelant que la précédente édition avait laissé des souvenirs impérissables. L’ambiance s’annonce électrique avec une programmation artistique et musicale soignée, visant à recréer la ferveur des plus grands matchs disputés à domicile.

    Pas de rassemblement public dans les rues de Paris

    Cette décision d’ouvrir le stade intervient alors qu’aucune fan zone ne sera autorisée dans l’espace public parisien pour ce rendez-vous du 30 mai. La préfecture de police de Paris a en effet exprimé un avis négatif sur l’installation de tels dispositifs pour des motifs de sécurité. En conséquence, les autorités municipales ont confirmé qu’aucun autre grand lieu de rassemblement ne serait mis en place, faisant du Parc des Princes le point de ralliement majeur pour les fans restés en France.

  • Sénégal : des économistes explorent des solutions alternatives pour gérer la dette publique

    Sénégal : des économistes explorent des solutions alternatives pour gérer la dette publique

    La gestion des finances publiques au Sénégal traverse une phase charnière, marquée par des désaccords croissants entre l’administration de Ousmane Sonko et les institutions financières internationales. Depuis le 11 mai, Dakar accueille un rassemblement d’experts économiques venus d’Afrique et d’Asie. Ce sommet technique vise à proposer des stratégies de sortie de crise qui s’écartent des modèles traditionnels imposés par le FMI et la Banque mondiale.

    La soutenabilité budgétaire au cœur des tensions avec le FMI

    Le climat s’est alourdi suite à la réévaluation à la hausse de la dette publique héritée de la précédente législature. Cette correction des indicateurs a entraîné une suspension temporaire des financements prévus dans le cadre des programmes du FMI. Aujourd’hui, l’exécutif sénégalais se trouve face à un double défi : respecter ses échéances de remboursement internationales tout en finançant le projet social porté par le Pastef, la formation politique au pouvoir.

    L’organisation de ce forum illustre une volonté de rupture. Au lieu de se plier aux mesures d’austérité classiques, le gouvernement privilégie la construction d’un plaidoyer technique pour des solutions hétérodoxes. Parmi les pistes étudiées figurent la restructuration de la dette, l’extension des délais de remboursement et une meilleure exploitation des ressources internes. La contribution d’experts asiatiques est ici stratégique, apportant l’expérience de nations ayant déjà surmonté des crises majeures de la balance des paiements.

    Un acte de souveraineté économique face aux bailleurs

    Le timing de cette rencontre n’est pas fortuit. En conviant des économistes critiques envers les politiques d’ajustement structurel peu après le blocage des discussions avec les bailleurs de fonds, Ousmane Sonko envoie un message fort. Le Premier ministre, pilier du changement politique de 2024, place la souveraineté économique au sommet de ses priorités. Son implication personnelle transforme ce séminaire en un véritable acte politique.

    Les intervenants cherchent à prouver que des alternatives viables existent en dehors des sentiers battus de la finance multilatérale. Cette démarche s’inscrit dans une tendance continentale où des pays comme le Ghana, la Zambie ou l’Éthiopie ont dû repenser leurs relations avec leurs créanciers. Toutefois, le Sénégal dispose d’un atout : il n’est pas en situation de défaut de paiement et conserve un accès aux marchés de capitaux de la sous-région.

    Quelles sont les pistes pour éviter l’austérité ?

    Les recommandations formulées par les experts s’articulent autour de trois leviers principaux :

    • La réforme fiscale : élargissement de l’assiette d’imposition, lutte contre l’évasion financière et révision des contrats dans le secteur des hydrocarbures, dont l’exploitation a débuté en 2024.
    • L’innovation financière : recours à des emprunts en monnaie locale ou à des titres indexés sur les revenus futurs du pays.
    • L’intégration régionale : renforcement de la solidarité financière au sein de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

    Cependant, cette stratégie comporte des zones d’ombre. Une position trop rigide face au FMI pourrait augmenter le coût des futurs emprunts sur les marchés internationaux. La réussite de ce plan dépendra de l’équilibre que le gouvernement saura trouver entre son discours souverainiste et la nécessité de rassurer les investisseurs privés, notamment les détenteurs d’eurobonds.

    Cette séquence diplomatique et économique à Dakar est suivie de près par les agences de notation et les pays voisins. Elle pourrait marquer le début d’une nouvelle ère dans les négociations avec les partenaires au développement. Les résultats de ces réflexions seront prochainement remis aux autorités sénégalaises pour orienter les futures décisions budgétaires.

  • Le Parc des Princes ouvre ses portes pour la finale de la Ligue des champions du PSG

    Le Parc des Princes ouvre ses portes pour la finale de la Ligue des champions du PSG

    Le Parc des Princes s’apprête à accueillir les supporters pour la finale de la Ligue des champions

    Le Paris Saint-Germain réitère une initiative couronnée de succès en organisant une retransmission en direct de sa finale de Ligue des champions au Parc des Princes. Le samedi 30 mai, les fidèles du club parisien auront l’opportunité de vivre collectivement le choc face à Arsenal, qui se déroulera à la Puskas Arena de Budapest.

    Une ambiance électrique garantie au cœur du stade

    Pour cette soirée mémorable, des écrans géants seront déployés sur la pelouse emblématique du Parc des Princes, transformant le stade en un lieu de rassemblement grandiose. L’objectif est de permettre aux milliers de fans restés à Paris de partager l’intensité et les émotions de cette rencontre européenne cruciale. Le club promet une atmosphère digne des plus grands soirs de football, rappelant le succès retentissant de l’événement similaire organisé la saison passée.

    Le coup d’envoi de cette finale tant attendue est programmé pour 18 heures. La vente des billets pour assister à cette retransmission exclusive au Parc des Princes sera lancée prochainement. Une priorité sera accordée aux abonnés du club ainsi qu’aux membres du programme de fidélité MyParis. Des détails supplémentaires sur les modalités d’acquisition des places seront communiqués par le Paris Saint-Germain ce jeudi.

    Il est à noter qu’en dehors de cette organisation au Parc des Princes, aucune fan-zone officielle ne sera établie dans la capitale française pour cette finale de Ligue des champions opposant le PSG à Arsenal. Le rendez-vous est donc donné au cœur de l’enceinte parisienne pour tous ceux qui souhaitent vibrer ensemble pour leur équipe.

  • Modernisation du secteur minier au Tchad : la ministre Fatimé Haram Acyl félicite la SONEMIC

    Modernisation du secteur minier au Tchad : la ministre Fatimé Haram Acyl félicite la SONEMIC

    Une avancée technologique majeure pour la gestion minière

    Lors de la présentation du bilan d’activité de la Société nationale d’exploitation minière et de commercialisation (SONEMIC), la ministre des Mines, Fatimé Haram Acyl, a exprimé son admiration pour les progrès réalisés. Elle a particulièrement mis en avant un logiciel de traçabilité conçu intégralement par des experts du Tchad. Cet outil numérique, qui gère déjà 147 autorisations, assure une liaison directe avec les services des douanes et des impôts, garantissant ainsi une transparence accrue dans le secteur.

    Cartographie et partenariats stratégiques mondiaux

    L’ambition de la SONEMIC s’étend également à la sécurisation des ressources. Une opération de cartographie a été lancée dans plusieurs provinces pour fiabiliser les données géologiques et prévenir les tensions sociales. Parallèlement, le Tchad renforce sa présence internationale. Des discussions sont en cours avec les Émirats concernant le traitement des eaux et la mise en place d’une unité de raffinage pour l’antimoine, illustrant une volonté de transformation industrielle.

    Une vision unifiée pour la croissance économique

    Pour la ministre, la réussite de ces réformes repose sur une communication efficace et une synergie d’action. En s’alignant sur les orientations du Chef de l’État, le secteur extractif doit devenir un pilier de l’emploi et du développement pérenne. Fatimé Haram Acyl a conclu en soulignant que cette dynamique collective est essentielle pour que le pays tire pleinement profit de ses richesses naturelles.

  • Ousmane Sonko lance une grande restructuration interne au Pastef

    Ousmane Sonko lance une grande restructuration interne au Pastef

    Sous l’impulsion de son leader Ousmane Sonko, le Pastef entame une transformation profonde de son École du parti. Cette démarche stratégique intervient en amont du congrès prévu pour l’année 2026, avec l’ambition de perfectionner l’apprentissage et l’encadrement des sympathisants pour accroître l’impact de la formation politique.

    Rencontre du bureau politique de Pastef : Les grandes décisions prises par Ousmane Sonko

    Une nouvelle architecture pour l’École du parti

    Dans la perspective de son premier rassemblement majeur fixé au 6 juin 2026, le Pastef a officialisé une refonte de l’organisation de son pôle éducatif. Selon les directives de la formation, ce réajustement s’intègre dans une volonté de structuration interne plus rigoureuse, visant à fluidifier la coordination des programmes de formation militante.

    Le Secrétariat national chargé de la formation, dirigé par Malick Sy, a élaboré un schéma organisationnel inédit. L’objectif principal est de s’adapter aux nouveaux défis de massification et de professionnaliser l’instruction des membres. Cette mutation repose sur trois piliers essentiels : une approche territoriale, fonctionnelle et thématique.

    Optimiser la formation à l’échelle nationale et internationale

    Cette réorganisation du Pastef ne se limite pas aux frontières nationales. Elle vise à instaurer une meilleure synergie dans les actions pédagogiques, tant au niveau local qu’à l’étranger. En renforçant ses structures, le parti d’Ousmane Sonko souhaite garantir un encadrement de qualité pour tous ses militants, consolidant ainsi ses bases avant les échéances futures.

  • Tension à Abidjan : Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny

    Tension à Abidjan : Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny

    Le mouvement politique ADCI exprime sa vive indignation suite à l’interdiction de sortie du territoire signifiée à son leader, Assalé Tiémoko Antoine. Ce dernier a été empêché de prendre son vol pour le Canada le 11 mai 2026. Le parti dénonce une manœuvre visant à humilier son président et réclame des éclaircissements sur cette restriction de liberté qui n’avait jamais été notifiée officiellement auparavant.

    Un empêchement inattendu lors d’une mission politique

    Ce lundi 11 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine, qui préside le mouvement Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), s’apprêtait à entamer une tournée de mobilisation en Amérique du Nord. Ce déplacement, prévu jusqu’au 26 mai, visait à structurer les bases du parti au sein de la diaspora ivoirienne, une initiative déjà annoncée publiquement lors d’un séminaire à Nantes en mars dernier.

    Pourtant, le parcours judiciaire récent de l’élu laissait présager une situation régularisée. Le 23 avril 2026, le procureur adjoint, Abou Sherif, avait formellement levé sa garde à vue, lui restituant sa liberté de mouvement. Après une hospitalisation jusqu’au 25 avril et une période de convalescence, le président de l’ADCI avait repris ses activités normales, sans qu’aucune charge ou contrôle judiciaire ne lui soit signifié par la suite.

    Le récit des événements à l’aéroport d’Abidjan

    Arrivé à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, Assalé Tiémoko Antoine a franchi les étapes de contrôle habituelles sans encombre. Ce n’est qu’à seulement vingt minutes du décollage qu’un officier de police l’a conduit vers les bureaux du commissariat de l’aéroport. C’est là qu’il a appris, par l’intermédiaire du commissaire, que le procureur de la République avait ordonné son blocage au sol.

    Malgré des tentatives répétées pour entrer en contact avec le parquet, le dirigeant politique est resté sans réponse. Il a été contraint d’attendre dans les locaux de la police jusqu’au départ de son vol à 21h10, avant d’être autorisé à rentrer chez lui librement.

    L’ADCI dénonce une atteinte à la dignité

    Le secrétariat exécutif de l’ADCI, représenté par Roger Youan, s’insurge contre ce qu’il qualifie de manque d’élégance républicaine. Le parti souligne qu’aucune notification officielle de restriction de voyage n’a été transmise à l’intéressé ou à son équipe de défense depuis le mois d’avril. Pour l’organisation, ce silence suivi d’une intervention de dernière minute à l’aéroport s’apparente à un piège orchestré.

    L’ADCI réaffirme que Assalé Tiémoko Antoine est un citoyen respectueux des lois et des institutions, n’ayant aucune intention de fuir ses responsabilités. Le mouvement appelle ses sympathisants à faire preuve de calme et de retenue, tout en assurant qu’il suivra de près l’évolution de cette situation préoccupante pour les droits civiques en Côte d’Ivoire.

  • Tchad : l’opposition dénonce un verrouillage politique total sous Mahamat Idriss Déby

    Tchad : l’opposition dénonce un verrouillage politique total sous Mahamat Idriss Déby

    Face à la lourde condamnation de huit figures de la contestation au Tchad, Alifa Younous Mahamat, le représentant du Parti socialiste sans frontières (PSF) pour la France et l’Europe, s’insurge contre les méthodes du gouvernement de Mahamat Idriss Déby. Selon lui, le pouvoir en place s’efforce de neutraliser toute forme de contradiction politique.

    Tchad : «Toute voix dissidente est systématiquement réduite», alerte l’opposant Alifa Younous Mahamat

    Une justice tchadienne sous influence politique

    Le verdict est tombé à N’Djamena : huit cadres appartenant au Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), la coalition majeure de l’opposition, ont écopé de huit ans de réclusion criminelle. Alifa Younous Mahamat fustige ce qu’il qualifie de sentences arbitraires. « Ce dossier est la preuve que le Tchad s’enfonce dans une dérive dictatoriale, où la pensée unique est imposée par la violence et l’intimidation », martèle-t-il. Ces arrestations étaient intervenues juste avant une mobilisation citoyenne que les autorités avaient interdite.

    L’étouffement systématique des libertés publiques

    D’après le cadre du PSF, l’incarcération des leaders du GCAP participe d’un plan global visant à écarter toute alternative politique sérieuse. Il affirme que « chaque voix discordante est désormais étouffée sans exception », décrivant un espace civique totalement obstrué. Au Tchad, les droits les plus élémentaires seraient bafoués : « Il est devenu impossible pour une formation d’opposition d’exister, de se réunir ou d’exercer son droit syndical ».

    Ce durcissement s’ajoute au précédent de Succès Masra, figure de proue de l’opposition et ancien Premier ministre, qui avait été condamné à une peine de 20 ans de prison il y a environ un an.

    La diaspora tchadienne comme rempart international

    Installée en France et dans le reste de l’Europe, la communauté tchadienne à l’étranger tente d’alerter l’opinion mondiale sur la dégradation des droits humains dans le pays. Alifa Younous Mahamat souligne que la diaspora se fait le porte-parole de ceux qui sont réduits au silence sur le territoire national. Pour ce faire, il multiplie les plaidoyers auprès des instances internationales et des ONG spécialisées.

    Des échanges avec la classe politique française

    Le coordinateur du PSF a également entrepris des démarches auprès des élus français pour dénoncer la situation sécuritaire et politique au Tchad. Il indique avoir échangé avec des députés et des sénateurs, notamment issus des rangs de La France insoumise. Il confirme par ailleurs avoir rencontré Jean-Luc Mélenchon. Pour les opposants tchadiens vivant en exil, la pression diplomatique internationale reste l’un des derniers leviers pour contrer l’autoritarisme croissant de Mahamat Idriss Déby.

  • Gestion de la dette du Sénégal : El Malick Ndiaye privilégie une approche souveraine

    Gestion de la dette du Sénégal : El Malick Ndiaye privilégie une approche souveraine

    Le cap est désormais clairement fixé au sommet de l’État sénégalais. Lors d’un rassemblement lundi à Dakar, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a réitéré avec fermeté que le Sénégal ne soumettrait pas sa dette publique à une restructuration. Le chef du Parlement prône une stratégie d’autonomie, privilégiant des arbitrages budgétaires internes plutôt que des pourparlers avec un collectif de créanciers. Cette orientation confirme la trajectoire choisie par l’exécutif suite à la réévaluation, fin 2024, de l’endettement réel du pays, apparu plus élevé que les estimations initiales.

    Une doctrine économique axée sur la crédibilité financière

    Depuis plusieurs mois, le refus de renégocier la dette est devenu un pilier de la politique économique portée par le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Pour les décideurs sénégalais, s’engager dans une restructuration équivaudrait à admettre un défaut de paiement, ce qui ternirait durablement l’image du pays auprès des investisseurs internationaux. El Malick Ndiaye a soutenu cette vision en affirmant que le Sénégal possède les ressources nécessaires pour respecter ses échéances financières. Selon lui, cette décision est avant tout un acte politique fort qui dépasse les simples calculs comptables.

    Cette détermination s’oppose toutefois aux suggestions de certains partenaires financiers. Le Fonds monétaire international (FMI), qui a mis en pause son programme avec Dakar après la révision des données de la dette, insiste sur l’importance de retrouver un équilibre budgétaire. Parallèlement, les agences de notation ont revu à la baisse la note souveraine du Sénégal, augmentant ainsi le coût des futurs emprunts sur les marchés mondiaux.

    Les leviers de la souveraineté économique

    Pour concrétiser cette gestion autonome, El Malick Ndiaye et le gouvernement misent sur plusieurs axes stratégiques :

    • Élargissement de la base fiscale pour accroître les revenus de l’État ;
    • Rationalisation rigoureuse des dépenses publiques ;
    • Révision de contrats jugés défavorables pour la nation ;
    • Exploitation des ressources naturelles, notamment via les champs pétroliers de Sangomar et gaziers de Grand Tortue Ahmeyim.

    Bien que ces gisements soient prometteurs pour les finances publiques, leur impact immédiat sur la réduction de la dette reste à confirmer. Actuellement, le ratio de la dette sur le produit intérieur brut (PIB) dépasse les limites fixées par l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). L’objectif est donc de dégager des marges de manœuvre sans rompre avec les bailleurs de fonds traditionnels, alors que le remboursement des intérêts pèse lourdement sur le budget national.

    Un message fort aux investisseurs et à la population

    La déclaration du président de l’Assemblée nationale vise plusieurs objectifs. Il s’agit d’abord de rassurer les marchés financiers sur la fiabilité du Sénégal en tant qu’emprunteur. Ensuite, ce discours répond aux attentes des citoyens en honorant la promesse électorale de rupture avec la dépendance financière extérieure. Enfin, au niveau régional, Dakar affirme son leadership en matière de souveraineté économique.

    L’efficacité de ce pari dépendra de la capacité du gouvernement à produire des résultats concrets dans les prochaines lois de finances. Si un retour vers le FMI n’est pas à l’ordre du jour sous sa forme habituelle, les analystes restent attentifs à d’éventuels ajustements techniques pour sécuriser des financements à taux préférentiels. Pour El Malick Ndiaye, il s’agit de prouver la viabilité du modèle défendu par le Pastef, en inscrivant cette gestion dans une vision de long terme pour la nation sénégalaise.

  • Forte accélération de la production industrielle au Sénégal avec un bond de 23,9 %

    Forte accélération de la production industrielle au Sénégal avec un bond de 23,9 %

    L’économie du Sénégal affiche une vitalité remarquable portée par son secteur productif. Selon les indicateurs récents, la production industrielle a progressé de 23,9 % en glissement annuel au cours du mois de septembre 2025. Cette dynamique exceptionnelle contribue à hisser la croissance du produit intérieur brut (PIB) à 4,2 % sur une période de douze mois, affirmant ainsi la position de Dakar parmi les économies les plus performantes de l’UEMOA.

    Ce pic d’activité n’est pas un simple épiphénomène. Il résulte de la montée en puissance de nouvelles infrastructures industrielles déployées ces dernières années, principalement dans l’extraction et la manufacture. L’essor de la branche agro-industrielle, la solidité des industries chimiques et le démarrage de l’exploitation pétro-gazière permettent au pays de diversifier ses sources de richesse, réduisant sa dépendance historique au secteur des services.

    Le moteur des hydrocarbures et des mines

    Le secteur extractif joue un rôle prépondérant dans cette embellie. L’entrée en phase de production du champ pétrolier de Sangomar, couplée au développement du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (mené en collaboration avec la Mauritanie), soutient désormais activement les finances publiques. Ces ressources stratégiques modifient structurellement le profil des exportations du Sénégal et offrent au gouvernement des leviers budgétaires essentiels pour ses futures réformes.

    Parallèlement, les industries manufacturières maintiennent une cadence soutenue. Des secteurs clés tels que la cimenterie, la chimie minérale (notamment via les Industries chimiques du Sénégal) et l’agro-alimentaire bénéficient d’une forte demande locale et d’un regain d’intérêt sur les marchés régionaux. Cette effervescence génère des bénéfices indirects pour les secteurs de la logistique et du transport.

    Une trajectoire de croissance à 4,2 % pour Dakar

    Avec une hausse du PIB fixée à 4,2 % sur un an, le Sénégal retrouve des niveaux de performance proches de ses standards d’avant la crise sanitaire. Bien que ce chiffre soit légèrement en deçà des ambitions gouvernementales initiales liées au cycle pétrolier, il témoigne d’une résilience certaine. Les autorités expliquent ce décalage par un contexte international complexe et une gestion prudente des investissements durant les phases de transition budgétaire.

    Pour l’exécutif conduit par le Premier ministre Ousmane Sonko, l’objectif est désormais de transformer ce dynamisme industriel en opportunités d’emplois et en revenus fiscaux durables. La vision stratégique Sénégal 2050 place la transformation locale au cœur de ses priorités, visant à renforcer l’autonomie économique du pays et sa place dans les chaînes de valeur mondiales. Les résultats de septembre valident la pertinence de cette orientation.

    Points de vigilance et perspectives

    Malgré ces indicateurs au vert, certains observateurs appellent à la prudence. La hausse spectaculaire de la production s’explique en partie par une base de comparaison favorable, l’année 2024 ayant connu quelques ralentissements industriels. De plus, la question de la dette publique reste un sujet de suivi attentif pour les partenaires financiers internationaux.

    Néanmoins, le Sénégal se distingue par sa stabilité et la diversité de son tissu économique, contrastant avec d’autres nations d’Afrique de l’Ouest. Cette situation attire l’attention des investisseurs internationaux, notamment ceux originaires du Golfe, qui s’intéressent de près aux secteurs de l’énergie et des infrastructures logistiques sénégalaises. Les prochaines données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) seront cruciales pour confirmer si cette poussée industrielle s’inscrit durablement dans le temps.

  • Choc au sommet entre le RC Lens et le PSG : enjeux, diffusions et compositions

    Choc au sommet entre le RC Lens et le PSG : enjeux, diffusions et compositions

    Le titre de Ligue 1 se joue à Bollaert

    Avec une avance confortable de six unités sur le RC Lens à seulement deux journées du terme, le PSG semble intouchable. La formation dirigée par Luis Enrique touche au but, mais mathématiquement, le suspense demeure. Pour les Sang et Or, ce match en retard est l’ultime chance de bousculer la hiérarchie nationale.

    Un succès permettrait aux Lensois de revenir à trois longueurs avant l’ultime acte face à l’OL. Pour les Parisiens, un simple point suffirait à valider officiellement leur sacre. Voici tout ce qu’il faut savoir pour ne rien manquer de cette confrontation décisive.

    Les détails pratiques de la rencontre

    • Date : Mercredi 13 mai
    • Coup d’envoi : 21h00
    • Lieu : Stade Bollaert-Delelis, Lens
    • Arbitrage : À confirmer (avec assistance vidéo VAR)
    • Diffusion TV : Ligue 1+, beIN SPORTS 1
    • Streaming : beIN CONNECT, Ligue 1+

    État des lieux des effectifs

    Actualités du RC Lens

    Le RC Lens se trouve face à un défi immense : gagner ses deux derniers matchs tout en espérant deux revers du PSG et rattraper un écart de 15 buts. Déjà assurés de finir sur le podium, les hommes de Pierre Sage ont aussi la tête à la finale de la Coupe de France prévue le 22 mai. L’enjeu sera donc de performer sans compromettre l’état physique du groupe.

    Plusieurs cadres seront absents. Saud Abdulhamid est suspendu suite à son exclusion contre l’OGC Nice. À l’infirmerie, on retrouve Jonathan Gradit, Régis Gurtner, Allan Saint-Maximin et Florian Thauvin.

    Onze probable (3-4-2-1) : Risser – Ganiou, Baidoo, Sarr – Sima, Bulatovic, Haidara, Udol – Fofana, Saïd – Edouard.

    Actualités du PSG

    Pour le PSG, l’objectif est double : plier le championnat ce mercredi et préparer la finale de la Ligue des champions contre Arsenal le 30 mai. Luis Enrique devra composer avec une liste d’absents notable. Lucas Chevalier, Achraf Hakimi, Nuno Mendes et William Pacho sont indisponibles pour des raisons musculaires. Quentin Ndjantou et Warren Zaïre-Emery manquent également à l’appel.

    Onze probable (4-3-3) : Safonov – Mayulu, Zabarnyi, Beraldo, L. Hernandez – Lee, Vitinha, Ruiz – Mbaye, Ramos, Barcola.

    Où regarder le match en direct ?

    La rencontre sera retransmise sur la chaîne Ligue 1+, disponible via les opérateurs classiques comme Orange, SFR, Bouygues ou Free, ainsi que sur DAZN et RMC Sport. beIN SPORTS 1 assure également la diffusion télévisée. Pour les adeptes du numérique, les plateformes beIN CONNECT et le site de Ligue 1+ proposent un accès en streaming légal.

    Historique et tendances

    Le club de la capitale reste sur une dynamique positive face aux Artésiens avec deux victoires consécutives, dont un succès serré à Lens (1-2). Leur dernier duel en Coupe de France s’était soldé par un nul avant que les Parisiens ne s’imposent.

    Concernant les cotes, le PSG est favori à 1,90, tandis qu’un exploit du RC Lens est coté à 3,33. Le partage des points affiche une cote de 3,83.

  • Sénégal : l’affirmation périlleuse de Bassirou Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Sénégal : l’affirmation périlleuse de Bassirou Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye (à gauche) est salué par le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko (au centre) lors des célébrations du 65e anniversaire de l'indépendance du Sénégal, à Dakar, au Sénégal, le 4 avril 2025. Le Sénégal a obtenu son indépendance de la France le 4 avril 1960. EPA/JEROME FAVRE (MaxPPP TagID: epaliveeight173050.jpg) [Photo via MaxPPP]

    Le défi de l’autonomie politique au sommet de l’État sénégalais

    L’histoire nous transporte en l’an 49 avant notre ère, bien loin des rivages de la presqu’île du Cap-Vert. À cette époque, le général Jules César s’apprête à regagner Rome, où siège le consul Pompée, après ses victoires militaires contre les Gaulois. Le protocole imposé par le Sénat romain était sans équivoque : tout chef de guerre devait impérativement se désarmer avant de franchir la frontière de la cité, marquée par un modeste cours d’eau. Pourtant, faisant fi de ces injonctions officielles…

    Au Sénégal, une dynamique de pouvoir complexe semble se dessiner. Entre la figure centrale de Ousmane Sonko et la montée en puissance de Bassirou Diomaye Faye, la question de l’indépendance présidentielle devient un enjeu majeur. Sortir de l’influence d’un allié de premier plan constitue un exercice délicat, où chaque geste politique peut s’apparenter à un franchissement décisif.