Auteur/autrice : nigeractu

  • FSF sous le feu des critiques après l’échec des Lions du Sénégal

    FSF sous le feu des critiques après l’échec des Lions du Sénégal

    Le football sénégalais en crise après le Mondial 2026

    L’élimination précoce des Lions de la Teranga lors de la Coupe du monde 2026 a laissé un goût amer dans la bouche des supporters sénégalais. Entre les révélations post-match et les tensions au sein de la Fédération sénégalaise de football (FSF), l’heure est aux remises en question.

    Mamadou Laila Diallo, un passionné de ballon rond, exprime son mécontentement face aux déclarations du président de la FSF, Abdoulaye Fall. Ce dernier a pointé du doigt le sélectionneur national comme unique responsable de l’échec de l’équipe. Des propos qui, selon Diallo, détournent l’attention des vrais problèmes.

    « Ces déclarations sont inadmissibles. Comment peut-on accuser un seul homme alors que la gestion globale de la sélection laisse à désirer ? Même si le licenciement de Pape Thiaw était justifié sur le plan sportif, les méthodes employées par la fédération posent question. »

    Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent. De nombreux internautes appellent à une dissolution pure et simple de la FSF pour relancer le football sénégalais. Malang Sané, figure du débat, partage cette analyse et insiste sur la nécessité d’une réforme profonde.

    « Dissoudre la fédération n’est pas une option, c’est une obligation. Mais attention : changer les dirigeants ne suffira pas. Il faut revoir les statuts, les méthodes de travail, et surtout, mettre fin aux conflits d’intérêts. Sinon, le football sénégalais restera dans l’impasse. »

    Vers une enquête pour éclaircir les zones d’ombre ?

    Djibril Diata, ancien cadre du football local, propose une autre piste : lancer une enquête approfondie pour identifier les responsabilités. Selon lui, les dysfonctionnements au sein de la FSF vont bien au-delà d’un simple problème de sélectionneur.

    « Il y a trop de silences et de non-dits. Les opportunistes se partagent les ressources sans transparence. Une commission indépendante doit faire la lumière sur ces pratiques. Le football sénégalais mérite mieux. »

    La tutelle impose le silence à la FSF

    Face à la tourmente, le ministère de la Jeunesse et des Sports a pris les devants. Dans un communiqué officiel, il a sommé la FSF de cesser toute communication publique sur l’affaire. Une décision qui vise à calmer le jeu et à éviter de nouvelles polémiques.

    Pourtant, des mouvements citoyens persistent. Une marche organisée à Dakar ce mardi a réuni des centaines de personnes. Leur objectif ? Exiger plus de transparence et une gouvernance exemplaire dans le sport national.

    Alors que le football sénégalais traverse une période trouble, une chose est sûre : les solutions ne passeront pas par des déclarations à l’emporte-pièce, mais par des actes concrets et une refonte en profondeur.

  • Ahmed Cissé prend le contrôle de la BICICI en Côte d’Ivoire

    Ahmed Cissé prend le contrôle de la BICICI en Côte d’Ivoire

    La Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire (BICICI) voit son actionnariat se transformer une nouvelle fois. Après le départ de BNP Paribas il y a trois ans et la prise de contrôle par des investisseurs locaux, la Banque nationale d’investissement (BNI) a finalisé une transaction majeure le 13 juillet. Cette opération concerne le transfert de l’intégralité de ses parts dans l’établissement bancaire à Brandon & Mcain Capital, une société gérée par Ahmed Cissé.

    Ce dernier, également à la tête du patronat ivoirien, récupère ainsi les 21,09 % du capital et des droits de vote que détenait la BNI. Une fois validée par la Commission bancaire de l’UMOA, cette acquisition portera sa participation à 40,2 % au sein de la BICICI, contre un niveau actuel de 19,11 %. Une étape clé pour renforcer son influence dans un secteur bancaire stratégique.

  • Leandro trossard signe au besiktas après son départ d’arsenal

    Leandro trossard signe au besiktas après son départ d’arsenal

    Sport

    Leandro Trossard quitte Arsenal pour Besiktas en transfert officiel

    Leandro Trossard en maillot de Besiktas

    Transfert: Trossard change d’air

    L’international belge Leandro Trossard, figure majeure d’Arsenal ces dernières saisons, officialise son départ du club londonien pour rejoindre Besiktas. Le joueur, champion d’Angleterre et finaliste en Ligue des champions avec les Gunners, entame un nouveau chapitre à Istanbul.

    Avec trois ans et demi passés sous les couleurs d’Arsenal (174 matchs, 36 buts et 34 passes décisives), Trossard (31 ans) a obtenu l’autorisation de se rendre à Besiktas pour y effectuer une visite médicale et finaliser son transfert. Le club turc a confirmé cet accord via une publication sur les réseaux sociaux, montrant le joueur en tenue officielle aux côtés du président du club, Serdal Adali.

    Sur la scène internationale, Trossard a brillé avec la Belgique lors de la Coupe du Monde, atteignant les quarts de finale et marquant deux buts décisifs.

  • Fimec 2026 : la formation professionnelle au cœur de la croissance ivoirienne

    Abidjan, juillet 2026 – Les 15 et 16 juillet prochains, la deuxième édition du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC) se tiendra à Abidjan sous l’égide du Premier ministre, Robert Beugré Mambé. L’événement, organisé par l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), a pour objectif de positionner la formation professionnelle comme un pilier essentiel de l’emploi, de la compétitivité et du développement durable en Côte d’Ivoire.

    Un forum au service d’une vision stratégique

    Placé sous le thème « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle », le FIMEC 2026 s’inscrit dans une dynamique de réforme profonde. La formation professionnelle, désormais rattachée au ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, devient un levier central d’une politique publique intégrée. Cette approche vise à créer un écosystème où formation, accès à l’emploi décent et protection sociale se renforcent mutuellement pour servir le développement du capital humain.

    L’ambition portée par les plus hautes autorités

    Cette initiative s’inscrit dans la droite ligne des priorités fixées par le président Alassane Ouattara et mise en œuvre par le ministre Adama Kamara. Elle s’aligne sur le Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui érige le capital humain en colonne vertébrale de la transformation structurelle de l’économie ivoirienne. Avec plus de 80 milliards de dollars américains mobilisés par les partenaires techniques et financiers, le développement des compétences s’impose comme un impératif pour convertir ces investissements en croissance inclusive, en emplois durables et en prospérité partagée.

    Un programme riche et diversifié

    Pendant deux jours, le FIMEC réunira une diversité d’acteurs : membres du gouvernement, ambassadeurs, responsables d’organisations internationales, partenaires techniques et financiers, chefs d’entreprise, chercheurs, experts et acteurs de la formation professionnelle. Les échanges prendront la forme de panels de haut niveau, de masterclasses, d’ateliers techniques, de démonstrations de métiers et d’espaces dédiés au dialogue entre entreprises et apprenants.

    Les enjeux au cœur des débats

    Les participants aborderont des thèmes cruciaux pour l’avenir : l’impact de l’intelligence artificielle, la transition numérique, les compétences vertes, les soft skills, ainsi que l’évolution des métiers. L’objectif ? Anticiper les mutations du marché du travail pour mieux préparer les jeunes, les travailleurs et les entreprises aux défis de demain.

    Des parcours inspirants à l’honneur

    Le forum mettra en avant des histoires de réussite de femmes et d’hommes ayant bénéficié de la formation professionnelle. Ces exemples concrets illustreront son rôle clé dans l’amélioration de l’employabilité, la promotion de l’entrepreneuriat et l’adéquation entre les compétences acquises et les besoins réels des entreprises.

  • Coopération Tchad Russie sécurité régionale renforcée

    Coopération Tchad Russie sécurité régionale renforcée

    Renforcement des liens entre le Tchad et la Russie pour une sécurité régionale renforcée

    Les relations diplomatiques entre le Tchad et la Russie franchissent une nouvelle étape avec des engagements concrets sur les plans militaire et politique. Lors d’une rencontre à Moscou, les deux nations ont acté des mesures visant à consolider leur partenariat, notamment pour répondre aux défis sécuritaires qui touchent le continent africain.

    Renforcement des liens entre le Tchad et la Russie pour une sécurité régionale renforcée

    Un accord historique pour faciliter les échanges diplomatiques

    Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont officialisé un accord majeur : l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques. Cette décision symbolise une volonté commune de renforcer les échanges entre les deux pays et d’accélérer les collaborations sur des enjeux stratégiques.

    Lors de cette conférence de presse, Abdoulaye Sabre Fadoul a réitéré l’intérêt du Tchad pour une coopération militaire approfondie avec Moscou. Cette alliance s’inscrit dans une démarche visant à sécuriser la région saharo-sahélienne, confrontée à des menaces terroristes persistantes.

    La lutte antiterroriste au cœur des discussions

    Sergueï Lavrov a évoqué les tensions internationales actuelles, notamment en Ukraine, tout en insistant sur l’importance de la coopération russo-africaine dans la lutte contre le terrorisme. Le Tchad, déjà engagé dans cette dynamique, prépare activement sa participation au prochain sommet Russie-Afrique, prévu en octobre à Moscou.

    Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a confirmé sa présence à cet événement, marquant ainsi l’engagement continu de son pays dans les initiatives multilatérales pour la stabilité du Sahel.

    Un partenariat porteur d’espoir pour le Sahel

    Le ministre tchadien a salué le rôle actif de la Russie dans la stabilisation de la région. Il a exprimé sa confiance dans les efforts conjoints avec les pays sahéliens pour éradiquer les groupes armés et renforcer la sécurité collective. Cette coopération s’annonce comme un levier essentiel pour rétablir la paix et la prospérité dans cette zone en proie à l’instabilité.

  • Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc : les enjeux de cette mission diplomatique

    Sébastien lecornu en visite officielle au Maroc : les enjeux de cette mission diplomatique

    Un déplacement diplomatique majeur pour renforcer les liens franco-marocains

    Sébastien Lecornu, Premier ministre français, effectue cette semaine un déplacement officiel au Maroc, marquant ses premiers pas à l’international depuis sa prise de fonctions. Après une halte au Qatar pour rendre hommage à l’ancien émir décédé, il se rendra à Rabat pour deux jours de discussions intenses avec les autorités marocaines.

    Accompagné d’une délégation ministérielle incluant notamment Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Laurent Nuñez (Intérieur), Sébastien Lecornu rencontrera Aziz Akhannouch, chef du gouvernement marocain. Cette rencontre bilatérale, qualifiée de « rencontre de haut niveau », s’inscrit dans un contexte de relations diplomatiques particulièrement dynamiques entre les deux pays.

    Des relations franco-marocaines en pleine renaissance

    Les liens entre la France et le Maroc connaissent une véritable embellie depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron, à l’été 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision a mis fin à plusieurs années de tensions, marquées notamment par des soupçons d’espionnage et des restrictions sur les visas.

    En octobre 2024, le président français avait été reçu en grande pompe à Rabat lors d’une visite d’État de trois jours, conclue par la signature de nombreux contrats. Comme le souligne Hasni Abidi, expert en relations maghrébines, « les relations sont désormais excellentes, il s’agit d’en récolter les fruits ».

    Le Maroc est désormais la priorité de la diplomatie française au Maghreb, Paris ne cherchant plus à équilibrer ses relations avec Alger. « Emmanuel Macron ne prend plus en considération ce souci de composer sa relation entre le Maroc et l’Algérie », dont les rapports avec la France restent fragiles, explique l’analyste.

    Des accords concrets à finaliser lors de cette visite

    Le programme de Sébastien Lecornu à Rabat est chargé. Après un accueil solennel par les honneurs militaires mercredi soir, le Premier ministre français déposera une gerbe au mausolée royal, devant les tombes des rois Mohammed V et Hassan II, avant un entretien bilatéral en matinée.

    Une réunion élargie entre les délégations des deux pays est prévue au ministère marocain des Affaires étrangères, où plusieurs accords stratégiques devraient être signés. Ces textes couvriront des domaines clés comme l’économie, la sécurité, la migration et la défense.

    Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, s’entretiendra avec son homologue Abdelouafi Laftit sur des sujets sensibles, dont l’extradition vers la France d’Ismael Benahmed, Franco-Marocain recherché pour le meurtre d’un homme à Paris en 2019.

    Un partenariat d’exception en perspective

    Le sommet de ces échanges pourrait être une visite officielle du roi Mohammed VI en France, accompagnée de la signature d’un traité bilatéral. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont d’ailleurs évoqué ce projet fin mai, sans encore en préciser la date. La dernière visite d’État d’un souverain marocain en France remontait à mars 2000.

    Cette visite de Sébastien Lecornu s’inscrit dans un contexte de rapprochement diplomatique accéléré, avec des retombées économiques et sécuritaires attendues pour les deux pays. Une étape clé pour consolider une alliance stratégique au Maghreb.

  • Kimba connect 2026 : un défi national pour booster l’innovation gabonaise

    Kimba connect 2026 : un défi national pour booster l’innovation gabonaise

    Le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, en partenariat avec la Fédération des entreprises du Gabon, a officiellement lancé, ce lundi, au siège de la Banque des États de l’Afrique centrale à Libreville, l’événement phare « Kimba Connect 2026 ». Cette rencontre marque le lancement du tout premier défi national d’open innovation du pays, conçu pour rapprocher les entreprises en pleine mutation et les startups gabonaises porteuses de solutions numériques.

    L’initiative s’articule autour d’un appel à défis destiné aux entreprises locales, invitant les startups à proposer des projets innovants en réponse à leurs besoins spécifiques. Les projets les plus prometteurs bénéficieront d’un accompagnement sur mesure, incluant un soutien au développement et une aide à la mise en œuvre concrète.

    Les candidats ont jusqu’à minuit, ce mardi 14 juillet pour soumettre leurs dossiers. Une première phase de présélection est prévue pour le 24 juillet, tandis que la grande finale se tiendra le 4 août 2026.

    Mark Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, a insisté sur l’importance de cette démarche : « L’innovation n’a de sens que lorsqu’elle répond à des attentes concrètes. Kimba Connect 2026 permettra de convertir les défis des entreprises en véritables leviers de croissance, tout en offrant aux startups un accès privilégié au marché et une visibilité renforcée. »

    Au-delà de cet objectif, l’événement ambitionne de promouvoir l’innovation ouverte, de renforcer les synergies entre le monde entrepreneurial et les jeunes pousses, et d’accélérer la transformation numérique du Gabon. Il vise également à mettre en avant le savoir-faire local et à dynamiser la compétitivité économique du pays.

    Cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie gouvernementale visant à moderniser l’économie gabonaise et à stimuler l’innovation locale. Face aux enjeux de modernisation des entreprises, « Kimba Connect 2026 » se positionne comme un catalyseur essentiel pour créer des passerelles entre le secteur privé et les startups, favorisant ainsi l’émergence de solutions numériques 100 % gabonaises.

    En consolidant ces collaborations, les organisateurs visent à renforcer la compétitivité des entreprises, encourager l’entrepreneuriat innovant et contribuer à la diversification de l’économie nationale.

  • Recrutement chef de mission humanitaire à goma en rdc

    Recrutement chef de mission humanitaire à goma en rdc

    Une Opportunité De Leadership Humanitaire À Goma Avec INTERSOS

    L’organisation INTERSOS, association humanitaire internationale à but non lucratif, recherche activement un ou une Chef de Mission pour renforcer son équipe en République Démocratique du Congo (RDC). Ce poste clé, d’une durée de 12 mois, est proposé sous contrat de coopération-coordination (Co.co.co.) et débutera le 1er septembre 2026.

    INTERSOS agit depuis plus d’une décennie en RDC, où elle déploie des programmes d’urgence et de développement dans les provinces en proie à l’instabilité. Son engagement se concentre sur la protection des populations vulnérables, l’accès aux soins, l’assainissement et la sécurité alimentaire, en collaboration avec des partenaires internationaux comme les Nations Unies et des bailleurs de fonds majeurs.

    Contexte Humanitaire En RDC : Une Urgence Persistante

    La situation en RDC, particulièrement dans les régions de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de Kinshasa, reste marquée par une crise humanitaire complexe. Les conflits armés répétés, les déplacements massifs de populations et les épidémies récurrentes — dont celle de la maladie à virus Ebola — aggravent la vulnérabilité des civils. Les violations des droits humains et les violences ciblées exigent une réponse humanitaire immédiate et coordonnée.

    Dans ce cadre exigeant, INTERSOS recherche un ou une professionnel(le) capable de piloter une mission humanitaire dans un environnement à haut risque, tout en garantissant l’efficacité, la transparence et le respect des valeurs de l’organisation.

    Missions Principales Du Chef De Mission

    Sous la supervision directe du Directeur régional, le ou la titulaire du poste aura pour mission de :

    1. Piloter La Stratégie Et La Vision D’Intervention

    • Analyser en continu la situation politique et humanitaire en RDC et dans les pays voisins pour identifier de nouvelles zones d’intervention.
    • Élaborer et mettre en œuvre une stratégie pays alignée sur les principes d’INTERSOS, en collaboration avec les équipes locales et internationales.
    • Développer des propositions de projets et évaluer leur faisabilité avant soumission à l’administration centrale.
    • S’assurer que les programmes respectent les normes techniques, éthiques et les exigences des bailleurs de fonds.

    2. Représenter L’Organisation Et Développer Des Partenariats

    • Être l’interlocuteur privilégié des autorités locales, des agences onusiennes et des donateurs pour faciliter la mise en œuvre des interventions.
    • Garantir la reconnaissance officielle d’INTERSOS auprès des institutions congolaises et veiller au respect des procédures administratives.
    • Communiquer de manière transparente avec les partenaires financiers pour aligner les priorités des donateurs sur les besoins évalués sur le terrain.
    • Représenter l’organisation dans les forums nationaux et internationaux pertinents.

    3. Manager Les Équipes Et Garantir Un Environnement De Travail Éthique

    • Superviser et motiver les équipes de direction pour assurer une prise de décision efficace et collaborative.
    • Collaborer avec le service des ressources humaines pour évaluer la performance des équipes internationales et nationales.
    • Veiller à l’application stricte du code d’éthique, des procédures de sauvegarde et des valeurs d’INTERSOS.
    • Promouvoir une culture d’équipe solidaire et productive, tout en maintenant des normes professionnelles élevées.

    4. Gérer Les Ressources Financières, Logistiques Et La Sécurité

    • Travailler en étroite collaboration avec le coordinateur financier pour assurer une gestion rigoureuse du budget de la mission.
    • Superviser les processus logistiques et d’approvisionnement pour garantir l’efficacité opérationnelle.
    • Piloter le plan de sécurité du pays, en coordination avec le bureau régional et les conseillers en sécurité, et prendre les décisions stratégiques en matière de sûreté.

    5. Assurer Le Suivi, L’Évaluation Et La Qualité Des Programmes

    • Produire et valider les rapports mensuels d’activité, en collaboration avec l’équipe MEAL (Suivi, Évaluation, Apprentissage et Responsabilité).
    • Évaluer en permanence l’impact des programmes via des visites terrain régulières et des retours d’expérience.
    • S’assurer que les mécanismes de plainte et de feedback des bénéficiaires sont opérationnels et efficaces.
    • Garantir la conformité des rapports avec les exigences des donateurs, des institutions locales et des politiques internes.

    Profil Recherché : Compétences Et Expérience Indispensables

    Pour rejoindre INTERSOS en tant que Chef de Mission, les candidats doivent répondre aux critères suivants :

    • Formation : Diplôme universitaire en gestion de projet, affaires internationales, développement international, économie politique ou domaine connexe.
    • Expérience :
      • Huit années minimum en gestion de projets humanitaires, idéalement dans des contextes de crise et de post-conflit.
      • Expérience avérée dans des ONG internationales opérant dans des environnements à risque.
      • Maîtrise des procédures de gestion de subventions et de collaboration avec des bailleurs institutionnels.
      • Expérience en planification stratégique, surveillance et gestion de la sécurité dans des zones instables.
    • Compétences Techniques : Maîtrise approfondie des outils bureautiques (Word, Excel, Internet).
    • Langues : Français et anglais courant, indispensables pour assurer la coordination avec les équipes et les partenaires.
    • Qualités Humaines :
      • Leadership, gestion d’équipe et capacité à fédérer autour d’objectifs communs.
      • Sens aigu de l’organisation, de la planification et de l’adaptabilité.
      • Compétences en négociation, prise de décision et diplomatie.
      • Autonomie, rigueur analytique et capacité à résoudre des problèmes complexes.
      • Engagement sans faille envers les principes humanitaires : neutralité, impartialité et respect de la dignité humaine.

    Conditions De Travail Et Avantages

    Ce poste à haut niveau offre des conditions attractives pour les professionnels souhaitant s’engager dans une mission humanitaire exigeante :

    • Rémunération : Salaire brut mensuel compris entre 4 505 € et 5 182 €, selon l’expérience et les compétences.
    • Logement : Hébergement partagé dans une guesthouse sécurisée à Goma.
    • Récupération : 7 jours de repos psychophysique toutes les 12 semaines, assortis d’une indemnité de 1 000 €.
    • Congés : 2,5 jours de congé par mois travaillé.
    • Protection Sociale : Assurance médicale complète couvrant l’ensemble des besoins du personnel.
    • Mobilité : Prise en charge des billets d’avion aller-retour depuis le pays de résidence. Pour les missions de 9 mois ou plus, un voyage supplémentaire est offert.
    • Formation : Une semaine de formation en ligne avant le déploiement pour préparer l’intégration.

    Comment Postuler ?

    Les candidats motivés sont invités à soumettre leur candidature en suivant une procédure simplifiée en trois étapes :

    • Inscription : Créer un compte sur la plateforme dédiée en renseignant vos coordonnées (nom, email, mot de passe, nationalité).
    • Connexion : Se connecter à son espace personnel pour accéder à l’offre.
    • Postulation : Envoyer un CV en format PDF et mentionner les coordonnées de trois références professionnelles (deux superviseurs hiérarchiques et un responsable RH). Les références familiales ne sont pas acceptées.

    Seuls les candidats retenus pour un entretien seront contactés.

    Ne laissez pas passer cette opportunité de contribuer à une mission humanitaire d’envergure en République Démocratique du Congo. Postulez dès maintenant et devenez un acteur clé de la réponse aux crises humanitaires en Afrique centrale.

  • Justice malienne : les proches de bah n’daw face aux accusations de complot

    Justice malienne : les proches de bah n’daw face aux accusations de complot

    Six personnalités liées à l’ex-président de transition Bah N’Daw jugées pour complot

    Près de trois ans après leur incarcération, six personnalités, dont des collaborateurs directs de l’ancien chef d’État de transition Bah N’Daw, sont convoquées ce jour devant les chambres criminelles de Bamako. Ces figures, issues du monde politique, militaire et économique, sont accusées de tentative de complot contre le gouvernement dans le cadre d’une affaire remontant à la période charnière de la transition malienne.

    Un dossier qui s’étire depuis plusieurs années

    Parmi les accusés figurent le colonel Kassoum Goïta, ancien responsable des services de renseignement, et Kalilou Doumbia, ex-secrétaire général de la présidence. Tous deux, ainsi que quatre autres individus, ont été placés sous mandat de dépôt dès 2021 et maintiennent leur innocence malgré les chefs d’accusation. Leur procès, initialement prévu pour éclaircir les contours d’une prétendue déstabilisation de l’État, se heurte à un manque de transparence sur les éléments concrets reprochés.

    Kalilou Doumbia, qui occupait un poste clé au sein de l’administration présidentielle durant la première phase de la transition (entre août 2020 et mai 2021), est au cœur de cette procédure. Le colonel Kassoum Goïta, quant à lui, dirigeait alors les services de sécurité de l’État, sans lien avec le général Assimi Goïta, actuel dirigeant du pays. Les autres prévenus incluent un adjudant-chef, un commissaire de police, un homme d’affaires et un marabout, tous présentés comme des soutiens de Bah N’Daw, renversé lors du second coup d’État de mai 2021.

    Un procès politique dénoncé par la défense

    Les avocats des six accusés n’ont cessé de dénoncer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Selon eux, leurs clients sont ciblés uniquement en raison de leur fidélité à l’ex-président de transition, dont l’éviction a marqué un tournant dans l’histoire récente du Mali. Cette thèse semble se confirmer par les décisions judiciaires successives : après un non-lieu partiel en juin 2022 en faveur de Kalilou Doumbia et d’un ancien policier, ces derniers ont nonetheless continué à être incarcérés. En janvier 2023, la cour d’appel a finalement ordonné leur renvoi devant une juridiction criminelle, rejetant systématiquement leurs demandes de libération conditionnelle.

    Lors de l’audience de ce jour, les six prévenus devront répondre aux accusations portées contre eux, qu’ils rejettent catégoriquement. Leurs défenseurs espèrent que ce procès permettra enfin de lever le voile sur les zones d’ombre de cette affaire et de rétablir la vérité sur leur implication supposée dans un prétendu complot.

    Une plainte contre un haut responsable de la sécurité toujours sans suite

    Décembre 2021 a marqué un nouveau rebondissement avec le dépôt d’une plainte par la défense contre le général Modibo Koné, actuel directeur de la Sécurité d’État. Cette procédure, visant des irrégularités présumées lors des arrestations, n’a à ce jour connu aucun développement judiciaire. Entre-temps, les familles des accusés et leurs avocats continuent de réclamer une enquête impartiale pour faire la lumière sur les circonstances ayant conduit à leur détention prolongée.

  • Lucas Digne officialise son retour au PSG pendant la Coupe du Monde

    Lucas Digne officialise son retour au PSG pendant la Coupe du Monde

    Lucas Digne officialise son retour au Parc des Princes

    Alors que l’équipe de France s’apprête à reprendre le chemin du terrain pour la Coupe du Monde 2026, une nouvelle majeure secoue le monde du football. Lucas Digne, latéral gauche de 32 ans, a trouvé un accord avec le PSG pour effectuer son retour au Parc des Princes cet été. Une décision qui s’est concrétisée dans la plus grande discrétion, alors que le défenseur évoluait jusqu’alors sous les couleurs d’Aston Villa.

    Lucas Digne en discussion avec ses coéquipiers de l'équipe de France

    Le club parisien a finalisé les détails de ce transfert en levant la clause libératoire du joueur, évaluée à environ 10 millions d’euros. Lucas Digne rejoindra la capitale française en tant que doublure de Nuno Mendes, offrant ainsi une solution défensive de qualité à Thomas Tuchel et son staff technique.

    Un choix familial motivé par Paris

    Lors d’une intervention dans un média national, un journaliste spécialisé a révélé les motivations profondes de cette signature. Lucas Digne aurait confirmé à ses coéquipiers de l’équipe de France qu’il avait opté pour ce projet sportif avant tout pour des raisons personnelles. Son attachement à la capitale, où sa famille réside, et l’admiration de ses enfants pour le PSG ont pesé dans sa décision. « Tout le monde est content que papa signe », a-t-il précisé, soulignant que malgré des offres financières plus attractives ailleurs, son choix était avant tout guidé par le bonheur familial.

    Un vestiaire français déjà marqué par le PSG

    Le retour de Lucas Digne n’a pas manqué de faire réagir au sein du groupe France. Lors d’un échange informel, le défenseur aurait partagé la nouvelle avec ses partenaires, suscitant des réactions teintées d’humour. « Ils l’ont chambré parce qu’ils ont vu ça dans la presse. Lucas Digne leur a confirmé parce qu’il a un accord avec le Paris Saint-Germain pour un contrat de trois ans », a expliqué le journaliste. Ce transfert illustre ainsi une tendance croissante parmi les internationaux français, qui trouvent dans le projet parisien une source de motivation supplémentaire.

    Avec ce recrutement, le PSG confirme son ambition de renforcer son effectif en vue de la saison à venir, tout en offrant à l’un de ses futurs piliers une opportunité unique de briller sous les couleurs du club de ses rêves.

  • Dilemme des jeunes Togolais : l’exil, seul espoir face au chômage et à l’absence d’avenir

    Dilemme des jeunes Togolais : l’exil, seul espoir face au chômage et à l’absence d’avenir

    Pour une génération entière de Togolais, le choix s’est transformé en une épreuve insurmontable : tenter sa chance à l’étranger ou accepter de vivre dans un pays où les rêves s’éteignent avant même d’avoir été conçus. Cette souffrance quotidienne, partagée par des milliers de jeunes, rejaillit aujourd’hui sur l’image de l’ensemble des institutions, et singulièrement sur celle du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis plus de deux décennies.

    Ce qui était autrefois une question d’opportunité est devenu, pour la majorité des jeunes du Togo, une question de survie. L’émigration n’est plus envisagée comme une option parmi d’autres, mais comme le seul projet viable dans un pays où l’État semble avoir renoncé à garantir un avenir à sa jeunesse. Cette rupture entre les aspirations des nouvelles générations et les réalités du terrain révèle un fossé croissant entre les citoyens et les responsables politiques, mais aussi une défiance profonde envers la capacité de l’administration à transformer les promesses en actions concrètes.

    Des diplômes inutiles et un marché du travail en décomposition

    Malgré les discours officiels célébrant les avancées économiques et les réformes structurelles, la réalité des jeunes actifs togolais contraste cruellement avec ces annonces. Les chiffres officiels, souvent salués pour leur optimisme, occultent une vérité bien plus crue : plus de sept jeunes sur dix évoluent dans l’économie informelle, contraints de survivre sans sécurité ni perspectives de carrière stables. Chaque année, les universités de Lomé et de Kara diplôment des milliers d’étudiants, mais les dispositifs censés les accompagner vers l’emploi – comme l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ou la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes (CNEJ) – peinent à répondre à une demande qui dépasse largement leurs moyens.

    Face à cette situation, des centaines de diplômés se retrouvent piégés dans des emplois précaires : conducteurs de zémidjans, vendeurs ambulants ou artisans du secteur informel. Leurs années d’études ne leur offrent plus aucune garantie, réduisant à néant des décennies d’efforts familiaux et collectifs. Ce gaspillage de capital humain n’est pas seulement une tragédie individuelle : il représente un frein majeur à la compétitivité, à l’innovation et à la croissance économique du pays. Les secteurs industriels et technologiques, incapables de créer des emplois qualifiés en nombre suffisant, ne parviennent pas à absorber cette main-d’œuvre diplômée, condamnant ainsi le Togo à une économie de survie plutôt qu’à un développement durable.

    Un système économique verrouillé par les privilèges et l’absence de mérite

    Au-delà de la précarité, c’est l’injustice structurelle qui ronge la confiance des jeunes Togolais. Les familles investissent des ressources considérables pour financer les études de leurs enfants, convaincues que le mérite ouvrira les portes d’un avenir stable. Pourtant, dans un système où l’accès au financement, aux marchés publics et aux opportunités entrepreneuriales dépend davantage des connexions politiques que des compétences, même les parcours académiques les plus brillants se heurtent à un mur invisible.

    Les dispositifs mis en place par l’État, comme le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), restent inaccessibles pour la majorité des jeunes entrepreneurs. Sans garanties financières ou sans appuis politiques, l’obtention d’un crédit relève du parcours du combattant. Les marchés publics, souvent attribués à des entreprises liées au parti au pouvoir, renforcent cette impression d’un système économique conçu pour quelques privilégiés. Pour les jeunes sans « piston », les portes de la réussite restent hermétiquement closes, transformant l’ambition en une source de frustration plutôt qu’en un moteur de progression.

    Cette réalité nourrit un découragement généralisé. Lorsque le mérite ne suffit plus, lorsque le travail acharné ne garantit aucune reconnaissance, comment espérer motiver une jeunesse à contribuer au développement national ? La disparition de l’égalité des chances ébranle les fondements mêmes du contrat social, poussant une partie croissante de la population à tourner le dos à ses responsabilités citoyennes.

    L’exode, une solution imposée par l’absence de perspectives

    Dans ce contexte, l’émigration n’est plus un choix, mais une nécessité. Les files d’attente devant les ambassades de France, les centres Campus France ou les agences d’immigration vers le Canada et les pays du Golfe s’allongent chaque jour. Les jeunes Togolais n’envisagent plus leur avenir au pays : ils cherchent désespérément à fuir.

    Cette fuite des talents prend une dimension particulièrement critique dans les secteurs de la santé et des technologies. Les hôpitaux togolais se vident de leurs médecins, infirmiers et spécialistes, tandis que les ingénieurs, chercheurs et entrepreneurs préfèrent développer leurs projets à l’étranger. Ce départ massif prive le Togo de compétences essentielles à son développement, tout en enrichissant les économies étrangères qui bénéficient ainsi d’un capital humain formé aux frais du pays d’origine. Les familles togolaises, après avoir investi des années de sacrifices pour éduquer leurs enfants, voient leurs efforts profiter à d’autres nations.

    Ce paradoxe illustre l’échec d’un modèle économique incapable de retenir ses forces vives. Sans innovation, sans élites locales dynamiques, sans investissements étrangers attirés par un vivier de talents, le Togo risque de s’enfermer dans un cycle de déclin, où seule une minorité de privilégiés pourra prospérer.

    Une gouvernance figée qui étouffe toute alternative

    Le découragement économique est aggravé par une crise politique sans précédent. Les jeunes Togolais, qui aspiraient à un renouvellement générationnel au sommet de l’État, voient leurs espoirs s’effondrer avec la réforme constitutionnelle controversée de 2024. Cette modification, perçue comme une manœuvre destinée à prolonger indéfiniment le règne de Faure Gnassingbé sous un nouveau titre, a achevé de discréditer l’idée même d’alternance démocratique.

    Pour une partie de la jeunesse, le problème dépasse désormais la simple question économique. Elle considère que sans justice indépendante, sans État de droit renforcé et sans compétition politique réelle, les réformes économiques ne pourront jamais produire les effets escomptés. La conviction que l’avenir se trouve ailleurs s’impose comme une évidence, alimentant un désengagement progressif de la vie publique. Les jeunes renoncent à s’investir dans les partis politiques, les associations ou les initiatives citoyennes, convaincus que leur voix ne peut plus influencer les orientations nationales.

    Cette désaffection affaiblit la vitalité démocratique du pays et prive le Togo d’une énergie créatrice indispensable à son renouveau. Comment un État peut-il espérer se développer lorsque sa jeunesse, porteuse d’idées neuves et d’ambitions collectives, ne rêve plus que de quitter le territoire ?

    Un pays sans sa jeunesse : un avenir en péril

    Selon ses détracteurs, le bilan de vingt années de gouvernance sous la présidence de Faure Gnassingbé révèle une incapacité chronique à construire une économie inclusive. Les richesses produites profitent, selon eux, à une minorité, tandis qu’une majorité de la population reste plongée dans la précarité ou envisage l’exil. L’histoire économique des nations montre pourtant qu’aucune société ne peut prospérer durablement lorsque sa jeunesse considère l’émigration comme son unique horizon.

    Les pays qui réussissent sont ceux qui parviennent à retenir leurs talents, à encourager l’innovation et à offrir à chacun les mêmes chances de réussite. Tant que le Togo ne répondra pas aux défis du chômage, de la transparence, du climat des affaires et des aspirations démocratiques de sa population, il continuera de perdre ses forces vives. Les générations futures pourraient alors hériter d’un pays vidé de ses compétences, de ses ambitions et de son potentiel de développement.

  • Le Bénin et l’Éthiopie scellent une alliance économique stratégique sous l’égide de Romuald Wadagni

    Le Bénin et l’Éthiopie scellent une alliance économique stratégique sous l’égide de Romuald Wadagni

    Un déplacement éclair, mais d’une portée historique : le Président béninois Romuald Wadagni a marqué les esprits lors d’une visite officielle à Addis-Abeba, capitale économique de l’Afrique. Entre rencontres diplomatiques majeures et interventions percutantes lors d’une tribune d’Afreximbank, cette journée a confirmé l’ambition du Bénin de s’imposer comme un acteur clé du développement industriel et financier du continent.

    Un accueil solennel pour une visite aux enjeux continentaux

    Dès son atterrissage à l’aéroport international de Bole, le Chef de l’État béninois a été reçu avec les honneurs par le Vice-Premier Ministre éthiopien, Tiruneh Temesgen. Ce geste symbolique a immédiatement souligné l’importance stratégique de cette visite, où le Bénin et l’Éthiopie ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur coopération économique. Une première rencontre, suivie d’une audience avec le Docteur George Elombi, Président d’Afreximbank, a permis d’entamer des discussions concrètes sur les financements du commerce intra-africain.

    L’industrialisation au cœur des débats : le « modèle béninois » mis en avant

    La tribune organisée par Afreximbank a offert une plateforme idéale pour le Président Wadagni, qui a pris la parole devant un panel d’experts et de décideurs africains. Dans un discours sans détour, il a disséqué les clés du succès industriel du Bénin, notamment à travers la gestion de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé, un projet devenu un modèle de transformation locale des matières premières. Son intervention a mis en lumière des éléments essentiels : la nécessité d’une rigueur budgétaire, la cohérence des réformes et la création d’un écosystème économique prévisible pour attirer les investisseurs.

    « L’industrialisation n’est pas une simple promesse politique, mais une démarche exigeante, exigeant une vision à long terme et une exécution méthodique », a-t-il déclaré, ajoutant que les États africains doivent éviter les erreurs récurrentes comme le manque de continuité dans les politiques publiques ou la dépendance excessive aux importations. Ces propos, salués pour leur pragmatisme, ont offert une feuille de route aux autres nations du continent en quête de souveraineté économique.

    Diplomatie économique : le Bénin et l’Éthiopie unissent leurs forces

    L’après-midi a été consacré à des échanges bilatéraux au Palais Menelik, où le Président Wadagni a rencontré le Premier Ministre éthiopien, Abiy Ahmed. Les discussions, à la fois techniques et stratégiques, ont porté sur plusieurs axes prioritaires :

    • Transport aérien et logistique : Optimiser les connexions entre les deux pays en s’appuyant sur le réseau d’Ethiopian Airlines et en modernisant les infrastructures béninoises.
    • Agriculture et filières à haute valeur ajoutée : Partager des expertises pour booster la productivité et l’exportation des produits agricoles transformés.
    • Coordination internationale : Renforcer l’alignement des positions du Bénin et de l’Éthiopie dans les négociations globales, notamment sur la réforme de l’architecture financière mondiale.

    Ces échanges ont confirmé l’ambition du Bénin de diversifier ses alliances en misant sur l’Afrique de l’Est, un marché en plein essor et porteur de nouvelles opportunités.

    Un leadership africain renforcé pour le Bénin

    En quittant Addis-Abeba, le Président Wadagni a laissé derrière lui une image de leader visionnaire. Sa participation active à la retraite stratégique d’Afreximbank a positionné le Bénin comme un acteur incontournable des débats économiques africains. En démontrant sa capacité à dialoguer d’égal à égal avec les plus grands acteurs du secteur bancaire continental, il a consolidé la réputation du pays comme un modèle de gouvernance et de gestion macroéconomique.

    Cette visite éclair a ainsi scellé une alliance stratégique entre le Bénin et l’Éthiopie, deux nations déterminées à façonner ensemble l’avenir industriel et financier de l’Afrique. Une démonstration de force qui rappelle que le continent, souvent perçu comme fragmenté, peut compter sur des leaders audacieux pour porter ses ambitions communes.