Auteur/autrice : nigeractu

  • Litige can 2025 : le Maroc soumet ses arguments de défense au TAS face au Sénégal

    Litige can 2025 : le Maroc soumet ses arguments de défense au TAS face au Sénégal

    La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a officiellement transmis son dossier de défense aux instances du Tribunal arbitral du sport (TAS). Cette démarche intervient en réponse à l’action judiciaire lancée par le Sénégal, qui conteste l’attribution du sacre de la CAN 2025 au Royaume chérifien par la CAF.

    Arbitrage de la finale de la CAN 2025 : La Fédération de la RDC prend position après Sénégal – Maroc

    Analyse de la procédure par le Tribunal arbitral du sport

    Le Maroc affirme avoir respecté scrupuleusement les délais administratifs imposés par la juridiction internationale. Alors que certaines rumeurs évoquaient une forclusion, les autorités sportives marocaines précisent que le dépôt effectué le lundi est parfaitement réglementaire. En effet, le dimanche étant un jour non ouvré pour le TAS, le terme de la procédure est légalement reporté au jour suivant.

    Le dossier va désormais entrer dans une phase d’instruction approfondie. Les experts du TAS devront évaluer les éléments fournis par la partie marocaine pour justifier la décision initiale de la Confédération africaine de football.

    Contexte du différend entre le Sénégal et le Maroc

    Pour rappel, ce conflit juridique fait suite aux incidents survenus lors de la finale de la compétition continentale. La commission d’appel de la CAF avait sanctionné le Sénégal par un forfait (défaite 3-0) après que les joueurs sénégalais ont quitté la pelouse avant le coup de sifflet final, offrant ainsi le titre au Maroc.

  • Sénégal : alerte météo sur les côtes face à une houle menaçante

    Sénégal : alerte météo sur les côtes face à une houle menaçante

    L’ANACIM a diffusé un bulletin d’alerte signalant l’arrivée d’une houle particulièrement risquée accompagnée de vents violents sur une large portion de la côte du Sénégal. Les autorités appellent à une prudence extrême jusqu’au 16 mai.

    Avis aux pêcheurs et autres acteurs de la mer, l’importante de l’ANACIM

    D’après les prévisions de l’ANACIM, une houle provenant du Nord-Ouest, avec des creux dépassant les 2,5 mètres, est attendue sur la Grande Côte dès le mardi 12 mai à partir de 03h. Ce phénomène météorologique devrait ensuite toucher Dakar le mercredi 13 mai dès 01h du matin.

    Évolution des conditions météorologiques sur la côte

    Ces perturbations devraient persister jusqu’au samedi 16 mai à 01h. En complément de cette houle, des vents soutenus soufflant du Nord balaieront la Grande Côte du lundi 11 mai à 23h jusqu’au mercredi 13 mai à 07h, avec des rafales pouvant atteindre 40 km/h.

    Les conséquences anticipées par les experts incluent une mer extrêmement agitée, rendant les activités de pêche et de navigation périlleuses. Les vagues sur le littoral représenteront un danger réel, tout particulièrement pour les embarcations de petite taille qui sont les plus vulnérables.

    Face à ces prévisions inquiétantes, l’ANACIM exhorte les pêcheurs, les professionnels de la mer ainsi que les résidents des zones côtières à faire preuve d’une prudence extrême et à se conformer strictement aux directives de sécurité en vigueur.

  • Sécurisation des zones frontalières : le Tchad et la RCA intensifient leur coopération militaire

    Sécurisation des zones frontalières : le Tchad et la RCA intensifient leur coopération militaire

    Les forces mixtes Tchad-RCA renforcent leur dispositif à la frontière

    Les commandements militaires du Tchad et de la République centrafricaine (RCA) passent à la vitesse supérieure pour stabiliser leurs zones frontalières communes. Sous l’égide du général Moubarak Abakar Nassour Hor, une séance de travail stratégique a permis de faire le point sur les interventions sécuritaires en cours et de définir les prochaines étapes de leur collaboration.

    Un bilan des opérations Al-Hamamia 1 et 2

    Cette session a rassemblé les hauts gradés des deux nations impliqués au sein de la force mixte. L’ordre du jour s’est focalisé sur les résultats concrets des manœuvres « Al-Hamamia 1 » et « Al-Hamamia 2 », tout en identifiant les zones encore vulnérables aux incursions et à l’insécurité transfrontalière. L’objectif est d’ajuster le tir pour garantir une protection optimale des populations locales.

    Lancement imminent de la mission Sentinelle

    Pour répondre efficacement aux défis persistants, le général de brigade Moubarak Abakar Nassour Hor a validé le lancement de l’opération « Sentinelle ». Ce nouveau plan d’action, élaboré par la cellule G5, prévoit une restructuration de la présence militaire sur le terrain.

    Le dispositif s’appuiera sur les piliers suivants :

    • Le déploiement d’unités militaires mobiles pour une plus grande flexibilité.
    • L’installation de postes de surveillance fixes dans les secteurs névralgiques.
    • L’intensification du contrôle des flux et des mouvements suspects.
    • L’amélioration de la vitesse de réaction des troupes en cas d’alerte.

    En renforçant cette synergie bilatérale entre le Tchad et la RCA, les autorités militaires aspirent à instaurer un climat de paix durable et à contrer efficacement les menaces qui pèsent sur cette région stratégique.

  • L’alliance entre le Sénégal et CMA CGM pour le développement du port de Ndayane

    L’alliance entre le Sénégal et CMA CGM pour le développement du port de Ndayane

    En marge du sommet « Africa Forward » à Nairobi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est entretenu ce lundi avec Rodolphe Saadé, le dirigeant du groupe CMA CGM. Cette rencontre a permis de consolider la vision stratégique du Sénégal en matière de transport maritime.

    Une ambition maritime renforcée à Ndayane

    Le dialogue s’est focalisé sur l’essor des infrastructures portuaires nationales, avec en point d’orgue la future mise en exploitation du port de Ndayane. Ce chantier d’envergure, couplé à une zone économique spéciale, vise à ériger le Sénégal comme le carrefour logistique incontournable de l’Afrique sur l’océan Atlantique.

    Port de Ndayane : CMA CGM réaffirme son soutien au projet logistique du Sénégal

    Des retombées économiques majeures pour le pays

    Au-delà de l’aspect technique, cette collaboration promet de transformer l’économie nationale. Les objectifs identifiés lors de ces échanges sont multiples :

    • Générer des postes de travail pérennes pour la population locale.
    • Accroître la fluidité et le volume des flux commerciaux internationaux.
    • Optimiser les rentrées fiscales et les revenus globaux de l’État.

    Le géant CMA CGM, qui déploie ses activités dans plus de 170 pays avec une flotte impressionnante de 700 navires, a confirmé son engagement total. Le groupe entend être un partenaire de premier plan pour accompagner le Sénégal dans cette nouvelle ère de croissance industrielle et logistique.

  • Renforcement des liens diplomatiques : Faure Gnassingbé en visite officielle en Ouganda

    Renforcement des liens diplomatiques : Faure Gnassingbé en visite officielle en Ouganda

    Le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, est attendu ce mardi 12 mai 2026 à Kampala pour une mission diplomatique de premier plan. Répondant à l’invitation de son homologue ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, ce déplacement marque une étape clé dans la consolidation des rapports bilatéraux entre le Togo et l’Ouganda.

    Un dialogue stratégique sur la sécurité et l’intégration

    Au cours de ce séjour officiel, le président togolais s’entretiendra en tête-à-tête avec Yoweri Museveni. Les échanges se concentreront essentiellement sur les problématiques de paix et de sécurité à l’échelle continentale, ainsi que sur les progrès de l’intégration africaine. Ces discussions interviennent dans un climat régional complexe, particulièrement marqué par les instabilités dans la zone des Grands Lacs.

    Cérémonie d’investiture à Kampala

    Faure Gnassingbé assistera également à la prestation de serment solennelle de Yoweri Museveni, dont la réélection a été actée suite au scrutin général du 15 janvier dernier. Cette cérémonie d’envergure réunira dans la capitale ougandaise un parterre de dirigeants africains, de hauts fonctionnaires et de représentants de diverses institutions internationales.

    Une volonté commune de stabilité régionale

    Selon les informations émanant de la présidence togolaise, cette rencontre témoigne de l’ambition partagée par Lomé et Kampala de densifier leur coopération politique. Les deux nations maintiennent des échanges réguliers sur les défis sécuritaires majeurs du continent, à l’instar de la situation critique dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région en proie à des conflits armés et à une détresse humanitaire profonde.

    À travers cette initiative diplomatique, le Togo réitère son soutien indéfectible au dialogue interafricain et à la recherche de solutions concertées pour assurer la stabilité et le développement harmonieux des États du continent.

  • Faure Gnassingbé encourage les troupes de l’Opération Koundjoaré dans le nord du Togo

    Faure Gnassingbé encourage les troupes de l’Opération Koundjoaré dans le nord du Togo

    Le 7 mai 2026, le président du Conseil et chef suprême des armées, Faure Gnassingbé, s’est rendu dans la zone de l’Opération Koundjoaré, située dans la partie septentrionale du Togo. Cette visite de terrain avait pour objectif principal d’évaluer le dispositif sécuritaire et d’apporter un soutien moral aux unités mobilisées contre la menace terroriste.

    Au cours de cette mission stratégique, le chef de l’État a bénéficié d’un point de situation détaillé au Poste de Commandement. Il a ensuite poursuivi son inspection en se rendant au poste avancé de Tchamonga, un maillon essentiel de la défense dans cette zone sensible.

    Un renforcement de l’efficacité opérationnelle

    Devant les soldats déployés au front, Faure Gnassingbé a tenu à exprimer sa reconnaissance pour leur courage et leur sacrifice au service de la nation. Afin d’optimiser les capacités d’intervention des Forces de défense et de sécurité (FDS), il a transmis de nouvelles orientations tactiques visant à accroître l’efficacité des opérations en cours.

    Ce déplacement illustre la détermination des autorités togolaises à maintenir une proximité constante avec les troupes sur le terrain. Cette approche s’intègre dans une politique globale de sécurité combinant pression militaire, renforcement de la résilience des populations locales et coopération internationale pour stabiliser durablement la région des Savanes.

  • La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour une migration humaine aux Nations Unies

    La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour une migration humaine aux Nations Unies

    Une présence remarquée au siège des Nations Unies

    La Côte d’Ivoire a marqué de son empreinte la deuxième session du Forum international d’examen des migrations (FEMI), qui s’est tenue au cœur de New York. Cette participation stratégique illustre la détermination du pays à promouvoir une gestion migratoire centrée sur la coopération globale, le respect de la dignité humaine et les impératifs du développement durable.

    Le suivi du Pacte mondial au cœur des échanges

    Cet événement d’envergure mondiale visait à évaluer les progrès du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, un accord historique validé à Marrakech en 2018. Sous l’égide des Nations Unies, divers États ont partagé leurs solutions et leurs engagements face aux défis de la mobilité internationale.

    Des avancées concrètes portées par l’Office National de la Population

    Dr Hinin Moustapha, à la tête de l’Office National de la Population (ONP), a porté le message de la Côte d’Ivoire en lieu et place du ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba. Lors des débats de haut niveau, il a exposé les réussites ivoiriennes, notamment en matière de collecte de données, de lutte contre les discriminations et de renforcement de la coopération internationale.

    L’importance des données statistiques

    L’un des piliers de la stratégie ivoirienne repose sur la modernisation du système statistique. Pour mieux piloter les politiques publiques, le pays mise sur des informations précises, désagrégées et actualisées. À cet égard, une enquête nationale d’envergure sur la migration est prévue pour 2025, positionnant la Côte d’Ivoire comme un leader africain dans l’usage des données probantes pour la gouvernance.

    Protection et inclusion sociale

    Au-delà de l’aspect technique, Abidjan privilégie la protection des individus. Le renforcement des mécanismes de réintégration et l’adoption de politiques sociales inclusives permettent de mieux accompagner les migrants et de réduire leur vulnérabilité. Le cadre institutionnel a également été consolidé pour garantir le respect des droits fondamentaux et promouvoir une société plus tolérante.

    La migration comme moteur de développement

    La délégation ivoirienne a plaidé pour une solidarité internationale accrue et une responsabilité partagée entre les nations d’origine, de transit et d’accueil. Pour la Côte d’Ivoire, la mobilité humaine ne doit plus être perçue uniquement sous l’angle sécuritaire, mais comme un véritable levier de croissance économique, culturelle et sociale.

    En restant fidèle à ses valeurs d’accueil, le pays s’efforce de transformer les flux migratoires en vecteurs de prospérité partagée, en s’appuyant sur une gestion intelligente et humaine des populations en mouvement.

  • La traque des personnes homosexuelles au Sénégal s’intensifie

    La traque des personnes homosexuelles au Sénégal s’intensifie

    Plusieurs centaines d’individus ont été arrêtés ces dernières semaines, et certains ont même subi des lynchages publics. La législation sénégalaise réprimant l’homosexualité a été considérablement renforcée, exposant les concernés à des peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

    À Dakar, au Sénégal, une scène préoccupante s’est déroulée le 13 février 2026 : sous les cris hostiles de la foule, un homme a été appréhendé par la gendarmerie. Ses voisins l’accusaient d’être « góor-jigéen », un terme wolof signifiant « homme-femme », en raison de son orientation sexuelle présumée. Ce type d’incident se multiplie, avec plus d’une centaine d’arrestations signalées récemment. Des cas de lynchages par la foule, où des individus sont violemment agressés pour leur orientation sexuelle supposée, sont également à déplorer.

    Face à cette situation, les personnes homosexuelles vivent dans la clandestinité. L’un d’eux, s’exprimant sous couvert d’anonymat, témoigne de la peur constante : « À tout moment, on se dit qu’on peut être arrêté. » La nouvelle législation condamne les « actes contre nature » à dix ans de prison, forçant ces individus à se cacher de tous. Il ajoute, visiblement affecté : « Ce n’est pas une vie, vivre dans la peur permanente n’est pas soutenable. » Il a coupé tout lien social depuis l’escalade de ces persécutions.

    Beaucoup préfèrent l’arrestation à la violence populaire, craignant les lynchages basés sur de simples rumeurs. Le témoin anonyme dénonce une « haine » alimentée par des croyances erronées : « On leur a inculqué qu’il faut haïr un homosexuel pour être plus pieux, et même que tuer un homosexuel mène au paradis. » Il insiste sur le caractère privé de l’orientation sexuelle, la considérant comme une affaire personnelle entre l’individu et Dieu.

    Une nouvelle loi très radicale

    Au milieu de février, un ingénieur français d’une trentaine d’années, résident à Dakar, a également été arrêté chez lui pour des motifs similaires. La police a diffusé une image le montrant avec trois autres personnes interpellées ce jour-là. Il demeure incarcéré, et son entourage, y compris sa famille et son avocat, refuse de s’exprimer par crainte. Ses amis sont profondément consternés : « Nous avons été choqués, et encore plus par les circonstances de l’arrestation. Ils ont frappé à sa porte, il a ouvert, et ils l’ont pris. C’est la tactique de la rafle qu’ils emploient. »

    Dans ce pays majoritairement musulman (95%), l’homosexualité a toujours été socialement réprouvée. Bien qu’une loi réprimant les actes homosexuels existe depuis 1966, son application était auparavant limitée. Cependant, le gouvernement actuel a introduit un projet de loi nettement plus sévère, bénéficiant du soutien unanime des députés. Un parlementaire a déclaré que « les homosexuels n’auront plus de répit dans ce pays », tandis qu’un autre a qualifié les « valeurs LGBTQ » de « poison culturel insidieusement introduit dans notre société ».

    Désormais, les actes homosexuels sont passibles d’une peine de cinq à dix ans de prison ferme. Cette législation, d’une sévérité inédite, a été adoptée à l’unanimité des 135 voix présentes, sans aucune opposition. Il est à noter que trois élus se sont abstenus, non par désaccord, mais pour exprimer leur souhait de sanctions encore plus strictes envers les personnes homosexuelles, comme l’a rapporté Nicolas Bertrand.

    De nombreux homosexuels porteurs du VIH n’osent plus venir prendre leur traitement

    Au sein de ce climat d’homophobie croissante, quelques personnalités appellent à la modération. Parmi elles, la docteure Safiathou Thiam, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le SIDA au Sénégal. La nouvelle loi criminalise également l’aide apportée aux homosexuels, ce qui préoccupe les professionnels de santé travaillant avec les personnes séropositives. La docteure Thiam souligne : « Soigner une personne séropositive, quelle que soit son orientation sexuelle, est notre devoir de médecin. Nous ne pouvons pas abandonner ces patients qui dépendent de nous. C’est une situation très complexe. » Malgré son « inquiétude », elle exprime une certaine « confiance » et l’espoir d’un « retour à la raison ».

    En conséquence directe de ces menaces, de nombreux hommes homosexuels séropositifs hésitent désormais à se rendre dans les centres de soins pour recevoir leur traitement, craignant d’être appréhendés. Cette situation alarmante fait craindre aux experts une résurgence significative de l’épidémie de SIDA au Sénégal.

  • Sénégal : PETROSEN dément toute pénurie de carburant et met en garde contre les fausses rumeurs

    Sénégal : PETROSEN dément toute pénurie de carburant et met en garde contre les fausses rumeurs

    La société nationale PETROSEN a publié une mise au point officielle pour contrer les spéculations alarmantes qui circulent sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, qui évoquent une rupture de stock imminente de gaz, d’essence et de gasoil au Sénégal, sont formellement démenties par la direction de l’entreprise.

    Rapport sur la gestion : Ce que la Cour des Comptes a découvert à PETROSEN 

    Un faux communiqué a été massivement partagé sur diverses plateformes numériques, usurpant l’identité de PETROSEN pour annoncer de prétendues difficultés d’approvisionnement. La Direction générale précise qu’elle n’est en aucun cas l’auteur de ce document et que ces allégations sont totalement dépourvues de fondement.

    Un approvisionnement en hydrocarbures sous contrôle

    PETROSEN tient à rassurer les citoyens ainsi que tous les acteurs économiques : aucune pénurie n’est à déplorer sur l’ensemble du territoire national. Les processus d’importation, de stockage et de distribution des produits pétroliers se poursuivent normalement, en parfaite coordination avec les autorités et les professionnels du secteur énergétique.

    Face à la propagation de ces fausses informations, l’entreprise appelle le public à la plus grande vigilance et recommande de consulter uniquement les canaux de communication officiels de PETROSEN et du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Enfin, la société avertit qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs et les diffuseurs de ces fake news, susceptibles de troubler la tranquillité publique et de créer une confusion inutile.

  • Révélations sur le financement du JNIM par Ibrahim Traoré pour Kangala Transport

    Révélations sur le financement du JNIM par Ibrahim Traoré pour Kangala Transport

    Tandis que le discours officiel prône une souveraineté retrouvée et une offensive totale contre les insurrections armées, une affaire troublante vient bousculer les certitudes au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Des informations concordantes font état d’un convoi impressionnant de 710 camions-citernes ayant rejoint Bamako en contournant les protocoles de sécurité officiels. Au cœur de ce dossier, un versement de 3 milliards de FCFA au JNIM aurait été organisé par de hauts responsables du Burkina Faso afin de sécuriser les intérêts privés de la firme Kangala Transport. Entre soupçons de corruption et soutien financier indirect au terrorisme, l’onde de choc se propage des deux côtés du fleuve Niger.

    Une traversée sécurisée par des transactions occultes

    Le déploiement logistique sur les pistes du Sahel était colossal : une file continue de 710 camions-citernes traversant les secteurs les plus dangereux de la région pour livrer du carburant à la capitale du Mali. Pourtant, là où l’on s’attendait à une escorte des forces spéciales du Bénin ou du Burkina Faso, ou encore à la surveillance des drones russes et des blindés des FAMa, c’est un calme plat qui a régné. Cette tranquillité inattendue découlerait d’un pacte secret particulièrement onéreux. Pour assurer le passage de ces marchandises, une somme de 3 milliards de FCFA aurait été remise au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM). Cette affaire transforme un simple transport de marchandises en un scandale d’envergure, laissant entendre qu’Ibrahim Traoré finance le JNIM pour protéger ses propres activités lucratives.

    Kangala Transport au carrefour des intérêts privés

    La société Kangala Transport, qui pilote ce flux massif d’hydrocarbures, se trouve au centre de cette polémique. Bien qu’elle se présente comme un prestataire logistique classique, elle agirait en réalité comme le bras financier d’un trio influent au sommet de l’appareil d’État burkinabè, composé d’Ibrahim Traoré, Oumarou Yabré et Ali Konaté. Cette imbrication entre la direction de la transition et des intérêts commerciaux personnels soulève de graves interrogations éthiques. Quand les responsables de la stratégie de défense deviennent des acteurs économiques sur des territoires sous influence terroriste, les priorités basculent. Pour le capitaine Traoré, l’enjeu ne semble plus être l’élimination des groupes armés, mais la libre circulation des biens appartenant à son entourage immédiat.

    Le financement d’une menace contre le Mali

    Cette situation crée un paradoxe insoutenable pour les civils et les militaires maliens engagés au front. Alors que Bamako et Ouagadougou affichent une unité de façade au sein de l’AES, les fonds versés par les dirigeants de Kangala Transport alimentent directement le mouvement d’Iyad Ag Ghali. En payant 3 milliards de FCFA pour la sécurité de leurs camions, les actionnaires ont concrètement financé l’armement utilisé contre les positions maliennes et la logistique nécessaire à la pose de mines artisanales. Ces fonds servent également au recrutement de combattants qui frappent chaque jour les rangs des FAMa. En somme, le carburant qui alimente aujourd’hui Bamako a d’abord servi à graisser les rouages de la machine de guerre terroriste qui ensanglante le Mali.

    Le déni des structures de sécurité souveraines

    Le point le plus accablant de cette affaire réside dans l’exclusion totale des partenaires militaires habituels lors de ce convoyage. Ni les instructeurs russes d’Africa Corps (ex-Wagner), ni les unités d’élite nationales n’ont été mobilisés pour encadrer ces 710 véhicules. Ce choix délibéré d’écarter les forces régulières démontre que la quête de profit a conduit à une alliance contre-nature avec l’adversaire. Les propriétaires du convoi ont privilégié un accord avec ceux qu’ils désignent pourtant publiquement comme des cibles. Ce pacte financier occulte permet d’opérer loin du regard des militaires patriotes et garantit l’arrivée à bon port des marchandises sans aucun accrochage.

    Ces révélations ébranlent la cohésion de l’AES et interrogent sur la loyauté de l’engagement burkinabè. Comment le Mali peut-il tolérer que des intérêts privés chez son voisin financent lourdement le groupe qui déstabilise son propre sol ? À l’échelle nationale, cela jette un doute profond sur la sincérité de la lutte contre le terrorisme menée par Ibrahim Traoré. Les faits dessinent désormais une stratégie de pragmatisme cynique où les gains personnels d’un trio au pouvoir passent avant le sacrifice des troupes. En politique, les actes finissent par trahir les discours, et ce convoi protégé par un droit de passage payé à l’ennemi sonne comme une trahison pour les victimes du conflit. Si la sécurité s’achète désormais auprès du JNIM avec l’argent de Kangala Transport, la solidarité au sein du Sahel n’est plus qu’une illusion.

  • Insécurité au Togo : quand les forces armées s’en prennent aux foyers civils

    Insécurité au Togo : quand les forces armées s’en prennent aux foyers civils

    La fin de l’intimité face aux dérives militaires

    Théoriquement, le soldat incarne la protection des frontières et la sauvegarde de l’intégrité du territoire. Cependant, au Togo, ce tableau idéal se heurte à une pratique alarmante : l’intrusion de militaires au sein même des habitations pour y exercer des violences physiques sur des citoyens désarmés.

    Le domicile, un refuge désormais profané

    Le foyer devrait constituer l’espace de sécurité ultime. Pourtant, lorsque des membres des forces armées forcent des entrées sans aucun mandat légal, l’objectif n’est plus la protection, mais l’instauration d’un climat de peur. De Lomé à Sokodé, ces interventions musclées se muent fréquemment en agressions gratuites.

    Humilier un individu devant ses proches ou brutaliser la jeunesse dans l’enceinte familiale ne témoigne d’aucune bravoure. Ces actes révèlent surtout une défaillance profonde de la discipline au sein des rangs.

    Les conséquences d’un mutisme institutionnel

    L’absence de réaction ferme de la hiérarchie face à ces abus est révélatrice. Elle suggère soit une tolérance tacite, soit l’usage de la terreur comme outil de contrôle.

    • Rupture du contrat social : La brutalité exercée par ceux qui portent l’uniforme détruit irrémédiablement le lien de confiance entre la population et l’État.
    • Alimentation des tensions : En percevant les civils comme des adversaires, l’institution militaire s’expose à l’hostilité publique, créant un terreau fertile pour de futurs soulèvements.
    • Violation flagrante du droit : Porter la main sur des citoyens dans leur espace privé est une pratique illicite. Aucune législation au Togo ne justifie de tels sévices à des fins d’intimidation.

    La méprise entre combat et maintien de l’ordre

    Le nœud du problème réside souvent dans l’affectation de soldats à des missions de police. Formé pour l’affrontement guerrier, le militaire peine parfois à distinguer le civil de l’ennemi. Cette confusion transforme les quartiers résidentiels en zones de conflit improvisées.

    « Une armée que le peuple craint n’est plus une armée nationale, c’est une armée qui occupe son propre pays. »

    Conclusion : restaurer l’éthique et la justice

    La véritable noblesse militaire réside dans le respect de la loi et la protection de chaque habitant du Togo, sans distinction. Pour restaurer l’image de l’institution, la fin de l’impunité est impérative. Tant que les auteurs de ces exactions ne seront pas tenus responsables de leurs actes, la scission entre l’armée et la nation ne fera que s’accentuer. La stabilité du pays dépend du respect mutuel et de la justice, non de la force brute.

  • Crise des transports au Mali : le blocus de Bamako paralyse les routes

    Crise des transports au Mali : le blocus de Bamako paralyse les routes

    Au Mali, la libre circulation est gravement entravée. Les usagers de la route font face à un blocus sévère sur les axes stratégiques menant à Bamako. Cette mesure, imposée par le Jnim (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), fait suite aux offensives violentes menées fin avril dans diverses régions du territoire.

    L’insécurité grandissante a conduit à l’incendie de nombreux cars de transport et camions de fret. Face à cette menace djihadiste, le secteur des transports est divisé : si certains prestataires tentent de maintenir leurs liaisons, d’autres ont radicalement stoppé leurs rotations.

    Mali Bamako 2026 | Vue aérienne de Bamako

    Des parcours semés d’embûches et des départs annulés

    Dans les gares routières de Bamako, l’ambiance est lourde. Un autocar arrivant de Mauritanie illustre la complexité de la situation. Un passager, témoignant sous le pseudonyme de Mody pour sa sécurité, relate un périple éprouvant de plusieurs jours depuis Nouakchott.

    Venu pour passer les fêtes de l’Aid el Kebir en famille, il raconte : « Nous avons quitté la capitale mauritanienne jeudi. Arrivés à la frontière à Gogui, nous y sommes restés bloqués trois nuits à cause des risques sécuritaires. Bien que l’espoir d’une escorte par l’armée du Mali ait été évoqué, nous avons dû continuer seuls vers Diéma. C’est là que nous avons appris que les véhicules nous précédant avaient dû faire demi-tour sous la pression du Jnim. »

    Les pertes matérielles sont lourdes pour les opérateurs économiques. Un cadre de compagnie rapporte que deux de leurs bus ont été réduits en cendres, tandis qu’une dizaine d’autres restent immobilisés hors des frontières.

    Une attente interminable pour les voyageurs

    La paralysie touche également les liaisons internes, notamment vers Ségou. Certains voyageurs, comme Seyba, attendent un hypothétique départ depuis près d’une semaine. « Je cherche désespérément un billet pour rentrer chez moi après des funérailles à Bamako, mais toutes les agences affichent complet ou ont suspendu leurs trajets par peur des attaques », confie-t-il.

    Le constat est alarmant pour les gérants de gares. L’un d’eux déplore la perte de cinq véhicules incendiés par les insurgés. En guise de riposte sécuritaire, sa structure a pris la décision de geler l’ensemble de ses activités de et vers la capitale malienne jusqu’à nouvel ordre.