Auteur/autrice : nigeractu

  • World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    Tchad

    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    World Vision Tchad lance sa stratégie 2026-2030, visant à améliorer les conditions de vie de 3,29 millions d’enfants. L’approche intégrée combine assistance humanitaire, développement durable et consolidation de la paix.

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    World Vision Tchad : Une Stratégie Ambitieuse pour 2030

    Par Khadidja Oumar Abdoulaye

    N’Djamena – World Vision Tchad a officiellement lancé, ce jeudi, sa stratégie nationale 2026-2030 lors d’une conférence de presse le 9 juillet 2026, réunissant les médias, les partenaires techniques et financiers ainsi que les autorités nationales. À travers cette nouvelle feuille de route, l’organisation ambitionne d’atteindre 3,29 millions d’enfants d’ici 2030, dont 3,09 millions parmi les plus vulnérables, grâce à des interventions renforcées dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’éducation, de la protection de l’enfance et de la résilience climatique. Cet événement s’est déroulé dans les locaux de l’hôtel résidence de N’Djamena.

    Dans son intervention, la directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest, basée à Dakar, Carla Dominique Denizard, a qualifié cette stratégie d’« audacieuse et innovante ». Elle a expliqué qu’elle repose sur l’approche « Nexus Humanitaire-Développement-Paix », qui vise à relier les interventions d’urgence aux actions de développement durable et de consolidation de la paix. Elle a déclaré que les enfants du Tchad méritent une vie en abondance, et cela est possible grâce à des partenariats solides, une forte mobilisation communautaire ainsi qu’à l’intégration des réalités culturelles et spirituelles.

    Poursuivant son allocution, Carla Dominique Denizard a rappelé que la vision de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre est de permettre à chaque enfant vivant dans les contextes les plus fragiles de survivre, mais surtout de s’épanouir pleinement. Elle a souligné que la région reste confrontée à des défis majeurs tels que l’insécurité, la pauvreté multidimensionnelle, les effets du changement climatique et les déplacements massifs de populations. Face à cette situation, l’organisation a opté pour une approche intégrée combinant assistance humanitaire, développement durable et consolidation de la paix.

    Selon elle, la stratégie de World Vision Tchad s’inscrit dans les grandes orientations continentales et internationales, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les Objectifs de développement durable (ODD 1, 2, 3, 4, 5, 6, 13 et 16) ainsi que la Vision 2030 du Tchad. Elle met également l’accent sur le renforcement du capital humain, la protection sociale, l’adaptation aux changements climatiques, l’amélioration de l’éducation à travers le programme Unlock Literacy et la protection des enfants.

    Prenant la parole, le directeur national de World Vision Tchad, Édouard Ngoy Wangoy, a qualifié ce lancement de « moment historique » pour l’organisation et pour l’avenir des enfants tchadiens. Il a indiqué que cette nouvelle stratégie représente une augmentation de 20 % des ambitions de l’organisation par rapport au précédent cycle stratégique. Il a affirmé que leur ambition est simple mais audacieuse : atteindre 3,29 millions d’enfants d’ici 2030, dont 3,09 millions des plus vulnérables. « Nous voulons que chaque enfant au Tchad puisse non seulement survivre, mais aussi s’épanouir pleinement », a-t-il ajouté.

    Le directeur national a également rappelé que le Tchad demeure confronté à de nombreux défis, notamment la pauvreté persistante, la malnutrition, les crises humanitaires récurrentes et les conséquences du changement climatique. Selon les données présentées par World Vision, près de 42 % de la population tchadienne vit sous le seuil de pauvreté, ce qui renforce la nécessité d’intensifier les actions en faveur des populations les plus vulnérables.

    Il a expliqué que la stratégie 2026-2030 repose sur plusieurs axes prioritaires, notamment le renforcement de la nutrition et de la santé intégrées avec un accent particulier sur la santé maternelle et infantile, l’amélioration de l’éducation grâce au programme Unlock Literacy, destiné à développer les compétences en lecture dès les premières années de scolarisation, la protection des enfants contre toutes les formes de violence, ainsi que le renforcement de la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

    À l’issue de cette présentation, les responsables de World Vision Tchad ont lancé un appel à l’ensemble des acteurs nationaux. Ils ont invité les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les leaders religieux et communautaires ainsi que les médias à unir leurs efforts afin de garantir la réussite de cette stratégie. Ils ont précisé que l’organisation estime qu’une mobilisation collective est indispensable pour transformer les défis actuels en opportunités durables au profit des enfants tchadiens. À travers cette stratégie 2026-2030, World Vision entend contribuer activement à la réalisation de la Vision 2030 du Tchad ainsi qu’à l’atteinte des Objectifs de développement durable, afin de bâtir un pays où chaque enfant sera protégé, bien nourri, éduqué et pleinement épanoui.

  • Stratégie 2026-2030 de world vision Tchad : un plan pour transformer l’avenir des enfants

    Stratégie 2026-2030 de world vision Tchad : un plan pour transformer l’avenir des enfants

    World Vision Tchad dévoile sa feuille de route 2026-2030 pour révolutionner le bien-être des enfants

    N’Djamena – World Vision Tchad a présenté officiellement, lors d’une conférence de presse dédiée, sa nouvelle stratégie nationale pour la période 2026-2030. Cet événement, marqué par la présence des médias, des partenaires techniques et financiers ainsi que des autorités locales, marque une étape clé dans l’ambition de l’organisation de transformer durablement les conditions de vie de 3,29 millions d’enfants, dont 3,09 millions issus des milieux les plus défavorisés. La cérémonie s’est tenue dans les locaux de l’hôtel Résidence à N’Djamena.

    World Vision Tchad présente sa stratégie 2026-2030 pour les enfants tchadiens

    Une approche innovante pour répondre aux défis multidimensionnels

    Carla Dominique Denizard, directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest, a qualifié cette stratégie de « visionnaire et transformatrice ». Elle s’appuie sur le concept « Nexus Humanitaire-Développement-Paix », une méthode qui fusionne les interventions d’urgence avec des actions de développement durable et de consolidation de la paix. « Les enfants du Tchad méritent de grandir dans un environnement où leurs droits sont pleinement respectés et où leurs potentialités peuvent s’épanouir », a-t-elle déclaré lors de son intervention.

    Elle a rappelé que World Vision Afrique de l’Ouest et du Centre s’engage à garantir la survie et l’épanouissement des enfants vivant dans les contextes les plus fragiles. La région fait face à des enjeux majeurs : insécurité persistante, pauvreté extrême, impacts dévastateurs du changement climatique et déplacements massifs de populations. Face à ces défis, l’organisation mise sur une approche intégrée combinant aide humanitaire immédiate, développement à long terme et promotion de la paix.

    Une stratégie alignée sur les ambitions nationales et internationales

    Cette feuille de route s’inscrit dans la continuité des objectifs continentaux et mondiaux, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les Objectifs de développement durable (ODD 1, 2, 3, 4, 5, 6, 13 et 16) ainsi que la Vision 2030 du Tchad. Elle met en avant plusieurs priorités stratégiques :

    • Renforcement du capital humain : améliorer l’accès à une éducation de qualité et développer des compétences essentielles dès le plus jeune âge.
    • Protection sociale : renforcer les mécanismes de protection pour les populations les plus vulnérables.
    • Résilience climatique : adapter les communautés aux effets du changement climatique.
    • Santé et nutrition : intensifier les actions en faveur de la santé maternelle et infantile.
    • Lutte contre la pauvreté : réduire les inégalités et améliorer les conditions de vie.

    Le programme phare Unlock Literacy sera renforcé pour développer les compétences en lecture chez les jeunes enfants, une base essentielle pour leur avenir.

    Un engagement accru pour les enfants les plus vulnérables

    Édouard Ngoy Wangoy, directeur national de World Vision Tchad, a qualifié ce lancement de « tournant décisif » pour l’organisation et pour l’avenir des enfants tchadiens. « Nous portons une ambition claire : toucher 3,29 millions d’enfants d’ici 2030, dont 3,09 millions parmi les plus vulnérables. Notre objectif est simple mais ambitieux : non seulement permettre aux enfants de survivre, mais surtout de s’épanouir pleinement », a-t-il affirmé.

    Il a souligné que le Tchad reste confronté à des défis structurels majeurs : près de 42 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, la malnutrition touche des milliers de familles, et les crises humanitaires se multiplient. Les effets du changement climatique aggravent encore cette situation, rendant indispensable une réponse coordonnée et renforcée.

    La nouvelle stratégie repose sur plusieurs axes prioritaires :

    • Santé et nutrition intégrées : accent particulier sur la santé des mères et des jeunes enfants.
    • Éducation inclusive : développement des compétences fondamentales via Unlock Literacy.
    • Protection de l’enfance : lutte contre toutes les formes de violence et d’exploitation.
    • Résilience communautaire : renforcement des capacités locales pour faire face aux chocs climatiques et économiques.

    Un appel à l’union des forces pour un impact durable

    À l’issue de la présentation, les responsables de World Vision Tchad ont lancé un appel solennel à l’ensemble des acteurs nationaux. Ils ont invité les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les leaders religieux et communautaires ainsi que les médias à unir leurs efforts pour concrétiser cette stratégie.

    « La réussite de cette feuille de route repose sur une mobilisation collective. Ensemble, nous pouvons transformer les défis actuels en opportunités durables pour les enfants tchadiens », a déclaré Édouard Ngoy Wangoy. L’organisation réaffirme son engagement à contribuer activement à la Vision 2030 du Tchad et à l’atteinte des ODD, en bâtissant un pays où chaque enfant sera protégé, bien nourri, éduqué et pleinement épanoui.

  • Stratégie 2030 de world vision Tchad : un plan pour transformer l’avenir des enfants

    Stratégie 2030 de world vision Tchad : un plan pour transformer l’avenir des enfants

    N’Djamena — World Vision Tchad a présenté, lors d’une rencontre d’envergure, sa feuille de route ambitieuse pour la période 2026-2030. L’objectif ? Améliorer durablement les conditions de vie de 3,29 millions d’enfants, dont 3,09 millions issus des groupes les plus vulnérables. Cette initiative s’articule autour d’une approche holistique, combinant aide d’urgence, développement durable et promotion de la paix.

    Une enfant tchadienne souriante, symbole de l'ambition de World Vision Tchad pour 2030

    Une stratégie alignée sur les défis du Tchad

    Lors de la conférence de lancement tenue dans la capitale, les dirigeants de World Vision Tchad ont détaillé les grandes lignes de cette nouvelle stratégie. Edouard Ngoy Wangoy, directeur national de l’organisation, a qualifié cet événement de « tournant décisif » pour l’avenir des plus jeunes au Tchad. Il a souligné que cette feuille de route représente une progression de 20 % par rapport aux engagements précédents, avec une volonté claire : offrir à chaque enfant tchadien la possibilité non seulement de survivre, mais aussi de s’épanouir.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 42 % de la population tchadienne vit en dessous du seuil de pauvreté. Face à cette réalité, World Vision Tchad mise sur une approche Nexus, fusionnant interventions humanitaires immédiates, développement à long terme et renforcement de la cohésion sociale. Cette méthode s’inspire des grands cadres internationaux, notamment les Objectifs de développement durable (ODD 1, 2, 3, 4, 5, 6, 13 et 16) et la Vision 2030 du Tchad, tout en intégrant les spécificités locales.

    Des priorités ciblées pour un impact maximal

    Le plan 2026-2030 de World Vision Tchad se structure autour de plusieurs axes stratégiques, chacun conçu pour répondre aux besoins les plus pressants des enfants et des communautés :

    • Santé et nutrition : Renforcement des services intégrés, avec une attention particulière portée à la santé maternelle et infantile, ainsi qu’à la lutte contre la malnutrition.
    • Éducation et alphabétisation : Déploiement du programme Unlock Literacy pour améliorer les compétences en lecture dès le plus jeune âge, un levier essentiel pour briser le cycle de la pauvreté.
    • Protection de l’enfance : Mise en place de mécanismes pour protéger les enfants contre toutes les formes de violence, d’exploitation et de négligence.
    • Résilience climatique : Adaptation des communautés aux effets du changement climatique, notamment à travers des projets agricoles durables et la gestion des ressources naturelles.
    • Renforcement des partenariats : Collaboration étroite avec les autorités, les acteurs locaux et les partenaires financiers pour maximiser l’impact des actions.

    Un appel à l’union nationale

    Carla Dominique Denizard, directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a salué cette initiative comme « une réponse audacieuse aux défis multidimensionnels du Tchad ». Elle a insisté sur l’importance de mobiliser l’ensemble des acteurs — publics, privés, associatifs et religieux — pour faire de cette stratégie un succès. « Les enfants du Tchad méritent une vie en abondance, et cela passe par des actions concertées et durables », a-t-elle déclaré.

    Les responsables de World Vision Tchad ont conclu en appelant à une mobilisation collective. Leur message est clair : pour transformer les défis actuels en opportunités, il est indispensable que chaque acteur joue son rôle. Cette stratégie, conçue pour s’achever en 2030, vise rien de moins que la réalisation des aspirations nationales et internationales en matière de développement humain et de paix.

  • Niger : World Vision lance une stratégie ambitieuse pour atteindre les Objectifs de développement durable

    Niger : World Vision lance une stratégie ambitieuse pour atteindre les Objectifs de développement durable

    Niger

    Un nouveau défi pour le Tchad, avec une stratégie qui vise à améliorer la vie des enfants

    Le Tchad a officiellement lancé sa stratégie nationale 2026-2030, visant à améliorer les conditions de vie de 3,29 millions d'enfants. L'approche intégrée combine assistance humanitaire, développement durable et consolidation de la paix.

    Dans son intervention, Carla Dominique Denizard, directrice régionale de World Vision pour l'Afrique de l'Ouest, a qualifié cette stratégie d'« audacieuse et innovante ». Elle a expliqué qu'elle repose sur l'approche « Nexus Humanitaire-Développement-Paix », qui vise à relier les interventions d'urgence aux actions de développement durable et de consolidation de la paix.

    Poursuivant son allocution, Carla Dominique Denizard a rappelé que la vision de World Vision pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre est de permettre à chaque enfant vivant dans les contextes les plus fragiles de survivre, mais surtout de s'épanouir pleinement. Elle a souligné que la région reste confrontée à des défis majeurs tels que l'insécurité, la pauvreté multidimensionnelle, les effets du changement climatique et les déplacements massifs de populations.

    Le directeur national de World Vision Tchad, Édouard Ngoy Wangoy, a qualifié ce lancement de « moment historique » pour l'organisation et pour l'avenir des enfants tchadiens. Il a indiqué que cette nouvelle stratégie représente une augmentation de 20 % des ambitions de l'organisation par rapport au précédent cycle stratégique.

    Le Tchad demeure confronté à de nombreux défis, notamment la pauvreté persistante, la malnutrition, les crises humanitaires récurrentes et les conséquences du changement climatique. Selon les données présentées par World Vision, près de 42 % de la population tchadienne vit sous le seuil de pauvreté, ce qui renforce la nécessité d'intensifier les actions en faveur des populations les plus vulnérables.

    La stratégie 2026-2030 repose sur plusieurs axes prioritaires, notamment le renforcement de la nutrition et de la santé intégrées avec un accent particulier sur la santé maternelle et infantile, l'amélioration de l'éducation grâce au programme Unlock Literacy, destiné à développer les compétences en lecture dès les premières années de scolarisation, la protection des enfants contre toutes les formes de violence, ainsi que le renforcement de la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

    Le directeur national a également rappelé que l'organisation estime qu'une mobilisation collective est indispensable pour transformer les défis actuels en opportunités durables au profit des enfants tchadiens. À travers cette stratégie 2026-2030, World Vision entend contribuer activement à la réalisation de la Vision 2030 du Tchad ainsi qu'à l'atteinte des Objectifs de développement durable, afin de bâtir un pays où chaque enfant sera protégé, bien nourri, éduqué et pleinement épanoui.

  • Gabon : Netflix, Google, Meta, Amazon… le gouvernement veut désormais taxer les géants du numérique

    Gabon : Netflix, Google, Meta, Amazon… le gouvernement veut désormais taxer les géants du numérique

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    Dans le cadre de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, le Gabon franchit une étape majeure dans la modernisation de son système fiscal. Le texte adopté par le Sénat prévoit désormais d’assujettir à la TVA et à la Contribution spéciale de solidarité (CSS) les fournisseurs étrangers de services numériques opérant sur le marché gabonais, même en l’absence d’établissement physique dans le pays. Une réforme qui vise aussi bien les plateformes de streaming que les réseaux sociaux, les services cloud ou encore les géants du commerce électronique.  

    Longtemps considérés comme difficilement imposables en raison de leur présence exclusivement numérique, les grandes plateformes internationales pourraient désormais être soumises aux mêmes obligations fiscales que les entreprises locales. À travers cette réforme, les autorités gabonaises entendent adapter le droit fiscal aux mutations de l’économie numérique tout en sécurisant de nouvelles recettes budgétaires.

    Une fiscalité adaptée à l’économie numérique

    La principale innovation introduite par la LFR 2026 réside dans la création d’un régime simplifié d’immatriculation, de déclaration et de paiement de la TVA destiné aux fournisseurs et opérateurs de plateformes numériques non-résidents. Ceux-ci pourront désormais s’immatriculer directement auprès de l’administration fiscale gabonaise afin de reverser la TVA sur les services consommés au Gabon, sans avoir à créer une filiale ou désigner un représentant fiscal sur le territoire national.  

    Le texte définit largement les services concernés. Il s’agit notamment des prestations de publicité numérique, des services de diffusion audiovisuelle, du téléchargement de films, de musique ou de jeux vidéo, de l’hébergement de sites internet, des logiciels, du stockage de données dans le cloud, de la vente de bases de données, des formations en ligne ainsi que des abonnements aux plateformes de streaming. Les prestations des cabinets de conseil, des experts-comptables, des ingénieurs ou encore les cessions de licences et de droits de propriété intellectuelle sont également visées lorsqu’elles sont fournies à distance.  

    Netflix, Google, Meta et Amazon dans le viseur

    Sans jamais citer explicitement les entreprises concernées, les nouvelles dispositions ciblent de fait les principaux acteurs mondiaux du numérique dont les services sont largement utilisés au Gabon. Les abonnements à Netflix ou Spotify, les campagnes publicitaires achetées sur Google Ads ou Facebook Ads, les services cloud proposés par Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure ou Google Cloud, les achats d’applications, les formations en ligne ou encore les solutions de stockage de données figurent parmi les activités susceptibles d’entrer dans le champ d’application de cette nouvelle fiscalité.

    L’objectif affiché est de mettre fin à une situation où des opérateurs étrangers réalisaient un chiffre d’affaires sur le marché gabonais sans être soumis aux mêmes obligations fiscales que les entreprises locales exerçant des activités comparables.  

    Une TVA calculée selon la consommation au Gabon

    Afin de déterminer si un service est effectivement consommé sur le territoire gabonais, la loi retient plusieurs critères. L’administration fiscale pourra notamment s’appuyer sur l’adresse de facturation du client, son numéro d’identification fiscale, ses coordonnées bancaires, les données de géolocalisation, l’adresse IP utilisée lors de la transaction ou encore les informations relatives à la carte SIM et aux réseaux de télécommunications.  

    Cette approche reprend les standards déjà appliqués dans plusieurs juridictions afin d’éviter que les prestations numériques échappent à toute imposition du seul fait de leur caractère dématérialisé.

    Au-delà de la TVA, une contribution de solidarité

    La réforme ne s’arrête pas à la TVA. Les fournisseurs étrangers de services numériques seront également assujettis à la Contribution spéciale de solidarité (CSS) selon des modalités simplifiées similaires à celles prévues pour la TVA. Cette double obligation traduit la volonté du gouvernement d’intégrer pleinement l’économie numérique dans l’assiette fiscale nationale.  

    Les opérateurs concernés devront ainsi déposer périodiquement leurs déclarations et s’acquitter des montants dus auprès de l’administration fiscale gabonaise, selon un calendrier défini par les nouvelles dispositions légales.

    Une réforme dans la tendance internationale

    Avec cette évolution, le Gabon rejoint un mouvement observé depuis plusieurs années dans de nombreuses économies, en Afrique comme ailleurs, visant à adapter les systèmes fiscaux à l’essor des services numériques transfrontaliers. Face à une consommation croissante de contenus en ligne, de solutions cloud, de publicité digitale et de plateformes internationales, les États cherchent progressivement à faire contribuer ces nouveaux acteurs aux finances publiques, au même titre que les entreprises installées localement.

    Pour le Gabon, cette réforme constitue une étape importante de la modernisation de son administration fiscale et de l’élargissement de son assiette de recettes, dans un contexte où l’économie numérique occupe une place de plus en plus importante dans les habitudes de consommation des ménages et dans les activités des entreprises.

  • Quel est le dispositif de sécurité prévu pour le match France-Maroc en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 ?

    Quel est le dispositif de sécurité prévu pour le match France-Maroc en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 ?

    Quel est le dispositif de sécurité prévu pour le match France-Maroc en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 ?

    Pour l’occasion, 20 000 policiers et gendarmes sont déployés jeudi sur le territoire national, dont environ 8 000 à Paris, selon les informations de France Télévisions. Dans la capitale, la fermeture de la circulation à tous les véhicules est prévue dès 22 heures, sur la place de l’Etoile et ses abords.

    Article rédigé par franceinfo – avec AFP
    France Télévisions
    Publié
    Temps de lecture : 3min
    Des supporters du Maroc lors de célébrations à Anvers, en Belgique, le 4 juillet 2026, à la suite de la victoire de leur équipe face au Canada en 8e de finale de la Coupe du monde. (SANAD LATIFA / MIDDLE EAST IMAGES / AFP)

    Le pays aura les yeux rivés sur le match. L’équipe de France affronte le Maroc en quarts de finale de la Coupe du monde 2026, jeudi 9 juillet à 22 heures (16 heures heure locale), au Gillette Stadium de Foxborough, près de Boston (Etats-Unis). Pour éviter que des débordements ne viennent jouer les trouble-fêtes, la rencontre n’échappera pas au dispositif visant à « assurer la sécurité des festivités », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

    Mais les mesures seront cette fois-ci renforcées, non seulement parce que les matchs disputés par l’équipe marocaine sont considérés comme à risque par les autorités mais aussi parce que, comme l’a souligné la ministre des Sports, Marina Ferrari, sur franceinfo jeudi, « plus on monte en intensité dans les phases finales, plus il y a des risques de débordements ». Pour l’occasion, 20 000 policiers et gendarmes seront donc déployés sur le territoire national jeudi, dont environ 8 000 à Paris, a appris France Télévisions auprès d’une source proche du dispositif d’encadrement.

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    Dans une note confidentielle datée du 8 juillet et consultée par franceinfo, les Renseignements territoriaux (RT) alertent sur le fait que « cette rencontre est susceptible de générer des troubles à l’ordre public, comme ce fut le cas depuis le début de la compétition pour les rencontres impliquant l’équipe nationale du Maroc ». La note anticipe également des actions de membres de groupes hooligans affiliés à l’ultradroite : « Certains pourraient se rassembler (…) afin de tenter d’en découdre avec des supporters marocains et ce quel que soit le résultat du match ».

    Les lieux de retransmission sous haute surveillance

    Dans ce cadre, la préfecture de police de Paris a prévu la fermeture de la circulation à tous les véhicules sur la place de l’Etoile et ses abords à partir de 22 heures. Elle sera à nouveau accessible aux automobilistes vendredi matin à partir de 5 heures. Le reste de l’avenue des Champs-Elysées restera, lui, ouvert à la circulation, a précisé la préfecture. Les installations pour le 14-Juillet, en train d’être mises en place, feront également l’objet d’une attention particulière.

    En complément, un dispositif de lutte contre la délinquance « s’étendra notamment à l’ensemble du réseau de transports en commun et aux lieux habituels de rassemblement ». La note des RT signale également que les lieux de retransmission dans toute la France devront faire l’objet d’une « grande attention », en raison des « provocations pouvant être échangées » entre les supporters « susceptibles de générer des incidents au sein d’un public nombreux ».

    La ministre des Sports a de son côté précisé sur franceinfo qu’en cas de débordements, l’interdiction de vente d’alcool sur la voie publique pourrait être décidée. Concernant l’extension à Paris des horaires des terrasses jusqu’à 2 heures du matin, « l’idée du maire de Paris, avec lequel j’ai pu échanger, était de dire, plutôt qu’une fan zone, permettons d’avoir des espaces dans le cadre privé, puisqu’on est dans le cadre d’établissements privés, qui pourraient avoir un horaire d’ouverture étendu », a précisé Marina Ferrari, appelant « à la responsabilité de chacun ». « Il faut que ça reste une fête du sport », a-t-elle enjoint.

    La demi-finale 2022 dans toutes les têtes

    « Notre doctrine est claire, a par ailleurs assuré l’entourage du ministre de l’Intérieur jeudi. Permettre à tous les supporters de vivre pleinement ce match dans la sérénité et fêter la victoire de leur équipe tout en faisant preuve de la plus grande fermeté à l’égard des fauteurs de troubles. »

    Toutes ces précautions s’ancrent dans le sillage de la dernière rencontre opposant les deux nations, le 14 décembre 2022 en demi-finale de la Coupe du monde au Qatar. De « nombreux troubles à l’ordre public » avaient été recensés, rappelle la note des RT. « Jets de projectiles et de mortiers en direction des forces l’ordre », « rixes », « incendies de containers poubelles », « érection de barricades », « dégradations de véhicules et de mobilier urbain », liste le document, rappelant que ces débordements avaient occasionné plusieurs dizaines d’interpellations.

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  • Le Gabon et le FMI poursuivent le dialogue

    Le Gabon et le FMI poursuivent le dialogue

    Economie

    Le Gabon et le FMI poursuivent le dialogue

    Libreville, Jeudi 9 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Alors que des informations faisant état d’un blocage des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) ont circulé ces derniers jours, les autorités gabonaises opposent un démenti catégorique et affichent une tout autre réalité.

    À Libreville, le gouvernement affirme que les discussions avec l’institution de Bretton Woods se poursuivent selon un calendrier de travail défini conjointement et qu’elles sont désormais entrées dans une phase essentiellement technique, préalable indispensable à tout futur programme économique.

    La mise au point du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations intervient après la publication d’un article évoquant un prétendu « faux départ » dans les négociations entre le Gabon et le FMI. Une lecture jugée inexacte par les autorités qui assurent que le dialogue n’a jamais été interrompu et qu’il se déroule dans un climat qualifié de constructif et responsable.

    Au-delà du démenti, cette séquence met surtout en lumière la complexité des discussions engagées entre les États et les institutions financières internationales, où la rapidité des annonces importe souvent moins que la fiabilité des données sur lesquelles reposent les futurs engagements.

    Une négociation entrée dans sa phase technique

    Depuis la clôture des réunions de printemps du FMI en avril 2026 à Washington, les équipes gabonaises et les experts du Fonds ont poursuivi leurs échanges selon un chronogramme de travail établi d’un commun accord.

    Près d’une dizaine de réunions techniques ont déjà été organisées par visioconférence afin d’examiner les principaux paramètres du futur cadre de coopération économique. Le seul mois de juin a donné lieu à trois séances de travail, organisées les 12, 19 et 29 juin, avant une nouvelle réunion tenue le 6 juillet entre les équipes du FMI conduites par Aliona Cebotari, cheffe de mission pour le Gabon, et le cabinet du ministre de l’Économie Thierry Minko.

    Cette dynamique s’est également poursuivie au niveau politique avec une rencontre organisée le 2 juillet à Washington entre le ministre gabonais et le directeur du département Afrique du Fonds monétaire international.

    Ces échanges portent principalement sur le cadrage macroéconomique du pays, la trajectoire budgétaire des prochaines années ainsi que les conditions d’un éventuel programme d’accompagnement financier susceptible de soutenir les réformes engagées par les autorités.

    La dette au cœur des discussions

    L’un des dossiers les plus sensibles demeure l’audit et la consolidation des passifs exigibles de l’État gabonais. Présenté par certaines analyses comme un facteur de ralentissement des négociations, cet exercice est au contraire considéré par Libreville comme une étape incontournable destinée à garantir la qualité des informations financières transmises au FMI.

    Le gouvernement affirme vouloir disposer d’une photographie exhaustive et actualisée des engagements publics avant toute conclusion d’accord susceptible d’engager durablement les finances nationales. Pour les autorités, il ne s’agit pas de retarder les discussions mais de les inscrire dans un cadre conforme aux standards internationaux de transparence et de gouvernance financière.

    Cette démarche vise également à renforcer la crédibilité du pays auprès des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires techniques qui accordent une attention particulière à la soutenabilité des finances publiques et à la qualité des statistiques budgétaires.

    Dans un contexte international marqué par le durcissement des conditions de financement et l’augmentation du coût de la dette souveraine, la précision des données économiques est devenue un enjeu stratégique pour les États africains engagés dans des programmes de réformes.

    Un enjeu qui dépasse le seul financement

    Les travaux actuellement menés concernent notamment la loi de finances rectificative 2026, le cadrage macroéconomique et budgétaire couvrant la période 2027-2029 ainsi que la définition des prochaines étapes du partenariat avec le Fonds monétaire international.

    Pour le Gabon, l’enjeu dépasse largement la recherche d’un soutien financier. Il s’agit également de renforcer la transparence des finances publiques, d’améliorer la qualité des statistiques relatives à la dette et de restaurer durablement la confiance des partenaires internationaux.

    Le gouvernement estime que cette stratégie de consolidation préalable constitue la meilleure garantie pour bâtir un programme économique crédible et durable, capable d’accompagner les ambitions de diversification économique du pays.

    Dans cette perspective, le rythme des négociations semble moins dicté par l’urgence d’un accord que par la volonté de construire un cadre suffisamment solide pour éviter les fragilités qui ont parfois compromis l’efficacité de certains programmes d’ajustement sur le continent.

    À Libreville, le message est désormais clair. Les discussions avec le FMI ne sont ni interrompues ni au point mort. Elles avancent selon un calendrier défini et à un rythme assumé par les autorités, avec une priorité affichée à la fiabilité des chiffres avant la signature de tout engagement engageant l’avenir économique du pays.

    FIN/INFOSGABON/SO/2026

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  • Gabon : le gouvernement parie sur le modèle «gaz

    Gabon : le gouvernement parie sur le modèle «gaz

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    À l’horizon 2030, le Gabon entend opérer une transformation radicale de son paysage énergétique. En publiant son Pacte national de l’énergie en juin 2026, Libreville formalise son engagement dans la dynamique panafricaine « Mission 300 ». L’ambition affichée est claire : faire de l’électricité le moteur principal de la souveraineté nationale et du développement industriel. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit de porter la capacité globale installée du pays à 1 100 MW d’ici la fin de la décennie, s’appuyant sur un mix résolument tourné vers l’avenir.

    Pour rompre définitivement avec la dépendance coûteuse au diesel et au fioul lourd, les autorités misent sur un modèle hybride combinant gaz naturel et hydroélectricité. Le potentiel est immense, le pays disposant de ressources hydrauliques estimées entre 5 000 et 6 000 MW encore largement sous-exploitées. 

    Parallèlement au verdissement de sa production, le Gabon place l’équité sociale au cœur de sa feuille de route. Le plan ambitionne d’atteindre un taux d’accès à l’électricité supérieur à 95 % en connectant quelque 87 500 nouveaux ménages, améliorant ainsi directement le quotidien de près de 347 000 concitoyens.

    Le défi du financement et de la modernisation

    Cette transition d’envergure nationale exige des moyens financiers à la hauteur de ses ambitions. Pour la période 2026-2030, l’enveloppe globale des investissements nécessaires est évaluée à 4,2 milliards de dollars américains. Face à l’ampleur de ce montant, l’État gabonais compte fortement mobiliser les capitaux privés à travers des partenariats stratégiques. Ces projections financières devront toutefois être affinées et validées lors de la publication prochaine du Plan directeur de production, transport et distribution.

    Au-delà de la recherche de financements, le véritable test de cette politique résidera dans la modernisation des infrastructures existantes. Bien que la capacité installée hors autoproduction affichait déjà 886 MW en 2024, l’efficacité du réseau national demeure perfectible. Les opérateurs du secteur font face à des pertes techniques chroniques, des tensions financières persistantes et des défis majeurs liés à la qualité du service. Le succès de la « Mission 300 » version gabonaise dépendra donc de la capacité du pays à concrétiser ses grands projets structurants tout en remédiant aux fragilités de son réseau de distribution.

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    La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a rendu public, jeudi 9 juillet 2026 à Kinshasa, un point de presse détaillant les circonstances de la rencontre tenue entre son présidium et le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine. Cette audience s’inscrivait dans le cadre des consultations que ce dernier mène sur la crise en République démocratique du Congo.

    Face à ce qu’elle qualifie de « manipulations et contrevérités » diffusées autour de cette rencontre, la C64 a tenu à clarifier plusieurs points. Elle affirme n’avoir jamais sollicité cette audience, l’initiative étant venue exclusivement du président en exercice de l’Union africaine, à la suite de ses échanges avec Félix Tshisekedi.

    Selon la coalition, le président Ndayishimiye aurait encouragé les autorités congolaises à privilégier le dialogue politique et la cohésion nationale face aux menaces pesant sur la souveraineté du pays.

    Sur le fond, la C64 estime que la crise congolaise dépasse le seul conflit armé dans l’Est et relève d’une crise systémique, à la fois militaire, sécuritaire, institutionnelle et constitutionnelle. Elle soutient que les précédents processus de Nairobi, Luanda, Doha et Washington ont échoué en se concentrant sur les dimensions militaires et diplomatiques sans traiter les causes politiques profondes. La coalition pointe en particulier le projet de changement constitutionnel porté par le président Tshisekedi, qu’elle juge dangereux dans le contexte actuel de guerre et d’occupation d’une partie du territoire national.

    La C64 conditionne tout dialogue véritable à des actes préalables : renoncement public et définitif au projet de changement constitutionnel, libération des prisonniers politiques, arrêt des poursuites judiciaires à caractère politique et rétablissement des libertés publiques. Le président burundais aurait pris acte de cette position et se serait engagé à la transmettre fidèlement à son homologue congolais dans le cadre de sa médiation.

    La coalition d’opposition a par ailleurs appelé à une mobilisation massive pour la marche pacifique prévue le 22 juillet vers le Palais de la Nation, après la journée « ville morte » du 3 juin et le sit-in du 12 juin. Cette manifestation, selon la C64, portera des revendications contre le projet de révision constitutionnelle et pour le respect de l’ordre institutionnel, tout en réclamant la démission de Félix Tshisekedi, accusé d’avoir trahi son serment constitutionnel.

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    RGPL : Oligui Nguema reçoit les premiers résultats

    A Libreville, le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu hier, des mains de la ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono, les résultats provisoires du Recensement général de la population et du logement (RGPL).

    Avec un taux de couverture de 97 %, l’opération a été modernisée grâce à la géolocalisation des agents recenseurs et à la collecte numérique des données. Elle a été menée avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), de la Banque mondiale et des autorités administratives de chaque province.

    Selon les résultats, le Gabon demeure un pays attractif, accueillant une importante population étrangère. Les données révèlent aussi une forte concentration humaine dans la province de l’Estuaire qui regroupe près de 60 % des habitants. Elle est suivie du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Maritime. Ces statistiques serviront d’outil stratégique pour mieux adapter les services publics aux besoins réels.

    L’impact se veut aussi profondément social. Le président a immédiatement ordonné la préparation d’un nouveau recensement des Gabonais économiquement et socialement vulnérables. Menée avec les Affaires sociales et la Cnamgs, cette initiative identifiera avec précision les ménages les plus fragiles afin de cibler prioritairement la protection sociale et de placer l’amélioration durable des conditions de vie au coeur de l’action de l’État.

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  • Gabon : Vers la mise sous péage sur l’axe Libreville

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    Le collectif budgétaire 2026 acte la mise sous péage du tronçon Libreville-Kango de la Transgabonaise, entre les PK12 et PK95 en périphérie de la capitale gabonaise, dans le cadre du contrat de partenariat public-privé conclu avec la Société Autoroutière du Gabon (SAG). L’article 35 nouveau autorise la SAG à percevoir directement, dès le 1er janvier 2028 et sous réserve de l’achèvement du tronçon concédé, une redevance d’usage auprès des usagers de la route.

    Cette redevance constitue la contrepartie de l’exploitation, de l’entretien, de la maintenance et de la disponibilité de l’infrastructure concédée. Le texte précise explicitement qu’elle ne constitue pas une recette budgétaire de l’Etat, sauf stipulation expresse prévoyant un reversement à son profit, et qu’elle demeure distincte des taxes, redevances, contributions ou prélèvements de nature fiscale ou parafiscale institués au profit de l’Etat, du Fonds autonome national d’entretien routier (FANER) ou de tout autre organisme public.

    Les postes de péage-pesage seront déterminés conjointement par l’Etat et la SAG, avec des tarifs fixés par voie réglementaire selon la catégorie de véhicule, la section, la distance ou le tonnage, conformément aux stipulations du contrat de partenariat. Ces tarifs devront être publiés au Journal Officiel et portés à la connaissance des usagers avant leur entrée en vigueur. Sont exonérés du paiement les véhicules des services d’urgence et de sécurité en mission, ainsi que les véhicules affectés à des missions humanitaires d’intérêt public dûment autorisées.

    Le montage financier prévoit par ailleurs la constitution d’une contre-garantie pouvant atteindre 26 milliards FCFA, destinée à sécuriser l’émission d’une garantie bancaire au profit de la SAG, adossée au solde du compte séquestre ouvert à la Caisse des Dépôts et Consignations. Les importations, acquisitions locales, travaux, fournitures, équipements, matériels, prestations et services directement nécessaires à l’exécution du contrat de partenariat bénéficient en outre d’une dispense ou exonération de TVA et de droits de douane, dont la liste est préalablement fixée par le Ministre de l’Economie et des Finances.

    Ce dispositif offre par ailleurs une lecture précise du modèle retenu par le Gabon : perception directe de la redevance par le concessionnaire, encadrement strict par l’Etat de ses prérogatives de contrôle, d’audit et de suivi budgétaire, et sécurisation du financement par un compte séquestre dédié. Le texte précise que cette perception directe ne prive pas l’État de ses prérogatives de fixation ou d’approbation tarifaire, ni de son droit de contrôle permanent sur la durée de la concession.

    Idrissa Diakité

    La Rédaction

  • Ebola en RDC : l’OMS alerte sur la propagation persistante de la maladie

    Ebola en RDC : l’OMS alerte sur la propagation persistante de la maladie

    La situation évolue

    L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait 600 morts depuis son apparition, selon le dernier bilan publié jeudi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur la base des données des autorités sanitaires congolaises.

    Au total, 1.759 cas confirmés ont été enregistrés dans le pays, d’après un rapport de situation arrêté au 7 juillet. En Ouganda voisin, le bilan demeure inchangé avec 20 cas confirmés et deux décès.

    L'OMS estime que l'ampleur réelle de l'épidémie reste difficile à évaluer. La maladie continue de se propager et son étendue n’a pas encore été pleinement déterminée, a déclaré Anne Ancia, représentante de l’organisation en RDC, lors d’une visioconférence avec le siège de l’OMS à Genève.

    Elle a toutefois souligné quelques avancées dans la riposte, tout en avertissant que les centres de traitement fonctionnent à près de 90 % de leur capacité, ce qui exerce une forte pression sur le dispositif sanitaire.

    Le principal foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, à la frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le virus est également présent dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’insecurity demeure élevée en raison de la présence du groupe armé M23.

    Les déplacements de populations, la persistance des violences et la fragilité du système de santé compliquent considérablement les opérations de lutte contre la maladie. L'organisation souligne également l’importance des besoins humanitaires, notamment en matière de protection des civils, d’accès à l’alimentation et aux soins essentiels.

    Depuis un demi-siècle, Ebola a causé la mort de plus de 15.000 personnes en Afrique. La plus grave épidémie enregistrée en RDC, entre 2018 et 2020, avait fait près de 2.300 morts sur environ 3.500 cas recensés.