Auteur/autrice : nigeractu

  • Crise au Mali : l’Africa Corps évacué sous la pression des djihadistes

    Crise au Mali : l’Africa Corps évacué sous la pression des djihadistes

    crise au Mali : l’Africa Corps évacué sous la pression des djihadistes

    Un revers militaire et symbolique majeur frappe Bamako. Dimanche 26 avril, dans la ville de Kidal, au nord-est du Mali, les mercenaires de l’Africa Corps — remplaçants depuis 2025 du groupe Wagner — ont été contraints à une retraite humiliante. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent ces forces russes embarquées dans des camions, désarmées et sous la menace directe du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que de leurs alliés touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA). Leur départ précipité a laissé derrière eux des dizaines de véhicules blindés et d’hélicoptères, tombés aux mains des djihadistes. Plusieurs militaires maliens ont également été capturés lors de brefs affrontements.

    Depuis samedi, le Mali subit une vague d’attaques coordonnées menées par le GSIM, alliés à la rébellion touareg du FLA. Ces offensives ont visé des positions stratégiques de la junte à travers le pays, y compris en périphérie de la capitale, Bamako. Les cibles incluaient également Kati, où se situe la principale base militaire malienne, ainsi que Gao, ancien bastion de la mission onusienne.

    Retour de bâton à Kidal : la revanche des rebelles

    Lundi, l’Africa Corps, contrôlé par le ministère russe de la Défense, a officiellement confirmé son retrait de Kidal. Un camouflet pour les mercenaires russes, qui avaient pris cette ville stratégique en novembre 2023, hissant fièrement leur emblème — une tête de mort blanche sur fond noir. Cette victoire avait marqué leur seul succès militaire notable depuis leur arrivée au Mali en 2021. « La prise de Kidal représentait le seul vrai succès stratégique des Russes depuis leur intervention », souligne Djenabou Cissé, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique. Sa perte sonne comme un désaveu cinglant pour la junte de Bamako et ses alliés.

    Bamako encerclé : une situation militaire critique

    Depuis l’été 2025, les djihadistes du GSIM ont multiplié les défaites face aux forces maliennes et leurs alliés russes, instaurant notamment des blocus autour de Bamako. L’objectif ? Asphyxier économiquement la capitale. Les attaques de ce week-end ont confirmé la vulnérabilité du régime : des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent les combattants du GSIM pénétrant dans Bamako sans rencontrer de résistance. À Kati, berceau de la junte, une attaque à la bombe a même détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui y a trouvé la mort.

    L’Africa Corps, un allié inefficace face au terrorisme

    Depuis 2021, la junte malienne s’appuie sur les mercenaires russes pour lutter contre les groupes djihadistes. D’abord avec le groupe Wagner, puis avec l’Africa Corps depuis 2025. Pourtant, la violence n’a cessé de s’aggraver. « Les mercenaires russes sont inefficaces depuis le début, que ce soit au sein de Wagner ou maintenant avec l’Africa Corps », affirme Wassim Nasr, expert des mouvements djihadistes. Les rapports des Nations unies et de la Fédération internationale pour les droits humains ont également documenté une recrudescence des violences sexuelles perpétrées par les forces maliennes et leurs supplétifs russes. Ces exactions avaient déjà été dénoncées par des réfugiées maliennes en août 2025.

    Trahison à Kidal : les accusations des militaires maliens

    Les déclarations d’un officier malien, recueillies par RFI, révèlent une négociation secrète entre les mercenaires russes et les djihadistes. Selon lui, le gouverneur de Kidal aurait prévenu l’Africa Corps de l’imminence de l’attaque trois jours avant. Pourtant, rien n’a été fait. « Les Russes nous ont trahis à Kidal », déclare-t-il. Leur départ précipité laisse craindre un effondrement des positions restantes dans le nord du pays, fragilisant davantage l’armée malienne.

    Réactions politiques : entre déni et incertitude

    Face à la crise, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rendu hommage au défunt ministre de la Défense, Sadio Camara. Le président de la junte, Assimi Goïta, a quant à lui affirmé mardi soir que la situation était « sous contrôle » et que les opérations se poursuivraient jusqu’à la neutralisation totale des groupes impliqués. Pourtant, les doutes persistent. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’est refusé à commenter la capacité de l’Africa Corps à maîtriser la situation lors de son point presse du 28 avril. Il a simplement assuré que les forces russes avaient empêché un coup d’État fomenté par le FLA et le GSIM, selon les informations de Reuters.

  • Comprendre le jnim, groupe terroriste menaçant le Mali

    Comprendre le jnim, groupe terroriste menaçant le Mali

    Qu’est-ce que le Jnim, ce groupe terroriste qui défie le Mali ?

    Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Jnim), affilié à Al-Qaïda, représente aujourd’hui la plus grande menace djihadiste au Sahel. Ce groupe ambitionne de s’emparer de Bamako et d’établir un émirat islamique dans la région. Voici ce qu’il faut savoir sur cette organisation en pleine expansion.

    L'alliance entre les Touaregs et les djihadistes pourrait prendre le contrôle du Mali.

    Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Jnim), littéralement « Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans », est désormais un acteur majeur de l’insurrection au Mali. Avec environ 5 000 combattants, il a multiplié les offensives depuis 2025, notamment en s’alliant avec des groupes rebelles touaregs. Son objectif ? Étendre son influence jusqu’à la capitale Bamako et y instaurer un régime islamique strict.

    Né officiellement le 2 mars 2017, le Jnim est issu de la fusion de plusieurs factions djihadistes opérant depuis des années dans le Sahel. Son chef, Iyad Ag Ghali, ancien diplomate et rebelle touareg, en est l’émir. Ce groupe, affilié à Al-Qaïda, a profité du retrait des forces françaises de l’opération Barkhane pour renforcer sa position.

    Une idéologie radicale au cœur du Sahel

    Le Jnim s’appuie sur une interprétation rigoriste de l’islam pour justifier ses actions. Son ambition ? Créer un émirat islamique couvrant une grande partie du Sahel, en s’appuyant sur des alliances locales et des stratégies de déstabilisation.

    Dès septembre 2025, le groupe a imposé un blocus économique autour de Bamako, une manœuvre visant à affaiblir le gouvernement et à préparer le terrain pour de futures offensives. Fin avril 2026, une offensive coordonnée avec des rebelles touaregs a permis au Jnim de remporter des victoires significatives, le plaçant désormais aux portes de la capitale.

    Face à cette menace grandissante, le Mali, déjà fragilisé par une junte militaire au pouvoir, voit ses perspectives de stabilité s’éloigner. Les analystes s’interrogent : le Jnim parviendra-t-il à réaliser son projet d’émirat islamique au Sahel ?

    Qui compose le Jnim et quels sont ses objectifs ?

    • Fondation : Le Jnim est né de la fusion de quatre groupes djihadistes majeurs en 2017.
    • Dirigeant : Iyad Ag Ghali, ancien diplomate et rebelle touareg, en est l’émir.
    • Affiliation : Le groupe est lié à Al-Qaïda et partage son idéologie radicale.
    • Objectif : Établir un émirat islamique au Sahel, en commençant par le Mali.
    • Stratégie : Utilisation de blocus économiques, d’alliances locales et d’offensives militaires pour étendre son influence.
  • Ousmane Dembélé revient sur le festival offensif du PSG face au Bayern Munich

    Ousmane Dembélé revient sur le festival offensif du PSG face au Bayern Munich

    Un duel au sommet riche en rebondissements

    Le PSG a pris une option sur la qualification lors de cette demi-finale aller de la Ligue des champions en s’imposant 5-4 contre le Bayern Munich. Dans une rencontre où l’attaque a pris le pas sur la défense, Ousmane Dembélé s’est illustré par une performance de haut vol, ponctuée par un titre d’homme du match.

    Ousmane Dembélé a, tout comme Kvaratskhelia, inscrit un doublé.

    Le sentiment de satisfaction malgré un relâchement final

    Interrogé à la fin du match, l’ailier international français n’a pas caché sa joie, tout en soulignant un léger bémol. « Nous sommes satisfaits de ce score, même si après avoir mené 5-2, nous avons un peu baissé de rythme sur la fin », a-t-il admis. Ce match, suivi avec passion par les amateurs de sport de Paris jusqu’à Niamey actualité, a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité.

    Pour Ousmane Dembélé, l’opposition était de taille : « C’était une confrontation entre deux immenses écuries portées vers l’avant. En demi-finale de C1, le niveau est tel que le Bayern reste une équipe redoutable, tout comme nous le sommes. »

    Cap sur le match retour à l’Allianz Arena

    Malgré l’avantage d’un but, le PSG sait que rien n’est acquis avant le déplacement en Allemagne prévu le 6 mai. L’objectif reste clair pour le groupe parisien : rester concentré et fidèle à ses principes de jeu. « Nous n’allons pas renier notre identité. Nous irons à Munich pour gagner et décrocher notre place en finale », a martelé le joueur.

    Cette actualité sportive, qui dépasse les frontières et résonne parfois autant qu’une actu Niger ou une nouvelle internationale majeure, promet un second acte électrique. Les supporters attendent désormais de voir si la philosophie offensive du club de la capitale portera ses fruits lors de ce voyage décisif.

  • Alliance djihadistes et rebelles touaregs : une menace grandissante pour le Mali

    Alliance djihadistes et rebelles touaregs : une menace grandissante pour le Mali

    alliance djihadistes et rebelles touaregs : une menace grandissante pour le Mali

    Combattants du Front de libération de l'Azawad (FLA) en patrouille à Kidal

    Les attaques simultanées menées ce week-end par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA) dans plusieurs villes maliennes, de Bamako à Kidal, ont révélé une coordination sans précédent entre ces deux acteurs autrefois ennemis. Cette alliance a profondément ébranlé la junte militaire au pouvoir, mettant en lumière sa vulnérabilité face à une insurrection de plus en plus structurée et redoutable.

    Cette coopération inhabituelle entre djihadistes et séparatistes touaregs marque un tournant dans le conflit malien, où les lignes de fracture traditionnelles s’estompent au profit de convergences tactiques contre l’État malien. Une mutation inquiétante du paysage sécuritaire au Sahel, où les alliances opportunistes pourraient redessiner durablement l’équilibre des forces.

    Des trajectoires longtemps opposées

    Le JNIM, coalition djihadiste affiliée à Al-Qaïda, opère à l’échelle du Sahel avec pour objectif l’instauration d’un ordre islamique transnational. Ses méthodes reposent sur des attentats, la guérilla et la terreur pour déstabiliser les gouvernements.

    Le FLA, en revanche, est un mouvement séparatiste touareg issu des rébellions historiques du Nord. Il revendique l’autonomie ou l’indépendance de l’Azawad, s’appuyant sur une légitimité communautaire et la mémoire des luttes touarègues.

    Historiquement, ces deux groupes étaient en rivalité : le FLA méprisait l’agenda transnational du JNIM, tandis que ce dernier considérait les séparatistes comme des concurrents pour le contrôle territorial. Leur alliance actuelle repose donc sur une complémentarité stratégique : le FLA apporte une connaissance fine des réseaux locaux et des communautés, tandis que le JNIM offre une puissance de feu et une logistique transnationale.

    Une alliance contre-nature

    Rebelles touaregs du FLA en mouvement à Kidal

    Malgré leurs divergences idéologiques majeures — le FLA aspirant à un État indépendant dans l’Azawad tandis que le JNIM cherche à imposer un califat dans tout le Sahel — les deux groupes ont mis de côté leurs différences pour cibler un ennemi commun : la junte militaire malienne. Cette alliance, bien que tactique, n’est pas inédite dans l’histoire récente du Mali.

    Selon le chercheur Emmanuel Odilon Koukoubou, spécialiste des questions sécuritaires au Civic Academy for Africa’s Future (CiAAF), une configuration similaire avait déjà été observée au début des années 2010. À l’époque, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) s’était allié à des groupes terroristes comme AQMI et Ansar Dine pour chasser les forces maliennes du nord du pays, avant que cette alliance ne se brise rapidement.

    « Le MNLA, manquant de moyens, s’était rapproché des djihadistes, mais ces derniers ont fini par le chasser du territoire. Une leçon qui pourrait se répéter aujourd’hui », explique le politologue.

    La junte frappée au cœur

    Rencontre entre les ministres malien de la Défense, de la Sécurité et le Premier ministre

    Pour Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center à Dakar et ancien expert indépendant de l’ONU au Mali, l’alliance actuelle est une menace existentielle pour la junte. « L’objectif est clair : attaquer, affaiblir, voire renverser le régime militaire. »

    La mort de Sadio Camara, ministre de la Défense et figure majeure de l’armée, lors d’une attaque ciblée à Kati, a révélé une faille majeure dans la sécurité du régime. « L’assassinat de Camara montre que la junte est vulnérable, même dans ses bastions. C’est un signal alarmant pour la stabilité du pays », souligne Emmanuel Odilon Koukoubou.

    Selon Alioune Tine, la disparition de Camara, à la fois idéologue et stratège, fragilise toute la chaîne de commandement. « Il était un intellectuel influent au sein de l’armée. Sa perte est une véritable catastrophe pour le régime. »

    L’absence de communication du président malien pendant 48 heures après les attaques a également alimenté les spéculations sur une possible instabilité interne. Le Premier ministre a finalement pris la parole, rappelant que « l’asymétrie des actions terroristes impose une adaptation constante de notre dispositif de sécurité ».

    Crainte d’un

  • Crise au Mali : les groupes armés prennent le dessus sur Africa Corps à Kidal

    Crise au Mali : les groupes armés prennent le dessus sur Africa Corps à Kidal

    Une victoire éclatante pour les forces locales. Des vidéos, largement diffusées sur les plateformes numériques, montrent des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) paradant fièrement sur des véhicules blindés laissés sur place par les mercenaires russes d’Africa Corps lors de leur retraite précipitée. À peine deux jours après la chute de Kidal, dans le nord du pays, les 400 paramilitaires du groupe ont quitté la ville sous bonne escorte. Le FLA a confirmé sur le réseau X la signature d’un « accord entre les forces azawadiennes et certains éléments d’Africa Corps pour organiser un retrait sécurisé ».

  • Africa Corps et junte malienne en difficulté face aux djihadistes à Kidal

    Africa Corps et junte malienne en difficulté face aux djihadistes à Kidal

    Une défaite symbolique et stratégique vient d’être infligée aux mercenaires russes de l’Africa Corps, désormais déployés au Mali depuis 2025. Ce dimanche 26 avril, dans la ville de Kidal, située au nord-est du pays, les forces pro-gouvernementales ont connu un revers cuisant. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent les membres de l’Africa Corps désarmés, embarqués de force dans des camions par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que par leurs alliés touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA).

    La précipitation de leur départ a laissé derrière eux un important matériel militaire : des dizaines de véhicules blindés et d’hélicoptères, désormais aux mains des groupes armés. Plusieurs soldats maliens, engagés aux côtés des mercenaires, ont quant à eux été capturés après de brefs affrontements.

    Cette situation intervient après une série d’attaques coordonnées lancées depuis samedi par le GSIM contre les positions stratégiques de la junte militaire malienne. Les cibles incluent la capitale, Bamako, ainsi que des villes comme Kati, où se trouve la principale base militaire du pays, et Gao, ancienne base de l’ONU. Au total, six villes ont été touchées lors de cette offensive d’envergure.

    La fin d’une prise de contrôle ?

    L’Africa Corps, bras armé du ministère russe de la Défense, a officiellement confirmé son retrait de Kidal ce lundi. Une revanche pour les rebelles touaregs du FLA, qui avaient vu les mercenaires russes de l’ex-groupe Wagner s’emparer de la ville en novembre 2023, hissant fièrement leur drapeau à tête de mort.

    « La prise de Kidal était le seul succès stratégique notable des Russes depuis leur arrivée au Mali en 2021 », explique Djenabou Cissé, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique. « Sa perte marque un désaveu cinglant pour les alliés de la junte. »

    Un bilan alarmant pour la junte et ses alliés

    Depuis 2021, le Mali est dirigé par une junte militaire issue d’un coup d’État. Pourtant, malgré le soutien des mercenaires russes, la situation sécuritaire n’a fait qu’empirer. Les djihadistes du GSIM ont renforcé leur emprise, établissant notamment un blocus autour de Bamako pour asphyxier économiquement la capitale. Selon un rapport de l’Institute for Economics and Peace, le pays est devenu en 2025 l’épicentre mondial du terrorisme.

    Les violences ne se limitent pas aux combats. Plusieurs rapports de l’ONU et d’ONG ont documenté une hausse des violences sexuelles perpétrées par les forces maliennes et leurs supplétifs russes. « Les mercenaires de l’Africa Corps et de Wagner ont aggravé la crise », souligne Wassim Nasr, expert des mouvements djihadistes. « Leur inefficacité en tant que partenaires antiterroristes est désormais évidente. »

    Une situation explosive à Bamako et dans le Nord

    Les vidéos diffusées ce week-end révèlent l’ampleur des offensives djihadistes. À Kidal, les combattants du GSIM ont pris d’assaut le bureau du gouverneur. À Bamako, des habitants ont assisté, impuissants, à l’entrée des groupes armés dans la ville. Une attaque à la bombe a même détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui a péri lors de l’assaut. À Kati, quartier général de la junte, la situation reste critique.

    Face à ce chaos, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rendu hommage au défunt ministre, tout en tentant de rassurer la population. Le chef de la junte, Assimi Goïta, a déclaré mardi que la situation était « sous contrôle » et promis de poursuivre les opérations jusqu’à la « neutralisation totale » des groupes impliqués.

    Trahison et instabilité grandissante

    Malgré l’optimisme affiché par les autorités, des voix s’élèvent pour dénoncer la gestion de la crise. « Les Russes nous ont trahis à Kidal », affirme un officier malien à RFI. Selon lui, les mercenaires auraient été prévenus trois jours avant l’attaque, sans que rien ne soit fait. « Ils avaient déjà négocié leur départ. » Des craintes émergent quant à un possible retrait des Russes d’autres zones stratégiques du Nord, fragilisant davantage l’armée malienne.

    Quant au Kremlin, son porte-parole, Dmitri Peskov, a éludé la question de la capacité de l’Africa Corps à maîtriser la situation lors de son point presse du 28 avril. Il a simplement affirmé que les mercenaires avaient empêché un « coup d’État » fomenté par le FLA et le GSIM, selon les informations de Reuters.

  • Tentative de coup d’état au Mali : l’intervention russe et ses enjeux géopolitiques

    Tentative de coup d’état au Mali : l’intervention russe et ses enjeux géopolitiques

    Tentative de coup d’état au Mali : l’armée russe déjoue une opération d’envergure

    Un groupe paramilitaire soutenu par la Russie affirme avoir déjoué une vaste tentative de coup d’état ce week-end au Mali. Des attaques coordonnées ont ciblé des infrastructures stratégiques dans plusieurs villes, dont Bamako et Kati, révélant ainsi la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans la région du Sahel.

    Des assauts simultanés sur des sites sensibles

    Selon le groupe Africa Corps, entre 10 000 et 12 000 combattants ont lancé des attaques simultanées samedi dernier. Les cibles incluaient le palais présidentiel de Bamako, des casernes militaires à Kati — considérée comme un centre névralgique des forces armées maliennes — ainsi que des villes du nord telles que Gao, Kidal et Sévaré. L’objectif affiché était de s’emparer de points clés, notamment un dépôt de munitions majeur situé à Kati.

    Le groupe paramilitaire a déclaré avoir neutralisé plus de 1 000 assaillants et repris le contrôle de toutes les zones touchées. Cependant, les autorités maliennes n’ont pas encore confirmé ces informations ni publié de bilan officiel.

    Des allégations non vérifiées et des acteurs flous

    Africa Corps attribue cette offensive à une coalition de réseaux militants, incluant le Front de libération de l’Afrique et une branche affiliée à Al-Qaïda dans le Sahara. Le groupe évoque également la participation de mercenaires ukrainiens et une complicité indirecte des services de renseignement occidentaux. Ces allégations restent à ce stade sans preuve tangible, et aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part de l’Ukraine ou des gouvernements occidentaux.

    Une situation sécuritaire déjà précaire

    Si ces attaques sont confirmées, elles illustreraient l’escalade des tensions au Mali, où le gouvernement de transition peine à endiguer une insurrection complexe depuis le renversement du pouvoir en place. Les régions septentrionales, notamment Kidal et Gao, sont depuis longtemps le théâtre de conflits opposant séparatistes et groupes jihadistes. Bamako, bien que moins touchée par les violences, n’était pas épargnée cette fois-ci.

    Ces événements surviennent dans un contexte de montée des violences impliquant des factions touarègues et des groupes islamistes, soulignant la volatilité persistante de la région du Sahel.

    L’influence russe en Afrique de l’Ouest en question

    Cet incident met en lumière le rôle croissant des acteurs sécuritaires liés à la Russie en Afrique de l’Ouest. Depuis le retrait des forces françaises et la réduction de l’engagement militaire occidental, Bamako a renforcé ses liens avec Moscou, s’appuyant de plus en plus sur des soutiens paramilitaires pour lutter contre les insurrections.

    Africa Corps est perçu comme un maillon essentiel de cette nouvelle architecture sécuritaire, prenant le relais là où les opérations occidentales avaient échoué. Les analystes y voient un reflet des changements géopolitiques en cours, avec une Russie qui étend son influence sur le continent africain tandis que les puissances occidentales ajustent leur présence.

    Conséquences régionales et internationales

    Cette prétendue tentative de coup d’état — qu’elle soit avérée ou non — signale une possible aggravation des instabilités internes et de la compétition internationale au Sahel. Pour les gouvernements régionaux et les acteurs internationaux, ces développements soulèvent des interrogations urgentes sur :

    • la durabilité des dispositifs sécuritaires actuels,
    • le risque d’une fragmentation accrue des territoires,
    • les conséquences d’une intervention extérieure dans les conflits africains.

    Alors que le Mali tente de stabiliser sa transition politique, les événements de ce week-end rappellent les défis colossaux qui persistent dans l’une des zones les plus instables au monde.

  • Sahel : les limites du partenariat russe et le tournant de Kemi Seba

    Sahel : les limites du partenariat russe et le tournant de Kemi Seba

    Le Sahel à l’épreuve des promesses russes : un partenariat en question

    Les récents événements au Mali révèlent une réalité crue : les annonces et les théories panafricanistes doivent désormais composer avec les faits. Une série d’attaques coordonnées contre les bases de Kati et de Kidal a balayé l’idée d’un bouclier invincible apporté par le partenariat avec Moscou. Malgré le déploiement de l’Africa Corps, ces assauts ont montré que la sécurité dans la région reste un défi de taille, bien loin des promesses initiales.

    Cette démonstration de force des groupes armés, en plein cœur de zones stratégiques, souligne les failles d’une stratégie sécuritaire qui peine à tenir ses engagements. Les populations sahéliennes, en quête de stabilité, assistent à une escalade de la violence qui interroge la pertinence des alliances actuelles.

    Kemi Seba : du soutien russe à une critique acerbe

    Kemi Seba, figure emblématique du panafricanisme, a longtemps porté l’espoir d’une alliance solide entre l’Afrique et la Russie. Pourtant, son discours a récemment pris un tournant radical. L’activiste, autrefois fervent défenseur de l’influence russe en Afrique, dénonce désormais une relation « purement transactionnelle », centrée sur l’exploitation des ressources minières. Cette évolution n’est pas le fruit du hasard : elle s’inscrit dans une logique plus large, liée à des bouleversements personnels et politiques.

    Son arrestation et son exil en Afrique du Sud ont marqué un tournant. Séparé du terrain sahélien, Seba a vu se fissurer l’idéal qu’il défendait. Ses critiques actuelles ne sont que l’aboutissement d’un divorce entamé depuis son départ forcé. Pour lui, la Russie ne représente plus un partenaire stratégique, mais un acteur guidé par ses seuls intérêts, loin des aspirations des populations locales.

    L’AES face à un choix cornélien : entre espoirs déçus et quête de souveraineté

    Le Burkina Faso et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), observent avec attention les événements au Mali. Les récents revers militaires et politiques servent de rappel brutal : les promesses d’une sécurité garantie par des partenaires extérieurs ont un coût, et celui-ci se mesure en termes de souveraineté et de stabilité.

    Les populations sahéliennes, elles, attendent des solutions tangibles. Entre un soutien russe perçu comme de plus en plus lointain et des discours politiques qui évoluent au gré des circonstances, le sentiment de désillusion grandit. Le Sahel se trouve à un carrefour : faut-il continuer à miser sur des alliances extérieures ou privilégier des solutions endogènes pour répondre à la crise sécuritaire ?

  • Calendrier des éliminatoires can 2027 : les dates clés à retenir

    Calendrier des éliminatoires can 2027 : les dates clés à retenir

    La CAN 2027, qui s’annonce comme une édition historique, voit son parcours qualificatif se dessiner progressivement. Alors que la composition exacte des groupes reste à préciser, la Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé un calendrier structuré pour les éliminatoires. Cette feuille de route, s’étalant sur plusieurs mois, offre aux sélections et aux supporters un cadre clair pour suivre cette compétition majeure du football africain.

    Calendrier des éliminatoires de la CAN 2027 : les fenêtres de matchs dévoilées

    Les éliminatoires de la CAN 2027 ont démarré par un tour préliminaire en mars 2026, réservé aux nations les moins bien classées au classement FIFA. Douze équipes ont participé à cette première phase, avec des matchs aller-retour pour déterminer les dernières qualifiées pour la phase de groupes. Les autres sélections, mieux classées, ont directement intégré cette phase cruciale. Au total, 48 pays sont engagés dans des poules de quatre équipes chacune.

    Le calendrier principal des qualifications est désormais officiel. Les deux premières journées se dérouleront entre le 21 septembre et le 6 octobre 2026, suivies d’une deuxième fenêtre du 9 au 17 novembre 2026 pour les troisième et quatrième journées. Les deux dernières journées, décisives pour la qualification, sont programmées du 22 au 30 mars 2027. Ce découpage permet aux équipes de connaître leur sort plusieurs mois avant le début de la phase finale.

    Tableau complet des dates des éliminatoires de la CAN 2027

    Phase Périodes
    Tour préliminaire (aller) 25 au 27 mars 2026
    Tour préliminaire (retour) 29 au 31 mars 2026
    Journées 1 et 2 21 septembre au 6 octobre 2026
    Journées 3 et 4 9 au 17 novembre 2026
    Journées 5 et 6 22 au 30 mars 2027

    CAN 2027 : trois pays hôtes et une compétition coorganisée

    La CAN 2027 se distinguera par une organisation inédite : trois nations, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, accueilleront conjointement la phase finale. Cette édition se tiendra du 19 juin au 18 juillet 2027 dans cette région d’Afrique de l’Est, marquant le retour de la Coupe d’Afrique des nations dans la zone CECAFA après plusieurs décennies d’absence.

    Un autre point d’attention concerne le titre du champion d’Afrique en titre. La CAF a retiré la CAN 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc en raison d’incidents lors de la finale. Cependant, la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester cette décision. En attendant la résolution définitive de ce litige, le calendrier des éliminatoires de la CAN 2027 reste inchangé, mais cette incertitude plane sur le statut du tenant du titre.

  • Crise humanitaire au Sahel central : 7,5 millions d’enfants en danger

    Crise humanitaire au Sahel central : 7,5 millions d’enfants en danger

    7,5 millions d’enfants du Sahel central confrontés à une crise humanitaire sans précédent

    Le Sahel central — incluant le Niger, le Burkina Faso et le Mali — fait face à une crise humanitaire d’une ampleur alarmante. Selon les dernières données, près de 7,5 millions d’enfants ont besoin d’une aide d’urgence pour survivre. Malgré des avancées ponctuelles dans des secteurs comme la santé, l’éducation ou la gestion des registres d’état civil, la situation globale reste critique et nécessite une mobilisation immédiate.

    Les causes d’une crise persistante

    Plusieurs facteurs aggravent cette situation dans le Sahel central. L’insécurité croissante, les changements climatiques dévastateurs et les défis socio-économiques durables pèsent lourdement sur les populations. Ces éléments combinés créent un environnement où la résilience des communautés est mise à rude épreuve.

    Un appel urgent de l’UNICEF à l’échelle mondiale

    Ted Chaiban, Directeur exécutif adjoint de l’UNICEF, a tiré la sonnette d’alarme après une mission de deux semaines dans la région. Il a souligné que cette crise, bien que dramatique, reste insuffisamment médiatisée à l’international. Les populations locales, bien que résilientes, subissent les conséquences d’un contexte marqué par des conflits armés et des catastrophes naturelles récurrentes.

    Les conséquences dramatiques pour les populations

    Des déplacements massifs et des violations des droits

    Les violences dans la région ont déjà forcé plus de 3,6 millions de personnes à quitter leur foyer. Les Nations Unies ont également documenté plus de 1 500 violations graves commises contre des enfants, parmi lesquelles des meurtres, des enlèvements et des recrutements forcés par des groupes armés. Ces actes constituent une atteinte grave à leur sécurité et à leur avenir.

    L’éducation en péril : des milliers d’écoles inaccessibles

    L’année 2025 a été marquée par une fermeture massive d’écoles dans le Sahel central. Plus de 8 400 établissements scolaires sont devenus inaccessibles, privant des milliers d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Cette situation les expose davantage à la maladie, à la malnutrition, aux traumatismes psychologiques et à la précarité, aggravant ainsi leur vulnérabilité.

    Un avenir en suspens pour la jeunesse

    Les enfants du Sahel central paient le prix fort d’une crise humanitaire prolongée. Sans accès à l’éducation, à une alimentation suffisante ou à des soins de base, leur développement et leur bien-être sont gravement compromis. Les organisations humanitaires appellent à une action collective et immédiate pour inverser cette tendance et protéger les générations futures.

    Que faire face à cette urgence ?

    Pour venir en aide aux populations du Sahel central, plusieurs actions peuvent être entreprises :

    • Soutenir les organisations humanitaires comme l’UNICEF, qui œuvrent sur le terrain pour fournir des soins, de la nourriture et une éducation aux enfants en danger.
    • Sensibiliser l’opinion publique et les médias sur l’ampleur de cette crise afin d’accélérer les réponses internationales.
    • Encourager les dons et les partenariats pour financer des programmes d’urgence et de reconstruction dans la région.
    • Promouvoir des solutions durables pour lutter contre l’insécurité, les changements climatiques et les inégalités socio-économiques qui alimentent cette crise.

    La situation au Sahel central exige une mobilisation sans précédent pour éviter que des millions d’enfants ne soient sacrifiés sur l’autel d’une crise oubliée. Chaque geste compte pour leur offrir un avenir plus sûr et plus prospère.

  • Crise au Mali : une alliance touarègue et djihadiste déstabilise la junte

    Crise au Mali : une alliance touarègue et djihadiste déstabilise la junte

    crise au Mali : une alliance touarègue et djihadiste déstabilise la junte

    Le Mali fait face à une offensive d’une ampleur inédite, marquée par une coordination sans précédent entre les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Cette alliance tactique a mis en difficulté la junte militaire et ses alliés russes, révélant une crise sécuritaire majeure dans le pays.

    une attaque coordonnée dans sept villes maliennes

    Samedi 25 avril, ces groupes armés ont lancé des attaques simultanées dans plusieurs localités stratégiques, dont Bamako, Kati, Konna, Mopti, Sévaré, Gao et Kidal. Kidal, bastion militaire au nord-ouest de Bamako, est désormais entièrement sous contrôle des insurgés, qui ont utilisé des moyens sophistiqués : véhicules piégés, drones kamikazes, engins explosifs improvisés et attaques directes contre des positions militaires et administratives. Selon le chef d’état-major des forces armées, Oumar Diarra, ces assauts s’inscrivent dans un « plan de déstabilisation coordonné par des acteurs internes et externes », visant à saper la stabilité du pays.

    Les groupes armés ont revendiqué des cibles majeures, dont la résidence présidentielle, le ministère de la Défense, l’aéroport international Modibo Keita de Bamako, ainsi que des garnisons militaires à Kati, Gao, Kidal et Sévaré. Le gouvernement de transition a pourtant affirmé que « la situation est totalement sous contrôle », tout en instaurant un couvre-feu de 72 heures à Bamako et en maintenant la fermeture de l’aéroport.

    le rôle controversé du corps d’afrique et les pertes humaines

    Le Corps d’Afrique, une force paramilitaire russe opérant aux côtés de l’armée malienne, a annoncé son retrait de Kidal, évoquant une « décision conjointe avec les autorités de Bamako ». Ce mouvement survient après des combats intenses, où les mercenaires russes, appuyés par l’aviation, ont revendiqué la neutralisation de plus de 1 000 djihadistes et la destruction de plus de 100 véhicules. Cependant, des rapports indiquent des pertes significatives dans leurs rangs, avec des soldats évacués pour blessures.

    Parmi les victimes de cette offensive figure Sadio Camara, ministre de la Défense, tué lors d’un attentat-suicide visant sa résidence à Kati. Sa mort, ainsi que celle d’autres hauts responsables et civils, plonge le Mali dans une crise politique et sécuritaire sans précédent. Le général Assimi Goïta, président de la junte, a été évacué pour sa sécurité, tandis que d’autres membres du gouvernement ont été blessés ou tués.

    une alliance tactique entre touaregs et djihadistes

    Cette offensive révèle une alliance stratégique entre les rebelles touaregs, qui luttent pour l’autonomie de l’Azawad, et les djihadistes du JNIM, aux objectifs idéologiques distincts. Malgré leurs divergences, ces groupes ont uni leurs forces face à un ennemi commun : la junte militaire de Bamako et les mercenaires russes. Leur collaboration s’est renforcée après la fin des accords d’Alger en 2023, lorsque l’armée malienne a repris les hostilités dans le nord.

    Des analystes évoquent un soutien tactique ukrainien, notamment via des tactiques apprises du GUR (service de renseignement militaire ukrainien), comme l’utilisation de drones kamikazes. Le Mali a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, accusant Kiev de « soutenir des groupes terroristes ». Cependant, l’Ukraine dément toute implication directe.

    bilan et perspectives pour le Mali

    Les conséquences de cette offensive sont dramatiques : plus de 200 combattants neutralisés, des infrastructures détruites, et une insécurité persistante. Les Forces armées maliennes (FAMA) tentent de reprendre le contrôle, mais la situation reste volatile. Les analystes soulignent que cette crise pourrait redéfinir l’équilibre des pouvoirs au sein de la transition malienne, avec des répercussions régionales et internationales.

    Alors que la junte tente de consolider ses alliances, les populations maliennes subissent les conséquences d’un conflit qui s’intensifie. Les défis sécuritaires, politiques et humanitaires restent immenses, et la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation.

  • Frfm et la finale de la can 2025 : le délai pour la défense fixé au 7 mai

    Frfm et la finale de la can 2025 : le délai pour la défense fixé au 7 mai

    La Fédération royale marocaine de football (FRMF) dispose d’un délai jusqu’au 7 mai pour soumettre sa défense devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), dans le cadre du litige lié à la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Un contentieux initié par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la FRMF et la Confédération africaine de football (CAF).

    Procédure en cours : les étapes clés

    Le TAS a officiellement enregistré l’appel de la FSF le 25 mars, confirmant ainsi la saisine de l’instance. Selon les règles en vigueur, l’équipe appelante dispose d’un délai de 20 jours pour déposer son mémoire d’appel, détaillant ses arguments juridiques. Les parties défenderesses bénéficient ensuite du même délai pour y répondre.

    La FSF a demandé une suspension temporaire de la procédure, ce qui empêche pour l’instant le TAS de définir un calendrier précis ou d’envisager une audience.

    Stade lors d'un match de football

    Un dossier juridique solide préparé par la FRMF

    D’après des sources proches du dossier, la FRMF a élaboré un argumentaire juridique rigoureux et solide, avec une confiance affirmée dans l’issue de la procédure. Les responsables marocains restent convaincus de la légitimité de leur position.

    Matthieu Reeb, directeur général du TAS, a souligné l’expertise de l’instance :

    « Le TAS dispose de tous les outils nécessaires pour trancher ce type de litiges, avec des arbitres spécialisés et indépendants. Nous savons que les équipes et les supporters attendent une résolution rapide. Notre priorité est de garantir une procédure équitable, tout en accélérant les délais dans la mesure du possible. »

    Les racines du conflit

    La FSF conteste la décision du 17 mars du Jury d’appel de la CAF, qui a validé la victoire sur tapis vert du Maroc en finale de la CAN 2025. Cette décision fait suite à un recours introduit par la FRMF, invoquant les articles 82 et 84 du règlement de la compétition.

    Le 18 janvier, jour de la finale, les joueurs sénégalais ont quitté le terrain pendant 16 minutes, sur ordre de leur sélectionneur Pape Thiaw, en protestation contre un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu.

    Initialement, le Sénégal s’était imposé grâce à un but de Pape Gueye en toute fin de match, avant que cette décision ne soit finalement inversée.