Auteur/autrice : nigeractu

  • Économie / PND 2026-2030 : la BNI se positionne en partenaire stratégique du financement des projets structurants

    Économie / PND 2026-2030 : la BNI se positionne en partenaire stratégique du financement des projets structurants

    En marge des activités de présentation du Programme national de développement (PND) 2026-2030, la (BNI) a réaffirmé son rôle central dans le financement de l’économie ivoirienne, à travers une présence remarquée sur le stand dédié à cet ambitieux programme étatique, ce mercredi 8 juillet 2026, au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan.


    Intervenant lors d’une interview accordée à Abidjan.net, M. Ouattara, responsable au sein de l’institution bancaire, a rappelé le positionnement stratégique de la BNI dans l’écosystème financier national. « La BNI se veut un acteur majeur de l’économie ivoirienne. Au-delà de sa vocation première de financement, elle se positionne aujourd’hui comme un partenaire clé des entreprises et des porteurs de projets », a-t-il indiqué.


    S’appuyant sur son statut de banque à participation majoritairement publique, la BNI s’inscrit naturellement dans la dynamique impulsée par l’État ivoirien à travers le . Une cohérence institutionnelle assumée, selon M. Ouattara : « L’actionnaire majoritaire de la BNI étant l’État de Côte d’Ivoire, il est tout à fait normal que nous accompagnions un programme structurant porté par les autorités. »


    Avec une enveloppe globale estimée à plus de 114 000 milliards de FCFA, le PND 2026-2030 ouvre des perspectives considérables pour les entreprises locales et 4. Pour la BNI, cette dynamique représente également une opportunité de renforcer son portefeuille d’interventions, notamment dans des secteurs clés tels que les mines, l’agro-industrie ou encore les projets à fort impact social et environnemental.


    Sur le terrain, l’engouement autour du stand de la BNI témoigne de l’intérêt suscité par ces perspectives. Mme Coulibaly Audrey, chef de service clientèle des particuliers à l’agence principale Joseph Anoma, souligne la diversité des profils rencontrés. « Nous recevons majoritairement des étudiants venus s’informer sur le fonctionnement du système bancaire, mais également des acteurs du secteur privé en quête de solutions de financement », a-t-elle confié.


    Selon elle, les préoccupations diffèrent selon les cibles. Les étudiants cherchent avant tout à comprendre les bases de la bancarisation et les opportunités de carrière, tandis que les entrepreneurs s’intéressent davantage aux mécanismes d’accompagnement financier. « La question centrale reste : comment la banque peut-elle soutenir concrètement la réalisation de leurs projets, notamment dans le cadre des marchés publics liés au PND ? », précise-t-elle.


    Dans un contexte marqué par la présence de nombreuses entreprises publiques et parapubliques venues exposer les opportunités d’investissement, la BNI entend jouer pleinement son rôle de facilitateur. L’objectif est d’offrir aux opérateurs économiques les outils nécessaires pour accéder aux financements et participer activement à la transformation structurelle de la .



    JB

  • Économie : la Banque mondiale mobilise environ 525 milliards FCFA pour accélérer le développement et la transition énergétique de la Côte d’Ivoire

    Économie : la Banque mondiale mobilise environ 525 milliards FCFA pour accélérer le développement et la transition énergétique de la Côte d’Ivoire

    La Banque mondiale et le Gouvernement de Côte d’Ivoire ont signé, ce mercredi 8 juillet 2026 à Abidjan-Cocody, cinq accords de financement d’un montant global de 875 millions de dollars, soit environ 525 milliards de francs CFA. Cette cérémonie a également été marquée par la signature d’un protocole d’intention tripartite avec le groupe italien Eni, destiné à accompagner l’élaboration du Plan directeur gazier (Gas Master Plan) du pays.


    Ces nouveaux financements s’inscrivent dans le cadre du partenariat stratégique entre le Groupe de la Banque mondiale et la Côte d’Ivoire. Ils visent à soutenir les réformes structurelles engagées par le gouvernement, à stimuler l’investissement privé, à renforcer la gouvernance des finances publiques et à accélérer les investissements en faveur du développement local et du capital humain.


    Les projets financés accordent une place importante à l’amélioration de l’employabilité des jeunes, au renforcement de leurs compétences, ainsi qu’au développement des infrastructures énergétiques afin de favoriser l’intégration régionale des marchés de l’électricité grâce au gaz naturel, en cohérence avec les engagements climatiques de la Côte d’Ivoire.


    Prenant la parole lors de la cérémonie, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, a salué le leadership des autorités ivoiriennes dans la concrétisation de ce financement stratégique. Elle a rappelé que l’institution a fait évoluer son approche dans le secteur de l’énergie afin d’accompagner les solutions les plus adaptées aux réalités de chaque pays, y compris le gaz lorsqu’il constitue une ressource indispensable à l’accès universel à l’électricité.


    Elle a notamment rendu hommage au ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, qu’elle a présenté comme le « champion de ce programme ». Selon elle, ce dernier a convaincu le président de la Banque mondiale de prendre en compte le gaz dans l’initiative Mission 300, conduite conjointement avec la Banque africaine de développement.


    « Si la Banque ne considère pas l’investissement dans le secteur du gaz, qui est la ressource utilisée par la plupart des pays, nous ne pourrons pas atteindre l’objectif de fournir l’accès à l’électricité à 300 millions d’Africains », a-t-elle rapporté, évoquant les échanges ayant conduit à cette évolution stratégique.


    Marie-Chantal Uwanyiligira a également souligné la rapidité exceptionnelle avec laquelle le projet a été élaboré, le qualifiant de l’un des plus rapides jamais réalisés par la Banque mondiale. « Nous avons préparé ce projet en quatre mois. Les équipes du gouvernement et celles de la Banque mondiale n’ont pas dormi », a-t-elle déclaré, saluant l’engagement des experts mobilisés de part et d’autre.


    Elle a enfin mis en avant l’implication personnelle du ministre tout au long du processus, rappelant qu’il avait effectué un déplacement exclusivement consacré à ce dossier, preuve, selon elle, de l’importance stratégique de ce projet pour l’avenir énergétique de la Côte d’Ivoire.


    Au-delà des accords de financement, la signature du protocole d’intention entre le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, la Banque mondiale et Eni Côte d’Ivoire Limited constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique nationale.


    Ce partenariat porte exclusivement sur la réalisation d’études analytiques conjointes destinées à préparer le développement du secteur gazier ivoirien. Dans le respect de son mandat, la Banque mondiale apportera son expertise technique pour évaluer les besoins en infrastructures de transport, de traitement, de stockage et de distribution du gaz naturel, notamment dans les segments midstream et downstream, sans intervenir dans les activités d’exploration et de production.


    Les trois partenaires réaliseront également les études nécessaires à la construction des futures infrastructures de transport, de traitement et de distribution du gaz naturel, ainsi qu’à la définition d’un cadre réglementaire et institutionnel capable d’attirer les investissements privés indispensables au développement du secteur gazier. L’objectif est de valoriser durablement les ressources gazières nationales afin de renforcer la production d’électricité, de soutenir l’industrialisation du pays et de consolider la position de la Côte d’Ivoire comme hub énergétique régional.


    Le protocole d’intention repose sur une complémentarité des rôles entre les trois partenaires. Le Gouvernement de Côte d’Ivoire assurera le pilotage stratégique du processus. La Banque mondiale apportera son appui technique et financier, notamment à travers le projet PRIME-GAS, tandis qu’Eni mettra à contribution son expertise reconnue dans le développement de grands projets gaziers intégrés.


    Cyprien K.

  • RDC:Guillaume Ngefa et Firmin Mvonde consolident leur coordination sur les dossiers judiciaires et la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de justice

    RDC:Guillaume Ngefa et Firmin Mvonde consolident leur coordination sur les dossiers judiciaires et la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de justice

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    Photo d’illustration

    Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, s’est entretenu, ce mardi 7 juillet 2026, avec le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, dans son cabinet de travail à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du fonctionnement régulier des institutions chargées de la bonne administration de la justice en République démocratique du Congo.

    Au centre de leurs échanges figuraient notamment l’évolution des procédures judiciaires ouvertes à la suite des injonctions du ministre, ainsi que des questions relatives au fonctionnement de la magistrature. À l’issue de la rencontre, Firmin Mvonde Mambu a indiqué que les discussions avaient porté sur les dossiers d’actualité et sur l’état d’avancement des enquêtes en cours

    « Nous avons parlé des dernières actualités, des échanges sur certains dossiers, surtout ceux dans lesquels nous avions été enjoints d’ouvrir des procédures judiciaires. C’est tout à fait normal qu’il soit informé de l’avancement de nos investigations. Il a été question de faire ensemble le tour de toutes ces injonctions » a déclaré le procureur général à l’issue de l’entretien

    Les deux responsables ont également abordé les préoccupations liées au corps des magistrats. Selon Firmin Mvonde, une nouvelle réunion devrait prochainement se tenir dans le cadre des concertations entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature.

    « Il était question de passer en revue certains problèmes liés spécifiquement au corps des magistrats. Je crois que, dans les jours qui viennent, il va devoir se tenir une autre réunion dans le cadre des concertations entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature » a-t-il précisé

    Interrogé sur l’évolution des enquêtes en cours, le procureur général a rappelé que le caractère inquisitoire de la procédure pénale impose le respect du secret de l’instruction. S’agissant de l’interdiction de sortie du territoire visant l’ancien inspecteur général des finances, Jules Alingete, le procureur général près la Cour de cassation a, selon la cellule de communication du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, rejeté les allégations faisant état d’une prétendue intervention du ministre dans cette procédure

    « Une injonction est donnée, puis les investigations se déclenchent. Vous savez que, dans notre système, la procédure est inquisitoire, c’est-à-dire qu’elle demeure secrète. Je suis tenu par ce secret professionnel que je ne peux pas divulguer, même auprès du ministre. Je suis toutefois obligé de lui faire rapport afin qu’il sache à quel niveau se trouve ce qu’il a initié. Mais livrer au public où j’en suis avec certaines investigations, je ne le ferai pas ; ce serait trahir mon serment » a-t-il expliqué

    Firmin Mvonde a enfin souligné la convergence de vues entre le parquet et le ministère de la Justice quant à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière judiciaire.

    « Nous sommes tombés d’accord sur tout ce qui se fait. En regardant dans la même direction, nous sommes les mieux placés pour traduire en actes la politique du gouvernement en matière de justice » a-t-il affirmé

    Cette rencontre entre les deux personnalités intervient dans un contexte où la Cour de cassation vient de délivrer une citation à comparaître à l’encontre de Constant Mutamba Tunungwa, ministre honoraire de la Justice et garde des Sceaux, ainsi que de Chançard Bolukola Osony, coordonnateur intérimaire du FRIVAO, pour une audience fixée au 13 juillet 2026.

    Selon ce document, daté du 3 juillet 2026, Constant Mutamba, actuellement hospitalisé au Centre médical Harmonie, dans la commune de la Gombe, et Chançard Bolukola, placé en détention préventive à la prison centrale de Makala, comparaîtront devant la Cour de cassation, siégeant en matière répressive, en premier et dernier ressort

    Au-delà de cette affaire, le parquet près la Cour de cassation se penche également sur les incidents et les violences survenus à la suite de la manifestation de l’opposition. Dans ce cadre, plusieurs personnalités ont été entendues par la justice. Parmi elles figure Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), qui a été auditionné au sujet des allégations qu’il avait formulées concernant le bilan de cette manifestation.

    De son côté, l’opposant Delly Sesanga a affirmé avoir été empêché de quitter le territoire à destination de l’Europe. Selon ses déclarations, la Direction générale de migration (DGM) lui aurait notifié une convocation émanant du parquet près la Cour de cassation

    Clément MUAMBA

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  • Gabon : un ex-ministre d’Oligui libéré contre dix milliards de FCFA

    Gabon : un ex-ministre d’Oligui libéré contre dix milliards de FCFA

    Au Gabon, la justice a remis en liberté un ancien ministre du gouvernement de transition dirigé par Brice Clotaire Oligui Nguema, après six mois de détention préventive et le versement d’une somme de dix milliards de francs CFA. La décision, rendue par la chambre d’accusation de Libreville, concerne également plusieurs co-accusés poursuivis dans la même procédure pour détournement présumé de fonds publics. Cette issue interroge la trajectoire de la lutte anticorruption engagée depuis le putsch d’août 2023.

    Une remise en liberté négociée contre dix milliards de francs CFA

    Le dossier illustre une pratique désormais familière au Gabon post-transition : la restitution financière comme condition d’élargissement. En contrepartie de leur sortie de la maison d’arrêt centrale de Libreville, l’ancien membre du gouvernement et ses co-prévenus ont accepté de verser une enveloppe globale de dix milliards de francs CFA, soit environ quinze millions d’euros. Le mécanisme, ni tout à fait une amende ni tout à fait une caution, s’apparente à une transaction judiciaire officieuse.

    Les personnalités concernées avaient été interpellées puis écrouées dans le cadre d’une enquête ouverte pour détournement de deniers publics, une infraction qui relève de la nouvelle Cour spéciale mise en place par les autorités de transition. La détention préventive aura duré six mois, période durant laquelle plusieurs auditions ont été conduites par la brigade de recherches et par les magistrats instructeurs. La procédure au fond, elle, demeure ouverte.

    Opération Scorpion : la stratégie anticorruption d’Oligui à l’épreuve

    Depuis le renversement d’Ali Bongo Ondimba le 30 août 2023, le président Brice Oligui Nguema a fait de l’assainissement des finances publiques un pilier de sa communication politique. L’opération dite Scorpion, lancée dans la foulée de la prise de pouvoir, a conduit à l’interpellation de dizaines de responsables issus de l’ancien régime, mais aussi, plus récemment, de figures ayant brièvement servi la transition. L’affaire qui vient de connaître son dénouement partiel s’inscrit dans cette seconde catégorie, plus embarrassante pour le pouvoir.

    Sur le papier, la fermeté affichée à Libreville a séduit une partie des bailleurs et des observateurs régionaux. Concrètement, la multiplication des sorties de détention contre paiement soulève des interrogations sur la finalité réelle du dispositif. S’agit-il d’un mécanisme de recouvrement patrimonial destiné à renflouer un Trésor exsangue, ou d’une justice à géométrie variable, capable de s’accommoder de solvabilité individuelle ? La question traverse désormais le débat public gabonais.

    Plusieurs juristes locaux relèvent que ces transactions ne figurent pas explicitement dans le code pénal gabonais tel qu’il s’applique aux crimes économiques les plus lourds. Leur usage relève d’une pratique prétorienne, tolérée par le parquet et validée par la chambre d’accusation. Reste que l’absence de barème public et de critères objectifs alimente le soupçon d’arbitraire, y compris parmi les cadres du CTRI, le Comité pour la transition et la restauration des institutions.

    Un signal ambigu pour les investisseurs et les partenaires

    Pour les partenaires économiques du Gabon, membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le signal est double. D’un côté, les autorités démontrent leur capacité à récupérer des sommes substantielles auprès de personnalités mises en cause, alimentant un discours de rigueur budgétaire. De l’autre, la prévisibilité juridique, essentielle aux décisions d’investissement de long terme, se trouve fragilisée par l’opacité des règlements amiables.

    Le contexte est d’autant plus sensible que Libreville a lancé plusieurs chantiers stratégiques, notamment dans les mines, le bois transformé et les infrastructures portuaires. Les négociations en cours avec des groupes internationaux supposent un cadre légal lisible. Chaque affaire tranchée dans le silence contribue à brouiller cette lecture, alors même que le pays s’efforce de sortir du régime de sanctions politiques imposé par certaines organisations régionales après le coup d’État.

    Sur le plan intérieur, la remise en liberté de l’ex-ministre risque de raviver le débat sur l’égalité devant la loi. Plusieurs prévenus, moins fortunés, restent incarcérés à la maison d’arrêt centrale sans perspective claire de règlement. L’écart entre les traitements réservés aux justiciables ordinaires et à ceux des cercles dirigeants constitue, à moyen terme, un défi politique majeur pour le nouveau pouvoir issu des urnes en avril 2025.

    Selon Info241.com, l’ancien ministre et ses co-accusés ont quitté leur lieu de détention après validation de l’accord financier par la juridiction compétente.

    Pour aller plus loin

    Côte d’Ivoire : l’État prépare le déplacement des zones à risque · Gabon : le MGG veut absorber les 33 partis déchus de la transition · Foncier à Guédiawaye : le Forum Civil dénonce un rétropédalage

  • Les 10 dernières nominations de Ousmane Sonko pour son cabinet à l’Assemblée

    Les 10 dernières nominations de Ousmane Sonko pour son cabinet à l’Assemblée

    Les 10 dernières nominations de Ousmane Sonko pour son cabinet à l’Assemblée

    Les 10 dernières nominations de Ousmane Sonko pour son cabinet à l’Assemblée

    Ousmane Sonko a officiellement annoncé la constitution de son cabinet, marquée par la nomination de Marie Rose Khady Fatou Faye comme directrice de cabinet. Cette nouvelle équipe, composée de dix conseillers spéciaux, a pour mission de soutenir le président dans l’organisation et la coordination des activités de l’Assemblée nationale.

    Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a procédé à la mise en place de son cabinet en nommant une directrice de cabinet ainsi que dix conseillers spéciaux, dans le cadre de l’organisation de son administration.

    À la tête du cabinet, Marie Rose Khady Fatou Faye a été désignée directrice de cabinet. Elle aura notamment pour mission d’assurer la coordination des activités du cabinet du président de l’institution parlementaire. Selon l’Assemblée nationale, cette équipe est complétée par dix conseillers spéciaux. Il s’agit de Daouda Ngom, Amadou Moustapha Ndieck Sarre, Khady Diéne Gaye, Alioune Sall, Maimouna Dieye, Amadou Chérif Diouf, Fatou Diouf, Alpha Ba, Ibrahima Thiam et Sidy Alpha Ndiaye.

    Cette nouvelle équipe est appelée à l’assister dans le suivi des dossiers institutionnels, la coordination des activités du cabinet et la mise en œuvre des orientations définies à la tête de l’institution parlementaire.

    Ousmane Sonko
  • Gabon : Pascal Ogowe Siffon en liberté provisoire après sept mois de détention

    Gabon : Pascal Ogowe Siffon en liberté provisoire après sept mois de détention

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    C’est un rebondissement majeur sur la scène politico-judiciaire gabonaise. Selon les informations relayées par le quotidien L’Union, l’ancien ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, Pascal Ogowe Siffon, a recouvré la liberté ce mercredi 8 juillet 2026. Après avoir passé près de sept mois en détention préventive au sein de la prison centrale de Libreville, l’ex-membre du gouvernement a enfin franchi les portes du pénitencier du Gros-Bouquet.

    Selon les informations exclusives rapportées par le quotidien national L’Union, s’appuyant sur de solides sources judiciaires, cette mise en liberté n’est pas définitive mais s’inscrit dans le cadre d’une mesure provisoire. À sa sortie de l’établissement, Pascal Ogowe Siffon a été aperçu en compagnie de son conseil, Maître Jean Paul Moubembe. 

    Ce dénouement marque une étape décisive pour l’ancien ministre, dont l’incarcération prolongée continuait de susciter une vive attention dans les cercles politiques de la capitale.

    Des services de renseignement à la prison centrale

    Pour comprendre les ramifications de cette affaire, il convient de remonter au 25 décembre dernier. C’est en plein jour de Noël que l’ancien dignitaire avait fait l’objet d’un mandat de dépôt. Avant son placement sous les verrous, Pascal Ogowe Siffon avait été longuement auditionné par les services de renseignement. 

    À la suite de cette garde à vue, il avait été présenté à un juge d’instruction qui l’avait formellement inculpé pour présomption de malversations financières, ouvrant la voie à sa détention préventive.

    Le bilan marquant d’un réformateur

    Au-delà de ses démêlés judiciaires, la figure de l’homme d’État reste profondément liée à la transformation d’un secteur stratégique pour l’économie nationale. En effet, comme le souligne pertinemment le journal L’Union, l’histoire retiendra de Pascal Ogowe Siffon qu’il est celui qui a véritablement ressuscité le tourisme gabonais. Sous sa direction, ce domaine, autrefois considéré comme le parent pauvre des politiques publiques au Gabon, a bénéficié d’une restructuration et d’une mise en valeur inédites.

    Bien que cette liberté provisoire offre un répit à l’ancien ministre et à ses proches, l’instruction suit son cours. La suite des procédures devra faire toute la lumière sur les soupçons de malversations financières qui pèsent encore sur lui.

  • Au Sénégal, la majorité vole en éclat

    Au Sénégal, la majorité vole en éclat

    Les opposants politiques sénégalais Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko à Dakar, le 15 mars 2024. Les opposants politiques sénégalais Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko à Dakar, le 15 mars 2024.  Les dossiers de Radio Vatican

    Au Sénégal, la majorité vole en éclat

    Le paysage politique sénégalais entre dans une nouvelle phase de recomposition. Le Parlement a adopté un projet de révision constitutionnelle qui pourrait empêcher le président de diriger un parti. Contrarié, Bassirou Diomaye Faye a saisi le Conseil constitutionnel pour «violation de la procédure de révision constitutionnelle» et entend recourir au référendum pour trancher la question. Décryptage avec Ben Yahya SY, analyste politique et spécialiste du Sénégal.
    09 juillet 2026
  • Le cacao camerounais clôture la campagne 2025-2026 sur un pic, atteignant 2 600 FCFA

    Le cacao camerounais clôture la campagne 2025-2026 sur un pic, atteignant 2 600 FCFA

    La filière cacaoyère du Cameroun a enregistré une performance notable. Au 7 juillet 2026, le kilogramme de fèves de cacao se négociait entre 2 500 et 2 600 FCFA au sein des principales zones de production, marquant ainsi le point culminant de la campagne 2025-2026. Ces chiffres, recueillis par le Système d’information des filières (SIF) de l’Office national du cacao et du café (ONCC), confirment un prix record pour les producteurs, à seulement huit jours de la clôture officielle de la saison, prévue pour le 15 juillet.

    Une reprise tardive après une saison en demi-teinte

    Malgré cette embellie de fin de période, la majeure partie de la campagne a été marquée par une stagnation des prix, laissant les producteurs de cacao camerounais dans l’expectative. Il a fallu attendre le 22 juin 2026 pour que le prix franchisse la barre des 2 000 FCFA le kilogramme, une première depuis le lancement de la campagne à Mbankomo le 7 août 2025. Pendant plus de dix mois, les agriculteurs ont dû vendre leurs fèves à des niveaux bien inférieurs aux prévisions initiales.

    Cette remontée des cours, bien que bienvenue, ne parvient pas à compenser le sentiment d’une opportunité manquée pour les régions productrices du Centre, du Sud-Ouest et du Littoral. Le prix de 2 600 FCFA, atteint en fin de saison, reste en deçà des sommets observés les années précédentes. Lors de la campagne 2024-2025, le kilogramme de fèves avait atteint 5 400 FCFA dans certaines zones. Encore plus impressionnant, la saison 2023-2024 avait vu les cotations frôler les 6 000 FCFA, un niveau historique qui avait profondément transformé l’économie des villages cacaoyers.

    Le marché mondial du cacao : un retour à l’excédent

    Les prévisions officielles pour l’ouverture de la campagne, qui tablaient sur une fourchette de 3 200 à 5 400 FCFA le kilogramme, n’ont pas été atteintes. Cette anticipation était basée sur la tenue exceptionnelle des cours mondiaux observée au cours des deux exercices précédents. Cependant, la conjoncture internationale a évolué. Après plusieurs saisons caractérisées par un déficit d’offre significatif, notamment en raison des conditions climatiques défavorables en Côte d’Ivoire et au Ghana, le marché mondial a basculé vers un excédent.

    Les dernières analyses indiquent un retour à une production mondiale excédentaire, ce qui exerce naturellement une pression à la baisse sur les prix. À cette augmentation de l’offre s’est ajoutée une diminution de la demande industrielle sur plusieurs marchés de consommation majeurs. Les fabricants ont réduit leurs achats face à l’augmentation des prix des produits finis en rayon. Cette double dynamique a annulé l’effet de rareté qui soutenait les cours à New York et à Londres depuis 2023, impactant directement les prix bord champ payés aux producteurs africains.

    Un message contrasté pour la filière cacaoyère camerounaise

    Pour l’ONCC et l’ensemble des acteurs de la filière cacao au Cameroun, le pic de prix enregistré en fin de campagne n’a qu’un impact limité sur les volumes. La majorité de la production camerounaise, estimée à environ 300 000 tonnes annuelles, est commercialisée entre septembre et mai. Les producteurs qui disposent encore de stocks à vendre en juillet sont minoritaires, ce qui atténue l’effet macroéconomique de ce rebond sur les revenus des agriculteurs.

    Néanmoins, ce signal de marché n’est pas anodin à quelques semaines de l’ouverture de la campagne 2026-2027. Un maintien des cours au-delà de 2 500 FCFA pourrait établir un seuil psychologique important, permettant de réajuster les attentes. Les autorités devront cependant concilier une communication optimiste avec une gestion budgétaire prudente. Le cacao demeure en effet l’une des principales sources de devises non pétrolières pour l’économie camerounaise. L’évolution des activités des broyeurs européens et l’ampleur de la récolte principale en Afrique de l’Ouest seront des facteurs déterminants pour l’avenir de la filière.

    Le prix de 2 600 FCFA représente donc le nouveau record pour la campagne cacaoyère 2025-2026, dont la clôture officielle est fixée au 15 juillet 2026.

  • La stratégie discrète du Togo face à la menace jihadiste : tranchées, bases et expertise turque

    La stratégie discrète du Togo face à la menace jihadiste : tranchées, bases et expertise turque

    Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.

    Face à la menace grandissante des groupes armés, le Togo déploie une stratégie de défense innovante et discrète. Loin des projecteurs, le pays met en place des mesures robustes pour sécuriser ses frontières et protéger ses populations. Cette approche, qui combine infrastructures défensives et collaboration internationale, est cruciale pour la sécurité du Togo.

    Des infrastructures défensives et des bases stratégiques

    Au cœur de cette stratégie se trouve la construction de tranchées, un élément défensif éprouvé, visant à entraver la progression des éléments hostiles et à mieux contrôler les mouvements transfrontaliers. Ces ouvrages sont complétés par l’établissement de nouvelles bases militaires. L’une d’elles, visible depuis les airs, est la base de Dihiaga, située dans la région des Savanes. Les images aériennes de début 2024 révèlent une structure moderne, conçue pour renforcer la présence militaire togolaise dans cette zone frontalière particulièrement exposée aux incursions jihadistes.

    La région des Savanes représente un enjeu majeur pour la lutte antiterroriste au Togo. Sa position géographique, à la croisée de plusieurs pays du Sahel déjà touchés par l’insécurité, en fait un point névralgique. Le renforcement des capacités militaires dans cette zone est donc une priorité absolue pour les autorités togolaises, désireuses de préserver la stabilité nationale face à la dynamique régionale.

    Coopération militaire : l’apport des « formateurs » turcs

    Un aspect essentiel de cette stratégie réside dans la coopération avec des partenaires étrangers. Des « formateurs » turcs sont impliqués dans l’entraînement des forces armées togolaises. Cette collaboration avec la Turquie apporte une expertise précieuse en matière de tactiques de contre-terrorisme et de modernisation des équipements. L’implication de ces experts vise à élever le niveau de préparation des soldats togolais, leur permettant de faire face plus efficacement aux menaces asymétriques des groupes armés. Cette assistance discrète souligne l’engagement du Togo à diversifier ses partenariats pour garantir une défense nationale solide.

    En somme, la stratégie du Togo contre les jihadistes est une combinaison réfléchie de mesures physiques, de présence militaire accrue et de formation spécialisée. Le pays s’adapte aux défis sécuritaires régionaux en adoptant une posture proactive, consolidant ainsi sa défense et affirmant sa détermination à maintenir la paix et la stabilité sur son territoire.

  • Agen en alerte : un dispositif de sécurité inédit pour le quart de finale France-Maroc

    Agen en alerte : un dispositif de sécurité inédit pour le quart de finale France-Maroc

    À Agen, les autorités ne laissent rien au hasard en prévision du quart de finale de la Coupe du monde de football opposant la France au Maroc, prévu ce jeudi 9 juillet au soir. Un important déploiement des forces de l’ordre est mis en place pour garantir la sécurité et la sérénité des célébrations, tirant les leçons d’incidents passés.

    Une réunion de coordination essentielle s’est tenue mardi, sous l’égide du préfet de Lot-et-Garonne. L’objectif clair était d’élaborer un plan d’action préventif et, si nécessaire, d’intervention rapide afin d’éviter tout débordement, rappelant les troubles survenus au centre-ville lors de la finale de la Ligue des champions.

    Pour cette rencontre sportive majeure, dont le coup d’envoi est fixé à 22 heures, la police nationale engage une vingtaine d’agents. Ils seront mobilisés pour assurer la tranquillité dans le cœur de ville, notamment aux abords du Pin. La Direction interdépartementale de la police nationale de Lot-et-Garonne précise qu’une vigilance particulière sera de mise pour prévenir toute situation dangereuse, avec une liaison directe établie avec les sapeurs-pompiers pour une réactivité optimale. Ce dispositif pourra être ajusté en fonction de l’avancement de la compétition.

    Sanctuariser le centre-ville pour la sécurité

    Le souvenir des perturbations du 30 mai dernier reste vif. Ce jour-là, après la victoire du PSG en Ligue des champions, une centaine de fauteurs de troubles avaient provoqué des dégradations, des jets de projectiles et blessé deux policiers. Une leçon amère qui motive les mesures actuelles.

    Dominique Stoll, adjoint au maire d’Agen en charge de la sécurité et de la tranquillité publique, a sollicité les services techniques pour retirer préventivement tout mobilier urbain, comme les barrières de festivités estivales, qui pourrait être détourné en projectile.

    En complément de la police nationale, la police municipale renforce également ses effectifs, avec huit agents patrouillant à bord de quatre véhicules. Un centre de supervision urbaine assure une veille attentive, tandis que des contrôles seront effectués sur les axes jugés sensibles, s’étendant du Pin au Gravier, en passant par le boulevard de la République. L’élu souligne qu’en cas de forte affluence, la ville pourra « sanctuariser » son centre en activant les bornes d’accès. L’objectif primordial demeure que cet événement sportif reste une fête pour tous, indépendamment du score final.

  • La chasse aux navires russes en europe : l’influence des états membres

    La chasse aux navires russes en europe : l’influence des états membres

    L’Europe durcit son offensive contre la flotte fantôme russe, ces navires qui contournent les sanctions en transportant du pétrole russe. Une manœuvre coordonnée par l’Union européenne, mais où chaque État membre joue un rôle clé dans la détection et la transmission des informations.

    Les États, relais incontournables de la stratégie européenne

    Alors que Bruxelles impose des pressions croissantes pour éradiquer ces pratiques, certains pays agissent en première ligne. Le Cameroun, par exemple, a récemment pris des mesures radicales pour mettre un terme à l’utilisation frauduleuse de son pavillon maritime. Une initiative qui, bien que coûteuse politiquement, s’inscrit dans une logique de coopération avec les institutions européennes.

    Derrière cette façade unie, une dynamique plus discrète se met en place : des États partagent en coulisses leurs découvertes avec Bruxelles. Ces remontées d’informations, souvent invisibles pour le grand public, constituent la pierre angulaire de la lutte contre les contournements des sanctions.

    Une traque qui dépasse les frontières

    La Russie continue de contourner les restrictions imposées par l’Occident, mais la réponse européenne ne se limite pas à des déclarations ou des sanctions. Elle repose aussi sur l’implication active des États membres, chacun apportant sa pierre à l’édifice.

    Cette approche collaborative, bien que silencieuse, renforce l’efficacité des mesures prises à l’échelle continentale. En identifiant et en signalant les navires suspects, ces pays deviennent des acteurs essentiels d’une stratégie plus large.

  • L’intrigante note de la dgpn sur un ancien membre de Wagner accueilli en France

    En pleine escalade des tensions géopolitiques, une note confidentielle de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) a attiré l’attention sur un ancien combattant de la milice russe Wagner, désormais accueilli en France. Ce document, qui circule entre les services de renseignement, soulève des questions sur les parcours de ces individus, souvent méconnus du grand public.

    une traque européenne contre les soutiens à la flotte fantôme russe

    Depuis plusieurs mois, l’Europe durcit le ton face aux États accusés de faciliter les activités de la « flotte fantôme » russe, ces navires pétroliers utilisés pour contourner les sanctions internationales. Dans cette logique, l’Union européenne exerce une pression croissante sur les pays qui, volontairement ou non, permettent à ces navires de naviguer sous leur pavillon. Le Cameroun, l’un des premiers concernés, a récemment pris des mesures pour mettre fin à ces pratiques frauduleuses.

    le rôle des services de renseignement dans la lutte contre les réseaux russes

    Si la Commission européenne assume publiquement cette croisade, certains États agissent en coulisses pour identifier et transmettre des informations sensibles à Bruxelles. Ces contributions discrètes, souvent ignorées, jouent pourtant un rôle clé dans le démantèlement des réseaux d’approvisionnement russes. Leur discrétion s’explique par la sensibilité des données et la nécessité de protéger des sources d’information stratégiques.

    des mesures concrètes pour couper les flux financiers

    Wagner, milice privée aux ramifications internationales, est au cœur de ces investigations. Son ancien membre, désormais sous protection en France, symbolise les défis auxquels sont confrontés les services de sécurité européens. Entre neutralisation des réseaux et protection des repentis, la lutte contre ces groupes mercenaires requiert une coordination sans faille entre les États.