Auteur/autrice : nigeractu

  • Armée malienne neutralise des groupes armés au nord en coordination avec partenaires

    Armée malienne neutralise des groupes armés au nord en coordination avec partenaires

    Une centaine de combattants neutralisés dans le Nord

    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès des opérations militaires d’envergure dans deux localités du Nord du pays. Selon un communiqué officiel, ces actions coordonnées avec des partenaires stratégiques ont permis d’éliminer une centaine d’individus armés, principalement actifs au sein de deux groupes distincts opérant dans la région.

    Ces opérations, qui se sont déroulées mardi dans les zones d’Anfif et de Tabrachat, ont ciblé spécifiquement les combattants du Jamaat Nusrat al-Islam wal-Mouslimin (JNIM) et du Front de libération de l’Azawad (FLA). Treize frappes aériennes ont été réalisées, entraînant la destruction de six véhicules blindés et d’une camionnette pick-up utilisée par les groupes armés.

    Renforcement de l’engagement militaire

    L’état-major des FAMa a réaffirmé sa détermination à poursuivre sans relâche les opérations contre les factions armées dans plusieurs régions du Mali. « Ces actions s’inscrivent dans une campagne militaire continue visant à rétablir la sécurité », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de la discipline et de la rigueur dans chaque intervention.

    Parallèlement, un partenaire opérationnel des FAMa a partagé sur une plateforme publique des détails complémentaires. Selon ses observations, les frappes ont non seulement neutralisé des combattants, mais ont également détruit un nombre significatif de véhicules appartenant aux groupes hostiles. Un drone de combat a notamment pris pour cible un pick-up transportant des munitions et du matériel de guerre, réduisant ainsi leurs capacités logistiques.

    Coopération internationale en première ligne

    Les forces alliées engagées aux côtés des FAMa ont qualifié ces opérations de « fructueuses » et ont réitéré leur soutien indéfectible. Dans un message publié, elles ont confirmé leur intention de maintenir la pression sur les positions adverses et de continuer à détruire leur matériel militaire afin de limiter leur capacité à mener des attaques.

  • Mali : les FAMA affirment avoir tué une centaine de combattants du JNIM et du FLA dans le nord du pays

    Mali : les FAMA affirment avoir tué une centaine de combattants du JNIM et du FLA dans le nord du pays

    L’armée malienne a annoncé ce jeudi avoir tué une centaine d’hommes armés lors d’opérations militaires menées, en coordination avec ses partenaires, dans les régions d’Anfif et de Tabrachat, au nord du pays.

    Dans un communiqué, l’armée a précisé que ces opérations visaient des combattants appartenant au groupe « Al-Nusra pour l’islam et les musulmans » et au « Front de libération de l’Azawad », et qu’elles comprenaient 13 frappes aériennes qui ont également permis de détruire six véhicules de combat et une camionnette de type « pick-up ».

    L’armée a ajouté que ces opérations avaient eu lieu mardi, affirmant qu’elle poursuivait sa campagne militaire contre les groupes armés dans différentes régions du pays, et soulignant l’engagement de ses forces à poursuivre ces opérations « avec discipline et fermeté », en coordination avec ses partenaires.

    Dans un communiqué publié sur « X », le Corps d’Afrique a indiqué que ces opérations avaient permis de détruire et d’incendier un grand nombre de véhicules des militants, ajoutant qu’un drone lui appartenant avait pris pour cible un autre véhicule transportant des munitions et du matériel militaire.

    Le Corps russe d’Afrique a ajouté que ces opérations s’inscrivaient dans le cadre de ce qu’il a qualifié d’« opérations conjointes fructueuses » menées avec les forces armées maliennes contre les groupes armés de la région, affirmant qu’il continuerait à cibler les positions et le matériel des militants.

     

  • L’école primaire de demain au Cameroun : l’UNESCO accompagne les

    L’école primaire de demain au Cameroun : l’UNESCO accompagne les

    Actualité

    L’école primaire de demain au Cameroun : l’UNESCO accompagne les enseignants vers une intégration durable du numérique (programmation et robotique) en classe

    Comment préparer les enfants aux métiers du 21e siècle – logique, codage, résolution de problèmes ? C’est le défi que le Ministère de l’Education de Base se propose de relever, avec l’accompagnement de l’UNESCO, à travers l’intégration progressive d’outils pédagogiques numériques dans les écoles primaires publiques du Cameroun.

    Porté par une synergie entre le Ministère de l’Éducation de Base (MINEDUB) et l’UNESCO, avec l’appui technique et financier de la GIZ dans le cadre du projet GenerationDigital, 60 enseignants issus de 10 écoles primaires pilotes ont pris part à une formation organisée du 22 au 26 juin 2026 à Mbankomo. »

    L’objectif était clair : transformer ces pionniers en véritables architectes d’une révolution pédagogique dans un contexte de transformation du système éducatif camerounais.

    Cet atelier dépassait la simple mise à disposition d’équipements. L’enjeu était  d’outiller les enseignants pour qu’ils s’approprient ces technologies, les intègrent efficacement dans leurs cours face aux exigences des programmes scolaires, et sachent en assurer la maintenance de base, y compris dans des contextes où la connectivité reste limitée. Les équipements concernés comprennent notamment des robots Edison, des kits Makey Makey, des Raspberry Pi, des vidéoprojecteurs portables, des ordinateurs, des routeurs Wi Fi portables et des ressources numériques hors ligne adaptées au niveau primaire.

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    La formation a privilégié une approche pratique, centrée sur l’expérimentation directe. Organisés en équipes par école, les enseignants ont manipulé les équipements, exploré les bases de la programmation avec Scratch, conçu des séquences pédagogiques intégrant le numérique et travaillé sur des activités favorisant la logique, le codage, la créativité, la collaboration et la résolution de problèmes. Cette démarche permet d’ancrer les outils numériques dans les objectifs du programme scolaire, afin qu’ils deviennent de véritables supports d’apprentissage et non de simples équipements additionnels.

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    L’appui technique et pédagogique de l’UNESCO contribue également à renforcer la pérennité de l’après-formation. Les participants ont été initiés aux procédures de maintenance de premier niveau, à la gestion responsable du matériel, au registre d’utilisation des équipements et au rapportage mensuel. Chaque équipe école repart également avec un Plan d’Action Numérique Scolaire et un « Enseignant-Référent » chargé du lancement et de l’animation d’un Club Technologique au sein de son établissement, afin d’ancrer durablement les acquis de la formation dans le quotidien des élèves.

    À travers GenerationDigital, l’UNESCO soutient une transformation progressive des pratiques pédagogiques, en aidant les écoles pilotes à faire du numérique un outil vivant, maîtrisé et utile pour améliorer les apprentissages et préparer les élèves aux compétences du vingt et unième siècle.

  • République démocratique du Congo : comment l’épidémie d’Ebola pourrait profiter aux rebelles du M23

    République démocratique du Congo : comment l’épidémie d’Ebola pourrait profiter aux rebelles du M23

    Le chiffre ne cesse de progresser et les inquiétudes grandissent. Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a augmenté et atteint 1759, dont 600 décès, selon les dernières données gouvernementales, publiées mercredi. Au cours des dernières 24 heures, 51 nouveaux cas et 20 nouveaux décès ont été recensés. Cette épidémie d’Ebola pourrait devenir la pire de l’histoire, notamment parce que l’espèce du virus, connue sous le nom de Bundibugyo, a été identifiée très tardivement.

    L’épidémie mortelle qui sévit dans l’est du pays progresse plus vite que les efforts déployés pour la contenir. Le M23, ce puissant groupe rebelle armé qui s’est emparé de vastes étendues de territoire l’année dernière dans l’est du pays et qui impose depuis des taxes, contrôle les services publics et se présente comme la seule autorité légitime sur leurs zones, pourrait tirer partie de la situation. Comme le détaille le New York Times (NYT), en cas d’explosion de l’épidémie dans les zones densément peuplées qu’elle contrôle, cette milice pourrait utiliser le virus pour tenter de consolider et de renforcer son autorité sur son territoire, qui comprend deux capitales provinciales, Goma et Bukavu. Si le M23 parvenait à contenir Ebola, le mouvement pourrait alors renforcer son image d’autorité légitime, au moment même où le gouvernement congolais peine à maîtriser l’épidémie.

    Une cellule de crise instaurée par le M23

    Lors de l’épidémie de 2018, des centaines de millions de dollars ont été débloqués pour lutter contre Ebola. Mais certains fonds ont été mal utilisés, ce qui a conduit à l’emprisonnement du ministre de la Santé pour détournement de fonds, rappelle le quotidien américain. Le M23 a tiré les leçons des échecs gouvernementaux : ce mouvement a mis en place une cellule de crise Ebola, produit des vidéos documentant des visites dans des laboratoires et des centres de traitement et a diffusé des dessins animés sur le lavage des mains. Les rebelles, soutenus et supervisés depuis des années par le Rwanda, pays voisin de la RDC, ont également mis en place des mesures visant à contenir la propagation du virus, comme la limitation du nombre de passagers autorisés dans les bus.

    LIRE AUSSI : Le virus Ebola peut « dormir » cinq ans chez les survivants avant de se réactiver

    Des cas d’Ebola ont déjà été signalés dans la zone rebelle, dont une infection à Goma, le quartier général du M23. La transmission y semble pour l’instant faible, selon les chiffres publiés par le ministère congolais de la Santé. Les autorités sanitaires congolaises n’ont néanmoins pratiquement aucune visibilité sur la situation en territoire rebelle, hormis quelques chiffres de base concernant les infections, le traçage des contacts et les décès, qui ne peuvent être vérifiés de manière indépendante. « Je ne peux pas vous donner de situation dans les territoires occupés par le M23 car je n’y ai pas accès », a indiqué au New York Times Dieudonné Kazadi, directeur de l’Institut national de santé publique de la République démocratique du Congo.

    Vers un « déferlement » de l’épidémie aux Kivus ?

    En dépit du contexte politique, une certaine coopération technique existe de part et d’autre de la ligne de front. Des échantillons prélevés dans les zones rebelles ont été envoyés à Kinshasa, la capitale, et d’autres, provenant de Beni, dans la province du Nord-Kivu contrôlée par le gouvernement, au laboratoire de Goma, détaille le NYT. Le gouvernement congolais continue de rémunérer les agents de santé et les techniciens de laboratoire dans les zones contrôlées par le M23. Il collecte des données sur les cas, les tests et le traçage des contacts, bien que les responsables de la santé ne puissent pas vérifier ces données de manière indépendante.

    Il semble toutefois que des foyers d’infection se rapprochent de plus en plus des zones occupées, progressant vers le sud depuis l’épicentre situé dans la province d’Ituri. « Nous devons nous préparer activement à une explosion du nombre de cas qui va déferler sur les (provinces, ndlr) des Kivus », indique au NYT David Munkley, directeur pour l’est de la RDC de l’organisation humanitaire chrétienne World Vision.

    LIRE AUSSI : Pr Christophe Rapp : « Le risque de propagation d’Ebola est considéré comme très faible, voire nul »

    Selon les autorités de la RDC, une épidémie de grande ampleur dans les zones contrôlées par le M23 serait dévastatrice pour les civils pris au piège des combats et du virus. Sur le plan politique, le gouvernement congolais estime que ce groupe armé n’est pas en mesure de gérer l’épidémie. « Le M23 et le Rwanda sont tous deux mal équipés pour mener une intervention d’urgence face à une menace de cette ampleur », affirme auprès du NYT Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre des Affaires étrangères du Congo.

    Pour les millions de Congolais piégés en territoire contrôlé par les rebelles, le risque est donc « d’être contaminés par Ebola, ou de mourir de faim ou de violence », affirme Denis Mukwege, gynécologue et lauréat du prix Nobel de la paix 2018 pour son travail auprès des victimes de violences sexuelles.

  • Bataille d’anéfis : le tournant qui fragilise la présence russe au Mali

    Bataille d’anéfis : le tournant qui fragilise la présence russe au Mali

    Le Nord-Mali, théâtre d’une guerre silencieuse depuis des années, vient de connaître un tournant stratégique majeur. La récente confrontation autour de la localité d’Anéfis, située sur un axe logistique vital menant vers Kidal, a révélé les limites d’une approche militaire aussi ambitieuse que fragile. L’hypothèse d’une supériorité absolue des forces d’Africa Corps, cette nouvelle entité russe officiellement liée au ministère de la Défense, semble aujourd’hui remise en cause par les faits.

    Anéfis, un verrou stratégique devenu piège

    Plus qu’un simple point de passage, Anéfis incarne un enjeu crucial pour la stabilité de la région. Cette zone, sous contrôle des autorités maliennes avec le soutien de conseillers russes, était censée servir de rempart contre les groupes armés opérant dans le Nord. Pourtant, l’opération militaire lancée pour consolider cette position s’est soldée par un échec cuisant.

    Les forces maliennes, épaulées par des instructeurs de l’Africa Corps, ont été prises en étau par une coalition inattendue. D’un côté, les rebelles du Cadre stratégique permanent (CSP-DPA), mouvement touareg bien organisé, et de l’autre, des groupes djihadistes menant des attaques asymétriques. Résultat : des pertes matérielles et humaines importantes, des véhicules blindés neutralisés et un matériel lourd abandonné sur le terrain. Les images qui ont circulé contrastent brutalement avec le discours officiel de victoire diffusé depuis les capitales de Bamako et Moscou.

    Le Sahel, miroir des failles de Moscou

    Pour la Russie, la défaite d’Anéfis n’est pas seulement une mauvaise nouvelle locale. Elle questionne l’ensemble de sa stratégie d’influence au Sahel. En se présentant comme l’alternative crédible aux interventions occidentales, l’Africa Corps avait promis une efficacité immédiate et sans faille. Pourtant, la réalité du terrain révèle plusieurs angles morts dans cette approche.

    Le premier concerne l’enlisement logistique. Maintenir des garnisons dans des zones désertiques, isolées et hostiles, exige des ressources colossales. Les combattants locaux, habitués au terrain et mobiles, exploitent cette vulnérabilité avec une grande efficacité. Le deuxième point faible réside dans le renseignement. Malgré des technologies de pointe, les forces russes peinent à anticiper les mouvements des groupes armés, dont la résilience et la coordination dépassent souvent les estimations. Enfin, la Russie, engagée sur plusieurs fronts internationaux, ne peut pas aligner des effectifs illimités au Sahel. Les troupes d’Africa Corps, bien que redoutables, se retrouvent à gérer des crises sur un territoire vaste comme l’Europe, ce qui limite leur portée opérationnelle.

    Bamako face à l’épreuve de vérité

    À Bamako, ce revers militaire crée une onde de choc politique. La junte au pouvoir mise depuis des mois sur le soutien russe pour assurer sa sécurité et reconquérir l’ensemble du territoire national. Or, si le partenaire russe, réputé invincible, commence à subir des revers tactiques, c’est toute la crédibilité de cette stratégie qui est fragilisée. La promesse de restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du Mali semble désormais plus incertaine.

    La bataille d’Anéfis pourrait bien marquer un tournant dans la crise sahélienne. Elle rappelle une vérité souvent ignorée : la force brute, même exercée par des mercenaires ou des soldats d’élite, ne suffit pas à résoudre une crise complexe où se mêlent enjeux politiques, identitaires et sociaux. Pour Moscou, le Sahel n’est plus seulement un terrain d’influence bon marché. Il devient un bourbier stratégique, coûteux en vies humaines et en ressources, où les promesses de victoire rapide s’effritent sous les coups d’une guérilla tenace.

  • Judith Suminwa à l’ONU: « La dignité des survivantes, la justice, les réparations et les services essentiels ne doivent plus être placés à la périphérie de la paix, mais au cœur de sa construction »

    Judith Suminwa à l’ONU: « La dignité des survivantes, la justice, les réparations et les services essentiels ne doivent plus être placés à la périphérie de la paix, mais au cœur de sa construction »

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    Le Conseil de sécurité de l’ONU présidé par la RDC

    La résolution 1325, adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies le 31 octobre 2000, considérée comme un texte historique et le premier document officiel établissant un lien entre les droits des femmes et les questions de paix et de sécurité, a occupé une place centrale dans l’intervention de la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, lors de la 10190e séance du Conseil de sécurité consacrée aux femmes, à la paix et à la sécurité.

    Placée sous le thème « Honorer la promesse du droit international envers les survivantes et survivants de violences sexuelles liées aux conflits », cette séance, présidée par Judith Suminwa dans le cadre de la présidence congolaise du Conseil de sécurité, a été l’occasion pour la cheffe du gouvernement d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la nécessité de donner une application effective à cette résolution.

    S’exprimant ce mercredi 8 juillet 2026 au nom de la République démocratique du Congo, un pays durement touché par les conflits armés et les violences sexuelles qui les accompagnent, Judith Suminwa a estimé que la communauté internationale devait désormais aller au-delà du simple constat des atrocités.

    « Notre ambition ne peut plus être seulement de documenter l’horreur après qu’elle a eu lieu. Elle doit être de prévenir les conditions qui la rendent possible. Cela suppose une présence plus proche des communautés à risque, des mécanismes d’alerte précoce, une justice capable d’atteindre les auteurs, les complices et les commanditaires, des réparations effectives et un relèvement économique qui donne aux femmes non seulement une protection, mais aussi un véritable pouvoir » a déclaré la Première ministre.

    Pour la cheffe du gouvernement congolais, cette approche implique également une meilleure compréhension des liens entre les violences sexuelles, le contrôle des territoires, les déplacements forcés, la circulation des armes, la traite des personnes, l’impunité et les économies de guerre.

    « Si nous voulons prévenir ces crimes, nous devons regarder non seulement les actes commis, mais aussi les systèmes qui les rendent possibles. Cela suppose enfin que les processus de prévention et de paix intègrent ces questions dès le départ : dans les cessez-le-feu, les mécanismes de surveillance, les processus de désarmement, les réformes du secteur de la sécurité, les régimes de sanctions et les garanties de non-répétition. Lorsque des individus, des groupes ou des réseaux organisent, financent ou tirent profit de l’enlèvement, de la traite, de l’esclavage sexuel ou de l’exploitation sexuelle en situation de conflit, les outils du Conseil doivent pouvoir être mobilisés avec cohérence, notamment à travers ses comités de sanctions et leurs groupes d’experts », a-t-elle ajouté.

    Par ailleurs, Judith Suminwa a souligné que la présidence congolaise du Conseil de sécurité avait choisi d’ouvrir ses travaux par la question des victimes, estimant qu’aucune architecture de paix ne pouvait être crédible si elle ne plaçait pas au centre celles et ceux qui ont payé le plus lourd tribut aux conflits.

    Elle a également annoncé que, dans les prochains jours, le Conseil poursuivra sa réflexion sur les structures qui alimentent les conflits, les économies illicites qui les prolongent ainsi que sur les moyens de transformer la gouvernance des ressources naturelles en instruments de paix, de sécurité et de prospérité.

    « Aujourd’hui, notre devoir premier est clair : écouter les survivantes et les survivants, reconnaître leurs droits, soutenir les réponses nationales et internationales, financer les services essentiels, combler les lacunes d’information, renforcer la coopération et faire de la lutte contre l’impunité une condition de la paix. À l’issue de nos travaux, un message doit être clair : les violences sexuelles liées aux conflits ne sont ni inévitables ni secondaires. La réponse ne peut pas se limiter à la condamnation. Elle doit inclure la prévention, la protection, la justice, les réparations, le relèvement économique, la reconnaissance des enfants nés de ces violences et les moyens nécessaires pour que les engagements deviennent des résultats », a déclaré la Première ministre.

    Dans le même esprit, la cheffe du gouvernement a insisté sur le fait que la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits constitue non seulement un impératif moral, mais également une condition stratégique pour l’instauration d’une paix durable. Selon elle, la justice et les réparations ne doivent plus être considérées comme des questions périphériques, mais comme des éléments fondamentaux de la reconstruction des sociétés.

    « La lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits est un impératif moral, mais elle est aussi une exigence stratégique pour toute paix durable. On ne reconstruit pas une société en laissant ses survivantes sans justice. On ne reconstruit pas des communautés en abandonnant les enfants nés de ces violences au silence ou à la stigmatisation. On ne prévient pas les conflits en ignorant les économies qui les financent, les armes qui les prolongent, les réseaux qui exploitent les victimes et les systèmes de domination qui les accompagnent » a affirmé Mme Suminwa.

    Elle a conclu en appelant les États membres à faire de la dignité des survivantes et des survivants le socle de toute stratégie de paix.

    « Notre responsabilité commune est de faire en sorte que la dignité des survivantes et des survivants, les droits des enfants, la justice, les réparations et les services essentiels ne soient pas placés à la périphérie de la paix, mais au cœur même de sa construction. Plus de vingt-cinq ans après la résolution 1325, la prochaine étape de notre engagement ne peut pas être une nouvelle promesse. Elle doit être une promesse tenue. Parce qu’aucune ressource naturelle ne devrait être extraite au prix de la dignité humaine, parce qu’aucune économie ne devrait prospérer sur la souffrance des populations et parce qu’aucune paix durable ne peut être bâtie sur l’impunité », a-t-elle souligné.

    La résolution 1325, adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 31 octobre 2000, est considérée comme un texte historique. Premier document officiel à établir un lien entre les droits des femmes et les questions de paix et de sécurité, elle appelle à leur pleine participation à la prévention, à la gestion et à la résolution des conflits, ainsi qu’aux processus de consolidation de la paix.

    L’intervention de la Première ministre Judith Suminwa sur cette résolution intervient dans un contexte où les femmes de la République démocratique du Congo, particulièrement dans les zones en conflit, continuent d’être victimes de violences sexuelles commises dans un climat marqué par l’activisme des groupes armés locaux et étrangers. À cela s’ajoute l’agression rwandaise, selon les autorités congolaises, à travers la rébellion de l’AFC/M23, qui contribue à aggraver la vulnérabilité des femmes dans l’est du pays.

    Les initiatives diplomatiques engagées pour mettre fin à cette crise et rétablir durablement la paix peinent à produire des résultats concrets. Si des avancées sont régulièrement annoncées sur le plan politique et diplomatique, la situation sur le terrain reste préoccupante, les différents protagonistes poursuivant les affrontements tout en s’accusant mutuellement de ne pas respecter les engagements pris

    Clément MUAMBA

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  • Côte d’Ivoire : eco box, une révolution contre les déchets plastiques à treichville

    Côte d’Ivoire : eco box, une révolution contre les déchets plastiques à treichville

    À l’occasion de la Journée mondiale sans sac plastique, SOLIBRA a officiellement lancé ECO BOX, un projet innovant visant à réduire la pollution plastique et à favoriser une économie circulaire durable dans la commune de Treichville. Cette initiative s’inscrit dans une démarche proactive pour transformer les déchets en ressources exploitables, tout en renforçant l’assainissement urbain.

    Treichville, un terrain d’action prioritaire face à l’accumulation des déchets

    La commune de Treichville a été choisie comme épicentre de ce projet en raison de son importante production quotidienne de déchets plastiques. Ces derniers, en obstruant les caniveaux, aggravent les problèmes d’assainissement et menacent les infrastructures locales. ECO BOX se présente comme une solution concrète pour inverser cette tendance en mettant en place un système organisé de collecte et de recyclage des plastiques.

    Une synergie d’acteurs pour un impact maximal

    Le succès de ECO BOX repose sur une collaboration étroite entre plusieurs acteurs clés : SOLIBRA, la Fondation J’Adore de Treichville et l’entreprise BIRWAST, spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques. Cette alliance stratégique a pour objectif d’améliorer la gestion des déchets, de préserver l’environnement urbain et de stimuler l’économie locale en créant des emplois durables.

    Des équipements adaptés pour des résultats immédiats

    Pour garantir le bon démarrage des opérations, plusieurs outils ont été distribués aux équipes chargées de la collecte. Parmi ces équipements, on compte six brouettes, un tricycle dédié à la collecte, 80 sacs-poubelles, douze râteaux ainsi que des gants, des pelles et des balais traditionnels. Ces outils permettront d’optimiser le ramassage et le tri des déchets plastiques dans les rues de Treichville.

    Des objectifs ambitieux pour un avenir plus propre

    Le projet ECO BOX vise plusieurs ambitions majeures : réduire progressivement la présence de déchets plastiques dans les canalisations afin de limiter les risques d’inondation, créer des emplois pour les jeunes de la commune en les intégrant comme agents de collecte ou chauffeurs, et valoriser les plastiques collectés grâce à des processus de recyclage adaptés. Ces actions s’accompagnent d’une campagne de sensibilisation pour encourager les habitants à adopter des pratiques écoresponsables.

    Les agents de collecte auront également pour mission de sensibiliser les riverains à l’importance du tri des déchets et de promouvoir une culture de la propreté au sein de la commune. Leur rôle sera crucial pour ancrer durablement les bonnes habitudes au sein de la population.

    Un lancement symbolique pour marquer le début des opérations

    La cérémonie de lancement d’ECO BOX a été marquée par un moment fort : la coupure du ruban inaugural, suivie de la remise des clés du premier tricycle de collecte à un agent. Ce dernier aura pour mission de parcourir les rues de Treichville pour collecter les déchets plastiques, symbolisant ainsi le début d’une nouvelle ère dans la gestion des déchets de la commune.

  • Côte d’Ivoire : SOLIBRA lance le projet ECO BOX pour lutter contre les déchets plastiques et promouvoir l’économie circulaire

    Côte d’Ivoire : SOLIBRA lance le projet ECO BOX pour lutter contre les déchets plastiques et promouvoir l’économie circulaire

    SOLIBRA a officiellement lancé le projet ECO BOX, une initiative destinée à renforcer la lutte contre la pollution plastique et à promouvoir une économie circulaire durable dans la commune de Treichville à l’occasion de la Journée mondiale sans sac plastique, célébrée le 3 juillet 2026.


    Selon une note transmise à Abidjan.net, ce jeudi, le choix de la commune de Treichville découle du fait que celle-ci produit quotidiennement d’importantes quantités de déchets plastiques qui obstruent les caniveaux et fragilisent les infrastructures d’assainissement. Face à cette situation, ECO BOX ambitionne de transformer ces déchets en ressources valorisables grâce à un système structuré de collecte et de recyclage.


    Le projet repose sur une collaboration entre SOLIBRA, la Fondation J’Adore de Treichville et l’entreprise BIRWAST, spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques. Cette synergie vise à améliorer la gestion des déchets, préserver l’environnement urbain et créer de nouvelles opportunités économiques au niveau local.


    Pour permettre le démarrage des activités, plusieurs équipements ont été remis aux équipes opérationnelles, notamment six brouettes, un tricycle de collecte, 80 sacs-poubelles, douze râteaux, ainsi que des gants, des pelles et des balais traditionnels, révèle ladite note. 


    À travers ECO BOX, les partenaires entendent atteindre plusieurs objectifs, dont l’élimination progressive des déchets plastiques dans les canalisations afin de réduire les risques d’inondation, la création d’emplois pour les jeunes de la commune en tant qu’agents de collecte et chauffeurs, ainsi que la valorisation des plastiques collectés grâce au recyclage.


    Le projet mise également sur la sensibilisation des populations. Les agents de collecte auront pour mission d’encourager les riverains à adopter les bons gestes en matière de tri des déchets et de promouvoir une culture de la salubrité au sein de la commune.


    La cérémonie de lancement a été marquée par la coupure du ruban officialisant le démarrage du projet ECO BOX, suivie de la remise des clés du premier tricycle de collecte à l’un des agents qui sera chargé de sillonner les rues de Treichville pour collecter les déchets plastiques.


    R-SEKONGO

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    Tchad

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    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    Par Khadidja Oumar Abdoulaye

    N’Djamena – World Vision Tchad a officiellement lancé, ce jeudi, sa stratégie nationale 2026-2030 lors d’une conférence de presse le 9 juillet 2026, réunissant les médias, les partenaires techniques et financiers ainsi que les autorités nationales. À travers cette nouvelle feuille de route, l’organisation ambitionne d’atteindre 3,29 millions d’enfants d’ici 2030, dont 3,09 millions parmi les plus vulnérables, grâce à des interventions renforcées dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’éducation, de la protection de l’enfance et de la résilience climatique. Cet événement s’est déroulé dans les locaux de l’hôtel résidence de N’Djamena.

    Dans son intervention, la directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest, basée à Dakar, Carla Dominique Denizard, a qualifié cette stratégie d’« audacieuse et innovante ». Elle a expliqué qu’elle repose sur l’approche « Nexus Humanitaire-Développement-Paix », qui vise à relier les interventions d’urgence aux actions de développement durable et de consolidation de la paix. Elle a déclaré que les enfants du Tchad méritent une vie en abondance, et cela est possible grâce à des partenariats solides, une forte mobilisation communautaire ainsi qu’à l’intégration des réalités culturelles et spirituelles.

    Poursuivant son allocution, Carla Dominique Denizard a rappelé que la vision de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre est de permettre à chaque enfant vivant dans les contextes les plus fragiles de survivre, mais surtout de s’épanouir pleinement. Elle a souligné que la région reste confrontée à des défis majeurs tels que l’insécurité, la pauvreté multidimensionnelle, les effets du changement climatique et les déplacements massifs de populations. Face à cette situation, l’organisation a opté pour une approche intégrée combinant assistance humanitaire, développement durable et consolidation de la paix.

    Selon elle, la stratégie de World Vision Tchad s’inscrit dans les grandes orientations continentales et internationales, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les Objectifs de développement durable (ODD 1, 2, 3, 4, 5, 6, 13 et 16) ainsi que la Vision 2030 du Tchad. Elle met également l’accent sur le renforcement du capital humain, la protection sociale, l’adaptation aux changements climatiques, l’amélioration de l’éducation à travers le programme Unlock Literacy et la protection des enfants.

    Prenant la parole, le directeur national de World Vision Tchad, Édouard Ngoy Wangoy, a qualifié ce lancement de « moment historique » pour l’organisation et pour l’avenir des enfants tchadiens. Il a indiqué que cette nouvelle stratégie représente une augmentation de 20 % des ambitions de l’organisation par rapport au précédent cycle stratégique. Il a affirmé que leur ambition est simple mais audacieuse : atteindre 3,29 millions d’enfants d’ici 2030, dont 3,09 millions des plus vulnérables. « Nous voulons que chaque enfant au Tchad puisse non seulement survivre, mais aussi s’épanouir pleinement », a-t-il ajouté.

    Le directeur national a également rappelé que le Tchad demeure confronté à de nombreux défis, notamment la pauvreté persistante, la malnutrition, les crises humanitaires récurrentes et les conséquences du changement climatique. Selon les données présentées par World Vision, près de 42 % de la population tchadienne vit sous le seuil de pauvreté, ce qui renforce la nécessité d’intensifier les actions en faveur des populations les plus vulnérables.

    Il a expliqué que la stratégie 2026-2030 repose sur plusieurs axes prioritaires, notamment le renforcement de la nutrition et de la santé intégrées avec un accent particulier sur la santé maternelle et infantile, l’amélioration de l’éducation grâce au programme Unlock Literacy, destiné à développer les compétences en lecture dès les premières années de scolarisation, la protection des enfants contre toutes les formes de violence, ainsi que le renforcement de la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

    À l’issue de cette présentation, les responsables de World Vision Tchad ont lancé un appel à l’ensemble des acteurs nationaux. Ils ont invité les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les leaders religieux et communautaires ainsi que les médias à unir leurs efforts afin de garantir la réussite de cette stratégie. Ils ont précisé que l’organisation estime qu’une mobilisation collective est indispensable pour transformer les défis actuels en opportunités durables au profit des enfants tchadiens. À travers cette stratégie 2026-2030, World Vision entend contribuer activement à la réalisation de la Vision 2030 du Tchad ainsi qu’à l’atteinte des Objectifs de développement durable, afin de bâtir un pays où chaque enfant sera protégé, bien nourri, éduqué et pleinement épanoui.

  • World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    Tchad

    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    World Vision Tchad lance sa stratégie 2026-2030, visant à améliorer les conditions de vie de 3,29 millions d’enfants. L’approche intégrée combine assistance humanitaire, développement durable et consolidation de la paix.

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    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    Par Khadidja Oumar Abdoulaye

    N’Djamena – World Vision Tchad a officiellement lancé, ce jeudi, sa stratégie nationale 2026-2030 lors d’une conférence de presse le 9 juillet 2026, réunissant les médias, les partenaires techniques et financiers ainsi que les autorités nationales. À travers cette nouvelle feuille de route, l’organisation ambitionne d’atteindre 3,29 millions d’enfants d’ici 2030, dont 3,09 millions parmi les plus vulnérables, grâce à des interventions renforcées dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’éducation, de la protection de l’enfance et de la résilience climatique. Cet événement s’est déroulé dans les locaux de l’hôtel résidence de N’Djamena.

    Dans son intervention, la directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest, basée à Dakar, Carla Dominique Denizard, a qualifié cette stratégie d’« audacieuse et innovante ». Elle a expliqué qu’elle repose sur l’approche « Nexus Humanitaire-Développement-Paix », qui vise à relier les interventions d’urgence aux actions de développement durable et de consolidation de la paix. Elle a déclaré que les enfants du Tchad méritent une vie en abondance, et cela est possible grâce à des partenariats solides, une forte mobilisation communautaire ainsi qu’à l’intégration des réalités culturelles et spirituelles.

    Poursuivant son allocution, Carla Dominique Denizard a rappelé que la vision de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre est de permettre à chaque enfant vivant dans les contextes les plus fragiles de survivre, mais surtout de s’épanouir pleinement. Elle a souligné que la région reste confrontée à des défis majeurs tels que l’insécurité, la pauvreté multidimensionnelle, les effets du changement climatique et les déplacements massifs de populations. Face à cette situation, l’organisation a opté pour une approche intégrée combinant assistance humanitaire, développement durable et consolidation de la paix.

    Selon elle, la stratégie de World Vision Tchad s’inscrit dans les grandes orientations continentales et internationales, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les Objectifs de développement durable (ODD 1, 2, 3, 4, 5, 6, 13 et 16) ainsi que la Vision 2030 du Tchad. Elle met également l’accent sur le renforcement du capital humain, la protection sociale, l’adaptation aux changements climatiques, l’amélioration de l’éducation à travers le programme Unlock Literacy et la protection des enfants.

    Prenant la parole, le directeur national de World Vision Tchad, Édouard Ngoy Wangoy, a qualifié ce lancement de « moment historique » pour l’organisation et pour l’avenir des enfants tchadiens. Il a indiqué que cette nouvelle stratégie représente une augmentation de 20 % des ambitions de l’organisation par rapport au précédent cycle stratégique. Il a affirmé que leur ambition est simple mais audacieuse : atteindre 3,29 millions d’enfants d’ici 2030, dont 3,09 millions des plus vulnérables. « Nous voulons que chaque enfant au Tchad puisse non seulement survivre, mais aussi s’épanouir pleinement », a-t-il ajouté.

    Le directeur national a également rappelé que le Tchad demeure confronté à de nombreux défis, notamment la pauvreté persistante, la malnutrition, les crises humanitaires récurrentes et les conséquences du changement climatique. Selon les données présentées par World Vision, près de 42 % de la population tchadienne vit sous le seuil de pauvreté, ce qui renforce la nécessité d’intensifier les actions en faveur des populations les plus vulnérables.

    Il a expliqué que la stratégie 2026-2030 repose sur plusieurs axes prioritaires, notamment le renforcement de la nutrition et de la santé intégrées avec un accent particulier sur la santé maternelle et infantile, l’amélioration de l’éducation grâce au programme Unlock Literacy, destiné à développer les compétences en lecture dès les premières années de scolarisation, la protection des enfants contre toutes les formes de violence, ainsi que le renforcement de la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

    À l’issue de cette présentation, les responsables de World Vision Tchad ont lancé un appel à l’ensemble des acteurs nationaux. Ils ont invité les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les leaders religieux et communautaires ainsi que les médias à unir leurs efforts afin de garantir la réussite de cette stratégie. Ils ont précisé que l’organisation estime qu’une mobilisation collective est indispensable pour transformer les défis actuels en opportunités durables au profit des enfants tchadiens. À travers cette stratégie 2026-2030, World Vision entend contribuer activement à la réalisation de la Vision 2030 du Tchad ainsi qu’à l’atteinte des Objectifs de développement durable, afin de bâtir un pays où chaque enfant sera protégé, bien nourri, éduqué et pleinement épanoui.

  • Stratégie 2030 de World Vision Tchad : un plan ambitieux pour transformer l’avenir des enfants

    Stratégie 2030 de World Vision Tchad : un plan ambitieux pour transformer l’avenir des enfants

    Tchad

    stratégie 2030 de World Vision Tchad : un plan ambitieux pour transformer l’avenir des enfants

    World Vision Tchad dévoile sa stratégie 2026-2030 avec un objectif clair : améliorer les conditions de vie de 3,29 millions d’enfants, dont une majorité issue des groupes les plus vulnérables. Cette initiative repose sur une approche globale mêlant aide d’urgence, développement durable et promotion de la paix.

    stratégie 2030 World Vision Tchad

    N’Djamena – World Vision Tchad a présenté, lors d’une conférence de presse réunissant médias, partenaires et autorités, sa feuille de route 2026-2030. L’organisation s’engage à transformer le quotidien de 3,29 millions d’enfants, dont 3,09 millions issus des milieux les plus précaires, en renforçant les secteurs clés : santé, nutrition, éducation, protection de l’enfance et adaptation climatique. L’événement s’est tenu dans les locaux de l’hôtel résidence de N’Djamena.

    Carla Dominique Denizard, directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest, a salué cette initiative lors de son intervention. Pour elle, cette stratégie incarne une vision « révolutionnaire et pragmatique », fondée sur le lien indissociable entre urgence humanitaire, développement durable et stabilisation des communautés. « Les enfants du Tchad méritent de grandir dans un environnement où leurs droits sont pleinement respectés », a-t-elle insisté. Elle a mis en avant l’importance des partenariats locaux, de l’implication des communautés et du respect des spécificités culturelles et spirituelles pour concrétiser cet objectif.

    La responsable a rappelé que l’Afrique de l’Ouest et centrale fait face à des défis colossaux : insécurité chronique, précarité extrême, dérèglements climatiques et exodes massifs de populations. « Face à ces réalités, notre réponse doit être à la fois rapide et durable », a-t-elle souligné. World Vision mise ainsi sur une approche holistique, combinant interventions d’urgence et projets de long terme pour briser le cycle de la vulnérabilité.

    Cette stratégie s’aligne sur des cadres stratégiques majeurs, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les Objectifs de développement durable (ODD) et la Vision 2030 du Tchad. Les priorités sont multiples : renforcer le capital humain, sécuriser les moyens de subsistance, adapter les communautés aux changements climatiques, promouvoir l’alphabétisation via le programme Unlock Literacy, et protéger les enfants contre toutes les violences.

    Édouard Ngoy Wangoy, directeur national de World Vision Tchad, a qualifié ce lancement de « tournant décisif » pour l’organisation et pour l’ensemble des enfants tchadiens. « Nous franchissons une étape majeure avec une ambition rehaussée de 20 % par rapport à notre précédent cycle », a-t-il annoncé. L’objectif est sans équivoque : donner à chaque enfant tchadien les moyens de s’épanouir pleinement. « Notre mission est simple : garantir que nul ne soit laissé pour compte », a-t-il ajouté.

    Le Tchad reste en effet confronté à des défis majeurs, avec près de 42 % de sa population vivant sous le seuil de pauvreté. Les crises humanitaires à répétition et les aléas climatiques aggravent encore cette situation. « Cette stratégie est une réponse concrète à l’urgence sociale qui frappe notre pays », a-t-il expliqué.

    Les cinq axes prioritaires de cette feuille de route incluent :

    • Un renforcement intégré de la nutrition et de la santé, avec un focus sur la santé maternelle et infantile ;
    • L’amélioration de l’éducation via Unlock Literacy, pour doter les plus jeunes des compétences fondamentales en lecture ;
    • La protection systématique des enfants contre toutes formes de violence ;
    • Le renforcement de la résilience des communautés face aux impacts du changement climatique ;
    • Le développement de mécanismes de protection sociale adaptés aux réalités locales.

    À l’issue de la présentation, les dirigeants de World Vision Tchad ont lancé un appel solennel à l’union nationale. Ils ont appelé les institutions publiques, les bailleurs de fonds, les acteurs de la société civile, les leaders religieux et médiatiques à s’unir pour concrétiser cette vision. « Seul un effort collectif permettra de convertir les défis actuels en opportunités durables », ont-ils plaidé. En combinant expertise, ressources et engagement communautaire, World Vision Tchad souhaite contribuer activement à la réalisation des ambitions nationales et internationales, afin d’offrir à chaque enfant un avenir digne, sécurisé et épanoui.

  • World vision Tchad : une vision ambitieuse pour transformer l’avenir des enfants

    World vision Tchad : une vision ambitieuse pour transformer l’avenir des enfants

    World Vision Tchad dévoile sa feuille de route 2026-2030 pour révolutionner le bien-être des enfants

    World Vision Tchad a posé les jalons de sa nouvelle stratégie nationale lors d’un événement majeur organisé à N’Djamena. Cette initiative, présentée le 9 juillet 2026, trace une voie audacieuse pour améliorer durablement les conditions de vie de 3,29 millions d’enfants, dont 3,09 millions parmi les plus vulnérables. L’approche adoptée fusionne assistance humanitaire, développement durable et consolidation de la paix, reflétant une volonté d’agir de manière holistique sur les enjeux sociaux du pays.

    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    Une stratégie innovante pour répondre aux défis multidimensionnels

    Lors de la conférence de presse tenue à l’hôtel résidence de N’Djamena, Carla Dominique Denizard, directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest, a salué le caractère « révolutionnaire » de cette stratégie. Elle s’appuie sur le modèle « Nexus Humanitaire-Développement-Paix », une approche qui lie les interventions d’urgence aux actions de long terme. « Les enfants du Tchad méritent de grandir dans un environnement propice à leur épanouissement. Cela n’est possible qu’en combinant partenariats solides, ancrage communautaire et prise en compte des spécificités culturelles », a-t-elle souligné.

    Carla Dominique Denizard a rappelé que la mission de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre vise à offrir aux enfants des contextes fragiles non seulement la survie, mais aussi la possibilité de s’épanouir pleinement. Le Tchad, confronté à des défis structurels comme l’insécurité, la pauvreté extrême, les effets dévastateurs du changement climatique et les déplacements massifs de populations, nécessite une réponse intégrée. L’organisation mise ainsi sur une stratégie combinant aide humanitaire immédiate, développement durable et promotion de la paix.

    Alignement avec les objectifs nationaux et internationaux

    Cette feuille de route s’inscrit dans la continuité des grands cadres de référence, notamment la Vision 2030 du Tchad, les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. World Vision Tchad met un accent particulier sur le renforcement du capital humain, la protection sociale, l’adaptation climatique, l’alphabétisation via le programme Unlock Literacy, et la lutte contre toutes les formes de violence envers les enfants.

    Édouard Ngoy Wangoy, directeur national de World Vision Tchad, a qualifié ce lancement de « tournant historique ». Il a précisé que cette stratégie représente une progression de 20 % par rapport au cycle précédent, avec un objectif clair : toucher 3,29 millions d’enfants d’ici 2030. « Notre ambition ne se limite pas à la survie des enfants. Nous voulons qu’ils puissent s’épanouir, grandir en sécurité et contribuer activement au développement du pays », a-t-il déclaré.

    Des priorités concrètes pour un impact durable

    Parmi les axes majeurs de cette stratégie, on retrouve :

    • Nutrition et santé intégrées, avec un focus sur la santé maternelle et infantile ;
    • Amélioration de l’éducation grâce au programme Unlock Literacy, qui vise à renforcer les compétences en lecture dès le plus jeune âge ;
    • Protection renforcée des enfants contre les violences et l’exploitation ;
    • Résilience climatique pour aider les communautés à s’adapter aux changements environnementaux.

    Selon les données présentées, près de 42 % de la population tchadienne vit sous le seuil de pauvreté, ce qui rend indispensable une intensification des actions en faveur des populations les plus vulnérables. « Sans une mobilisation collective, il sera impossible de relever ces défis. C’est pourquoi nous appelons tous les acteurs à s’engager ensemble », a insisté Édouard Ngoy Wangoy.

    Un appel à l’action collective

    À l’issue de la présentation, les responsables de World Vision Tchad ont lancé un appel solennel aux autorités publiques, aux partenaires techniques et financiers, aux organisations de la société civile, aux leaders religieux et communautaires, ainsi qu’aux médias. L’objectif ? Faire de cette stratégie une réalité au service des enfants tchadiens. « Ensemble, nous pouvons transformer les défis actuels en opportunités durables », ont-ils conclu.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à bâtir un Tchad où chaque enfant serait protégé, bien nourri, éduqué et pleinement épanoui d’ici 2030.